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	<title>Quatrième de couv &#187; séparation</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Entre les zones grises, prendre la bonne décision&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Feb 2022 08:03:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2022 Karine Tuil s&#8217;empare au plus près de l&#8217;actualité dans son douzième roman, La décision. L&#8217;auteure de Les choses humaines, prix Goncourt des lycéens 2019 , est de retour avec un roman coup de poing. Et attendu. Après la descente aux enfers de deux familles et d&#8217;une société après un viol, elle nous emmène dans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_La-decision_5727.jpg" rel="lightbox[5887]"><img class="alignleft size-full wp-image-5889 colorbox-5887" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_La-decision_5727.jpg" alt="CVT_La-decision_5727" width="185" height="272" /></a></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p><strong>Karine Tuil</strong> s&rsquo;empare au plus près de l&rsquo;actualité dans son douzième roman, <strong><em>La décision</em></strong>. L&rsquo;auteure de <em><strong>Les choses humaines</strong></em>, prix Goncourt des lycéens 2019 , est de retour avec un roman coup de poing. Et attendu. Après la descente aux enfers de deux familles et d&rsquo;une société après un viol, elle nous emmène dans le bureau de la coordinatrice du pôle d&rsquo;instruction antiterroriste. C&rsquo;est là qu&rsquo;<strong>Alma Revel</strong>, quinquagénaire empêtrée dans une vie conjugale qui ne la satisfait plus, traite des dossiers tout simplement inflammables.</p>
<p>Dans son bureau se succèdent des hommes et quelques femmes qui ont fait des choix. Radicaux. A elle et son équipe de se dépatouiller avec l&rsquo;horreur, d&rsquo;évaluer les responsabilités et les implications, de déjouer les stratégies autour de la <strong>taqiya</strong>, ce concept de la religion musulmane recommandant la prudence au fidèle en l&rsquo;invitant à dissimuler sa croyance en cas de danger. Rien n&rsquo;est épargné Alma, pas même les menaces de mort.</p>
<p>Tout compte pour étayer la prise de décision. Jusqu&rsquo;à l&rsquo;intuition.  Et si elle s&rsquo;avère finalement mauvaise ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5887"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Nous sommes en mai 2016. Dans une aile ultrasécurisée du palais de justice, la juge <strong>Alma Revel</strong> doit se prononcer sur le sort d&rsquo;<strong>Abdeljalil</strong>, un jeune homme suspecté d’avoir rejoint l’État islamique en Syrie. Est-il réellement repenti et risque-t-il de se radicaliser en prison si la justice décide de l&rsquo;y laisser ou cache-t-il son jihadisme ? Tandis que sa haine de la France transpire de tous ses mots ?</p>
<p>Au fil des pages, des extraits des interrogatoires donnent des pistes. Ou pas.</p>
<p>À ce dilemme professionnel s’en ajoute un autre, plus intime : mariée depuis plus de vingt ans à un écrivain à succès sur le déclin, <strong>Alma</strong> entretient une liaison avec l’avocat <strong>Emmanuel Forest</strong> qui représente le mis en examen. Comment conjuguer le tout ? Auprès de ses collègues ? De sa famille ? De son conscience professionnelle tandis que tout se délite ?</p>
<p>Au fil des page, un roman intense, dense et très bien documenté. Pour l&rsquo;écrire au plus près de la réalité, <strong>Karine Tuil</strong> a rencontré des juges d&rsquo;instruction, des enquêteurs, un président de cour d&rsquo;assises et un avocat de jihadistes.</p>
<p>Dans <em><strong>La décision</strong> </em>aussi, tandis que se mélange le professionnel et le privé pour le pire et le meilleur, la notion d&rsquo;origine transparaît. Aucun des protagonistes n&rsquo;échappe à ses origines en regard de sa foi. Son mari s&rsquo;enfonce dans un judaïsme radical alors que leur fille aînée envisage d&rsquo;épouser un musulman. Dans le bureau du juge <strong>Revel</strong>, d&rsquo;autres sont prêts à tout au nom d&rsquo;Allah&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 74 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pendant tout le voyage, je conservais mon téléphone dans la main. Je regardais le paysage se déployer à travers la vitre, les champs de tournesol qui se dressaient, tantôt pleins et ouverts, tantôt repliés sur eux-mêmes, brûlés, éteints – juste métaphore d&rsquo;une vie qui alternait les cycles avec une régularité tragique. Je rêvais de fuite et de grands espaces. Je me sentais asphyxiée par un quotidien sur lequel je n&rsquo;avais plus la moindre maîtrise. Mon couple me paraissait factice, je pensais de plus en plus à la séparation, mais divorcer, pour une femme qui n&rsquo;avait pu affronter la férocité de son univers professionnel qu&rsquo;on conservant une stabilité affective, c&rsquo;était une décision qui ébranlait tout un mécanisme de confiance interne. J&rsquo;avais peur de prendre la mauvaise décision.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 192 : &laquo;&nbsp;</strong><em>– Tu prends des risques insensés, a-t-elle continué. Nous sommes proches je me permets de te le dire, on a tous compris que tu avais une liaison avec Emmanuel Forest, c&rsquo;est ta vie privée, tu fais ce que tu veux, Alma, mais il passe trop de temps dans ton bureau, ça fait deux fois cette semaine que tu nous l&rsquo;imposes à déjeuner, ce n&rsquo;est pas sain, ce n&rsquo;est pas assez étanche, on ne doit pas avoir de liens trop étroits avec les avocats qui travaillent sur nos dossiers, fais attention, les gens commencent à parler, je ne veux pas que tu aies de problèmes et je n&rsquo;ai pas envie d&rsquo;en avoir non plus. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je l&rsquo;écoutais tout en sachant qu&rsquo;elle n&rsquo;aurait aucune influence sur moi, que rien ne me ferait plus renoncer à ma relation. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 204 :</strong><em> &laquo;&nbsp;La suite, en dépit des craintes, c&rsquo;est une logique de libération. La famille d&rsquo;Abdeljalil a été interrogée, elle est rassurante. La mère affirme qu&rsquo;elle peut accueillir son fils. Elle a une Freebox qui permet l&rsquo;installation du système de surveillance. Il y a donc des garanties éducatives, un socle. Le cadre familial est structurant. Abdeljalil a exprimé ses regrets à plusieurs reprises. L&rsquo;enquête de personnalité révèle des difficultés rencontrées au cours de l&rsquo;adolescence, des idées suicidaires, mais elle le décrit peu influençable et soucieux d&rsquo;engager des démarches de réinsertion. Un psychiatre et un psychologue l&rsquo;ont aussi examiné récemment : il est calme, cohérent, déterminé à mener une vie sans histoires.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>La décision, Karine Tuil, Gallimard, 20€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Grandir et écrire dans la brume des polders&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/06/grandir-et-ecrire-dans-la-brume-des-polders/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Jan 2022 07:05:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Rentrée littéraire hiver 2022 &#160; Nouvelle fournée. Nouvelle année. La rentrée littéraire d&#8217;hiver est enclenchée ! D’après les données Livres Hebdo / Electre Data Services, elle sera peuplée de 545 romans. Contre 521 l&#8217;an dernier.  Sur les tables et les étagères des libraires 385 fictions françaises ( un record depuis 2013) dont 61 premiers romans et 160 romans traduits [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5863" style="width: 410px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0.jpg" rel="lightbox[5860]"><img class="wp-image-5863 size-full colorbox-5860" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0.jpg" alt="35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0" width="400" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;illustration de couverture est une peinture de Natalie Levkovska</p></div>
<p><strong><span style="color: #ff6600"> </span></strong><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nouvelle fournée. Nouvelle année. La rentrée littéraire d&rsquo;hiver est enclenchée ! D’après les données Livres Hebdo / Electre Data Services, elle sera peuplée de<strong> 545 romans</strong>. Contre 521 l&rsquo;an dernier.  Sur les tables et les étagères des libraires <strong>385 fictions françaises ( un record depuis 2013) dont 61 premiers romans et 160 romans traduits contre 153 l’an dernier</strong>.</p>
<p>Alors que les ventes de livres ont grimpé de 16,5% entre janvier et novembre 2021, cela fait d&rsquo;autant plus de livres à découvrir, d&rsquo;auteurs à suivre.</p>
<p>Quels noms ?</p>
<p>Pour cette rentrée littéraire, on va retrouver, entre autres, <strong>David Foenkinos</strong>, <strong>Karine Tuil</strong>, <strong>Philippe Besson</strong>, mais aussi <strong>Eric Vuillard</strong>, <strong>Nicolas Mathieu</strong>, <strong>Leïla Slimani</strong>, <strong>Constance Débré</strong>, <strong>Michel Houellebecq</strong>, <strong>Julia Deck</strong>, etc.</p>
<p>Du côté des primo-romanciers aussi, de jolies découvertes. Vous savez comme je chéris particulièrement ceux-là.</p>
<p>Et c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs avec l&rsquo;un d&rsquo;eux que j&rsquo;inaugure cette série de posts pour vous présenter mes petites pépites.</p>
<p>Nous voilà donc dans l&rsquo;univers de <strong>Mario Alonso</strong>. Né quelque part en Espagne dans les années 60, <strong>Mario Alonso</strong> arrive en France et se destine à être handballeur professionnel. Il change bientôt d’avis et devient guitariste dans un groupe de New Wave, puis vendeur de manteaux de fourrures et photographe dans une agence publicitaire, avant de se tourner vers le livre, à cause des écrivains américains qui ont fini par le pervertir. Evidemment !<br />
Il publie en 2021 Lignes de flottaisons, un recueil d&rsquo;aphorismes rafraîchissants édité en Belgique par Le Cactus inébranlable. Un second opus est prévu en 2023.<br />
Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;auteur s’est fixé un nouvel objectif, écrire des romans paysages. Watergang est sa première vague, nous explique la maison d&rsquo;édition Le Tripode, qui le publie.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong><em>Watergang</em></strong>  qui désigne un  canal, un fossé en bordure d&rsquo;un polder ou d&rsquo;un chemin ?</p>
<p><span id="more-5860"></span></p>
<p><strong>Paul</strong> a douze ans et habite à Middelbourg, petit village perdu au milieu des polders. Il y vit avec sa mère, divorcée et contrainte de travailler dans un supermarché ( <strong>Julia</strong> qu&rsquo;il surnomme <strong>Super</strong>), et sa grande sœur <strong>Kim</strong> (qu&rsquo;il appelle aussi <strong>Birgit</strong>), pas encore tout à fait sortie de l’adolescence mais déjà enceinte. Son père est parti refaire sa vie de l’autre côté de la mer. Mais <strong>Paul</strong> n’est pas un garçon comme les autres. <strong>Paul</strong> voudrait être écrivain, dès qu&rsquo;il aura treize ans (il s&rsquo;appellera alors <strong>Jan De Vaart</strong>, ou pas). Il passe ses journées à courir le long des canaux, au bord de l’eau, et à remplir son carnet de notes farfelues sur tout ce qu’il voit. Watergang est son histoire, celle de ceux qu’il aime, et de ce village niché au bout du monde.</p>
<p>Watergang est un premier roman d’une grande douceur, teintée d’un humour étonnant. À travers le regard d’un enfant plongé dans une situation familiale à la fois difficile et tristement banale, c’est tout un univers qui s’éveille et se reconstruit, ravivant la beauté du monde. Chacun des personnages s&rsquo;exprime, raconte. Même le paysage s&rsquo;en mêle. Quand ce n&rsquo;est pas l&rsquo;action d&rsquo;un roman à venir. Ou un des carnets de <strong>Paul.</strong></p>
<p>Une écriture sensible qui laisse apparaître des images au fil de ce roman choral. C&rsquo;est beau, triste, banal ou poétique. Comme la vie. Celle d&rsquo;un adolescent qui a fait de son environnement proche et de l&rsquo;écriture des armes pour avancer.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 7 :</strong> Paul</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Courir c&rsquo;est l&rsquo;affaire de ma vie. Je cours d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre du watergang. Une fois sur la plage, je me mets à vibrer avec la ligne d&rsquo;horizon. Nous sommes comme deux câbles électriques qui se touchent. Je fais alors un rêve. Je suis à Buenos Aires. Bye-bye les polders. Adios Middelbourg. On m&rsquo;a fait venir pour parler de mon dernier livre. Je tombe amoureux de la langue et décide de me fixer dans la pampa. J&rsquo;achète un ranch et propose à ma soeur de me rejoindre. Je lui dis merde, quitte ce connard de Jeroen. Je le lui dis sur un ton désinvolte, en regardant mes chevaux, le téléphone collé à l&rsquo;oreille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 41 :</strong> Super</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je suis Super. J&rsquo;habite Middelbourg. Je travaille à la supérette. Mon fils ne m&rsquo;appelle plus Julia. Je crois que c&rsquo;est à cause de son père. Julia lui rappelle trop l&rsquo;Angleterre et la femme avec qui vit son père. Alors c&rsquo;est Super. Ce qui fait bien rire mon patron. Ma fille est enceinte, ce qui ne me fait pas rire du tout. Mais je ne vais pas pleurer non plus. Je n&rsquo;aime pas pleurer. Crier non plus. Je suis une femme sans histoires. Je n&rsquo;ai rien à dire en général. Je suis la mère de Paul et Paul peut me faire faire à peu près tout ce qu&rsquo;il veut. Il a le pouvoir d&rsquo;insister sans bouger la tête. Impossible de lui résister. Je fonds. Il faut dire qu&rsquo;il a les yeux de son père. Difficile de les regarder longtemps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 119 :</strong> Carnet</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je suis comme tant d&rsquo;autres, excepté que je suis à Paul. Je ne suis pas unique, mais Paul l&rsquo;est. Je ne suis pas seul. Paul a d&rsquo;autres carnets. Certains sont remplis. D&rsquo;autres sont vierges, encore sous blister. Je suis le carnet en cours. Je suis mince, souple, noir. Je ressemble à Paul. Je tiens dans la main de Paul. Mes pages sont ivoire, sans lignes, sans carreaux. On peut dessiner, mais Paul ne dessine pas. Paul écrit. </em></p>
<p><em>Enfin, Paul prend des notes, plutôt. Des bouts de phrases qui sonnent comme des titres. Paul fait ceci, Paul fait cela. Paul et untel, untel et Paul. Et parfois des bouts de phrases sans Paul, comme des titres sans roman derrière. Des listes. Des listes de titres. Des combinaisons de mots qui pourraient en effet devenir des titres, ou tout autre chose, on ne sait pas encore, Paul ne dit rien à ce sujet. D&rsquo;ailleurs, Paul n&rsquo;écrit rien en couverture de ses carnets. Il n&rsquo;y inscrit pas la date. Pas d&rsquo;indice. Pas de signe, pas d&rsquo;en-tête. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<p><em><strong>Watergang, Mario Alonso, Le Tripode, 13€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand la sororité se joue du crabe&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/06/quand-la-sororite-se-joue-du-crabe/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Oct 2019 09:32:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un sujet grave, douloureux, évoqué d&#8217;une manière peu banale. Dans son nouveau roman, Sorj Chalandon nous parle du cancer. Et de ce qu&#8217;il peut provoquer comme conséquences, parfois définitives, chez celles et ceux qu&#8217;il frappe. La preuve avec Jeanne. Jeanne ? C&#8217;est une femme formidable. Tout le monde l’aime, Jeanne. Libraire, on l’apprécie parce qu’elle écoute et parle peu. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ffcc00"><b>Rentrée littéraire</b></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/UNE-JOIE-FEROCE.jpeg" rel="lightbox[4868]"><img class="alignleft size-full wp-image-4871 colorbox-4868" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/UNE-JOIE-FEROCE.jpeg" alt="UNE JOIE FEROCE" width="280" height="412" /></a>Un sujet grave, douloureux, évoqué d&rsquo;une manière peu banale. Dans son nouveau roman, <strong>Sorj Chalandon</strong> nous parle du cancer. Et de ce qu&rsquo;il peut provoquer comme conséquences, parfois définitives, chez celles et ceux qu&rsquo;il frappe. La preuve avec <strong>Jeanne</strong>. <strong>Jeanne</strong> ? C&rsquo;est une femme formidable. Tout le monde l’aime, <strong>Jeanne</strong>.</p>
<p>Libraire, on l’apprécie parce qu’elle écoute et parle peu. Elle a peur de déranger la vie. Pudique, transparente, elle fait du bien aux autres sans rien exiger d’eux. A l’image de <strong>Matt</strong>, son mari, dont elle connaît chaque regard sans qu’il ne se soit jamais préoccupé du sien.<br />
<strong>Jeanne</strong> bien élevée, polie par l’épreuve ( son fils est mort à sept ans, malade), qui demande pardon à tous et salue jusqu’aux réverbères. <strong>Jeanne</strong>, qui a passé ses jours à s’excuser est brusquement frappée par le mal. <em>«  Il y a quelque chose  »</em>, lui a dit le médecin en découvrant ses examens médicaux. Quelque chose. Pauvre mot. Stupéfaction. Et autour d’elle, tout se fane. Son mari, les autres, sa vie d’avant.</p>
<p><span id="more-4868"></span></p>
<p>En guerre contre ce qui la ronge, elle va prendre les armes. Jamais elle ne s’en serait crue capable. Elle était résignée, la voilà résistante. <strong>Jeanne</strong> ne murmure plus, ne sourit plus en écoutant les autres. Elle se dresse, gueule, griffe, se bat comme une furie. Elle s’éprend de liberté. Elle découvre l’urgence de vivre, l’insoumission, l’illégalité, le bonheur interdit, une ivresse qu’elle ne soupçonnait pas.<br />
Avec<strong> Brigitte</strong> la flamboyante, <strong>Assia</strong> l’écorchée et l’étrange <strong>Mélody </strong>( qui leur raconte que sa fille Eva a été enlevée par son ex-compagnon) trois amies d’affliction, <strong>Jeanne</strong> la rebelle va détruire le pavillon des cancéreux et élever une joyeuse citadelle.</p>
<p><strong>Sorj Chalandon</strong> explore ici ce qu&rsquo;est la sororité, la fraternité au féminin. Celle qui unit les femmes, jusqu&rsquo;au bout. Trop loin ? J&rsquo;ai eu un peu de mal à suivre l&rsquo;auteur – que je respecte énormément et dont plusieurs des romans ont été chroniqués sur ce blog – jusqu&rsquo;à la fin de son histoire. Au fil des pages, malgré la description des affres de la maladie, on assiste à une fuite en avant que je trouve assez peu crédible. Dommage.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 80 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;avais compris. J&rsquo;avais peur. Je n&rsquo;avais pas demandé son avis à mon mari. Il existait peut-être un moyen d&rsquo;empêcher cela ? Brigitte m&rsquo;a parlé d&rsquo;elle. De son premier cancer. Ses cheveux qui l&rsquo;avaient quittée l&rsquo;un après l&rsquo;autre, et puis par poignées, enfin par plaques. Elle m&rsquo;a raconté le regard des autres. La contagieuse, la galeuse, la lépreuse, tous ces mots qu&rsquo;elle entendait dire. Alors, avant de ressembler à une damnée, Brigitte avait tout coupé. C&rsquo;est elle qui avait décidé, pas le venin. Son corps n&rsquo;appartenait ni au cancer ni à ceux qui voulaient l&rsquo;en guérir. Et voilà qu&rsquo;elle me proposait de faire de même. Maintenant. Prendre mes cheveux par surprise. Elle serait là. Et Assia, et la jeune Mélody. Elles m&rsquo;accompagneraient. Ni devoir ni obligation, amitié. Un peu comme si j&rsquo;allais essayer une robe. Les copines attendraient derrière le rideau d&rsquo;essayage. Rien de plus. Je ne savais pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 87 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Nous entrions dans l&rsquo;appartement. Elle avait les clefs à la main. Je parlais, je parlais. Plus la gêne m&rsquo;étrangle et plus les mots se pressent. Non, tout n&rsquo;était pas chic. Un mélange brouillon de trois vies. Celle de Brigitte, faite de meubles montés sur un coin de parquet, de tabourets hauts, d&rsquo;objets chinés, de souvenirs marins et cette fausse commode, empruntée à un ancien amant, accessoiriste de plateau. Celle d&rsquo;Assia, entourée de voiles colorés, de cuivres, d&rsquo;arabesques et de tapis d&rsquo;Orient. Celle aussi de Mélody, qui tenait dans quelques valises au-dessus de la penderie. Pas un écrin, une bulle. Un repaire de femmes qui n&rsquo;attendent plus rien du dehors.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 224 :</strong><em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;avais sorti la photo d&rsquo;Eva de mon sac. La plus belle petite fille du monde me souriait. Elle était ma force et nous serions la sienne. J&rsquo;ai regardé les vêtements sombres qui m&rsquo;accusaient. La tondue, l&rsquo;infanticide, la larguée par son mec, la trahie par son corps. J&rsquo;ai rêvé pour moi de couleurs. Après l&rsquo;hiver, je devais me changer en été.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une joie féroce&nbsp;&raquo;, Sorj Chalandon, Grasset. </strong></em></p>
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		<title>De la dérive jusqu&#8217;au drame cousu de fil blanc&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/04/12/de-la-derive-jusquau-drame-cousu-de-fil-blanc/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Apr 2019 06:55:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[David Foenkinos, je l&#8217;ai rencontré au hasard d&#8217;un salon littéraire, à Saumur. C&#8217;était au début des années 2000. Il venait de sortir son premier roman, &#160;&#187; Inversion de l&#8217;idiotie&#160;&#187;. Je me souviens d&#8217;un chouette moment avec un auteur à l&#8217;univers atypique, avec une plume bien sentie. J&#8217;avais aimé. Je l&#8217;ai suivi quelques années. Avant de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>David Foenkinos</strong>, je l&rsquo;ai rencontré au hasard d&rsquo;un salon littéraire, à Saumur. C&rsquo;était au début des années 2000. Il venait de sortir son premier roman, <strong>&nbsp;&raquo; Inversion de l&rsquo;idiotie&nbsp;&raquo;</strong>. Je me souviens d&rsquo;un chouette moment avec un auteur à l&rsquo;univers atypique, avec une plume bien sentie. J&rsquo;avais aimé. Je l&rsquo;ai suivi quelques années. Avant de passer à autre chose. Lui, est devenu un auteur à succès, télégénique en plus <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4606" /></p>
<p>Son dernier roman m&rsquo;a intrigué. A cause de la promotion faite autour. Je me suis dit, il se passe un truc, là, non ? Alors j&rsquo;ai plongé dans<strong> &laquo;&nbsp;Deux sœurs&nbsp;&raquo;</strong>. Et ? Eh bien, pas grand-chose.  Mais je vous raconte quand même maintenant que j&rsquo;y suis.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FOENKINOS1.jpg" rel="lightbox[4606]"><img class="alignleft size-full wp-image-4611 colorbox-4606" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FOENKINOS1.jpg" alt="FOENKINOS" width="210" height="308" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Mathilde</strong>. La trentaine. Avec <strong>Etienne</strong>, elle forme un couple heureux. Du moins le croit-elle. Professeur de français dans un lycée, elle adore son métier et ses élèves.</p>
<p>En Croatie, alors qu&rsquo;ils étaient en vacances, <strong>Etienne</strong> a évoqué l&rsquo;idée de se marier, de fonder une famille. Sauf qu&rsquo;<strong>Etienne</strong> va la quitter. Brutalement. Soudainement. <strong>Iris</strong>, son ancienne compagne, est rentrée de l&rsquo;étranger. Ils se sont vus. Vont se revoir. L&rsquo;univers de <strong>Mathilde</strong> s&rsquo;effondre.</p>
<p>Le proviseur du lycée tente de l&rsquo;aide. Sa voisine psychiatre aussi. Mais <strong>Mathilde</strong> sombre. Perd provisoirement son travail. Et ne peut plus rester dans l&rsquo;appartement qu&rsquo;elle occupait avec <strong>Etienne</strong>. Elle s&rsquo;installe chez sa soeur,<strong> Agathe</strong> dans le petit appartement qu&rsquo;elle occupe avec son mari<strong> Frédéric</strong> et leur fille <strong>Lili</strong>.</p>
<p>Une cohabitation éprouvante se dessine. <strong>Mathilde</strong> jalouse sa sœur, mais va se rapprocher beaucoup de sa petite nièce. Elle fera de même avec son beau-frère. Au point de déséquilibrer le couple et la famille de sa sœur.</p>
<p>Et puis il y a un drame au coeur de ce huis-clos familial.</p>
<p>Inutile de vous dire que ce roman est sombre. Particulièrement sombre. Qu&rsquo;il nous dépeint une personnalité glaçante, inattendue. Et surtout, qu&rsquo;il est cousu de fil blanc. J&rsquo;ai donc perdu (un peu de mon) temps.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 65 :</strong><em> « Avec les jours, la colère augmentait. Jamais elle n’avait ressenti une telle haine ; cela lui faisait presque mal dans la poitrine ; c’était effroyable. Depuis toujours, elle détestait ces histoires de jalousie, d’agressivité, elle essayait sans cesse de chasser toute pensée négative ; elle était incapable de comprendre cette force noire qui la happait et la plongeait dans des pensées morbides. C’était absurde. Il n’y avait rien à faire. Le cœur de l’autre est un royaume impossible à gouverner. Il faut se taire et accepter. Ou, éventuellement, mourir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 120 :</strong><em> « […] Mathilde s’excusa pour ce ratage. Agathe finit par proposer : “Allez-y tous les deux. On prendra une baby-sitter pour Lili.” Ils avaient un peu protesté, mais il était évident que c’était la meilleure solution pour ne pas gâcher les billets. Un peu plus tard dans la soirée, Agathe se leva de son lit. Elle alla vérifier quelque chose dans son agenda. A la date du 24 novembre, elle avait bien noté sa soirée à la banque. Mathilde avait déjà fouillé dans ses affaires, alors elle aurait pu tout à fait tomber sur cette information. Aurait-elle pu prendre intentionnellement des places ce jour-là ? Non, ce n’était pas possible. Elle n’aurait pas fait ça. Mais il fallait admettre qu’elle agissait d’une manière si imprévisible parfois. Agathe ne savait plus que penser, alors elle préféra se dire que toute cette histoire n’était qu’un malheureux concours de circonstances. »</em></p>
<p><strong>Page 154 :</strong> <em>« Le mardi suivant, Mathilde se prépara pour aller à cette soirée d’anniversaire qui n’existait pas. Le reflet parfait de son existence. Il lui semblait vivre chaque jour davantage une vie qui n’existait pas. Elle errait dans un royaume où ses actions n’arrivaient pas à s’incarner concrètement. Si son passé devenait flou, l’avenir prenait la forme d’une lubie à laquelle personne ne pouvait croire. Les deux sœurs se souhaitèrent mutuellement une bonne soirée, et Mathilde ajouta : « Tu embrasseras bien Emmanuel pour moi. » Avec un sourire qui lui barrait le visage, Agathe répondit qu’elle n’y manquerait pas. Rien ne valait un petit trait d’humour, y compris le plus dérisoire ou le plus minable, pour faire croire que tout allait bien. Leur relation devenait franchement pathétique. »</em></p>
<p><em><strong>« Deux sœurs », David Foenkinos, Gallimard, 17€</strong></em></p></blockquote>
<p style="text-align: left">
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		<title>Courage, fuyons&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/05/30/courage-fuyons/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 May 2017 05:16:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Une cadence. Christian Oster la tient. Allure régulière pour l&#8217;ancien auteur des Editions de Minuit passé aux Editions de l&#8217;Olivier. Ce dernier nous revient avec &#171;&#160;La vie automatique&#160;&#187;. Roman après roman, Quatrième de couv le suit. Ici, &#171;&#160;En ville&#160;&#187;, là, &#171;&#160;Rouler&#160;&#187;et encore &#171;&#160;Le coeur du problème&#160;&#187;. Bref, Christian Oster fait partie de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-AUTOMATIQUE.jpg" rel="lightbox[3927]"><img class="alignleft wp-image-3929 size-medium colorbox-3927" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-AUTOMATIQUE-204x300.jpg" alt="VIE AUTOMATIQUE" width="204" height="300" /></a><span style="color: #ff0000"><strong>Rentrée littéraire</strong> </span></p>
<p>Une cadence.<strong> Christian Oster</strong> la tient. Allure régulière pour l&rsquo;ancien auteur des<strong> Editions de Minui</strong>t passé aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong>. Ce dernier nous revient avec <strong>&laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Roman après roman, Quatrième de couv le suit. Ici, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/">&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</a></strong>, là, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/22/road-movie-a-la-francaise-avec-oster/">&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</a></strong>et encore <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/08/un-cadavre-bien-embarassant/">&laquo;&nbsp;Le coeur du problème&nbsp;&raquo;</a></strong>.</p>
<p>Bref, <strong>Christian Oster</strong> fait partie de la maison ! Avec <strong>&laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;</strong>, nous entraîne dans la vie de <strong>Jean Euguerrand</strong>. Une vie qui va subitement échapper à ce dernier. Acteur de série B, Jean vit désormais seul. Un accident domestique provoque l&rsquo;incendie de sa maison.</p>
<p>Plutôt que d&rsquo;appeler les pompiers, <strong>Jean</strong> fait sa valise et s&rsquo;en va. Monte à Paris où il doit tourner quelques jours plus tard. Il s&rsquo;invente une nouvelle vie. S&rsquo;enferme dans la fiction, celle-là même qui le fait vivre depuis des décennies. Et se laisse porter par les rencontres qu&rsquo;il fait. Résigné.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3927"></span></p>
<p>Il rencontre <strong>France Rivière</strong>, une actrice toujours célèbre qui l&rsquo;installe chez lui. Loin de sa vie, il prend le fils de cette dernière sous son aile.<strong> Charles</strong> sort d&rsquo;un séjour en hôpital psychiatrique. <strong>Jean</strong> s&rsquo;accroche à ses pas.</p>
<p>Une fois encore, <strong>Christian Oster</strong> a l&rsquo;art de la loufoquerie, manie l&rsquo;absurde avec brio pour nous rappeler que tout ne tient souvent qu&rsquo;à un fil. Une écriture fluide&#8230; comme une petite musique. Un rendez-vous.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai ouvert la penderie. Comme j&rsquo;étais déjà habillé, je me suis contenté de regarder mes affaires. Une étagère, trois cintres, c&rsquo;était tout moi. J&rsquo;ai refermé. Je suis sorti m&rsquo;acheter un carnet à spirale, je me suis installé dans un café et j&rsquo;ai fait mes comptes. Je me suis octroyé une semaine à l&rsquo;hôtel. Au-delà, financièrement, je prenais des risques. Je ne dis pas que je n&rsquo;aurais pas pu vendre la maison. J&rsquo;aurais pu. Je ne dis pas que je n&rsquo;avais pas tout détruit, en me laissant très peu de chances. J&rsquo;avais tout détruit, en me laissant très peu de chances. Je ne dis pas non plus que je n&rsquo;avais pas voulu me faire du mal. Et me détruire moi. Mais je m&rsquo;étais fait aussi beaucoup de bien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 51-52 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans la chambre, tout était calciné. C&rsquo;était comme d&rsquo;entrer dans la vie et d&rsquo;en considérer l&rsquo;achèvement ou, au choix, la finition. Au plafond, par une trouée près d&rsquo;un mur contre quoi le feu avait laissé comme la trace d&rsquo;un ancien conduit de cheminée, on avait vue sur les combles. Evidemment, tout était à peu près noir ou gris et, quand je suis passé dans la bibliothèque, j&rsquo;ai vu qu&rsquo;elle avait formé une sorte d&rsquo;effondrement feuilleté, dont les aspérités rappelaient une sédimentation schisteuse. Au mieux, si je prenais du recul, les lieux évoquaient une façon de vaste et hâtif traitement au fusain, avec ça et là des îlots aquarellés dans des teintes douces. Le mobilier, où se distinguaient des parties saines, avec cessé de souffrir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 119-120 :</strong><em>&laquo;&nbsp;France invitait maintenant des gens, qu&rsquo;ils fussent ou non du métier. Ceux-là ne me connaissaient généralement pas comme acteur, ce qui ne m&rsquo;affectait guère mais me déstabilisait, car autant je me projetais mal dans le temps et dans l&rsquo;amorce de mon identité nouvelles, autant revenir à l&rsquo;image que je m&rsquo;étais forgée d&rsquo;acteur absolument obscur me renvoyait en arrière, fût-ce de quelques jours, et ça ne me convenait pas, je ne supportais plus de me retourner sur rien, je refusais que le passé même récent vînt s&rsquo;agglomérer à l&rsquo;ancien dans la même boule de hantise, chaque jour qui passait, donc, basculant aussitôt dans un oubli d&rsquo;où je faisais en sorte qu&rsquo;il ne ressortît pas en le maintenant sous l&rsquo;eau comme une tête. Il ne me restait donc, faute de voir vers l&rsquo;avant, que la consommation hébétée du présent.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;, Christian Oster, les Editions de l&rsquo;Olivier, 16,50€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Malgré tout l&#8217;amour d&#8217;un homme&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/17/malgre-tout-lamour-dun-homme/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/17/malgre-tout-lamour-dun-homme/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 Feb 2017 08:03:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Une rentrée littéraire, c&#8217;est l&#8217;occasion de plonger avec délectation dans des premiers romans. Et vous savez quelle appétence j&#8217;ai pour ces derniers ! Parmi les 517 romans publiés pour cette rentrée littéraire hivernale, on compte 66 premiers romans dont &#171;&#160;Aller en paix&#160;&#187;, de Ludovic Robin. Trentenaire, Ludovic Robin a suivi des études de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000"><strong>Rentrée littéraire</strong> </span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ALLER-EN-PAIX.jpg" rel="lightbox[3867]"><img class="alignleft size-full wp-image-3868 colorbox-3867" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ALLER-EN-PAIX.jpg" alt="ALLER EN PAIX" width="300" height="426" /></a>Une rentrée littéraire, c&rsquo;est l&rsquo;occasion de plonger avec délectation dans des premiers romans. Et vous savez quelle appétence j&rsquo;ai pour ces derniers ! Parmi les 517 romans publiés pour cette rentrée littéraire hivernale, on compte 66 premiers romans dont <strong>&laquo;&nbsp;Aller en paix&nbsp;&raquo;</strong>, de<strong> Ludovic Robin.</strong></p>
<p>Trentenaire, Ludovic Robin a suivi des études de philosophie. Originaire du Lot, il vit aujourd&rsquo;hui dans le Finistère où il est en charge de l&rsquo;entretien des rives du canal de Nantes à Brest. Un parcours atypique pour un homme qui signe là un premier roman fort, extrêmement sensible.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous conduit en Savoie. Là, dans un hameau isolé, Les Plastres, un homme replonge dans son passé, dans les deux décennies qu&rsquo;il a partagées avec <strong>Lily</strong>. Sa camarade d&rsquo;école est devenue sa compagne et la mère de ses trois enfants.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui le couple n&rsquo;existe plus. Le narrateur a refait sa vie, révisé ses attentes. Mais il cherche toujours à comprendre le pourquoi de la rupture, son mécanisme insidieux. Il est élagueur, elle a élevé leurs enfants et travaille en appoint  avant de reprendre ses études pour devenir infirmière.</p>
<p>Il est fort et protecteur. Travaille sans relâche. Elle est fragile, mélancolique et trop dépendante de ses médicaments. Autour d&rsquo;eux, les montagnes. Un milieu dur. Et les lignes de failles apparaîtront au fil des années, des vicissitudes de la vie. Malgré l&rsquo;amour.</p>
<p>Un jour,<strong> Lily</strong> et ses deux petits ont un accident de la route. Fatalité ou conséquence des médicaments ? Le narrateur sait désormais qui sa compagne a besoin de lui. Jusqu&rsquo;où ?</p>
<p>Un portrait sensible d&rsquo;un couple qui se délite, d&rsquo;un amour qui ne résiste pas. Celui, sans limite, d&rsquo;un homme envers sa femme. Une écrite dense, très travaillée qui concourt à l&rsquo;introspection du narrateur.</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-3867"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 17-18 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand j&rsquo;ai commencé à me ronger les sangs, Lily portait Paul dans son ventre, envieuse de ma vocation qu&rsquo;elle n&rsquo;arrêtait pas de comparer à la sienne. Elle se voyait mère, juste mère cet hiver-là, notre second et dernier aux Plastres, or mère elle l&rsquo;était si peu disait-elle, dès que son manque de confiance la rattrapait, tout juste si elle se rendait compte qu&rsquo;elle avait des enfants. Provocation qui n&rsquo;en était pas une mais me mettait hors de moi tant je la savais épuisée et bagarreuse, présente sur tous les fronts à la fois. Et quand aux soirs de fatigue nous nous entretenions de ma prétendue liberté, en nous gardant de parler trop fort de peur de réveiller Thibaud qui ne dormait que d&rsquo;un oeil, et que Lily se triturait à cause d&rsquo;un vieux projet de concours qu&rsquo;elle avait pris à bras-le-corps cet hiver-là, avec toutes ces phases de découragement qu&rsquo;un tel effort implique, l&rsquo;envie me prenait de lui dire la vérité, toute la vérité concernant ma prétendue vocation. Non, je ne vivais pas dans les arbres. Non, je n&rsquo;étais pas ce Couillu qui fait ce qu&rsquo;il dit et qui dit ce qu&rsquo;il fait, car moi aussi régulièrement, je doutais dans la vie. Qu&rsquo;est-ce que je doutais ! Je bouillais, pour être exact ; je fulminais intérieurement. Mais voilà, d&rsquo;une part je ne voulais pas l&rsquo;accabler avec mes propres soucis, d&rsquo;autres part mes doutes, à coup sûr, étaient moins crochus que les siens. Car de longue date j&rsquo;avais pris les devants, moi,  je m&rsquo;étais préparé à l&rsquo;ennui de la vie. C&rsquo;était d&rsquo;abord ça, ma vocation : le refus de dire des mots que je n&rsquo;avais pas envie de dire, le refus de subir des gens que je n&rsquo;avais pas envie de subir, parents, camarades de classe, clients, voisins, chacun sa clique.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 191 :</strong><em>&nbsp;&raquo; “C&rsquo;est une intellectuelle, ricanait Marianne dès que je descendais, elle nous prend de haut”, ce qui était faux car André et Marianne restaient les grands-parents et de ce point de vue Lily continuait de compter sur eux. Et aussi parce que malgré la faiblesse et le manque de caractère manifestés par André Lily aimait toujours son père, dont la bonhomie effaçait tout. Elle aimait toujours son père mais elle n&rsquo;aimais plus sa mère, et l&rsquo;amour qu&rsquo;elle vouait encore à son père pâtissait du manque d&rsquo;amour qui l&rsquo;éloignait de sa mère, car André et Marianne faisaient toujours bloc à l&rsquo;horizon de Lily, ils étaient les parents. Pour aimer la personne à part entière qu&rsquo;était André il eût fallu qu&rsquo;il cessât d&rsquo;être son père, il eût fallu le séparer de sa femme à coups de marteau et de burin, emmener Marianne au loin, pour toujours.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 278 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Et j&rsquo;avais beau savoir que j&rsquo;étais blessé et que ma blessure pensait à ma place, il y avait désormais ce soupçon logé en moi qui heure après heure devenait plus lourd, plus ramifié : à savoir que sevrée du Nembutal la vraie Lily était fade, inconsistante ; que ses récits n&rsquo;étaient que du vent et que je m&rsquo;étais trompé sur les ressorts secrets comme sur la poussière de la route; que des années durant j&rsquo;avais aimé un leurre, un mirage engendré par le vide et l&rsquo;ennui : éblouissement d&rsquo;une âme, un beau jour, qui détestait les vivants, par une âme plus douce gorgée de chimie.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Aller en paix&nbsp;&raquo;, de Ludovic Robin, Editions du Rouergue, 21,80€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le deuil impossible d&#8217;un amour éteint</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/02/08/le-deuil-impossible-dun-amour-eteint/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/02/08/le-deuil-impossible-dun-amour-eteint/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Feb 2016 08:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[blessures]]></category>
		<category><![CDATA[deuil]]></category>
		<category><![CDATA[Frédérique Clémençon]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[séparation]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2016 Nouvelle année, nouvelles découvertes  ! Ça tombe bien, nous sommes en pleine rentrée littéraire&#8230; Le cru 2016, est moins conséquent que celui de l&#8217;hiver 2015. Ça nous laissera donc plus de temps de (re)découvrir des auteurs et de plonger, la tête la première dans l&#8217;univers de nouveaux venus. Au programme donc, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff6600"><strong>Rentrée littéraire hiver 2016</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BOUCHE-HIVER.jpg" rel="lightbox[3423]"><img class="alignleft size-full wp-image-3431 colorbox-3423" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BOUCHE-HIVER.jpg" alt="BOUCHE HIVER" width="145" height="225" /></a>Nouvelle année, nouvelles découvertes  ! Ça tombe bien, nous sommes en pleine rentrée littéraire&#8230; Le cru 2016, est moins conséquent que celui de l&rsquo;hiver 2015. Ça nous laissera donc plus de temps de (re)découvrir des auteurs et de plonger, la tête la première dans l&rsquo;univers de nouveaux venus.</p>
<p>Au programme donc, <strong>476 nouveaux romans</strong> contre 549 à la même époque l&rsquo;an dernier. Parmi eux, <strong>308 romans francophones et 168 romans traduits</strong>. Et, au total, <strong>73 premiers romans</strong>.</p>
<p>En attendant de les découvrir, je vous invite à entrer dans l&rsquo;univers de<strong> Frédérique Clémençon</strong>, que j&rsquo;avais découvert avec l&rsquo;ouverture de ce blog. Ses deux premiers romans <strong>&laquo;&nbsp;Une saleté&nbsp;&raquo;</strong>, en 1998 et <strong>&laquo;&nbsp;Colonie&nbsp;&raquo;</strong> en 2003 m&rsquo;avaient beaucoup plu. Après <strong>&laquo;&nbsp;Traques&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Les petits&nbsp;&raquo;</strong> (pas lus), elle revient avec <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;hiver dans la bouche&nbsp;&raquo;</strong>, un roman que j&rsquo;ai choisi pour son titre et en souvenir du style, plutôt féroce, de l&rsquo;auteure.</p>
<p><strong>Frédérique Clémençon</strong> est née dans la Vienne et vit aujourd’hui à Poitiers. Elle a publié ses deux premiers romans aux Éditions de Minuit, puis les deux suivants aux éditions de l&rsquo;Olivier. Ce nouvel opus est publié chez Flammarion.<strong><br />
</strong></p>
<p><span id="more-3423"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;<strong>Antoine</strong> et de <strong>Jeanne</strong>, des quadras fatigués de leur vie commune, parents de deux enfants. Dix-huit ans de mariage s&rsquo;envolent après une discussion vive. <strong>Antoine</strong> s&rsquo;en va. <strong>Jeanne, trop effacée pour s&rsquo;en remettre,</strong> essaye de se réparer. Deux ans après la séparation, on la retrouve en partance pour New-York. Elle a gardé des lettres d&rsquo;<strong>Antoine</strong>. Elle lui répond par texte interposé. Elle essaye de se sauver. Pas simple. Alors elle rouvre les blessures pour mieux faire son deuil. Ses tentatives échouent. Jusqu&rsquo;à la mue.</p>
<p>Voilà un roman sensible qui nous raconte le parcours intérieur d&rsquo;une femme qui apprend le désamour. Jusqu&rsquo;à sa mue. Pour continuer.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 49 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Partageant, en somme, avec Antoine, la volonté farouche de ne rien reproduire qui lui déplût ou lui inspirât du dégoût, elle pensait que, de son côté, celui-ci avait reconnu en elle son alter ego, quelqu&rsquo;un qui ne s&rsquo;en laisserait pas conter et avait pris le parti sans doute naïf, mais sincère, de la liberté, du renoncement joyeux à ce que leurs parents leur avaient transmis de plus funeste, de plus sinistre, une prison dans laquelle ils ne voulaient à aucun prix demeurer plus longtemps.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Qu&rsquo;ils se fussent rencontrés en terre hostile, comme ils se le rappelaient quelquefois, n&rsquo;avait pas été sans conséquence sur leur avenir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 121 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>Les étagères vides.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les vêtements oubliés. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les papiers griffonnés, l&rsquo;écriture d&rsquo;Antoine. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les livres et les disques qu&rsquo;elle lui avait offerts, abandonnés. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dormir. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ne pas s&rsquo;endormir. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Se réveiller en pleine nuit. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Déployer de multiples ruses pour goûter les nuits d&rsquo;insomnie, malgré tout. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>S&rsquo;étendre auprès de l&rsquo;enfant et le renifler encore. Ainsi allongée contre son corps oublieux et chaud, indifférent à sa présence, elle se rendormait une heure et deux. Quelquefois même il la découvrait au matin à côté de lui, mi-amusé mi-inquiet, elle avait dormi jusqu&rsquo;au matin  &nbsp;&raquo; [&#8230;]</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 137 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Et s&rsquo;ils recommençaient ? S&rsquo;ils se donnaient une seconde chance ?<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il ne lui avait pourtant pas échappé que la voix d&rsquo;Antoine, ou bien certains de ses gestes, de ses propos, lorsqu&rsquo;il passait prendre les enfants, s&rsquo;installait à la place qui était la sienne auparavant, près de la fenêtre, dans un vieux fauteuil en cuir aux accoudoirs griffés, une affaire, trouvée pour trois fois rien dans une brocante parisienne, Antoine attrapant le premier objet qui lui tombait sous la main afin d&rsquo;éviter son regard, il ne lui avait pas échappé que tout cela s&rsquo;asphyxiait. Les paroles d&rsquo;Antoine, attendues, gênées, avaient fini par lui être pénibles, non à la manière d&rsquo;un insecte dont le bruit agace et qu&rsquo;on veut écraser, mais d&rsquo;un couteau qu&rsquo;on remue dans la chair : Jeanne contemplait dans un même instant sa douleur et sa joie, voulait qu&rsquo;Antoine se tût et parlât sans fin, prononçât mes mots qui autoriseraient son pardon et nourriraient sa colère. Elle n&rsquo;entendait, dans la voix d&rsquo;Antoine, dans la banalité forcée de leurs conversations, qu&rsquo;une douceur contrôlée, une amabilité polie, le rappel douloureux, grimaçant, d&rsquo;heures joyeuses et mortes.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;hiver dans la bouche&nbsp;&raquo;, Frédérique Clémençon, Flammarion, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;amour par temps de guerre selon Jean Hatzfeld</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/10/01/lamour-par-temps-de-guerre-selon-jean-hatzfeld/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2013 07:15:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Les romans de cette rentrée littéraire sont décidément bien riches d&#8217;histoires et de surprises. La preuve avec Jean Hatzfeld. Le romancier et ancien reporter de guerre est de retour. Après nous avoir fait suivre le parcours épatant de Ayanleh Makeda, légende des hauts plateaux dans son précédent roman &#171;&#160;Où en est la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les romans de cette rentrée littéraire sont décidément bien riches d&rsquo;histoires et de surprises. La preuve avec <strong>Jean Hatzfeld</strong>. Le romancier et ancien reporter de guerre est de retour.</p>
<p>Après nous avoir fait suivre le parcours épatant de <strong>Ayanleh Makeda</strong>, légende des hauts plateaux dans son précédent roman<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/21/sur-les-pas-de-la-legende-des-hauts-plateaux/"><strong> &laquo;&nbsp;Où en est la nuit&nbsp;&raquo;</strong></a> il nous fait vivre cette fois la guerre en ex-Yougoslavie avec <strong>&laquo;&nbsp;Robert Mitchum ne revient pas&nbsp;&raquo;</strong>. Drôle de titre, non ? Robert Mitchum est ici le nom porté par le chien&#8230;</p>
<p><strong>Jean Hatzfeld,</strong> je l&rsquo;ai découvert par ses écrits à propos du génocide au <strong>Rwanda</strong>. Des livres forts, poignants. Avant d&rsquo;être grand reporter, <strong>Jean Hatzfeld</strong> a été journaliste sportif. Dans <strong>&laquo;&nbsp;Robert Mitchum ne revient pas&nbsp;&raquo;</strong>, il peut évoquer deux pans de sa vie professionnelle.</p>
<div id="attachment_2086" style="width: 127px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" rel="lightbox[2080]"><img class=" wp-image-2086  colorbox-2080" style="margin: 10px" alt="Photo site internet Gallimard" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" width="117" height="158" /></a><p class="wp-caption-text">Photo site internet Gallimard</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vingt ans après la guerre en ex-Yougoslavie, <strong>Jean Hatzfeld</strong> est retourné sur les lieux. L&rsquo;histoire de son roman ? C&rsquo;est celle de<strong> Marija</strong> et<strong> Vahidin</strong>. Ils sont jeunes, s&rsquo;aiment et s&rsquo;entraînent pour les Jeux Olympiques qui, en 1992, sont programmés à Barcelone. Tous les deux sont champions de tir à la carabine.  Tous les deux sont bosniaques, mais elle est serbe, son amant, lui, est musulman.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM-COUVERTURE.jpg" rel="lightbox[2080]"><img class="alignleft  wp-image-2088 colorbox-2080" style="margin: 10px" alt="MITCHUM COUVERTURE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM-COUVERTURE.jpg" width="180" height="270" /></a></p>
<p>Ils vivent chez leurs parents dans la banlieue de <strong>Sarajevo</strong>, à<strong> Ilidza</strong>. Mais au moment du siège de la capitale, tout change. <strong>Marija</strong> ne peut pas rentrer chez elle. Les deux amants sont séparés par la guerre. Ils ne se retrouveront que des bien des années plus tard, aux JO de Sydney.</p>
<p>Bien vite, leurs qualités de tireurs vont être exploitées, marchandées. Chacun dans son camp. Sans pouvoir dire non. Pour garder un appartement, un chien, un semblant de vie d&rsquo;avant&#8230;</p>
<p>Dans une ville qu&rsquo;ils connaissent par coeur, ils deviendront snipers. Et si <strong>Marija</strong> poursuit son entraînement en vue des JO, <strong>Vahidin</strong> a tourné la page.</p>
<p>Un attentat contre une diva américaine venue prôner la paix va pourtant tout faire basculer à nouveau dans leurs destins respectifs. <strong>Marija</strong> est accusée d&rsquo;avoir tiré. Elle n&rsquo;a pourtant rien fait&#8230;</p>
<p><span id="more-2080"></span></p>
<p>Au fil des pages, nous plongeons dans le quotidien de cette guerre civile, dans sa complexité qui abîme tout le monde. Les deux personnages tombent dans un engrenage, sans pouvoir tirer les fils&#8230; Une véritable tragédie qui se déroule en présence des médias et notamment de trois journalistes français.</p>
<p><strong>Ecoutez ici Jean Hatzfeld parler de son roman</strong></p>
<link href="http://www.rfi.fr/sites/all/themes/aef_theme/aef_theme.css" media="all" rel="stylesheet" type="text/css" /> <link href="http://www.rfi.fr/sites/rfi.fr/modules/maison/rfi_ct_sound/rfi_ct_sound.css" media="all" rel="stylesheet" type="text/css" /> <div class="rfi-ct-sound-teaser rfi-ct-sound-teaser-medium rfi-ct-sound-embed"> <div class="infos"> <div class="title"> INV CULT 060913 LONG J. Hatzfeld « Robert Mitchum ne revient pas" </div> <span class="time">(06:58)</span> <div class="image"> <img class="colorbox-2080"  width="24" height="24" title="" alt="" src="http://www.rfi.fr/sites/rfi.fr/themes/rfi/images/logo-rfi-redbg.png"> </div> <div class="blaster"> </div> <div class="blaster"> </div> </div> <div class="date-by-and-player"> <div class="embed-player"> <object classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" width="300" height="20"><param name="flashvars" value="file=http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/modules/actu/201309/INV_CULT_060913_LONG_J._Hatzfeld_Robert_Mitchum_ne_revient_pas.mp3&skin=http://www.rfi.fr/sites/rfi.fr/modules/maison/rfi_player/flash/rfiplayer.swf&streamsense_jwp.debug=off&streamsense_jwp.logurl=http://fr.sitestat.com/aef/rfi-fr/s?embed&streamsense_jwp.playlisttitle=&streamsense_jwp.episodetitle=&streamsense_jwp.dateproduction=1970-01-01&plugins=http://www.rfi.fr/sites/rfi.fr/custom-root/streamsense_v4.0_jwp_plugin/plugin/streamsense_jwp-v1.swf" /><param name="movie" value="http://www.rfi.fr/sites/all/modules/maison/aef_player/flash/player.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed src="http://www.rfi.fr/sites/all/modules/maison/aef_player/flash/player.swf" width="300" height="20" type="application/x-shockwave-flash" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" allowscriptaccess="always"flashvars="file=http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/modules/actu/201309/INV_CULT_060913_LONG_J._Hatzfeld_Robert_Mitchum_ne_revient_pas.mp3&skin=http://www.rfi.fr/sites/rfi.fr/modules/maison/rfi_player/flash/rfiplayer.swf&streamsense_jwp.debug=off&streamsense_jwp.logurl=http://fr.sitestat.com/aef/rfi-fr/s?embed&streamsense_jwp.playlisttitle=&streamsense_jwp.episodetitle=&streamsense_jwp.dateproduction=1970-01-01&plugins=http://www.rfi.fr/sites/rfi.fr/custom-root/streamsense_v4.0_jwp_plugin/plugin/streamsense_jwp-v1.swf" /></object> </div> </div> </div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Marija retourna chez elle. A cette heure, elle aurait dû retrouver Vahidin à leur café près du Klub avant de se rendre à l&rsquo;entraînement, pour en parler et du stage. Ils se montraient intarissables dès qu&rsquo;ils parlaient des Jeux qui les attendaient fin juillet, leurs premiers Jeux, à Barcelone. Ils se savaient de vraies chances, ils espéraient tant l&rsquo;un pour l&rsquo;autre qu&rsquo;ils s&rsquo;impliquaient dans leur préparation avec un enthousiasme amoureux. Marija se dit que Vahidin devait songer à la même chose en ce moment, à Sarajevo, sauf s&rsquo;il était trop préoccupé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Soudain, elle eut peur pour lui. Elle le savait cacou, jamais chiche d&rsquo;une provocation. Ca le dopait en compétition, surtout lors des dernières séries d&rsquo;une finale, quand la fébrilité gagnait ses adversaires. Mais hier, à la tombée de la nuit, qu&rsquo;avait-il pu se passer face à des miliciens ? Elle se mit à l&rsquo;imaginer en danger.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 134-135 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le capitaine Miro l&rsquo;attendait. Il se montra irascible, s&rsquo;affala sur une chaise et vida trois verres à la suite. Marija se demanda s&rsquo;il oserait poser ses bottes sur la table. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Quelle nouvelle ? demanda-t-elle. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– On contrôle. Il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;à en finir avec Sarajevo avant que les Américains ou les Iraniens ne les arment en lourd. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Vous voulez prendre la ville ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Ne t&rsquo;en mêle pas. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Je voudrais vous demander. Ces rumeurs. A la BBC, ils parlent de centaines de femmes violées pendant des jours et des jours à Foca, à Visegrad, même Grbavica est évoqué. Des autocars entiers de femmes arrivent de là-bas? Vous avez écouté ? Qu&rsquo;es-ce que vous savez là-dessus ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Marija, la politique est sale, ce n&rsquo;est pas nouveau. Les Musulmans sont sales, quoi que tu en penses. Les journalistes sont crasseux. Tu voudrais que nous les Serbes fassions une guerre nickel chrome ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Soudain, elle entendit le cri d&rsquo;un moteur. D&rsquo;un geste sec, elle cala la crosse contre son épaule, amena la détente au contact, aspira une bouffée d&rsquo;air. Elle capta dans sa lunette la forme noire d&rsquo;une carrosserie. Le phare rouge d&rsquo;un imprudent coup de frein l&rsquo;aida à visser sa mire sur le pare-brise. Elle tira, une seule balle. La voiture disparut trop vite derrière les immeubles pour qu&rsquo;elle puisse discerner une modification de sa trajectoire. Mais elle sut avec certitude qu&rsquo;elle avait atteint la vitre au niveau de la tête d&rsquo;un éventuel passager à côté du conducteur. Elle posa le fusil et attrapa un paquet de bonbons. Les flocons blanchissaient la nuit et les trottoirs. Elle eut la flemme de reprendre, la neige l&rsquo;attira dehors.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un très bon roman, ancré dans la réalité de la guerre. On tourne les pages d&rsquo;une histoire d&rsquo;amour compromise, on voit s&rsquo;effilocher les rêves de médaille et de vie meilleure. On y découvre aussi la réalité d&rsquo;une ville prise d&rsquo;assaut par des snipers. Encore bravo Monsieur Hatzfeld ! </span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Robert Mitchum en revient pas&nbsp;&raquo;, Jean Hatzfeld, Gallimard, 17,90€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>“Nue” ou la fin du cycle Marie&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/25/nue-ou-la-fin-du-cycle-marie/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/25/nue-ou-la-fin-du-cycle-marie/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Sep 2013 07:14:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[abeilles]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
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		<category><![CDATA[ensemble romanesque]]></category>
		<category><![CDATA[Faire l'amour]]></category>
		<category><![CDATA[Fuir]]></category>
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		<category><![CDATA[histoire d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Philippe Toussaint]]></category>
		<category><![CDATA[La vérité sur Marie]]></category>
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		<category><![CDATA[quatre saisons]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[séparation]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Poursuivons notre promenade à travers les romans de cette rentrée. Cette nouvelle étape nous mène tour près dans l&#8217;univers de Jean-Philippe Toussaint, auteur chéri sur ce blog. Et pour cause. Jean-Philippe Toussaint, écrivain et cinéaste belge, sait, depuis plus de dix ans, nous tenir en haleine avec une histoire d&#8217;amour simple&#8230; et très [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline"><strong><span style="color: #0000ff;text-decoration: underline">Rentrée littéraire</span></strong></span></p>
<p>Poursuivons notre promenade à travers les romans de cette rentrée. Cette nouvelle étape nous mène tour près dans l&rsquo;univers de <strong>Jean-Philippe Toussaint</strong>, auteur chéri sur ce blog. Et pour cause. <strong>Jean-Philippe Toussaint</strong>, écrivain et cinéaste belge, sait, depuis plus de dix ans, nous tenir en haleine avec une histoire d&rsquo;amour simple&#8230; et très compliquée. Celle de Marie et du narrateur.</p>
<div id="attachment_2067" style="width: 156px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUSSAINT1.jpg" rel="lightbox[2061]"><img class=" wp-image-2067  colorbox-2061" style="margin: 10px" alt="Photo : Madeleine Santadréa" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUSSAINT1.jpg" width="146" height="252" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Madeleine Santadréa</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jean-Philippe Toussaint a publié son premier roman en 1986, <strong>&laquo;&nbsp;La Salle de bain&nbsp;&raquo;</strong>. D&rsquo;autres suivront.</p>
<p>En 2002, il publie <strong>&laquo;&nbsp;Faire l&rsquo;amour&nbsp;&raquo;</strong>, premier opus dans lequel le lecteur fait la connaissance de Marie et du narrateur, et de leurs amours compliquées.</p>
<p>Il y aura ensuite<strong>  &laquo;&nbsp;Fuir&nbsp;&raquo;</strong> en 2005, couronné d&rsquo;ailleurs par le prix Médicis et <strong>&laquo;&nbsp;La vérité sur Marie&nbsp;&raquo;</strong> en 2009, distingué par le prix Décembre. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Nue&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur clôt son ensemble romanesque.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NUE.jpg" rel="lightbox[2061]"><img class="alignleft size-full wp-image-2068 colorbox-2061" style="margin: 10px" alt="NUE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NUE.jpg" width="180" height="246" /></a></p>
<p>Clap de fin sur l&rsquo;histoire de <strong>Marie Madeleine Marguerite de Montalte</strong> ? C&rsquo;est en tout cas ce que nous indique la quatrième de couverture de<strong> &laquo;&nbsp;Nue&nbsp;&raquo;</strong>. Quatre romans, quatre saisons, quatre états&#8230; Et quatre Marie, mais toujours insaisissable.</p>
<p><strong>Marie,</strong> créatrice de mode en vogue, parcourt le monde au gré des collections et de son inspiration. Le narrateur( dont on sait toujours aussi peu de choses) la suit, la retrouve, la quitte, la rejoint depuis quatre romans. Sans pourtant jamais vraiment parvenir à la comprendre complètement. Marie est son tourment, son obsession et le tourbillon indispensable à sa vie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2061"></span></p>
<p>Cette fois, la créatrice s&rsquo;est lancée dans un projet fou ( il va mal tourner), une robe de miel portée par un mannequin à Tokyo. Les deux personnages, qui se sont quittés dans le précédent opus, viennent de passer leurs vacances ensemble sur l&rsquo;ile d&rsquo;Elbe puis de se rejoindre leur appartement respectif.</p>
<p>Et après ? C&rsquo;est à ce moment là qu&rsquo;on retrouve le narrateur. Il attend un coup de fil de Marie. Celui qui lui dira de venir la rejoindre pour toujours. Il attendra deux mois. La mort du gardien de la maison de son père (décédé dans l&rsquo;opus précédent) pousse Marie à appeler son amour pour lui demander de l&rsquo;accompagner aux obsèques. Là-bas, un incendie dans une chocolaterie, un intrus dans la maison de son père perturbent les retrouvailles mais les accélèrent aussi. Et Marie n&rsquo;a-t-elle pas autre chose à lui annoncer ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 31-32 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Là-bas, à chaque heure, j&rsquo;avais été au contact de Marie, nous nous voyions constamment, nous prenions nos repas en tête à tête sur la terrasse, je frôlais ses bras nus dans les couloirs de la maison et j&rsquo;effleurais sa taille en descendant les sentiers qui menaient à la mer quand nous allions nous baigner. Même si je n&rsquo;ignorais pas que nous étions séparés, je ne souffrais pas le moins du monde de cette séparation puisque nous étions tout le temps ensemble. C&rsquo;était même ainsi, et uniquement ainsi, que je concevais maintenant la séparation avec Marie, en sa présence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 102-103</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Nous regardions les derniers préparatifs de l&rsquo;embarquement, les barrières métalliques que des employés déplaçaient pour laisser les véhicules monter à bord, quand Marie me prit doucement la main sous la pluie. Elle ne m&rsquo;avait pas regardé, elle avait simplement soulevé la main à côté d&rsquo;elle et avait pris la mienne avec naturel, et ce geste si tendre qui m&rsquo;emplit d&rsquo;apaisement, ce geste si inattendu, me parut aussi surprenant que si les deux navires qui nous avions sous les yeux, abandonnant un instant la froideur impassible avec laquelle ils cohabitaient dans le port, s&rsquo;étaient soudain rapprochés dans un geste de tendresse. Je sentis la main de Marie humide contre ma paume, et je savourai aussitôt physiquement, comme à titre exclusivement privé, la pertinence de cette loi physique universelle qui veut que deux corps qui entrent en contact ont tendance à égaliser leur température.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 146</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Il y avait toujours eu, chez Marie, une qualité d&rsquo;émotion incomparable, qui ne tenait pas tant aux circonstances réelles qui provoquaient ses réactions affectives qu&rsquo;à cette </em>disposition océanique<em> que j&rsquo;avais repérée en elle, qui acérait sa sensibilité, l&rsquo;exacerbait et faisait vibrer ses sentiments avec une intensité hors du commun.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Je ne suis absolument pas objective dès qu&rsquo;il s&rsquo;agit de Jean-Philippe Toussaint ! Ce type-là est un génie de l&rsquo;écriture et de la narration. D&rsquo;ailleurs ce blog avait évoqué son essai <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/09/au-coeur-de-linspiration-par-jean-philippe-toussaint/"><span style="color: #0000ff">&laquo;&nbsp;L&rsquo;urgence et la patience&nbsp;&raquo;</span></a></strong></span> <span style="color: #0000ff">dans lequel il expliquait comment il précédait pour créer cette alchimie littéraire. Fin de l&rsquo;histoire donc ! Marie et le narrateur vont-ils enfin parvenir à être heureux ? Allez savoir. Une chose est sûre, Jean-Philippe Toussaint sait parler d&rsquo;amour. Le compliqué, celui qui fait mal et qui ne guérit jamais vraiment&#8230;<br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Nue&nbsp;&raquo;, de Jean-Philippe Toussaint, Editions de Minuit, 14,50€.</strong></em></p>
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