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	<title>Quatrième de couv &#187; fuite</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Jusque dans les étoiles, suivre Gio</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Nov 2023 15:03:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Je découvre encore les romans sortis lors de la rentrée littéraire d&#8217;août et septembre. Un régal de plonger dans toutes ces nouvelles histoires, déclinées dans différents villes et pays, à différentes époques&#8230; L&#8217;occasion aussi de retrouver quelques-uns de mes auteur(e)s chéri(e)s dans de nouvelles aventures. Alors imaginez ma joie quand j&#8217;ai reçu les épreuves non-corrigées du Chien des étoiles, second [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="page">
<p><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/le-chien-des-etoilesOK.jpg" rel="lightbox[6406]"><img class="alignleft wp-image-6409 size-medium colorbox-6406" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/le-chien-des-etoilesOK-225x300.jpg" alt="le-chien-des-etoilesOK" width="225" height="300" /></a></em></p>
<div id="page">
<p>&nbsp;</p>
<div id="page">
<p>Je découvre encore les romans sortis lors de la rentrée littéraire d&rsquo;août et septembre. Un régal de plonger dans toutes ces nouvelles histoires, déclinées dans différents villes et pays, à différentes époques&#8230; L&rsquo;occasion aussi de retrouver quelques-uns de mes auteur(e)s chéri(e)s dans de nouvelles aventures.</p>
<div id="page">
<p>Alors imaginez ma joie quand j&rsquo;ai reçu les épreuves non-corrigées du <strong><em>Chien des étoiles, </em></strong>second roman de <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/blois/prix-robles-4-6-dimitri-rouchon-borie-ou-le-demon-et-les-mots-de-l-horreur"><strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong></a> !</p>
<p>Agé de 46 ans, ce dernier était jusqu&rsquo;à l&rsquo;été dernier, journaliste au <em>Télégramme</em>, à Saint-Brieuc, où il était en charge des faits divers et de la justice. Il travaille désormais à Rennes.</p>
<p>En 2021, je l&rsquo;ai interviewé, puis rencontré lors de la remise du prix Roblès, à Blois, qu&rsquo;il venait de remporter (entre autres prix, pas moins de 13 au total !) pour <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/14/au-pied-de-la-colline-lenfance-nue/">Le Démon de la colline aux loups</a></strong>. <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong> est également l&rsquo;auteur de <em>Ritournelle</em> et de <em>Fariboles,</em> toujours au<em> Tripode. </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouveau roman ? <strong>Gio</strong> a vingt ans, peut-être un peu plus. Sa vie n’est plus la même depuis qu’un lâche lui a planté un tournevis dans le crâne. Désormais, <strong>Gio</strong> voit ce que peu de gens devinent. La beauté de la nuit. L’appel des chouettes. La grandeur de ses amis <strong>Papillon,</strong> muet mais qui s&rsquo;est inventé un langage et la belle <strong>Dolores</strong>, 16 ans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6406"></span></p>
<p>Voilà un étonnant road movie gitan, cruel, beau et doux à la fois. Une épopée singulière. Et divinement bien écrite. <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong> confirme ici son talent à raconter autrement les histoires. Avec beaucoup d&rsquo;humanité. Que ce soit dans un train de marchandises, sous une tente ou dans une maison à l&rsquo;écart d&rsquo;un village.</p>
<p><strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong> explique avoir écrit ce texte en deux mois. Une histoire qui l&rsquo;a laissé sans défense aucune, <em>&laquo;&nbsp;bouleversé par une émotion aigüe, et que je parvenais pas à mettre à distance&nbsp;&raquo;. </em>Il poursuit en disant que ce nouveau roman est un livre sur le lien et la séparation, sur l&rsquo;atrocité de la perte et comment on récrée malgré tout un monde après ça.</p>
<p>C&rsquo;est cruel et lumineux. Un régal.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 35 : </strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] &#8211; Voilà venu le temps qu&rsquo;on parlemente et qu&rsquo;on fixe la dette. Vous avez ici le crédit d&rsquo;une vie. Et si vous étiez pas des cousins, peut-être, mais je dis bien peut-être, qu&rsquo;on vous aurait déjà brûlé vifs dans les grottes qui servent de maisons à vos manières préhistoriques. Regardez bien mon fils qui est revenu vivant de la mort où vous l&rsquo;avez jeté. Regardez. La pluie qui nous tombe sur la gueule, c&rsquo;est sa tristesse à lui, c&rsquo;est la malédiction que vous lui avez glissée dans le crâne. Regarde Michal comme elle est grasse la pluie. Et toi, Tino, sniffe, nom de Dieu, sniffe si ça sent pas les enfers.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 147 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Pour les autres Gio est devenu le Fou Hurlant, une légende des transcontinentaux. On dit que des trimards cherchent son train juste pour le rencontrer et dire qu&rsquo;ils ont voyagé avec le fantôme des rails. Et comme les surveillants le laissent tranquille, et les douanes aussi, et la police, ceux qui ont le courage de venir s&rsquo;approcher de son tombeau ferroviaire sont finalement un peu plus tranquilles qu&rsquo;ailleurs. D&rsquo;autres ont préféré sauter au milieu de nulle part pour échapper à l&rsquo;atmosphère atroce qu&rsquo;il distille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 193 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Camarade a cette façon d&rsquo;apaiser la tension du dessin. La fresque avait raconté la guerre du clan Belco, le train, elle avait montré ensuite la capitale et le quartier Est, les chevaux de Micek, la bagarre des deux géants et les putes de Grand-Mère. Papillon n&rsquo;avait rien oublié de tout ça, et, à sa mort, il avait presque achevé son travail. Il lui restait juste à dessiner Dolores, Gio et lui-même tout en haut, au milieu. Au-dessus il avait fait des nuages et il avait dit à Gio que c&rsquo;était le ciel du paradis qu&rsquo;il devrait faire là.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
</div>
<p><em><strong> Le chien des étoiles, Dimitri Rouchon-Borie, Le Tripode, 19 euros. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Changer de braquet et se rencontrer soi-même</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/10/28/changer-de-braquet-et-se-rencontrer-soi-meme/</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2022 06:41:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Cassius]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été/automne 2022 Quelle claque ! Je n&#8217;avais pas lu Fief qui a valu, à David Lopez d&#8217;obtenir le prix du Livre Inter. C&#8217;était son premier roman. Autant dire que le second, Vivance, était particulièrement attendu. Alors J&#8217;y suis entrée. Vite. Et je ne l&#8217;ai plus lâché. Impossible d&#8217;abandonner le narrateur, dont on ne connait ni le nom, ni [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire été/automne 2022</strong></span></p>
<p><b><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIVANCE.jpg" rel="lightbox[6108]"><img class="alignleft size-full wp-image-6110 colorbox-6108" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIVANCE.jpg" alt="VIVANCE" width="409" height="600" /></a></b></p>
<p>Quelle claque ! Je n&rsquo;avais pas lu <em><strong>Fief</strong> </em>qui a valu, à <strong>David Lopez</strong> d&rsquo;obtenir le prix du Livre Inter. C&rsquo;était son premier roman. Autant dire que le second, <strong><em>Vivance</em></strong>, était particulièrement attendu. Alors J&rsquo;y suis entrée. Vite. Et je ne l&rsquo;ai plus lâché.</p>
<p>Impossible d&rsquo;abandonner le narrateur, dont on ne connait ni le nom, ni l&rsquo;âge exact, ni le parcours de vie dans les détails. Il est séparé, ne travaille pas ou plus. Aime les chats et plus particulièrement celui qui partage son maison, <strong>Cassius</strong>. Il a un vélo qui a aussi un p&rsquo;tit nom, <strong>Séville</strong>. Un vélo qu&rsquo;il va enfourcher. Et partir. D&rsquo;abord pour retrouver <strong>Cassius</strong> qui a pris la fuite après les inondations.</p>
<p>Des semaines, des mois ? Sans autre boussole que celle de ces envies et des rencontres qu&rsquo;il fait, il arpente un territoire &#8211; montagneux &#8211; dont on saura jamais le nom. Une échappée solitaire au milieu de gens paumés.</p>
<p>Au fil de son parcours, des rencontres dans la France des marges. Des hommes et des femmes : <strong>Denis</strong>, <strong>Noël</strong>, <strong>Maurice</strong>, <strong>Francine</strong>&#8230; Le narrateur leur parle, il les accompagne, il les fuit. Il les aime. Il s&rsquo;allège aussi. Au propre comme au figuré. Il souffre aussi. Physiquement. Psychiquement. Et finira par rentrer. Plus riche. Plus affûté que jamais.</p>
<p>Plus vivant que jamais ? Le titre de ce roman extrêmement bien écrit, reprend une notion psychologique. La vivance ( le mot vivance vient du néologisme du mot espagnol <em>vivencia)</em> est une notion présente à notre esprit lors de toute séance de sophrologie et lors de chacune de ses étapes. Le principe est celui de la rencontre du corps et de la psyché à l’intérieur de la conscience. Cette rencontre, qui se produit en niveau sophronique, apporte un ou des changements parfois intimes et profonds.)</p>
<p>A 32 ans, <strong>David Lopez</strong>, issu du master de Création littéraire de l&rsquo;université Paris 8, signe là un deuxième roman percutant. Rempli de petits riens et d&rsquo;un grand tout.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6108"></span></p>
<p><strong>David Lopez était l&rsquo;invité de Rebecca Manzoni, en septembre, sur France Inter. L&rsquo;émission est à découvrir ici : </strong></p>
<p><a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/totemic/totemic-du-mardi-13-septembre-2022-7226880">https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/totemic/totemic-du-mardi-13-septembre-2022-7226880</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 111 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Dehors la chaleur est écrasante, le soleil a atteint son zénith. La maison de Noël, en vieilles pierres, garde la fraîcheur, on y est bien. Il s&rsquo;est isolé dans sa chambre, de la dépendance où je nettoie Séville j&rsquo;entends sa télévision. Sans pouvoir distinguer les pots je crois reconnaître les ambiances sonores des documentaires animaliers de mon enfance, en particulier la voix du narrateur, son rythme, sa lenteur. Sa contemplation. C&rsquo;est à peine si on s&rsquo;est parlé depuis l&rsquo;arbalète. J&rsquo;ai annoncé que cette journée de repos était aussi l&rsquo;occasion de me réorganiser, m&rsquo;occuper de mon corps, de ma monture et de mon paquetage, alors j&rsquo;ai échafaudé un plan en trois axes à base d&rsquo;étirements des jambes, de nettoyage de la chaîne et de rangements des sacoches. Noël n&rsquo;a plus été très loquace après ça. Je crois qu&rsquo;il regrette d&rsquo;être allé si loin dans ses confessions. Depuis que je suis sur ce vélo les autres me parlent tous de leurs désirs inassouvis. Ils sont beaucoup à se construire un horizon, pas si lointain, qu&rsquo;ils parent d&rsquo;une aura d&rsquo;impossibilité, comme pour pouvoir le garder en réserve, sous le coude, un possible, un recours, une promesse. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Marcher dans ce genre de petite ville inconnue me rappelle mes escapades avec Renata. Comme on prenait les routes départementales on aimait beaucoup s&rsquo;arrêter dans les communes, investir des lieux que seuls fréquentent leurs habitués. On dépareillait dans le décor, la sensation de nouveauté était mutuelle. Avec Renata on s&rsquo;est beaucoup aimés. On s&rsquo;est détestés aussi, mais moins, raison pour laquelle ça a un peu duré. Elle n&rsquo;était pas d&rsquo;une beauté évidente, de celle qu&rsquo;on identifie en photo, ces beautés figées relatives aux traits, à l&rsquo;harmonie supposée conforme.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 200 :</strong><em>&laquo;&nbsp;En vagabondant je me rends disponible à ce que les choses arrivent. Et là où beaucoup s&rsquo;imaginent que ces choses abondent, beaucoup se trompent. Il n&rsquo;arrive généralement rien. Je roule je roule je roule, les lignes blanches défilent, et les filles me klaxonnent sans s&rsquo;arrêter. Je suis trop occupé pour m&rsquo;échapper du réel. Il est trop dans mon corps pour que je puisse faire semblant de l&rsquo;ignorer. Cette fille, à la terrasse, cette fille ensoleillée, c&rsquo;est parce que mes pieds touchent terre que j&rsquo;en suis curieux. Le sol me ramène au monde, le monde à la vie, la vie à mon corps, et mon corps à mon plus simple appareil.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Vivance, David Lopez, Seuil, 19,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La professeure dévorée par un drame intime&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/08/15/la-professeure-devoree-par-un-drame-intime/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/08/15/la-professeure-devoree-par-un-drame-intime/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Aug 2021 16:44:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Soixante-neuf pages. Pas une de plus. Dans Royan, La professeure de français, Marie NDiaye nous livre un monologue écrit pour Nicole Garcia, qu&#8217;elle interprète d&#8217;ailleurs au festival d&#8217;Avignon cet été. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Gabrielle qui se dévoile en filigrane à la suite d&#8217;un terrible fait-divers : la mort d&#8217;une de ses élèves, une lycéenne, Daniella, qui s&#8217;est jetée du troisième [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROYAN-OK.jpg" rel="lightbox[5755]"><img class="alignleft size-full wp-image-5760 colorbox-5755" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROYAN-OK.jpg" alt="ROYAN OK" width="195" height="306" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Soixante-neuf pages. Pas une de plus. Dans <em><strong>Royan, La professeure de français,</strong></em> <strong>Marie NDiaye</strong> nous livre un monologue écrit pour <strong>Nicole Garcia</strong>, qu&rsquo;elle interprète d&rsquo;ailleurs <strong><a href="https://www.telerama.fr/sortir/avignon-2021-nicole-garcia-magistrale-dans-royan-la-gifle-theatrale-de-marie-ndiaye-6930233.php?fbclid=IwAR2Ia4AZGfIkdlrG7tj2gpEumVrEPcoO94R9wnAtkgsnWczbRo6CoGiU5Y4">au festival d&rsquo;Avignon cet été</a></strong>. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Gabrielle</strong> qui se dévoile en filigrane à la suite d&rsquo;un terrible fait-divers : la mort d&rsquo;une de ses élèves, une lycéenne, <strong>Daniella</strong>, qui s&rsquo;est jetée du troisième étage par la fenêtre de sa classe.</p>
<p>Ce jour-là, les parents de la jeune fille harcelée, mal-aimée par ses camarades, l&rsquo;attendent devant sa porte. Ira-t-elle à leur rencontre ?</p>
<p>Le texte, désespéré, violent par moments, est la voix de la narratrice. Dans son monologue vindicatif plane le sentiment d’une faute inexpiable dont la professeure de français se sent à la fois accablée et innocente.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Comme toujours chez <strong>Marie NDiaye</strong>, une violence métaphysique se dégage des êtres et des situations, venue de si loin qu’il est impossible d’en déterminer la cause. Elle s’élève contre une injustice originelle indissociable, semble-t-il, de la condition humaine &laquo;&nbsp;, précise Gallimard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil des pages, on prend la mesure de la violence qui se dégage de la situation. <strong>Daniella</strong> s&rsquo;est tuée. Parce qu&rsquo;elle ne supportait plus sa situation de souffre-douleur. Une autre forme de violence apparaît, interne à la classe cette fois. Se dégage une troisième encore, celle des élèves à l&rsquo;égard de leur professeure, en tout cas, ce qu&rsquo;elle en perçoit.</p>
<p>Et puis il y a la violence qui, depuis très longtemps, accompagne cette professeure née à Oran en Algérie. Celle qu&rsquo;elle a eue à l&rsquo;égard de sa mère et réciproquement, trop souvent. Celle qui la guide aussi quand elle abandonne mari et fille alors qu&rsquo;ils vivaient à Marseille. Celle qu&rsquo;elle ressent enfin à l&rsquo;égard de ses élèves parfois et de <strong>Daniella</strong> en particulier, parce qu&rsquo;elle a choisi d&rsquo;être différente&#8230;</p>
<p>Un texte en forme d&rsquo;uppercut, sans ponctuation, qui traduit la détresse, la violence et cette distanciation que la narratrice veut absolument maintenir par rapport à l&rsquo;événement, par rapport au ressenti des autres. <strong>Gabrielle</strong> est dans le contrôle, tout le temps. Une défense qui finit par se fendre. Un texte énigmatique aussi, toujours en tension.</p>
<p>Rappelons que <strong>Marie DNiaye</strong> a publié son premier roman à l&rsquo;âge de 18 ans, en 1985. Elle n&rsquo;a jamais arrêté depuis. En 2001, elle obtient le prix Femina pour <em><strong>Rosie Carpe</strong></em>.</p>
<p>Si <strong>Marie NDiaye</strong> est avant tout une romancière, elle a aussi écrit pour le théâtre, notamment <em><strong>Papa doit manger</strong></em>, pièce qui fait partie du répertoire de La Comédie Française. Elle a également écrit des nouvelles.</p>
<p>En 2009, elle reçoit le prix Goncourt pour <em><strong>Trois femmes puissantes</strong></em>.</p>
<p>En 2020, elle reçoit le prix Marguerite-Yourcenar pour l&rsquo;ensemble de son œuvre.</p>
<p>Cette année, elle a publié son 18e roman, <em><strong>La vengeance m&rsquo;appartient</strong></em>. <em><strong>Royan, La professeure de français</strong></em> est sa onzième pièce pour le théâtre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 37 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vous auriez dû comprendre que Daniella était trop jeune trop tendre pour se maintenir farouchement hors du jeu courant de la séduction même de la bienséance tout simplement </em></p>
<p style="text-align: left"><em>ses épaules bombées musclées la bretelle large de du soutien-gorge blanc</em></p>
<p style="text-align: left"><em>le col sali d&rsquo;un tee-shirt qui bâillait sur son cou charnu</em></p>
<p style="text-align: left"><em>je n&rsquo;aimais pas ça je lui en voulais je vous en voulais je lui en voulais je vous </em></p>
<p style="text-align: left"><em>JE NE DOIS PAS REPETER </em></p>
<p style="text-align: left"><em>épaules bombées cou charnu bras opulents on ne montre pas ces choses-là je lui en voulais je vous </em></p>
<p style="text-align: left"><em>PAS REPETER OK ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>mais épaules cou bras tant de tant de chair sauvage &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 46 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Parfois mes élèves m&rsquo;apparaissent comme de grands fauves que la faim a conduits dans ma classe</em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est de moi qu&rsquo;ils veulent se nourrir et non de ma parole </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai claqué des mains et leur attention s&rsquo;est tournée vers Daniella et leur faim était inassouvissable j&rsquo;ai respiré d&rsquo;être épargnée</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mes élèves sont de grands fauves auxquels je parviens généralement à faire oublier la faim </em></p>
<p style="text-align: left"><em>mon cours est paisible ma voix fluide et sereine et je les tiens par des prestiges très simples&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 54 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Oui parents Daniella m&rsquo;a beaucoup écrit avant sa mort</em></p>
<p style="text-align: left"><em>elle m&rsquo;a submergée de textes et de propos que je n&rsquo;avais ni le don ni l&rsquo;envie de comprendre</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sachant que ce qu&rsquo;écrivent les très jeunes gens intelligents est toujours frappé au coin de l&rsquo;autosatisfaction et de l&rsquo;excès et d&rsquo;une légère et complaisante paranoïa je n&rsquo;avais aucune raison</em></p>
<p style="text-align: left"><em>non j&rsquo;avais toutes les raisons de ne pas accorder à ce qu&rsquo;elle m&rsquo;envoyait l&rsquo;attention qu&rsquo;elle espérait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Royan, La professeur de français, Marie NDiaye, Gallimard, 9,50€ </strong></em></p>
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		<title>L&#8217;amour comme un ouragan&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/22/lamour-comme-un-ouragan/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/22/lamour-comme-un-ouragan/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 08:11:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amour entre deux femmes]]></category>
		<category><![CDATA[colère]]></category>
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		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Un premier roman ? Allez, laissez-vous tenter&#8230; Celui que je vais vous présenter mérite toute votre attention. Il est brillant, tourbillonnant, vif, sensible&#8230; et finalement tragique. Son auteure, Pauline Delabroy-Allard, jeune trentenaire, signe là un premier roman jubilatoire. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de la narratrice (dont on ne connaîtra jamais le prénom), professeure de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Un premier roman ? Allez, laissez-vous tenter&#8230; Celui que je vais vous présenter mérite toute votre attention. Il est brillant, tourbillonnant, vif, sensible&#8230; et finalement tragique. Son auteure, <strong>Pauline Delabroy-Allard</strong>, jeune trentenaire, signe là un premier roman jubilatoire.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ca-raconte-Sarah.jpg" rel="lightbox[4521]"><img class="alignleft size-full wp-image-4523 colorbox-4521" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ca-raconte-Sarah.jpg" alt="Ca-raconte-Sarah" width="340" height="340" /></a>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de la narratrice (dont on ne connaîtra jamais le prénom), professeure de lettres, séparée, une petite fille de 4 ans et en pleine période &laquo;&nbsp;de latence&nbsp;&raquo; dans sa vie. A un dîner de réveillon, <strong>Sarah</strong> fait son entrée. Dans un tourbillon.</p>
<p>Violoniste concertiste, <strong>Sarah</strong> voyage de concert en concert. Elle est mal fagotée, parle mal, s&rsquo;enflamme, puis se fâche, se frappe. Rapidement, <strong>Sarah</strong> et la narratrice deviendront inséparables. Amies, puis amantes. Une découverte pour l&rsquo;une comme pour l&rsquo;autre. Et le début d&rsquo;une passion. Qui, apprend-on dès les premières pages du roman, finira mal. Par la mort de <strong>Sarah.</strong></p>
<p><span id="more-4521"></span></p>
<p>La narratrice nous emmène dans son histoire, celle de <strong>Sarah</strong>. Au fil des pages se décline l&rsquo;urgence amoureuse qui les lie. Jusqu&rsquo;à ce que la narratrice n&rsquo;en puisse plus. L&rsquo;abandonne. Se sauve, folle de chagrin, à Trieste en Italie alors que <strong>Sarah</strong> meurt d&rsquo;un cancer.</p>
<p>Cette fuite marque la deuxième partie de ce premier roman inspiré. Le rythme des phrases courtes, saccadées, s&rsquo;allonge. C&rsquo;est le temps du récit après celui de l&rsquo;obsession, du ressassement.</p>
<p>Mais <strong>Sarah</strong> est toujours là, à  toutes les pages.  Car ce roman, <strong>&laquo;&nbsp;Ça raconte Sarah&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/1NnYRD33TOY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center">Extraits</p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Elle insiste pour partir en vacances avec ma fille et moi. Elle ne sait pas que je préférerais partir seule, que je suis épuisée par cette histoire, par sa présence dans ma vie. Dans le train de nuit, elle occupe la couchette en face de la mienne  les couchettes du haut. Elle laisse sa loupiote allumée. Lorsque l&rsquo;enfant s&rsquo;endort, juste en dessous, sur une des couchettes du milieu, elle baisse lentement le drap de la SNCF le long de son corps, elle me regarde dans les yeux, et elle se caresse lentement les seins.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 136:</strong><em>&laquo;&nbsp;Je l&rsquo;ai tuée parce qu&rsquo;elle me rendait folle. Je l&rsquo;ai tuée parce qu&rsquo;elle ne voulait plus m&rsquo;aimer. Je ne sais plus. Un blanc, dans mon esprit. Je ne sais ce qui s&rsquo;est passé. Nous avions fait l&rsquo;amour, ça, d&rsquo;accord. Et après ? Est-ce qu&rsquo;elle est vraiment morte, au moins ? Je ne sais plus. J&rsquo;ai tout oublié.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 158 : </strong><em><strong>&laquo;&nbsp;</strong>Je fais ça depuis quelques jours, le même trajet, la même attente, là-bas, au milieu des herbes folles et jaunies, assise sur le petit banc bleu. Je fais ça depuis une semaine, peut-être,je ne sais pas, je ne sais plus. Je n&rsquo;ai pas de calendrier, pas de montre. Je suis un passager clandestin.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ça raconte Sarah&nbsp;&raquo;, Pauline Delabroy-Allard, Les Editions de Minuit, 15 euros.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>Prendre le large pour ne pas sombrer</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 Sep 2018 06:54:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; &#160; Quelle joie de retrouver l&#8217;écriture et le style d&#8217;Ingrid Thobois ! J&#8217;ai découvert cette auteure au hasard d&#8217;une chronique dans un magazine féminin. C&#8217;était à propos du livre &#171;&#160;Le plancher de Jeannot&#160;&#187; dont vous pouvez retrouver le post ici. Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" rel="lightbox[4374]"><img class="alignleft size-full wp-image-4377 colorbox-4374" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" alt="MISS SARAJEVO" width="250" height="322" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quelle joie de retrouver l&rsquo;écriture et le style d&rsquo;<strong>Ingrid Thobois</strong> ! J&rsquo;ai découvert cette auteure au hasard d&rsquo;une chronique dans un magazine féminin. C&rsquo;était à propos du livre <strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;</strong> dont vous pouvez retrouver le post <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/">ici</a></strong>.</p>
<p>Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs romans, elle écrit aussi pour la jeunesse) avec <strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;</strong>, un roman puissant qui s&rsquo;étale sur plusieurs décennies, entre Paris, Rouen et Sarajevo.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Joaquim.</strong> On ne rencontre à vingt ans, en 1993. A Sarajevo. Au coeur de la guerre, donc. Là, armé de son seul appareil-photo, il découvre un monde.  Se confronte à la mort. Et le pays natal de celle qu&rsquo;il aime, sa professeur, <strong>Ludmilla</strong>.</p>
<p>Au fil des semaines alors qu&rsquo;il réapprend une certaine joie d&rsquo;être au monde, installé dans une famille, il pense à la sienne. Une famille désunie, silencieuse qui n&rsquo;a toujours pas trouvé les mots pour expliquer et adoucir la mort voulue de <strong>Viviane</strong>, sa soeur cadette, qui s&rsquo;est jetée par la fenêtre de l&rsquo;appartement familial, à Rouen.</p>
<p>Personne n&rsquo;a su. Personne n&rsquo;a vu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4374"></span></p>
<p>On retrouvera <strong>Joaquim</strong> presque vingt-cinq ans plus tard. Il est devenu reporter de guerre. Son père vient de décéder. Et malgré la promesse qu&rsquo;il s&rsquo;était fait à lui-même, il reprend le Paris/Rouen pour rejoindre l&rsquo;appartement familial. Condition sine qua non à l&rsquo;ouverture de la succession. Vingt ans qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas mis les pieds.</p>
<p><strong>Joaquim</strong> est le seul &laquo;&nbsp;rescapé&nbsp;&raquo; de cette famille bourgeoise, mais bancale. Le temps d&rsquo;un trajet en train, tout lui revient. Les souvenirs, les questions, le secrets et les états d&rsquo;âme.</p>
<p>De page en page, une écriture juste et sensible. Au plus près des maux. Mais avec pudeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ingrid Thobois, âgée de 38 ans et qui vit désormais à Paris, explique l&rsquo;histoire de son nouveau roman ici  :</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/ksKzXncIDgs?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p><strong>La chanson &laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo; de U2  et Luciano Pavarotti  c&rsquo;est par là : </strong></p>
<iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/TNYX9Z74RoA?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>On ne se tue pas par abandon de la lutte – les religions ont inventé la rhétorique de cette prétendue lâcheté. On se suicide et on dévore la vie au nom d&rsquo;un seul et même scandale : l&rsquo;exiguïté du couloir de temps qui nous est alloué, dans lequel il nous est permis d&rsquo;avancer mais jamais de faire demi-tour, ni de nous arrêter. On se tue après avoir longuement soupesé la vie, analysé ses accélérations et décélérations, afflux et reflux sanguins dans la carotide, et la sensation de vide qui s&rsquo;ensuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 63-64 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Que sait-on du couple qui nous a enfantés ? De la manière dont ces deux-là se sont aimés ? Joaquim n&rsquo;a aucun souvenir de ses parents s&rsquo;embrassant, se photographiant. Il ne leur a connu ni amis ni confidents. Jamais un coup de téléphone à qui que ce soit pour s&rsquo;ouvrir d&rsquo;une joie, d&rsquo;une peine, d&rsquo;une question. Chez les Sirvins, la famille est un bloc. Fissuré de toutes parts, c&rsquo;est encore un bloc. Le père, la mère, le frère et la soeur n&rsquo;ont pas de vie propre. Ils surjouent la famille dans le coffrage du silence et vivent en autarcie dans les interstices du secret. Pour épicentre, il y a le corps effacé de Viviane, venu en remplacer un autre, ce qu&rsquo;aucun des enfants ne sait. Cet autre, c&rsquo;est l&rsquo;enfant né à égale distance de Joaquim et de Viviane, jamais revenu de la maternité, et que les parents ont fait passer pour un souvenir inventé. Seul le père trouve à échapper au poids de ce tabou. Grâce à son métier,. Grâce à la chasse. Grâce à la course à pied.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 134 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les snipers ont pris la voiture pour cible. Lorsque Vesna fait demi-tour sur deux roues, écrasant l&rsquo;accélérateur tout en plongeant sa tête au ras du volant, ordonnant à Joaquim d&rsquo;en faire autant, c&rsquo;est à peine si le garçon comprend que l&rsquo;amoncellement de gravats dans le rétroviseur est tout ce qu&rsquo;il reste de la maison de Ludmilla. Plus loin, Vesna regarde sa montre, puis le ciel. L&rsquo;avion qui a déposé Joaquim, et qui aurait pu le ramener ce soir à Split, est en train de s&rsquo;effacer dans l&rsquo;indifférence du coucher de soleil, imprimant au ciel quatre sillages sombres. Le prochain ne se posera pas à Sarajevo avant une semaine. Le soir est d&rsquo;une beauté incompréhensible&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;, Ingrid Thobois, éditions Buchet-Chastel, 16 €</strong></em></p>
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		<title>Face à face hypnotique sous la neige</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/06/25/face-a-face-hypnotique-sous-la-neige/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Jun 2018 07:13:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Voilà encore un roman devant lequel j&#8217;aurais pu passer sans le voir. Grave erreur ! Heureusement, mes deux libraires préférées ( à Tours et à Quimperlé, en Bretagne) m&#8217; ont, chacune à leur tour, vanté les talents de Christian Guay-Poliquin, qui signe avec &#171;&#160;Le poids de la neige&#160;&#187;, son deuxième roman, largement primé de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà encore un roman devant lequel j&rsquo;aurais pu passer sans le voir. Grave erreur ! Heureusement, mes deux libraires préférées ( à Tours et à Quimperlé, en Bretagne) m&rsquo; ont, chacune à leur tour, vanté les talents de <strong>Christian Guay-Poliquin</strong>, qui signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Le poids de la neige&nbsp;&raquo;</strong>, son deuxième roman, largement primé de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique ( dont le prix France-Québec).</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-le-poids-de-la-neige.jpg" rel="lightbox[4264]"><img class="alignleft size-full wp-image-4267 colorbox-4264" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-le-poids-de-la-neige.jpg" alt="zoom-le-poids-de-la-neige" width="380" height="542" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans son premier roman déjà, une panne d&rsquo;électricité faisait partie du décor, de l&rsquo;histoire. On la retrouve ici, en plein hiver, dans une petite bourgade déjà isolée qui, pendant les longs mois de l&rsquo;hiver canadien, va se retrouver totalement coupée du monde.</p>
<p>De quoi exacerber les tensions, de faire naître aussi des solidarités, parfois de façade seulement.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est simple. Et tragique. Un homme, qui a quitté le village depuis dix ans, visiblement en mauvais termes avec son père, revient. Il sait que ce dernier est en train de mourir. Il reviendra trop tard cependant et est victime d&rsquo;un accident, grave. Les jambes écrasées, il ne peut être évacué ni réellement pris en charge à cause de la neige, de la panne d&rsquo;électricité.</p>
<p>C&rsquo;est <strong>Matthias</strong>, lui aussi échoué là depuis déjà plusieurs semaines, qui va devoir prendre en charge le blessé. Il le soigne, le nourrit et pourra ainsi espérer regagner la ville et sa femme qui l&rsquo;attend ( c&rsquo;est en tout cas ce qu&rsquo;il dit) dès le premier convoi organisé, au printemps. A l&rsquo;écart du village, les deux hommes vont devoir cohabiter.  C&rsquo;est l&rsquo;homme blessé qui raconte.  Il n&rsquo;a pas encore recouvré l&rsquo;usage de la parole ni celui de ses jambes. <strong>Matthias,</strong> sexagénaire ou septuagénaire, veille sur lui. Il y a aussi des visites, celles de <strong>Maria</strong> la vétérinaire, de <strong>José,</strong> de <strong>Joseph</strong>, d&rsquo;autres encore qui voient dans le jeune homme secouru, mécanicien de métier, l&rsquo;occasion de pouvoir enfin fuir&#8230;</p>
<p>D&rsquo;une cohabitation non choisie qui n&rsquo;est pas simple va naître une complicité laborieuse. Mais il y a la neige, le silence, le temps qui passe et cet hiver qui n&rsquo;en finit pas. Il y a les rancoeurs, les petites trahisons, les larcins et ce quotidien colmaté qui les tue à petit feu&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4264"></span></p>
<p>Dans une ambiance devenue menaçante, le fascinant décor devient mortifère au fil des pages. La tension narrative est palpable. Chaque geste est pensé, pesé. Tout compte. Un roman fascinant. Vraiment.</p>
<p><strong>Ici, une vidéo dans laquelle l&rsquo;auteur explique son intention d&rsquo;écriture : </strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/9ioqJv7yXvg?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 18 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je connais pourtant ce décor par coeur. Je l&rsquo;observe depuis longtemps. Je ne me souviens plus vraiment de l&rsquo;été, à cause de la fièvre et des médicaments, mais j&rsquo;ai vu le lent mouvement du paysage, le ciel gris de l&rsquo;automne, la lumière rougeoyante des arbres. J&rsquo;ai vu les fougères se faire mâcher par le givre, les hautes herbes casser à la moindre brise, les premiers flocons se poser sur le gel gelé. J&rsquo;ai vu les traces laissées par les bêtes qui inspectaient les alentours après la première neige. Depuis, le ciel n&rsquo;en finit plus d&rsquo;ensevelir le décor. L&rsquo;attente domine le paysage. Et tout a été remis au printemps. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 52 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Avant la neige, tu ne voulais rien avaler et voilà que tu manges comme un goinfre. Comme un porc. Souvent, j&rsquo;ai eu peur que la fièvre t&rsquo;emporte. Mais tu t&rsquo;en es sorti à chaque fois. Tu es mon obstacle, mon contretemps. Et mon billet de retour. Tu as beau rester de glace, je sais que tu t&rsquo;accroches désespérément à mes phrases. Tu supportes peut-être bien la douleur, mais tu crains la suite. Alors je te raconte des choses. N&rsquo;importe quoi. Quelques éclats de souvenirs, de fantômes, de mensonges. Chaque fois ton visage s&rsquo;éclaircit. Pas beaucoup, mais un peu. Le soir, je te parle aussi de mes lectures. Longuement parfois, jusqu&rsquo;à ce que l&rsquo;aube chasse la nuit. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Tu devrais peut-être t&rsquo;étendre sur le divan, lui dis-je doucement. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ses yeux s&rsquo;ouvrent alors comme les tisons d&rsquo;une forge sous les coups d&rsquo;un soufflet. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est toi qui me dis quoi faire maintenant ? C&rsquo;est toi qui me maternes ? C&rsquo;est toi qui décides désormais, qui commandes ? Tu boites peut-être, mais tes plaies se sont bien refermées. Tu n&rsquo;as plus besoin de moi, c&rsquo;est ça ? Ma présence t&rsquo;encombre, te dérange, et tu cherches à me le faire comprendre. Tu vas mieux, certes, mais qu&rsquo;est-ce que tu comptes faire maintenant ? Tu as quelque part où aller ? Tu veux rester ici ? La neige s&rsquo;accumule, la nourriture manque et les gens désertent le village. Je ne peux pas croire que je suis encore ici, vocifère-t-il entre ses dents, je ne sais même plus comment tout cela est arrivé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ses pupilles convergent dans ma direction</em>, comme un viseur qui me garde en joue.</p>
<p style="text-align: left">C&rsquo;est de la faute, tout est de la faute !&nbsp;&raquo;</p>
</blockquote>
<p><em> </em></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Le poids de la neige&nbsp;&raquo;, Christian Guay-Poliquin, Les éditions de l&rsquo;Observatoire, 19 €.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Tout foutre en l&#8217;air&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/11/16/tout-foutre-en-lair/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/11/16/tout-foutre-en-lair/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 Nov 2017 08:46:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["La fuite"]]></category>
		<category><![CDATA[accident]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Un premier roman, ça faisait longtemps, non ? Je sais, c&#8217;est un peu ma marotte ! Cette fois, je vous entraine dans l&#8217;univers imaginé par Paul-Bernard Moracchini, un trentenaire qui se partage entre Nice, La Corse et bientôt Paris, nous explique sa maison d&#8217;édition, Buchet Chastel. Après un parcours scientifique bien rempli, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ffff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-fuite.jpg" rel="lightbox[4081]"><img class="alignleft size-full wp-image-4083 colorbox-4081" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-fuite.jpg" alt="la fuite" width="250" height="414" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un premier roman, ça faisait longtemps, non ? Je sais, c&rsquo;est un peu ma marotte ! Cette fois, je vous entraine dans l&rsquo;univers imaginé par<strong> Paul-Bernard Moracchini</strong>, un trentenaire qui se partage entre Nice, La Corse et bientôt Paris, nous explique sa maison d&rsquo;édition, <strong>Buchet Chastel</strong>.</p>
<p>Après un parcours scientifique bien rempli, ce dernier a choisi de se consacrer uniquement à l&rsquo;écriture et la composition. Musicien professionnel (guitariste, chanteur et harmoniciste) au sein de plusieurs formations, <strong>Paul-Bernard Moracchini</strong> n&rsquo;a jamais cessé d&rsquo;écrire depuis qu&rsquo;en 2015, il a été été lauréat du Prix Jeune écrivain.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;La fuite&nbsp;&raquo;</strong> est donc son premier roman. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un homme et d&rsquo;une fuite. Devenu prisonnier d&rsquo;une société, d&rsquo;un mode de vie qu&rsquo;il a fini par mépriser, un homme, jeune, s&rsquo;en va. Comme ça. Quitte la ville, sa vie pour s&rsquo;enfoncer dans la forêt. Sans que l&rsquo;on sache précisément où. Seul un chien, <strong>Lione</strong>, l&rsquo;accompagnera dans sa quête d&rsquo;autre chose.</p>
<p>Un roman ramassé, qui laisse entendre une petite musique un peu désespérée. Une errance onirique, parfois poétique, mais avec, toujours, un fusil à la main.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;ancien petit garçon qui avait grandi à la campagne avant de devoir rejoindre la ville pour raisons de santé, retourne alors à son animalité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 29 :</strong><em>&laquo;&nbsp;On la croirait remontée des profondeurs abyssales, puis abandonnée au soleil d&rsquo;une terrasse d&rsquo;été. Le jabot de murène craquelle sur toute sa surface. Mon regard le parcourt de bas en haut pour se figer sur une bouche fripée comme un derrière de chien et peinturlurée d&rsquo;une rouge sang de boeuf. Comme je la regarde avec insistance, la triste vamp s&rsquo;esclaffe. Spectacle d&rsquo;épouvante. Elle me ramène soudain à tout ce que je voudrais laisser derrière moi. Son masque pittoresque des campagnes a pu me tromper un moment, mais elle est en réalité aussi insupportable que les hommes de la ville, que les hommes du train ou ceux de la gare. Plus je fuis et plus j&rsquo;ai besoin de fuir plus loin encore. Mon seuil de tolérance envers mes semblables est au plus bas. Il ne s&rsquo;agit plus de quitter le quotidien morne d&rsquo;un carcan social, c&rsquo;est au-delà&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 67 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Plusieurs semaines passèrent. La peau tannée du sanglier était posée sur ma couche et, après chaque repas, je m&rsquo;étendais sur le lit tandis que mes orteils se perdaient entre les soies et les poils longs de la hure. Alors j&rsquo; m&rsquo;égarais à la fantaisie d&rsquo;une sieste. C&rsquo;était devenu une habitude, un caprice modeste, mais confortable. D&rsquo;ailleurs, j&rsquo;avais à présent tout le confort nécessaire, ou peut-être avais-je sans le savoir revu à la baisse ma notion du confort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 121 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La rencontre avec Camille devait être aussi fade et superficielle qu&rsquo;une de nos présentations PowerPoint puisque je ne m&rsquo;en souviens que de manière très vague. Suite à une romance à distance de quelques mois, ma femme obtint sa mutation pour venir s&rsquo;installer dans ma toute nouvelle acquisition : un petit pavillon de banlieue. la maison était accompagnée d&rsquo;un crédit dont le nombre d&rsquo;années dépassait celui de mes anniversaires, ainsi que d&rsquo;un chien dont la race ne soupçonnait même pas la notion de chasse. Mais je portais le masque aveuglément et avais alors la conviction profonde que tout cela me plaisait et même me correspondait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;La fuite&nbsp;&raquo;, Paul-Bernard Moracchini, Buchet Chastel, 14€.</em></strong></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>Sous les frondaisons, captivante dystopie</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/24/sous-les-frondaisons-captivante-dystopie/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/24/sous-les-frondaisons-captivante-dystopie/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Oct 2017 07:13:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[" Notre vie dans les forêts"]]></category>
		<category><![CDATA[drones]]></category>
		<category><![CDATA[dystopie]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<category><![CDATA[totalitarisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Et si on se plongeait dans un roman de science-fiction ? Mais attention, écrit par Marie Darrieussecq. Et là, forcément, ça fait une sacrée différence. En même temps, je ne suis pas fan de science-fiction, tandis que les romans de cette auteure et psychanalyste m&#8217;ont très souvent plus. La preuve encore avec &#171;&#160;Notre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00ffff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-notre-vie-dans-les-forets.jpg" rel="lightbox[4069]"><img class="alignleft size-full wp-image-4072 colorbox-4069" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-notre-vie-dans-les-forets.jpg" alt="livre-notre-vie-dans-les-forets" width="120" height="176" /></a> Et si on se plongeait dans un roman de science-fiction ? Mais attention, écrit par <strong>Marie Darrieussecq</strong>. Et là, forcément, ça fait une sacrée différence. En même temps, je ne suis pas fan de science-fiction, tandis que les romans de cette auteure et psychanalyste m&rsquo;ont très souvent plus.</p>
<p>La preuve encore avec <strong>&laquo;&nbsp;Notre vie dans les forêts&nbsp;&raquo;</strong>, dernier opus en date. La dernière fois que Quatrième de couv a parlé de <strong>Marie Darrieussecq</strong>, c&rsquo;était <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/27/il-faut-beaucoup-aimer-les-hommes-nous-dit-elle/">ici</a></strong>.</p>
<p>Elle nous emmène cette fois dans une histoire étrange ( un peu comme avec <strong>&laquo;&nbsp;Truismes&nbsp;&raquo;</strong>, le premier roman qui l&rsquo;avait révélée au grand public). La narratrice se prénomme <strong>Viviane</strong>. Psychologue spécialiste du traumatisme, elle vit désormais dans la forêt avec d&rsquo;autres qui, comme elle, ont fui après avoir libéré plusieurs de leurs <em>&laquo;&nbsp;moitiés&nbsp;&raquo;</em>, des presque clones qui sont autant de <em>&laquo;&nbsp;réservoirs de pièces détachées&nbsp;&raquo;.</em> On ne sait rien du lieu où tous se cachent, rien de ce qui a bien pu se passer.</p>
<p><span id="more-4069"></span></p>
<p>Reste la volonté farouche, vitale même, de <strong>Viviane</strong> à tout raconter. Vite. A expliquer ce qui se passe, à parler de <strong>Marie</strong>, sa moitié depuis qu&rsquo;elle est enfant, à revenir sur les échanges avec ses patients d&rsquo;avant, à évoquer son histoire d&rsquo;amour, la relation à son chien, etc.</p>
<p>Un roman court, tout en tension, drôle et effrayant à la fois. Un texte post-traumatique pour mieux dénoncer une mainmise technologique totalitaire, encadrée par des robots et des drones. Un roman politique donc. Le prolongement d&rsquo;une nouvelle publiée il y a vingt ans déjà et qui résonne de manière particulière alors qu&rsquo;ici et là dans le monde, des situations se tendent, des conflits se cristallisent avec, toujours, une menace pesant lourdement sur la liberté.</p>
<p>Une dystopie captivante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure évoque son nouveau roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/sbAjafjHPNQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 28-29 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je faisais partie de ces pools de psys d&rsquo;urgence qu&rsquo;on a mis sur tous les gros coups du début du millénaire. Sale époque. Mais je traitais aussi les accidents banals, la voiture emboutie et le bruit qui perdure dans la tête, le boum, les acouphènes, les phobies qui s&rsquo;installent, la routine du traumatisme. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Jusqu&rsquo;à ce cliqueur qu&rsquo;on m&rsquo;adresse pour un simple stress au travail. Il avait vécu une échauffourée, je n&rsquo;appelle pas ça un attentat. Quand il était gamin, au lycée, ils avaient été confinés pendant qu&rsquo;un assaillant déambulait avec une machette. J&rsquo;ai des collègues qui traitent les assaillants. Ça m&rsquo;aurait intéressée je crois. Bon, mon patient remettait lui-même à sa juste place cet incident qui n&rsquo;avait pas plus coupé sa vie en deux que le jour où sa mère lui avait annoncé que son père n&rsquo;était pas son père – il y a une routine de la vie psychologique humaine.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 62 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Tout ça se situe avant le patient zéro mais ça m&rsquo;a quand même perturbée. J&rsquo;en référais à mon contrôleur mais j&rsquo;ai eu des crises d&rsquo;asphyxie plus fréquentes que d&rsquo;habitude. Je suis née avec un seul poumon. Marie, grâce à la génétique, en avait deux forcément, elle est parfaite Marie, donc j&rsquo;ai subi une assez lourde opération, à l&rsquo;âge de trois ans, où on m&rsquo;a greffé un poumon de Marie. Aucun souvenir, mais ma mère m&rsquo;en parlait souvent, elle pleurait à chaque fois et ça me perturbait. La greffe n&rsquo;a jamais vraiment pris. La cicatrice me faisait mal. Je peux à peine lever le bras tellement les tissus sont raides. Et puis, toujours essoufflée. Les psys qui m&rsquo;avaient en charge à l&rsquo;époque disaient que c&rsquo;était l&rsquo;angoisse, qui compromettait la prise de la greffe. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 151-152 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Nous, les fugitifs, nous récupérons des moitiés dès que nous pouvons. Au début je croyais que la motivation était la même pour tous : cette nostalgie que je ressentais, moi, d&rsquo;avoir été longtemps loin de Marie. Si longtemps à ne pas pouvoir la toucher, lui parler, si longtemps face à son sommeil. J&rsquo;ai cru qu&rsquo;on voulait tous retrouver nos moitiés à cause de ce manque. En fait, c&rsquo;est plus compliqué. J&rsquo;en viens à me dire que nous avons chacun une histoire différente avec nos moitiés. En tout cas, quand je suis arrivée, une attaque avait été organisée contre un petit centre de province, un black-out provoqué pendant lequel une dizaine de moitiés avaient pu être récupérées et transportées dans un camion. Ça restait des actions ponctuelles, me disait le cliqueur. Cet amateurisme l&rsquo;énervait. Un plan de plus grande envergure était en préparation. Il s&rsquo;agissait de vider entièrement le Centre , ils campaient dans cette forêt pour préparer leur coup.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Notre vie dans les forêts&nbsp;&raquo;, Marie Darrieussecq, P.O.L., 16€</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La France qui va mal, suite et fin</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/30/la-france-qui-va-mal-suite-et-fin/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/30/la-france-qui-va-mal-suite-et-fin/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Aug 2017 11:56:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
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		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vernon Subutex]]></category>
		<category><![CDATA[Vernon Subutex 3]]></category>
		<category><![CDATA[Virginie Despentes]]></category>

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		<description><![CDATA[Enfin ! Après un premier tome de dégringolade sociale (ici) et une fuite en avant tout aussi rock and roll dans le tome 2 (là) la fin de Vernon Subutex se devait d&#8217;être à la hauteur des deux précédents tomes de la trilogie imaginée par Virginie Despentes. Et elle l&#8217;est ! Le troisième et dernier [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vernon-subutex-3M454119.jpg" rel="lightbox[4000]"><img class="alignleft size-full wp-image-4004 colorbox-4000" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vernon-subutex-3M454119.jpg" alt="vernon-subutex-3,M454119" width="241" height="340" /></a></p>
<p>Enfin ! Après un premier tome de dégringolade sociale<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/">(ici) </a></strong>et une fuite en avant tout aussi rock and roll dans le tome 2 <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/25/les-enfants-du-rock-ont-le-blues-suite/">(là)</a></strong></p>
<p>la fin de <strong>Vernon Subutex</strong> se devait d&rsquo;être à la hauteur des deux précédents tomes de la trilogie imaginée par <strong>Virginie Despentes</strong>. Et elle l&rsquo;est ! Le troisième et dernier opus est de loin le plus éclatant (tant pis pour les dernières pages un peu too much quand même ).</p>
<p>Plutôt une bonne nouvelle compte tenu de l&rsquo;attente que l&rsquo;auteure a suscitée autour de son personnage de disquaire tombé dans la misère. Il aura ainsi fallu attendre un an et demi pour plonger à nouveau tête baissée dans ce roman de notre temps, cette chronique de notre époque, tellement moderne, totalement déboussolée entre terrorisme et messianisme, entre carcans religieux et repères sociaux désarticulés.</p>
<p>Noir c&rsquo;est noir. Définitivement. La France qui va mal reprend avec cette auteure rock and roll ( mais membre de l&rsquo;Académie Goncourt quand même !) une bonne dose de vitriol.</p>
<p><span id="more-4000"></span></p>
<p><strong>Vernon Subutex</strong> était, dès la fin du deuxième tome devenu une sorte de gourou. Là, au fil des pages, il surfe sur la vague des &laquo;&nbsp;Convergences&nbsp;&raquo;, ces rendez-vous ambulants qui sans autre force que celle des sons et de la musique transportent les participants dans une autre dimension. Un rendez-vous unique, magique.</p>
<p>Les personnages de la bande, hétéroclite, se sont désormais mis au vert. Un certain équilibre a été établi, mais tout va finalement s&rsquo;écrouler. Une affaire d&rsquo;héritage va tout faire exploser après avoir gangréné le groupe. Tout va partir à vau-l&rsquo;eau. <strong>Vernon Subutex</strong> s&rsquo;enfuit, les histoires se mélangent à nouveau et la société tout entière se déglingue. C&rsquo;est l&rsquo;année de Charlie Hebdo, du Bataclan&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 20-21 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Et à chaque convergence, Vernon se sent comme un asticot sur lequel on braquerait un puissant projecteur. Il a trop d&rsquo;importance. On l&rsquo;appelle le Shaman. Officiellement, c&rsquo;est pour rigoler. Dans les faits, il sent les regards sur son dos, une attente s&rsquo;entortille autour de sa colonne. Les gens le scrutent, méfiants, se demandant s&rsquo;il est une arnaque, ou le dévisagent, aimants, convaincus qu&rsquo;il peut les sauver. Il ne sait trop comment s&rsquo;y prendre pour garder sa désinvolture alors que tout repose sur lui. Heureusement, il n&rsquo;a pas assez de suite dans les idées pour se prendre la tête bien longtemps. Il pense “c&rsquo;est trop de stress, j&rsquo;agonise” et la minute d&rsquo;après, il est en train de regarder une feuille sur un arbre et ça l&rsquo;absorbe complètement. Ca limite la prise de tête. Mais tout de même, il découvre la peur de perdre. Jamais de sa vie il n&rsquo;a flippé de perdre ce qu&rsquo;il avait : il a toujours eu l&rsquo;impression que ça ne dépendait pas de lui. A présent, il jouit d&rsquo;un confort qui n&rsquo;est pas matériel – ils dorment dans des maisons vides, quand il y a des maisons, rarement chauffées, ils s&rsquo;installent à côté de sources quand il n&rsquo;y a pas l&rsquo;eau courante et font des toilettes à l&rsquo;extérieur par moins sept, ils mangent dans des gamelles – et pourtant ils vivent dans le luxe. Ils sont convaincus de partager une expérience à part, une extra ball que la vie ne leur devait pas, quelque chose d&rsquo;octroyé, de magique. Et il ne veut pas pas que ça s&rsquo;arrête&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 187 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Vernon est un peu brassé, il a trop bu la veille. Il s&rsquo;ennuyait. Il n&rsquo;a rempli son verre que trois ou quatre fois au cours de la soirée, mais son estomac a perdu l&rsquo;habitude, ou alors il couve quelque chose. Il s&rsquo;est réveillé vaseux. Comme tous les matins, il a eu besoin de quelques secondes avant de se souvenir qu&rsquo;il n&rsquo;était plus avec les autres. Son esprit résiste – veut croire que c&rsquo;est un mauvais rêve. Que tout va rentrer dans l&rsquo;ordre. Chambre d&rsquo;hôtel. Spacieuse. Double rideaux bordeaux. Il a bien fallu réaliser que tout cela est bien vrai. Il est parti. Sur un coup de tête, une impulsion dont il aimerait croire qu&rsquo;elle était intuitive. Il a imaginé qu&rsquo;on le retiendrait, qu&rsquo;on ne le laisserait pas faire. Ca ne paraissait pas tout à fait réel. Il ne ressentait rien, il ne s&rsquo;attendait pas à faire ce qu&rsquo;il a fait. Pamela l&rsquo;a appelé, lui a demandé s&rsquo;il avait menti. Il a senti le sol se dérober sous ses pieds. C&rsquo;est fou ce que la confiance est fragile. Des individus avec qui il a partagé tant de choses – il a suffi d&rsquo;une réflexion pour qu&rsquo;il sente que c&rsquo;était terminé. Sa place n&rsquo;était plus parmi eux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 388 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Si Vernon laisse une pensée se dérouler – il voit le matériel. Les grenades la kalach les balles. Ces objets qui sont fabriqués. Qui n&rsquo;ont pas été détournés de leur usage. Ils sont produits dans des usines pour ça. Tuer démembrer arracher brûler. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;accident. Il y a des objets performants. On sait ce qu&rsquo;ils deviendront. A quoi ils serviront. Il n&rsquo;y a aucune ambiguïté. Les gens sont choqués. Il y a pourtant peu de chance pour qu&rsquo;une grenade serve de presse-papiers. Elle fait ce qu&rsquo;elle  a à faire, le grenade. Comme la kalach. Comme le fusil. La seule variante de l&rsquo;équation, c&rsquo;est : connaissais-tu les gens avant qu&rsquo;ils deviennent des cadavres ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 3&Prime;, Virginie Despentes, Grasset, 19,90€</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>Une femme, une arme, un destin&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/06/28/une-femme-une-arme-un-destin/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Jun 2016 19:14:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[abandon]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<description><![CDATA[Il faut toujours faire confiance à son libraire ! La preuve avec ce roman qu&#8217;une amoureuse des livres m&#8217;a mis entre les mains, à Tours, il y a quelques semaines. Une idée de lecture pour vos vacances ? Allez savoir&#8230; Bonne pioche !  J&#8217;ai dévoré &#171;&#160;La femme au colt 45&#8243;, écrit par Marie Redonnet, et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-femme-au-colt-45.jpg" rel="lightbox[3615]"><img class="alignleft wp-image-3618 size-medium colorbox-3615" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-femme-au-colt-45-230x300.jpg" alt="la-femme-au-colt-45" width="230" height="300" /></a>Il faut toujours faire confiance à son libraire ! La preuve avec ce roman qu&rsquo;une amoureuse des livres m&rsquo;a mis entre les mains, à Tours, il y a quelques semaines. Une idée de lecture pour vos vacances ? Allez savoir&#8230;</p>
<p>Bonne pioche !  J&rsquo;ai dévoré <strong>&laquo;&nbsp;La femme au colt 45&Prime;</strong>, écrit par <strong>Marie Redonnet</strong>, et publié aux éditions Le Tripode.</p>
<p>Avec ce court roman, <strong>Marie Redonnet</strong>, qui avait signé son premier roman en 1986, revient après des années de silence ( son dernier roman date de 2005). Et offre le portrait, au scalpel, d&rsquo;une femme libre.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Celle de <strong>Lora Sander</strong>. Une comédienne qui doit quitter son pays et se réfugier dans un autre, compte tenu du contexte politique. Une femme qui doit vivre séparée un moment de <strong>Zuka</strong>, l&rsquo;homme qu&rsquo;elle aime, metteur en scène ( il a été arrêté), une femme qui a laissé partir son fils <strong>Giorgio</strong> de son côté. Pour se défendre, un colt 45, hérité de son père et sa soif de liberté chevillée au corps. L&rsquo;arme la protégera-t-elle vraiment ? Pas si sûr.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3615"></span></p>
<p>Un roman, court, écrit tantôt à la première personne, tantôt par une voix narratrice, dès que le décor et les personnages changent.<strong> Lora Sander</strong> en rencontre beaucoup. Bons ou mauvais. Qui l&rsquo;aident ou veulent lui nuire.</p>
<p>Mais tout est écrit autour des péripéties qui lui font traverser l&rsquo;Azirie, tombée sous le joug d&rsquo;une dictature pour arriver en Santarie, à la frontière, de l&rsquo;autre côté du fleuve. Au fil des péripéties, l&rsquo;urgence.</p>
<p>Une écriture sèche, précise. Et qui donne son rythme au roman. On veut aller au bout. Savoir si, comme elle le désire, <strong>Lora Sander</strong> va réussir, seule, à être celle qui lui ressemble.</p>
<p>La métamorphose d&rsquo;une femme&#8230; et une très chouette découverte.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 26 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je croyais ne jamais quitter le Magic Théâtre. Le ministre de la Culture a brusquement décidé de le fermer sous prétexte qu&rsquo;il était vétuste et que les règles de sécurité n&rsquo;y étaient pas respectées. En fait il juge que les pièces de Zuka sont trop critiques et qu&rsquo;elles encouragent la sédition. C&rsquo;est pour cette raison que Zuka a été arrêté. Moi aussi qui jouais dans ses pièces je suis subversive. Giorgio était contre le principe de non-violence que lui a enseigné Zuka. Il pense que ce n&rsquo;est pas seulement en faisant du théâtre qu&rsquo;on peut renverser la dictature du général Rafi [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle est nue. Elle prend son colt et vise. Elle éclate de rire. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Les chauffeurs des camions frigorifiques du camping, ils sont tous là dans le noir à me mater. Ils restent à distance et ne font pas un geste car ils savent que mon colt est chargé et que s&rsquo;il y en avait un qui s&rsquo;avançait je n&rsquo;hésiterais pas à tirer. Pour eux je suis la femme au colt 45. J&rsquo;ai réussi à gagner leur respect. Quand je vais aux toilettes et à la douche, ils ne cherchent pas à me toucher. S&rsquo;il y en avait un qui s&rsquo;y risquait, ils le massacraient. Au camping, j&rsquo;ai réussi à m&rsquo;imposer. Grâce à moi Manou peut dormir tranquille.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle enfile un survêtement et des tennis. Elle sort du camion pizza, traverse le camping et va s&rsquo;asseoir au bord du fleuve.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 77 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle se tait un instant, perdue dans ses pensées. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– “Je ressens un vide depuis que j&rsquo;ai vendu mon colt. Rien ne peut le remplacer. C&rsquo;est comme si j&rsquo;avais perdu mon père une deuxième fois. J&rsquo;avais beau le haïr, je ne pouvais pas m&rsquo;empêcher de l&rsquo;aimer. C&rsquo;était plus fort que moi même si ça me faisait du mal. Mon colt, c&rsquo;est le seul cadeau qu&rsquo;il m&rsquo;ait fait ! Juste avant sa mort comme s&rsquo;il avait voulu s&rsquo;en débarrasser. Ce n&rsquo;était pas son genre de faire un cadeau à sa fille. A quoi pensait-il en me le donnant ? Il m&rsquo;a appris à tirer quand j&rsquo;étais petite. C&rsquo;était comme un jeu qu&rsquo;il partageait avec moi, le seul qu&rsquo;il m&rsquo;autorisait. Il ne ratait jamais sa cible.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La femme au colt 45&Prime;, Marie Redonnet, Le Tripode, 15€.</strong></em></p>
</blockquote>
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