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	<title>Quatrième de couv &#187; décès</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>A ce père qu&#8217;il n&#8217;a pas compris&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Nov 2023 14:37:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quel plaisir de retrouver Rachid Benzine ! L&#8217;auteur de Ainsi parlait ma mère, de Dans les yeux du ciel et de Voyage au bout de l&#8217;enfance est présent sur les tables des librairies pour cette rentrée littéraire. Avec Les silences des pères, l&#8217;islamologue, chercheur et écrivain, nous emmène dans un road trip de la mémoire. L&#8217;histoire ? Un fils, Français d&#8217;origine marocaine et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/147776_couverture_Hres_0.jpg" rel="lightbox[6499]"><img class="alignleft size-full wp-image-6501 colorbox-6499" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/147776_couverture_Hres_0.jpg" alt="147776_couverture_Hres_0" width="409" height="600" /></a></p>
<p>Quel plaisir de retrouver <strong>Rachid Benzine</strong> !</p>
<p>L&rsquo;auteur de <a style="font-style: italic;font-weight: bold" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/07/a-cette-femme-quil-aimera-toujours/">Ainsi parlait ma mère</a>, de <strong><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/">Dans les yeux du ciel</a> et de <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/07/voyage-au-bout-de-lenfer-a-hauteur-denfant/">Voyage au bout de l&rsquo;enfance</a> </em></strong>est présent sur les tables des librairies pour cette rentrée littéraire.</p>
<p>Avec <em><strong>Les silences des pères</strong></em>, l&rsquo;islamologue, chercheur et écrivain, nous emmène dans un road trip de la mémoire.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Un fils, Français d&rsquo;origine marocaine et pianiste classique de renommée internationale, apprend au téléphone le décès de son père. Ils s’étaient éloignés : un malentendu, des drames puis des non-dits, et la distance désormais infranchissable.</p>
<p>Maintenant que l’absence a remplacé le silence, le fils revient à Trappes, le quartier de son enfance, pour veiller avec ses soeurs la dépouille du défunt et trier ses affaires. Tandis qu’il débarrasse l’appartement, il découvre une enveloppe épaisse contenant quantité de cassettes audio, chacune datée et portant un nom de lieu. Il en écoute une et entend la voix de son père qui s’adresse à son propre père resté au Maroc.</p>
<p>Il y raconte sa vie en France, année après année. Notre narrateur décide alors de partir sur les traces de ce taiseux dont la voix semble comme resurgir du passé.</p>
<p>Le nord de la France, les mines de charbon des Trente Glorieuses, les usines d’Aubervilliers et de Besançon, les maraîchages et les camps de harkis en Camargue : le fils entend l’histoire de son père et le sens de ses silences.</p>
<p>Un roman sensible, qui raconte la difficulté pour un père et son fils de se retrouver. De dépasser les non-dits et l&rsquo;incompréhension qui éloigne parfois ceux qui s&rsquo;aiment.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6499"></span></p>
<p>Un roman qui permet également de toucher du doigt le quotidien d&rsquo;un ouvrier émigré en France durant les années 50-60. Au document s&rsquo;ajoute alors une réflexion, tout en nuances, sur le deuil et le déni. Une fois encore Rachid Benzine fait mouche.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 21-22 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il a fallu qu&rsquo;il meure pour que je revienne. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Vingt-deux années. Et rien n&rsquo;a changé. La même dalle de béton. Les mêmes visages. Ceux d&rsquo;enfants devenus pères, de pères devenus grands-pères, de petits-enfants qui grandissent à l&rsquo;ombre des mêmes tours. Tout disparaîtra avec eux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Il n&rsquo;a pas souffert&nbsp;&raquo;, me disent mes soeurs comme pour me rassurer. Je n&rsquo;ose pas leur avouer que je le croyais déjà parti depuis plusieurs années. Qu&rsquo;il n&rsquo;était plus qu&rsquo;un lointain souvenir. &laquo;&nbsp;il est encore à l&rsquo;appartement, dans sa chambre. Si tu veux le voir.&nbsp;&raquo; Elles me remercient d&rsquo;être présent. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est important, ça lui aurait fait plaisir. &nbsp;&raquo; Je n&rsquo;ose pas leur dire que ce sont des paroles convenues. Que leur deuil n&rsquo;est pas le mien. Que pour pleurer quelqu&rsquo;un, il faut l&rsquo;avoir aimé. [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 54 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Ses doigts, en effet, racontent l&rsquo;envergure d&rsquo;une vie de labeur au fond d&rsquo;une mine. Le syndrome des &laquo;&nbsp;doigts blancs&nbsp;&raquo; &#8211; la vascularisation ne se fait plus. Ses phalanges ont quasiment perdu leur motricité. Je salue mon hôte mais avant même que je puisse en dire davantage, le vieil homme se relève brusquement : &nbsp;&raquo; Tu as sa voix&#8230; sa voix quand on est arrivés en France. C&rsquo;est comme si il était là. Tu es de la famille d&rsquo;Ahmed Chehlaoui, n&rsquo;est-ce pas ? &nbsp;&raquo; J&rsquo;acquiesce, je me présente. Il me serre dans ses bras et colle sa joue sur la mienne. Ses larmes salées se frayent un chemin jusqu&rsquo;à mes lèvres. Il se confond en excuses de ne pas avoir pu être à l&rsquo;enterrement. Les invocations qu&rsquo;il vient d&rsquo;achever c&rsquo;était pour lui, pour mon père, même si Allah, il n&rsquo;en doute pas, l&rsquo;avait déjà accueilli à bras ouverts en son Paradis.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 137 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je me retrouve sur une route silencieuse qui passe non loin du pont du Gard, dont la voie serpente entre des platanes grillés par le soleil du Midi. Je suis toujours sonné par la voix grésillante de mon père qui se superpose aux contours de ce paysage de garrigue. J&rsquo;entends encore une de ses phrases lapidaires, faite pour tirer un trait sur une vie, accepter l&rsquo;inacceptable : &laquo;&nbsp;Pour le mariage, j&rsquo;ai fait comme tu m&rsquo;as dit.&nbsp;&raquo; La bande magnétique s&rsquo;était comme étranglée à ces mots, et avait laissé place à un long silence.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Les silences des pères, Rachid Benzine, Seuil, 17,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand les convictions basculent&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/17/quand-les-convictions-basculent/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 07:50:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman ? Comme c&#8217;est bizarre Je dois bien avouer qu&#8217;à chaque rentrée littéraire, je les dévore, après une petite sélection quand même. Celui-ci s&#8217;inscrit dans l&#8217;une des thématiques de cette rentrée post-confinement, celle des &#171;&#160;pères singuliers&#160;&#187;. L&#8217;histoire ? Celle d&#8217;un père qui, après la mort de sa femme, assure l&#8217;éducation de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-QUIL-FAUT-DE-NUIT-OK.jpg" rel="lightbox[5358]"><img class="alignleft size-full wp-image-5360 colorbox-5358" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-QUIL-FAUT-DE-NUIT-OK.jpg" alt="CE QU'IL FAUT DE NUIT OK" width="195" height="326" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p>Un premier roman ? Comme c&rsquo;est bizarre <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5358" /> Je dois bien avouer qu&rsquo;à chaque rentrée littéraire, je les dévore, après une petite sélection quand même. Celui-ci s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;une des thématiques de cette rentrée post-confinement, celle des &laquo;&nbsp;pères singuliers&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Celle d&rsquo;un père qui, après la mort de sa femme, assure l&rsquo;éducation de ses deux fils. Tant bien que mal. Il y a <strong>Frédéric</strong> que tout le monde appelle <strong>Fus</strong> depuis des années et son benjamin, surnommé<strong> Gillou</strong>. L&rsquo;un joue au foot quand l&rsquo;autre se plonge dans les livres.  Le père, lui, travaille à la SNCF et s&rsquo;occupe de la section locale du Parti socialiste.</p>
<p>C&rsquo;est lui qui raconte. Les trois années de maladie de la &laquo;&nbsp;moman&nbsp;&raquo;, les études des enfants, le quotidien d&rsquo;un milieu populaire entre un père un peu perdu et deux ados qui grandissent, qui s&rsquo;affranchissent des choix paternels. Et puis la bascule.  Celle qui fait que, progressivement, <strong>Fus</strong> fasse la connaissance de jeunes proches de l&rsquo;extrême droite. Jusqu&rsquo;au drame. Une attaque, une vengeance, un mort, la prison et deux procès.</p>
<p><span id="more-5358"></span></p>
<p>Le père manque parfois de mots, de réactions. Il ne comprend pas. N&rsquo;accepte pas. Entre pudeur et retenue, il voit ses convictions ébranlées et son quotidien s&rsquo;effilocher.</p>
<p>Dans <strong>&laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;il faut de nuit&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Laurent Petitmangin</strong> avait envie de parler &laquo;&nbsp;du sentiment de déception, de son côté parfois irrémédiable. Puis sont venus d&rsquo;autres thèmes  : j&rsquo;ai voulu raconter la relation entre un père et son fils, mettre en évidence la difficulté, la pudeur infinie de cette relation, interroger l&rsquo;incapacité d&rsquo;un père à trouver les mots. Je voulais aussi raconter un certain monde. Ce roman n&rsquo;est pas autobiographique, mais il se nourrit de ma vie, bien sûr .&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Laurent Petitmangin</strong>, quinquagénaire, grand lecteur, travaille à Air France et écrit depuis une dizaine d&rsquo;années. Il entasse les manuscrits dans ses tiroirs, apprend-on.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 30-31 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il y avait déjà trois mois que la moman était partie, j&rsquo;avais évacué la peur de ne pas y arriver, de ne pas faire face à tout ce qu&rsquo;il y avait à organiser, à gérer. Tout ce que j&rsquo;avais déjà entrevu depuis trois ans. C&rsquo;était terrible à dire, mais c&rsquo;était presque plus facile maintenant qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus l&rsquo;hôpital, les soirées et les dimanches passés à attendre. Presque plus facile. Si elle m&rsquo;avait entendu. C&rsquo;était pourtant vrai, et les vacances n&rsquo;avaient jamais autant mérité leur nom. Plusieurs fois, je les avais emmenés casser la croûte à Luxembourg-ville. On s&rsquo;était fait la promenade des remparts, puis on était allés dans un petit restaurant où on attendait des heures, il y avait du monde, les enfants s&rsquo;étaient impatientés tellement ils avaient faim, mais les énormes steaks et les grosses frites, presque un quart de patate chacune, n&rsquo;en étaient que meilleures.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 113 :</strong><em> &nbsp;&raquo; [&#8230;] Ils voulaient savoir qui l&rsquo;avaient amoché de la sorte, et le fait que je l&rsquo;aie retrouvé comme ça ne validait rien de mon innocence à leurs yeux. Ils m&rsquo;avaient demandé ce que j&rsquo;avais fait le matin, avant d&rsquo;aller à Metz. Ce qui ne leur plaisait pas, c&rsquo;était que j&rsquo;ai emmené moi-même Fus à l&rsquo;hôpital. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 157 :</strong><em> [&#8230;] Tout m&rsquo;était insurmontable. Je portais sur le visage la détention de mon fils. L&rsquo;avocat n&rsquo;avait cessé de m&rsquo;appeler immédiatement après le procès. Il s&rsquo;était d&rsquo;abord contenté de messages courts, &laquo;&nbsp;Rappelez-moi s&rsquo;il vous plaît &nbsp;&raquo; puis, comme je ne répondais à aucun de ses appels, il s&rsquo;était épanché. Une longue supplique où il me disait que ce n&rsquo;était pas son intérêt financier de faire le forcing et de repasser du temps sur ce dossier &#8211; il m&rsquo;avait rappelé dans son message haletant, énervé, que ses émoluments rentraient strictement dans le cadre de l&rsquo;aide que nous avions touchée et que ce n&rsquo;était donc pas avec ça qu&rsquo;il allait gagner le moindre argent -, mais que ce n&rsquo;était pas la question, qu&rsquo;il fallait y aller. Il l&rsquo;avait redit plusieurs fois. Sur tous les tons possibles : &laquo;&nbsp;Une simple question de justice.&nbsp;&raquo; Il avait rajouté qu&rsquo;il me revenait de convaincre mon fils et qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas l&rsquo;éternité pour le faire. Je n&rsquo;en avais pas envie. Pas plus que je n&rsquo;avais envie de le visiter en prison.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;il doit à la nuit&nbsp;&raquo;, Laurent Petitmangin, La Manufacture de livres, 16,90€. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>“Nue” ou la fin du cycle Marie&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/25/nue-ou-la-fin-du-cycle-marie/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/25/nue-ou-la-fin-du-cycle-marie/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Sep 2013 07:14:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Poursuivons notre promenade à travers les romans de cette rentrée. Cette nouvelle étape nous mène tour près dans l&#8217;univers de Jean-Philippe Toussaint, auteur chéri sur ce blog. Et pour cause. Jean-Philippe Toussaint, écrivain et cinéaste belge, sait, depuis plus de dix ans, nous tenir en haleine avec une histoire d&#8217;amour simple&#8230; et très [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline"><strong><span style="color: #0000ff;text-decoration: underline">Rentrée littéraire</span></strong></span></p>
<p>Poursuivons notre promenade à travers les romans de cette rentrée. Cette nouvelle étape nous mène tour près dans l&rsquo;univers de <strong>Jean-Philippe Toussaint</strong>, auteur chéri sur ce blog. Et pour cause. <strong>Jean-Philippe Toussaint</strong>, écrivain et cinéaste belge, sait, depuis plus de dix ans, nous tenir en haleine avec une histoire d&rsquo;amour simple&#8230; et très compliquée. Celle de Marie et du narrateur.</p>
<div id="attachment_2067" style="width: 156px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUSSAINT1.jpg" rel="lightbox[2061]"><img class=" wp-image-2067  colorbox-2061" style="margin: 10px" alt="Photo : Madeleine Santadréa" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUSSAINT1.jpg" width="146" height="252" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Madeleine Santadréa</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jean-Philippe Toussaint a publié son premier roman en 1986, <strong>&laquo;&nbsp;La Salle de bain&nbsp;&raquo;</strong>. D&rsquo;autres suivront.</p>
<p>En 2002, il publie <strong>&laquo;&nbsp;Faire l&rsquo;amour&nbsp;&raquo;</strong>, premier opus dans lequel le lecteur fait la connaissance de Marie et du narrateur, et de leurs amours compliquées.</p>
<p>Il y aura ensuite<strong>  &laquo;&nbsp;Fuir&nbsp;&raquo;</strong> en 2005, couronné d&rsquo;ailleurs par le prix Médicis et <strong>&laquo;&nbsp;La vérité sur Marie&nbsp;&raquo;</strong> en 2009, distingué par le prix Décembre. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Nue&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur clôt son ensemble romanesque.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NUE.jpg" rel="lightbox[2061]"><img class="alignleft size-full wp-image-2068 colorbox-2061" style="margin: 10px" alt="NUE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NUE.jpg" width="180" height="246" /></a></p>
<p>Clap de fin sur l&rsquo;histoire de <strong>Marie Madeleine Marguerite de Montalte</strong> ? C&rsquo;est en tout cas ce que nous indique la quatrième de couverture de<strong> &laquo;&nbsp;Nue&nbsp;&raquo;</strong>. Quatre romans, quatre saisons, quatre états&#8230; Et quatre Marie, mais toujours insaisissable.</p>
<p><strong>Marie,</strong> créatrice de mode en vogue, parcourt le monde au gré des collections et de son inspiration. Le narrateur( dont on sait toujours aussi peu de choses) la suit, la retrouve, la quitte, la rejoint depuis quatre romans. Sans pourtant jamais vraiment parvenir à la comprendre complètement. Marie est son tourment, son obsession et le tourbillon indispensable à sa vie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2061"></span></p>
<p>Cette fois, la créatrice s&rsquo;est lancée dans un projet fou ( il va mal tourner), une robe de miel portée par un mannequin à Tokyo. Les deux personnages, qui se sont quittés dans le précédent opus, viennent de passer leurs vacances ensemble sur l&rsquo;ile d&rsquo;Elbe puis de se rejoindre leur appartement respectif.</p>
<p>Et après ? C&rsquo;est à ce moment là qu&rsquo;on retrouve le narrateur. Il attend un coup de fil de Marie. Celui qui lui dira de venir la rejoindre pour toujours. Il attendra deux mois. La mort du gardien de la maison de son père (décédé dans l&rsquo;opus précédent) pousse Marie à appeler son amour pour lui demander de l&rsquo;accompagner aux obsèques. Là-bas, un incendie dans une chocolaterie, un intrus dans la maison de son père perturbent les retrouvailles mais les accélèrent aussi. Et Marie n&rsquo;a-t-elle pas autre chose à lui annoncer ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 31-32 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Là-bas, à chaque heure, j&rsquo;avais été au contact de Marie, nous nous voyions constamment, nous prenions nos repas en tête à tête sur la terrasse, je frôlais ses bras nus dans les couloirs de la maison et j&rsquo;effleurais sa taille en descendant les sentiers qui menaient à la mer quand nous allions nous baigner. Même si je n&rsquo;ignorais pas que nous étions séparés, je ne souffrais pas le moins du monde de cette séparation puisque nous étions tout le temps ensemble. C&rsquo;était même ainsi, et uniquement ainsi, que je concevais maintenant la séparation avec Marie, en sa présence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 102-103</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Nous regardions les derniers préparatifs de l&rsquo;embarquement, les barrières métalliques que des employés déplaçaient pour laisser les véhicules monter à bord, quand Marie me prit doucement la main sous la pluie. Elle ne m&rsquo;avait pas regardé, elle avait simplement soulevé la main à côté d&rsquo;elle et avait pris la mienne avec naturel, et ce geste si tendre qui m&rsquo;emplit d&rsquo;apaisement, ce geste si inattendu, me parut aussi surprenant que si les deux navires qui nous avions sous les yeux, abandonnant un instant la froideur impassible avec laquelle ils cohabitaient dans le port, s&rsquo;étaient soudain rapprochés dans un geste de tendresse. Je sentis la main de Marie humide contre ma paume, et je savourai aussitôt physiquement, comme à titre exclusivement privé, la pertinence de cette loi physique universelle qui veut que deux corps qui entrent en contact ont tendance à égaliser leur température.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 146</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Il y avait toujours eu, chez Marie, une qualité d&rsquo;émotion incomparable, qui ne tenait pas tant aux circonstances réelles qui provoquaient ses réactions affectives qu&rsquo;à cette </em>disposition océanique<em> que j&rsquo;avais repérée en elle, qui acérait sa sensibilité, l&rsquo;exacerbait et faisait vibrer ses sentiments avec une intensité hors du commun.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Je ne suis absolument pas objective dès qu&rsquo;il s&rsquo;agit de Jean-Philippe Toussaint ! Ce type-là est un génie de l&rsquo;écriture et de la narration. D&rsquo;ailleurs ce blog avait évoqué son essai <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/09/au-coeur-de-linspiration-par-jean-philippe-toussaint/"><span style="color: #0000ff">&laquo;&nbsp;L&rsquo;urgence et la patience&nbsp;&raquo;</span></a></strong></span> <span style="color: #0000ff">dans lequel il expliquait comment il précédait pour créer cette alchimie littéraire. Fin de l&rsquo;histoire donc ! Marie et le narrateur vont-ils enfin parvenir à être heureux ? Allez savoir. Une chose est sûre, Jean-Philippe Toussaint sait parler d&rsquo;amour. Le compliqué, celui qui fait mal et qui ne guérit jamais vraiment&#8230;<br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Nue&nbsp;&raquo;, de Jean-Philippe Toussaint, Editions de Minuit, 14,50€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;impossible deuil d&#8217;un enfant&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/12/limpossible-deuil-dun-enfant/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/12/limpossible-deuil-dun-enfant/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 Jan 2013 14:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[absence]]></category>
		<category><![CDATA[chagrin]]></category>
		<category><![CDATA[David Grossman]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[délicatesse]]></category>
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		<category><![CDATA[enfant]]></category>
		<category><![CDATA[incrédulité]]></category>
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		<category><![CDATA[marche]]></category>
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		<category><![CDATA[perte]]></category>
		<category><![CDATA[récit]]></category>
		<category><![CDATA[Tombé hors du temps]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;La poésie est le langage de ma douleur&#160;&#187;. L&#8217;un des personnages du récit pour voix intitulé &#171;&#160;Tombé hors du temps&#160;&#187; écrit par David Grossman résume à lui seul la démarche de l&#8217;auteur israélien. &#160; Alors qu&#8217;il écrivait &#160;&#187; Une femme fuyant l&#8217;annonce&#160;&#187;, roman prophétique dans lequel une femme entreprend une randonnée en Israël après avoir [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-caption-dd"><strong><em>&laquo;&nbsp;La poésie est le langage de ma douleur&nbsp;&raquo;.</em> </strong>L&rsquo;un des personnages du récit pour voix intitulé <strong>&laquo;&nbsp;Tombé hors du temps&nbsp;&raquo;</strong> écrit par <a title="découvrir la page Wikipédia de l'auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Grossman_%28%C3%A9crivain%29"><strong>David G</strong><strong>rossman</strong></a> résume à lui seul la démarche de l&rsquo;auteur israélien.</p>
<dl class="wp-caption alignleft" id="attachment_1403" style="width: 125px">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/12/limpossible-deuil-dun-enfant/david-grossman-1-sized-2/" rel="attachment wp-att-1406"><img class="alignleft  wp-image-1406 colorbox-1400" style="margin: 10px" alt="david-grossman-1-sized" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/david-grossman-1-sized1.jpg" width="131" height="145" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors qu&rsquo;il écrivait <strong>&nbsp;&raquo; Une femme fuyant l&rsquo;annonce&nbsp;&raquo;</strong>, roman prophétique dans lequel une femme entreprend une randonnée en Israël après avoir appris la mort de son fils, l&rsquo;auteur lui-même perdait son fils âgé de 20 ans, lors de la deuxième guerre du Liban, tué par une roquette.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1400"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/12/limpossible-deuil-dun-enfant/grossman-couv/" rel="attachment wp-att-1410"><img class="alignleft  wp-image-1410 colorbox-1400" style="margin: 10px;border: 0px none" alt="GROSSMAN COUV" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GROSSMAN-COUV.jpg" width="265" height="133" /></a></p>
<p>Avec<strong> </strong> <strong>&laquo;&nbsp;Tombé hors du temps&nbsp;&raquo;</strong>, David Grossman, homme de gauche et fondateur avec d&rsquo;autres intellectuels engagés du mouvement La Paix pour rapprocher Israéliens et Palestiniens, revient sur cette expérience du deuil. <strong>Elle le nourrit. Lui en a fait, en poésie et en prose, un récit pour voix, écrit de 2009 à 2011.</strong></p>
<p>A noter que la traduction a été faite par <strong>Emmanuel Moses,</strong> lui-même poète et romancier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Au fil des pages, des personnages qui marchent, qui crient, qui écrivent, qui racontent, qui pleurent, qui avancent vers &laquo;&nbsp;là-bas&nbsp;&raquo;</strong>. Autant d&rsquo;hommes et de femmes qui ont tous perdu un fils, une fille. A la guerre, par accident, après un suicide&#8230; Les histoires se mélangent sous différentes formes d&rsquo;écriture. Certains lecteurs y trouveront les codes du théâtre, voire de l&rsquo;opéra.</p>
<p>Il y a là, l&rsquo;homme qui marche, le centaure, le cordonnier, la sage-femme, le vieux professeur de mathématiques, la femme dans le filet, le chroniqueur de la ville et sa femme, le Duc&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits (retranscrits dans la même mise en page que dans le livre)</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 19 :</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;homme :</strong></p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Et ensemble</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Nous sommes nés</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">De l&rsquo;autre côté,</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Sans</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Mots, sans</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Couleurs, et nous avons appris</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">A vivre</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Le négatif</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify"><span class="alignleft">De la vie.</span></p>
</blockquote>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<blockquote>
<p class="colorbox-link"><strong> Page 70 :</strong></p>
<p class="colorbox-link"><strong> le centaure :</strong></p>
<p class="colorbox-link"><em>[&#8230;] Cela fait bien une semaine que tu te retrouves ici, par hasard, que tu passes devant ma fenêtre, trois ou quatre fois par jour, et hier cinq, mais bon, on ne va pas mégoter, pressé de régler une affaire, absorbé dans tes pensées, et soudain : Stop ! Pilons net ! Jetons un petit coup d&rsquo;oeil surprises ! Qu&rsquo;avons-nous là ? Un centaure ? Et qui a perdu son enfant, par-dessus le marché ? Bingo ! Revêtons vite fait une expression de tendre mélancolie et de compassion au chagrin d&rsquo;autrui et trempons en deux temps trois mouvements la pointe de notre porte-plume en argent dans son encre noire puis posons fissa quelques questions sur le fils, le fils, le fils ! [&#8230;]</em></p>
<p class="colorbox-link">Page 133  :</p>
<p class="colorbox-link"><strong> l&rsquo;homme qui marche  :</strong></p>
<p class="colorbox-link">[&#8230;] Et pardonne-moi, je te prie, pour cette question</p>
<p class="colorbox-link">Qui te paraîtra peut-être stupide et un peu banale, mais</p>
<p class="colorbox-link">Je dois te la poser</p>
<p class="colorbox-link">Parce que cela fait cinq ans qu&rsquo;elle</p>
<p class="colorbox-link">Dévore mon âme</p>
<p class="colorbox-link">Comme une maladie  :</p>
<p class="colorbox-link">Qu&rsquo;est-ce que la mort, mon fils ?</p>
<p class="colorbox-link">Qu&rsquo;est-ce</p>
<p class="colorbox-link">Que</p>
<p class="colorbox-link">La mort ?</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un corps à corps avec la douleur. Voilà à quoi nous invite David Grossman dans <strong>&laquo;&nbsp;Tombé hors du temps&nbsp;&raquo;</strong>. On y plonge, on se débat pour remonter à la surface chercher un peu d&rsquo;air et de réconfort avant, finalement, d&rsquo;y replonger la tête la première. Sa langue délicate, ses mots et la polyphonie qu&rsquo;il invente  parlent de l&rsquo;incrédulité de l&rsquo;absence définitive, du chagrin de la la perte, des questions qui restent sans réponse. Pour moi, une vraie découverte à lire à haute voix ou en son for intérieur. Et un voyage inoubliable en poésie. A découvrir. Vraiment.<br />
</span></p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tombé hors du temps&nbsp;&raquo;, David Grossman, Seuil, 17,50€.</strong> </em></p>
</blockquote>
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