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	<title>Quatrième de couv &#187; classes sociales</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Au coeur de la machine qui lamine</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 08:21:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire automne 2022 Je pourrais vous parler de Laurent Gaudé pendant des heures. Mais ça ne serait pas vraiment raisonnable, hein ? Je suis cet auteur et dramaturge depuis une vingtaine d&#8217;années. Je l&#8217;ai rencontré à plusieurs reprises au festival d&#8217;Avignon où plusieurs de ses pièces ont été mises en scène. Pour la première fois Laurent Gaudé s&#8217;essaye à la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire automne 2022</span></strong></p>
<p><img class="alignleft wp-image-6121 size-medium colorbox-6119" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHIEN-51-158x300.jpg" alt="CHIEN 51" width="158" height="300" /></p>
<p>Je pourrais vous parler de<strong> Laurent Gaudé</strong> pendant des heures. Mais ça ne serait pas vraiment raisonnable, hein ? Je suis cet auteur et dramaturge depuis une vingtaine d&rsquo;années. Je l&rsquo;ai rencontré à plusieurs reprises au festival d&rsquo;Avignon où plusieurs de ses pièces ont été mises en scène.</p>
<p>Pour la première fois <strong>Laurent Gaudé</strong> s&rsquo;essaye à la dystopie en présentant <strong><em>Chien 51</em></strong>, un roman d&rsquo;anticipation mâtiné de polar.</p>
<p>L&rsquo;histoire ?</p>
<p>C’est dans une salle sombre, au troisième étage d’une boîte de nuit fréquentée du quartier RedQ, que <strong>Zem Sparak</strong> passe la plupart de ses nuits. Là, grâce aux visions que lui procure la technologie Okios, aussi addictive que l’opium, il peut enfin retrouver l’Athènes de sa jeunesse. Mais il y a bien longtemps que son pays n’existe plus. Désormais expatrié, <strong>Zem</strong> n’est plus qu’un vulgaire “chien”, un policier déclassé fouillant la zone 3 de Magnapole sous les pluies acides et la chaleur écrasante.<br />
Un matin, dans ce quartier abandonné à sa misère, un corps retrouvé ouvert le long du sternum va rompre le renoncement dans lequel <strong>Zem</strong> s’est depuis longtemps retranché.</p>
<p>Placé sous la tutelle d’une ambitieuse inspectrice de la zone 2, <strong>Salia Malberg</strong>, il se lance dans une longue investi­gation. Quelque part, il le sait, une vérité subsiste. Mais partout, chez GoldTex, puissant consortium qui assujettit les pays en faillite, règnent le cynisme et la violence. Pourtant, bien avant que tout ne meure, <strong>Zem</strong> a connu en Grèce l’urgence de la révolte et l’espérance d’un avenir sans compromis. Il a aimé. Et trahi.</p>
<p>Que cache la découverte d&rsquo;un second corps éventré ? Quelles ramifications ? Jusqu&rsquo;où peut aller le cynisme et la quête du pouvoir dans un monde séparé en trois zones : celle des  cilariés (contraction de citoyens et salariés) privilégiés, celle de la classe moyenne et enfin celle des pauvres ?  <strong>Zem</strong>, exilé et déclassé,<strong> </strong>va tenter de le comprendre. Pour se racheter aussi.</p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong> explique que <strong><em>Chien 51</em></strong> est un projet auquel il pensait depuis plusieurs années. <em>&laquo;&nbsp;Etonnamment, j&rsquo;ai retrouvé dans l&rsquo;écriture de ce roman d&rsquo;anticipation le même plaisir que pour <strong>La mort du roi Tsongor</strong>. Laisser mon imagination se déployer, inventer un univers, avec son histoire, ses règles, ses aspirations et ses dysfonctionnements. Et puis surtout, interroger notre monde, par ricochet. <strong>Chien 51</strong>, c&rsquo;est une version possible de demain Un reflet grimaçant de notre visage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span id="more-6119"></span></p>
<p><strong>Laurent Gaudé lit un extrait de son nouveau roman : </strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/Q5RDu2mzQ9w">https://youtu.be/Q5RDu2mzQ9w</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 136 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il y a un fossé entre eux deux. Le Love Day, pour elle, ne pose pas de problème. Elle est née avec. C&rsquo;est ainsi. Elle va faire ce qu&rsquo;elle fait chaque fois : coucher avec des hommes et des femmes au hasard de la soirée, ceux qu&rsquo;elle croise, ceux avec qui elle travaille, le serveur du restaurant dans lequel elle va manger deux fois par semaine, le premier qui la regardera avec désir. Elle va le faire comme tous ceux de sa génération. Parce que GoldTex dit que c&rsquo;est bien, que c&rsquo;est même nécessaire, que cela rend les cilariés plus heureux et qu&rsquo;après une longue période d&rsquo;effort, il est normal de se faire du bien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais dès le début, il sent que quelque chose est anormal. Les forces de son corps se sont évanouies. Il ne peut plus rien faire que laisser la vision se développer. Il est dans le quartier de Monastiraki, près de la place Mitropolèos. Il déambule et se rapproche de la rue Voulis. Cela lui semble étrange Il connaît bien cette rue. C&rsquo;est ici que vivait son ami Héraclès Mourikos. Est-ce un hasard ? Les voitures défilent au pas. Tout est plus lent que dans le réel. Il ne se passe jamais rien, normalement, dans les visions. C&rsquo;est une règle. Les images sont sélectionnées pour n&rsquo;inclure aucun événement. C&rsquo;est juste un paysage vivant, une toile de fond avec le spectacle d&rsquo;une humanité qui passe et repasse. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 233 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et il serre de plus en plus fort. Sur ce bout de trottoir, il sent chacun des frissons qui montent d&rsquo;elle. Le flot d&rsquo;images immondes lui parcourt les veines et le cerveau. Il sait qu&rsquo;elle n&rsquo;en reviendra peut-être jamais, ou en tout cas qu&rsquo;il faudra des mois, des années de lente rééducation. Ils l&rsquo;ont massacrée de l&rsquo;intérieur. C&rsquo;est comme si elle allait être torturée pendant les dix années à venir, incapable de s&rsquo;extraire de l&rsquo;océan de cauchemars : meurtres, pornographie, tortures&#8230; Ils l&rsquo;ont soumise à une vague d&rsquo;images de souillures et son esprit ne peut que les subir, essayant de les décrire au moment où il les voit passer, mais il y en a trop, cela va trop vite, alors elle balbutie et se noie.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Chien 51, Laurent Gaudé, Actes Sud, 22€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au mitan de sa vie, le poids des choix</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/09/connemara/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/09/connemara/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 May 2022 06:59:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Nicolas Mathieu est de retour ! Autant vous dire que Connemara était attendu. Par tous ceux qui avaient aimé Leurs enfants après eux (dont j&#8217;avais parlé ici ), par les libraires aussi, sûrs de voir entrer des lecteurs en attente&#8230; et par moi. L&#8217;auteur quadragénaire sait mieux que d&#8217;autres dépeindre les classes moyennes, qu&#8217;elles vivent dans l&#8217;Est de la France ou [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/metadatametadatageneralwebwebtitle_8.jpg" rel="lightbox[5967]"><img class="alignleft size-full wp-image-5969 colorbox-5967" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/metadatametadatageneralwebwebtitle_8.jpg" alt="metadatametadatageneralwebwebtitle_8" width="618" height="1024" /></a></span></strong></p>
<p><strong>Nicolas Mathieu</strong> est de retour ! Autant vous dire que <em><strong>Connemara</strong></em> était attendu. Par tous ceux qui avaient aimé <strong><em>Leurs enfants après eux </em></strong>(dont j&rsquo;avais parlé<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/12/14/dans-la-france-de-lentre-deux/">ici</a> </strong>), par les libraires aussi, sûrs de voir entrer des lecteurs en attente&#8230; et par moi. L&rsquo;auteur quadragénaire sait mieux que d&rsquo;autres dépeindre les classes moyennes, qu&rsquo;elles vivent dans l&rsquo;Est de la France ou ailleurs.</p>
<p>Il nous parle de déterminisme social, de malaise existentiel à travers les portraits croisés d&rsquo;<strong>Hélène</strong> et de <strong>Christophe</strong>. La première, fille unique, a tout fait pour s&rsquo;extraire de la situation sociale de ces parents.</p>
<p>Partie à Paris où elle devient consultante, elle regagne sa région natale avec compagnon et enfants après un burn-out violent. Là, entre maison d&rsquo;architecte, réflexes bourgeois, vie intime en berne et compétition au travail, elle cherche sa place. Croit la trouver dans les bras de <strong>Christophe,</strong> qui lui, n&rsquo;a pas quitté Cournécourt, cette petite ville fictive située à côté d&rsquo;Epinal. Ils se connaissent depuis le lycée. Lui n&rsquo;est pas parti. Et n&rsquo;a pas cherché à le faire. Papa d&rsquo;un petit garçon, il est séparé de la mère de celui-ci. Et se partage entre son travail de commercial, son père de moins en moins autonome, ses copains de toujours, et sa carrière de joueur de hockey sur glace. L&rsquo;ancienne gloire locale a tenté un come-back.<strong> Hélène</strong> et <strong>Christophe</strong> se retrouvent, deviennent amants. L&rsquo;occasion pour l&rsquo;une et l&rsquo;autre de changer de vie ?</p>
<p>L&rsquo;occasion pour <strong>Nicolas Mathieu</strong> d&rsquo;observer, de disséquer comme l&rsquo;enragé des détails qu&rsquo;il est toujours. De l&rsquo;enfance à l&rsquo;âge adulte, les séquences s&rsquo;intercalent, se succèdent. Pour mieux saisir l&rsquo;évolution et/ou les blocages.</p>
<p>Doit-on partir pour réussir ou le faire croire ? Peut-on naître, vivre et mourir au même endroit sans le vivre comme un échec social ? Autant de questions posées par cet épais roman. <strong>Hélène</strong> a choisi d&rsquo;être transfuge de classe, de s&rsquo;imposer. <strong>Christophe</strong> s&rsquo;en est bien gardé. Ont-ils, au final, réussi leur vie ?</p>
<p>Au fil des pages, le lecteur explore l&rsquo;intime et le politique de notre époque contemporaine. Une chronique sociale cinglante sur ceux qui, au mitan de leur vie, pensent savoir, qui sont sûrs d&rsquo;eux et sur ceux qui se débrouillent pour ne pas sombrer. Une manière aussi de &laquo;&nbsp;dénoncer&nbsp;&raquo; la novlangue qui s&rsquo;infiltre partout. Celle des décideurs. De ceux qui savent. Ou croient savoir.</p>
<p><a href="https://youtu.be/1n3PJKmc1SU">https://youtu.be/1n3PJKmc1SU</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 126 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Hélène débarquait donc en pleine guerre picrocholine et trouvait dans chaque organisme où elle intervenait des équipes irréconciliables et une poignée de cadres au bord de la crise de nerfs. L&rsquo;étendue des dégâts ne la surprenait guère. Cent fois déjà, elle avait pu constater les effets dévastateurs de ces refontes imposées en vertu de croyances nées la veille dans l&rsquo;esprit d&rsquo;économistes satellitaires ou dans les tréfonds de business schools au prestige indiscuté. ces catéchismes managériaux variaient d&rsquo;une année à l&rsquo;autre, suivant le gout du moment et la couleur du ciel, mais les effets sur le terrain demeuraient invariables.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 150-151 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] En somme, il faut se tenir. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais à quoi ça tient ? Certainement pas au vocabulaire. Le père de Charlotte dit merde à tout-va et signale des connards à chaque carrefour. Ni aux vêtements. Nicole bronze topless sur la plage, et toute la garde(robe du père est élimée, pleine de taches, parfois trouée et ça lui est complètement indifférent. Ça ne rélève pas non plus de plus la politesse, ni d&rsquo;une sorte de respect conventionnel que les enfants devraient aux adultes. C&rsquo;est autre chose, de plus subliminal. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Par exemple, une fois, Hélène s&rsquo;est laissée tomber un peu trop lourdement dans le canapé du salon, et elle a senti passer la réprobation pareille à un courant d&rsquo;air. Depuis, elle vit dans l&rsquo;inquiétude et s&rsquo;efforce de faire comme Charlotte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 381-382 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Enfin la voix de Sardou, et ces paroles qui faisaient semblant de parler d&rsquo;ailleurs, mais ici, chacun savait à quoi s&rsquo;en tenir. Parce que la terre, les lacs, les rivières, ça n&rsquo;était que des images, du folklore. Cette chanson n&rsquo;avait rien à voir avec l&rsquo;Irlande. Elle parlait d&rsquo;autre chose, d&rsquo;une épopée moyenne, la leur, et qui ne s&rsquo;était pas produite dans la lande ou ce genre de conneries, mais là, dans les campagnes et les pavillons, à petits pas, dans la peine des jours invariables, à l&rsquo;usine puis au bureau, désormais dans les entrepôts et les chaînes logistiques, les hôpitaux et à torcher le cul des vieux, cette vie avec ses équilibres désespérants, des lundis à n&rsquo;en plus finir et quelque fois la plage, baisser la tête et une augmentation quand ça voulait, quarante ans de boulot et plus, pour finir à biner son minuscule bout de jardin, regarder un cerisier en fleur au printemps, se savoir chez soi, et puis la grande qui passsait le dimanche en Megane, le siège bébé à l&rsquo;arrière, un enfant qui rassure tout le monde : finalement, ça valait le coup. Tout ça, on le savait d&rsquo;instinct, aux premières notes, parce qu&rsquo;on l&rsquo;avait entendue mille fois cette chanson, au transistor dans sa voiture, à la télé, grandiloquente et manifeste, qui vous prenait aux tripes et rendait fier.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>Connemara, Nicolas Mathieu, Actes sud, 22€.</em></strong></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Des vies entre gris clair et gris foncé&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/01/31/des-vies-entre-gris-clair-et-gris-fonce/</link>
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		<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 13:38:55 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160;  Tout est-il donc figé ? Le déterminisme, la reproduction sociale sont-ils si forts qu&#8217;ils cloisonnent nos vies ?  L&#8217;amour ou ce qui y ressemble ne peut-il pas dépasser le côté improbable de ces rencontres ?  François Bégaudeau, dont je n&#8217;avais encore rien lu, tente d&#8217;y répondre dans un roman qui nous parle de nous, de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-GUERRE.jpg" rel="lightbox[5008]"><img class="alignleft size-full wp-image-5011 colorbox-5008" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-GUERRE.jpg" alt="EN GUERRE" width="195" height="284" /></a> </span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Tout est-il donc figé ? Le déterminisme, </span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">la reproduction</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> social</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">e</span></span></span> <span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">sont</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">-il</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">s</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> si fort</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">s</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> qu&rsquo;il</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">s</span></span></span> <span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">cloisonnent nos vies ?</span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">L&rsquo;amour ou ce qui y ressemble ne peut-il pas dépasser le côté improbable de ces rencontres ? </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><strong>François Bégaudeau</strong>, dont je n&rsquo;avais encore rien lu, tente d&rsquo;y répondre dans un roman qui nous parle de nous, de vous et de notre époque si socialement précaire. </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Puisque la rencontre entre un prince et une bergère ne peut résulter que d’un accident, il en sera de même pour <strong>Romain Praisse</strong> et<strong> Louisa Makhloufi</strong> ! Le premier vit dans le centre</span></span></span> <span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">de cette ville jamais nommée où il est fonctionnaire territorial tendance bobo. <strong>Louisa</strong>, elle, vit en périphérie. Avec <strong>Cristiano</strong>. Elle est manutentionnaire sur une plateforme Amazon, lui travaille dans une entreprise qui fabrique des pièces. Il est ouvrier. Mais l’entreprise vit ses derniers moments.</span></span></span></p>
<p class="western"><span id="more-5008"></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"> <span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Au chômage, <strong>Cristiano</strong>, qui n’a pas la force de rebondir de <strong>Louisa</strong>, sportive accomplie, se laisse couler. <strong>Louisa</strong> le sent, s’en lasse. Et lors d’une soirée entre copines, rencontre <strong>Romain</strong>. Rencontre improbable… qui se transforme. Qui les transforme ? </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Si le sexe transcende les classes, qu’en est-il de l’amour dans ce qu’il a de plus profond ? Au fil des pages, <strong>François Bégaudeau</strong>, dont on sait le regard et la plume incisifs, nous peint une implacable réalité sociale. Une guerre, sociale, à laquelle chacun des personnages se livre avec les moyens de sa classe.</span></span></span></p>
<p class="western"><strong>Romain</strong> et<strong> Louisa</strong> ne parlent pas de la même manière. N&rsquo;ont pas les mêmes intérêts ni les objectifs identiques.</p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">C’est incisif, mais cela je l’ai déjà dit. C’est drôle aussi. L’écriture de <strong>Bégaudeau</strong> est dense, pleine. Vive. </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Une chouette découverte, malgré les constats. Malgré le bilan. Entre gris clair et gris foncé.</span></span></span></p>
<p><strong>François Bégaudeau parle ici de son roman :</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/9QAVnRx9Fms?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote class="western"><p><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Pages 12-13 :</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><i> </i></span></span></span><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><i>&laquo;&nbsp;Louisa Makhloufi et Romain Praisse demeureraient-ils encore cent ans dans cette ville que la probabilité qu&rsquo;ils se croisent, s&rsquo;avisent et s&rsquo;entreprennent resterait à peu près nulle. En sorte que si l&rsquo;une des 87 caméras de surveillance installées en 2004 par les techniciens d&rsquo;un prestataire privé de la mairie les voit se croiser, s&rsquo;aviser, s&rsquo;entreprendre, ce sera qu&rsquo;au prix d&rsquo;un dérèglement des trajectoires lié à une conjonction hasardeuse de faits nécessaires.&nbsp;&raquo;</i></span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote class="western"><p><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Page 183 : </b></span></span></span></em><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><i>« Sophie Lafargue a coché une par une les cases de cette résignation, de cette sagesse. Ni plus ni moins qu’un autre, elle a protesté, défié les serveurs, obtempéré en grognant, obtempéré en silence, s’est adaptée, s’est félicitée. Au fil des mois la loi a reprogrammé son système sensoriel. Lui a appris à aimer l’air limpide des cafés dont elle aimait tant la brume grise dans les films de Sautet et maintenant quand elle retombe dessus elle souffre pour Vincent, François, Paul et les autres noyés dans ce nuage cancérigène. Et les plateaux de télé enfumés des années 80 ne lui inspirent plus la nostalgie d’une époque qui savait vivre, mais une sorte d’effroi rétrospectif. »</i></span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote>
<p class="western" style="text-align: left"><span style="font-size: small"><b>Page 278 :</b></span> <span style="font-size: small"><i>« En somme il aura beaucoup contesté les lois sans jamais y contrevenir. Il est un légaliste objectif, sentant qu’il a plus intérêt à respecter la loi qu’à la transgresser ; que, si inique lui paraisse-t-elle, elle lui profite. Elle profite sans doute davantage aux encore mieux nés, habiles en outre à s’engouffrer dans les vides juridiques ou à profiter des largesses de l’administration fiscale, mais à lui elle assurera jusqu’au bout un toit et des loisirs suffisants, aussi vrai qu’elle lui épargne et lui épargnera, sauf accident, sauf dérèglement général et alors le souhaite-t-il vraiment ?, le froid, la faim, les maladies qui dégénèrent à défaut de soins. </i></span></p>
<p class="western" style="text-align: left"><span style="font-size: small"><i>La société dont il conteste les fondements lui fournir des avoirs, même maigres, et une situation, même peu gratifiée. Ainsi doté, on ne saute pas dans le vide. Un jour, vers leurs débuts, le projet formulé par Louisa de sauter à l’élastique l’avait laissé dubitatif. Risquer de tout perdre pour un frisson de trois secondes, quelle folie. Elle avait dit : perdre quoi ? »</i></span></p>
</blockquote>
<p class="western" style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;En guerre&nbsp;&raquo;, François Bégaudeau, Verticales, 20 euros.</strong></em></p>
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		</item>
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		<title>Au coeur du Labyrinthe, qui mange qui ?</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/03/26/au-coeur-du-labyrinthe-qui-mange-qui/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 07:51:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Grands carnivores"]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Un touche-à-tout talentueux ! Je connaissais Bertrand Belin chanteur, je viens de découvrir l&#8217;auteur, qui avec &#171;&#160;Grands carnivores&#160;&#187; signe son (déjà) troisième roman. Après &#171;&#160;Requin&#160;&#187; et &#171;&#160;Littoral&#160;&#187;, ce Breton d&#8217;origine installé à Paris revient sur les tables des librairies. Un début d&#8217;année faste pour ce quadragénaire musicien, auteur, compositeur et comédien. Outre son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #008080"><strong>Rentrée littéraire </strong></span></p>
<div id="attachment_4590" style="width: 848px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/838_3._bertrand_belin_c_bastien_burger.jpg" rel="lightbox[4585]"><img class="wp-image-4590 size-full colorbox-4585" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/838_3._bertrand_belin_c_bastien_burger.jpg" alt="838_3._bertrand_belin_c_bastien_burger" width="838" height="558" /></a><p class="wp-caption-text">Bertrand Belin (photo Bastien Burger)</p></div>
<p>Un touche-à-tout talentueux ! Je connaissais <strong>Bertrand Belin</strong> chanteur, je viens de découvrir l&rsquo;auteur, qui avec <strong>&laquo;&nbsp;Grands carnivores&nbsp;&raquo;</strong> signe son (déjà) troisième roman. Après <strong>&laquo;&nbsp;Requin&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Littoral&nbsp;&raquo;</strong>, ce Breton d&rsquo;origine installé à Paris revient sur les tables des librairies. Un début d&rsquo;année faste pour ce quadragénaire musicien, auteur, compositeur et comédien. Outre son nouveau roman, il vient de sortir son sixième album, <strong>&nbsp;&raquo; Persona&nbsp;&raquo;</strong>, et est à l&rsquo;affiche d&rsquo;un film <strong>&laquo;&nbsp;Ma vie avec James Dean&nbsp;&raquo;</strong>, dont il a également composé la musique.</p>
<p><span id="more-4585"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-grands-carnivores.jpg" rel="lightbox[4585]"><img class="alignleft size-full wp-image-4594 colorbox-4585" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-grands-carnivores.jpg" alt="livre-grands-carnivores" width="120" height="185" /></a></p>
<p>Deux frères que tout sépare. Deux frères dont on ne connaît ni les prénoms ni les noms. Pas plus que la ville dans laquelle ils vivent. Dans deux univers diamétralement opposés. L&rsquo;un est le directeur nouvellement promu d&rsquo;une usine d&rsquo;outillage. Un notable arriviste, atrabilaire, méprisant, même avec sa femme.</p>
<p>L&rsquo;autre est artiste peintre, et tire le diable par la queue, désargenté mais heureux avec sa nouvelle compagne.  La nouvelle exposition de ce dernier est l&rsquo;occasion d&rsquo;un brève rencontre entre les deux frères. Nouvel échec. Enième incompréhension.</p>
<p>Mais l&rsquo;actualité va les rattraper. Un cirque vient d&rsquo;arriver en ville. Comme tous les ans. Sauf que cette fois, pas de représentation. Et pour cause. Une demi-douzaine de fauves s&rsquo;est enfuie. Le valet de cage s&rsquo;interroge. Onze ans qu&rsquo;il enchaîne les mêmes gestes. Il est sûr de n&rsquo;avoir pas oublié de fermer les cages tandis que le malaise gagne la ville, le port et la population. Des grands carnivores ont pris leurs quartiers ( dans le faubourg ? Dans le quartier du Labyrinthe ?) sans que jamais personne ne les surprenne. Le dompteur, lui, est introuvable.</p>
<p>Mais, au final, qui a peur de qui ? Qui a peur d&rsquo;être dévoré ? Et par qui ?</p>
<p>Bertrand Belin signe là un roman dense, à la langue riche. On voit les images et c&rsquo;est un vrai bonheur. <strong>&laquo;&nbsp;Pour moi, les mots sont des sortes de coléoptères (…) des choses que je collectionne &laquo;&nbsp;</strong>, expliquait-il récemment dans une émission de radio. Et ça se voit !</p>
<p>Au fil des pages, ce tailleur de mots crooner à la voix de basse décline un univers insolite, hétéroclite. Une très jolie découverte !</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 24 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Le récemment promu, qui s&rsquo;entraîne depuis longtemps à ne rien éprouver qui puisse l&rsquo;ébranler, a ceint ses méninges de douves. Toute intrusion dans le champ de son amour-propre se solde par un averse d&rsquo;huile bouillante. Il n&rsquo;y a que pour le fondateur qu&rsquo;il abaisse le pont-levis, du moins tâche-t-il de lui en donner l&rsquo;impression. Jamais, pour quiconque, sans l&rsquo;assurance d&rsquo;en tirer bénéfice, il n&rsquo;y consentirait.  C&rsquo;est pourquoi la semaine passée, piqué, remisant l&rsquo;invitation dans son enveloppe, il s&rsquo;est immédiatement  vidangé l&rsquo;esprit des insolences du peintre&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 45-46 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Invisible depuis la route, trahie seulement par la présence en permanence de colonnes de fumée, le Labyrinthe, sorte de cité lacustre, amas de cabanes bringuebalantes, boucanées, noires de suie, qui déborde l&rsquo;été de cris et de rires, est rempli l&rsquo;hiver de silence et d&rsquo;humidité. On y survit, rien de plus, en attendant que tombent ses dents, qu&rsquo;aux hivers de prostration coupable et de copulations bâclées succèdent des étés de joie violente et alcoolisée. On y survit pour voir un autre que soi dormir, hagard, au bord d&rsquo;un fleuve glacial et indifférent. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un îlot oublié par l&rsquo;histoire moderne, du reste d&rsquo;une maladie datant du Moyen Age, impureté autour de laquelle le passage des siècles aurait construit un rempart, imitant le principe de la formation des perles, mais bien d&rsquo;un aphte poussé dans la bouche d&rsquo;une ville qui ne veut pas se goinfrer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 158-159 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[…] Au contraire, s&rsquo;il prend aux bêtes, comme on le dit de ce matin, l&rsquo;idée de se remplir en priorité l&rsquo;estomac des hères galeux qui garnissent le Labyrinthe et le faubourg, les autorités, tout comme ce que la ville compte de population sérieuse, ne pourront que leur en être reconnaissantes. Ce qu&rsquo;il faut à l&rsquo;Empire unifié, c&rsquo;est un homme providentiel. C&rsquo;est ce que pense le fondateur d&rsquo;âge avancé, c&rsquo;est aussi ce que pense le récemment promu nouveau directeur, et c&rsquo;est ce que son épouse. C&rsquo;est exactement ce que pense la gouvernante et c&rsquo;est l&rsquo;opinion du fumeur de harengs, celle aussi d&rsquo;une partie des clients de la Brasserie Centrale et de son propriétaire. Un homme sous le règne duquel aucun lion ne se serait par exemple échappé d&rsquo;un cirque pour la raison évidente qu&rsquo;aucun cirque ne saurait être toléré dans l&rsquo;Empire&nbsp;&raquo;. </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Grands carnivores&nbsp;&raquo;, Bertrand Belin, P.O.L., 16€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Une nounou&#8230; d&#8217;enfer</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/29/une-nounou-denfer/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/29/une-nounou-denfer/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2016 08:44:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Chanson douce"]]></category>
		<category><![CDATA[Adam]]></category>
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		<category><![CDATA[Leïla Slimani]]></category>
		<category><![CDATA[Louise]]></category>
		<category><![CDATA[maladie mentale]]></category>
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		<category><![CDATA[Paul; Mila]]></category>
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		<description><![CDATA[  Il était temps que je parle de ce roman ! L&#8217;année se termine, je reçois chaque jour des romans qui sortiront en janvier et février et je n&#8217;ai toujours pas évoqué le prix Goncourt 2016, lu depuis des mois pourtant. Que dire de &#171;&#160;Chanson douce&#160;&#187; ? Que c&#8217;est un roman efficace, très rondement mené [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff"> </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Chanson-douce_782.jpg" rel="lightbox[3770]"><img class="alignleft size-full wp-image-3771 colorbox-3770" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Chanson-douce_782.jpg" alt="CVT_Chanson-douce_782" width="195" height="286" /></a> Il était temps que je parle de ce roman ! L&rsquo;année se termine, je reçois chaque jour des romans qui sortiront en janvier et février et je n&rsquo;ai toujours pas évoqué le prix Goncourt 2016, lu depuis des mois pourtant.</p>
<p>Que dire de <strong>&laquo;&nbsp;Chanson douce&nbsp;&raquo;</strong> ? Que c&rsquo;est un roman efficace, très rondement mené ? C&rsquo;est le cas.</p>
<p>Que ses premiers phrases sont terribles et vont &laquo;&nbsp;accrocher&nbsp;&raquo; le lecteur jusqu&rsquo;à la fin ? Effectivement.</p>
<p>Que <strong>Leïla Slimani</strong> dont le premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Dans le jardin de l&rsquo;ogre&nbsp;&raquo;</strong>, sorti en 2014 avait déjà eu très bonne presse ? Sans nul doute. J&rsquo;en avais parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/11/18/netre-quune-geisha/">ici. </a></strong></p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;Chanson douce&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un couple d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, à Paris. <strong>Paul</strong> travaille dans la musique, <strong>Myriam</strong> était avocate avant de vouloir élever ses deux enfants, <strong>Mila</strong> et <strong>Paul.</strong> Après la naissance de son petit garçon, elle décide de reprendre son métier, qu&rsquo;elle adore. Le couple se met alors en quête d&rsquo;une nounou. Ils trouveront <strong>Louise</strong>, une perle.</p>
<p>Au fil des mois, celle-ci, que la vie a blessée, solitaire et dure, va s&rsquo;avérer indispensable. Au point de faire peser une emprise certaine sur le couple et notamment <strong>Myriam</strong>, si facile à faire culpabiliser. Un travail insidieux jusqu&rsquo;au drame ( elle tue les deux enfants et tente de se suicider), sur lequel s&rsquo;ouvre ce roman qui, comme le premier, ne fait aucun cas d&rsquo;une quelconque sentimentalité. Le roman, ramassé, fonctionne comme un polar.</p>
<p>Sur fond de déclassement social et de folie, <strong>Leïla Slimani</strong> signe là un roman fort, couronné par le prix Goncourt. C&rsquo;est la 12e fois seulement, en 113 ans d&rsquo;existence, qu&rsquo;il récompense un roman écrit par une femme. <strong>Leïla Slimani</strong> n&rsquo;a que trente-cinq ans&#8230; de quoi nous attendre à d&rsquo;autres jolies surprises dans les années à venir de la part de cette auteure franco-marocaine.</p>
<p><strong>Découvrez ici la genèse de ce roman :</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/zzzl4XXG960?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 38-39 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lentement, Louise apprivoise l&rsquo;enfant. Jour après jour, elle lui raconte des histoires où reviennent toujours les mêmes personnages. Des orphelins, des petites filles perdues, des princesses prisonnières et des châteaux que des ogres terribles laissent à l&rsquo;abandon. Une faune étrange, faite d&rsquo;oiseaux au nez tordu, d&rsquo;ours à une jambe et de licornes mélancoliques, peuple les paysages de Louise. La fillette se tait. Elle reste près d&rsquo;elle, attentive, impatiente. Elle réclame le retour des personnages. D&rsquo;où viennent ces histoires ? Elles émanent d&rsquo;elle, en flot continu, sans qu&rsquo;elle y pense, sans qu&rsquo;elle fasse le moindre effort de mémoire ou d&rsquo;imagination. Mais dans quel lac noir, quelle forêt profonde est-elle allée pêcher ces contes cruels où les gentils meurent à la fin, non sans avoir sauvé le monde ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 135 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Paul n&rsquo;ose pas le dire à sa femme, mais, cette nuit-là, il se sent soulagé. Depuis qu&rsquo;il est arrivé ici, un poids semble avoir disparu de sa poitrine. Dans un demi-sommeil,  engourdi par le froid, il pense au retour à Paris. Il imagine son appartement comme un aquarium envahi d&rsquo;algues pourrissantes, une fosse où l&rsquo;air ne circulerait plus, où les animaux à la fourrure pelée tourneraient en rond en râlant.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Au retour, ces idées noires sont vite oubliées. Dans le salon, Louise a disposé une bouquet de dahlias. Le diner est prêt, les draps sentent la lessive. Après une semaine dans des lits glacés, à manger sur la table de la cuisine des repas désordonnés, ils retrouvent avec bonheur leur confort familial. Impossible, pensent-ils, de se passer d&rsquo;elle. Ils réagissent comme des enfants gâtés, des chats domestiques.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 203 :</strong><em> &laquo;&nbsp;L&rsquo;obsession de l&rsquo;enfant tourne à vide dans sa tête. Elle ne pense qu&rsquo;à ça. Ce bébé, qu&rsquo;elle aimera follement, est la solution à tous ses problèmes. Une fois mis en route, il fera taire les mégères du square, il fera reculer son affreux propriétaire. Il protégera la place de Louise en son royaume. Elle se persuade que Paul et Myriam n&rsquo;ont pas assez de temps pour eux. Que Mila et Adam sont un obstacle à son arrivée. C&rsquo;est leur faute si le couple ne parvient pas à se retrouver. Leurs caprices les épuisent, le sommeil très léger d&rsquo;Adam coupe court à leurs étreintes. S&rsquo;ils n&rsquo;étaient pas sans cesse dans leurs pattes, à geindre, à réclamer de la tendresse, Paul et Myriam pourraient aller de l&rsquo;avant et faire à Louise un enfant. Ce bébé, elle le désire avec une violence de fanatique, un aveuglement de possédée. Elle le veut comme elle a rarement voulu, au point d&rsquo;avoir mal, au point d&rsquo;être capable d&rsquo;étouffer, de brûler, d&rsquo;anéantir tout ce qui se tient entre elle et la satisfaction de son désir&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Chanson douce&nbsp;&raquo;, de Leïla Slimani, Gallimard.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>L&#8217;amour maternel au crash-test</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2015 07:23:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Son livre fait désormais partie de la première sélection du prix Goncourt. Et n&#8217;en finit pas de faire parler de lui pour ses qualités littéraires. Pas de doute, Christine Angot est l&#8217;un des auteurs les plus en vue de cette rentrée  !  Avec &#171;&#160;Un amour impossible&#160;&#187;, elle évoque la rencontre de ses parents, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
</blockquote>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ANGOT.jpg" rel="lightbox[3261]"><img class="alignleft size-full wp-image-3262 colorbox-3261" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ANGOT.jpg" alt="ANGOT" width="103" height="160" /></a>Son livre fait désormais partie de la première sélection du prix Goncourt. Et n&rsquo;en finit pas de faire parler de lui pour ses qualités littéraires.</p>
<p>Pas de doute, <strong>Christine Angot</strong> est l&rsquo;un des auteurs les plus en vue de cette rentrée  !  Avec <strong>&laquo;&nbsp;Un amour impossible&nbsp;&raquo;</strong>, elle évoque la rencontre de ses parents, son enfance auprès d&rsquo;une mère célibataire, son père incestueux et explique pourquoi l&rsquo;amour aura été si compliqué, voire impossible, à faire vivre au sein de ce triangle. Un roman bouleversant. Puissant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3279" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/christine_angot2.jpg" rel="lightbox[3261]"><img class="wp-image-3279 size-medium colorbox-3261" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/christine_angot2-300x150.jpg" alt="christine_angot2" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Jean-Luc Bertini (Flammarion)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Christine Angot</strong>, née Christine Schwartz, est un auteur français. Sa biographie est<strong> <a href="http://www.christineangot.com/biographie">ici.</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3261"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de la petite <strong>Christine</strong>. Née en 1959 à Châteauroux, d&rsquo;une mère juive travaillait à la Sécurité sociale et d&rsquo;un père traducteur à la base américaine. Deux milieux sociaux diamétralement opposés. <strong>Rachel et Pierre</strong> vont pourtant s&rsquo;aimer. Pas question cependant pour ce bourgeois d&rsquo;épouser<strong> Rachel</strong>, d&rsquo;une extraction bien inférieure. Des années plus tard, il épousera une Allemande.</p>
<p>Pas de mariage donc, mais une enfant. A qui il finira ( <strong>Rachel</strong> ne lâchera rien) par donner son nom alors qu&rsquo;elle est adolescente. <strong>Christine Angot</strong> est née. Et il commencera à la détruire par l&rsquo;inceste. <strong>Rachel</strong>, elle, l&rsquo;apprendra que plus tard, par un ami. Elle n&rsquo;a rien vu. Rien compris.</p>
<p>L&rsquo;amour inconditionnel de l&rsquo;enfant a laissé la place au ressentiment de l&rsquo;adulte. Pour l&rsquo;auteure, c&rsquo;est sûr, son père a usé de cet affreux moyen pour faire preuve de domination sociale.</p>
<p>Pas de mariage donc, mais des lettres qui soufflent le chaud et le froid au fil des années. <strong>Rachel</strong> s&rsquo;y accroche. <strong>Christine</strong> en souffre.</p>
<p>Après avoir abordé le sujet de l&rsquo;inceste et de son père (mort en 1999) dans deux autres romans, <strong>Christine Angot</strong> évoque pour la première fois la figure de sa mère. A la fois forte et si vulnérable. Au fil de ce roman, elle décortique l&rsquo;amour maternel, le pousse dans ses retranchements, teste sa résistance&#8230;</p>
<div id="d_bio">
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 62 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Presque toutes les femmes s&rsquo;arrêtaient de travailler au mariage, ou à la naissance de leur premier enfant. Le soir, elles étaient à la sortie des classes. Ma mère était une des rares qui n&rsquo;y étaient pas, elle sortait du bureau trop tard. Je rentrais à la maison toute seule, par une petite ruelle à droite en sortant de l&rsquo;école. Puis je prenais la descente des Cordeliers, une rue pavée qui descendait, tournait et croisait la rue de l&rsquo;Indre. Au croisement, je m&rsquo;arrêtais. Je m&rsquo;installais à l&rsquo;angle. Je jouais avec des limaces, je décollais les escargots, qui faisaient ventouse sur le pavé, accroupie, attentive, absorbée par ce que je faisais, sous une petite pluie fine. Et je repartais. Je contemplais à mes pieds du haut de ma taille les chaussures vernies noires qu&rsquo;elle m&rsquo;avait achetées. Je descendais la rue de l&rsquo;Indre jusqu&rsquo;au 36, je passais sous le porche, et j&rsquo;entrais dans le chemin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 176 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Dans les années qui ont suivi, j&rsquo;ai commencé à lui attribuer mes échecs. Je l&rsquo;accusais de ne pas s&rsquo;être remise en question, de n&rsquo;être restée en analyse que trois ans, d&rsquo;avoir trouvé en mon père un coupable facile, de ne pas avoir réfléchi à sa propre responsabilité dans ce qui m&rsquo;était arrivé. Je lui conseillais de ne pas s&rsquo;étonner, par conséquent, de la difficulté dans laquelle sombrait notre relation. Je lui disais que j&rsquo;étais la victime  de leur égoïsme à tous les deux. Qu&rsquo;ils étaient pareils sur ce plan-là. Uniquement préoccupés de leur regard l&rsquo;un sur l&rsquo;autre. Que la fameuse photo prise dans la campagne, dans la même position, en appui sur le même poteau, en témoignait. Qu&rsquo;ils s&rsquo;étaient pris chacun comme le miroir de l&rsquo;autre. Que j&rsquo;avais été sacrifiée à ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 203 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;est une vaste entreprise de rejet. Social, pensé, voulu. Organisé. Et admis. Par tout le monde. Toute cette histoire, c&rsquo;est ça. Et jusqu&rsquo;à la fin. Y compris avec ce qu&rsquo;il m&rsquo;a fait à moi. C&rsquo;est quelque chose qu&rsquo;il t&rsquo;a fait à toi aussi, avant tout. C&rsquo;est la continuation de ce rejet. Pour humilier quelqu&rsquo;un, le mieux c&rsquo;est de lui faire honte, tu le sais. Et qu&rsquo;est-ce qui pouvait te rendre plus honteuse que ça, que de devenir, en plus de tout le reste, alors même que tu pensais être sortie du tunnel, la mère d&rsquo;une fille à qui son père fait ça ? Tu as été rejetée en raison de ton identité maman. Pas en raison de l&rsquo;être humain que tu étais. Pas de qui tu étais toi. Pas de la personne que tu étais. Et ce rejet allait jusqu&rsquo;à faire ça à ta fille. C&rsquo;a été jusque-là. C&rsquo;a été loin. Tout ça s&rsquo;inscrivait dans une même logique. Et il a fallu que la logique soit poussée jusqu&rsquo;au bout. Puisque que tu as essayé de la contrer. Tu ne devais pas sortir de ton tunnel. Tu pouvais juste rêver d&rsquo;en sortir. Quelqu&rsquo;un comme toi devait rester dans la voie sans issue. A l&rsquo;intérieur du tunnel, là où on voit rien justement.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left">Je ne connaissais pas les écrits de Christine Angot, coupée dans mon éventuel élan par la personnalité cassante et froide de l&rsquo;auteure qui avait fait de l&rsquo;auto-fiction sa marque de fabrique. L&rsquo;histoire d&rsquo;un &laquo;&nbsp;Amour impossible&nbsp;&raquo; m&rsquo;a fait changé d&rsquo;avis. Une histoire forte. Une écriture qui va droit au but. Un roman important.</p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un amour impossible&nbsp;&raquo;, Christine Angot, Flammarion, 18€</strong></em></p>
</div>
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		<title>La Russie façon Prilepine</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/05/la-russie-facon-prilepine/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Jul 2015 08:28:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les valises sont prêtes ? A moins que vous ne soyez déjà en train de barboter&#8230; Pour certains, les vacances viennent de commencer. Pour d&#8217;autres, elles se préparent. Entre la crème scolaire, le maillot de bain et le tire-bouchon ( pour le rosé !) , il doit bien vous rester une petite place pour un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PRILEPINE.jpg" rel="lightbox[3100]"><img class="alignleft size-full wp-image-3103 colorbox-3100" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PRILEPINE.jpg" alt="PRILEPINE" width="120" height="227" /></a></em>Les valises sont prêtes ? A moins que vous ne soyez déjà en train de barboter&#8230; Pour certains, les vacances viennent de commencer. Pour d&rsquo;autres, elles se préparent. Entre la crème scolaire, le maillot de bain et le tire-bouchon ( pour le rosé !) , il doit bien vous rester une petite place pour un livre, non ?</p>
<p>Poursuivons dans nos conseils de l&rsquo;été. Après l&rsquo;espagnole <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/16/avec-le-temps-tout-sen-va/"><strong>Milena Busquets</strong></a>, pourquoi ne pas filer bien plus à l&rsquo;Est ? En suivant, par exemple, le russe <strong>Zakhar Prilepine</strong>.</p>
<p>Les lecteurs curieux habitués à parcourir mon blog savent que j&rsquo;apprécie particulièrement cet auteur au parcours assez peu orthodoxe. Retrouvez ici mon post sur <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/13/nouvelles-de-la-campagne-russe/"><strong>&laquo;&nbsp;Des chaussures pleines de vodka chaude&nbsp;&raquo;</strong> </a></p>
<p>et ici celui consacré à <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/07/14/implacables-chroniques-russes/">&laquo;&nbsp;Je viens de Russie&nbsp;&raquo;. </a></strong></p>
<p>Bref, avec <strong>&laquo;&nbsp;Une fille nommée Aglaé&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur et journaliste fait ce qu&rsquo;il écrit de mieux, des nouvelles sur son pays à travers des thèmes qui lui sont chers : la figure du père, les rapports compliqués voire impossibles entre hommes et femmes, la confrontation des classes sociales, le temps qui passe&#8230;</p>
<p><span id="more-3100"></span></p>
<p>Ici, ce sont sept histoires à travers la Russie profonde qui se laissent raconter. La langue est parfois crue, cinglante. Les mots fusent. Pas de demi-mesure ni de faux-semblant.</p>
<p>Ses sept nouvelles se présentent toutes comme des tableaux. Avec un fond très noir, l&rsquo;alcool et la déveine en prime. Le fatalisme est la dérision sont de mise dans ces histoires qui se déroulent au coeur d&rsquo;une campagne abandonnée et triste.</p>
<div id="attachment_3105" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ZakharPrilepine_2-672x359.jpg" rel="lightbox[3100]"><img class="wp-image-3105 size-medium colorbox-3100" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ZakharPrilepine_2-672x359-300x160.jpg" alt="(Photo AFP)" width="300" height="160" /></a><p class="wp-caption-text">(Photo AFP)</p></div>
<p>Fils d’un professeur et d’une infirmière russes, <strong>Zakhar Prilepine</strong> termine la faculté philologique (linguistique) de l’Université d’État de Nijni Novgorod. Il a été commandant dans le service des OMON (forces spéciales de police) et a pris part à des combats en Tchétchénie entre 1996 et 1999. Membre du parti national-bolchevique de <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Limonov">Limonov</a></strong>  depuis 1996, il est l’un des intellectuels protestataires les plus célèbres de Russie. Il s’est fait connaître du grand public en 2004 avec son roman <strong>« Patologii »</strong>, relatant sa guerre de Tchétchénie.Puis<strong> « San’kia »</strong>, fiction sur le terrorisme, paru en 2006, lui a valu la célébrité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 34 : &laquo;&nbsp;Une fille nommée Aglaé&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Dehors, il faisait froid, on était un 7 mars, le temps était dégueulasse. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand on cherche à arrêter un véhicule, il ne faut surtout pas gesticuler, sinon on pense que vous êtes saoul, et personne ne s&rsquo;arrête. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai trouvé un endroit entre les flaques d&rsquo;eau, et j&rsquo;ai levé la main. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Comme il n&rsquo;y a pas du tout de travail dans cette ville, tout le monde a besoin de se faire un peu de fric, et c&rsquo;est pour ça que le premier qui est passé a freiné tout de suite. Le deuxième a freiné aussi, mais trop tard. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Quartier Nord, ai-je dit au chauffeur en me glissant sur le siège arrière. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il n&rsquo;a pas dit son prix, mais de toute façon, chez nous, c&rsquo;est toujours cinquante roubles d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre de la ville, on n&rsquo;a donc pas à marchander. C&rsquo;est là que je me suis rappelé que je n&rsquo;avais pas d&rsquo;argent sur moi ; et pire encore, que je n&rsquo;en avais pas non plus chez moi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 154-155 : &nbsp;&raquo; L&rsquo;interrogatoire&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;La dernière fois qu&rsquo;ils avaient contrevenu à la loi, c&rsquo;était sans doute un an auparavant, lorsque dans une compagnie de hasard quelqu&rsquo;un avait proposé de faire tourner un joint – ils l&rsquo;avaient fait tourner. Alekseï aimait fumer de l&rsquo;herbe, mais n&rsquo;en achetait, semble-t-il, jamais lui-même. Novikov, en revanche, y était indifférent – il avait cessé de boire de la vodka depuis un certain temps. Il se contentait d&rsquo;un peu de bière, de vin, d&rsquo;un petit verre de cognac&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Supposer qu&rsquo;Alekseï pouvait avoir commis quelque chose dans ce genre était difficile à admettre : ils se téléphonaient presque chaque jour, Novikov connaissait tous ses revenus et ses dépenses, son cercle de connaissances ainsi que ses habitudes. Novikov avait beau chercher, il ne voyait dans la vie de son ami aucun recoin qui pût abriter un vice caché. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;était un homme souriant, tendre, un peu désordonné, dénué de toute méchanceté. Il avait été pendant toute sa jeunesse passionné de photographie, et il lisait les livres que lui passait Novikov. Si on ne les lui avait pas donnés, il n&rsquo;en aurait jamais eu connaissance. Mais il lisait toujours ce qu&rsquo;on lui proposait, comprenait tout et s&rsquo;en souvenait. Dans sa vie apparaissaient de temps en temps des filles, cependant, il s&rsquo;en séparait toujours conformément  à son caractère  – d&rsquo;une façon brouillonne, avec douceur, en souriant, sans faire de vagues.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 301 : &laquo;&nbsp;L&rsquo;ombre d&rsquo;un nuage sur l&rsquo;autre rive&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;– C&rsquo;est quoi, la jalousie ? me demande-t-elle. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je regarde, sans pouvoir détacher mes yeux, le curseur brillant de sa fermeture éclair, et parfois seulement, d&rsquo;un coup d&rsquo;oeil rapide, son ongle cassé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– C&rsquo;est quelque chose d&rsquo;autre, dis-je avec difficulté. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Dans ce cas, n&rsquo;importe quelle qualité humaine chez un homme, et la même chez la femme, doit avoir des noms différents. Il n&rsquo;y a aucune raison de désigner la jalousie masculine et la jalousie féminine par le même mot. La bêtise, la bassesse, la lâcheté et, je ne sais pas, moi, la trahison, doivent être considérées  comme des concepts différents selon que l&rsquo;on est un homme ou une femme. Tu comprends ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Non.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>– C&rsquo;est simple. Ce qui est normal pour une femme vaudrait à un homme qu&rsquo;on le tue. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Et le contraire ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle réfléchit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Non, répondit-elle fermement. Il faut tuer un homme pour tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Encore une virée réussie dans la Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Ce que j&rsquo;aime dans l&rsquo;univers de Prilepine, c&rsquo;est le mordant des situations, le contexte social toujours décortiqué et l&rsquo;espoir toujours trop mince que cela change un peu. Pas super encourageant, me direz-vous ? Peut-être. La Russie contemporaine, quoi&#8230;</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une fille nommée Aglaé&nbsp;&raquo;, Zakhar Prilepine, Actes sud, 23€.</strong> </em></p>
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		<title>Proust, par le petit bout de la lorgnette</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2015 05:36:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2015 Le prix Emmanuel-Roblès est un prix littéraire décerné chaque année à l&#8217;auteur d&#8217;un premier roman francophone qui est récompensé par une bourse. Depuis 1990, il est remis chaque mois de juin, à Blois, dans le Loir-et-Cher. Six premiers romans constituent la sélection 2015, dont quatre ont déjà été présentés sur ce blog. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2015</span></h4>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PROUST-TER.jpeg" rel="lightbox[3091]"><img class="alignleft size-full wp-image-3094 colorbox-3091" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PROUST-TER.jpeg" alt="PROUST TER" width="200" height="293" /></a>Le <strong>prix Emmanuel-Roblès</strong> est un prix littéraire décerné chaque année à l&rsquo;auteur d&rsquo;un premier roman francophone qui est récompensé par une bourse. Depuis 1990, il est remis chaque mois de juin, à Blois, dans le Loir-et-Cher. Six premiers romans constituent la sélection 2015, dont quatre ont déjà été présentés sur ce blog.</p>
<p>Poursuivons avec le cinquième, <strong>&laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo;,</strong> écrit par <strong>Pierre-Yves Leprince</strong>. L&nbsp;&raquo;auteur, peintre et scénographe, a découvert <strong>Marcel Proust</strong> en 1960. Il n&rsquo;aura eu de cesse, dès lors, de vouloir faire partager sa passion des mots de ce dernier. Il produira ainsi plusieurs émissions de radio consacrées à l&rsquo;auteur, pour le centenaire de sa naissance, en 1971.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo;</strong>, son premier roman, paru en 2014, il signe un roman policier, mais aussi un essai sur la création littéraire. Un véritable roman d&rsquo;admiration, en tout cas.</p>
<p>Pierre-Yves Leprince a reçu le prix <strong>Jacques de Fouchier de L&rsquo;Académie française</strong> pour ce livre.</p>
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<p class="font_8"> L&nbsp;&raquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle d&rsquo;une rencontre. Nous sommes en 1986, <strong>Noël</strong> le narrateur presque centenaire, écrit un livre de souvenirs sur sa rencontre avec <strong>Marcel Proust, en 1906</strong>. L&rsquo;écrivain de <strong>La Recherche du temps perdu</strong>, encore en gestation, se console de la mort de sa mère dans un hôtel à Versailles.  Il a trente-cinq ans.</p>
<p class="font_8"><strong>Noël,</strong> lui, a dix-sept ans. Issu d&rsquo;un milieu plus que modeste, il est coursier et travaille aussi pour une agence de détectives. L&rsquo;écrivain ayant perdu son précieux carnet de notes, le jeune homme va le retrouver. S&rsquo;ensuit une relation de sincère amitié entre les deux hommes, malgré leurs différences.</p>
<p class="font_8">Par la suite, les deux hommes vont être confrontés, ensemble, à deux autres affaires, dont un crime. Au sein de l&rsquo;hôtel des Réservoirs, les rumeurs vont bon train&#8230;</p>
<p class="font_8" style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class="font_8" style="text-align: left"><strong>Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tandis que j&rsquo;observe mon professeur de maintien prendre une tranche de boeuf, apparue, cloche enlevée, dans le plat que lui tend le premier garçon, je me dis que, finalement, il est plus généreux que je ne pensais, m&rsquo;invitant publiquement à sa table en m&rsquo;enseignant les choses mine de rien avec bonté. J&rsquo;entendrai, plus tard, dire beaucoup de mal de lui, du fameux snobisme qui aurait obsédé sa vie, de son égoïsme, de sa méchanceté. Je sais bien qu&rsquo;une légende a toujours plus de force que la vérité mais, si la scène que je suis en train de décrire et d&rsquo;autres que je vais raconter pouvaient contribuer à contredire cette légende, j&rsquo;aurai eu raison de rédiger ces souvenirs.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ces doutes inimaginables, une minute plus tôt, envers un homme que j&rsquo;admirais, que j&rsquo;aimais déjà comme un père spirituel (expression que je ne connaissais pas encore mais qui exprime exactement le sentiment que je ressentais), me firent mal. Il m&rsquo;était insupportable de le comparer aux messieurs dont il m&rsquo;avait conseillé de me méfier, ces messieurs que le Signor Minimo avait traités, la nuit dernière, tandis que je me réveillais dans le petit salon, de </em>travestiti,<em> voulant dire, sans doute, “invertis” plus que “travestis”. Devais-je soupçonner de ce vice, hautement reprouvé en public dnas son monde, d&rsquo;autant mieux pratiqué en secret, je le savais, celui dont j&rsquo;aurais tant voulu devenir l&rsquo;ami ? Devais-je me soupçonner moi-même d&rsquo;éprouver une affection suspecte ? Monsieur Proust me paraissait au-dessus des petitesses de la vie, je n&rsquo;avais pas l&rsquo;habitude de m&rsquo;interroger sur moi, j&rsquo;étais jeune, j&rsquo;avais faim, mes pensées changèrent de direction.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><strong>Page 197 :</strong> &laquo;&nbsp;<em> “Vérités illuminantes” était une expression trop au-dessus de mon âge et de mon niveau pour que je pusse la comprendre, elle me frappa pourtant, je la retins, déjà retenu moi-même à cet homme par des liens que je ne pouvais ni définir, ni rompre. Je n&rsquo;étais pas son domestique, je ne serais sans doute jamais son ami tout à fait, je sentais que je lui serais fidèle quand même à jamais, quoi qu&rsquo;il fît. En cet après-midi de 1906, si mon Monsieur Proust est bien Marcel Proust, je suis devenu, comme tant d&rsquo;autres personne avant moi et après moi, esclave de sa parole illiminante, de ses yeux tristes et lumineux, de son sourire, de son esprit, de sa personne tout entière (je le suis toujours à la fin des années 80!).&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p class="font_8" style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Une rencontre improbable entre un auteur précieux et colérique et un jeune homme qui a tout à découvrir, des enquêtes curieuses&#8230; Tous les élements d&rsquo;un bon roman, me direz-vous. En ce qui me concerne, ce n&rsquo;est pas le cas. Je n&rsquo;ai pas aimé ce livre que j&rsquo;ai trouvé bavard, redondant&#8230; et trop long. Peut-être que je n&rsquo;ai pas l&rsquo;heur d&rsquo;apprécier à sa juste valeur la magie proustienne des mots. Tant pis pour moi ! L&rsquo;auteur, c&rsquo;est sûr, lui livre là un fabuleux hommage. Trop ?</span></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo;, Pierre-Yves Leprince, Gallimard.</strong> </em></p>
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		<title>Azami ou l&#8217;amour à la nipponne</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Mar 2015 16:08:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Aki Shimazaki]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Un nouveau cycle romanesque. Aki Shimazaki aime le procédé. Après deux pentalogies déjà à son actif, elle inaugure avec son nouveau roman &#171;&#160;Azami&#160;&#187;, une nouvelle série. Plus de trente ans que cette auteure qui a vécu les 26 premières années de sa vie dans son pays, au Japon, s&#8217;est installée au Canada et plus [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/azamicouverture.jpg" rel="lightbox[2964]"><img class="alignleft size-full wp-image-2966 colorbox-2964" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/azamicouverture.jpg" alt="azamicouverture" width="228" height="400" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un nouveau cycle romanesque. <strong>Aki Shimazaki</strong> aime le procédé. Après deux pentalogies déjà à son actif, elle inaugure avec son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;</strong>, une nouvelle série.</p>
<p>Plus de trente ans que cette auteure qui a vécu les 26 premières années de sa vie dans son pays, au Japon, s&rsquo;est installée au Canada et plus précisément au Québec, à Montréal.</p>
<p>Là-bas, elle écrit en français des romans qui, tout en finesse et sobriété mais sans faux semblant, parlent du Japon.<strong><em> &laquo;&nbsp;On ne dit pas les choses directement au Japon&nbsp;&raquo;,</em> dit Aki Shimazaki. Elle, a choisi un style simple et direct, minimaliste, pour ne rien cacher. </strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;</strong>, ( ce qui signifie &laquo;&nbsp;chardon&nbsp;&raquo; en français) est donc le premier opus d&rsquo;une nouvelle série, publiée chez Actes sud.  On y fait la connaissance de <strong>Mitsuo</strong>, un trentenaire, rédacteur dans une revue culturelle. Il est marié à <strong>Atsuko</strong>, avec qui il élève leurs deux enfants.  Une vie bien cadrée jusqu&rsquo;au jour où il rencontre de manière fortuite un ancien camarade de classe, <strong>Gorô Kida, devenu président de la compagnie familiale,</strong> qui l&rsquo;entraîne dans un club très sélect.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2964"></span></p>
<p>Là, il reconnait son premier amour de jeunesse, <strong>Mitsuko</strong>, devenue entraîneuse. Lui, qui n&rsquo;entretient plus de relations sexuelles avec sa femme ( il s&rsquo;agit d&rsquo;un couple &laquo;&nbsp;sexless&nbsp;&raquo;) et compense en fréquentant des<strong> &laquo;&nbsp;Fûzoku-ten&nbsp;&raquo;</strong> (des établissements de services sexuels), en est totalement bouleversé.</p>
<p>Il retombe sous le charme de celle qu&rsquo;il surnommait <strong>&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;</strong> dans son journal intime. Et devient son amant. Tandis que sa femme <strong>Atsuko</strong> mène à bien son projet d&rsquo;exploitation légumière à la campagne, <strong>Mitsuo</strong> entame, en ville, une liaison adultère avec <strong>Mitsuko</strong>, mystérieuse mère d&rsquo;un garçonnet de 4 ans, férue de littérature&#8230; et d&rsquo;argent facile.</p>
<p><strong>Dans les courts romans d&rsquo;Aki Shimazaki</strong>, c&rsquo;est le Japon et sa culture si particulière qui se raconte par la voix de <strong>Mitsuo</strong>. On y parle classes sociales, relations sexuelles tarifiées&#8230;</p>
<p>Outre les personnages, l&rsquo;auteure s&rsquo;attache également aux détails :  l&rsquo;odeur d&rsquo;une fleur, la forme des villes, le goût des aliments. Et le tout crée une alchimie littéraire rafraichissante.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 41 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ma femme aime la campagne et la nature, comme la plupart des gens. Au contraire, je suis un citadin typique. Je ne me sens à l&rsquo;aise si je reste longtemps à la maison de campagne. D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est ma femme qui en a hérité. Sa famille y passait ses vacances. Je n&rsquo;arrive pas encore à m&rsquo;y sentir chez moi.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Atsuko conduit habilement. De bonne humeur, elle fredonne une chanson. Une mélodie à trois temps légers. Malgré moi, je bats la mesure dans ma tête. La berceuse de ma grand-mère me revient encore : &laquo;&nbsp;Ce soi encore, ton oreiller est baigné de larmes. A qui rêves-tu ? Viens, viens vers moi&#8230;&nbsp;&raquo; Je jette un oeil vers ma femme qui balance sa tête au rythme de la mélodie. Distrait, je réfléchis : &laquo;&nbsp;Sera-t-il possible de recommencer à faire l&rsquo;amour avec elle ?&nbsp;&raquo;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em>&laquo;&nbsp;</em>L&rsquo;azami<em>. Je trouve cette fleur unique, avec sa forme particulière et sa couleur violette. On n&rsquo;en offre pas en cadeau à cause des épines pointues sur ses feuilles. Une fleur d&rsquo;un abord difficile. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je ne suis pas un coureur. Avant mon mariage, j&rsquo;ai fréquenté plusieurs filles l&rsquo;une après l&rsquo;autre, mais je ne trompais personne. Et, lorsque j&rsquo;ai décidé d&rsquo;épouser Atsuko, je croyais naturellement lui rester fidèle. Bien que nous soyons devenus un couple </em>sexless<em>, je n&rsquo;en cherche pas une autre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pourtant, je n&rsquo;ai pas le coeur en paix depuis la réapparition de Mitsuko. Son image sensuelle revient constamment dans ma tête. J&rsquo;attendrai son appel avec impatience. Mais, d&rsquo;un autre côté, je sens qu&rsquo;il vaudrait probablement mieux qu&rsquo;elle ne le fasse pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 112-113 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je pense à Mitsuko. Cesser de la voir. Cette idée m&rsquo;attriste profondément. Mais je n&rsquo;aurai pas le choix. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle m&rsquo;a ensorcelé dès que je l&rsquo;ai aperçue au bar X., tout comme elle m&rsquo;avait attiré il y a vingt-quatre ans. Nous sommes probablement unis par des pseudo-chimies qui ne lient que temporairement, comme elle le disait. Néanmoins, c&rsquo;est la seule femme avec qui j&rsquo;aie fait l&rsquo;amour passionnément. Elle me manquera énormément.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Les apparences sont souvent trompeuses. Et Aki Shimazaki prend un malin plaisir à jouer avec elles au fil de ce court roman qui fixe le décor de sa nouveau cycle romanesque. &laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo; fonctionne avec une économie de mots et de situations. Et les masques finissent pas tomber. Vivement le prochain opus !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong><span style="color: #000000">&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;, Aki Shimazaki, Actes Sud, 13,50€</span></strong></em></p>
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