<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; aventure</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/aventure/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Prendre la tangente pour sauver l&#8217;amour</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Dec 2016 17:47:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Continuer"]]></category>
		<category><![CDATA[abandon]]></category>
		<category><![CDATA[adolscence]]></category>
		<category><![CDATA[amour de jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[attentats]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Benoit]]></category>
		<category><![CDATA[chevaux]]></category>
		<category><![CDATA[désoeuvrement]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[flash back]]></category>
		<category><![CDATA[introspection]]></category>
		<category><![CDATA[Kirghistan]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Mauvignier]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel]]></category>
		<category><![CDATA[Sibylle]]></category>
		<category><![CDATA[Sidious]]></category>
		<category><![CDATA[Starman]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3778</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Laurent Mauvignier fait partie de mon panthéon personnel. Plus de quinze ans que ça dure ! Et jamais une déception&#8230; Pas si courant, non ? Interviewé en décembre 2016,  vous trouverez ici la page qui lui a été consacrée dans La Nouvelle République du centre-ouest le 28 janvier. Un peu d&#8217;auto-promo, oui, je [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/continuerM365735.jpg" rel="lightbox[3778]"><img class="alignleft size-full wp-image-3780 colorbox-3778" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/continuerM365735.jpg" alt="continuer,M365735" width="256" height="340" /></a></p>
<p><strong>Laurent Mauvignier</strong> fait partie de mon panthéon personnel. Plus de quinze ans que ça dure ! Et jamais une déception&#8230; Pas si courant, non ?</p>
<p>Interviewé en décembre 2016,  vous trouverez<strong> <a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/01/28/Les-gens-n-aiment-pas-que-la-cible-bouge-tout-le-temps-2982724">ici</a> </strong>la page qui lui a été consacrée dans La Nouvelle République du centre-ouest le 28 janvier. Un peu d&rsquo;auto-promo, oui, je sais&#8230;</p>
<p>L&rsquo;auteur, né à Tours, est de retour pour cette rentrée littéraire avec <strong>&laquo;&nbsp;Continuer&nbsp;&raquo;</strong>.  Ses deux précédents romans, publiés depuis toujours aux Editions de Minuit, sont évidemment sur Quatrième de couv<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/"> ici</a></strong> et<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/06/30/laurent-mauvignier-toujours-efficace/">là</a></strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouvel opus ? C&rsquo;est celle de <strong>Sibylle</strong> et de <strong>Samuel</strong>, son fils adolescent. Un jeune homme désoeuvré, perdu, pas vraiment remis de la séparation de ses parents. <strong>Benoît</strong> est resté en région parisienne. Sa mère s&rsquo;est installée avec lui à Bordeaux.</p>
<p>Une énième grosse bêtise plus tard et <strong>Sibylle</strong> décide d&rsquo;agir. A sa manière. De vendre la maison de son père, de quitter son poste et de mettre le cap à l&rsquo;Est. Vers l&rsquo;Asie centrale. De prendre la tangente pour sauver sa peau. Celle de son fils aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle part avec son fils pour plusieurs mois au Kirghizistan. Là-bas, à dos de cheval, il s&rsquo;agit pour l&rsquo;un comme pour l&rsquo;autre de faire un pas. D&rsquo;avancer. D&rsquo;apprendre à se connaître. Et, pour <strong>Sibylle</strong>, de se réconcilier aussi avec ses rêves, son passé.  Quand la petit-fille d&rsquo;immigrés russes voulait être chirurgien. Quand elle voulait être médecin. Et quand elle croyait aimer toute la vie son seul et unique amour, qu&rsquo;un terrible attentat lui a enlevé, un jour à Paris.</p>
<p><span id="more-3778"></span></p>
<p>Un roman dans lequel les paysages et les chevaux – Starman et Sidious – ont autant d&rsquo;importance que la relation mère-fils qui se noue et se dénoue au fil des pages, des kilomètres parcourus et des événements. Une histoire qui se décline comme un cri d&rsquo;amour d&rsquo;une femme un peu larguée dans sa vie et ses rêves pour son fils.  Malgré tout.</p>
<div id="attachment_3803" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l_mauvignier_c_roland_allard.jpg" rel="lightbox[3778]"><img class="wp-image-3803 size-medium colorbox-3778" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l_mauvignier_c_roland_allard-300x150.jpg" alt="l_mauvignier_c_roland_allard" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Laurent Mauvignier (photo Rolland Allard)</p></div>
<p style="text-align: left"><strong>Laurent Mauvignier</strong> est un de ses rares auteurs qui ne me déçoit jamais. Voici donc un joli roman, malgré une fin un peu convenue je trouve.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Mère et fils, si différents et pourtant si semblables, ne serait-ce que dans le choix des morceaux qu&rsquo;ils écoutent comme &laquo;&nbsp;Heroes&nbsp;&raquo;de David Bowie. Il a guidé Sibylle quand elle était amoureuse et pleine de projets, il accompagne Samuel dans son apprentissage.</strong></p>
<p style="text-align: left"><iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/Tgcc5V9Hu3g?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Samuel repense à ça et il regarde sa mère qui se débat avec trois gamelles pleines de boue. Il a envie de lui gueuler qu&rsquo;il comprend pourquoi son père est parti, que c&rsquo;est à cause d&rsquo;elle, que tout est à cause d&rsquo;elle, qu&rsquo;il est parti par sa faute à elle et que maintenant c&rsquo;est lui qui va partir et ce sera aussi de sa faute à elle. Sibylle frotte ses mains pleines de griffures et des bras tachés de boue. Samuel pense qu&rsquo;il la déteste, qu&rsquo;il ne veut pas lui ressembler. Il a honte, tellement honte, il éprouve du dégoût et une sortie de pitié dont il a honte aussi. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sa mère, sa mère, sa pauvre mère. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il voudrait qu&rsquo;elle soit morte ; il voudrait pouvoir regretter sa mère et garder à l&rsquo;esprit une simple image d&rsquo;elle, lorsqu&rsquo;il était enfant, un souvenir que lui tiendrait de mère. Ce serait magnifique, sans aspérité, une image morte mais chaude, loin de ce qu&rsquo;il voit de sa mère aujourd&rsquo;hui – oui, parfois, il préférerait que sa mère soit morte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 127 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;]  Où est-ce qu&rsquo;elle avait pu croire qu&rsquo;une fille comme elle aurait pu écrire des livres, des romans ? Et même, un moment elle avait travaillé comme une folle à son roman, elle avait travaillé comme une folle pour devenir chirurgien, et tout le monde l&rsquo;en avait crue capable,  tout le monde s&rsquo;était trompé sur elle, oui, tout le monde lui disait qu&rsquo;elle aurait fait son métier avec talent et abnégation. Tout le monde s&rsquo;était trompé pour la chirurgie, et heureusement, personne n&rsquo;avait su pour le roman. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le plus souvent elle oublie, mais parfois, ça revient  : une bouffée de honte. Elle n&rsquo;éprouve même pas un vague sentiment de tendresse, de pitié amusée, de reconnaissance pour la jeune femme qu&rsquo;elle a été, qui avait cru qu&rsquo;on peut vivre et accomplir des choses plus grandes que nous. Non. Pas de sentiments, pas de pitié – juste la honte, le dégoût, le mépris de soi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 : </strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est soudain comme si le fait d&rsquo;avoir pensé à elle avait précipité Samuel. Elle qui l&rsquo;avait oublié ce soir. Elle l&rsquo;a oublié, le temps de s&rsquo;oublier elle-même. Le temps de penser à la femme qu&rsquo;elle est, cette femme qui était tellement morte en elle, depuis si longtemps&#8230; Elle a cru qu&rsquo;elle pourrait la réveiller, l&rsquo;aider à se relever, et maintenant elle se dit que si Samuel est blessé, si Samuel est perdu, si Samuel ne revient pas, elle ne se le pardonnera jamais. Elle ne survivra pas à ça, elle refuse de survivre à ça, elle y a survécu déjà une fois, elle ne pourra pas y survivre une deuxième, elle sait qu&rsquo;on ne peut pas. Et maintenant elle frappe son cheval, elle gueule contre son cheval, elle crie pour appeler Samuel, mais autour d&rsquo;elle la forêt semble avaler ses cris et elle avance en écrasant les branches, des brindilles sèches qui cassent comme des carapaces, des ossements.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Continuer&nbsp;&raquo;, Laurent Mauvignier, Editions de Minuit, 17€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/" data-text="Prendre la tangente pour sauver l&rsquo;amour - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>En side-car, l&#8217;épopée napoléonienne</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/25/en-side-car-lepopee-napoleonienne/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/25/en-side-car-lepopee-napoleonienne/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 May 2015 09:20:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Berezina]]></category>
		<category><![CDATA[bicentenaire]]></category>
		<category><![CDATA[camaraderie]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain-aventurier]]></category>
		<category><![CDATA[épopée]]></category>
		<category><![CDATA[fascination]]></category>
		<category><![CDATA[Grande Armée]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon]]></category>
		<category><![CDATA[panache]]></category>
		<category><![CDATA[périple]]></category>
		<category><![CDATA[récit de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Retraite de Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[side-car]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvain Tesson]]></category>
		<category><![CDATA[Ural]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3006</guid>
		<description><![CDATA[Le sujet de ce récit n&#8217;est pas banal, son auteur non plus. Avec &#171;&#160;Bérézina&#160;&#187;, Sylvain Tesson signe un livre atypique, truculent&#8230; et historique. Le stégophile – se dit de celui qui est passionné d&#8217;escalade de toits –, écrivain, aventurier et russophile éclairé s&#8217;est, en effet, lancé dans un drôle de défi : de Moscou jusqu&#8217;à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BEREZINA.jpg" rel="lightbox[3006]"><img class="alignleft size-full wp-image-3009 colorbox-3006" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BEREZINA.jpg" alt="BEREZINA" width="100" height="160" /></a>Le sujet de ce récit n&rsquo;est pas banal, son auteur non plus. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Sylvain Tesson</strong> signe un livre atypique, truculent&#8230; et historique.</p>
<p>Le stégophile – se dit de celui qui est passionné d&rsquo;escalade de toits –, écrivain, aventurier et russophile éclairé s&rsquo;est, en effet, lancé dans un drôle de défi : de Moscou jusqu&rsquo;à Paris, en side-car, revivre la retraite napoléonienne en suivant les traces de l&rsquo;empereur corse avec la Grande Armée.</p>
<p>Une aventure menée à trois, puis à cinq, en plein hiver. Deux cents ans après.</p>
<p>Le récit de voyage, qui se lit d&rsquo;une traite, est un petit bijou. Rien ne manque : ni l&rsquo;alcool, ni le froid mordant, ni les anecdotes sur la Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui au fil des 4.000 kilomètres parcourus. En trame de fond, la grande Histoire. Et la fascination de l&rsquo;auteur pour Napoléon.</p>
<p><strong>Sylvain Tesson</strong>, dont j&rsquo;avais évoqué le précédent recueil de nouvelles<strong> &laquo;&nbsp;S&rsquo;abandonner à vivre&nbsp;&raquo;</strong> <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/19/sabandonner-a-vivre-en-19-lecons/"> ici, </a></strong>adepte des expériences assez extrêmes à travers le monde, se remet aujourd&rsquo;hui d&rsquo;un accident assez stupide, qui a eu lieu en août dernier. Il venait de rendre le manuscrit de <strong>&laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo;</strong> ( commencé juste après la mort de sa mère)  à son éditeur, lors d&rsquo;une fête chez son ami  et auteur <strong>Jean-Christophe Rufin</strong>, à la montagne, il tombe d&rsquo;une gouttière. Coma, traumatisme crânien, paralysie faciale&#8230; et l&rsquo;obligation de changer de vie.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de Sylvain Tesson, de ses deux camarades <strong>Cédric Gras</strong> et <strong>Thomas Goisque</strong> ainsi que de leurs deux amis russes, <strong>Vitaly</strong> et <strong>Vassili</strong>. Le 2 décembre 2012, ils montent sur et dans les side-cars, dont des exemplaires de la fameuse marque Oural, et prennent la route. Objectif ? <em>&laquo;&nbsp;Nous avions le bicorne, nous avions la date. Restait à trouver les fantômes. Ils attendaient sur le bord de la route (p.34)&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Au fil des pages, on suit leur épopée, émaillée de portraits des protagonistes, de descriptions et d&rsquo;anecdotes historiques et/ou alcooliques. C&rsquo;est selon.</p>
<p><strong>Découvrez ici une vidéo qui relate le projet et l&rsquo;aventure qui en a découlé</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/NAmv1SimHKE?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 89 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le quatrième jour. De Smolensk à Borissov. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En cette matinée où un soleil, semblable au plafonnier d&rsquo;une salle de bains khrouchtchévienne, se juchait au-dessus des remparts de Smolensk, notre situation allait connaître une amélioration. Désormais, nous ne roulerions plus à trois sur la même Oural. Gras resterait dans mon panier, Goisque rejoindrait celui de Vitaly. Vassili, lui, convoierait les bagages sur sa monture. Les Russes nous avaient apporté nos sacs et nous retrouvâmes duvets, collants et lainages que nous avions négligé d&rsquo;empiler en partant vers Borodino. Nous avions commis l&rsquo;erreur de toutes les armées de l&rsquo;Ouest qui s&rsquo;engagent en Russie en mésestimant le froid.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 92-93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Nous autres, latins, nourris de stoïcisme, abreuvés par Montaigne, inspirés par Proust, nous tentions de jouir de ce qui nous advenait, de saisir le bonheur partout où il chatoyait, de le reconnaitre quand il surgissait, de le nommer quand l&rsquo;occasion s&rsquo;en présentait. Dès que le vent se levait, en somme, nous tentions de vivre. Les Russes, eux, étaient convaincus qu&rsquo;il fallait avoir préalablement souffert pour apprécier les choses. Le bonheur n&rsquo;était qu&rsquo;un interlude dans le jeu tragique de l&rsquo;existence. Ce que me confiait un mineur du Donbass, dans l&rsquo;ascenseur qui nous remontait d&rsquo;un filon de charbon, constituait une parfaite formulation de la “difficulté d&rsquo;être” chez les Slaves :“Que sais-tu du soleil si tu n&rsquo;as pas été à la mine ?”&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 130-131 :</strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;empereur était le ciment qui maintenait les débris de l&rsquo;armée. Son magnétisme obligeait les officiers. Son énergie galvanisait les soldats. La certitude de sa présence, même invisible, insufflait à chacun le désir de se tenir debout pour s&rsquo;acquérir un peu de la gloire générale. Une fois le souverain parti, tout pouvait se débander. Et tout se débanda. Et Murat ne put rien contre la déréliction. L&rsquo;armée se traînait, aimantée par la perspective de Vilnius. Comme au temps de Smolensk, quelques semaines plus tôt, les débris humains avaient besoin d&rsquo;un mirage. Et, comme Smolensk, Vilnius fut loin des attentes. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ce fut une horde de squelettes vivants qui se pressa aux portes de Vilnius le 8 décembre. Quarante mille hommes affamés fondaient sur une bourgade assoupie qui ignorait tout de la débâcle. Les bourgeois, voyant arriver ces torrents de possédés couverts de peaux de bêtes, firent ce que font les bourgeois quand ils sont menacés : ils fermèrent les portes de la ville.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p><span style="color: #0000ff"> Road-trip enthousiasmant, aventure humaine et littéraire, &laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo; est une perle. Les amateurs de l&rsquo;écriture de Sylvain Tesson seront ravis, les fidèles à la mémoire de l&rsquo;empereur également. Un récit passionnant qui donne envie de rouvrir son livre d&rsquo;Histoire.</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo;, Sylvain Tesson, Editions Guérin, 19,50€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/25/en-side-car-lepopee-napoleonienne/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/25/en-side-car-lepopee-napoleonienne/" data-text="En side-car, l&rsquo;épopée napoléonienne - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/25/en-side-car-lepopee-napoleonienne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le destin empêché de Bénédicte Ombredanne</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 13 Sep 2014 14:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[" L'amour et les forêts"]]></category>
		<category><![CDATA[abandon]]></category>
		<category><![CDATA[amant]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Bénédicte Ombredanne]]></category>
		<category><![CDATA[Christian]]></category>
		<category><![CDATA[contraintes]]></category>
		<category><![CDATA[dépression]]></category>
		<category><![CDATA[destin]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Reinhardt]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement]]></category>
		<category><![CDATA[idéaux]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François]]></category>
		<category><![CDATA[jumelle]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Lola]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[manipulation]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Claire]]></category>
		<category><![CDATA[mère]]></category>
		<category><![CDATA[pervers narcissique]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
		<category><![CDATA[professeure]]></category>
		<category><![CDATA[rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Villiers de L'Isle-Adam]]></category>
		<category><![CDATA[violence conjugale]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=2642</guid>
		<description><![CDATA[Nous poursuivons notre petit cheminement à travers les nouveautés de cette rentrée littéraire. Parmi elles, des livres surprises et d&#8217;autres, particulièrement attendus. C&#8217;était le cas avec &#171;&#160;L&#8217;amour et les forêts&#160;&#187;, nouvel opus d&#8217;Eric Reinhardt, auteur dont j&#8217;ai particulièrement apprécié les deux derniers romans,  &#171;&#160;Cendrillon&#160;&#187;, et &#171;&#160;Le système Victoria&#160;&#187;, que j&#8217;avais évoqué ici. Un roman encensé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-ET-FORETS.jpg" rel="lightbox[2642]"><img class="alignleft size-full wp-image-2646 colorbox-2642" style="margin: 10px" alt="AMOUR ET FORETS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-ET-FORETS.jpg" width="195" height="292" /></a>Nous poursuivons notre petit cheminement à travers les nouveautés de cette rentrée littéraire. Parmi elles, des livres surprises et d&rsquo;autres, particulièrement attendus. C&rsquo;était le cas avec <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour et les forêts&nbsp;&raquo;</strong>, nouvel opus d&rsquo;<strong>Eric Reinhardt</strong>, auteur dont j&rsquo;ai particulièrement apprécié les deux derniers romans,  <strong>&laquo;&nbsp;Cendrillon&nbsp;&raquo;</strong>, et <strong>&laquo;&nbsp;Le système Victoria&nbsp;&raquo;</strong>, que j&rsquo;avais évoqué<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/09/18/au-coeur-du-systeme-reinhardt/"> ici. </a></strong></p>
<p>Un roman encensé ici et là déjà par les critiques. Le public devrait également apprécier ce magnifique portrait de femme. Celui de <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>.</p>
<p>L&rsquo;idée de ce roman est née d&rsquo;une rencontre entre <strong>Eric Reinhardt</strong> et l&rsquo;une de ses lectrices. Dans les Inrockuptibles du 13 au 19 août, l&rsquo;auteur explique :<strong><em> &nbsp;&raquo; J&rsquo;étais dans le train et ma voisine m&rsquo;a accosté. Elle m&rsquo;avait vu dans une émission littéraire à la télé et elle m&rsquo;a dit : “Vous êtes celui qui doit raconter mon histoire”. J&rsquo;étais sous le choc : c&rsquo;était une histoire de harcèlement conjugal&nbsp;&raquo;.</em> </strong></p>
<p>De ce témoignage et d&rsquo;une partie des correspondances entretenues avec d&rsquo;autres lectrices, Eric Reinhardt a imaginé son roman.</p>
<p><span id="more-2642"></span></p>
<p>Si dans <strong>&laquo;&nbsp;Le système Victoria&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;héroïne incarnait la capitalisme, le pouvoir de l&rsquo;entreprise et l&rsquo;argent, <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>, elle, est une femme entravée, empêchée, avilie par le pouvoir tout-puissant&#8230; de son mari <strong>Jean-François –, </strong>épousé par défaut, par dépit – que l&rsquo;on pourrait ranger parmi les pervers narcissiques.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de cette femme. Professeure de lettres dans un lycée de l&rsquo;Est de la France, à Metz, elle est mariée et mère de deux enfants. Ses rêves se sont envolés. Ceux de son mari ne se sont pas réalisés non plus. Il fait payer le prix de son échec à sa femme, plus cultivée, plus profonde que lui. Suite à une soi-disante prise de conscience de son mari de ce qu&rsquo;il fait vivre à sa femme, <strong>Bénédicte</strong> décide de s&rsquo;inscrire sur un site de rencontres. Via internet, elle fait la connaissance d&rsquo;un homme<strong>, Christian, </strong>qui le temps d&rsquo;un après-midi, lui fera comprendre que sa vie pourrait être différente, et que l&rsquo;amour existe. Au milieu de la forêt, son horizon s&rsquo;éclaircit, son corps exulte et son coeur s&rsquo;emballe. Un épisode, unique et précieux, qui remet en cause le (très) fragile équilibre que <strong>Bénédicte</strong> tente de maintenir. Sa vie bascule. Tout s&rsquo;emballe. Elle ne s&rsquo;en remettra pas.</p>
<p>Très admirative de l&rsquo;oeuvre romantique de <strong>Villiers de l&rsquo;Isle-Adam</strong>, elle se rapproche du narrateur, qui n&rsquo;est autre qu&rsquo;un écrivain ( Eric Reinhardt aime endosser ce rôle), pour partager des souvenirs de lecture&#8230; et évoquer sa vie par fragments.  Un lien se crée. Une correspondance naît. Mais elle ne sauvera pas <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>. Le narrateur se fera enquêteur auprès de la soeur jumelle de Bénédicte notamment&#8230; trop tard cependant.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Sa décision était prise, le cheminement qui l&rsquo;y avait conduite avait été accompli pendant la brève durée de son repas. Pourtant, jusqu&rsquo;à ce soir de mars, l&rsquo;idée de se rendre sur ce genre de sites ne s&rsquo;était même jamais présentée à son esprit, y compris dans ses fantasmes les inavouables. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;explosion qui venait de se produire avait été d&rsquo;une puissance inouïe, accentuée par l&rsquo;attitude de rétention dont elle avait fait preuve ces dix dernières années : rétention de désirs, de pulsions, de gaieté, de rêves, d&rsquo;espérance, d&rsquo;exigences, d&rsquo;ambition, de tendresse, de colère, de révolte. Les conséquences de cette posture de renoncement avaient été comparables en définitive à une insidieuse accumulation d&rsquo;explosifs, c&rsquo;est ce qu&rsquo;elle avait découvert ce soir-là quand la présence de toute cette dynamite entreposée par son abnégation dans un recoin obscur de son cerveau avait encore amplifié la violence du souffle. Un observateur présent dans la maison au moment des faits aurait pu percevoir distinctement deux détonations successives, la première liée au temps présent et aux aveux humides du mari, la seconde au gâchis qu&rsquo;elle se disait qu&rsquo;elle avait fait des années dernièrement écoulées. La seconde avait été encore plus assourdissante que la première.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle se dirait plus tard qu&rsquo;elle aurait dû tirer profit de l&rsquo;avantage qu&rsquo;elle avait pris à ce moment-là sur son mari pour imposer de nouvelles normes relationnelles. Si elle avait été un peu plus prévoyante, elle lui aurait expliqué ce qu&rsquo;elle attendait de leur vie commune, elle aurait pérennisé ce rééquilibrage par des repères placés entre eux comme autant d&rsquo;épingles de couturière piquées dans le tissu d&rsquo;une robe pour en marquer l&rsquo;ourlet.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 299:</strong> <em>&nbsp;&raquo; Elle m&rsquo;a dit un matin qu&rsquo;elle avait toujours adoré le mot surrender, entendu dans une chanson fameuse. A présent, elle savait pourquoi : elle connaissait la raison d&rsquo;être de cet obscur attachement pour ce mot. </em>Surrender. Reddition<em>. Il est beau, ce mot, non ? m&rsquo;a-t-elle dit ce matin-là? Reddition, avec ses deux d, c&rsquo;est sublime, tu ne trouves pas ? Mais enfin, ai-je protesté, qu&rsquo;est ce que tu racontes, tu dis n&rsquo;importe quoi ! Pas du tout, m&rsquo;a répliqué calmement pas jumelle.  Je t&rsquo;assure, Marie-Claire. Le moment est venu de me rendre. Le bonheur n&rsquo;a pas voulu de moi, j&rsquo;ai pourtant tout fait pour le mériter, tant pis, ma décision est prise, j&rsquo;abandonne.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas de doute, Eric Reinhardt sait parler des femmes&#8230; et aux femmes. Avec ce nouveau roman, formidable portrait, il nous parle de l&rsquo;intime, de ce qui ne se voit pas, de ce qu&rsquo;on ne dit pas. Et qu&rsquo;il faut deviner. La langue de Reinhardt, riche, précise, nous entraîne dans les méandres de l&rsquo;âme et des sentiments. Jusqu&rsquo;à la fin de Bénédicte. A découvrir absolument. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour et les forêts&nbsp;&raquo;, Eric Reinhardt, Gallimard, 21,90€.</strong> </em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/" data-text="Le destin empêché de Bénédicte Ombredanne - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Valentin Noze, aventurier abracadabrantesque malgré lui&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/23/valentin-noze-aventurier-abracadabrantesque-malgre-lui/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/23/valentin-noze-aventurier-abracadabrantesque-malgre-lui/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Nov 2013 16:02:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[greouilles]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[hypnose]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[méthode Arbogast]]></category>
		<category><![CDATA[ONG]]></category>
		<category><![CDATA[rebondissements]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Sibylle]]></category>
		<category><![CDATA[trafic]]></category>
		<category><![CDATA[Valentin Noze]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=2120</guid>
		<description><![CDATA[On poursuit la découverte des livres de cette rentrée littéraire avec un roman d&#8217;aventures bourré d&#8217;humour&#8230; publié aux Editions de Minuit. Non, rassurez-vous vous avez bien lu&#8230; Avec &#171;&#160;La méthode Arbogast&#160;&#187;, Bertrand de La Peine signe son troisième roman. Une découverte pour moi que cet auteur quinquagénaire qui enseigne le français à Mayotte. &#171;&#160;La méthode [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>On poursuit la découverte des livres de cette rentrée littéraire avec un roman d&rsquo;aventures bourré d&rsquo;humour&#8230; publié aux <strong>Editions de Minuit</strong>. Non, rassurez-vous vous avez bien lu&#8230;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ARBOGAST.jpg" rel="lightbox[2120]"><img class="alignleft  wp-image-2128 colorbox-2120" style="margin: 10px" alt="ARBOGAST" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ARBOGAST.jpg" width="108" height="147" /></a></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;La méthode Arbogast&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> Bertrand de La Peine</strong> signe son troisième roman. Une découverte pour moi que cet auteur quinquagénaire qui enseigne le français à Mayotte.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;La méthode Arbogast&nbsp;&raquo;</strong> plonge le lecteur dans le quotidien de <strong>Valentin Noze</strong>, subitement et durablement bouleversé. Tout cela à cause d&rsquo;un moineau et d&rsquo;une chute de haut d&rsquo;un bouleau&#8230;</p>
<p>Vous allez me dire, c&rsquo;est quoi ce truc ? Un roman ! Rondement mené qui se transforme en récit d&rsquo;aventures. L&rsquo;air de rien, on se voit dans un film avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle-titre.</p>
<p><span id="more-2120"></span></p>
<p>La quatrième de couv, pour le coup, résume assez bien l&rsquo;histoire sans la déflorer :</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Rien de tout cela ne serait arrivé s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu ce moineau. Ni cette chute du haut du bouleau.Valentin Noze n&rsquo;aurait pas connu le docteur Arbogast, ni sa méthode d&rsquo;hypnose par l&rsquo;image, encore moins ses grenouilles. Il ne serait pas retrouvé sur l&rsquo;île de Madagascar, et n&rsquo;aurait pas eu à fuir devant un cyclone ou à pourchasser un ancien mercenaire à travers la forêt de la Montagne d&rsquo;Ambre&#8230; Et puis surtout, il n&rsquo;aurait pas rencontré Sibylle. Bref, il n&rsquo;aurait rien vu.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Au fil des 126 pages, un roman qu&rsquo;on lit comme une bande dessinée. Les cases se suivent, l&rsquo;histoire se déroule en Belgique puis à Madagascar. Jamais en peine de rebondissements. On y sauve des grenouilles, on y pourchasse un ancien mercenaire  devenu trafiquant, on y cherche de fille de bonne famille et un militant écologiste sans vergogne, le tout sur fond de toiles de maître&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 45-46 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Depuis une dizaine d&rsquo;années, il injectait une solution à base de céruléine et projetait des reproductions de tableaux à ses patients. Se produisait alors un effet sédatif sur les lésions. Comme une pommade cicatrisante, vois-tu ? synthétise le docteur. Valentin n&rsquo;était pas sûr de &laquo;&nbsp;voir&nbsp;&raquo; quoi que ce soit. Toujours est-il que l&rsquo;état de bien-être ressenti en sortant de chez Arbogast l&rsquo;amenait à reconnaître que, malgré la caractère très étrange de cette thérapie, elle se révélait, dans son cas, drôlement efficace. Et tout ça, c&rsquo;est légal ? Je veux dire, précise le jeune homme, ce n&rsquo;est pas considéré comme un produit hallucinogène, comme de la drogue ? Arbogast a un petit ricanement. De la drogue ! Les pionniers doivent affronter bien des obstacles. Ce sont des grands incompris&#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 82 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Dérivant en arc de cercle, le boutre laisse sur sa gauche une montagne en pain de sucre émergeant de l&rsquo;eau ; il remonte la baie de Sakkalave. De grands aplats jaune de Mars, des carrés blancs salis de noir. Du bleu pur, au couteau. Assis à la proue, Valentin découvre la côté de Diégo. Il voyage dans une toile de Nicolas de Staël.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 110</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Aux abords de la petite ville qui compte quelques milliers d&rsquo;habitants, se dessinent les spectres d&rsquo;anciennes villas. Marquises en morceaux, varangues au plancher défoncé, fer forgé devenu végétal le long des jardins fantômes. Celles qui furent la résidence des officiers, au début du vingtième siècle, lorsqu&rsquo;ils quittaient la touffeur des garnisons de Diégo pour prendre le bon air des altitudes, ne sont plus ces pimpantes villégiatures où cascadait le rire des femmes sirotant des citronnades. Elles ne sont pas vestiges non plus. Les murs, toujours debout, ont connu de multiples tempêtes. Les gloriettes ont passé mais les demeures restent. Elles sont ces fossiles modernes où se lit, sur les plaques émaillées, Villa Marguerite, A la Belle Angeline, le palimpseste du drame colonial.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p><span style="color: #0000ff">Au final, des personnages truculents, des situations rocambolesques et une écriture vive.</span> <span style="color: #0000ff">A lire quand il pleut, dans le train, etc. Un joyeux moment de lecture.</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;La méthode Arbogast&nbsp;&raquo;, de Bertrand de La Peine, Les éditions de Minuit, 13€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/23/valentin-noze-aventurier-abracadabrantesque-malgre-lui/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/23/valentin-noze-aventurier-abracadabrantesque-malgre-lui/" data-text="Valentin Noze, aventurier abracadabrantesque malgré lui&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/23/valentin-noze-aventurier-abracadabrantesque-malgre-lui/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Il faut beaucoup aimer les hommes, nous dit-elle&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/27/il-faut-beaucoup-aimer-les-hommes-nous-dit-elle/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/27/il-faut-beaucoup-aimer-les-hommes-nous-dit-elle/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 27 Aug 2013 08:42:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[acteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[couleur]]></category>
		<category><![CDATA[différences]]></category>
		<category><![CDATA[échec]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[incompréhension]]></category>
		<category><![CDATA[Kouhouesso]]></category>
		<category><![CDATA[lutte]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Darrieussecq]]></category>
		<category><![CDATA[P.O.L.]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Solange]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=1889</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire C&#8217;est la rentrée ! Et pas seulement celle des écoliers. Du côté des librairies aussi, on a défait les cartons pour mettre en valeur les quelques 550 nouveaux romans parmi lesquels il va falloir choisir. L&#8217;un d&#8217;entre eux, &#171;&#160;Il faut beaucoup aimer les hommes&#160;&#187;, de Marie Darrieussecq m&#8217;a beaucoup plu. Je vous raconte [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline"><span style="color: #0000ff;text-decoration: underline">Rentrée littéraire</span></span></strong></p>
<p>C&rsquo;est la rentrée ! Et pas seulement celle des écoliers. Du côté des librairies aussi, on a défait les cartons pour mettre en valeur les quelques 550 nouveaux romans parmi lesquels il va falloir choisir. L&rsquo;un d&rsquo;entre eux, <strong>&laquo;&nbsp;Il faut beaucoup aimer les hommes&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Marie Darrieussecq</strong> m&rsquo;a beaucoup plu. Je vous raconte ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Marie Darrieussecq,</strong> tout d&rsquo;abord. L&rsquo;auteure d&rsquo;origine basque, quadragénaire, a publié son premier roman en 1996, après de brillantes études de lettres. Il s&rsquo;agit de<strong> &laquo;&nbsp;Truismes&nbsp;&raquo;</strong> qui, à l&rsquo;époque, avait fait beaucoup parler de lui. Depuis, d&rsquo;autres ont suivi. Et <strong>Marie Darrieussecq</strong> est devenue psychanalyste.</p>
<div id="attachment_1891" style="width: 130px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/aut-darrieussecq-marie-2.jpg" rel="lightbox[1889]"><img class="size-full wp-image-1891 colorbox-1889" alt="Editions P.O.L." src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/aut-darrieussecq-marie-2.jpg" width="120" height="171" /></a><p class="wp-caption-text">Editions P.O.L.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le nom de <strong>Marie Darrieussecq</strong> est associé à celui de l&rsquo;auteure <strong>Marie NDiaye</strong> et à celui de <strong>Camille Laurens</strong> dans des péripéties littéraires en 1998 et en 2007 pour la seconde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1889"></span></p>
<p>Au fil de sa bibliographie, des thèmes sont récurrents : la disparition, l&rsquo;absence mais aussi l&rsquo;identité et l&rsquo;appartenance. L&rsquo;auteure se plait également à écrire sur les transformations traumatiques, le dépassement des limites physiques et psychologiques.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-il-faut-beaucoup-aimer.jpg" rel="lightbox[1889]"><img class="alignleft size-full wp-image-1895 colorbox-1889" style="margin: 10px" alt="livre-il-faut-beaucoup-aimer" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-il-faut-beaucoup-aimer.jpg" width="120" height="176" /></a>Dans<strong> &laquo;&nbsp;Il faut beaucoup aimer les hommes&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Solange</strong>, qui était déjà le prénom de son héroïne dans<strong> &laquo;&nbsp;Clèves&nbsp;&raquo;</strong>, son roman précédent, rencontre un homme. Il est Noir. C&rsquo;est le coup de foudre.  Tous les deux sont acteurs, vivent aux Etats-Unis. Et lui veut réaliser un film. En Afrique. Mais qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;être Noir ? Et l&rsquo;Afrique, c&rsquo;est comment ?</p>
<p>Solange s&rsquo;interroge, tente de s&rsquo;intéresser tandis que<strong> Kouhouesso</strong> travaille d&rsquo;arrache-pied pour tourner un film adapté d<strong>’&nbsp;&raquo;Au cœur des ténèbres&nbsp;&raquo;</strong> de Conrad, sur place, au Congo. Solange va le suivre dans cette aventure, jusqu’au bout du monde : à la frontière du Cameroun et de la Guinée Équatoriale, au bord du fleuve Ntem, dans une sorte de « je ntem moi non plus ».</p>
<p>Le couple mixte est confronté aux clichés, à une vision fausse qui se porte sur eux. Lui, se doit de jouer l&rsquo;homme noir. Elle doit se comporter comme une femme. Mais plus. Mais les histoires d&rsquo;amour finissent mal, en général, non ?</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 95</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Elle était née où elle était née, dans la peau qui était la sienne, entourée des mots qui l&rsquo;entouraient. Elle découvrait ça, que sur les Noirs, ce n&rsquo;est pas exactement que les Blancs n&rsquo;ont rien à dire (ils n&rsquo;arrêtent pas, ils n&rsquo;arrêtaient depuis qu&rsquo;elle était petite) ; non, c&rsquo;est que les Noirs, les Blancs, n&rsquo;ont rien à dire aux Noirs. Même répéter, ils ne peuvent pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 172 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle reprit pourtant : “Brice lui-même ne parlait jamais de sa couleur.” Il coupa : “Ce que tu réclames, c&rsquo;est un certificat. Un certificat de non-racisme. Aussi bien tu ne couches avec moi que pour l&rsquo;obtenir.”</em></p>
<p><em>Elle secoua la tête avec une énergie de cheval, de cheval blessé. Elle murmura le mot</em> paranoïa.</p>
<p><em>Il pressa ses paumes contre ses yeux, puis les ouvrit en signe d&rsquo;apaisement. “Toutes ces employées charmantes, elle me font penser à ces Américaines qui se précipitent pour me dire bonjour et au revoir et faire croire qu&rsquo;elles sont </em>color blind<em>, aveugles à la couleur. Elles tiennent à leur certificat. Ecoute. Tu n&rsquo;es pas ce genre de petit modèle. Mais si tu n&rsquo;as pas vu la couleur de Brice, ça ne prouve rien d&rsquo;autre que ton refoulement. </em></p>
<p><em>Le salaud avait fait lui aussi une psychanalyse. Jungienne, lui avait-il dit. A Palo Alto, aller et retour deux fois par semaine en coupé Mercedes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 223-224 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Dans la pirogue, elle avait très chaud. La pagaie plongeait dans le fleuve comme dans de l&rsquo;huile, les oiseaux mêmes se taisaient. Cette chaleur, c&rsquo;était stupide ; elle ne pouvait s&rsquo;empêcher d&rsquo;ouvrir la bouche, mais l&rsquo;air du dehors était beaucoup plus chaud que l&rsquo;intérieur du corps. Kouhouesso fermait les yeux façon persiennes et et le piroguier, torse nu, ne cessait de s&rsquo;asperger. Il pagayait la chaleur, il touillait le fleuve et le ciel, il se diluait dans les mirages. Le plat de l&rsquo;eau était parcouru d&rsquo;ondes qui portaient des voix, des chocs, d&rsquo;étranges bruits sans source. Les vibrations entraient dans le corps de Solange. Elle avait des visions de la maison de Malibu, l&rsquo;ombre méditerranéenne, la salle de bains aux carreaux blancs, la mer qui brassait la chaleur. C&rsquo;était hier, c&rsquo;était avant. Elle aurait aimé contempler la forêt, avoir la sagesse des peintres et des écologistes ; mais cette Afrique verte et orange qui tremblotait n&rsquo;était qu&rsquo;un problème de plus. Aucun de ces arbres n&rsquo;expliquait Kouhouesso. Ils ne lui opposaient qu&rsquo;une autre énigme, impénétrable, dangereuse, un règne non humain, l&rsquo;affirmation d&rsquo;une puissance ailleurs réduite à la sciure.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Une histoire d&rsquo;amour comme au cinéma&#8230; et dans le milieu du cinéma. Marie Darrieusecq veut ici tordre le coup aux clichés sur les femmes et les Noirs en les poussant à l&rsquo;outrance. Une manière de mieux dénoncer ? Peut-être. Le livre, agréable à lire, nous plonge dans le monde artificiel du cinéma et de ses ego surdimensionnés. Tout est apparence. Sauf la couleur de la peau.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Il faut beaucoup aimer les hommes&nbsp;&raquo;, de Marie Darrieussecq, P.O.L, 18€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/27/il-faut-beaucoup-aimer-les-hommes-nous-dit-elle/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/27/il-faut-beaucoup-aimer-les-hommes-nous-dit-elle/" data-text="Il faut beaucoup aimer les hommes, nous dit-elle&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/27/il-faut-beaucoup-aimer-les-hommes-nous-dit-elle/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Trois couronnes pour le secret d&#8217;une vie</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/11/trois-couronnes-pour-le-secret-dune-vie/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/11/trois-couronnes-pour-le-secret-dune-vie/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Aug 2013 09:35:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[archives]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[descendants]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[François Garde]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[lignée]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Zafar]]></category>
		<category><![CDATA[Pour trois couronnes]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[racines]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[secret]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Colbert]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=1950</guid>
		<description><![CDATA[Un roman d&#8217;aventure, ça vous dit ? Voilà ce que nous propose François Garde qui signe avec &#171;&#160;Pour trois couronnes&#160;&#187;, un roman enlevé. Peut-être même meilleur que son premier roman &#171;&#160;Ce qu&#8217;il advint du sauvage blanc&#160;&#187; qui rafla nombre de prix dont celui du Roblès l&#8217;an dernier. Mais, ce n&#8217;est que mon avis. En tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un roman d&rsquo;aventure, ça vous dit ? Voilà ce que nous propose <strong>François Garde</strong> qui signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Pour trois couronnes&nbsp;&raquo;</strong>, un roman enlevé. Peut-être même meilleur que son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;il advint du sauvage blanc&nbsp;&raquo;</strong> qui rafla nombre de prix dont celui du<strong> Roblès</strong> l&rsquo;an dernier. Mais, ce n&rsquo;est que mon avis. En tout cas, vous pouvez lire ce que j&rsquo;en pensais <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/prix-robles-2011/">ici.</a></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/poster_314142.jpg" rel="lightbox[1950]"><img class="alignleft  wp-image-1955 colorbox-1950" style="margin: 10px" alt="poster_314142" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/poster_314142.jpg" width="120" height="177" /></a></p>
<p>Loin de l&rsquo;aventure incroyable mais vraie de son héros <strong>Narcisse Pelletier</strong>, ce jeune pousse vendéen abandonné sur une côte australienne et recueilli par des Aborigènes avant de réapprendre à vivre auprès d&rsquo;un scientifique, <strong>François Garde</strong> signe là un roman plus contemporain qui nous mène en divers endroits de la planète.</p>
<p>Normal peut-être pour l&rsquo;auteur qui avant d&rsquo;être vice-président du tribunal administratif de Grenoble, occupa plusieurs postes de conseiller de cabinets ministériels et fut aussi administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises et aussi secrétaire général du gouvernement de Nouvelle-Calédonie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1950"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;Pour trois couronnes&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un curateur aux documents privés. Oui, vous avez bien lu. Voila le métier que <strong>Philippe Zafar</strong> s&rsquo;est inventé. Préposé au classement d&rsquo;archives personnelles de défunts, <strong>Philippe Zafar,</strong> installé aux Etats-Unis, est sollicité par des familles pour mettre des affaires définitivement en ordre.</p>
<p>Alors qu&rsquo;il est chargé d&rsquo;éplucher les archives de <strong>Thomas Colbert</strong>, magnat du commerce maritime récemment décédé, il trouve un texte court, manuscrit. Et plutôt compromettant pour son auteur. Une longue enquête peut alors commencer. Jusqu&rsquo;à <strong>Bourg-Tapage,</strong> île exotique et ancienne colonie française, imaginée par l&rsquo;auteur, et l&rsquo;histoire pas banale de <strong>Benjamin Tobias. </strong></p>
<p><strong>Thomas Colbert</strong> a-t-il, contre trois couronnes, à l&rsquo;autre bout de la Terre, couché avec une femme aux yeux cachés qui neuf mois plus tard mettait au monde un fils, trésor sans nom dans cette île si particulière ?</p>
<p>Au fil des pages, et un siècle passé, le lecteur est embarqué sur trois continents dans les pas de <strong>Philippe Zafar</strong>. Mais faut-il absolument savoir et faire connaître la vérité ? Parallèlement au travail de fourmi mené par le narrateur, le lecteur découvre aussi le portrait de <strong>Philippe Zafar</strong>, issu d&rsquo;une famille libanaise dont le père est décédé dans de curieuses circonstances.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Chaque facture, chaque lettre, le moindre ticket conservé sans raison apparente pouvait déclencher des larmes, des regrets, des rancunes, des aigreurs. Un étranger, en y mettant de l&rsquo;ordre, y mettait la paix. De même que des professionnels rigoureux et sans visage assuraient la toilette mortuaire et rendaient à la famille un défunt présentable, de même un autre professionnel anonyme avait sur ranger les papiers épars, et ne laisser à la famille que les choix essentiels. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je n&rsquo;avais rien à perdre. Ni la prospection de clients dans l&rsquo;immobilier, ni la traduction, ni la spéculation en Bourse, ni la fabrication d&rsquo;accessoires de mode ne m&rsquo;avaient retenu. Je décidai d&rsquo;exercer ce métier que je venais d&rsquo;inventer. Plusieurs appellations étaient possibles : archiviste ultime ; documentaliste funéraire ; classificateur post mortem. J&rsquo;optai pour une expression plus neutre et vaguement solennelle : curateur aux documents privés.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 127-128 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Dans sa confession tardive, Thomas Colbert avait fait masse des deux épisodes. Dûment rétribué, il avait réévalué le prix à sa façon. Les trois couronnes, qui dans son texte semblaient le prix convenu, résumaient et représentaient la collection de monnais, l&rsquo;argent et les bijoux dérobés. Toujours se méfier des contrats conclus à Bourg-Tapage&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 238 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tel un chien d&rsquo;arrêt qui cesse de courir partout et, une patte levée, marque la proximité du gibier, je restai enfin immobile. Je gardai le silence. Tout était en place. Tout était résolu. Je ne pouvais rien faire d&rsquo;autre. Comment lui dire que ce Benjamin Tobias qu&rsquo;elle regrattait de n&rsquo;avoir pas noyé enfant ne serait jamais venu au monde si son père n&rsquo;avait pas proposé cette solution trouvée dans ce recueil de nouvelles à la stérilité de son meilleur ami?&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un roman d&rsquo;aventure vous disais-je. Voilà un livre qui vous fait voyager sans quitter votre fauteuil. On sait grâce à son précédent roman que François Garde aime nous mener par le bout du nez. Cette fois encore, ça fonctionne. Le style, riche mais pas prétentieux sert aussi au voyage. L&rsquo;histoire qui rebondit quand on ne s&rsquo;y attend pas, se laisse découvrir jusqu&rsquo;au bout avec cette vérité qui n&rsquo;est pas à mettre dans toutes les oreilles&#8230; De quoi égayer vos premiers ou derniers jours de vacances en attendant la moisson de la rentrée littéraire. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Pour trois couronnes&nbsp;&raquo; de François Garde, Gallimard, 20€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/11/trois-couronnes-pour-le-secret-dune-vie/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/11/trois-couronnes-pour-le-secret-dune-vie/" data-text="Trois couronnes pour le secret d&rsquo;une vie - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/11/trois-couronnes-pour-le-secret-dune-vie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
