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	<title>Quatrième de couv &#187; argent</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand la station se vide&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Oct 2023 07:50:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été-automne 2023 &#160; Parmi les 466 nouveaux romans de la rentrée, des dizaines de pépites imaginées par des primo-écrivains. De quoi plonger dans des univers nouveaux, et arpenter, au fil des pages, des styles singuliers. L&#8217;histoire de Hors saison, écrit par Basile Mulciba ? Elle se déroule de nos jours, dans une station de ski en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire été-automne 2023</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HORS-SAISON1.jpg" rel="lightbox[6481]"><img class="alignleft size-full wp-image-6485 colorbox-6481" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HORS-SAISON1.jpg" alt="HORS SAISON" width="400" height="585" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Parmi les 466 nouveaux romans de la rentrée, des dizaines de pépites imaginées par des primo-écrivains. De quoi plonger dans des univers nouveaux, et arpenter, au fil des pages, des styles singuliers.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong><em>Hors saison</em></strong>, écrit par <strong>Basile Mulciba</strong> ?</p>
<p>Elle se déroule de nos jours, dans une station de ski en hiver. Tout le monde attend la neige qui tarde à tomber. <strong>Yann</strong>, un jeune homme d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;années, interrompt ses études de médecine &#8211; il est en 4e année &#8211; pour venir travailler comme saisonnier.</p>
<p>Il connaît peu la montagne et encore moins les codes du mode saisonnier. Seul le temps qui passe lui donne le courage de s&rsquo;approcher des autres.</p>
<p>A la Saint-Sylvestre, la neige n&rsquo;est toujours pas arrivée. Les saisonniers, eux, s&rsquo;en vont les uns après les autres.</p>
<p><strong>Yann</strong> a été recruté par <strong>Hans</strong>, qui dirige le vieil hôtel hérité de <span id="js-showResume" class="showResume">son père et qui commence à subir comme les autres les conséquences de l&rsquo;absence de neige. Tandis que peu à peu la station se vide, les deux hommes décident de rester. Et apprennent à se connaître. A s&rsquo;aimer aussi. </span></p>
<p><strong>Yann</strong> marche beaucoup. Repousse ses limites aussi. Et tente de comprendre les raisons de sa fuite.</p>
<p>Les descriptions précises et sensibles écrites par <strong>Basile Mulciba</strong> participent de cette virée dans un monde qui disparaît peu à peu du fait des dérèglements climatiques, une société qui perd ses repères, tandis que le désir, lui, nourrit toujours ceux qui y vivent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Basile Mulciba</strong> est originaire de Bretagne. Il a grandi en Guadeloupe et vit aujourd&rsquo;hui à Paris.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Yann se levait tôt mais restait allongé de longues minutes, à contempler les poutres du plafond, se remémorant presque chaque matin, avant de sortir de la chambre, la conversation avec Anne-Lise et ne sachant toujours pas très bien ce qu&rsquo;il était venu chercher. Sa colère, le doute et les remises en question s&rsquo;étaient dissipés et il fut même étonné de comprendre que c&rsquo;était elle qui, sans complètement le maîtriser, avait fait naître en lui l&rsquo;éventualité d&rsquo;un départ. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Après plusieurs jours, il avait l&rsquo;impression que l&rsquo;existence à la station trouvait son rythme et que, malgré l&rsquo;absence de neige, l&rsquo;activité démarrait peu à peu, comme une vieille mécanique fatiguée et pleine de poussière dont on chauffe le moteur en prévision d&rsquo;un grand voyage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 134 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce soir-là, Hans et Joachim semblèrent au sommet de leur amitié. D&rsquo;humeur festive et joyeuse, ils entraînèrent Florence avec eux. Yann participa aux conversations tout en sentant en retrait. Il repensait à la fin de la discussion avec Joachim et au sous-entendu qu&rsquo;il avait fait, que Hans puisse être la raison première de son désir de rester. Le trouble qu&rsquo;il ressentait à sa vue et à son contact ne le quittait plus depuis qu&rsquo;il l&rsquo;avait vu danser. Joachim l&rsquo;avait compris et, plutôt que de le lier ou de le contenir, il commençait à l&rsquo;accepter.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 148 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pendant une semaine, des masses d&rsquo;air glacé venues du nord succédèrent aux pluies humides, gorgées des eaux chaudes de l&rsquo;océan, sans que jamais les phénomènes ne se croisent ou ne se superposent. Les quelques personnes qui demeuraient en station et que Yann et Hans croisaient n&rsquo;acceptaient pas de ne plus rien comprendre, de ne plus rien maîtriser. Ceux qui restaient étaient les plus aigris, les plus hargneux, rongés par la crainte de tout perdre ou par le désespoir d&rsquo;une vie de travail déjà en ruine.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Hors saison, Basile Mulciba, Gallimard, 19,50 euros. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dire non à une vie &#171;&#160;lamentable&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/24/dire-non-a-une-vie-lamentable/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/24/dire-non-a-une-vie-lamentable/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 May 2022 13:03:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
		<category><![CDATA[choix]]></category>
		<category><![CDATA[Constance Debré]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
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		<description><![CDATA[Radicale. Quitte à en faire trop. Constance Debré a décidé, il y a plusieurs années déjà, de se délester. De tout. De son mari, de son fils, de son parcours scolaire brillant, de son métier d&#8217;avocate, de sa sexualité d&#8217;hétéro aussi. Elle a décidé de vivre avec peu, voire rien. D&#8217;écrire, d&#8217;aimer et de nager. Tous les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NOM.jpg" rel="lightbox[6019]"><img class="alignleft size-full wp-image-6003 colorbox-6019" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NOM.jpg" alt="NOM" width="195" height="304" /></a></p>
<p style="text-align: left">Radicale. Quitte à en faire trop. <strong>Constance Debré</strong> a décidé, il y a plusieurs années déjà, de se délester. De tout. De son mari, de son fils, de son parcours scolaire brillant, de son métier d&rsquo;avocate, de sa sexualité d&rsquo;hétéro aussi. Elle a décidé de vivre avec peu, voire rien. D&rsquo;écrire, d&rsquo;aimer et de nager. Tous les jours.</p>
<p style="text-align: left">Je l&rsquo;avais découverte pendant le premier confinement, dans la lumière printanière d&rsquo;un jardin familier. J&rsquo;avais plongé dans <strong><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/18/lamour-et-lecriture-au-plus-pres-des-choses/">Love me tender</a></em></strong> avec délice, sa première autofiction. Enthousiasmée par tant de force dans le propos et d&rsquo;application dans les faits. Alors j&rsquo;avais également lu <strong><em>Play boy</em></strong>. Pour comprendre. Pour tenter de suivre les choix radicaux de cette femme que l&rsquo;on découvre désormais le crâne rasé, la silhouette longiligne et masculine.</p>
<p style="text-align: left">Dans la droite ligne de ses écrits précédents, <strong>Constance Debré</strong> persiste et signe. Cette fois, elle s&rsquo;attaque à son nom. Et dit non. Facile ? Sur le papier, oui. Elle, elle le vit. S&rsquo;accommode d&rsquo;un patronyme qui a donné tant de ministres, d&rsquo;élus et de mandarins. Elle, c&rsquo;est la fille de celui qui n&rsquo;a pas suivi le modèle familial. Qui a cherché à s&rsquo;en éloigner au plus loin. Journaliste, documentariste, il s&rsquo;est perdu dans les drogues. Comme sa femme d&rsquo;ailleurs. Mannequin, elle mourra quand <strong>Constance</strong> est adolescente.</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-6019"></span></p>
<p style="text-align: left"><strong>Constance Debré</strong> s&rsquo;est construite. Contre. Autrement. Avant de tout faire exploser, par souci de vérité.  Un ton péremptoire ? Peut-être. Mais c&rsquo;est aussi sa marque de fabrique et une obligation morale désormais. Les phrases sont sèches, à l&rsquo;os. Un régal de lecture. Au-delà de l&rsquo;exercice de style.</p>
<p style="text-align: left">La quatrième de couverture de <strong><em>Nom</em></strong> se veut un plaidoyer. Implacable. <em>« J’ai un programme politique. Je suis pour la suppression de l’héritage, de l’obligation alimentaire entre ascendants et descendants, je suis pour la suppression de l’autorité parentale, je suis pour l’abolition du mariage, je suis pour que les enfants soient éloignés de leurs parents au plus <span class="details">jeune âge, je suis pour l’abolition de la filiation, je suis pour l’abolition du nom de famille, je suis contre la tutelle, la minorité, je suis contre le patrimoine, je suis contre le domicile, la nationalité, je suis pour la suppression de l’état civil, je suis pour la suppression de la famille, je suis pour la suppression de l’enfance aussi si on peut. »</span></em></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 23 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Aujourd&rsquo;hui j&rsquo;ai un corps. Il a fallu des années. Ce n&rsquo;est pas une idée, ce n&rsquo;est pas un discours, c&rsquo;est un fait vérifiable dans la glace. Mon corps est apparu quand je suis devenue écrivain, quand je suis devenue homosexuelle, quand je me suis débarrassée de beaucoup de choses et que j&rsquo;ai perdu le reste. Concrètement, dans mes muscles et mes tendons, dans mon visage et les os de mon crâne. Ce n&rsquo;est pas mon nom, c&rsquo;est mon corps qui m&rsquo;intéresse. Il faut être très concentré, très sérieux quand on vit comme ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 92  :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Un port commercial de seconde zone près de Perpignan. Les cargos sous les fenêtres, le bruit des grues, le déchargement des conteneurs la nuit. Dans le salon il y a une affiche I want to believe avec une soucoupe volante. Des gens comme moi le confinement ça les arrange, des gens comme moi ils ne le remarquent même pas ou bien ça les amuse, ça fait des occasions d&rsquo;aventure. Les gens comme moi aiment les catastrophes légères pour l&rsquo;ambiance philosophique que ça donne au monde. J&rsquo;ai dit oui à cette fille que j&rsquo;ai vue deux fois, une après-midi à Saint-Etienne et une nuit à Paris, j&rsquo;ai mis l&rsquo;ordinateur dans un sac un jean et deux tee-shirts et j&rsquo;ai quitté ma chambre du quatorzième. J&rsquo;essaye, j&rsquo;essaye toujours, je suis un chevalier de la foi et chaque fois j&rsquo;y crois.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 107 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;ai un programme politique. Je suis pour la suppression de l&rsquo;héritage, de l&rsquo;obligation alimentaire entre ascendants et descendants, je suis pour la suppression de l&rsquo;autorité parentale, je suis pour l&rsquo;abolition du mariage, je suis pour que les enfants soient éloignés de leurs parents au plus jeune âge, je suis pour l&rsquo;abolition du nom de famille, je suis contre la tutelle, la minorité, je suis contre le patrimoine, je suis contre le domicile, la nationalité, je suis pour la suppression de l&rsquo;état civil, je suis pour la suppression de la famille, je suis pour la suppression de l&rsquo;enfance aussi si on peut.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Nom, Constance Debré, Flammarion, 19€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>A l&#8217;heure des faux-semblants 2.0&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/25/a-lheure-des-faux-semblants-2-0/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/25/a-lheure-des-faux-semblants-2-0/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 Jan 2022 07:34:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2022 &#160; Julia Deck fait partie des auteur(e)s que je suis depuis plusieurs années. Avec jubilation. J&#8217;aime son ton, ses univers toujours renouvelés et son regard sur notre société&#8230; et ses travers. Une auteure que Quatrième de couv a parlé ici, mais aussi là et encore ici.  Une histoire rocambolesque, des personnages truculents, c&#8217;est encore le cas avec Monument [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff6600"><strong>Rentrée littéraire hiver 2022</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MONUMENT-NATI.jpg" rel="lightbox[5893]"><img class="alignleft size-full wp-image-5895 colorbox-5893" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MONUMENT-NATI.jpg" alt="MONUMENT NATI" width="178" height="245" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Julia Deck</strong> fait partie des auteur(e)s que je suis depuis plusieurs années. Avec jubilation. J&rsquo;aime son ton, ses univers toujours renouvelés et son regard sur notre société&#8230; et ses travers.</p>
<p>Une auteure que Quatrième de couv a parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/">ici</a>, <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/24/mademoiselle-fait-des-siennes/">mais aussi là</a> et <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/09/22/les-autres-cet-enfer/">encore ici</a>. </strong></p>
<p>Une histoire rocambolesque, des personnages truculents, c&rsquo;est encore le cas avec <strong><em>Monument national</em></strong>, qui met un peu de soleil et de sourires dans cette rentrée littéraire d&rsquo;hiver.</p>
<p>La quadragénaire, secrétaire de rédaction pour de nombreux journaux et magazines, enseigne également les techniques rédactionnelles en école de journalisme. <strong><em>Monument national</em></strong> est son cinquième roman.</p>
<p><span id="more-5893"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une famille pas tout à fait comme les autres. Il y a le père, <strong>Serge Langlois</strong>. A l&rsquo;aube de ses 70 ans, c&rsquo;est lui le &laquo;&nbsp;monument national &laquo;&nbsp;. Comédien, acteur, il est le combo parfait entre Belmondo, Delon et Johnny Hallyday. Une star dont la vie est scrutée, étalée sur papier glacé. Pour l&rsquo;y aider, <strong>Ambre</strong>, sa femme de 35 ans sa cadette qui raconte la vie de la tribu sur Instagram. Histoire de donner envie. <strong>Ambre</strong>, donc. Qui a changé son prénom, qui était copine de lycée avec <strong>Virginia</strong>, la première fille de Serge Langlois. Virginia, comédienne devenue chanteuse vit désormais aux Etats-Unis, mais suit de près ce qui agite la vie de son père.</p>
<p>Ambre, qui ne pouvait pas avoir d&rsquo;enfant, a adopté une enfant en Asie centrale. Elle vit dans un château à Rambouillet cherche des idées pour fêter dignement le 70e anniversaire de son mari. A l&rsquo;Elysée ? A l&rsquo;Elysée. A moins que des ennuis, conséquents, bouleversent tous les plans. Et mettent la famille au bord de la ruine&#8230;</p>
<p>Les ennuis s&rsquo;incarnent, entre autres, en la personne de <strong>Cendrine Barou</strong>. Elle, c&rsquo;était une caissière du 93 qui deviendra la nounou de <strong>Joséphine</strong>, la narratrice de ce roman du haut de ses 7 ans. <strong>Cendrine</strong> s&rsquo;installe au château avec son fils hyperactif et mal-élevé, <strong>Marvin</strong>. <strong>Cendrine</strong> et son passé, <strong>Cendrine</strong> et sa nouvelle identité&#8230;</p>
<p>Chez les <strong>Langlois</strong>, le personnel de maison est pléthorique : il y a <strong>Raph</strong>, le chauffeur ; <strong>Madame Eva,</strong> l&rsquo;intendante ; <strong>Hélène</strong> la cuisinière et son mari, <strong>Julien</strong>, le jardinier, mais aussi <strong>Abdul</strong>, le coach sportif.</p>
<p>Et quand le &laquo;&nbsp;monument national&nbsp;&raquo; meurt brutalement, tout s&rsquo;emballe. La satire vire au roman policier.</p>
<p>Au fil des pages, une galerie de portraits, des situations cocasses qui en disent long sur le lutte des classes aujourd&rsquo;hui, entre Gilets jaunes, et storytelling présidentiel&#8230;</p>
<p>Un bon moment de lecture autour de la fin rocambolesque et pathétique d&rsquo;un clan.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 39-40 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ambre s’était résolue à adopter de petits Éthiopiens. À l’école primaire, elle avait braillé à tue-tête une chanson exprimant combien ils souffraient dans leur contrée abstraite, loin du coeur et loin des yeux. Pour manifester son bon vouloir, elle se promena dans les orphelinats du monde, auxquels elle fit des dons substantiels. Mais elle alla de déconvenue en déconvenue quand,  promue ambassadrice de l’Unicef grâce à ses bonnes oeuvres, elle découvrit que ce titre ne suffisait pas toujours pour se procurer les enfants qu’on voulait. Il fallait composer avec les réglementations locales, des différends plus ou moins nébuleux entre les pays. Puis, quand on avait contourné ces obstacles, on pouvait enfin parler du prix. Car ces transactions n’allaient pas sans occasionner de </em><em>multiples frais. Il fallait sans cesse rassurer les autorités sur sa capacité à pourvoir aux besoins, supposés exorbitants, des petits qu’on vous cédait. Ces manoeuvres usèrent sa patience. Elle finit par se rabattre sur mon frère et moi, nés en plein coeur de l’Asie centrale. D’une pierre trois coups, elle devint mère, affirma sa position d’épouse entièrement dévouée à sa famille et à la paix dans le monde, et s’assura la matière d’un compte Instagram bien nourri.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 58-59 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Les familles avoisinantes habitaient leurs terres depuis des siècles. Leurs ancêtres avaient bâti les manoirs qui abritaient aujourd’hui leur progéniture, formidablement nombreuse et pointilleusement éduquée. Et si le confort de notre château n’avait rien à envier à leurs noires murailles, une chose impossible à nommer nous faisait défaut.</em><br />
<em>Sans le moins du monde relever nos manquements, les familles alentour nous tournaient le dos. Nous savions pourtant ce qu’on pensait de nous. Nos voisins jugeaient que notre fortune était bien trop jeune, et que la gloire de Serge ne compensait en</em><br />
<em>rien notre déficit au regard de certaines lois immémoriales.</em><br />
<em>Seul le déclin de tout ce qui fondait leur droit avait pu imposer notre présence sur leur territoire. Et il suffisait de nous avoir croisés  une fois pour comprendre que jamais nous n’acquerrions la légitimité inscrite, par l’accumulation des siècles, dans l’humus de leurs terres et le sang de leurs veines.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 171 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Comme les avoirs de Cendrine étaient gelés pendant la bataille juridique, elle se terrait dans sa chambre en attendant de toucher son magot. Ambre n’était pas le genre de personne à fomenter un meurtre. Mais un coup de nerf, un instrument contondant sont si vite arrivés. Cendrine s’enfermait donc à double tour et se faisait porter sa nourriture par notre chauffeur. Ralph n’avait jamais manifesté beaucoup d’intérêt à son égard. On s’interrogea sur cette attitude secourable. Puis Madame Éva conjectura que Cendrine avait sans doute sur lui « un dossier ». C’était l’explication la plus plausible, et personne ne s’étonna plus de le voir monter des plateaux de chips et d’Oreo – car, fidèle à ses passions sinon à tout le reste, Cendrine avait puissamment résisté aux raffinements de nos moeurs.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Monument national, de Julia Deck, Editions de Minuit, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Téléréalité ou l&#8217;art de mettre les pieds dans le Paf&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/07/14/telerealite-ou-lart-de-mettre-les-pieds-dans-le-paf/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2021 07:54:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a vingt ans, nous regardions, interloqués et voyeurs, des jeunes femmes et hommes vivre enfermés dans un loft. Décadence ? Ultime modernité d&#8217;un siècle nouveau ? Allez savoir. Aurélien Bellanger, quadragénaire, écrivain, chroniqueur radio et philosophe de formation, s&#8217;était déjà penché sur les grandes questions telles que l&#8217;information ou l&#8217;aménagement du territoire, en province comme [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5705 colorbox-5703" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TELEREALITE.jpg" alt="TELEREALITE" width="195" height="284" /></p>
<p>Il y a vingt ans, nous regardions, interloqués et voyeurs, des jeunes femmes et hommes vivre enfermés dans un loft. Décadence ? Ultime modernité d&rsquo;un siècle nouveau ? Allez savoir.</p>
<p><strong>Aurélien Bellanger</strong>, quadragénaire, écrivain, chroniqueur radio et philosophe de formation, s&rsquo;était déjà penché sur les grandes questions telles que l&rsquo;information ou l&rsquo;aménagement du territoire, en province comme à Paris.</p>
<p>Je l&rsquo;avais découvert avec <strong><em>La théorie de l&rsquo;information</em></strong>, paru en 2012. La biographie de son personnage principal, <strong>Pascal Ertanger,</strong> est largement inspirée de la vie du PDG de Free, <strong>Xavier Niel.</strong></p>
<p>Auteur d&rsquo;un essai sur Michel Houellebecq, <strong><em>Houellebecq écrivain romantique</em></strong>, en 2010. Il a écrit quelques poèmes, publiés sur son blog, Hapax. Il est également critique de philosophie pour nonfiction.fr depuis octobre 2007.</p>
<p>En 2014, le prix de Flore, lui a été attribué pour son deuxième roman, <em><strong>L&rsquo;aménagement du territoire</strong></em>.En 2017, il publie <strong><em>Le grand Paris</em></strong>.</p>
<p><span id="more-5703"></span></p>
<p>Que raconte-t-il dans <em><strong>Téléréalité</strong> </em>? La vie de  <strong>Sébastien Bitereau</strong>, qui fait forcément penser à celle de <strong>Stéphane Courbit</strong>, ancien patron d&rsquo;Endemol et créateur du Loft, donc. Le fils d&rsquo;un plombier-chauffagiste du sud de la France, féru de télévision, montera à Paris, après s&rsquo;être rendu indispensable auprès d&rsquo;un chef d&rsquo;entreprise. Au jeu <strong>La roue de la fortune</strong>, il est dans les coulisses. Avant de devenir le mignon de <strong>Pascal Sevran</strong>. Désormais dans la place, rien ne l&rsquo;arrêtera plus.</p>
<p><strong>Aurélien Bellanger</strong> nous met dans les pas de ce Rastignac des années 1990-2000 qui ne se refusera rien, donnera vie à ses ambitions, jamais dupe cependant, mais sûr que la télévision est le dernier endroit où l&rsquo;on crée. Qu&rsquo;importe le format, pourvu qu&rsquo;on ait l&rsquo;impression d&rsquo;exister !</p>
<p>L&rsquo;idée du roman, il l&rsquo;a eue après la lecture d&rsquo;un article du Monde, consacré au rachat de la société néerlandaise Endemol par Banijay, qui appartient à <strong>Stéphane Courbit</strong>. <strong>Aurélien Bellanger</strong> précise avoir mis 51 jours à écrire ce nouveau roman, plus accessible que les précédents.</p>
<p>Développement des chaînes et des programmes, années fric avec les animateurs-producteurs, explosion de le téléréalité puis de la TNT&#8230; le parcours de <strong>Sébastien Bitereau</strong>, producteur sans beaucoup de morale, permet de retracer plusieurs décennies de la vie du Paf.</p>
<p><strong>Aurélien Bellanger était l&rsquo;invité de l&rsquo;émission l&rsquo;Instant M sur France Inter. A écouter et regarder par ici : </strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/Qq0AFUAkoJQ">https://youtu.be/Qq0AFUAkoJQ</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 33 :</strong><em>&laquo;&nbsp;On le prenait en général pour le fils du patron, et on lui obéissait. Mais Sébastien savait qu&rsquo;il devait cette mystérieuse assurance à l&rsquo;enregistrement secret des </em>Feux de l&rsquo;amour,<em> qu&rsquo;il se passait avant de s&rsquo;endormir, en toute fin de soirée : cette mâle assurance, c&rsquo;était celle de Victor Newman, le président de l&rsquo;entreprise cosmétique du même nom, le patriarche abrahamique aux épouses et aux enfants innombrables, qui régnait sur Genoa City.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 108 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>La nostalgie télévisuelle qui déferla soudain sur la France, Sébastien en était l&rsquo;inventeur. C&rsquo;était à lui et au foudroyant succès de </em>Triple 7<em> – qui mérita bien son quatrième sept, un Sept d&rsquo;or, l&rsquo;année suivante – que la France dut sa sortie définitive des années 80, et son entrée, enfin, dans les années 90. Des années marquées, déjà, avec le générique anxiogène d&rsquo;</em>Envoyé spécial<em> et les gyrophares glacés des scènes de reconstitution des reality-shows, par un goût retrouvé du sérieux, par un retour en grâce des genres intransigeants du reportage et du documentaire, des années blotties contre le réel à la peau froide et aux vêtements mouillés.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 175 :</strong><em>[&#8230;] Il semblait à ce point ne pas partager son enthousiasme que Sébastien était tenté, contre toutes les promesses de confidentialité faites, dans l&rsquo;euphorie du prodigieux décor, de foncer chez Philippe dès sa descente d&rsquo;avion pour lui annoncer que sa quête était maintenant achevée  : la télévision, bientôt, posséderait enfin sa forme artistique propre. L&rsquo;histoire de la perspective venait de croiser les grilles serrées de l&rsquo;audimat : on était là face à une représentation parfaite, homothétique de la société, à sa réduction à quelques personnages connus de tous – la bimbo et le beau gosse, la grande gueule et le ténébreux, le timide et l&rsquo;exubérante, l&rsquo;intello et le mec cool, la fêtarde et le coincé. Et pourquoi pas, aussi, des profils ethniques ou sexuels, des Arabes et des gays, des lesbiennes et des trans. [&#8230;]</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Téléréalité, Aurélien Bellanger, Gallimard, 19€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Beni ou la vengeance d&#8217;un ancien idéaliste</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2021 12:19:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Sélection Roblès 2021 Vingt ans après son exil, Arben dit Beni, revient dans son pays natal, l&#8217;Albanie, avec pour projet de venger Rina, sa femme assassinée. Nous sommes en 2017. Voilà pour donner tout de suite le décor de ce roman noir paru en janvier 2020 et qui fait partie des six premiers romans retenus pour la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AIGLES-ENDORMIS.jpg" rel="lightbox[5664]"> </a></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff">Sélection Roblès 2021</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AIGLES-ENDORMIS.jpg" rel="lightbox[5664]"><img class="alignleft size-full wp-image-5665 colorbox-5664" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AIGLES-ENDORMIS.jpg" alt="AIGLES ENDORMIS" width="195" height="286" /></a></p>
<p>Vingt ans après son exil, <strong>Arben</strong> dit <strong>Beni</strong>, revient dans son pays natal, l&rsquo;Albanie, avec pour projet de venger Rina, sa femme assassinée. Nous sommes en 2017.</p>
<p>Voilà pour donner tout de suite le décor de ce roman noir paru en janvier 2020 et qui fait partie des six premiers romans retenus pour la sélection du <strong>prix Roblès 2021</strong>.</p>
<p>Auteur et nouvelliste, <strong>Danü Danquigny</strong> est plutôt porté sur le roman noir et l&rsquo;anticipation. Originaire de Rennes, il est né à Montréal. Après des études de droit et de psychocriminologie, il a intégré la Police des frontières. Avant de devenir détective privé dans le Nord de la France puis de travailler dans le tourisme, à Paris. Il est, depuis la rentrée dernière, enseignant dans un collège rennais. <strong><em>&laquo;&nbsp;Les Aigles endormis&nbsp;&raquo;</em></strong> est son premier roman.</p>
<p>Armé de ses souvenirs et d&rsquo;un vieux Tokarev, <strong>Arben</strong> plonge dans ses souvenirs alors qu&rsquo;il vient de remettre les pieds en Albanie, vingt ans après avoir quitté ce pays, ancien régime communiste, qui s&rsquo;est métamorphosé en démocratie libérale à tendance oligarchique.<br />
Au fil des pages et des flash-backs, il retrouve un à un ses anciens amis : <strong>Mitri</strong>, <strong>Loni</strong>, <strong>Nesti</strong> et <strong>Alban</strong>.  Est-ce à cause d&rsquo;eux qu&rsquo;il a sombré ? Est-ce eux qui sont responsables de la mort de sa femme <strong>Rina, </strong>infirmière, qui rêvait de quitter le pays pour élever ses deux enfants en toute sécurité ? Il en est persuadé. Mais est-ce vraiment la vérité ?</p>
<p>Comment un jeune homme idéaliste et cultivé se transforme-t-il en malfrat ? Est-ce à cause de la chute du régime ou de lui-même ?</p>
<p>Au final, le destin de notre héros est aussi tragique que celui de son pays. Qui a sombré dans un libéralisme sans vergogne, dans la corruption la plus veule. Jusqu&rsquo;au trafic d&rsquo;êtres humains&#8230; <strong>Beni</strong> s&rsquo;enferme dans les pièges tendus. Pour préserver les siens. Et va jusqu&rsquo;à voler ses &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo; pour faciliter son projet de départ. Jusqu&rsquo;au drame intime.</p>
<p>C&rsquo;est efficace. même si la fin me laisse perplexe. Et ça donne envie de se pencher un peu plus sur l&rsquo;histoire contemporaine de ce pays. La RTBF en a fait quelque chose de plutôt bien vu. <strong><a href="https://www.rtbf.be/lapremiere/article/detail_l-albanie-petit-pays-mais-grande-histoire?id=10376425">Je le</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.rtbf.be/lapremiere/article/detail_l-albanie-petit-pays-mais-grande-histoire?id=10376425">partage ici. </a></strong></p>
<p><img class="alignleft wp-image-5670 size-medium colorbox-5664" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CARTE-ALBANIE-210x300.jpg" alt="CARTE ALBANIE" width="210" height="300" /></p>
<h3 style="text-align: center">Extraits</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] En l&rsquo;espace de quelques semaines, j&rsquo;avais vu mes parents disparaître et mes projets d&rsquo;avenir s&rsquo;effondrer. Je m&rsquo;étais imaginé intellectuel, peut-être voyageur, je me retrouvais ouvrier et orphelin. Et maintenant, ma famille bien intentionnée allait me marier à une inconnue. Parce que ça se faisait, que c&rsquo;était dans l&rsquo;ordre des choses, que ça avait toujours fonctionné de cette manière. Je contins l&rsquo;envie de briser ma chope de bière sur le viage rond de mon oncle, en hurlant, de lui bourrer le corps de coups de poing, d&rsquo;écraser du talon son conformisme comme on le fait d&rsquo;un vulgaire mégot de clope.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 81 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je crève de chaud dans mon smoking froissé et maculé de poussière. J&rsquo;aurais pu me préparer mieux. Prévoir des vêtements plus pratiques, peut-être un sac à dos, de meilleures chaussures. Mais j&rsquo;ai quitté le pays sans rien d&rsquo;autre que mes enfants et un paquet de pognon, et je reviens les mains vides, avec juste ce que je porte sur moi. Tout le reste, tout ce qui compte, se trouve ici. J&rsquo;ai couru après des chimères toute ma jeunesse et passé ma vie d&rsquo;homme à corriger le tir. Rina avait raison. Bien sûr. Si le destin ne m&rsquo;avait pas forcé la main, je ne serais jamais parti. Mes gosses auraient grandi dans ce foutoir. Fille et fils de criminel, on peut rêver d&rsquo;une meilleure entrée dans la vie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 127-128 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il y eut d&rsquo;autres voyages, d&rsquo;autres Flora, des tas d&rsquo;autres gamines envoyées se flétrir les rêves sur le macadam de L&rsquo;Ouest. Les filles s&rsquo;avéraient être le produit idéal. Les hommes, dès qu&rsquo;ils le pouvaient, tentaient de gagner leur croûte de l&rsquo;autre côté des frontières. Le pays commençait à manquer d&rsquo;époux, et les jeunes femmes couraient le risque de devenir vieilles filles, surtout dans les campagnes. C&rsquo;est là qu&rsquo;on recrutait le plus. La fin d&rsquo;une époque, l&rsquo;ouverture aux modes extérieures, les vieux flippaient à l&rsquo;idée que les moeurs de leurs filles suivent celles des Occidentaux décadents. Pour éviter la honte de les voir devenir des traînées, il fallait absolument les marier. Alors apparurent des courtisans professionnels. Ils séduisaient filles et parents en quelques semaines et, au prétexte de vacances, d&rsquo;un voyage de noces ou d&rsquo;une visite de leur futur foyer, elles partaient. Une fois là-bas, elles rapportaient chaque jour, frais déduits, plus d&rsquo;une mois de salaire moyen d&rsquo;ici à des types du genre d&rsquo;Alban. Ou du mien. Je ne savais pas exactement combien il tirait du trafic, mais vu les enveloppes que je récupérais, ça chiffrait Pas de doute, on commençait à le comprendre, le système capitaliste. On disposait en quantité abondante d&rsquo;un produit qui payait pour se faire exploiter. Le rêve.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les aigles endormis&nbsp;&raquo;, Danü Danquigny, Série noire, Gallimard, 18€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans la brume asphyxiante, le rêve d&#8217;autres vies&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 17 May 2021 07:32:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Sélection Roblès 2021 Quelle histoire ! Pourtant sur le papier, rien qui ne m&#8217;attire au premier abord : l&#8217;histoire n&#8217;est pas contemporaine, en plus, elle est lointaine. Bref. Il suffisait pourtant de se lancer embarquer sur le vraquier au coeur de cette histoire. A partir de là, les intrigues se découvrent, se mêlent, le tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782743650148.jpg" rel="lightbox[5646]"><img class="alignleft size-full wp-image-5649 colorbox-5646" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782743650148.jpg" alt="9782743650148" width="220" height="322" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff">Sélection Roblès 2021</span></strong></p>
<p>Quelle histoire ! Pourtant sur le papier, rien qui ne m&rsquo;attire au premier abord : l&rsquo;histoire n&rsquo;est pas contemporaine, en plus, elle est lointaine. Bref. Il suffisait pourtant de se lancer embarquer sur le vraquier au coeur de cette histoire. A partir de là, les intrigues se découvrent, se mêlent, le tout sur fond de brouillard et d&rsquo;odeur de fiente&#8230; Oui, le guano est un des personnages de ce roman à l&rsquo;atmosphère sombre. Et pour cause, à cette époque, pour une raison qui reste mystérieuse, sur le littoral chilien, le soleil ne brille de mille feux qu&rsquo;à peine deux heures par jour&#8230; Tout est humide et sent le renfermé.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Oui, venons-y. <strong>Edouard Jousselin</strong>, jeune auteur trentenaire, né à Montargis, nous présente d&rsquo;emblée à <strong>Joseph</strong> et <strong>Vald</strong>. Le premier n&rsquo;a vraiment pas le pied marin, vomit tandis que son ami d&rsquo;enfance tente de trouver une solution. Ils viennent de fuir. Sans savoir, sans s&rsquo;être dit la vérité non plus.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On devrait sans doute moins penser comme des naufragés, nous sommes des marins, des aventuriers&nbsp;&raquo;, dit <strong>Vald</strong>. Et pourtant. Un premier chapitre qui s&rsquo;ouvre la fin de l&rsquo;histoire. Alors rembobinons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5646"></span></p>
<p>Il y a le <strong>capitaine Moustache</strong>. Lui, ancien acteur de la lutte pour la l&rsquo;indépendance, est aujourd&rsquo;hui un homme redouté, craint. Il est seul à pouvoir rallier les îles du Pacifique du sud de l&rsquo;Amérique latine dans le brouillard permanent pour transporter l&rsquo;or local, le guano. Un homme qui voulait être riche, qui s&rsquo;est accoquiné avec <strong>Riffi</strong> pour profiter du monopole et mettre les trois familles régnantes à ses pieds. Là, <strong>Riffi</strong> le double. Fomente des attentats pour détourner l&rsquo;attention. De quoi alimenter cette fable épique sur fond de révolution ratée.</p>
<p class="article__paragraph ">Entre les villes de <strong>Libertad</strong> et <strong>Agouto,</strong> la jalousie est grande. Les deux maires respectifs, personnages atypiques et ennemis ont trouvé en Moustache un ami, un allié. Au fil des pages, chacun rêve d&rsquo;écrire son histoire dans cette brume asphyxiante. Qui a révéler le monstre qui sommeille en lui. Un livre d&rsquo;hommes dans lequel les femmes sont sacrifiées par la vanité de ces derniers.</p>
<p class="article__paragraph ">Un roman captivant. Une fable épique et romanesque.</p>
<h3 style="text-align: center"> Extraits</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 48 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La jeunesse à laquelle il appartenait avait grandi avec des ombres, des silhouettes floues, des formes altérées et des tons flétris. Elle faisait preuve d&rsquo;une moindre imagination, s&rsquo;abêtissait à perforer des carapaces de crustacés, cheminait à rebours le sentier de l&rsquo;intelligence humaine. A terme, il n&rsquo;était pas difficile de s&rsquo;en convaincre, les hommes de cette région deviendraient des cafards, terrés dans leurs trous froids et humides, le ventre couvert de boue, la tête rentrée dans une coquille brune, diffusant l&rsquo;odeur tenace du guano.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 84 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand l&rsquo;air se chargea d&rsquo;eau, au début des années 1880? Jojo, José, toutes les personnes que Moustache avait fréquentées et appréciées jadis, commencèrent de lui faire de longues leçons à propos de sa situation, du fait qu&rsquo;il s&rsquo;en tirait très bien malgré la brume, qu&rsquo;il enrichissait aux dépens de tous, à cause d&rsquo;un fléau. Au début, Ernesto culpabilisa, jura ne désirer rien de plus que l&rsquo;évanouissement du voile, proposa de rendre des services, ce qu&rsquo;il fit, d&rsquo;ailleurs. Mais les aigreurs s&rsquo;accentuèrent. On l&rsquo;affubla de sobriquets </em>L&rsquo;ami du brouillard, le fils de la brume, le disciple de la nuit opaque<em>. Blessé, il devint plus solitaire, de moins en moins enjoué à l&rsquo;idée d&rsquo;accoster, de retrouver ses détracteurs impatients de charger son guano et de décharger leurs reproches.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 286 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il fallait oublier, comment faire ? Faire le vide. Se remplir le ventre de grillades. Regarder la brume s&rsquo;assombrir peu à peu et le port s&rsquo;éteindre progressivement telle la lumière dans les yeux d&rsquo;un vieillard qui se meurt. Faire le vide. Ne plus penser. Les réserves de guano ? Elles sont nécessaires. Faire le vide. Juan José en prison par sa faute. S&rsquo;allonger. Jojo et José qui préparent déjà leurs armées pour se détruire l&rsquo;un l&rsquo;autre. Fermer les yeux. Le jour qui décline, calme et serein comme un lac gelé, sans vent, sans pluie. Lady Sue, éclatée. Faire le vide. Lady Sue qui m&rsquo;aimait. Lady Sue, l&rsquo;innocente.  Inspirer. Juan José. Expirer. S&rsquo;endormir.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les cormorans&nbsp;&raquo;, Edouard Jousselin, Rivages. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;emprise, au coeur de l&#8217;adolescence&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/12/16/lemprise-au-coeur-de-ladolescence/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/12/16/lemprise-au-coeur-de-ladolescence/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 Dec 2020 08:29:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous sommes dans les années 80. Cléo a treize ans, fréquente le collège de sa banlieue parisienne et s&#8217;éclate chaque semaine à la MJC pour progresser, toujours, en danse modern jazz. Jusqu&#8217;au jour où&#8230; Où Cathy la remarque, où elle lui parle, s&#8217;intéresse à elle, lui offre des cadeaux, l&#8217;emmène à Paris et lui vante la bourse Galatée qui, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHAVIRER.jpg" rel="lightbox[5485]"><img class="alignleft size-full wp-image-5487 colorbox-5485" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHAVIRER.jpg" alt="CHAVIRER" width="185" height="340" /></a></p>
<p>Nous sommes dans les années 80. <strong>Cléo </strong>a treize ans, fréquente le collège de sa banlieue parisienne et s&rsquo;éclate chaque semaine à la MJC pour progresser, toujours, en danse modern jazz. Jusqu&rsquo;au jour où&#8230; Où <strong>Cathy</strong> la remarque, où elle lui parle, s&rsquo;intéresse à elle, lui offre des cadeaux, l&rsquo;emmène à Paris et lui vante la bourse Galatée qui, si elle défend sa candidature, lui ouvrira les portes des studios à New-York.</p>
<p>Les étoiles s&rsquo;allument dans la tête de l&rsquo;adolescente. Jusqu&rsquo;à ce fameux mystérieux déjeuner avec des hommes. Où elle ne jouera pas suffisamment le jeu. Puis jusqu&rsquo;à devenir elle-même celle qui vante la bourse Galatée auprès de ses camarades de collège.  Celle qui les sélectionne. Parmi elles, <strong>Betty</strong>.</p>
<p>Un engrenage délétère. Un piège sexuel et monnayable s&rsquo;ouvre et se referme sur elle. Une culpabilité qui l&rsquo;empoisonne. Jusqu&rsquo;au jour où la parole se libère. Enfin. Après qu&rsquo;un fichier de photos est retrouvé sur le net et que des policiers lancent un appel  à témoins pour identifier les victimes de la fameuse fondation&#8230;</p>
<p><strong>Cléo</strong>, devenue danseuse professionnelle, doit affronter son passé. Sa culpabilité. Et sa honte, envahissante.</p>
<p><strong>Lola Lafon</strong> signe là un roman fort, dense. Qui remue. J&rsquo;avais découvert cette autrice avec un précédent roman, consacré à <strong>Nadia Comaneci, <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/27/la-propagande-jusque-sur-la-poutre/">&laquo;&nbsp;La petite communiste qui ne souriait jamais&nbsp;&raquo;.</a></strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/27/la-propagande-jusque-sur-la-poutre/"> </a> Un roman qui avait obtenu de nombreux prix.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5485"></span></p>
<p>Chanteuse, femme de lettres et compositrice française, d’origine franco-russo-polonaise, <strong>Lola Lafon</strong> a été élevée à Sofia, Bucarest et Paris. Elle s’est d’abord consacrée à la danse avant de se tourner vers l’écriture.</p>
<p>Elle signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Chavirer&nbsp;&raquo;</strong> son sixième roman.</p>
<p><strong>Dans l&rsquo;émission La Grande Librairie, Lola Lafon parle de &laquo;&nbsp;Chavirer&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/UHF7iM6721Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 35 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tant de nouveautés dans la vie de Cléo. Des odeurs : celles qui imprégnaient la voiture de Cathy, ces héliotropes sucrés de son parfum, Opium, mêlés à l&rsquo;odeur rousse du cuir. Des matières : la soie carmin d&rsquo;un foulard que Cathy avait détaché de son cou pour le lui tendre, un jour que Cléo avait publié son écharpe. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sa jupe en jean, le foulard et le pull en mohair turquoise avaient propulsé Cléo au coeur des attentions de sa classe en une matinée. Effacée, l&rsquo;ennuyeuse Cléo sans poitrine ni eye-liner qui ne s&rsquo;intéressait à rien d&rsquo;autre qu&rsquo;à sa danse, qui ne fumait ni ne buvait, ne s&rsquo;était jamais fait gauler à Auchan, quo n&rsquo;avait aucun garçon en ligne de mire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 195 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lara se heurtait à une Cléo révélée. Une Cléo en forme de carte à jouer pour adultes, simple valet qui s&rsquo;était rêvé reine Face, victime et pile, coupable. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Combien de complices avaient permis que se déroule le jeu de massacre ? Le prof de danse de la MJC, qui avait vu à plusieurs reprises cette femme venir chercher Cléo sans jamais demander qui était était, les médecins appelés à son chevet dont aucun n&rsquo;avait posé ne fût-ce qu&rsquo;une question qui lui eût permis de parler, les parents de Cléo, jamais surpris des cadeaux qu&rsquo;elle rapportait à la maison, la serveuse qui officiait lors de ces &laquo;&nbsp;déjeuners&nbsp;&raquo;. Qui d&rsquo;autre ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 335-336 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Le système Galatée ne disait pas autre chose : que la meilleure gagne ! L&rsquo;affaire Galatée nous tend le miroir de nos malaises : ce n&rsquo;est pas à ce à quoi on nous oblige qui nous détruit, mais ce à quoi nous consentons qui nous ébrèche ; ces hontes minuscules, de consentir journellement à renforcer ce qu&rsquo;on dénonce : j&rsquo;achète des objets dont je n&rsquo;ignore pas qu&rsquo;ils sont fabriqués par des esclaves, je me rends en vacances dans une dictature aux belles plages ensoleillées. Je vais à l&rsquo;anniversaire d&rsquo;un harceleur qui me produit. Nous sommes traversés de ces hontes, un tourbillon qui, peu à peu, nous creuse et nous vide. N&rsquo;avoir rien dit. Rien fait. Avoir dit oui parce qu&rsquo;on ne savait pas dire non.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Chavirer&nbsp;&raquo;, Lola Lafon, Actes Sud, 20,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Printemps arabe à travers la chair&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 07:15:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Rachid Benzine, je l&#8217;ai découvert pendant le confinement, au hasard d&#8217;un classement des titres les plus commandés dans une librairie. J&#8217;avais alors dévoré &#171;&#160;Ainsi parlait ma mère&#160;&#187;, dont je vous ai parlé ici.  Rachid Benzine est un auteur déjà prolixe, auteur d’essais notamment. Sa pièce « Lettres à Nour » a été mise en scène avec succès dans plusieurs pays. Rachid Benzine est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/143327_couverture_Hres_0.jpg" rel="lightbox[5426]"><img class="alignleft wp-image-5428 size-medium colorbox-5426" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/143327_couverture_Hres_0-204x300.jpg" alt="143327_couverture_Hres_0" width="204" height="300" /></a></p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong>, je l&rsquo;ai découvert pendant le confinement, au hasard d&rsquo;un classement des titres les plus commandés dans une librairie. J&rsquo;avais alors dévoré <strong>&laquo;&nbsp;Ainsi parlait ma mère&nbsp;&raquo;</strong>, dont je vous ai parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/07/a-cette-femme-quil-aimera-toujours/">ici</a>. </strong></p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong> est un auteur déjà prolixe, auteur d’essais notamment. Sa pièce <strong>« Lettres à Nour »</strong> a été mise en scène avec succès dans plusieurs pays. <strong>Rachid Benzine</strong> est islamologue, politologue, enseignant.</p>
<p>Né en 1971, il est arrivé en France à l’âge de 7 ans avec sa famille marocaine.</p>
<p>Codirecteur de la collection Islam des lumières aux éditions Albin Michel, il s’attache à penser un islam en phase avec notre temps et s’investit également dans le dialogue islamo-chrétien.</p>
<p>Dans ce nouveau roman, <strong>&laquo;&nbsp;Dans les yeux du ciel&nbsp;&raquo;</strong>, il nous entraîne dans le sillage de <strong>Nour</strong>, une prostituée quadragénaire, arabe, musulmane. Dont la vie va basculer pendant les &laquo;&nbsp;Printemps arabes&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est la voix de <strong>Nour</strong> qui nous guide. Une intermédiaire improbable car elle incarne, par la vie qu&rsquo;elle mène, tous les mensonges. Mais elle parle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5426"></span></p>
<p>Là, alors que la rue gronde, jour et nuit désormais, elle raconte les passes avec ses clients, parfois violents, souvent hypocrites avec le pouvoir et la religion. <strong>Nour</strong> parle aussi à son Dieu. Elle parle de sa mère, de sa fille qu&rsquo;elle veut protéger. Elle parle de <strong>Slimane</strong>, aussi. Son jeune ami homosexuel est poète et va devenir fer de lance du mouvement. Jusqu&rsquo;au drame. Elle évoque ses espoirs, sans trop se méprendre cependant sur l&rsquo;avenir qu&rsquo;elle juge incertain.</p>
<p>Le texte a été adapté au théâtre.</p>
<p>Un texte fort. Poignant.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 10 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Nour. Chez moi, on est prostituée de mère en fille. Enfin, depuis deux générations. Pas de quoi se vanter d&rsquo;un savoir-faire ancestral. Mais ça laisse des marques. Sur le corps. Sur la peau. En dedans, quelque part. Quelque chose que certains nomment l&rsquo; &laquo;&nbsp;âme&nbsp;&raquo;. Peut-être que c&rsquo;est ça. Je ne sais pas trop. En tout cas, une amertume, quand tu y penses, qui te donne envie de gerber. D&rsquo;en finir. Comme ça, d&rsquo;un claquement de doigts. Disparaître. Un dernier vol plané du haut d&rsquo;un minaret. Sous les roues d&rsquo;un char. N&rsquo;être plus que de la bouillie. Une flaque de chair, de sang, de merde. S&rsquo;imaginer comme ça. Une image toujours plus dégueulasse que celle que renvoient ceux qui vous croisent.[&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 53 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les hommes me seront toujours une énigme. Je suis sûre qu&rsquo;ils valent mieux que ce qu&rsquo;ils me donner à entrevoir. Même comme amants. Ont-ils jamais pensé à offrir du plaisir à une femme ? Gratuitement ? Juste pour faire plaisir ? Je peux être à genoux devant eux, bouche ouverte, j&rsquo;en sais plus sur eux-mêmes qu&rsquo;ils n&rsquo;en sauront jamais. Ils ne se voient pas expirer, suinter, grimacer, grogner&#8230; Pleurer, parfois. Surtout, ils ne s&rsquo;entendent pas parler, éructer. Me traiter de &laquo;&nbsp;sale pute&nbsp;&raquo;, de s&nbsp;&raquo;salope&nbsp;&raquo; ou crier des prénoms qui me sont inconnus mais qui représentent ceux qu&rsquo;ils veulent tant foutre. En me fessant. Quel besoin ont donc les hommes de salir ainsi la femme qui leur offre son corps ? Comme si le plaisir des hommes était une punition. La leur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 94 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Parfois, il faut enjamber un cadavre. A demi calciné ou aux membres désarticulés. Celui-ci n&rsquo;a plus de tête, mais il se cramponne encore à une banderole qui a bu son sang. Je prie pour lui et sa famille. Dans la rue, on attaque vite et on se replie tout aussi vite. On se cache dans des commerces, dans des cages d&rsquo;escalier. On se réfugie chez un ami qui a une console de jeux, de l&rsquo;alcool, du shit. L&rsquo;instinct rend alerte, précis, rapide. Les morts et les blessés s&rsquo;accumulent. L&rsquo;agonie à chaque coin de rue.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Dans les yeux du ciel&nbsp;&raquo;, Rachid Benzine, Seuil, 17€. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Et si les processeurs prenaient le pouvoir&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/03/05/et-si-les-processeurs-prenaient-le-pouvoir/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Mar 2020 11:04:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Et si on plongeait non pas dans le futur, mais dans un passé très avancé ? Cap sur l&#8217;uchronie avec Ian McEwan qui signe son quinzième roman avec &#171;&#160;Une machine comme moi&#160;&#187;. Nous sommes en 1982, dans la banlieue de Londres. Tout a l&#8217;air presque normal. Presque seulement. Imaginez plutôt : dans la guerre qui [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/UNE-MACHINE-COMME-MOI.jpg" rel="lightbox[5049]"><img class="alignleft size-full wp-image-5054 colorbox-5049" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/UNE-MACHINE-COMME-MOI.jpg" alt="UNE MACHINE COMME MOI" width="195" height="285" /></a></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Et si on plongeait non pas dans le futur, mais dans un passé très avancé ? Cap sur l&rsquo;uchronie avec <strong>Ian McEwan</strong> qui signe son quinzième roman avec &laquo;&nbsp;Une machine comme moi&nbsp;&raquo;<strong>.</strong></span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Nous sommes en 1982, dans la banlieue de Londres. Tout a l&rsquo;air presque normal. Presque seulement. Imaginez plutôt : dans la guerre qui oppose le gouvernement britannique à l&rsquo;Argentine à propos des Malouines&#8230; c&rsquo;est l&rsquo;Argentine qui s&rsquo;est imposée. Et les Beatles viennent de se recomposer après une pause artistique. Pour le reste, à Londres, on conduit des voitures autonomes, on pratique le télétravail et on peut acheter un androïde&#8230;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce que vient de faire </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie,</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> 32 ans, ancien avocat fiscaliste qui a décidé de sacrifier l&rsquo;héritage de sa mère pour se payer</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, l&rsquo;un des 25 androïdes imaginés par </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Alan Turing</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> ( il a inventé l&rsquo;ordinateur et a déchiffré les codes secrets nazis)&#8230; dont la biographie officielle s&rsquo;arrête en 1954. Là, celui qui sera condamné à une castration chimique pour homosexualité, est dans les d</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>&lsquo;Ian McEwan</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> un chercheur respecté et mondialement connu.</span></span></span></p>
<p><span id="more-5049"></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Charlie vit au-dessus de chez </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Miranda</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, une étudiante de dix ans sa cadette dont il est tombé amoureux. Ensemble, ils vont programmer </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, lui attribuer l&rsquo;un et l&rsquo;autre des qualités&#8230; Jusqu&rsquo;à le faire tomber amoureux de Miranda ? A éprouver des sentiments ?</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Au fil des pages de ce quinzième roman, l&rsquo;auteur nous plonge dans les affres de l&rsquo;intelligence artificielle et de la vie de </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie,</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> Nerd fauché de son état.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Ces </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> et ces </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Eve, prototypes criant de vérité, </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">ne supportent absolument pas les mensonges. Des raseurs moraux ? Allez savoir. Reste qu&rsquo;ils ont poussé très loin les valeurs. Quitte à ne pouvoir continuer à vivre en société avec les humains&#8230; </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Miranda</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> a-t-elle tout dit à </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> ? Pas sûr. Mais </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Adam</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> s&rsquo;en chargera entre l&rsquo;écriture de haïkus. A sa manière.</span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Charlie</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> et </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Miranda</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> s&rsquo;improvisent aussi comme parents, auprès du petit </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Mark</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, petit garçon malheureux et sensible.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Une comédie sociale qui nous parle de nous, en filigrane. &nbsp;&raquo; Je voulais imaginer comment ce serait de vivre en contact intime avec un androïde d&rsquo;une grande intelligence &laquo;&nbsp;, a expliqué </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Ian McEwan</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> dans une interview.</span></span></span></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Extraits</b></span></span></span></strong></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 26  :</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&laquo;&nbsp;A trente-deux ans , j&rsquo;étais complètement fauché. Dilapider l&rsquo;héritage de ma mère pour l&rsquo;achat d&rsquo;un gadget ne représentait qu&rsquo;une partie de mon problème – mais c&rsquo;était emblématique. Dès que l&rsquo;argent rentrait, je m&rsquo;arrangeais pour qu&rsquo;il parte en fumée, j&rsquo;en faisais un feu de joie, je le fourrais dans un haut-de-forme et j&rsquo;en sortais une dinde. Souvent, même si ce n&rsquo;était pas le cas en l&rsquo;occurrence, je comptais en tirer par magie une somme bien plus importante avec un minimum d&rsquo;efforts. Les stratagèmes, les ruses plus ou moins licites et les combines astucieuses n&rsquo;étaient pas pour moi. Je préférais les coups d&rsquo;éclat. D&rsquo;autres s&rsquo;y risquaient et prospéraient. Ils empruntaient, faisaient fructifier cet argent et devenaient riches tout en remboursant leurs dettes. Ou bien ils avaient un métier, une profession comme moi auparavant, et s&rsquo;enrichissaient plus modestement, mais sûrement. Pendant ce temps-là je boursicotais ou, plutôt, je travaillais à ma ruine dans un deux-pièces humide en rez-de-chaussée, dans un morne no man&rsquo;s land aux rues bordées de maisons jumelles de style edwardien entre Stockwell et Clapham, au sud de Londres. &laquo;&nbsp;</span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 121 : </b></span></span></span></strong><em>&laquo;&nbsp;Toute la nuit j&rsquo;avais fantasmé sur la destruction d&rsquo;Adam. Je voyais mes mains le ligoter avec la corde dont je me servirais pour le traîner vers la rivière Wandle, ce cloaque. Si seulement il ne m&rsquo;avait pas coûté si cher. Et il me coûtait encore plus cher désormais. Ce moment passé avec Miranda n&rsquo;avait pas pu être un combat entre les principes et la quête du plaisir. Sa vie érotique était un simulacre. Il tenait à Miranda de la même façon qu&rsquo;un lave-vaisselle tient à ses assiettes. Lui, ou ses sous-programmes, préférait l&rsquo;approbation de Miranda à ma colère. J&rsquo;en voulais aussi à Miranda, qui avait coché la moitié des cases et apporté de la complexité à la nature d&rsquo;Adam.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p><strong>Page 315 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;étais disposé à laisser les événements glisser sur moi dans un silence sans heurt. La journée avait été longue et intense. On m&rsquo;avait pris pour un robot, ma demande en mariage avait été acceptée, je m&rsquo;étais porté volontaire pour une paternité immédiate, j&rsquo;avais appris l&rsquo;autodestruction d&rsquo;un quart des semblables d&rsquo;Adam, puis été témoin des effets physiques d&rsquo;un ecoeurement moral. Rien de tout cela ne m&nbsp;&raquo;impressionnait plus. Seules de petites choses y parvenaient : mes paupières lourdes, le réconfort apporté par ma tassé de thé plutôt que par un whisky écossais bien tassé.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Une machine comme moi&nbsp;&raquo;, Ian McEwan, Gallimard, 22€. </strong></em></p>
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		<title>Sous le soleil californien, l&#8217;étau se resserre&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/06/10/sous-le-soleil-californien-letau-se-resserre/</link>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2019 10:01:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Pas dupe"]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Yves Ravey  a l&#8217;art et la manière de vous raconter une histoire en à peine une centaine de pages ! De la transformer, d&#8217;en faire quelque chose d&#8217;unique. Et de drôle. C&#8217;est encore le cas pour son nouveau roman, le seizième en trente ans pour cet auteur et dramaturge sexagénaire qui, cette fois, nous [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PAS-DUPE.jpg" rel="lightbox[4674]"><img class="alignleft size-full wp-image-4676 colorbox-4674" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PAS-DUPE.jpg" alt="PAS DUPE" width="178" height="245" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Yves Ravey </strong> a l&rsquo;art et la manière de vous raconter une histoire en à peine une centaine de pages ! De la transformer, d&rsquo;en faire quelque chose d&rsquo;unique. Et de drôle. C&rsquo;est encore le cas pour son nouveau roman, le seizième en trente ans pour cet auteur et dramaturge sexagénaire qui, cette fois, nous emmène loin. Jusqu&rsquo;en Californie.</p>
<p>Vous trouverez plusieurs de ces précédents romans (<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/13/yves-ravey-et-son-notaire-pas-tres-clair/">&laquo;&nbsp;Un notaire peu ordinaire&nbsp;&raquo;</a></strong>, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/11/23/comme-un-air-de-polar/">&laquo;&nbsp;Sans état d&rsquo;âme&nbsp;&raquo;</a></strong>, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/10/cette-si-chere-tatie-vicky/">&laquo;&nbsp;Trois jours sans ma tante&nbsp;&raquo;</a></strong>, chroniqués sur mon blog au fil des années.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle commence mal. Par la mort (accidentelle ?) de <strong>Tippi</strong>, la femme volage et extravertie de <strong>Salvatore Meyer</strong>. A la manière d&rsquo;un épisode de Columbo, tout n&rsquo;est pourtant pas aussi évident que ça en a l&rsquo;air.</p>
<p><strong>Tippi</strong> boit, roule vite, trompe son mari, fait la fête, mais il parait curieux qu&rsquo;elle ait raté ce virage de la route de Santa Clarita. Et l&rsquo;inspecteur <strong>Costa</strong> va exploiter toutes les pistes, traquer tous les détails tandis que <strong>Salvatore</strong> doit faire face à son beau-père, à sa voisine <strong>Gladys</strong>… et à toutes ses contradictions.</p>
<p><span id="more-4674"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong><em>Page 28 : </em></strong><em>« La voiture de Bruce ayant quitté le garage, j’ai opéré une fouille du secrétaire de Tippi, dans sa chambre. J’en ai profité pour introduire mes effets personnels, ainsi que mes affaires de toilette, pour masquer notre séparation, en cas de visite inopportune de la police. Depuis plus de six mais, nous ne dormions plus ensemble, mais ça ne regardait personne. »</em></p>
<p><strong><em>Page 84 : </em></strong><em>« Pour la première fois, je me suis mis à douter des paroles de l’inspecteur. Je lui ai demandé s’il se sentait bien. Et pourquoi je me sentirais mal, monsieur Meyer ? Parce que cette affaire devrait être classée depuis longtemps, et vous le savez. »</em></p>
<p><strong><em>Page 120 : </em></strong><em>[…] Et puis, autre chose : nous pensons que votre femme aurait pu être victime d’une manipulation. C’est bizarre, vous savez, suite à notre dernier entretien, j’étais prêt à abandonner, j’ai même demandé au juge de clore l’instruction. Mais il y a eu comme une étincelle, souvenez-vous, monsieur Meyer, vous avez dit que votre femme tenait beaucoup à ce collier, c’est un cadeau de son père. Alors tout s’est renversé. Maintenant, je pense : nous allons perquisitionner la maison de Bruce Cazale. Mais, ai-je répondu : La maison de Bruce Cazale, c’est aussi la mienne, je vous signale ! »</em></p></blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Pas dupe&nbsp;&raquo;, Yves Ravey, Editions de Minuit, 14,50€ </strong></em></p>
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