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	<title>Quatrième de couv &#187; viol</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>L&#8217;emprise, au coeur de l&#8217;adolescence&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2020 08:29:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Nous sommes dans les années 80. Cléo a treize ans, fréquente le collège de sa banlieue parisienne et s&#8217;éclate chaque semaine à la MJC pour progresser, toujours, en danse modern jazz. Jusqu&#8217;au jour où&#8230; Où Cathy la remarque, où elle lui parle, s&#8217;intéresse à elle, lui offre des cadeaux, l&#8217;emmène à Paris et lui vante la bourse Galatée qui, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHAVIRER.jpg" rel="lightbox[5485]"><img class="alignleft size-full wp-image-5487 colorbox-5485" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHAVIRER.jpg" alt="CHAVIRER" width="185" height="340" /></a></p>
<p>Nous sommes dans les années 80. <strong>Cléo </strong>a treize ans, fréquente le collège de sa banlieue parisienne et s&rsquo;éclate chaque semaine à la MJC pour progresser, toujours, en danse modern jazz. Jusqu&rsquo;au jour où&#8230; Où <strong>Cathy</strong> la remarque, où elle lui parle, s&rsquo;intéresse à elle, lui offre des cadeaux, l&rsquo;emmène à Paris et lui vante la bourse Galatée qui, si elle défend sa candidature, lui ouvrira les portes des studios à New-York.</p>
<p>Les étoiles s&rsquo;allument dans la tête de l&rsquo;adolescente. Jusqu&rsquo;à ce fameux mystérieux déjeuner avec des hommes. Où elle ne jouera pas suffisamment le jeu. Puis jusqu&rsquo;à devenir elle-même celle qui vante la bourse Galatée auprès de ses camarades de collège.  Celle qui les sélectionne. Parmi elles, <strong>Betty</strong>.</p>
<p>Un engrenage délétère. Un piège sexuel et monnayable s&rsquo;ouvre et se referme sur elle. Une culpabilité qui l&rsquo;empoisonne. Jusqu&rsquo;au jour où la parole se libère. Enfin. Après qu&rsquo;un fichier de photos est retrouvé sur le net et que des policiers lancent un appel  à témoins pour identifier les victimes de la fameuse fondation&#8230;</p>
<p><strong>Cléo</strong>, devenue danseuse professionnelle, doit affronter son passé. Sa culpabilité. Et sa honte, envahissante.</p>
<p><strong>Lola Lafon</strong> signe là un roman fort, dense. Qui remue. J&rsquo;avais découvert cette autrice avec un précédent roman, consacré à <strong>Nadia Comaneci, <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/27/la-propagande-jusque-sur-la-poutre/">&laquo;&nbsp;La petite communiste qui ne souriait jamais&nbsp;&raquo;.</a></strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/27/la-propagande-jusque-sur-la-poutre/"> </a> Un roman qui avait obtenu de nombreux prix.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5485"></span></p>
<p>Chanteuse, femme de lettres et compositrice française, d’origine franco-russo-polonaise, <strong>Lola Lafon</strong> a été élevée à Sofia, Bucarest et Paris. Elle s’est d’abord consacrée à la danse avant de se tourner vers l’écriture.</p>
<p>Elle signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Chavirer&nbsp;&raquo;</strong> son sixième roman.</p>
<p><strong>Dans l&rsquo;émission La Grande Librairie, Lola Lafon parle de &laquo;&nbsp;Chavirer&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/UHF7iM6721Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 35 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tant de nouveautés dans la vie de Cléo. Des odeurs : celles qui imprégnaient la voiture de Cathy, ces héliotropes sucrés de son parfum, Opium, mêlés à l&rsquo;odeur rousse du cuir. Des matières : la soie carmin d&rsquo;un foulard que Cathy avait détaché de son cou pour le lui tendre, un jour que Cléo avait publié son écharpe. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sa jupe en jean, le foulard et le pull en mohair turquoise avaient propulsé Cléo au coeur des attentions de sa classe en une matinée. Effacée, l&rsquo;ennuyeuse Cléo sans poitrine ni eye-liner qui ne s&rsquo;intéressait à rien d&rsquo;autre qu&rsquo;à sa danse, qui ne fumait ni ne buvait, ne s&rsquo;était jamais fait gauler à Auchan, quo n&rsquo;avait aucun garçon en ligne de mire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 195 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lara se heurtait à une Cléo révélée. Une Cléo en forme de carte à jouer pour adultes, simple valet qui s&rsquo;était rêvé reine Face, victime et pile, coupable. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Combien de complices avaient permis que se déroule le jeu de massacre ? Le prof de danse de la MJC, qui avait vu à plusieurs reprises cette femme venir chercher Cléo sans jamais demander qui était était, les médecins appelés à son chevet dont aucun n&rsquo;avait posé ne fût-ce qu&rsquo;une question qui lui eût permis de parler, les parents de Cléo, jamais surpris des cadeaux qu&rsquo;elle rapportait à la maison, la serveuse qui officiait lors de ces &laquo;&nbsp;déjeuners&nbsp;&raquo;. Qui d&rsquo;autre ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 335-336 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Le système Galatée ne disait pas autre chose : que la meilleure gagne ! L&rsquo;affaire Galatée nous tend le miroir de nos malaises : ce n&rsquo;est pas à ce à quoi on nous oblige qui nous détruit, mais ce à quoi nous consentons qui nous ébrèche ; ces hontes minuscules, de consentir journellement à renforcer ce qu&rsquo;on dénonce : j&rsquo;achète des objets dont je n&rsquo;ignore pas qu&rsquo;ils sont fabriqués par des esclaves, je me rends en vacances dans une dictature aux belles plages ensoleillées. Je vais à l&rsquo;anniversaire d&rsquo;un harceleur qui me produit. Nous sommes traversés de ces hontes, un tourbillon qui, peu à peu, nous creuse et nous vide. N&rsquo;avoir rien dit. Rien fait. Avoir dit oui parce qu&rsquo;on ne savait pas dire non.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Chavirer&nbsp;&raquo;, Lola Lafon, Actes Sud, 20,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Hommes, femmes&#8230; mode d&#8217;emploi</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/20/hommes-femmes-mode-demploi/</link>
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		<pubDate>Sun, 20 Oct 2019 10:02:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Je n’avais, sauf oubli de ma part, jamais ouvert un roman de Karine Tuil. Le onzième de ses écrits est arrivé sur mon bureau alors je l’ai ouvert. « Les choses humaines » nous parle de nous, de l’air du temps. C’est d’ailleurs ce que lui reproche plusieurs critiques lues ces dernières semaines. L’ère post «#metoo » pour être plus [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ffcc00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p class="western"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/41Zm6vtAysL._SX195_.jpg" rel="lightbox[4878]"><img class="alignleft size-full wp-image-4885 colorbox-4878" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/41Zm6vtAysL._SX195_.jpg" alt="41Zm6vtAysL._SX195_" width="195" height="285" /></a>Je n’avais, sauf oubli de ma part, jamais ouvert un roman de <b>Karine Tuil</b>. Le onzième de ses écrits est arrivé sur mon bureau alors je l’ai ouvert. <b>« Les choses humaines » </b>nous parle de nous, de l’air du temps. C’est d’ailleurs ce que lui reproche plusieurs critiques lues ces dernières semaines. L’ère post «#metoo » pour être plus précise.</p>
<p class="western">Au fil des pages, on parle de sexe, de violence sexuelle, de rapports entre hommes et femmes. A l’aune de l’actualité qui ne laisse plus rien passer, et c’est heureux.</p>
<p class="western">L’histoire ? Elle se passe aujourd’hui. <strong>Jean Farel</strong>, 70 ans, fait de la résistance à la télévision et sur les ondes. L’homme, qui s’est fabriqué tout seul, est au faîte de sa carrière. Il est marié à <strong>Claire</strong>, essayiste reconnue, de 27 ans sa cadette. Ils ont un fils, <strong>Alexandre</strong>, brillant étudiant, mais cependant fragile, alors en chemin vers une prestigieuse université américaine, Stanford. Il tente de se remettre d’une douloureuse rupture amoureuse avec une femme plus âgée, et déjà dans les sphères du pouvoir.</p>
<p class="western"><span id="more-4878"></span></p>
<p class="western">Mais un jour, tout bascule. Le couple ne partage déjà plus grand-chose – <strong>Claire</strong> a quitté Jean pour<strong> Adam</strong>, professeur de français, juif, père de deux filles qui a laissé son ex-épouse rejoindre Brooklyn pour vivre son judaïsme de manière plus radicale. <strong>Jean</strong>, lui, passe désormais un plus de temps avec<strong> Françoise,</strong> cette femme de son âge avec laquelle il mène une double vie depuis plusieurs décennies déjà.</p>
<p class="western">Un soir, leur fils <strong>Alexandre</strong> aura une relation sexuelle avec <strong>Mila</strong>, la fille aînée d’<strong>Adam.</strong> Consentie ? Contrainte ? C’est tout l’enjeu du roman qui, dans sa deuxième partie ( la plus intéressante du reste) nous plonge dans les longues journées d’un procès pour viol, devant une cour d’assises, donc. Et pour suivre ce type de procès depuis plusieurs années maintenant, rien ne manque.<strong> Karine Tuil</strong> a d’ailleurs expliqué avoir passé beaucoup de temps à observer, à écouter durant ce type de procès.</p>
<p class="western">Son histoire, elle l’a d’ailleurs tirée d’un fait divers américain, dit l’affaire de Stanford. Une jeune fille accusait un brillant étudiant de l’avoir obligée à une relation sexuelle. Promis à un bel avenir, devait-on le condamner ?</p>
<p class="western">Les mêmes ressorts sont déroulent ici. Entre une mère qui culpabilise. Un père qui ne veut pas perdre la face ni l’antenne. Et un fils qui, à mon avis, in fine, n’a rien compris. De quoi arpenter en tous sens l’idée du consentement. La &nbsp;&raquo; zone grise &nbsp;&raquo;  qui certains mettent en avant pour justifier leurs actes ? Elle n’existe pas selon<strong> Karine Tuil</strong>. Elle cache seulement le déni. Trop répandu cependant. Dommage que dans le livre, tout cela ne soit pas redit avec force. Un flou subsiste, je trouve.</p>
<p class="western">Quid de la jeune victime, jeune femme au parcours chaotique ? Sa parole sera décortiquée, mise en doute, ignorée pour enfin être entendue. Reste que, comme dans la fable de La Fontaine, &laquo;&nbsp;selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir &laquo;&nbsp;…</p>
<p class="western" align="center"><b>Extraits</b></p>
<blockquote>
<p class="western" style="text-align: left" align="left"><b>Pages 78-79 : </b><i>« Pour la première fois de leur vie, ils avaient cessé d’exister pour leurs familles, il y avait une forme d’égoïsme dans ce repli amoureux qui contredisait leurs valeurs profondes, tout ce qu’ils avaient été jusqu’àlors, des époux fidèles, des parents attentifs, et en dépit de ce qu’ils interprétaient dans les moments où les remords étaient trop vifs comme une trahison intime, cela avait été la période la plus heureuse de leur vie. »</i></p>
<p class="western" style="text-align: left" align="left"><i></i><b>Page 250 : </b><i>« Pour Claire, le dilemme, c’était de vivre avec une telle promesse de réorganisation sociétale – les femmes racontaient enfin ce qu’elles avaient vécu, quelque chose d’important se jouait là dans cette réappropriation publique de leur valeur cette écoute attentive de leur parole – et, dans le même temps, d’analyser avec le plus d’objectivité possible ce qui était raconté au procès alors que, sous le prisme de l’émotion et de l’affectivité, tout lui paraissait vicié, excessif, à charge – son fils risquait jusqu’à quinze ans de prison et elle devait l’accabler ? Toute sa vie durant, elle n’avait fait qu’agir en contradiction avec les valeurs qu’elle prétendait publiquement défendre. C’était ça, la violence : le mensonge – une représentation falsifiée de son existence. Le déni : la voie qu’elle avait substituée au réel pour pouvoir le supporter. »</i></p>
<p class="western" style="text-align: left" align="left"><b>Page 281 : </b><i>« “Reconnaissez-le, on est dans la zone grise : il pensait qu’elle voulait avoir cette relation et elle n’a pas exprimé son refus catégorique. Lui a déjà grandement payé pour ce qui s’est passé : il n’a pas pu faire ses études à Stanford, sa carrière aux Etats-Unis est gâchée à tout jamais, il a abandonné ses entraînements, il est en prison, il a été tellement battu par les détenus qu’il ne sort plus de sa cellule, il ne dira rien mais il est détruit et je ne suis pas sûr qu’il s’en remette. Alexandre est une bonne personne, tous ses amis l’ont dit : il est sain d’esprit, loyal, courageux, combatif, c’est pourquoi je pense qu’il serait injuste de détruire la vie d’un garçon intelligent, droit, aimant, un garçon à qui jusqu’à présent tout a réussi, pour vingt minutes d’action” »</i></p>
</blockquote>
<p class="western" align="left"><i><b>« Les choses humaines », Karine Tuil, Gallimard, 21€</b></i></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Salina ou le récit d&#8217;une vengeance</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/08/20/salina-ou-le-recit-dune-vengeance/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 08:37:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Laurent Gaudé fait partie de mon panthéon littéraire personnel. De son vivant ! Oui, je sais, c&#8217;est une sacrée chance ! &#160; Presque vingt ans que je suis cet auteur, roman après roman. C&#8217;est d&#8217;ailleurs grâce à l&#8217;un d&#8217;eux (&#171;&#160;Danser les ombres&#160;&#187;) que j&#8217;ai eu envie de découvrir Haïti, sac sur le dos. Romancier, auteur de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Laurent Gaudé</strong> fait partie de mon panthéon littéraire personnel. De son vivant ! Oui, je sais, c&rsquo;est une sacrée chance !</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SALINA.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="alignleft size-full wp-image-4736 colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SALINA.jpg" alt="SALINA" width="120" height="227" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Presque vingt ans que je suis cet auteur, roman après roman. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs grâce à l&rsquo;un d&rsquo;eux (<strong>&laquo;&nbsp;Danser les ombres&nbsp;&raquo;</strong>) que j&rsquo;ai eu envie de découvrir Haïti, sac sur le dos.</p>
<p>Romancier, auteur de théâtre et de nouvelles, poète, <strong>Laurent Gaudé</strong> manie les mots et les univers. Convoquant la mythologie antique pour mieux expliquer l&rsquo;actualité brûlante. Et ça fonctionne.</p>
<p>Vous trouverez des posts sur ses oeuvres <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/12/quand-la-terre-devient-bouche-qui-mange/">ici</a> </strong>mais également <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/08/03/haiti-revolution-en-germe-dans-le-tan-lontan/">là </a></strong> et enfin <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/06/perdre-pour-mieux-gagner/">par ici</a>.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4735"></span></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est donc l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme. Et celle d&rsquo;une vengeance. <strong>Salina</strong>, c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un nouveau-né déposé par un cavalier dans un village dont on ne saura jamais le nom, ni le pays dans lequel il se situe.</p>
<p>Là, dans le clan des <strong>Djimba</strong>,<strong> Salina</strong>, recueillie finalement par <strong>Mamambala</strong>, va grandir.  Tombera éperdument amoureuse de <strong>Kano</strong> dont elle a partagé tous les jeux, mais sera forcée d&rsquo;épouser le frère de celui-ci, <strong>Saro</strong>, fils aîné du roi <strong>Sissoko</strong>. Qui la violera le soir de ses noces. Alors <strong>Salina</strong> va ourdir sa vengeance.</p>
<p>Son dernier fils, <strong>Malaka</strong>, la raconte au fil d&rsquo;un roman court. Dense et puissant. Impossible en effet de pouvoir enterrer le corps de sa mère dans l&rsquo;île cimetière sans que le récit soit approuvé par les pêcheurs. Il faut convaincre. Malaka s&rsquo;y emploie des nuits durant.</p>
<p><strong>Son auteur en parle ici :</strong></p>
<p><a href="https://dai.ly/x6wj28t">https://dai.ly/x6wj28t</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="alignleft wp-image-4738 size-medium colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON-225x300.jpg" alt="AVIGNON" width="225" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong>, que j&rsquo;ai rencontré le 8 juillet au festival d&rsquo;Avignon où il présentait le spectacle issu de son nouveau livre <strong>&laquo;&nbsp;Nous l&rsquo;Europe, banquet des peuples&nbsp;&raquo;</strong>, signe ici un roman, ou devrais-je dire un conte, court, d&rsquo;une puissance qui rappelle <strong>&laquo;&nbsp;La mort du roi Tsongor&nbsp;&raquo;</strong>.  <strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;</strong> est un petit bijou. Réellement.</p>
<p><strong>Salina</strong> s&rsquo;y venge, mais parvient, in fine, à dépasser sa vengeance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_4763" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON1.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="wp-image-4763 size-medium colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON1-300x225.jpg" alt="Olivier Py, directeur du festival d'Avignon ; Laurent Gaudé et le comédien Charles Berling. " width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Olivier Py, directeur du festival d&rsquo;Avignon ; Laurent Gaudé et le comédien Charles Berling.</p></div>
<p style="text-align: center"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Dès qu&rsquo;elle voit la première monture, elle entend également le cri poussé par son cavalier. Cela n&rsquo;a plus rien à voir avec ce qu&rsquo;elle a entendu du haut des dunes de roche : c&rsquo;est un cri aigu, log, qui se termine par une sorte de jappement. Elle est frappée par sa puissance. Il est tendu, avec une intonation voilée qui déchire l&rsquo;âme. Elle sait ce que cela signifie : que la colonne ramène avec elle un mort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 73 : </strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">[&#8230;] Elle voudrait que la route soit longue, infiniment longue. Qu&rsquo;il faille la porter jusqu&rsquo;au mont Tadma et bien au-delà. Tant qu&rsquo;elle est dans cette chaise, elle n&rsquo;est pas mariée. Et tant pis s&rsquo;il y fait chaud, si les bracelets la serrent&#8230; Tant pis si elle prisonnière d&rsquo;or et de tissus, elle n&rsquo;est pas mariée. Elle serre les dents pour ne pas hurler. Elle sait que cela ne servirait à rien. Et puis enfin, la chaise à porteurs se fige. Les quatre hommes qui la tiennent la déposent au sol. Une main pousse le voile d&rsquo;un geste brusque. Elle la reconnaît. C&rsquo;est la main de Khaya.</span></span></span></em></p>
<p class="western" style="text-align: left"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Pages 102-103 : </b></span></span></span></strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&laquo;&nbsp;Lorsqu&rsquo;il se réveille quelques heures plus tard, la barque est bercée par le roulis des vagues. Le soleil a disparu et la lumière du jour décline à vue d&rsquo;oeil. Toute la flotte est à l&rsquo;arrêt et attend visiblement qu&rsquo;il poursuive son histoire. Alors il parle à nouveau et la c&rsquo;est la deuxième nuit des mots : </span></span></span></em></p>
<p class="western" style="text-align: left"><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&nbsp;&raquo; Moi, Malaka, fils d&rsquo;une mère qui a fait naître seule son enfant, je reprends l&rsquo;histoire de Salina que j&rsquo;ai laissé dans le sable, car c&rsquo;est dans le sable, toujours, qu&rsquo;elle a vécu. Koura Kumba était né et il avait faim de combat. Elle ne l&rsquo;avait mis au monde que pour cela. J&rsquo;évoque ce frère que je n&rsquo;ai pas connu mais qu&rsquo;elle m&rsquo;a raconté tant de fois, et ses yeux pleuraient toujours de fierté et de tristesse lorsqu&rsquo;elle le faisait.&nbsp;&raquo;&nbsp;&raquo;</span></span></span></em></p>
<p class="western">
</blockquote>
<p class="western"><em><strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;, Laurent Gaudé, Actes Sud, 16,80€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un silence qui tue&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/21/un-silence-qui-tue/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 Sep 2018 05:55:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[délitement]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; &#160; Elle fait partie des 94 auteur(e)s qui, pour cette rentrée littéraire, publient leur premier roman. Une aventure. Une chance. Un tremplin. Inès Bayard a 26 ans seulement et signe avec &#171;&#160;Le malheur du bas&#160;&#187; un premier opus suffocant. Dérangeant. L&#8217;histoire ? Elle commence pourtant bien. Peut-être trop. Marie et Laurent forment [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800080"><b>Rentrée littéraire</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MALHEUR-DU-BAS.jpg" rel="lightbox[4389]"><img class="alignleft wp-image-4391 size-medium colorbox-4389" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MALHEUR-DU-BAS-204x300.jpg" alt="MALHEUR DU BAS" width="204" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle fait partie des 94 auteur(e)s qui, pour cette rentrée littéraire, publient leur premier roman. Une aventure. Une chance. Un tremplin.</p>
<p><strong> Inès Bayard</strong> a 26 ans seulement et signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Le malheur du bas&nbsp;&raquo;</strong> un premier opus suffocant. Dérangeant.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle commence pourtant bien. Peut-être trop. <strong>Marie</strong> et <strong>Laurent</strong> forment un couple jeune, moderne, riche. Elle est cadre dans une banque, il est un avocat pénaliste dont le succès ne fait que grandir. Ils vivent à Paris. Débordés mais heureux.</p>
<p>Et puis, un soir, dans un parking, <strong>Marie</strong> est violée par son supérieur, dans la voiture de ce dernier. Elle n&rsquo;en parlera pas. Et quand elle tombe enceinte, elle est persuadée qu&rsquo;il ne peut s&rsquo;agir que du fruit de cette relation non consentie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4389"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors que l&rsquo;époque est à #balancetonporc et #metoo, Marie, elle, garde le silence. Mais son corps parle, crie. C&rsquo;est lui que la jeune auteure décrit de page en page. Tandis que le couple de <strong>Marie</strong> et <strong>Laurent</strong> prend l&rsquo;eau, le petit <strong>Thomas</strong> subit la violence, verbalisée ou non, de sa propre mère. Une négligence qui préoccupe Laurent sans que jamais il ne puisse comprendre&#8230; et pour cause. Le roman s&rsquo;ouvre sur un chapitre court. Terrible. Il relate, par le menu, les atroces souffrances dans lesquelles Laurent est décédé, dans sa cuisine. Attaché à sa chaise. Son petit garçon, lui, s&rsquo;est empoisonné en goûtant à sa compote&#8230; Au fil des mois, Marie va se perdre. Et perdre pied.</p>
<p>Au final, un roman dans lequel j&rsquo;ai eu un peu de mal à entrer ( à cause du style, je pense, plutôt moyen, il faut être honnête), mais que j&rsquo;ai finalement apprécié. Pour la manière dont <strong>Inès Bayard</strong> aborde le corps et la résistance qu&rsquo;il peut (ou pas) déployer face aux agressions extérieures. Pour la façon aussi dont elle évoque la sexualité au sein du couple. Difficile cependant pour moi de comprendre le silence assourdissant de <strong>Marie</strong>&#8230; A l&rsquo;exception d&rsquo;une lettre découverte heureusement par sa soeur. Mais trop tard.</p>
<p>Prometteur.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 57 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Laurent revient, balançant le bac à poissons à moitié rempli entre ses mains. Il est content. Marie le trouve de plus en plus laid. Avec sa canne à pêche, son air béat de bonheur permanent, sa petite vie toute parfaite, elle a envie de lui cracher dessus, de lui enfoncer quelque chose au fond de la gorge. Dans ce tableau sans défauts visibles, il faut s&rsquo;arrêter sur les détails. Personne n&rsquo;a l&rsquo;idée de le faire. Ils préfèrent la douce et rassurante surface des sentiments, lisse et souple, ne surtout pas discerner les taches noires, les dysfonctionnements, les tourments.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 143-144 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Son désir pour lui la dégoûte. Elle lutte pour maintenir la sécheresse entre ses cuisses. Elle se démène de toutes ses forces pour conserver le tragique de ces secondes où elle a envie de tuer son fils, pour refréner ses pulsions sexuelles malsaines qui envahissent vicieusement le bas de son ventre. Elle se tourne et l&rsquo;embrasse. Laurent est surpris. Du meurtre à l&rsquo;amour, du sperme au sang, du désir à la mort, c&rsquo;est bien la chair qui l&rsquo;emporte. Epuisée, pénétrée, le corps souffrant, courbaturé par les mouvements physiques du corps de Laurent sur le sien, Marie halète comme une gentille petite chienne. A quoi bon la paix quand celle-ci n&rsquo;alimente que la haine.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 241 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Marie se dit qu&rsquo;elle a pris la bonne décision en choisissant le silence après son viol. Sa soeur ne lui a même pas demandé l&rsquo;identité de son violeur. Pas une seule seconde, la question de l&rsquo;agression sexuelle n&rsquo;a été directement évoquée avec Roxane. Sa mère n&rsquo;aurait elle non plus posé aucune question. En découvrant sa propre fille nageant dans sa crasse, elle n&rsquo;a même pas été capable de lui demander une explication. Les faits étaient suffisants. Les conséquences visibles et irréparables. Tout le monde se meut dans le silence par précaution. Le viol disparaît dans l&rsquo;actualité. La violence sourde, altérée, remise en cause d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre, s&rsquo;efface tout simplement à la surface du calvaire et de la mélancolie. Et chacun repart.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le malheur du bas&nbsp;&raquo;, Inès Bayard, Albin Michel, 18,50 €</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Une robe blanche bien trop lourde&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/31/une-robe-blanche-bien-trop-lourde/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/31/une-robe-blanche-bien-trop-lourde/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 31 Aug 2018 06:39:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["La robe blanche"]]></category>
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		<category><![CDATA[Nathalie Léger]]></category>
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		<category><![CDATA[performance]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Un moment attendu. Chaque année. A la rentrée littéraire de septembre ( qui commence dès la mi-août), des coups se jouent. En vue des prix distribués pour la plupart en novembre. Alors, forcément, les titres qui ont l&#8217;honneur des piles de librairies à cette date, voient la cote de leurs auteurs augmenter. A [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p>Un moment attendu. Chaque année. A la rentrée littéraire de septembre ( qui commence dès la mi-août), des coups se jouent. En vue des prix distribués pour la plupart en novembre. Alors, forcément, les titres qui ont l&rsquo;honneur des piles de librairies à cette date, voient la cote de leurs auteurs augmenter. A moins que l&rsquo;abondance de romans ne leur nuise&#8230;</p>
<p><strong>Pour cette rentrée littéraire 2018, on compte 567 romans dont 381 de littérature française. Parmi eux également, 94 premiers romans. </strong></p>
<p>Cette année encore, au fil des semaines, je vous ferai découvrir les romans que j&rsquo;ai particulièrement aimés. Français comme étrangers. Nés de romanciers aguerris ou de nouveaux venus.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROBE-OK.jpg" rel="lightbox[4363]"><img class="alignleft size-full wp-image-4366 colorbox-4363" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROBE-OK.jpg" alt="ROBE OK" width="195" height="301" /></a></p>
<p>Commençons par <strong>&laquo;&nbsp;La robe blanche&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Nathalie Léger</strong>, dont j&rsquo;avais découvert l&rsquo;oeuvre via <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/07/09/au-coeur-de-la-vie-de-barbara-loden/">&laquo;&nbsp;Supplément à la vie de Barbara Loden&nbsp;&raquo;</a></strong>.</p>
<p>Autre ambiance cette fois. Dans<strong> &laquo;&nbsp;La robe blanche&nbsp;&raquo;</strong>, la narratrice va, au fil des pages, faire s&rsquo;entrecroiser deux histoires. La première, qui sert de trame, est celle de <strong>Pippa Bacca</strong>. Née en 1974 du côté de Milan, <strong>Giuseppina Pasqualino di Marineo</strong>, deviendra artiste conceptuelle sous le nom de <strong>Pippa Bacca</strong>.</p>
<p>En 2008, avec l&rsquo;artiste <strong>Silvia Moro</strong>, elle décide de faire une performance itinérante. L&rsquo;idée ? De Milan à Jérusalem, vêtues d&rsquo;une robe de mariée, permettre le <em>&laquo;&nbsp;mariage entre les différents peuples et nations&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Une aventure artistique insensée qui doit leur faire traverser les pays de l&rsquo;ex-Yougoslavie, la Turquie, le Liban, la Syrie puis enfin la Palestine et Israël. Les deux jeunes femmes avaient décidé de porter leur robe tout au long du périple avant de les exposer. D&rsquo;étape en étape, elles lavaient notamment les pieds des sages-femmes&#8230;</p>
<p>A Istanbul, les deux jeunes femmes se séparent. Doivent se retrouver au Liban. <strong>Pippa Bacca</strong>, prise en stop, sera cependant violée et étranglée. Retrouvée morte. Une fin tragique pour leur projet &laquo;&nbsp;Brides on tour&nbsp;&raquo;.</p>
<p><span id="more-4363"></span></p>
<p>La narratrice (Nathalie Léger a été intriguée et bouleversée par cette aventure artistique tragique) se plonge dans cette histoire, s&rsquo;interroge, se met en quête de réponses, part même pour Milan&#8230;</p>
<p>La mort prématurée de<strong> Pippa Bacca</strong> illustre-t-elle les limites de l&rsquo;art face à la cruauté et le barbarie humaines ?</p>
<p>Face à ses interrogations, la narratrice doit cependant trouver d&rsquo;autres réponses encore. Pour sa mère, cette fois. Divorcée dans les années 70, délaissée pour une autre, sa mère sera considérée comme seule responsable de la désunion par la justice. Elle veut que sa fille raconte son abandon, sa tristesse, l&rsquo;injustice dont elle estime avoir été la victime. Mais sa mère n&rsquo;est-pas responsable de son propre malheur ?</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/La-Mariee-Documentaire.jpg" rel="lightbox[4363]"><img class="alignleft size-full wp-image-4368 colorbox-4363" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/La-Mariee-Documentaire.jpg" alt="La-Mariee-Documentaire" width="1024" height="576" /></a>Le réalisateur français Joël Curtz a réalisé un court-métrage sur Pippa Bacca, intitulé &laquo;&nbsp;La Mariée&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Une robe blanche suffit-elle à racheter les souffrances du monde ? S&rsquo;interroge <strong>Nathalie Léger </strong>qui signe là un livre qui interroge notre responsabilité personnelle, le sens de l&rsquo;art et le poids de nos actes.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 43-44 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il y a des dons qui sont faits d&rsquo;une main faible, un peu molle, comme pour affaiblir le geste trop puissant du cadeau. D&rsquo;autres qui sont faits avec brutalité, avec arrogance, c&rsquo;est à cause de la gêne, ce n&rsquo;est pas facile de donner, la gratitude de celui qui reçoit est encombrante. Et d&rsquo;autres sont faits sans qu&rsquo;on s&rsquo;en aperçoive, quelque chose est donné en passant, et on ne le sait pas, on met longtemps à le savoir. Cette femme apparaissant sur les routes, entre les voitures, au détour d&rsquo;une rue dans sa robe sale, c&rsquo;était peut-être ça, l&rsquo;offrande gracieuse d&rsquo;on ne sait quoi, une apparition dégagée de toute causalité, un geste fait pour rien. Sur les images qui restent de ce voyage, on la voit souvent nimbée de lumière  : c&rsquo;est le blanc de l&rsquo;énorme robe en contre-jour, c&rsquo;est toute l&rsquo;intention de son voyage, une nuée idéaliste, le désir de réparer, le désir de répandre le bien, non pas le bien lui-même, mais son idée – et il n&rsquo;est pas certain que cela soit suffisant, et il est même certain que cela soit tout à fait insuffisant, mais il se peut inversement que le bien ne puisse être rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une idée, et il se peut que cette idée compte, il se peut qu&rsquo;il ne soit pas toujours nécessaire que les faits viennent confirmer une idée pour qu&rsquo;elle soit juste, et il se peut aussi le contraire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 73 : </strong><em>&laquo;&nbsp;<strong> </strong>C&rsquo;était un geste, un vrai, un grand, longuement préparé, soigneusement pensé, animé par une sourde révolte devant l&rsquo;intolérable, guidé par un candide besoin de rédemption. Mais comment s&rsquo;empêcher de penser que dans les plis de sa lourde robe il y a comme une forme inanimée, celle d&rsquo;un désir soigneusement enseveli, quelque chose de déjà mort ? Car la blancheur redoutable de ces noces avec elle-même ressemble à celle des suaires, de l&rsquo;effacement, du vide&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 120-121 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il faut continuer à écrire, le plus difficile reste à faire, je t&rsquo;avais prévenue l&rsquo;ordinaire de la douleur, le dépôt scrupuleux de la plainte, rien de grandiose, rien de tragique, pas d&rsquo;héroïne, pas de triomphe, dit ma mère, vas-y, il ne s&rsquo;agit que de réparer, et sa voix m&rsquo;encourage avec lassitude tandis qu&rsquo;elle pose délicatement le dossier sur mon ventre, je le sens à travers la couverture sous laquelle je suis enfouie depuis des jours, puis elle s&rsquo;éloigne. Alors je crie que je ne veux pas, que j&rsquo;ai déjà écrit, que je n&rsquo;ai pas cessé dans mes livres de parler d&rsquo;elle, que ça suffit, je crie qu&rsquo;il faut qu&rsquo;elle arrête de mettre sa vie dans ce dossier et ce dossier dans la mienne, je crie que ce n&rsquo;est pas à moi de rendre justice pour elle, que sa cause est minable, que je veux retourner à mon sujet [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;La robe blanche&nbsp;&raquo;, Nathalie Léger, P.O.L., 16 euros. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Au coeur d&#8217;une Argentine délaissée, parcours de vie cabossée</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/07/24/au-coeur-dune-argentine-delaissee-parcours-de-vie-cabossee/</link>
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		<pubDate>Mon, 24 Jul 2017 07:38:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[" Rancoeurs de province"]]></category>
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		<category><![CDATA[Carlos Bernatek]]></category>
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		<description><![CDATA[Partons en voyage ! Prenons le large et rendons-nous en Argentine ! Avec Carlos Bernatek pour guide, allons à la découverte des &#171;&#160;petites gens&#160;&#187; de la province argentine. Celles qui font avec les moyens du bord, et s&#8217;arrangent d&#8217;un pays qui perd peu à peu toute morale. Dans &#171;&#160;Rancoeurs de province&#160;&#187;, il y a deux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RANCOEURS.jpg" rel="lightbox[3963]"><img class="alignleft wp-image-3965 size-medium colorbox-3963" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RANCOEURS-204x300.jpg" alt="RANCOEURS" width="204" height="300" /></a>Partons en voyage ! Prenons le large et rendons-nous en Argentine ! Avec <strong>Carlos Bernatek</strong> pour guide, allons à la découverte des &laquo;&nbsp;petites gens&nbsp;&raquo; de la province argentine. Celles qui font avec les moyens du bord, et s&rsquo;arrangent d&rsquo;un pays qui perd peu à peu toute morale.</p>
<p>Dans <strong>&laquo;&nbsp;Rancoeurs de province&nbsp;&raquo;</strong>, il y a deux histoires que l&rsquo;on imagine parallèles. Et pourtant. D&rsquo;un côté, celle de <strong>Selva</strong>, une jeune femme un peu paumée mais avec des rêves plein la tête qui débarque dans cette station balnéaire du front de mer avec pour mission de préparer l&rsquo;ouverture d&rsquo;un café, pour la saison. Mais peut-être ne s&rsquo;agit-il seulement pour son patron que de blanchir de l&rsquo;argent&#8230;</p>
<p>Elle devra faire face à la solitude et la violence des hommes. D&rsquo;un en particulier. Elle qui rêve du grand amour&#8230;</p>
<p>De l&rsquo;autre, <strong>Poli.</strong> Un mari et père d&rsquo;un petit garçon, <strong>Juan</strong>, dont la vie bascule quand il apprend que sa femme <strong>Eugenia</strong> le trompe depuis des mois avec un riche avocat. De quoi mettre du beurre dans les épinards&#8230; Poli, lui, sillonne une partie du pays pour vendre des encyclopédies.</p>
<p>Une fois ses doutes levés, <strong>Poli</strong> s&rsquo;en va. S&rsquo;acoquine avec des évangélistes pour vendre des bibles et des tubes de dentifrice dans une ville de province écrasée de chaleur où les arnaques font florès. Poli y réinvente sa vie. Jusqu&rsquo;à quand ?</p>
<p>Chapitre après chapitre, le lecteur suit l&rsquo;une et l&rsquo;autre histoire. <strong>Bernatek</strong> a un style, un ton. A suivre.</p>
<p>Né en 1955 à Buenos Aires, <strong>Carlos Bernatek</strong> a notamment été finaliste du prix Planeta en 1994 et premier prix du prestigieux Fondo Nacional de las Artes en 2007. <strong>&laquo;&nbsp;<i>Banzaï&nbsp;&raquo;</i> </strong>était son premier roman traduit en France ( je l&rsquo;ai dans ma bibliothèque, va falloir que je m&rsquo;y remette ! )</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3963"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 32 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Au moins, c&rsquo;était un travail original pour Selva, une opportunité qui la séduisait au point de s&rsquo;intéresser moins au salaire qu&rsquo;au fait de quitter la ville pour la plage durant tout un été. A vingt-cinq ans, elle ne connaissait toujours pas la mer, et on allait la payer pour rester là. Ses jobs habituels ne lui offraient jamais d&rsquo;occasions pareilles. Et puis, ce serait elle la gérante ; Waldo lui confiait une responsabilité qui la remplissait d&rsquo;orgueil. Mais si la paie ne cassait pas trois pattes à un canard, elle serait libre de ses mouvements, libre de prendre des décisions. Et il y avait la mer, et ça, aucun bureau ou commerce ordinaire ne pouvait l&rsquo;offrir. Sans chef sur le dos pour vérifier ses moindres gestes, pour censurer, critiquer ou engueuler jusqu&rsquo;à l&rsquo;humiliation, comme elle l&rsquo;avait observé ou subi elle-même tant de fois.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 109 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Poli Malacheck se met à frémir ; il ne peut ni ne veut faire le calcul, la note serait déshonorante, une nouvelle humiliation. Il ne maquait plus que ça pour que l&rsquo;opprobre soit total : devoir les remercier, Agustin Branda et Eugenia, la sacrifiée, qui se dévoue pour remédier à la banqueroute familiale, rumine-t-il. Il ne veut pas poursuivre cette conversation, il esquive le conflit. Les préparatifs belliqueux ont cessé, ou peut-être entrent-ils tout juste dans un processus de pais armée – une guerre froide. Du froid, il en a besoin sur son front blessé, et à l&rsquo;intérieur de son crâne. Il passe dans la cuisine pour récupérer de la glace, qu&rsquo;il enveloppe dans le tee-shirt taché de sang, drapeau de son cause perdue, qu&rsquo;il porte ensuite à son front. Ainsi, poussant la valise et le sac par terre, presque à coups de pied, tenant le tee-shirt humide et glacé contre son front et le sac à chaussures dans sa main libre, il quitte la maison – vaincu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 182 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand Poli prit place dans la Mercedes climatisée, le dos calé contre le cuir, et qu&rsquo;il vit défiler les images de la ville à travers les vitres polarisées, il tenta d&rsquo;analyser comment on percevait Danel d&rsquo;ici, plutôt qu&rsquo;en crevant de chaud dans son propre tacot ou en chargeant des caisses de livres et de tubes de dentifrice. Dans cet habitacle conditionné, Cornejo voyait des affaires possibles, des moyens de soutirer du fric aux gens. Du fric pauvre, du fric qui brûlait et n&rsquo;apportait aucune solution au niveau individuel, du fric que Cornejo se chargeait de réunir billet après billet, centime après centime, catalyseur de l&rsquo;épargne populaire, voilà ce qu&rsquo;était le pasteur : celui qui réunissait les moutons et les tondait gentiment. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Rancoeurs de province&nbsp;&raquo;, de Carlos Bernatek, traduit de l&rsquo;espagnol par Delphine Valentine, Editions de l&rsquo;Olivier, 22€.</strong></em></p>
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		<title>Le prix d&#8217;un si lourd silence&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 26 May 2016 07:06:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Je me suis tue"]]></category>
		<category><![CDATA[assises]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
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		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
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		<category><![CDATA[récit]]></category>
		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2016]]></category>
		<category><![CDATA[silence]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>
		<category><![CDATA[tragédie]]></category>
		<category><![CDATA[viol]]></category>

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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2016   Lire des livres non choisis n&#8217;est pas toujours simple ! La preuve avec &#171;&#160;Je me suis tue&#160;&#187; de Mathieu Menegaux qui, pour moi, aura été la véritable mauvaise surprise de cette sélection 2016 du prix Roblès. L&#8217;histoire ? Elle me parait capillotractée. Trop. Claire est une quadragénaire à qui tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Je-me-suis-tue.jpg" rel="lightbox[3586]"><img class="alignleft size-full wp-image-3588 colorbox-3586" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Je-me-suis-tue.jpg" alt="Je me suis tue" width="195" height="307" /></a>  Lire des livres non choisis n&rsquo;est pas toujours simple ! La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;Je me suis tue&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Mathieu Menegaux</strong> qui, pour moi, aura été la véritable mauvaise surprise de cette sélection 2016 du<strong> prix Roblès.</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle me parait capillotractée. Trop. <strong>Claire</strong> est une quadragénaire à qui tout avait réussi. Enfin presque. Au début du livre, on la retrouve à la prison des femmes de Fresnes. Son procès devant les assises s&rsquo;est ouvert. D&rsquo;ici quelques heures, le verdict sera rendu. Mais Claire n&rsquo;a toujours rien expliqué sur le drame dont elle s&rsquo;est rendue coupable.</p>
<p>Un drame en plusieurs. Le viol d&rsquo;abord. Celui qu&rsquo;elle subi un soir alors qu&rsquo;elle rentre d&rsquo;un dîner. Elle ne dira rien. A personne. Et tombera enceinte. De son violeur ? C&rsquo;est ce qu&rsquo;elle va croire des mois durant.  Et se tromper cependant. L&rsquo;enfant, Pierre, est bien le fils de son mari Antoine. Mais le ver est dans le fruit. Le mensonge, le silence, le doute. Leur histoire explose et Claire implose. Jusqu&rsquo;à commettre l&rsquo;irréparable.  Par deux fois.</p>
<p>Le portrait d&rsquo;une femme torturée écrit par un homme,  quadragénaire et conseil en management. Une histoire dans laquelle je ne suis pas entrée. Trop alambiquée. Et le fait, pour l&rsquo;auteur d&rsquo;user et d&rsquo;abuser de paroles de chansons est, de mon point de vue, assez exaspérant.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 12-13 :</strong><em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est décidé, je vais faire le mur, donc. Tout est prêt. Je vais franchir les murs d&rsquo;enciente sans échelle, sans grappin, sans draps noués, je vais voler au-dessus des fils de fer barbelés sans ailes, disparaître sans trucage, m&rsquo;évanouir sans arme, sans haine, ni violence. Demain matin je pars. Dès que j&rsquo;aurai fini de noircir ces pages sur mon lit à barreaux, et de les mettre en ordre.  Je vais pouvoir oublier, enfin. L&rsquo;écriture est la dernière étape de mon chemin de croix. Je ne compte pas revenir au troisième jour. Ils ne me reverront pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 100-101 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Depuis six mois, pas une fois, je ne m&rsquo;étais égarée comme ça. Je n&rsquo;y avais plus jamais pensé. J&rsquo;avais réussi mon pari, oublié le viol, enfoui les doutes, balayé les évidences, construit ma forteresse et creusé de telles douves qu&rsquo;elle était devenue imprenable. Je l&rsquo;avais renforcée jour après jour et d&rsquo;un coup elle se fissurait, elle tombait en ruine, comme sous l&rsquo;impact d&rsquo;un soudain tremblement de terre. Ce tsunami de douleur allait finir par emporter toutes mes certitudes sur son passage.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Je me suis tue&nbsp;&raquo;, Mathieu Menegaux, Grasset.</strong> </em></p>
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