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	<title>Quatrième de couv &#187; vengeance</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Beni ou la vengeance d&#8217;un ancien idéaliste</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2021 12:19:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Sélection Roblès 2021 Vingt ans après son exil, Arben dit Beni, revient dans son pays natal, l&#8217;Albanie, avec pour projet de venger Rina, sa femme assassinée. Nous sommes en 2017. Voilà pour donner tout de suite le décor de ce roman noir paru en janvier 2020 et qui fait partie des six premiers romans retenus pour la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AIGLES-ENDORMIS.jpg" rel="lightbox[5664]"> </a></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff">Sélection Roblès 2021</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AIGLES-ENDORMIS.jpg" rel="lightbox[5664]"><img class="alignleft size-full wp-image-5665 colorbox-5664" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AIGLES-ENDORMIS.jpg" alt="AIGLES ENDORMIS" width="195" height="286" /></a></p>
<p>Vingt ans après son exil, <strong>Arben</strong> dit <strong>Beni</strong>, revient dans son pays natal, l&rsquo;Albanie, avec pour projet de venger Rina, sa femme assassinée. Nous sommes en 2017.</p>
<p>Voilà pour donner tout de suite le décor de ce roman noir paru en janvier 2020 et qui fait partie des six premiers romans retenus pour la sélection du <strong>prix Roblès 2021</strong>.</p>
<p>Auteur et nouvelliste, <strong>Danü Danquigny</strong> est plutôt porté sur le roman noir et l&rsquo;anticipation. Originaire de Rennes, il est né à Montréal. Après des études de droit et de psychocriminologie, il a intégré la Police des frontières. Avant de devenir détective privé dans le Nord de la France puis de travailler dans le tourisme, à Paris. Il est, depuis la rentrée dernière, enseignant dans un collège rennais. <strong><em>&laquo;&nbsp;Les Aigles endormis&nbsp;&raquo;</em></strong> est son premier roman.</p>
<p>Armé de ses souvenirs et d&rsquo;un vieux Tokarev, <strong>Arben</strong> plonge dans ses souvenirs alors qu&rsquo;il vient de remettre les pieds en Albanie, vingt ans après avoir quitté ce pays, ancien régime communiste, qui s&rsquo;est métamorphosé en démocratie libérale à tendance oligarchique.<br />
Au fil des pages et des flash-backs, il retrouve un à un ses anciens amis : <strong>Mitri</strong>, <strong>Loni</strong>, <strong>Nesti</strong> et <strong>Alban</strong>.  Est-ce à cause d&rsquo;eux qu&rsquo;il a sombré ? Est-ce eux qui sont responsables de la mort de sa femme <strong>Rina, </strong>infirmière, qui rêvait de quitter le pays pour élever ses deux enfants en toute sécurité ? Il en est persuadé. Mais est-ce vraiment la vérité ?</p>
<p>Comment un jeune homme idéaliste et cultivé se transforme-t-il en malfrat ? Est-ce à cause de la chute du régime ou de lui-même ?</p>
<p>Au final, le destin de notre héros est aussi tragique que celui de son pays. Qui a sombré dans un libéralisme sans vergogne, dans la corruption la plus veule. Jusqu&rsquo;au trafic d&rsquo;êtres humains&#8230; <strong>Beni</strong> s&rsquo;enferme dans les pièges tendus. Pour préserver les siens. Et va jusqu&rsquo;à voler ses &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo; pour faciliter son projet de départ. Jusqu&rsquo;au drame intime.</p>
<p>C&rsquo;est efficace. même si la fin me laisse perplexe. Et ça donne envie de se pencher un peu plus sur l&rsquo;histoire contemporaine de ce pays. La RTBF en a fait quelque chose de plutôt bien vu. <strong><a href="https://www.rtbf.be/lapremiere/article/detail_l-albanie-petit-pays-mais-grande-histoire?id=10376425">Je le</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.rtbf.be/lapremiere/article/detail_l-albanie-petit-pays-mais-grande-histoire?id=10376425">partage ici. </a></strong></p>
<p><img class="alignleft wp-image-5670 size-medium colorbox-5664" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CARTE-ALBANIE-210x300.jpg" alt="CARTE ALBANIE" width="210" height="300" /></p>
<h3 style="text-align: center">Extraits</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] En l&rsquo;espace de quelques semaines, j&rsquo;avais vu mes parents disparaître et mes projets d&rsquo;avenir s&rsquo;effondrer. Je m&rsquo;étais imaginé intellectuel, peut-être voyageur, je me retrouvais ouvrier et orphelin. Et maintenant, ma famille bien intentionnée allait me marier à une inconnue. Parce que ça se faisait, que c&rsquo;était dans l&rsquo;ordre des choses, que ça avait toujours fonctionné de cette manière. Je contins l&rsquo;envie de briser ma chope de bière sur le viage rond de mon oncle, en hurlant, de lui bourrer le corps de coups de poing, d&rsquo;écraser du talon son conformisme comme on le fait d&rsquo;un vulgaire mégot de clope.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 81 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je crève de chaud dans mon smoking froissé et maculé de poussière. J&rsquo;aurais pu me préparer mieux. Prévoir des vêtements plus pratiques, peut-être un sac à dos, de meilleures chaussures. Mais j&rsquo;ai quitté le pays sans rien d&rsquo;autre que mes enfants et un paquet de pognon, et je reviens les mains vides, avec juste ce que je porte sur moi. Tout le reste, tout ce qui compte, se trouve ici. J&rsquo;ai couru après des chimères toute ma jeunesse et passé ma vie d&rsquo;homme à corriger le tir. Rina avait raison. Bien sûr. Si le destin ne m&rsquo;avait pas forcé la main, je ne serais jamais parti. Mes gosses auraient grandi dans ce foutoir. Fille et fils de criminel, on peut rêver d&rsquo;une meilleure entrée dans la vie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 127-128 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il y eut d&rsquo;autres voyages, d&rsquo;autres Flora, des tas d&rsquo;autres gamines envoyées se flétrir les rêves sur le macadam de L&rsquo;Ouest. Les filles s&rsquo;avéraient être le produit idéal. Les hommes, dès qu&rsquo;ils le pouvaient, tentaient de gagner leur croûte de l&rsquo;autre côté des frontières. Le pays commençait à manquer d&rsquo;époux, et les jeunes femmes couraient le risque de devenir vieilles filles, surtout dans les campagnes. C&rsquo;est là qu&rsquo;on recrutait le plus. La fin d&rsquo;une époque, l&rsquo;ouverture aux modes extérieures, les vieux flippaient à l&rsquo;idée que les moeurs de leurs filles suivent celles des Occidentaux décadents. Pour éviter la honte de les voir devenir des traînées, il fallait absolument les marier. Alors apparurent des courtisans professionnels. Ils séduisaient filles et parents en quelques semaines et, au prétexte de vacances, d&rsquo;un voyage de noces ou d&rsquo;une visite de leur futur foyer, elles partaient. Une fois là-bas, elles rapportaient chaque jour, frais déduits, plus d&rsquo;une mois de salaire moyen d&rsquo;ici à des types du genre d&rsquo;Alban. Ou du mien. Je ne savais pas exactement combien il tirait du trafic, mais vu les enveloppes que je récupérais, ça chiffrait Pas de doute, on commençait à le comprendre, le système capitaliste. On disposait en quantité abondante d&rsquo;un produit qui payait pour se faire exploiter. Le rêve.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les aigles endormis&nbsp;&raquo;, Danü Danquigny, Série noire, Gallimard, 18€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Salina ou le récit d&#8217;une vengeance</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/08/20/salina-ou-le-recit-dune-vengeance/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/08/20/salina-ou-le-recit-dune-vengeance/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 08:37:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Laurent Gaudé fait partie de mon panthéon littéraire personnel. De son vivant ! Oui, je sais, c&#8217;est une sacrée chance ! &#160; Presque vingt ans que je suis cet auteur, roman après roman. C&#8217;est d&#8217;ailleurs grâce à l&#8217;un d&#8217;eux (&#171;&#160;Danser les ombres&#160;&#187;) que j&#8217;ai eu envie de découvrir Haïti, sac sur le dos. Romancier, auteur de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Laurent Gaudé</strong> fait partie de mon panthéon littéraire personnel. De son vivant ! Oui, je sais, c&rsquo;est une sacrée chance !</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SALINA.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="alignleft size-full wp-image-4736 colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SALINA.jpg" alt="SALINA" width="120" height="227" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Presque vingt ans que je suis cet auteur, roman après roman. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs grâce à l&rsquo;un d&rsquo;eux (<strong>&laquo;&nbsp;Danser les ombres&nbsp;&raquo;</strong>) que j&rsquo;ai eu envie de découvrir Haïti, sac sur le dos.</p>
<p>Romancier, auteur de théâtre et de nouvelles, poète, <strong>Laurent Gaudé</strong> manie les mots et les univers. Convoquant la mythologie antique pour mieux expliquer l&rsquo;actualité brûlante. Et ça fonctionne.</p>
<p>Vous trouverez des posts sur ses oeuvres <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/12/quand-la-terre-devient-bouche-qui-mange/">ici</a> </strong>mais également <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/08/03/haiti-revolution-en-germe-dans-le-tan-lontan/">là </a></strong> et enfin <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/06/perdre-pour-mieux-gagner/">par ici</a>.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4735"></span></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est donc l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme. Et celle d&rsquo;une vengeance. <strong>Salina</strong>, c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un nouveau-né déposé par un cavalier dans un village dont on ne saura jamais le nom, ni le pays dans lequel il se situe.</p>
<p>Là, dans le clan des <strong>Djimba</strong>,<strong> Salina</strong>, recueillie finalement par <strong>Mamambala</strong>, va grandir.  Tombera éperdument amoureuse de <strong>Kano</strong> dont elle a partagé tous les jeux, mais sera forcée d&rsquo;épouser le frère de celui-ci, <strong>Saro</strong>, fils aîné du roi <strong>Sissoko</strong>. Qui la violera le soir de ses noces. Alors <strong>Salina</strong> va ourdir sa vengeance.</p>
<p>Son dernier fils, <strong>Malaka</strong>, la raconte au fil d&rsquo;un roman court. Dense et puissant. Impossible en effet de pouvoir enterrer le corps de sa mère dans l&rsquo;île cimetière sans que le récit soit approuvé par les pêcheurs. Il faut convaincre. Malaka s&rsquo;y emploie des nuits durant.</p>
<p><strong>Son auteur en parle ici :</strong></p>
<p><a href="https://dai.ly/x6wj28t">https://dai.ly/x6wj28t</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="alignleft wp-image-4738 size-medium colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON-225x300.jpg" alt="AVIGNON" width="225" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong>, que j&rsquo;ai rencontré le 8 juillet au festival d&rsquo;Avignon où il présentait le spectacle issu de son nouveau livre <strong>&laquo;&nbsp;Nous l&rsquo;Europe, banquet des peuples&nbsp;&raquo;</strong>, signe ici un roman, ou devrais-je dire un conte, court, d&rsquo;une puissance qui rappelle <strong>&laquo;&nbsp;La mort du roi Tsongor&nbsp;&raquo;</strong>.  <strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;</strong> est un petit bijou. Réellement.</p>
<p><strong>Salina</strong> s&rsquo;y venge, mais parvient, in fine, à dépasser sa vengeance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_4763" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON1.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="wp-image-4763 size-medium colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON1-300x225.jpg" alt="Olivier Py, directeur du festival d'Avignon ; Laurent Gaudé et le comédien Charles Berling. " width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Olivier Py, directeur du festival d&rsquo;Avignon ; Laurent Gaudé et le comédien Charles Berling.</p></div>
<p style="text-align: center"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Dès qu&rsquo;elle voit la première monture, elle entend également le cri poussé par son cavalier. Cela n&rsquo;a plus rien à voir avec ce qu&rsquo;elle a entendu du haut des dunes de roche : c&rsquo;est un cri aigu, log, qui se termine par une sorte de jappement. Elle est frappée par sa puissance. Il est tendu, avec une intonation voilée qui déchire l&rsquo;âme. Elle sait ce que cela signifie : que la colonne ramène avec elle un mort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 73 : </strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">[&#8230;] Elle voudrait que la route soit longue, infiniment longue. Qu&rsquo;il faille la porter jusqu&rsquo;au mont Tadma et bien au-delà. Tant qu&rsquo;elle est dans cette chaise, elle n&rsquo;est pas mariée. Et tant pis s&rsquo;il y fait chaud, si les bracelets la serrent&#8230; Tant pis si elle prisonnière d&rsquo;or et de tissus, elle n&rsquo;est pas mariée. Elle serre les dents pour ne pas hurler. Elle sait que cela ne servirait à rien. Et puis enfin, la chaise à porteurs se fige. Les quatre hommes qui la tiennent la déposent au sol. Une main pousse le voile d&rsquo;un geste brusque. Elle la reconnaît. C&rsquo;est la main de Khaya.</span></span></span></em></p>
<p class="western" style="text-align: left"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Pages 102-103 : </b></span></span></span></strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&laquo;&nbsp;Lorsqu&rsquo;il se réveille quelques heures plus tard, la barque est bercée par le roulis des vagues. Le soleil a disparu et la lumière du jour décline à vue d&rsquo;oeil. Toute la flotte est à l&rsquo;arrêt et attend visiblement qu&rsquo;il poursuive son histoire. Alors il parle à nouveau et la c&rsquo;est la deuxième nuit des mots : </span></span></span></em></p>
<p class="western" style="text-align: left"><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&nbsp;&raquo; Moi, Malaka, fils d&rsquo;une mère qui a fait naître seule son enfant, je reprends l&rsquo;histoire de Salina que j&rsquo;ai laissé dans le sable, car c&rsquo;est dans le sable, toujours, qu&rsquo;elle a vécu. Koura Kumba était né et il avait faim de combat. Elle ne l&rsquo;avait mis au monde que pour cela. J&rsquo;évoque ce frère que je n&rsquo;ai pas connu mais qu&rsquo;elle m&rsquo;a raconté tant de fois, et ses yeux pleuraient toujours de fierté et de tristesse lorsqu&rsquo;elle le faisait.&nbsp;&raquo;&nbsp;&raquo;</span></span></span></em></p>
<p class="western">
</blockquote>
<p class="western"><em><strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;, Laurent Gaudé, Actes Sud, 16,80€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>De la dérive jusqu&#8217;au drame cousu de fil blanc&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/04/12/de-la-derive-jusquau-drame-cousu-de-fil-blanc/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/04/12/de-la-derive-jusquau-drame-cousu-de-fil-blanc/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Apr 2019 06:55:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[David Foenkinos, je l&#8217;ai rencontré au hasard d&#8217;un salon littéraire, à Saumur. C&#8217;était au début des années 2000. Il venait de sortir son premier roman, &#160;&#187; Inversion de l&#8217;idiotie&#160;&#187;. Je me souviens d&#8217;un chouette moment avec un auteur à l&#8217;univers atypique, avec une plume bien sentie. J&#8217;avais aimé. Je l&#8217;ai suivi quelques années. Avant de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>David Foenkinos</strong>, je l&rsquo;ai rencontré au hasard d&rsquo;un salon littéraire, à Saumur. C&rsquo;était au début des années 2000. Il venait de sortir son premier roman, <strong>&nbsp;&raquo; Inversion de l&rsquo;idiotie&nbsp;&raquo;</strong>. Je me souviens d&rsquo;un chouette moment avec un auteur à l&rsquo;univers atypique, avec une plume bien sentie. J&rsquo;avais aimé. Je l&rsquo;ai suivi quelques années. Avant de passer à autre chose. Lui, est devenu un auteur à succès, télégénique en plus <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4606" /></p>
<p>Son dernier roman m&rsquo;a intrigué. A cause de la promotion faite autour. Je me suis dit, il se passe un truc, là, non ? Alors j&rsquo;ai plongé dans<strong> &laquo;&nbsp;Deux sœurs&nbsp;&raquo;</strong>. Et ? Eh bien, pas grand-chose.  Mais je vous raconte quand même maintenant que j&rsquo;y suis.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FOENKINOS1.jpg" rel="lightbox[4606]"><img class="alignleft size-full wp-image-4611 colorbox-4606" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FOENKINOS1.jpg" alt="FOENKINOS" width="210" height="308" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Mathilde</strong>. La trentaine. Avec <strong>Etienne</strong>, elle forme un couple heureux. Du moins le croit-elle. Professeur de français dans un lycée, elle adore son métier et ses élèves.</p>
<p>En Croatie, alors qu&rsquo;ils étaient en vacances, <strong>Etienne</strong> a évoqué l&rsquo;idée de se marier, de fonder une famille. Sauf qu&rsquo;<strong>Etienne</strong> va la quitter. Brutalement. Soudainement. <strong>Iris</strong>, son ancienne compagne, est rentrée de l&rsquo;étranger. Ils se sont vus. Vont se revoir. L&rsquo;univers de <strong>Mathilde</strong> s&rsquo;effondre.</p>
<p>Le proviseur du lycée tente de l&rsquo;aide. Sa voisine psychiatre aussi. Mais <strong>Mathilde</strong> sombre. Perd provisoirement son travail. Et ne peut plus rester dans l&rsquo;appartement qu&rsquo;elle occupait avec <strong>Etienne</strong>. Elle s&rsquo;installe chez sa soeur,<strong> Agathe</strong> dans le petit appartement qu&rsquo;elle occupe avec son mari<strong> Frédéric</strong> et leur fille <strong>Lili</strong>.</p>
<p>Une cohabitation éprouvante se dessine. <strong>Mathilde</strong> jalouse sa sœur, mais va se rapprocher beaucoup de sa petite nièce. Elle fera de même avec son beau-frère. Au point de déséquilibrer le couple et la famille de sa sœur.</p>
<p>Et puis il y a un drame au coeur de ce huis-clos familial.</p>
<p>Inutile de vous dire que ce roman est sombre. Particulièrement sombre. Qu&rsquo;il nous dépeint une personnalité glaçante, inattendue. Et surtout, qu&rsquo;il est cousu de fil blanc. J&rsquo;ai donc perdu (un peu de mon) temps.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 65 :</strong><em> « Avec les jours, la colère augmentait. Jamais elle n’avait ressenti une telle haine ; cela lui faisait presque mal dans la poitrine ; c’était effroyable. Depuis toujours, elle détestait ces histoires de jalousie, d’agressivité, elle essayait sans cesse de chasser toute pensée négative ; elle était incapable de comprendre cette force noire qui la happait et la plongeait dans des pensées morbides. C’était absurde. Il n’y avait rien à faire. Le cœur de l’autre est un royaume impossible à gouverner. Il faut se taire et accepter. Ou, éventuellement, mourir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 120 :</strong><em> « […] Mathilde s’excusa pour ce ratage. Agathe finit par proposer : “Allez-y tous les deux. On prendra une baby-sitter pour Lili.” Ils avaient un peu protesté, mais il était évident que c’était la meilleure solution pour ne pas gâcher les billets. Un peu plus tard dans la soirée, Agathe se leva de son lit. Elle alla vérifier quelque chose dans son agenda. A la date du 24 novembre, elle avait bien noté sa soirée à la banque. Mathilde avait déjà fouillé dans ses affaires, alors elle aurait pu tout à fait tomber sur cette information. Aurait-elle pu prendre intentionnellement des places ce jour-là ? Non, ce n’était pas possible. Elle n’aurait pas fait ça. Mais il fallait admettre qu’elle agissait d’une manière si imprévisible parfois. Agathe ne savait plus que penser, alors elle préféra se dire que toute cette histoire n’était qu’un malheureux concours de circonstances. »</em></p>
<p><strong>Page 154 :</strong> <em>« Le mardi suivant, Mathilde se prépara pour aller à cette soirée d’anniversaire qui n’existait pas. Le reflet parfait de son existence. Il lui semblait vivre chaque jour davantage une vie qui n’existait pas. Elle errait dans un royaume où ses actions n’arrivaient pas à s’incarner concrètement. Si son passé devenait flou, l’avenir prenait la forme d’une lubie à laquelle personne ne pouvait croire. Les deux sœurs se souhaitèrent mutuellement une bonne soirée, et Mathilde ajouta : « Tu embrasseras bien Emmanuel pour moi. » Avec un sourire qui lui barrait le visage, Agathe répondit qu’elle n’y manquerait pas. Rien ne valait un petit trait d’humour, y compris le plus dérisoire ou le plus minable, pour faire croire que tout allait bien. Leur relation devenait franchement pathétique. »</em></p>
<p><em><strong>« Deux sœurs », David Foenkinos, Gallimard, 17€</strong></em></p></blockquote>
<p style="text-align: left">
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		<title>Rester vivante !</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/12/06/rester-vivante/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/12/06/rester-vivante/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 06 Dec 2018 08:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<category><![CDATA[revolté]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<description><![CDATA[Un premier roman ? Youpi ! Et celui d&#8217;Adeline Dieudonné, une Belge de 35 ans, est une réussite. Un roman initiatique, acide et drôle. Qui, par moments, vous glace aussi les sangs. Bref, &#171;&#160;La vraie vie&#160;&#187; est une histoire étrange qui vous garde en alerte jusqu&#8217;à la dernière ligne&#8230; Tous les ingrédients du conte y [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-vraie-vie-recadre.jpg" rel="lightbox[4483]"><img class="alignleft wp-image-4484 size-medium colorbox-4483" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-vraie-vie-recadre-200x300.jpg" alt="la-vraie-vie-recadre" width="200" height="300" /></a></p>
<p>Un premier roman ? Youpi ! Et celui d&rsquo;<strong>Adeline Dieudonné,</strong> une Belge de 35 ans, est une réussite. Un roman initiatique, acide et drôle. Qui, par moments, vous glace aussi les sangs.</p>
<p>Bref,<strong> &laquo;&nbsp;La vraie vie&nbsp;&raquo;</strong> est une histoire étrange qui vous garde en alerte jusqu&rsquo;à la dernière ligne&#8230;</p>
<p>Tous les ingrédients du conte y sont, distillés dans un décor de cité pavillonnaire contemporaine sans âme. C&rsquo;est là que la narratrice, que l&rsquo;on suit de l&rsquo;âge de 11 ans à celui de 15 ans, vit entre une mère éteinte, effacée et battue, qu&rsquo;elle compare à une amibe ; un père violent qui bat sa femme, regarde (trop) la télé et boit (trop) de whisky et un petit frère, Gilles de quatre ans son cadet, devenu mutique après avoir assisté à un accident mortel aussi comique que tragique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4483"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors la pré-adolescente va se battre. Remuer ciel et terre pour que son petit frère retrouve le sourire et cesse de martyriser les animaux&#8230; A l&rsquo;ombre de la hyène empaillée, trophée de leur père chasseur, elle va imaginer un plan : remonter le temps. Retrouver le moment d&rsquo;avant le drame. Elle cherche, met un scénario au point ( il ne lui manque qu&rsquo;une nuit d&rsquo;orage), veut être aussi savante que Marie Curie pour y parvenir&#8230;</p>
<p>Au fil des pages, celle dont son père voudrait faire une proie, va se battre. Physiquement résister à cet environnement toxique. Tout en découvrant la sensualité et des sensations que son corps va emmagasiner pour lutter encore plus fort&#8230; La narratrice est une guerrière. Et veut rester vivante.</p>
<p>Un premier roman étonnant, bouillant, électrisant. <strong>Adeline Dieudonné</strong> – auteure de trois nouvelles et d&rsquo;une pièce de théâtre qu&rsquo;elle a d&rsquo;ailleurs également jouée – l&rsquo;a écrit en écoutant très fort de la musique métal. Un signe <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4483" /></p>
<p>D&rsquo;ailleurs, depuis sa sortie, ce premier roman engrange les distinctions :<strong> prix du Roman Fnac</strong>,<strong> prix Filigranes,</strong> <strong>prix Première Plume</strong>&#8230; et le <strong>Renaudot des lycéens</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un extrait de l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;La grande librairie&nbsp;&raquo; dans laquelle Adeline Dieudonné raconte la genèse de son premier roman :</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/cA3niat_A0k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 45 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je crois que mon père n&rsquo;aimait pas son travail. Il était comptable au parc d&rsquo;attractions qui avait mis le zoo en faillite. &laquo;&nbsp;Les gros mangent les petits&nbsp;&raquo;, il disait. Ça avait l&rsquo;air de lui faire plaisir. &nbsp;&raquo; Les gros mangent les petits.&nbsp;&raquo; Moi,e je trouvais ça incroyable de travailler dans un parc d&rsquo;attractions. Le matin, quand je partais à l&rsquo;école, je me disais : &nbsp;&raquo; Mon père va passer sa journée au parc d&rsquo;attractions.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère ne travaillait pas. Elle s&rsquo;occupait de ses chèvres, de son jardin, de Coco et de nous. Elle s&rsquo;en fichait d&rsquo;avoir de l&rsquo;argent à elle. Tant que sa carte de crédit passait. Ma mère n&rsquo;a jamais semblé gênée par le vide. Ni par l&rsquo;absence d&rsquo;amour.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 113 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;aimais la nature et sa parfaite indifférence. Sa façon d&rsquo;appliquer son plan précis de survie et de reproduction, quoi qu&rsquo;il puisse se passer chez moi. Mon père démolissait ma mère et les oiseaux s&rsquo;en foutaient. Je trouvais ça réconfortant. Ils continuaient de gazouiller les arbres grinçaient, le vent chantait dans les feuilles du châtaignier. Je n&rsquo;étais rien pour eux. Juste une spectatrice. Et cette pièce se jouait en permanence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 127 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Moi, je voulais avancer. J&rsquo;avais treize ans et on me parlait encore de la composition de la cellule. Et je n&rsquo;aimais pas non plus mon prof parce qu&rsquo;il était mou. Il avait démissionné de tout. Son odeur était le premier signe de son laisser-aller, mais tout le reste suivait. D&rsquo;ailleurs, tout le monde à l&rsquo;école était mou. Les profs, les élèves. Les uns étaient bêtement vieux et les autres allaient vite le devenir. Un peu d&rsquo;acné, quelques rapports sexuels, les études, les gosses, le boulot et hop ! Ils seront vieux et ils n&rsquo;auront servi à rien. Moi, je voulais être Marie Curie. Je n&rsquo;avais pas de temps à perdre.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;La vraie vie&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Adeline Dieudonné, L&rsquo;Iconoclaste, 17€</em></strong></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>Cette (si) chère tatie Vicky&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/10/cette-si-chere-tatie-vicky/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/10/cette-si-chere-tatie-vicky/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 Oct 2017 16:23:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Trois jours chez ma tante"]]></category>
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		<category><![CDATA[rentrée littéraire]]></category>
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		<category><![CDATA[tante Vicky]]></category>
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		<category><![CDATA[Yves Ravey]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Rendez-vous avec un habitué des rentrées littéraires : Yves Ravey, romancier et dramaturge, vit à Besançon où il enseigne les lettres et les arts plastiques. Il a publié une quinzaine de romans et revient avec &#160;&#187; Trois jours chez ma tante &#171;&#160;. Vous trouverez ici et puis là, deux autres précédents romans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #666699"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<div id="attachment_4042" style="width: 245px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/YVES-RAVEY.jpg" rel="lightbox[4037]"><img class="wp-image-4042 size-full colorbox-4037" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/YVES-RAVEY.jpg" alt="YVES RAVEY" width="235" height="156" /></a><p class="wp-caption-text">© photo : Hélène Bamberger</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Rendez-vous avec un habitué des rentrées littéraires : <strong>Yves Ravey</strong>, romancier et dramaturge, vit à Besançon où il enseigne les lettres et les arts plastiques. Il a publié une quinzaine de romans et revient avec <strong>&nbsp;&raquo; Trois jours chez ma tante &laquo;&nbsp;</strong>.</p>
<p>Vous trouverez<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/13/yves-ravey-et-son-notaire-pas-tres-clair/">ici</a> </strong>et puis <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/11/23/comme-un-air-de-polar/">là</a></strong>, deux autres précédents romans chroniqués : <strong>&nbsp;&raquo; Un notaire peur ordinaire &laquo;&nbsp;</strong> et <strong>&nbsp;&raquo; Sans état d&rsquo;âme &laquo;&nbsp;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANTE-RAVEY.jpg" rel="lightbox[4037]"><img class="alignleft size-full wp-image-4038 colorbox-4037" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANTE-RAVEY.jpg" alt="TANTE RAVEY" width="178" height="245" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Yves Ravey</strong> use, au fil des romans, d&rsquo;un style implacable. C&rsquo;est vif, court&#8230; et rondement mené. On se laisse embarquer sans la moindre appréhension, sûr (e) d&rsquo;apprécier les trouvailles de l&rsquo;auteur et ses personnages un peu en marge.</p>
<p>La preuve encore avec <strong>&nbsp;&raquo; Trois jours chez ma tante &laquo;&nbsp;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4037"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Marcello Martini</strong> ( le narrateur) qui, alors qu&rsquo;il a quitté la France précipitamment vingt ans auparavant, est convoqué au chevet de sa fantasque tante <strong>Vicky</strong>, installée désormais en maison de retraite. Une femme d&rsquo;affaires aguerrie qui, ces années durant, a contribué financièrement aux dépenses de son neveu, sa seule famille désormais et qui fut, des années années, son secrétaire particulier. Jusqu&rsquo;aux petits arrangements avec la légalité du directeur financier, dénoncé anonymement par Marcello ( or celui-ci vient de sortir de prison), et au départ pour le Liberia. Là-bas, <strong>Marcello</strong> dit avoir créé une école, un centre de formation. En réalité, de lucratifs ateliers de confection qui emploient des enfants. Et des ONG sont sur le point de découvrir le pot aux roses&#8230;</p>
<p>Bref, <strong>Vicky</strong> a décidé de le déshériter et <strong>Marcello, délinquant en col blanc,</strong> va tout mettre en oeuvre pour l&rsquo;en empêcher. Il a trois jours devant lui. Pas un de plus.</p>
<p>Ajoutez à cela une ex-femme cupide et une fille qui pourrait être la sienne et vous avez tous les ingrédients d&rsquo;un roman cynique et drôle à la fois.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 100 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Ne mélangeons pas tout, Lydia. Ce que tu dois retenir, pour l&rsquo;instant, c&rsquo;est que je traverse une mauvaise passe, mais que les choses vont s&rsquo;arranger. Il faut le reconnaître, je le redis, un chèque de ma tante nous donnerait, à toute mon équipe et à moi, un sacré coup de pouce. J&rsquo;ai dit aussi que ça permettrait de mieux travailler avec les associations humanitaires. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quelles organisations humanitaires ? m&rsquo;a demandé Lydia. Je lui ai servi les noms les plus médiatiques, ensuite j&rsquo;ai dit que c&rsquo;était moi qui gérais les fonds sur place. Je lui serais reconnaissant, de ce fait, de prendre toutes les précautions avec ma tante, d&rsquo;abord vérifier la validité du chèque. Aussi, ce n&rsquo;était peut-être pas la peine d&rsquo;en parler, par exemple,  à Gaëtan Lièvremont. Lydia a haussé les sourcils, Gaëtan n&rsquo;avait rien à voir là-dedans, il avait assez à faire avec l&rsquo;avocat de Walter. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 150-151 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Plus tard, sur la tombe de ma mère, petit carré de gazon entretenu par les soins de Vicky, j&rsquo;ai demandé à mon ex-femme, si le rapport de Gaëtan Lièvremont sur mon activité au Liberia passait par elle. Et Lydia a dit oui. Mais elle ne l&rsquo;avait pas transmis à ma tante, alors qu&rsquo;elle était censée s&rsquo;y employer. J&rsquo;ai voulu savoir si elle le ferait avant mon départ ? Elle m&rsquo;a répondu qu&rsquo;elle avait promis de me venir en aide, c&rsquo;était le contrat, et pour que ce contrat soit honoré, Vicky ne devrait rien savoir de mon activité réelle en Afrique. De ce fait, Lydia se tairait. J&rsquo;aurais donc mon chèque. Je suis resté un instant sur la tombe de ma mère, à l&rsquo;ombre des cyprès. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A la fin, j&rsquo;ai entendu la voix de Lydia. Elle m&rsquo;a rappelé que ma tante nous attendait. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 183 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Ma tante commençait à rédiger. Je la guettais par la porte entrouverte. J&rsquo;ai suivi de loin, une seconde, le tracé de la plume crissant sur le papier. Un premier trait penché. Continue, ma tante&#8230; ! : à l&rsquo;ordre de&#8230; Je me suis approché : Tu marques Marcello Martini, n&rsquo;oublie pas, je reviens dans une minute. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je suis descendu en vitesse saluer la directrice. Qui ne s&rsquo;est pas levée à mon entrée. Vu son sourire, elle ne semblait pas mécontente de me voir partir. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong><em>&nbsp;&raquo; Trois jours chez ma tante &laquo;&nbsp;, Yves Ravey, Les Editions de Minuit, 1</em>5€</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Parce qu&#8217;il faut tuer le frère&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/27/parce-quil-faut-tuer-le-frere/</link>
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		<pubDate>Mon, 27 Mar 2017 07:56:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Comme un air de printemps en ce lundi ! Je vous emmène cependant bien loin de la Touraine. Cap sur La Réunion, actuellement sous les feux médiatiques entre les visites des impétrants à l&#8217;élection présidentielle et les attaques de requins. Une très chouette île &#8211; que je connais pour y avoir travaillé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCONS-ETE.jpg" rel="lightbox[3916]"><img class="alignleft size-full wp-image-3919 colorbox-3916" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCONS-ETE.jpg" alt="GARCONS ETE" width="195" height="279" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme un air de printemps en ce lundi ! Je vous emmène cependant bien loin de la Touraine. Cap sur La Réunion, actuellement sous les feux médiatiques entre les visites des impétrants à l&rsquo;élection présidentielle et les attaques de requins. Une très chouette île &#8211; que je connais pour y avoir travaillé – point de départ de ce roman à suspense très bien construit et écrit.</p>
<p>L&rsquo;auteure ? <strong>Rebecca Lighieri</strong>&#8230; qui signe aussi des romans sous son véritable nom, <strong>Emmanuelle Bayamack-Tam</strong>. Le dernier en date, <strong>&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;</strong> était raconté  <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/02/07/famille-quand-je-ne-sais-pas-vous-aimer/">ici. </a></strong></p>
<p>Deux identités littéraires donc pour cette auteure, enseignante en région parisienne.</p>
<p>C&rsquo;est la première fois que j&rsquo;ouvre un roman écrit par <strong>Rebecca Lighieri</strong>. A cause d&rsquo;une chronique. A cause de son double aussi, donc j&rsquo;avais aimé l&rsquo;écriture et les histoires. <strong>&laquo;&nbsp;Les garçons de l&rsquo;été&nbsp;&raquo;</strong> est son troisième roman sous ce nom.</p>
<p>Cette fois encore, une histoire de famille. Qui dégénère. Pourtant, sur le papier, tout semble parfait. la famille vit à Biarritz. <strong>Jérôme</strong> est pharmacien, <strong>Mylène</strong>, que tous appellent <strong>Mi, </strong>élève leurs trois enfants, beaux et brillants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3916"></span></p>
<p>Il y a <strong>Thadée</strong>, l&rsquo;ainé. Superbe garçon en prépa scientifique. Puis <strong>Zachée</strong>, étudiant en médecine. Moins flamboyant, il est aussi largement plus sain que son aîné. Les deux frères pratiquent le surf à haute dose. Enfin , il y a <strong>Ysé</strong>, sage collégienne secrète et un peu étrange qui se liera d&rsquo;amitié avec <strong>Jordy</strong>, le jeune frère naïf de <strong>Cindy</strong>. La jeune fille est peut-être la seule de la famille à avoir, depuis le début, vu clair dans le jeu de son grand frère.</p>
<p>Une belle maison, une vie confortable&#8230; et toute la façade se lézarde. <strong>Thadée</strong> est en rupture. Il a décidé de partir s&rsquo;installer quelques mois à La Réunion. Pour le surf. Son frère viendra l&rsquo;y rejoindre le temps des vacances, accompagné de <strong>Cindy</strong>, l&rsquo;amour de sa vie. <strong>Jasmine</strong> aussi est venue. La belle fiancée de <strong>Thadée</strong> qu&rsquo;il traite si mal. De toute façon, il n&rsquo;a d&rsquo;yeux que pour <strong>Anouk</strong>, réunionnaise racée et copine de <strong>Jérémie.</strong></p>
<p>Lors d&rsquo;une sortie, <strong>Thadée</strong> est attaqué par un requin bouledogue. Il perd une jambe. <strong>Mylène</strong> débarque sur l&rsquo;île pour prendre en charge son fils et comprendre. Le début d&rsquo;une longue et ténébreuse descente aux enfers.</p>
<p>Et si <strong>Thadée</strong> n&rsquo;était pas vraiment celui qu&rsquo;elle a chéri si fort ? Si sa famille n&rsquo;était pas si respectable au fond ?</p>
<p>Le retour en métropole amorce une série de drames. Après la lumière de l&rsquo;ile Bourbon, avant la catastrophe portugaise, tout se met en place.</p>
<p><strong>Des images de Nazaré (mars 2017), autre spot qui sert de décor au roman</strong></p>
<iframe src="https://player.vimeo.com/video/206329654?app_id=122963" width="500" height="281" frameborder="0" title="Nazar&eacute; - Black carnival" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe>
<p>Entre violence et folie, le destin d&rsquo;un jeune homme se dessine. Terrible. Mais impossible de vous raconter les péripéties que vont connaître cette famille sans gâcher votre lecture.</p>
<p>Laissez-vous convaincre par ce roman noir – vraiment noir.</p>
<p>Les personnages se font tour à tour narrateurs. Racontent leur version, faisant ainsi progresser l&rsquo;histoire. De quoi appréhender au mieux le rôle de chacun et s&rsquo;enfoncer dans les pulsions sexuelles et meurtrières de <strong>Thadée. </strong>Il faut tuer le frère&#8230;<strong><br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure nous raconte la genèse et la construction de son roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/OC9mlDBrjo4?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 147  (Jérôme) :</strong><em> Avec l&rsquo;amputation de mon fils aîné, quelque chose s&rsquo;est déglingué. Je me rends compte que mes petits remords, mon vague sentiment de culpabilité, finalement, ce n&rsquo;était rien par rapport à ce que j&rsquo;éprouve aujourd&rsquo;hui. Même si ce qui arrive à Thadée n&rsquo;a rien à voir avec les frasques et les turpitudes de son père, je ne peux pas m&rsquo;empêcher d&rsquo;établir des liens. C&rsquo;est comme si en trompant Mylène j&rsquo;avais introduit un ferment de malheur dans la famille. Certes, le ferment a mis du temps, des années même, à répandre la putréfaction, mais désormais la putréfaction est là et je dois faire en sorte qu&rsquo;elle ne gagne pas plus avant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 260-261 (Cindy) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Les regrets, j&rsquo;en ai tellement. Trop. Ils me montent à la gorge, menacent de m&rsquo;étouffer. Parce qu&rsquo;au fond moi, j&rsquo;ai toujours en conscience que Thadée représentait une menace pour Zachée. J&rsquo;ai toujours pensé qu&rsquo;il était capable de mener une double voire une triple vie, de nous cacher un tas d&rsquo;activités troubles, de nous mentir sur tout : ses études, ses fréquentations, l&rsquo;emploi de son temps, – sans parler de la face sombre de ses désirs. Mais tout le savoir que j&rsquo;accumulais sur Thadée, ses mensonges, mes doutes sur ses agissements et ses motivations, ma conviction profonde qu&rsquo;il était maladivement jaloux de son frère, tous ce magma bourbeux, je ne l&rsquo;ai jamais laissé remonter à la surface. J&rsquo;avais trop peur de faire mal à Zachée, trop peur d&rsquo;entamer l&rsquo;amour et la confiance qu&rsquo;il a continué à vouer à son frère, malgré tout et jusqu&rsquo;à la fin. Même s&rsquo;il a eu des doutes, lui aussi.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>En fait, l&rsquo;accident est arrivé au mauvais moment, au moment où il commençait justement à s&rsquo;émanciper et à prendre du champ. Ensuite tout a été balayé. Zachée se sentait trop mal; trop coupable. Il n&rsquo;a plus été possible d&rsquo;émettre la moindre réserve sur son frère. J&rsquo;ai fermé ma gueule. Je le paye cher aujourd&rsquo;hui. Tellement cher.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 363 (Ysé) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je prie pour toutes sortes de choses. Pour que Thadée meure ou pour que nous n&rsquo;ayons plus jamais de nouvelles de lui, pour que mon père soit moins triste et pour qu&rsquo;il m&rsquo;offre un pogona ou un python royal. Je brûle aussi pas mal de bougies pour que ma mère redevienne ma mère. Je ne suis pas assez bête ni assez optimiste pour souhaiter un impossible retour à la normale, mais quand même, si Dieu existe – le mien ou celui des autres gens –, il doit bien se rendre compte que ma vie d&rsquo;enfant est épouvantable.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les garçons de l&rsquo;été&nbsp;&raquo;, Rebecca Lighieri, P.O.L., 19€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Petits arrangements avec l&#8217;amour et la vérité&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/13/petits-arrangements-avec-lamour-et-la-verite/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/13/petits-arrangements-avec-lamour-et-la-verite/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 Mar 2017 08:10:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Ce roman, le troisième de Lauren Groff, fut le livre préféré de Barack Obama en 2015. Oui, je sais, ça ne suffit pas à en faire un bon roman. Heureusement ! Mais il y a tout le reste. L&#8217;histoire, la construction de celle-ci au fil des pages et des fantaisies du narrateur. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FURIES.jpg" rel="lightbox[3875]"><img class="alignleft size-full wp-image-3877 colorbox-3875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FURIES.jpg" alt="FURIES" width="400" height="607" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce roman, le troisième de <strong>Lauren Groff</strong>, fut le livre préféré de <strong>Barack Obama</strong> en 2015. Oui, je sais, ça ne suffit pas à en faire un bon roman. Heureusement !</p>
<p>Mais il y a tout le reste. L&rsquo;histoire, la construction de celle-ci au fil des pages et des fantaisies du narrateur.</p>
<p>Nous voilà en Californie. <strong>Lancelot,</strong> que tous surnomment <strong>Lotto</strong> est un garçon bien loti. Sa mère, <strong>Antoinette</strong>, ancienne sirène star d&rsquo;un spectacle ( toujours appelée &laquo;&nbsp;manman&nbsp;&raquo;, et son père, <strong>Gawain</strong>, qui a fait fortune dans l&rsquo;eau minérale, chérissent leur fils. Jusqu&rsquo;au drame.</p>
<p>La mort brutale du père. <strong>Lotto</strong> devient un adolescent fuyant, compliqué&#8230; alors que sa mère qui attend une fille, <strong>Rachel</strong>, sombre dans la bigoterie et la mauvaise nourriture. <strong>Sallie</strong>, la soeur de<strong> Gawain</strong>, va tout prendre en main.</p>
<p>La nuit qu&rsquo;il passe avec une fille ( qui tombera enceinte) signe la fin de l&rsquo;insouciance. Sa mère l&rsquo;envoie en pension. Une mise à l&rsquo;écart sine die.</p>
<p><strong>Lotto</strong> apprend seul à grandir. Devient un étudiant avide de sexe, d&rsquo;alcool et de drogue. Jusqu&rsquo;à sa rencontre avec <strong>Mathilde</strong>. Il a 22 ans. Quinze jours plus tard, ils se marient. <strong>Lotto</strong> est déshérité. Et pour cause.</p>
<p>Elle, la mystérieuse orpheline,  est froide, quand <strong>Lotto</strong> est solaire. Certains de leurs amis parient sur la durée de leur histoire. Sans savoir quels arrangements les soudent&#8230;</p>
<p><span id="more-3875"></span></p>
<p>Tout en suivant au plus près le délitement de ce couple qui semblait pourtant si parfait, une deuxième histoire se laisse découvrir.  Il y a eu mensonge. Chacun va y aller de sa petite vérité. Et la mort de <strong>Lancelot</strong> va lancer les hostilités.</p>
<p>C&rsquo;est <strong>Mathilde</strong> ( née Aurélie dans la région de Nantes avant d&rsquo;être envoyée malgré elle chez un oncle qui vit aux Etats-Unis) qui tire les ficelles. Qui gagne l&rsquo;argent du ménage quand <strong>Lotto</strong>, comédien, va d&rsquo;échec en échec. C&rsquo;est encore elle qui poussera son mari à poursuivre dans l&rsquo;écriture. Devenu dramaturge après qu&rsquo;elle y a mis sa patte, il devient très célèbre. C&rsquo;est encore elle qui, à intervalles réguliers, tient <strong>Antoinette</strong> à distance de son fils.</p>
<p>Les rebondissements se multiplient sous l&rsquo;oeil goguenard de Shakespeare dont<strong> Lotto</strong> est un inconditionnel. Un régal.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 91 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il devenait de plus en plus ordinaire, songea-t-elle. Banal.  S&rsquo;il n&rsquo;y  prenait garde, une gentille fille lui mettrait le grappin dessus, Sallie le sentait, et Lotto se laisserait glisser vers le mariage, vers un travail sans intérêt mais bien payé, une famille, des cartes de voeux, une maisons sur la plage, l&rsquo;embonpoint lié à l&rsquo;âge, les petits-enfants, trop d&rsquo;argent, l&rsquo;ennui, la mort. Dans sa vieillesse il serait fidèle et conservateur, aveugle devant ses privilèges. Quand Sallie cessa de pleurer, elle s&rsquo;aperçut qu&rsquo;elle était seule, un courant d&rsquo;air froid filtrait par la fenêtre jusque dans son cou, deux rangées de portes de part et d&rsquo;autres qui allaient, diminuant, jusqu&rsquo;au néant à l&rsquo;autre bout</em>. [&#8230; what fun it is to ride and sing a sleighing song tonight, oh !]<em> Mais dieu soit loué ! Mathilde était apparue ; et même si au début, elle avait semblé le portrait craché de la gentille fille redouté par Sallie, en réalité, elle ne l&rsquo;était pas. Salleie percevait sa dureté de granit. Mathilde saurait sauver Lotto de sa propre paresse, avait-elle pensé ; hélas, des années plus tard, Lotto demeurait un homme ordinaire. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 258-259 :</strong></p>
<p style="text-align: left">–<em> Oui, ma chère. C&rsquo;est très raisonnable de votre part d&rsquo;accepter cet arrangement. C&rsquo;est un bon paquet d&rsquo;argent, assurément.</em></p>
<p style="text-align: left">–<em> Non. Je voulais dire, ça va être merveilleux d&rsquo;imaginer tout ce que je pourrai mettre en oeuvre pour que votre fils demeure loin de vous. Ce sera notre petit jeu. Vous verrez. A toutes les vacances, tous les anniversaires, toutes les fois où vous serez malade, une nécessité urgente contraindra votre fils à rester auprès de moi. Oui, il sera auprès de moi, et pas de vous. C&rsquo;est moi qu&rsquo;il choisira, pas vous! Manman – Lotto vous appelle manman, alors je ferai de même –, tant que vous ne m&rsquo;aurez pas présenté d&rsquo;excuses, que nous n&rsquo;aurez pas décidé d&rsquo;être gentille, vous ne le reverrez pas.” Elle raccrocha avec douceur, puis débrancha le téléphone et retourna prendra un bain car son tee-shirt était transparent de sueur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 271-272 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A un moment, malgré son intelligence et son art d&rsquo;administrer les choses, elle était devenue une épouse, et les épouses, nous le savons tous, sont invisibles. Les elfes de minuit du mariage. La maison à la campagne, l&rsquo;appartement en ville, les impôts, la chienne, tout cela relevait de sa responsabilité : il n&rsquo;avait aucune idée de la manière dont elle organisait son temps. A tout ça auraient pu s&rsquo;ajouter des enfants ; dans ce cas, elle était heureuse de ne pas en avoir eu. Et il y avait ceci encore : pour nombre de ses pièces, au moins la moitié, elle s&rsquo;était faufilée en silence la nuit dans son bureau pour retravailler ce qu&rsquo;il avait écrit. [ Elle ne réécrivait pas;  elle coupait, affinait, mettait en valeur. ] Elle s&rsquo;occupait en outre de toute la gestion, de tous les aspects non créatifs de son travail ; elle imaginait avec horreur tout l&rsquo;argent qu&rsquo;il aurait laissé s&rsquo;évaporer par négligence ou gentillesse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Les Furies&nbsp;&raquo;, Lauren Groff, traduit de l&rsquo;anglais par Carine Chicherreau, Editions de l&rsquo;Olivier, 23,50€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Purity&#160;&#187; ou la dictature de la transparence</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Aug 2016 07:22:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[De quoi tenir toutes les vacances ! Quand l&#8217;été arrive, deux options pour les lecteurs  : choisir plusieurs romans courts, histoire de diversifier les plaisirs et les univers ou, au contraire, miser sur un gros pavé qui le suit sur la plage, dans le train, dans le hamac et même au lit ! &#171;&#160;Purity&#160;&#187; s&#8217;adresse [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/purity.jpg" rel="lightbox[3674]"><img class="alignleft size-full wp-image-3675 colorbox-3674" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/purity.jpg" alt="purity" width="195" height="296" /></a>De quoi tenir toutes les vacances ! Quand l&rsquo;été arrive, deux options pour les lecteurs  : choisir plusieurs romans courts, histoire de diversifier les plaisirs et les univers ou, au contraire, miser sur un gros pavé qui le suit sur la plage, dans le train, dans le hamac et même au lit !</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Purity&nbsp;&raquo;</strong> s&rsquo;adresse aux partisans de la seconde option. Et devraient les enthousiasmer. Voilà un roman plutôt captivant tant dans son contenu que sa construction.</p>
<p>L&rsquo;histoire écrite par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Franzen"><strong>Jonathan Franzen</strong></a>, – auteur de plusieurs romans dont<strong> &laquo;&nbsp;Corrections&nbsp;&raquo;</strong> qui lui a valu le National Book Award 2002, mais aussi de <strong>&laquo;&nbsp;La zone d&rsquo;inconfort&nbsp;&raquo;</strong> ou encore <strong>&laquo;&nbsp;Freedom&nbsp;&raquo;</strong> – a, avec <strong>&laquo;&nbsp;Purity&nbsp;&raquo;</strong>, imaginé une histoire aux rebondissements tentaculaires, qui nous fait voyager dans le temps et l&rsquo;espace, entre Etats-Unis, Amérique latine et vieille Europe.</p>
<p>L&rsquo;histoire ?  C&rsquo;est d&rsquo;abord celle de <strong>Purity</strong>, qui préfère se faire appeler <strong>Pip</strong>. Une jeune femme, cynique et drôle, entrée dans la vie active avec une lourde dette étudiante. Une jeune femme qui doit s&rsquo;occuper de sa mère dépressive et si secrète sur l&rsquo;histoire de sa propre conception. Et pour cause.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3674"></span></p>
<p>Sa mère, de son vrai nom<strong> Anabel</strong> et non <strong>Penelope Tyler</strong> comme elle est connue depuis des décennies, est l&rsquo;héritière d&rsquo;une très riche famille industrielle américaine. Elle a rompu tout lien après un mariage raté avec un journaliste, <strong>Tom Aberant</strong>. Pour trouver son géniteur et lui faire rembourser son prêt étudiant, ,<strong>Pip</strong> va, par l&rsquo;entremise d&rsquo;<strong>Annagret</strong>, une Allemande de l&rsquo;ex-RDA qui va la faire se rapprocher du charismatique et énigmatique <strong>Andreas Wolf</strong>, qui à travers son Sunlight Project installé dans le désert bolivien, veut rendre le monde transparent ( en faisant éclater notamment les secrets d&rsquo;Etats et autres manipulations d&rsquo;entreprises) en s&rsquo;appuyant sur les réseaux sociaux. L&rsquo;homme est, lui, aussi, issu de l&rsquo;ex-RDA où il a vécu auprès de parents à la solde du régime. Jeune adulte, il entre en dissidence et tuera un homme pour l&rsquo;amour d&rsquo;<strong>Annagret</strong>. Un personnage qui nous fait penser à Julian Assange. Au sein de cette organisation, le nom du père de <strong>Pip</strong> pourrait alors apparaître&#8230; Il se trouve d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;<strong>Andreas Wolf</strong> le connait. Et doit régler un vieux différend avec lui.</p>
<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000">Bientôt une série </span></h4>
<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000">avec Daniel Craig</span></h4>
<p>Les histoires se mélangent. Les allers et retours entre l&rsquo;ex-RDA sous la coupe de la Stasi, la Californie et la Bolivie se succèdent tandis que les personnages se dévoilent les uns après les autres. Tous, ou presque, ont quelque chose à cacher alors que le règne de la transparence est enclenché.</p>
<p>Un roman long, certes (743 pages quand même !) mais exaltant. Au fil des chapitres, le puzzle se reconstitue. Terrible.  Et l&rsquo;histoire de <strong>Pip</strong> apparait. Et si la transparence à tout prix était une autre forme de dictature ? Entre secrets et pureté morale, deux visions de notre société contemporaine entrent en collision. Avec des dommages collatéraux. Cette fois encore, <strong>Jonathan Franzen</strong> mêle l&rsquo;intime et le collectif.</p>
<p>Un roman dont on tourne actuellement une série en vingt épisodes avec, excusez du peu, <strong>Daniel Craig</strong> dans le rôle d&rsquo;<strong>Andreas Wolf.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 53-54 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A onze ans, Pip était extrêmement crédule. Sa mère avait une longue et fine cicatrice sur le front qui ressortait quand elle rougissait, et elle avait les dents de devant écartées et d&rsquo;une couleur différente des autres. Pip était si certaine qu&rsquo;elle s&rsquo;était fait casser la figure par son père, et si triste pour elle, qu&rsquo;elle ne lui avait même pas demandé de le confirmer. Pendant un certain temps, elle avait eu trop peur de lui pour dormir seule la nuit. L&rsquo;accueillant dans son lit et l&rsquo;étouffant de câlins, sa mère lui assurait qu&rsquo;elle ne risquait rien tant qu&rsquo;elle n&rsquo;en parlait à personne, et la crédulité de Pip était si absolue, sa peur si réelle, qu&rsquo;elle s&rsquo;était tue jusque tard dans ses années d&rsquo;adolescence rebelle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 398 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Tout bien considéré, elle était fière de n&rsquo;avoir bu que quatre margaritas avec les stagiaires ce soir-là. Entre ses mensonges et les tensions dans la maison, cela semblait n&rsquo;être qu&rsquo;une question de temps avant qu&rsquo;elle ne se retrouve de nouveau sans travail et à la rue, après avoir raté sa rencontre avec le destin. Elle savait ce qu&rsquo;elle devait faire. Elle devait trahir Andreas et tout avouer à Tom et Leïla. En même temps, elle ne pouvait supporter l&rsquo;idée de les décevoir.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>En ne disant rien, elle protégeait un assassin, un fou, un homme en qui elle n&rsquo;avait pas confiance. Néanmoins, elle rechignait à rompre tout lien avec lui. Il l&rsquo;avait torturée psychologiquement et elle prenait un plaisir malsain à lui rendre la pareille – à être celle qui, à Denver, connaissait ses secrets et nourrissait son inquiétude. Sans sa présence quotidienne pour rappeler  à Pip la méfiance qu&rsquo;il lui inspirait, son pouvoir, sa gloire et son intérêt particulier pour elle n&rsquo;en étaient que plus propices au fantasme sexuel. Il avait un score nul dans certains compartiments importants du domaine amoureux, mais il battait tous les records dans d&rsquo;autres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 598 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il n&rsquo;y avait que ce point de vue-là qu&rsquo;il se considérait comme un apparatchik. Pour le reste, dans ses interviews, il dédaignait la rhétorique révolutionnaire et grimaçait intérieurement lorsque ses employés parlaient de contribuer à un monde meilleur. De l&rsquo;exemple d&rsquo;Assange, il avait appris quelle folie c&rsquo;était d&rsquo;attribuer des prétentions messianiques à sa mission, et s&rsquo;il trouvait une satisfaction ironique à être réputé pour sa pureté, il ne se faisait aucune illusion sur sa véritable capacité à la préserver. La vie aux côtés d&rsquo;Annagret l&rsquo;en avait guéri.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Purity&nbsp;&raquo;, Jonathan Franzen, Editions de l&rsquo;Olivier, 24,50€</strong></em></p>
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		</item>
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		<title>A l&#8217;Ouest, toujours du nouveau</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/08/16/a-louest-toujours-du-nouveau/</link>
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		<pubDate>Sat, 16 Aug 2014 06:29:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà un livre à côté duquel je suis totalement passée à la rentrée dernière. En même temps, avec les quelques centaines de romans qui débarquent sur les tables des libraires concomitamment, l&#8217;erreur , l&#8217;impasse est possible. Et elle permet, un prix du Livre Inter plus tard, par exemple, de redonner une deuxième vie à un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Faillir-etre-flingue_3956.jpeg" rel="lightbox[2587]"><img class="alignleft  wp-image-2591 colorbox-2587" style="margin: 10px" alt="cvt_Faillir-etre-flingue_3956" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Faillir-etre-flingue_3956.jpeg" width="174" height="256" /></a>Voilà un livre à côté duquel je suis totalement passée à la rentrée dernière. En même temps, avec les quelques centaines de romans qui débarquent sur les tables des libraires concomitamment, l&rsquo;erreur , l&rsquo;impasse est possible. Et elle permet, un prix du Livre Inter plus tard, par exemple, de redonner une deuxième vie à un roman et de le faire savoir. C&rsquo;est le cas de <strong>&laquo;&nbsp;Faillir être flingué&nbsp;&raquo;</strong>, de<strong> Céline Minard</strong>.</p>
<p>Voilà un roman assez atypique qui devrait vous ravir sur la plage, dans le hamac&#8230; ou à la pause-déjeuner&#8230; en attendant les nouveautés de la rentrée, dont j&rsquo;ai pu lire quelques opus déjà ( à suivre très vite sur le blog).</p>
<p><strong>Céline Minard</strong> est l&rsquo;auteur de plusieurs romans (7 au total, dont <strong>&laquo;&nbsp;Le Dernier Monde&nbsp;&raquo;</strong> (2007), <strong>&laquo;&nbsp;Bastard Battle&nbsp;&raquo;</strong> (2008), et <strong>&laquo;&nbsp;So long, Luise&nbsp;&raquo;</strong> (2011). Autant d&rsquo;univers différents qui permettent à l&rsquo;auteure d&rsquo;explorer l&rsquo;art de l&rsquo;écriture et sa propre imagination. <strong>Céline Minard</strong> est considérée aujourd&rsquo;hui comme l&rsquo;une des voix les plus originales de la littérature contemporaine. Elle travaille, en parallèle, avec la plasticienne Scomparo et a été pensionnaire de la Villa Medicis en 2007 et 2008.</p>
<p>En juin, <strong>Céline Minard</strong> était lauréate du 40e  Prix du livre Inter. Et poursuit sa route, pleine de bifurcations et d&rsquo;inflexions.</p>
<p><span id="more-2587"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est chorale. De nombreux personnages ponctuent ce récit. Aucun d&rsquo;entre eux ne prend le dessus. On les suit individuellement avant que la deuxième partie du livre ne les réunisse dans une ville qui se construit et dont on ne saura jamais le nom.</p>
<p>Nous sommes en Amérique. Plongés dans une ambiance western avec des pionniers, une indienne aux pouvoirs chamaniques, des aventuriers, des voleurs de chevaux, des danseuses de saloon, des marchands, des Indiens guerriers, etc. Le tout se déroule dans un décor fait de grandes plaines, de rivières et de caillasses. A l&rsquo;Ouest. Un personnage à part entière.</p>
<p>Au final, tout cela donne un western drôle et tragique à la fois qui, une fois qu&rsquo;on a identifié tous les personnages, devient vite jouissif. On suit ainsi <strong>Jeff</strong> et son frère <strong>Brad</strong> qui voyagent avec leur mère mourante, et le fils de l&rsquo;un d&rsquo;eux, <strong>Josh</strong>. Sans oublier cette petite Chinoise qui comprend le chant du coyote. On y côtoie <strong>Zébulon</strong>, jamais à court d&rsquo;idées pour se faire de l&rsquo;argent et mettre de la distance entre lui et son père. <strong>Bird Boisverd</strong> n&rsquo;est pas loin, lui qui poursuit <strong>Elie</strong> pour une histoire de bottes. S&rsquo;y ajoutent <strong>Arcadia</strong> la contrebassiste,<strong> Sally</strong> la patronne du saloon, <strong>Eau-qui-court-sur-la-plaine</strong>, une Indienne aux pouvoirs magiques, l&rsquo;affreux <strong>Quibble</strong>&#8230; et la mort qui, sous différentes formes, n&rsquo;est jamais loin.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 44 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Eau-qui-court-sur-la-plaine n&rsquo;avait pas de peuple, elle en avait plusieurs. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Son savoir était demandé et recommandé par tous ceux qui portaient des os d&rsquo;aigle creux, des plumes magiques ou des concentrés de médecine dans des bourses de peau. Son état de femme sans peuple la faisait à la fois craindre et désirer. Son pouvoir, depuis la mort violente des siens, avait décuplé. Elle voyait plus loin, elle soignait mieux, elle pouvait tuer sur trois points. De la destruction de son village et de ses fuyards les plus habilement cachés, il y avait plusieurs versions. Dans certaines, son rôle ne comptait pas pour rien. Le feu, l&rsquo;eau, la poudre et la foudre avaient participé à la disparition totale de son clan. Et on disait que maintenant, elle maîtrisait ces éléments mieux que personne. Il est vrai qu&rsquo;elle tirait précisément et sans hésitation et qu&rsquo;elle savait recharger toutes sorte d&rsquo;armes, y compris par la gueule, à une vitesse incroyable.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 79 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Lorsque Elie eut juré, sacré, craché par terre et grogné tout son saoul, il se résigna à son sort qui n&rsquo;était que justice puisqu&rsquo;il avait oublié le seul principe valable en ce monde, acquis dans les bars les plus fameux : on peut tout perdre au jeu sauf son cheval. Parce qu&rsquo;il faut tout de même une monture pour détaler d&rsquo;un saloon à la vitesse généralement requise à ce stade de la partie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Comme il avait compris qu&rsquo;il devait abandonner sa monture dans les montagnes s&rsquo;il voulait sauver sa peau et se tirer des pattes de Quibble, il aurait dû se souvenir de ce premier principe quand il était près du feu avec ce type taciturne assis sur ses sacoches, qu&rsquo;il soupçonnait d&rsquo;avoir un tour de main un peu particulier avec ses dés ou des dés un peu particuliers, il n&rsquo;arrivait pas à se décider. Qu&rsquo;il soupçonnait en tout cas, le plus sérieusement du monde.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Baguette-de-crin-noir ne voulait pas de chien bouilli. Il n&rsquo;avait plus faim. Il pleuvait depuis trois jours et tout le monde mangeait depuis qu&rsquo;il pleuvait. Il n&rsquo;en pouvait plus. Les Pawnees s&rsquo;étaient vite remis du raid lancé contre eux par leurs ennemis. Ils avaient fait une bonne chasse depuis. Beaucoup de bisons femelles avaient été tués, les femmes avaient pu confectionner de nouvelles tentes et faire sécher une quantité de viande qui leur permettrait de passer plusieurs lunes. Baguette-de-crin-noir avait joué un rôle important, il avait donc été invité dans toutes les tentes. Il avait mangé dans chacune pour ne blesser personne. Son ventre était tendu comme un tambour et les Indiens continuaient de lui apporter des petits bols remplis à ras bord, pour le plaisir de le voir secouer la tête en tapant sur sa ceinture où pendait le scalp de Piquet-de-tente et l&rsquo;archet d&rsquo;Arcadia auquel il devait son nom.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas banal pour un auteur française de plonger ses lecteurs dans une ambiance western ! Au final, on y croit et on suit les personnages jusqu&rsquo;au bout. A dévorer cet été ! </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Faillir être flingué&nbsp;&raquo;, de Céline Minard, Rivages, 20€.</strong></em></p>
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		<title>&#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187;, roman d&#8217;une vengeance</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Apr 2014 07:45:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2014 Dernière minute : le prix Roblès 2014 a été attribué à Nicolas Clément ce vendredi 13 juin pour son premier roman &#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187;. Bravo ! Soixante-quinze pages. Pas une de plus. Nicolas Clément signe avec &#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187; un roman percutant et terriblement bien construit, dans lequel la langue, poétique, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p><span style="color: #ff0000">Dernière minute : le prix Roblès 2014 a été attribué à Nicolas Clément ce vendredi 13 juin pour son premier roman &laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;. Bravo !</span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SAUF-LES-FLEURS.jpg" rel="lightbox[2453]"><img class="alignleft size-full wp-image-2454 colorbox-2453" style="margin: 10px" alt="SAUF LES FLEURS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SAUF-LES-FLEURS.jpg" width="250" height="323" /></a>Soixante-quinze pages. Pas une de plus. <strong>Nicolas Clément</strong> signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;</strong> un roman percutant et terriblement bien construit, dans lequel la langue, poétique, met des mots sur des horreurs. Chaque mot compte. Et tous pèsent  lourd.</p>
<p>Ce roman fait partie de la sélection pour le<strong> prix Roblès 2104</strong>, qui sera décerné en juin, à Blois. Retrouvez la sélection<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/21/arden-ou-la-guerre-sur-un-air-doperette/">ici</a></strong>.</p>
<p>Un premier roman prometteur, écrit par cet agrégé de philosophie de 44 ans. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Marthe</strong>, la narratrice. On suit la jeune fille puis la jeune femme de l&rsquo;âge de 12 ans à celui de 20 ans.</p>
<p>Dans une ferme isolée, il y a plusieurs décennies, elle vit avec son petit frère <strong>Léonce</strong>, sa mère <strong>Andrée</strong> et son père, violent et taiseux,<strong> Paul.</strong> <strong>Chez les Reynaud, on chérit les bêtes, mais on ne câline pas les êtres.</strong> Andrée meurt sous les coups de son mari bourreau. Marthe tente de s&rsquo;en sortir, fait des études, tombe amoureuse, s&rsquo;en va pour Baltimore, plonge dans les mots d&rsquo;Eschyle ( le plus ancien des trois tragiques grecs, auteur de 90 tragédies et de 20 drames satyriques) qu&rsquo;elle traduit&#8230; jusqu&rsquo;à la reconstitution. Jusqu&rsquo;à la violence qui remonte, l&rsquo;impossible pardon qui étouffe et la vengeance qui éclate. <strong>Alors Marthe raconte pour que Léonce puisse comprendre. Et avancer. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2453"></span></p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Nicolas Clément raconte la construction de son roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/nHbqnaBqQVw?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;aide Maman à brosser les bêtes. Au village, ils croient que nous travaillons tristement, que l&rsquo;odeur nous punit ou que les sabots nous cabossent. Ils se trompent ; les bêtes nous sauvent. Notre famille a fondu depuis longtemps, mais elle existe encore en lettres, sur l&rsquo;étiquette du journal, le relevé des compteurs. Depuis des lustres, Papa ne prononce plus nos prénoms, se jette sur le verbe, phrases courtes sans adjectif, sans complément, seulement des ordres et des martinets. Dans mon dictionnaire, je cherche la langue de Papa, comment la déminer, où trouver la sonnette pour appeler. Mais la langue de Papa n&rsquo;existe qu&rsquo;à la ferme, hélas. Il nous conjugue et nous accorde comme il veut. Il est notre langue étrangère, un mot, un poing, puis retour à la ligne jusqu&rsquo;à la prochaine claque.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 42 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Pour me rendre à Baltimore, partir d&rsquo;ici me coûtera un baccalauréat, un coeur, une vie dans l&rsquo;herbe sous des bêtes en collier dont le lait fut la chaleur de mes os et le souffle, l&rsquo;heure de mes siestes. Je ne redoute ni d&rsquo;être heureuse loin de la ferme, ni de bâtir sur une ville étrangère le sort sacré que le temps me doit. Ne plus scruter le visage de Maman pour voir passer la pilule ne me fait pas peur non plus, car ces pétales en miettes portent, à leur façon, le grand monde déçu que je chercher. Mais laisser mon frère seul avec notre histoire me terrifie et je m&rsquo;en veux de ne songer qu&rsquo;aux larmes claires venues des choses. Je voudrais tant me tromper d&rsquo;épaules. Le gris serait comme avant : la craie pour espérer, la terre pour recouvrir la craie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je voulais une mère avec des épaules pour poser mes joues brûlantes. Je voulais un père avec une voix pour m&rsquo;interdire de faire des grimaces à table. Je voulais un chien avec un passé de chat pour ne pas oublier qui j&rsquo;étais. Je voulais un professeur pour me surprendre. Je voulais des livres pour construire une cabane à la cime des arbres. Je voulais être un homme pour sentir ce que ça fait d&rsquo;être une histoire. Je n&rsquo;ai pas eu tout ce que je voulais mais je suis là, avec mes zéros, ma vie soldée du jour qui vaut bien ma vie absente d&rsquo;avant. Je tombe rond ; mon compte est bon.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;ai beaucoup aimé (vraiment beaucoup !) le style de Nicolas Clément. Cette langue simple mais qui fait mouche. Les images de Marthe, ses rêves aussi. Je reste admirative devant la concision et la force de ce roman court mais si puissant. Marthe avait les études, l&rsquo;amour et Eschyle pour s&rsquo;en sortir. Tous ses efforts sont anéantis en quelques minutes. Le destin de Marthe croise celui de la justice. Et les fleurs n&rsquo;y pourront rien. A lire absolument ! </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;, de Nicolas Clément, collection Qui vive chez Buchet-Chastel, 9€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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