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	<title>Quatrième de couv &#187; travail</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand la station se vide&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Oct 2023 07:50:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été-automne 2023 &#160; Parmi les 466 nouveaux romans de la rentrée, des dizaines de pépites imaginées par des primo-écrivains. De quoi plonger dans des univers nouveaux, et arpenter, au fil des pages, des styles singuliers. L&#8217;histoire de Hors saison, écrit par Basile Mulciba ? Elle se déroule de nos jours, dans une station de ski en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire été-automne 2023</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HORS-SAISON1.jpg" rel="lightbox[6481]"><img class="alignleft size-full wp-image-6485 colorbox-6481" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HORS-SAISON1.jpg" alt="HORS SAISON" width="400" height="585" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Parmi les 466 nouveaux romans de la rentrée, des dizaines de pépites imaginées par des primo-écrivains. De quoi plonger dans des univers nouveaux, et arpenter, au fil des pages, des styles singuliers.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong><em>Hors saison</em></strong>, écrit par <strong>Basile Mulciba</strong> ?</p>
<p>Elle se déroule de nos jours, dans une station de ski en hiver. Tout le monde attend la neige qui tarde à tomber. <strong>Yann</strong>, un jeune homme d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;années, interrompt ses études de médecine &#8211; il est en 4e année &#8211; pour venir travailler comme saisonnier.</p>
<p>Il connaît peu la montagne et encore moins les codes du mode saisonnier. Seul le temps qui passe lui donne le courage de s&rsquo;approcher des autres.</p>
<p>A la Saint-Sylvestre, la neige n&rsquo;est toujours pas arrivée. Les saisonniers, eux, s&rsquo;en vont les uns après les autres.</p>
<p><strong>Yann</strong> a été recruté par <strong>Hans</strong>, qui dirige le vieil hôtel hérité de <span id="js-showResume" class="showResume">son père et qui commence à subir comme les autres les conséquences de l&rsquo;absence de neige. Tandis que peu à peu la station se vide, les deux hommes décident de rester. Et apprennent à se connaître. A s&rsquo;aimer aussi. </span></p>
<p><strong>Yann</strong> marche beaucoup. Repousse ses limites aussi. Et tente de comprendre les raisons de sa fuite.</p>
<p>Les descriptions précises et sensibles écrites par <strong>Basile Mulciba</strong> participent de cette virée dans un monde qui disparaît peu à peu du fait des dérèglements climatiques, une société qui perd ses repères, tandis que le désir, lui, nourrit toujours ceux qui y vivent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Basile Mulciba</strong> est originaire de Bretagne. Il a grandi en Guadeloupe et vit aujourd&rsquo;hui à Paris.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Yann se levait tôt mais restait allongé de longues minutes, à contempler les poutres du plafond, se remémorant presque chaque matin, avant de sortir de la chambre, la conversation avec Anne-Lise et ne sachant toujours pas très bien ce qu&rsquo;il était venu chercher. Sa colère, le doute et les remises en question s&rsquo;étaient dissipés et il fut même étonné de comprendre que c&rsquo;était elle qui, sans complètement le maîtriser, avait fait naître en lui l&rsquo;éventualité d&rsquo;un départ. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Après plusieurs jours, il avait l&rsquo;impression que l&rsquo;existence à la station trouvait son rythme et que, malgré l&rsquo;absence de neige, l&rsquo;activité démarrait peu à peu, comme une vieille mécanique fatiguée et pleine de poussière dont on chauffe le moteur en prévision d&rsquo;un grand voyage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 134 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce soir-là, Hans et Joachim semblèrent au sommet de leur amitié. D&rsquo;humeur festive et joyeuse, ils entraînèrent Florence avec eux. Yann participa aux conversations tout en sentant en retrait. Il repensait à la fin de la discussion avec Joachim et au sous-entendu qu&rsquo;il avait fait, que Hans puisse être la raison première de son désir de rester. Le trouble qu&rsquo;il ressentait à sa vue et à son contact ne le quittait plus depuis qu&rsquo;il l&rsquo;avait vu danser. Joachim l&rsquo;avait compris et, plutôt que de le lier ou de le contenir, il commençait à l&rsquo;accepter.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 148 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pendant une semaine, des masses d&rsquo;air glacé venues du nord succédèrent aux pluies humides, gorgées des eaux chaudes de l&rsquo;océan, sans que jamais les phénomènes ne se croisent ou ne se superposent. Les quelques personnes qui demeuraient en station et que Yann et Hans croisaient n&rsquo;acceptaient pas de ne plus rien comprendre, de ne plus rien maîtriser. Ceux qui restaient étaient les plus aigris, les plus hargneux, rongés par la crainte de tout perdre ou par le désespoir d&rsquo;une vie de travail déjà en ruine.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Hors saison, Basile Mulciba, Gallimard, 19,50 euros. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Aux commandes du train, la vie duraille&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/06/24/aux-commandes-du-train-la-vie-duraille/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/06/24/aux-commandes-du-train-la-vie-duraille/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 24 Jun 2023 07:31:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[accidents]]></category>
		<category><![CDATA[conducteurs de train]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[fatigue]]></category>
		<category><![CDATA[immersion]]></category>
		<category><![CDATA[Mattia Filice]]></category>
		<category><![CDATA[métier]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[POL]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[stress]]></category>
		<category><![CDATA[témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>

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		<description><![CDATA[Le monde du travail n&#8217;est, à mon avis, jamais assez exploité en littérature contemporaine. Les romans s&#8217;attachent à des époques, des questions sociétales, des personnages en plein doute existentiel&#8230; mais jamais assez, je trouve, à ce que ces hommes et  ces femmes font au quotidien. Comment ils occupent leur journée, leurs mains. Leur cerveau. Avec A la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mecano.jpg" rel="lightbox[6344]"><img class="alignleft size-full wp-image-6347 colorbox-6344" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mecano.jpg" alt="mecano" width="195" height="285" /></a></p>
<p>Le monde du travail n&rsquo;est, à mon avis, jamais assez exploité en littérature contemporaine. Les romans s&rsquo;attachent à des époques, des questions sociétales, des personnages en plein doute existentiel&#8230; mais jamais assez, je trouve, à ce que ces hommes et  ces femmes font au quotidien. Comment ils occupent leur journée, leurs mains. Leur cerveau. Avec <em>A la ligne</em>, <strong>Joseph Ponthus</strong> avait offert un formidable éclairage sur le travail à la chaîne dans le landerneau agroalimentaire breton. Au fil des pages, de la prose et de la poésie.</p>
<p><strong>Mattia Filice</strong> poursuit ce travail de littérature incarnée. Conducteur de train depuis plus de 18 ans, ce dernier a décidé de faire de son quotidien une matière à écrire. Pendant plus de 360 pages, cet Italien d&rsquo;origine qui a grandi dans la banlieue lyonnaise, raconte sa vie du rail&#8230;</p>
<p>A la dernière page, il écrit  : <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;écris depuis le début sur ce qui fait ma vie depuis désormais 18 bonnes années/14328 trains, 232 254 arrêts à quai, 481 346 kilomètres, 795 282 436 traverses&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Ancien projectionniste d&rsquo;un cinéma parisien art et essai qui cherche ses spectateurs, <strong>Mattia Filice</strong> a, comme son jumeau narrateur, poussé la porte de la SNCF. De tests en entretiens, il est devenu conducteur de train, mécano comme ils se nomment entre eux. Des mois de formation, d&rsquo;apprentissage qu&rsquo;il raconte. Du premier train conduit à ces gares ralliées en pleine nuit&#8230;</p>
<div id="attachment_6364" style="width: 810px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAIN-OKOK.jpg" rel="lightbox[6344]"><img class="size-full wp-image-6364 colorbox-6344" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAIN-OKOK.jpg" alt="L'intérieur d'une cabine d'un train régional (Photo Stadler, région Alsace)" width="800" height="532" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;intérieur d&rsquo;une cabine d&rsquo;un train régional (Photo Stadler, région Alsace)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6344"></span></p>
<h3 style="text-align: center">Quand le corps rencontre la fatigue&#8230;</h3>
<p>Au fil des pages, celui qui suivi un Master de création littéraire à Paris 8 en parallèle de son intégration professionnelle, transforme son quotidien en épopée. En vers et en prose. Un roman hypnotique, poétique et véritablement singulier au coeur du monde ferroviaire.</p>
<p>Un univers industriel dans lequel les procédures sont multiples, précises. Pas de fantaisie. Mais des gestes techniques et un sens du collectif incroyable, au quotidien et lors d&rsquo;un mouvement de grève long. Entre angoisse et plaisir, les mécanos arpentent les lignes, transportent des marchandises, des personnes, mais aussi leurs rêves, leurs soucis, etc. Et cette usure des corps qui les grignote au fil des réveils artificiels, des cadences hachées et du stress des horaires à tenir. La fatigue les habitent raconte encore <strong>Mattia Filice</strong> qui a opté pour un temps de travail à 80% afin de pouvoir lire, écrire et élever au mieux son fils.</p>
<p>On savoure jusqu&rsquo;à la dernière page ce <em>&laquo;&nbsp;pudding littéraire&nbsp;&raquo;</em> décrit par l&rsquo;auteur. De gare en gare. Un régal et une très très chouette découverte !</p>
<p><strong> Invité de France Inter, Mattia Filice raconte son &laquo;&nbsp;épopée&nbsp;&raquo; : </strong></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=utsUinvp-GY">https://www.youtube.com/watch?v=utsUinvp-GY</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 83 : </strong>Poser le sac</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est l&rsquo;expression quand les roulants décident de ne plus conduire</em></p>
<p><em>Putain de sac qu&rsquo;on porte sur notre dos avec le Mémento les renseignements techniques la ceinture jaune la pince les gants la clé de berne et les vêtements du lendemain</em></p>
<p><em>un type pose le sac et les trains restent à quai</em></p>
<p><em>je m&rsquo;imagine une balance où d&rsquo;un côté se trouve le train et de l&rsquo;autre le sac</em></p>
<p><em>le sac à terre le train vole en éclats</em></p>
<p><em>le sac en l&rsquo;air et le train roule sur les rails&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 171 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;hésite à me syndiquer </em></p>
<p><em>je n&rsquo;en suis qu&rsquo;au stade d&rsquo;une réflexion sporadique</em></p>
<p><em>une ondelette dans ma tête</em></p>
<p><em>c&rsquo;est ce que je crois</em></p>
<p><em>Lors de ma prise de service</em></p>
<p><em>l&rsquo;Homme qui murmurait aux oreilles de la peur</em></p>
<p><em>m&rsquo;invite à le rejoindre au bureau au fond du couloir</em></p>
<p><em>désormais il fait moins peur</em></p>
<p><em>un essaim de chefs m&rsquo;y accueille</em></p>
<p><em>les cadres de la traction</em></p>
<p>J&rsquo;ai appris que tu t&rsquo;étais syndiqué</p>
<p><em>c&rsquo;était donc une guêpe qui bourdonnait dans ma tête</em></p>
<p><em>et cette guêpe savait avant moi-même</em></p>
<p><em>ce que j&rsquo;allais réaliser&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 342 : </strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je ne suis sûr que d&rsquo;une seule chose, jamais au grand jamais je n&rsquo;écrirai sur mon métier. Je ne vais certainement pas revivre par l&rsquo;écriture ce qui déjà cadence mon temps, ce qui comprime mes émotions, ce qui viole mes désirs, ce qui les engendre aussi. Mais quand l&rsquo;inspiration s&rsquo;agite alors que le service impose son diktat, je perçois le travail comme un encombrant. </em></p>
<p><em>J&rsquo;apprends qu&rsquo;une cheffe de bord a été encore agressée, fruit peut-être d&rsquo;un amas de frustrations, d&rsquo;une violence inhérente à chaque injonction que nous recevons, qu&rsquo;une violence que nous retenons, contractant nos sphincters externes, et qui sort brusquement, sans raison, sans justification, au mauvais moment, au moment endroit. </em></p>
<p><em>Que ferait mon héroïne ? </em></p>
<p><em>En attendant, l&rsquo;ensemble des contrôleuses et contrôleurs utilise leur droit de retrait, refusant d&rsquo;enfouir leur colère comme ces machines enterrées au fond des tiroirs.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><strong><em> Mécano, Mattia Filice, POL, 22 euros</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Vingt fois sur le métier&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/12/04/vingt-fois-sur-le-metier/</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2022 08:04:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Un premier roman. Encore ? Pourquoi s&#8217;en priver ? Surtout que celui que je vais vous présenter est une p&#8217;tite pépite. Son auteure est âgée de 24 ans seulement. Claire Baglin signe avec En salle un court roman singulier qui nous parle du monde du travail. Une thématique peu exploitée par les auteurs. Si le secteur tertiaire est privilégié, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-SALLE.jpg" rel="lightbox[6140]"><img class="alignleft size-full wp-image-6142 colorbox-6140" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-SALLE.jpg" alt="EN SALLE" width="178" height="244" /></a></p>
<p>Un premier roman. Encore ? Pourquoi s&rsquo;en priver ? Surtout que celui que je vais vous présenter est une p&rsquo;tite pépite. Son auteure est âgée de 24 ans seulement. <strong>Claire Baglin</strong> signe avec <em><strong>En salle</strong></em> un court roman singulier qui nous parle du monde du travail.</p>
<p>Une thématique peu exploitée par les auteurs. Si le secteur tertiaire est privilégié, le travail en usine ou dans un fast-food, qui y ressemble par bien des points, n&rsquo;est pas souvent racontée. <strong>Thomas Flahaut</strong>, un auteur que je suis, le fait particulièrement bien. C&rsquo;était le cas <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/09/22/comme-une-errance-radioactive/">ici</a></strong> et encore <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/03/dans-le-cambouis-de-la-litterature-dusine/">là</a></strong>. Joseph Ponthus avait également abordé talentueusement le sujet avec <strong>A la ligne.</strong></p>
<p>La narratrice, étudiante, décroche un job d&rsquo;été dans un fast-food. Elle raconte la cadence à tenir, les managers aux aguets, les procédures à suivre à la seconde&#8230; En parallèle, un autre récit s&rsquo;offre au lecteur. Celui du quotidien de cette même narratrice dans sa famille, entre son père <strong>Jérôme</strong>, sa mère <strong>Sylvie</strong> et son petit frère <strong>Nico</strong>. Une famille modeste qui garde un oeil sur les dépenses. Toujours. Une famille pour qui un déjeuner au fast-food reste une exception alors que l&rsquo;aînée de la famille évolue désormais dans l&rsquo;envers du décor.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6140"></span></p>
<p>Les deux récits se répondent. Dans le premier une jeune femme de 20 ans qui découvre l&rsquo;aliénation du labeur ouvrier et la souffrance d&rsquo;un corps, sous le regard inquisiteur des &laquo;&nbsp;mana&nbsp;&raquo;. Pour éviter la salle et la cuisson des frites, pour essayer d&rsquo;être en poste au Drive, les équipiers tentent de trouver la bonne stratégie&#8230;</p>
<p>De l&rsquo;autre, un père qui, chaque jour, raconte sa journée à l&rsquo;usine, pénible. A cause de la chaleur, des odeurs. Fier cependant d&rsquo;y retourner quand sa fille, elle, s&rsquo;en ira poursuivre ses études, une fois la fin de l&rsquo;été arrivée. Un même rythme qui raconte le quotidien des ouvriers et des employés qui répètent des tâches. Sans cesse. Dans un climat de stress.</p>
<p>Une écriture précise. Pointue. Qui claque. En cadence.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 59 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Après trois semaines au drive, je suis désormais en salle, le royaume dont personne ne veut, constitué du lobby intérieur où mangent les clients, de la terrasse, des toilettes et du local poubelle. Je suis en salle parce que je viens d’arriver et que les nouveaux servent à être là où personne ne veut travailler. Je comprends que je vais rester à ce poste. Lorsque je sers un des plateaux posés sur le comptoir, je sais que les équipières de l’autre côté se sont battues pour être derrière le rectangle en béton du comptoir, planquées.</em><br />
<em>J’apprends que la formatrice s’appelle Chouchou et qu’elle est manageuse en salle. Chouchou précise qu’ici tout le monde l’adore et quand elle nous laisse à midi et passe la porte automatique, elle se retourne et s’écrie salut les filles, trop heureuse de partir en pause.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<section class="container page-content">
<blockquote>
<div class="eleven columns" style="text-align: left"><strong> Pages 108-109 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Les signaux sonores, lents, deux en même temps, rapides, au début j’hésite, c’est les friteuses qui sonnent ou les poissons panés plus loin dans la cuisine ? À la fin je sais, le bruit vient de ma poitrine comme quand les basses la font vibrer, comme quand je posais ma main d’enfant sur mon coeur avec l’impression qu’il allait exploser au son des Démons de minuit. De nouvelles alarmes, les commandes internet sur le tableau de bord derrière moi, mes mains sont trop grasses, le bruit me fatigue, je secoue la panière, lâche, reprends, ça sonne, volte-face, la pelle avec le sachet au bout, la panière suspendue au-dessus des cuves, égoutter, secouer doucement, l’huile crépite et vient pincer mes avant-bras, allez c’est bon là, il faut pas y passer des heures non plus, je la vide, je la jette  avec les autres. Les clients qui renvoient leurs frites trop froides, envie de plonger leurs mains dans l’huile bouillante, les miennes rouges, le sel griffe.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div class="eleven columns" style="text-align: left"></div>
<div class="eleven columns" style="text-align: left"><strong>Pages 124-125 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Une heure avant de partir pour la cérémonie, Jérôme veut se laver les mains. Il demande à Sylvie où est la brosse à ongles, puis il s’applique. Les poils durs frottent les contours des doigts, là où des arcs de cercle noirs se sont formés. Mon père frotte mais ces traces sont imprimées de façon indélébile sur sa peau. Il s’acharne mais seules les peaux mortes se détachent, la crasse, elle, reste et Jérôme répète, mais c’est pas possible, c’est pas possible. Il perd patience, on doit partir. Il ouvre le robinet avec trop de force</em><br />
<em>pour rincer la brosse et sa chemise violette est trempée par endroits, il s’essuie avec un peignoir. Il doit encore cirer ses chaussures et les marques ne partent pas. Jérôme fatigue, tout ce qu’il a dévissé, graissé, tout ce qu’il a réparé la veille et maintenant les stigmates, impossibles à estomper. Il sort de la salle de bains pour trouver Sylvie et lui dit, je peux quand même pas y aller comme ça et Sylvie, penchée au-dessus du lavabo, frotte les mains de Jérôme comme un vêtement taché. Jérôme répète, je vais jamais avoir le temps de cirer mes chaussures et je vais me salir, je suis dégueulasse, je peux pas y aller, il faut que je change de chemise, non je peux pas y aller comme ça, c’est foutu, c’est foutu. Sylvie s’acharne sur ses mains, mais Jérôme regarde déjà ailleurs comme s’il s’abandonnait, là, au creux du lavabo.&nbsp;&raquo;</em></div>
</blockquote>
<div class="one column"><em><strong> En salle, Claire Baglin, Editions de Minuit. </strong></em></div>
</section>
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		</item>
		<item>
		<title>Au mitan de sa vie, le poids des choix</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/09/connemara/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/09/connemara/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 May 2022 06:59:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Nicolas Mathieu est de retour ! Autant vous dire que Connemara était attendu. Par tous ceux qui avaient aimé Leurs enfants après eux (dont j&#8217;avais parlé ici ), par les libraires aussi, sûrs de voir entrer des lecteurs en attente&#8230; et par moi. L&#8217;auteur quadragénaire sait mieux que d&#8217;autres dépeindre les classes moyennes, qu&#8217;elles vivent dans l&#8217;Est de la France ou [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/metadatametadatageneralwebwebtitle_8.jpg" rel="lightbox[5967]"><img class="alignleft size-full wp-image-5969 colorbox-5967" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/metadatametadatageneralwebwebtitle_8.jpg" alt="metadatametadatageneralwebwebtitle_8" width="618" height="1024" /></a></span></strong></p>
<p><strong>Nicolas Mathieu</strong> est de retour ! Autant vous dire que <em><strong>Connemara</strong></em> était attendu. Par tous ceux qui avaient aimé <strong><em>Leurs enfants après eux </em></strong>(dont j&rsquo;avais parlé<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/12/14/dans-la-france-de-lentre-deux/">ici</a> </strong>), par les libraires aussi, sûrs de voir entrer des lecteurs en attente&#8230; et par moi. L&rsquo;auteur quadragénaire sait mieux que d&rsquo;autres dépeindre les classes moyennes, qu&rsquo;elles vivent dans l&rsquo;Est de la France ou ailleurs.</p>
<p>Il nous parle de déterminisme social, de malaise existentiel à travers les portraits croisés d&rsquo;<strong>Hélène</strong> et de <strong>Christophe</strong>. La première, fille unique, a tout fait pour s&rsquo;extraire de la situation sociale de ces parents.</p>
<p>Partie à Paris où elle devient consultante, elle regagne sa région natale avec compagnon et enfants après un burn-out violent. Là, entre maison d&rsquo;architecte, réflexes bourgeois, vie intime en berne et compétition au travail, elle cherche sa place. Croit la trouver dans les bras de <strong>Christophe,</strong> qui lui, n&rsquo;a pas quitté Cournécourt, cette petite ville fictive située à côté d&rsquo;Epinal. Ils se connaissent depuis le lycée. Lui n&rsquo;est pas parti. Et n&rsquo;a pas cherché à le faire. Papa d&rsquo;un petit garçon, il est séparé de la mère de celui-ci. Et se partage entre son travail de commercial, son père de moins en moins autonome, ses copains de toujours, et sa carrière de joueur de hockey sur glace. L&rsquo;ancienne gloire locale a tenté un come-back.<strong> Hélène</strong> et <strong>Christophe</strong> se retrouvent, deviennent amants. L&rsquo;occasion pour l&rsquo;une et l&rsquo;autre de changer de vie ?</p>
<p>L&rsquo;occasion pour <strong>Nicolas Mathieu</strong> d&rsquo;observer, de disséquer comme l&rsquo;enragé des détails qu&rsquo;il est toujours. De l&rsquo;enfance à l&rsquo;âge adulte, les séquences s&rsquo;intercalent, se succèdent. Pour mieux saisir l&rsquo;évolution et/ou les blocages.</p>
<p>Doit-on partir pour réussir ou le faire croire ? Peut-on naître, vivre et mourir au même endroit sans le vivre comme un échec social ? Autant de questions posées par cet épais roman. <strong>Hélène</strong> a choisi d&rsquo;être transfuge de classe, de s&rsquo;imposer. <strong>Christophe</strong> s&rsquo;en est bien gardé. Ont-ils, au final, réussi leur vie ?</p>
<p>Au fil des pages, le lecteur explore l&rsquo;intime et le politique de notre époque contemporaine. Une chronique sociale cinglante sur ceux qui, au mitan de leur vie, pensent savoir, qui sont sûrs d&rsquo;eux et sur ceux qui se débrouillent pour ne pas sombrer. Une manière aussi de &laquo;&nbsp;dénoncer&nbsp;&raquo; la novlangue qui s&rsquo;infiltre partout. Celle des décideurs. De ceux qui savent. Ou croient savoir.</p>
<p><a href="https://youtu.be/1n3PJKmc1SU">https://youtu.be/1n3PJKmc1SU</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 126 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Hélène débarquait donc en pleine guerre picrocholine et trouvait dans chaque organisme où elle intervenait des équipes irréconciliables et une poignée de cadres au bord de la crise de nerfs. L&rsquo;étendue des dégâts ne la surprenait guère. Cent fois déjà, elle avait pu constater les effets dévastateurs de ces refontes imposées en vertu de croyances nées la veille dans l&rsquo;esprit d&rsquo;économistes satellitaires ou dans les tréfonds de business schools au prestige indiscuté. ces catéchismes managériaux variaient d&rsquo;une année à l&rsquo;autre, suivant le gout du moment et la couleur du ciel, mais les effets sur le terrain demeuraient invariables.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 150-151 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] En somme, il faut se tenir. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais à quoi ça tient ? Certainement pas au vocabulaire. Le père de Charlotte dit merde à tout-va et signale des connards à chaque carrefour. Ni aux vêtements. Nicole bronze topless sur la plage, et toute la garde(robe du père est élimée, pleine de taches, parfois trouée et ça lui est complètement indifférent. Ça ne rélève pas non plus de plus la politesse, ni d&rsquo;une sorte de respect conventionnel que les enfants devraient aux adultes. C&rsquo;est autre chose, de plus subliminal. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Par exemple, une fois, Hélène s&rsquo;est laissée tomber un peu trop lourdement dans le canapé du salon, et elle a senti passer la réprobation pareille à un courant d&rsquo;air. Depuis, elle vit dans l&rsquo;inquiétude et s&rsquo;efforce de faire comme Charlotte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 381-382 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Enfin la voix de Sardou, et ces paroles qui faisaient semblant de parler d&rsquo;ailleurs, mais ici, chacun savait à quoi s&rsquo;en tenir. Parce que la terre, les lacs, les rivières, ça n&rsquo;était que des images, du folklore. Cette chanson n&rsquo;avait rien à voir avec l&rsquo;Irlande. Elle parlait d&rsquo;autre chose, d&rsquo;une épopée moyenne, la leur, et qui ne s&rsquo;était pas produite dans la lande ou ce genre de conneries, mais là, dans les campagnes et les pavillons, à petits pas, dans la peine des jours invariables, à l&rsquo;usine puis au bureau, désormais dans les entrepôts et les chaînes logistiques, les hôpitaux et à torcher le cul des vieux, cette vie avec ses équilibres désespérants, des lundis à n&rsquo;en plus finir et quelque fois la plage, baisser la tête et une augmentation quand ça voulait, quarante ans de boulot et plus, pour finir à biner son minuscule bout de jardin, regarder un cerisier en fleur au printemps, se savoir chez soi, et puis la grande qui passsait le dimanche en Megane, le siège bébé à l&rsquo;arrière, un enfant qui rassure tout le monde : finalement, ça valait le coup. Tout ça, on le savait d&rsquo;instinct, aux premières notes, parce qu&rsquo;on l&rsquo;avait entendue mille fois cette chanson, au transistor dans sa voiture, à la télé, grandiloquente et manifeste, qui vous prenait aux tripes et rendait fier.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>Connemara, Nicolas Mathieu, Actes sud, 22€.</em></strong></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Ne plus vouloir refaire surface&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/24/ne-plus-vouloir-refaire-surface/</link>
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		<pubDate>Sun, 24 Jan 2021 10:03:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2021 Ils seront 493 au total à essayer de trouver une place sur les tables des libraires. Ils ? Les romans de cette rentrée littéraire d&#8217;hiver. Par eux, 153 romans étrangers et 64 premiers romans dont nombre écrits par des femmes. On commence ? Pour moi, ma pile des livres de la rentrée a débuté avec &#171;&#160;Ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire hiver 2021</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Ce-matin-la_6540.jpg" rel="lightbox[5560]"><img class="alignleft size-full wp-image-5566 colorbox-5560" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Ce-matin-la_6540.jpg" alt="CVT_Ce-matin-la_6540" width="250" height="390" /></a></p>
<p>Ils seront <strong>493 au total</strong> à essayer de trouver une place sur les tables des libraires. Ils ? Les romans de cette rentrée littéraire d&rsquo;hiver. Par eux, <strong>153 romans étrangers et 64 premiers romans</strong> dont nombre écrits par des femmes.</p>
<p>On commence ?</p>
<p>Pour moi, ma pile des livres de la rentrée a débuté avec <strong>&laquo;&nbsp;Ce matin-là&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> de Gaëlle Josse</strong>. Une autrice qui a grandi dans l&rsquo;Indre comme nous l&rsquo;explique mon collègue de Châteauroux <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/le-coup-de-poing-de-gaelle-josse">ici</a>. </strong></p>
<p><strong>Gaëlle Josse</strong>, web rédactrice pour un site internet signe là son dixième roman. L&rsquo;histoire ? Très contemporaine pour le coup. C&rsquo;est celle de <strong>Clara</strong>. Une jeune femme pour qui, un jour, tout lâche. Sa vie, son métier. Employée dans une société de crédit, elle n&rsquo;y trouve finalement plus de sens. Le traitement d&rsquo;un dossier la fait basculer.</p>
<p>Amis, amours, famille, collègues, tout se délite. Burn-out ? Dépression ? Tout se mélange. Tout la transforme. La détruit.</p>
<p>Des semaines, des mois de solitude, de vide, s’ouvrent devant elle. Pour relancer le cours de sa vie, il lui faudra des ruptures, de l’amitié, et aussi remonter à la source vive de l’enfance.</p>
<p>On a tous connu, un jour, &laquo;&nbsp;ce matin-là &laquo;&nbsp;, cette envie de tout envoyer valdinguer, trop fragile pour rester dans la course. Une trajectoire parmi tant d&rsquo;autres pour mieux en prendre la mesure. Pour mieux se donner le temps de trouver le bon tempo.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Venue à l’écriture par la poésie, <strong>Gaëlle Josse</strong> a publié son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Les Heures silencieuses&nbsp;&raquo;</strong> en 2011. Elle a obtenu de nombreux prix pour ses différents romans.</p>
<p>Diplômée en droit, en journalisme et en psychologie clinique, elle travaille à Paris et vit en région parisienne. Elle anime, par ailleurs, des rencontres autour de l’écoute d’œuvres musicales et des ateliers d’écriture auprès d’adolescents et d’adultes.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle se voit ingurgiter du sécable, du dispersible, du soluble, du buvable, du croquable, de l&rsquo;avalable, quantité de molécules qui vont murmurer à son cerveau que tout va bien. Elle n&rsquo;est pas certaine d&rsquo;avoir souhaité cette réponse-là, mais il faut bien calmer ces palpitations, ces insomnies, cette pince qui broie l&rsquo;estomac, cette gorge nouée, et tout ce qu&rsquo;elle n&rsquo;é pas voulu voir, pas voulu entendre depuis des semaines, depuis des mois.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 55-56 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Désoeuvrée. C&rsquo;est ce que lui a dit Laetitia, son amie, l&rsquo;infatigable, la solaire, celle de la salle de sport, celle des apéritifs prolongés, avec son haut front clair de vierge flamande, ses foulards colorés dans les cheveux et ses histoires de mecs à n&rsquo;en plus finir. Joyeuse, sensuelle, Laetitia. Clara se demande comment elle fait, parfois. Tu ne vas pas rester comme ça, désoeuvrée. Le mot a marqué Clara. Désoeuvrée, sans oeuvre à construire, sans tâche, sans utilité, une vie de paramécie, de lentille d&rsquo;eau, de mousse, de lichen. Des heures sans bouger du canapé. Elle se dit qu&rsquo;elle va finir par se confondre avec la couleur des coussins, et ce serait bien, les animaux se rendent invisibles pour se protéger des prédateurs. [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 96-97 :</strong><em> [&#8230;] A quoi ressemble leur vie ? Elle se dit qu&rsquo;elle aimerait échanger la sienne contre n&rsquo;importe quelle autre, au hasard, dans une sorte de pacte, comme dans les légendes. Sa vie aux enchères. A qui la veut. Elle s&rsquo;arrête, étourdie, marque le pas devant une vitrine dont elle ne regarde rien, elle aperçoit son reflet entre les marchandises exposées. C&rsquo;est donc cela qu&rsquo;elle est devenue en quelques semaines, ce visage crayeux aux traits tirés, lèvres fermées, cheveux attachés, regard éteint. Elle se reconnaît à peine. Elle se met à haïr ce reflet, c&rsquo;est donc moi, ça ? Cette ombre, ce passe-muraille, cette invisible égarée dans la foule ? &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Ce matin-là&nbsp;&raquo;, Gaëlle Josse, Noir sur Blanc, Notabilia, 17€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Dans le cambouis de la littérature d&#8217;usine&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/03/dans-le-cambouis-de-la-litterature-dusine/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/03/dans-le-cambouis-de-la-litterature-dusine/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 03 Jan 2021 14:24:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Les nuits d'été"]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Flahaut]]></category>
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		<category><![CDATA[usine]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Je me considère héritier de cette conscience ouvrière. On hérite de ce qui est mort de toute façon.&#160;&#187; Dans le journal suisse Le Temps, en septembre dernier, Thomas Flahaut résumait aussi son travail, engagé en 2017 avec la publication de son premier roman &#171;&#160;Ostwald&#160;&#187; qui déjà évoquait le monde ouvrier dans un contexte post-apocalyptique, en présumant d&#8217;une explosion à la centrale nucléaire [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Les-nuits-dete_8854.jpg" rel="lightbox[5531]"><img class="alignleft size-full wp-image-5533 colorbox-5531" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Les-nuits-dete_8854.jpg" alt="CVT_Les-nuits-dete_8854" width="250" height="367" /></a></strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Je me considère héritier de cette conscience ouvrière. On hérite de ce qui est mort de toute façon.&nbsp;&raquo;</strong> Dans le journal suisse <em>Le Temps</em>, en septembre dernier, <strong>Thomas Flahaut</strong> résumait aussi son travail, engagé en 2017 avec la publication de son premier roman<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/09/22/comme-une-errance-radioactive/">&laquo;&nbsp;Ostwald&nbsp;&raquo;</a></strong> qui déjà évoquait le monde ouvrier dans un contexte post-apocalyptique, en présumant d&rsquo;une explosion à la centrale nucléaire de Fessenheim.</p>
<p>Il est revenu à la dernière rentrée littéraire avec <strong>&laquo;&nbsp;Les nuits d&rsquo;été&nbsp;&raquo;</strong>. Un roman terriblement ancré dans la réalité. Et pour cause. Thomas Flahaut, bientôt trente ans, s&rsquo;est inspiré de sa propre expérience dans une usine du Jura bernois, en Suisse. Lui-même fils d&rsquo;ouvrier, il a rejoint une entreprise plusieurs mois durant en 2013 afin de pouvoir financer ses études.</p>
<p>Il a gardé les odeurs, les bruits, les machines monstrueuses en mémoire. Tout comme la reproduction sociale qui s&rsquo;y joue pour raconter au plus près de la réalité les histoires croisées de <strong>Thomas</strong> (comme un alter ego littéraire), <strong>Louise</strong> sa soeur jumelle et leur ami d&rsquo;enfance <strong>Mehdi</strong>.</p>
<p>Eté 2016. <strong>Thomas</strong> rejoint pour la première fois l&rsquo;usine où son père a travaillé toute sa vie. Il y retrouve <strong>Mehdi</strong>, un peu perdu de vue. Ils sont 25 ans. <strong>Mehdi</strong> se partage entre les stations de ski l&rsquo;hiver et l&rsquo;usine l&rsquo;été. A cela s&rsquo;ajoute les marchés qu&rsquo;il parcourt avec son père, ancien ouvrier de l&rsquo;usine devenu marchand de poulets grillés.</p>
<p><span id="more-5531"></span></p>
<p><strong>Thomas</strong> est étudiant à Besançon. Enfin, était. Il a cessé de se rendre à la fac. Et n&rsquo;a encore rien dire à ses parents. Seule sa soeur jumelle, <strong>Louise</strong>, est au courant. Ils partagent le même appartement. <strong>Louise</strong>, brillante étudiante en sociologie, doit entamer sa thèse dès cet été. Compliqué de s&rsquo;y mettre. Elle regagne le quartier des Verrières où elle a grandi. Et retrouve <strong>Mehdi.</strong></p>
<p>Elle sait que son travail portera sur les ouvriers frontaliers qui comme son son frère et son ami gagnent la Suisse pour rejoindre l&rsquo;usine Lacombe. Une usine où les cadres suisses viennent annoncer une mauvaise nouvelle. Celle de la fermeture prochaine.</p>
<p>Pour beaucoup, l&rsquo;horizon se bouche d&rsquo;un coup. <strong>Thomas</strong> sombre. <strong>Mehdi</strong> doute et tombe amoureux. Puis viendra le drame.</p>
<p><strong>Thomas Flahaut</strong> raconte son roman :</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/CMPkLSxmBtk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Au fil des pages, une &laquo;&nbsp;littérature d&rsquo;usine&nbsp;&raquo; dont il a trouvé l&rsquo;inspiration dans<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;établi&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Robert Linhart</strong>. Le militant maoïste avait rédigé son livre après avoir passé un an dans une usine Citroën.</p>
<p>Un roman passionnant parce qu&rsquo;il parle d&rsquo;un monde trop souvent oublié par la littérature contemporaine. Dans une société de services de plus en plus dématérialisée,  le travail à la chaîne n&rsquo;inspire visiblement pas. Ou plus. <strong>Thomas Flahaut,</strong> lui, a décidé de ne pas perdre de vue la classe ouvrière.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 35 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Une nouvelle semaine commence ainsi, aussi normale, habituelle, que si elle était pour Thomas la centième. Il prend place devant la Miranda. Ses mains se mettent à penser à sa place lorsqu&rsquo;elle gueule, tressaute. Il faut replacer le fil de cuivre cassé dans la fileuse. Il faut ramasser le stator tordu par le bras mécanique en grimpant dans le ventre de la machine quand la pompe à air foire et que s&rsquo;affiche sur l&rsquo;écran de contrôle le message annonçant </em>Error Vacuum<em>. Thomas se repose dans le silence des autres et leurs conversations économes sur la chaleur à crever le jour et la douceur des nuits, les Suisses qu&rsquo;on ne voit jamais mais qu&rsquo;on déteste, les motos tant aimées qu&rsquo;on pourrait en sculpter des totems, la Ducati, la Honda, la Kawasaki, et dont on articule les noms avec autant d&rsquo;évidence que si elles étaient des compagnes de chair et d&rsquo;os. Devant sa facilité à intégrer l&rsquo;univers nouveau de l&rsquo;usine, Thomas songe qu&rsquo;elle est peut-être le lieu de sa naissance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 137 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La fin va arriver. Elle va arriver très vite. Ce soir, les polos verts ont commencé à démonter la Miranda de Steven. Déjà, elle a été dépouillée de tous ses éléments mécaniques, les plus longs à démonter. Au bout de la nuit, il n&rsquo;en demeurera plus rien, ou presque. Il n&rsquo;y aura plus à sa place que du vide. Un vide que Mehdi ne peut s&rsquo;empêcher de trouver mélancolique Il sait que son père ne travaillait pas sur une Miranda de temps où il passait ses nuits chez Lacombe, mais il associe le dévissage de ces machines qui ont bousillé son père, entraîné par effet domino le départ de sa mère avant de la lâcher là, lui, le fils, le produit de ces démolitions successives, sans possibilité immédiate de gagner de quoi vivre, avec pour seul horizon la fuite. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 143 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Tout à l&rsquo;heure, toquant à la fenêtre passager, Louise l&rsquo;a réveillé. Mehdi s&rsquo;était arrêté près de la douane. Endormi, Thomas ne s&rsquo;en était pas rendu compte. Inquiète, sa soeur a voulu lui faire promettre de démissionner dès le lendemain, d&rsquo;aller voir un médecin. Mais ça, il ne peut pas. Travailler chez Lacombe constitue désormais en enjeu existentiel, presque mystique. S&rsquo;il ne tient pas jusqu&rsquo;au bout, jusqu&rsquo;à ce que la dernière machine soit démontée, Thomas en est persuadé, il est perdu. Mais ça, il ne l&rsquo;a pas dit à Louise. Il ne l&rsquo;a dit à personne. Il le sait, il aurait l&rsquo;air d&rsquo;un fou. Je verrai, je ferai attention, c&rsquo;est tout ce qu&rsquo;jl lui a répondu.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les nuits d&rsquo;été&nbsp;&raquo;, Thomas Flahaut, Editions de l&rsquo;Olivier, 18€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>A tous ceux qui se sont déjà perdus&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/10/12/a-tous-ceux-qui-se-sont-deja-perdus/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/10/12/a-tous-ceux-qui-se-sont-deja-perdus/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 07:53:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Le lièvre d'Amérique"]]></category>
		<category><![CDATA[abrutissement]]></category>
		<category><![CDATA[autrice québécoise]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
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		<category><![CDATA[enfance]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  La rentrée littéraire, ce sont aussi des titres venus d&#8217;ailleurs. Et des premiers romans. La preuve avec &#171;&#160;Le lièvre d&#8217;Amérique&#160;&#187; de Mireille Gagné et publié à la maison d&#8217;édition québécoise La Peuplade. Voici un curieux roman. Son autrice, qui publie ici son premier roman après avoir, depuis 2010, écrit de la poésie et des nouvelles, le définit comme [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00ff00"><strong>Rentrée littéraire </strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C1-Lièvre-226x339.jpg" rel="lightbox[5373]"><img class="alignleft size-full wp-image-5375 colorbox-5373" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C1-Lièvre-226x339.jpg" alt="C1-Lièvre-226x339" width="226" height="339" /></a></p>
<p>La rentrée littéraire, ce sont aussi des titres venus d&rsquo;ailleurs. Et des premiers romans. La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;Le lièvre d&rsquo;Amérique&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Mireille Gagné</strong> et publié à la maison d&rsquo;édition québécoise<strong> La Peuplade</strong>.</p>
<p>Voici un curieux roman. Son autrice, qui publie ici son premier roman après avoir, depuis 2010, écrit de la poésie et des nouvelles, le définit comme &laquo;&nbsp;une fable animalière néolibérale qui s&rsquo;adresse à celles et ceux qui se sont égarés &laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>Mireille Gagné</strong> comme elle l&rsquo;explique dans la petite vidéo ci-après, sait de qui elle parle. L&rsquo;an dernier, celle qui travaille à temps plein, écrit et élève deux enfants, a connu &laquo;&nbsp;un épisode de surmenage&nbsp;&raquo;.  Un sujet en or pour celle qui, à travers la poésie, aime à analyser la frontière entre le prédateur et sa proie à travers le prisme des animaux. Elle avait son sujet.</p>
<p>L&rsquo;histoire du <strong>&laquo;&nbsp;Lièvre d&rsquo;Amérique&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle de <strong>Diane, célibataire, sans enfants ni amis</strong>. Qui se remet d&rsquo;une opération. Pour être toujours plus performante, ne plus perdre de temps à dormir. L&rsquo;employée modèle qu&rsquo;elle est déjà veut encore aller plus loin.</p>
<p><span id="more-5373"></span></p>
<p>Sauf que cette intervention, loin d&rsquo;être anodine, déclenche chez elle des phénomènes curieux : ses cheveux et ses poils deviennent roux, ses sens se développent&#8230; et les hommes commencent à la suivre&#8230;</p>
<p>Par flash-back, lui reviennent alors des images de son enfance, de son adolescence passée près de son voisin et ami <strong>Eugène</strong>, disparu bizarrement. Il était fasciné par les espèces en voie d&rsquo;extinction, comme le lièvre d&rsquo;Amérique. Que deviendra<strong> Diane</strong> ?</p>
<p>Voilà un texte qui donne envie de poser son sac.  De calmer le rythme ( qui quand on observe <strong>Diane</strong> ne comprend plus de ponctuation, car il faut toujours aller plus vite&#8230;) . Un premier roman qui intrigue mais qui m&rsquo;a aussi beaucoup parlé. Allez savoir pourquoi&#8230;</p>
<p>Et quel plaisir, au détour des pages, de croquer des expressions québécoises <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5373" /></p>
<p><strong>L&rsquo;autrice québécoise nous parle ici de son premier roman : </strong></p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/425498107?app_id=122963" width="500" height="281" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen" allowfullscreen title="LE LI&amp;Egrave;VRE D&amp;#039;AM&amp;Eacute;RIQUE"></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Avant de s&rsquo;engouffrer dans son bureau, Diane échange un regard soutenu avec sa rivale. L&rsquo;instant d&rsquo;une fraction de seconde, elle perçoit même chez elle un léger sourire de connivence, qu&rsquo;elle balaie rapidement de la main. Diane s&rsquo;assoit directement sur sa chaise, impatiente d&rsquo;ouvrir son ordinateur et sa boîte de courriel. Elle éprouve un soulagement lorsqu&rsquo;elle entend le </em>bip <em>caractéristique de l&rsquo;ouverture de son portable. Elle sourit. Diane se sent à sa place, ici. Son pied dans la bonne empreint. Plus ses doigts tapent sur le clavier, plus ses idées se remettent en ordre. Elle aime ce moment où elle aligne les lettres à l&rsquo;écran pour réduire le chaos autour d&rsquo;elle. Elle jubile à l&rsquo;idée d&rsquo;être indispensable.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 65-66 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Pour calmer son anxiété de performance et économiser des</em> secondes<em> Diane compte perpétuellement le nombre de pas séparant son appartement de son travail de marches entre chacun des étages de secondes entre son bureau et celui de la femme qu&rsquo;elle déteste le temps que ça lui prend pour remplir une bouteille d&rsquo;eau attendre chez le médecin que le photocopieur finisse sa phase de réchauffage elle compte les calories absorbées pour chaque aliment et dépensées sur le vélo stationnaire les murs qui l&rsquo;entourent les lumières dans son appartement son bureau les craques sur le trottoirs les lettres dans chaque mot qu&rsquo;elle écrit les fois où elle a joui ses paiements automatisés à venir ses battements de coeur les combinaisons qu&rsquo;elle peut faire en collant ses doigts deux par deux ses courriels marqués non lus les dossiers traités par jour en comparaison avec sa rivales ses paires de petites culottes les un-deux-trois litres d&rsquo;eau qu&rsquo;elle s&rsquo;entête à boire chaque jour les mouchoirs et carrés de papier de toilette utilisés les cheveux tombés dans l&rsquo;évier de la salle de bains les gars avec qui elle a couché depuis l&rsquo;adolescence elle compte pour combler le vide mais le malheur de se dénombre pas&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 99 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Diane tente de se raisonner et collige les faits. Plus besoin de dormir autant qu&rsquo;avant. Beaucoup plus d&rsquo;énergie et de vitalité. Plus de concentration. Exactement comme on le lui avait promis. C&rsquo;était la finalité qu&rsquo;elle désirait. Ne plus jamais être fatiguée. Etre capable d&rsquo;exécuter un plus grand nombre de tâches. Avoir plus de temps. Il est sans doute trop tôt pour conclure au dysfonctionnement. Cependant, au fin fond d&rsquo;elle-même, elle sait que quelque chose cloche. Son corps, trop fébrile. Une vibration anime chacun de ses membres en permanence. Son coeur, plus fort. Elle entend ses battements pulser jusque dans ses oreilles. Son visage. Ses yeux écarquillés. Apeurés en permanence. Sa peau rousselée.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le lièvre d&rsquo;Amérique&nbsp;&raquo;, Mireille Gagné, La Peuplade, 18€</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Chercher son salut parmi les champs de tabac&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/10/chercher-son-salut-parmi-les-champs-de-tabac/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 Jul 2020 10:29:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une très chouette découverte ! Une de plus ! Je ne connaissais pas Catherine Elaine Morgan, auteure américaine quadragénaire installée dans le Kentucky. Son deuxième roman, traduit en français l&#8217;an dernier &#8211; &#160;&#187; Le sport des rois &#171;&#160;, avait beaucoup plu aux critiques et aux lecteurs. Elle avait d&#8217;ailleurs été finaliste du prix Pulitzer avec ce roman. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUS-LES-VIVANTS-OK.jpg" rel="lightbox[5183]"><img class="alignleft size-full wp-image-5187 colorbox-5183" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUS-LES-VIVANTS-OK.jpg" alt="TOUS LES VIVANTS OK" width="195" height="285" /></a></p>
<p>Une très chouette découverte ! Une de plus ! Je ne connaissais pas <strong>Catherine Elaine Morgan</strong>, auteure américaine quadragénaire installée dans le Kentucky. Son deuxième roman, traduit en français l&rsquo;an dernier &#8211; <strong>&nbsp;&raquo; Le sport des rois &laquo;&nbsp;</strong>, avait beaucoup plu aux critiques et aux lecteurs. Elle avait d&rsquo;ailleurs été finaliste du prix Pulitzer avec ce roman.</p>
<p>Celui-ci, <strong>&nbsp;&raquo; Tous les vivants &laquo;&nbsp;</strong>, c&rsquo;est le premier écrit. Il date d&rsquo;une dizaine d&rsquo;années. <strong>C.E. Morgan</strong> avait alors 34 ans.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle se déroule, ai-je lu dans des articles sur ce roman, dans les années 80. Au fil des pages, rien ne permet de le dater de manière précise. Là n&rsquo;est pas le sujet. Dans <strong>&laquo;&nbsp;Tous les vivants&nbsp;&raquo;</strong>, ce qui compte ce sont les deux personnages et le décor. Nous sommes dans le Kentucky. A la campagne. Profonde. Ici, des champs de tabac à perte de vue. Ici, une ferme, isolée. A l&rsquo;intérieur, un couple qui apprend à se découvrir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5183"></span></p>
<p>Quelques mois seulement que <strong>Orren</strong> et <strong>Aloma</strong> se connaissent. Ils se sont rencontrés dans un établissement scolaire,  lors d&rsquo;une sortie. Il a conduit les élèves. Elle est professeure de piano. Elle a vingt ans et est orpheline. Lui, âgé de 23 ans, s&rsquo;est occupé de la ferme familiale avec son frère <strong>Cash</strong> et sa mère <strong>Emma</strong> depuis la mort de son père. Ils se trouvent, s&rsquo;apprivoisent. Mais tout va très vite. Alors que la mère et le frère d&rsquo;<strong>Orren</strong> meurent dans un accident de voiture, il demande à <strong>Aloma</strong> de venir s&rsquo;installer avec lui. La tâche est immense. Il y a les champs de tabac, la pluie qui ne vient pas et cette ferme qu&rsquo;il doit impérativement faire tourner pour vivre. Sauf que ces deux-là, dont les corps s&rsquo;attirent souvent brutalement, ne savent pas se parler, se comprendre encore.</p>
<div id="attachment_5186" style="width: 777px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-MORGAN.jpg" rel="lightbox[5183]"><img class="size-full wp-image-5186 colorbox-5183" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-MORGAN.jpg" alt="Catherine Elaine Morgan (Photo Guy Mendes pour Gallimard)" width="767" height="431" /></a><p class="wp-caption-text">Catherine Elaine Morgan (Photo Guy Mendes pour Gallimard)</p></div>
<p>Face à la brutalité impatiente d&rsquo;<strong>Orren</strong>, <strong>Aloma</strong> tente de temporiser. Elle s&rsquo;improvise femme au foyer, paysanne sans y parvenir vraiment. Les désillusions s&rsquo;accumulent pour la jeune femme naïve qui doit prendre ses marques dans une maison décrépie, remplie de souvenirs et de fantômes qui ne sont pas les siens.</p>
<p>Ce que veut <strong>Aloma</strong>, c&rsquo;est pouvoir continuer à jouer du piano. Coûte que coûte. Elle rejoint l&rsquo;église de la ville la plus proche. Propose ses services au révérend <strong>Bell Johnson</strong> qui n&rsquo;attendait plus rien. Son horizon s&rsquo;ouvre. Mais pas seulement. Tant de questionnements se multiplient aussi pour celle qui sera tour à tour tentatrice, indifférente, furieuse, désespérée, inquiète voire inquiétante.</p>
<p>Le roman ne dure que le temps d&rsquo;une saison. Mais quel spectacle ! Celui de la nature, celui des sentiments. On sent, on entend, on voit.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Elle descendit à tâtons les marches en bois et gagna les ombres du salon. Pourquoi tenait-il à vivre dans cette vieille maison plutôt que dans la neuve où il y avait de la lumière, du linoléum et l&rsquo;eau courante, elle ne comprenait pas. On aurait dit qu&rsquo;il voulait montrer au monde entier, un monde qu&rsquo;il ne regardait même pas, qu&rsquo;il était seul à présent, qu&rsquo;il était douloureux d&rsquo;être le dernier survivant, mais qu&rsquo;il réussirait à surmonter sa souffrance. Peut-être la surmonterait-il mieux si elle était plus grande, comme si se vautrer dans la douleur était le secret pour endurer la souffrance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 112-113 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce n&rsquo;était pas uniquement la peur qu&rsquo;il découvre qu&rsquo;elle vivait avec Orren sans être mariée, il y avait autre chose, la sensation d&rsquo;une langue molle et inutile dans sa bouche quand elle était e face de lui. Elle se sentait presque intimidée par lui. En conséquence de quoi, elle savait qu&rsquo;il la pensait plus douce et plus accommodante qu&rsquo;elle n&rsquo;était en réalité ; pourtant, cela avait beau être faux &#8211; la vie avait été trop dure avec elle pour qu&rsquo;elle puisse se permettre d&rsquo;être douce -, elle se révélait incapable d&rsquo;y changer quoi que ce soit. Ou incapable d&rsquo;en avoir envie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 139 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Qu&rsquo;est-ce que tu crois ? lance-t-elle, trop acerbe. Ses joues s&rsquo;empourprèrent d&rsquo;une rougeur qui n&rsquo;échappa pas à l&rsquo;observation d&rsquo;Orren. Elle croisa les bras sur la poitrine et aspira une lèvre sous ses dents. ce n&rsquo;était pas sa faute si elle était née au milieu de nulle part et avait passé la plus grande partie de son enfance dans une pension au fin fond d&rsquo;un trou. Elle avait appris le piano. Et c&rsquo;était une chose qui resterait toujours hors de sa portée à lui. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sois pas désagréable, dit-il. Personne a dit que t&rsquo;en étais pas capable. Je demande, c&rsquo;est tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tous les vivants&nbsp;&raquo;, C.E. Morgan, Gallimard, 19€. Traduit par Mathilde Bach. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Cora voulait seulement sortir de la spirale&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/03/cora-voulait-seulement-sortir-de-la-spirale/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2020 06:57:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=5163</guid>
		<description><![CDATA[Le monde de l&#8217;entreprise n&#8217;est pas si souvent au coeur du roman, même contemporain. Ou surtout contemporain, serais-je tentée de dire. A quelques exceptions près parmi mes dernières lectures. Mais plus qu&#8217;un sujet, l&#8217;entreprise y sert de décor. Ce n&#8217;est pas le cas avec &#171;&#160;Cora dans la spirale&#160;&#187;. Cette fois, l&#8217;entreprise, en l&#8217;occurrence, une grosse compagnie [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CORA-OK.jpg" rel="lightbox[5163]"><img class="alignleft size-full wp-image-5165 colorbox-5163" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CORA-OK.jpg" alt="CORA OK" width="195" height="295" /></a></p>
<p>Le monde de l&rsquo;entreprise n&rsquo;est pas si souvent au coeur du roman, même contemporain. Ou surtout contemporain, serais-je tentée de dire. A quelques exceptions près parmi mes dernières lectures. Mais plus qu&rsquo;un sujet, l&rsquo;entreprise y sert de décor.</p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Ce n&rsquo;est pas le cas avec</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>&laquo;&nbsp;Cora dans la spirale&nbsp;&raquo;</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">. Cette fois, l&rsquo;entreprise, en l&rsquo;occurrence, une grosse compagnie d&rsquo;assurance, est l&rsquo;un des des sujets de l&rsquo;épais roman de </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Vincent Message</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">L&rsquo;autre sujet, c&rsquo;est </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cora</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, qui donne son titre au troisième roman de ce trentenaire inspiré, maître de conférences en littérature et création littéraire à Paris-VIII.</span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cora</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> est une jeune femme à qui tout pourrait sourire. Agée d&rsquo;une trentaine d&rsquo;années, elle travaille dans une compagnie d&rsquo;assurances. Un groupe amené à se transformer pour continuer (il vient d&rsquo;être racheté par plus grand que lui).</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"> </span></p>
<p><span style="color: #333333"> </span><span id="more-5163"></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Surtout, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cora</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> reprend le travail avec un congé maternité. Pas si simple pour celle qui se rêvait photographe et qui n&rsquo;a pas pu ( pas su) donner vie à son rêve. Pas si simple pour une jeune femme qui a besoin de sécurité.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Alors, au service marketing, elle tente de survivre, de garder la tête hors de l&rsquo;eau. Vite débordée cependant. Vite dépassée par ce qui se trame. Une rencontre avec l&rsquo;une des consultantes, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Delphine</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, va lui ouvrir les yeux. Sur la vie de l&rsquo;entreprise. Sur sa vie intime aussi. Une relation cachée qui finira va faire éclater les trop grandes différences que ces deux femmes avaient cru oublier sous le drap de leurs ébats.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Au fil des pages, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Vincent Message</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> sait, au mieux, décrire une ambiance sur un open-space, dans le bureau d&rsquo;un n+1, dans les couloirs où l&rsquo;on se croise et où on s&rsquo;épie aussi.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Il a collecté de la &laquo;&nbsp;matière&nbsp;&raquo; pendant dix ans, interrogeant patrons, salariés sur le monde de l&rsquo;entreprise. Comme ça. Pour savoir, pour comprendre. Pas pour juger.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Le lecteur suit ainsi l&rsquo;évolution des deux sujets du roman, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cora</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> d&rsquo;un côté et </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Borélia</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, de l&rsquo;autre. L&rsquo;une comme l&rsquo;autre vont devoir lutter. Et plonger. </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cora</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> va, chapitre après chapitre, donner de la force à son personnage. En s&rsquo;ouvrant. En allant à la rencontre des autres (des migrants en l&rsquo;occurrence) et donc d&rsquo;elle-même. Mais le management qu&rsquo;elle supporte la lamine. Physiquement, moralement. </span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Impossible pourtant de &laquo;&nbsp;divulgâcher&nbsp;&raquo; l&rsquo;énorme rebondissement de ce roman, acmé d&rsquo;une détresse qui n&rsquo;a pas été entendue. </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cora</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, elle, voulait seulement pouvoir sortir de la spirale&#8230;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Le narrateur, dont on découvre l&rsquo;identité à la fin du livre (non, je ne dirai rien ;-)), propose sur plus de 400 pages l&rsquo;équivalent d&rsquo;une enquête, fouillée jusque dans l&rsquo;intime. Il s&rsquo;est notamment appuyé sur les carnets, une trentaine, noircis par </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cora</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> au fil des semaines et des mois. </span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"> </span></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 119 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il y a les regards que rien n&rsquo;arrête. Bien que les débutants et assistants côté couloir y soient plus exposés, un coup d&rsquo;oeil par-dessus l&rsquo;épaule suffit pour voir ce qui se passe côté vitres. Tout le monde s&rsquo;empresse d&rsquo;apprendre le raccourci-clavier qui permet de basculer de sa messagerie privée ou des diversions d&rsquo;internet au document sur lequel on travaille. Agathe Kerlann a une manière de ralentir le pas pour saluer chacun qui lui donne l&rsquo;air de faire sa ronde. Mais il n&rsquo;y a pas qu&rsquo;elle et pas que ça : on voit qui arrive quand et qui part quand, on pourrait s&rsquo;amuser à noter les temps de pause. Il se dessine, en fait, une hiérarchie des regards aussi peu étonnante que la hiérarchie des bureaux : les supérieurs ont l&rsquo;oeil sur leurs subordonnés, les subordonnés se contrôlent mutuellement. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 302 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Au 27e étage de la tour Galaxie s&rsquo;étend une région sans joie. Le printemps revient à tâtons mais le soleil ne s&rsquo;y lève plus. Elle n&rsquo;est plus là, Delphine, pour que Cora puisse contempler une beauté de l&rsquo;âge d&rsquo;or, pour éprouver à deux le plaisir de phosphorer sur des problèmes complexes et faire se bousculer des heures de la journée vers le point d&rsquo;orgue de leurs orgasmes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 403-404 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Et quant à lui, à Pierre&#8230;il aurait pu se rendre compte à quel point Cora était épuisée, annuler sa journée lyonnaise et déposer lui-même Manon. Même sans être exigeant, sans prétendre refaire l&rsquo;Histoire&#8230; Il aurait suffi de presque rien : que Cora trouve une place à l&rsquo;ombre pour se garer ; ou que la pluie qui a libéré le dimanche l&rsquo;atmosphère de son électricité arrive dès le vendredi&#8230; Il existe des mondes parallèles, pense Pierre, où certaines de ces conditions sont devenues des réalités, il suffirait de savoir  comment s&rsquo;y transporter à deux pour se retrouver de nouveau à trois. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Cora dans la spirale&nbsp;&raquo;, Vincent Message, Seuil, 21€. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Réclusion volontaire&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/30/reclusion-volontaire/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/30/reclusion-volontaire/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 30 May 2016 08:16:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[brigadistes]]></category>
		<category><![CDATA[Camelia de Bardi]]></category>
		<category><![CDATA[carabiniers]]></category>
		<category><![CDATA[cellule]]></category>
		<category><![CDATA[enfermement]]></category>
		<category><![CDATA[Fabrizio Annunziato]]></category>
		<category><![CDATA[Florence]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[musée]]></category>
		<category><![CDATA[polémique]]></category>
		<category><![CDATA[police]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Raphaëlla Siniscalchi]]></category>
		<category><![CDATA[traducteur]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>

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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2016 Et une vraie bonne surprise pour la fin !  &#171;&#160;Le cas Annunziato&#160;&#187; aura été le dernier premier roman que j&#8217;ai dévoré pour cette sélection 2016 du prix Roblès. Un (court) roman de haute volée, enlevé, drôle et loufoque à souhait.   L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Fabrizio Annunziato, traducteur installé à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p>Et une vraie bonne surprise pour la fin !  <strong>&laquo;&nbsp;Le cas Annunziato&nbsp;&raquo;</strong> aura été le dernier premier roman que j&rsquo;ai dévoré pour cette sélection 2016 du <strong>prix Roblès. Un (court) roman de haute volée, enlevé, drôle et loufoque à souhait.</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CAS-ANNUNZIATO.jpg" rel="lightbox[3594]"><img class="alignleft size-full wp-image-3596 colorbox-3594" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CAS-ANNUNZIATO.jpg" alt="CAS ANNUNZIATO" width="178" height="245" /></a>  L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Fabrizio Annunziato</strong>, traducteur installé à Paris et en visite à Florence. Deux de ses amis l&rsquo;enferme dans l&rsquo;une des cellules de l&rsquo;ancien couvent dominicain San Marco, transformé en musée national.</p>
<p>Plutôt que s&rsquo;en plaindre, <strong>Fabrizio</strong>, qui a un manuscrit à traduire va trouver là l&rsquo;endroit idéal pour mener à bien son travail. Surtout que la belle serveuse habite tout tout près&#8230;</p>
<p>L&rsquo;histoire va, le jour de la découverte de l&rsquo;enfermement volontaire, trouver un retentissement bien étonnant. Les médias s&rsquo;emparent de l&rsquo;affaire du reclus volontaire.</p>
<p>Nous sommes au printemps 2002.  En Italie, Berlusconi fait des siennes et la population est dans la rue, c&rsquo;est la grève générale. En France, la campagne électorale pour les présidentielles bat son plein.</p>
<p>Dans sa cellule, <strong>Fabrizio</strong> vit quelque chose de fort. Intense. Intime.</p>
<p><span id="more-3594"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Yan Gauchard raconte la génèse de ce premier roman. </strong></p>
<p>Nantais, ce dernier est journaliste de PQR à Presse-Océan. Il avait entamé le chapitre de son premier roman il y a quinze ans avant de s&rsquo;y replonger alors qu&rsquo;un accident de vélo le cloue chez lui.</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/Xprg-pru2gM?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 12-13 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Personne ne s&rsquo;aperçoit de la disparition de Fabrizio Annunziato, hormis ses amis, hilares. Camelia Dei Bardi elle-même a oublié l&rsquo;épisode funeste, absorbée par la mort de son père : quand elle s&rsquo;en souviendra ce soir, beaucoup plus tard, elle pensera naturellement que l&rsquo;homme aura crié, qu&rsquo;une employée sera venue le délivrer, que ses amis auront protesté, mais non. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>La vie de Fabrizio Annunziato se trouve changée en l&rsquo;espace de deux minutes, d&rsquo;aspirant-geôlier à prisonnier. Et puis, très vite, la condition de captif se prolonge en raison de la bousculade et de trouble suscités par l&rsquo;annonce de la mort du père de Camelia dei Bardi, – Camelia dei Bardi en pleurs, toute retournée, déconfite, enlaidie par les grimaces de la peine. L&rsquo;émotion, qui est souvent contagion, s&rsquo;empare des collègues de Camelia dei Bardi, déjà partie en direction du marché. On ferme le bâtiment de façon précipitée. Le couple d&rsquo;amis de Fabrizio Annunziato tient sa revanche. Chacun sort, sauf le traducteur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce n&rsquo;est pas une question de surprise, de subite fièvre tachycardique : ça relève de l&rsquo;effroi. Ce n&rsquo;est pas tant le physique de Fabrizio Annunziato. Certes, il a changé durant cette fin de semaine mais n&rsquo;exagérons rien : ce n&rsquo;est pas Nosferatu non plus. Même hagard, les yeux exorbités, même arborant une barbe épaisse, toutes variations physionomiques qui, conjugées à la torpeur des jours passés, vous dessinent fatalement un masque livide et chassieux, le traducteur n&rsquo;a rien d&rsquo;un monstre, pas même le visage trouble d&rsquo;un fou, dangereux ou non, échappé d&rsquo;une institution psychiatrique&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong><em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est assez mal partie pour l&rsquo;anachorète littéraire. Les premiers sondages traduisent le désarroi des Florentins. On soutenait sans faillir la libération du traducteur, ému, amusé et parfois inquiet de ses rocambolesques aventures pénitentiaires. Maintenant, on se demande s&rsquo;il n&rsquo;est pas un peu fou, ce qui lénifie sacrément l&rsquo;ardent soutien originel. Sans compter que, bien sûr : un couvent, même muséographique, reste sacré. N&rsquo;y habite pas qui veut, de son plein gré s&rsquo;entend. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le cas Annunziato&nbsp;&raquo;, Yan Gauchard, Editions de Minuit, 12,50€</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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