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	<title>Quatrième de couv &#187; tragédie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>L&#8217;autofiction et sa magicienne&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Oct 2023 07:16:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chloé Delaume agite le landerneau de la littérature depuis une vingtaine d&#8217;années. Une magicienne des mots que cette auteure que j&#8217;ai eu la chance d&#8217;interviewer il y a quelques années quand elle vivait encore à Tours (Indre-et-Loire). De quoi me souvenir d&#8217;une rencontre étonnante et enrichissante. Je n&#8217;ai pas lu toute son oeuvre. Le dernier roman pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/149772_couverture_Hres_0.jpg" rel="lightbox[6553]"><img class="alignleft size-full wp-image-6556 colorbox-6553" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/149772_couverture_Hres_0.jpg" alt="149772_couverture_Hres_0" width="409" height="600" /></a></p>
<p><strong>Chloé Delaume</strong> agite le landerneau de la littérature depuis une vingtaine d&rsquo;années. Une magicienne des mots que cette auteure que j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;interviewer il y a quelques années quand elle vivait encore à Tours (Indre-et-Loire). De quoi me souvenir d&rsquo;une <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/a-l-abri-des-vieilles-pierres-elle-fait-grandir-une-voix-bienveillante">rencontre étonnante et enrichissante</a>.</p>
<p>Je n&rsquo;ai pas lu toute son oeuvre. Le dernier roman pour moi, c&rsquo;était <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/02/quadra-sur-le-marche-de-lamour-et-des-desillusions/">Le coeur synthétique</a>.</strong></p>
<p>Je l&rsquo;ai retrouvée avec plaisir en cette rentrée littéraire. L&rsquo;histoire de <strong><em>Pauvre folle</em></strong> ? Pour comprendre la nature de sa relation avec <strong>Guillaume</strong>, <strong>Clotilde Mélisse</strong> observe les souvenirs qu’elle sort de sa tête, le temps d’un voyage en train direction Heidelberg.</p>
<h3 style="text-align: center">Comme une résonnance</h3>
<p>Tandis que par la fenêtre défilent des paysages de fin du monde,<strong> Clotilde</strong> revient sur les événements saillants de son existence. La découverte de la poésie dans la bibliothèque maternelle, le féminicide parental, l’adolescence et ses pulsions suicidaires, le diagnostic posé sur sa bipolarité. Sa rencontre, dix ans plus tôt, avec<strong> Guillaume</strong>, leur lien épistolaire qui tenait de l’addiction, l’implosion de leur idylle au contact du réel.</p>
<p>Car<strong> Guillaume</strong> est revenu, et depuis dix-sept mois<strong> Clotilde</strong> perd la raison. Elle qui s’épanouissait au creux de son célibat voit son cœur et son âme ravagés par la résurgence de cet amour impossible.</p>
<p>La décennie passée ne change en rien la donne : <strong>Guillaume</strong> est toujours gay, et qui plus est en couple. Aussi <strong>Clotilde</strong> espère, au gré des arrêts de gare, trouver une solution d’ici le terminus.</p>
<p><span id="more-6553"></span></p>
<p>Dans toutes les histoires d’amour se rejouent les blessures de l’enfance : on guérit ou on creuse ses plaies. <strong>Chloé Delaume</strong> explore cette réalité, à l&rsquo;aune de sa propre histoire, le tout en vers de huit à douze pieds.<em> &laquo;&nbsp;90% de ce qui arrive à <strong>Clotilde</strong> m&rsquo;est arrivé&nbsp;&raquo;</em>, assume <strong>Chloé Delaume</strong> dans une interview au Monde, en septembre.</p>
<p>Pour tenter de (se) comprendre sa relation à <strong>Guillaume</strong>,<strong> Clotilde</strong> extirpe ses souvenirs les uns après les autres de son propre cerveau, afin de reconstituer un puzzle tandis que le train avance dans la nuit. De quoi ausculter ce qui a construit cette histoire d&rsquo;amour et de mots. Mais avec le filtre féministe de l&rsquo;auteure, sans oublier celui de son humour ravageur. Au final, un roman enthousiasmant, détonnant et terriblement moderne.</p>
<p>Rappelons que <strong>Chloé Delaume</strong> a fait sien l&rsquo;univers de l&rsquo;autofiction. La quinquagénaire un peu rock se définit elle-même comme <em>&laquo;&nbsp;personnage de fiction&nbsp;&raquo;</em>. Née <strong>Nathalie Derain</strong>, elle s&rsquo;est choisie un prénom (issu de <strong><em>L&rsquo;écume des jours</em></strong>) et un nom (issu de <em>L&rsquo;Arve et l&rsquo;Aume</em>, d&rsquo;<strong>Antonin Artaud</strong>) pour réinventer son avenir après des épisodes extrêmement traumatiques (son père a tué sa mère devant ses yeux, avant de se suicider).</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;La fin du monde n&rsquo;a pas du tout la forme prévue&nbsp;&raquo;</em>, débute et achève son livre. Tout un programme ! Un roman à savourer.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 11 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Clotilde ne veut pas crever avant d&rsquo;avoir vu les filles et les femmes se relever une à une en se tenant la main. Carmagnole sororale démantelant un système qui colonise corps et pensée ; renversant en riant les valeurs de la phallocratie ; détruisant en choeur de colère les bastions du souverain virilisme. Ensemble elles doivent dans sans le son des canons : on ne peut pas tuer les moeurs, juste les faire évoluer. Briser le plafond de verre ne se fait pas à la hache, trancher la jugulaire ou le sexe des mâles alpha saloperait la moquette et en faisant des martyrs. Ce ne sont pas des armes qui leur sont nécessaires, mais plutôt des outils.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 147 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Sur la tablette il y a des miettes, Clotilde prestement la nettoie. Il lui reste moins de deux heures avant de descendre au train et d&rsquo;effectuer le dernier changement. Le temps presse, il lui faut comprendre à quoi ressemble le puzzle, si possible avant d&rsquo;atteindre Heidelberg. Elle ressort de son crâne les souvenirs fermement cousus de fil blanc et de plastique, tente de lire dans la mosaïque, constate qu&rsquo;il manque des éléments. Alors elle plonge une main tout au fond de sa tête et saisit un petit bout de mémoire gélatineux. Elle le presse légèrement entre le pouce et l&rsquo;index, ça fait de la musique, un début de mélodie, clochettes électroniques, cordes synthétiques, une envolée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Où vont les souvenirs quand ils sont engloutis ? Combien perd-on de souvenirs tout au long de sa vie ? Que reste-il des corps quand on ne s&rsquo;en souvient plus ? Des souvenirs d&rsquo;elleetlui, des souvenirs récents, c&rsquo;était le plus précieux, le cube rose comme de la chair, l&rsquo;ouverture porte bleue. A quoi sert le puzzle si sa mémoire y meurt ? Clotilde a chaud maintenant, très chaud, elle est en sueur. Elle n&rsquo;a pas très envie de se rappeler la suite. Elle n&rsquo;a pas très envie mais il le faut. Ce qu&rsquo;elle arrache de la tête ressemble à une escalope, un morceau de dinde morte, de dinde élevée au grain, très fin, un peu gluant, aux reflets jaunis de gras. Il est si malléable que le coudre au puzzle s&rsquo;opère en un tournemain, Clotilde, de ses petits ciseaux, coupe le fil, le noeud fait. Elle a aussi de plus en plus envie de pleurer.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Pauvre folle, Chloé Delaume, Seuil, 19,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Famille(s), je vous hais&#8230; mais pas seulement</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/03/08/familles-je-vous-hais-mais-pas-seulement/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Mar 2019 13:40:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Rentrée littéraire Pour échapper, le temps d’un dimanche d’été, à sa femme enceinte et à ses trois enfants, Albert s’incruste au baptême de Franny, la ﬁlle d’un ﬂic, Fix, qu’il connaît vaguement. Tandis que les invités se laissent gagner par l’ivresse, il succombe à la beauté renversante de Beverly, la mère du bébé baptisé ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div></div>
<div> <strong><span style="color: #008080">Rentrée littéraire</span></strong></div>
<div></div>
<div><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782330118051.jpg" rel="lightbox[4571]"><img class="alignleft wp-image-4573 size-medium colorbox-4571" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782330118051-181x300.jpg" alt="9782330118051" width="181" height="300" /></a></div>
<div>Pour échapper, le temps d’un dimanche d’été, à sa femme enceinte et à ses trois enfants, <strong>Albert</strong> s’incruste au baptême de <strong>Franny</strong>, la ﬁlle d’un ﬂic, <strong>Fix</strong>, qu’il connaît vaguement.</div>
<div>Tandis que les invités se laissent gagner par l’ivresse, il succombe à la beauté renversante de <strong>Beverly</strong>, la mère du bébé baptisé ce jour de 1964.</div>
<div>Le baiser qu’ils échangent est le premier des éboulements que subiront leurs familles, à jamais liées.<br />
<strong>Albert </strong>( que tous appellent <strong>Bert</strong>) et <strong>Beverly</strong> se marient  et quittent la Californie pour la Virginie.</div>
<div>Chaque été, ils se retrouvent avec leurs six enfants sur les bras – un petit clan plus ou moins livré à lui-même, prêt à tout pour tromper l’ennui. Mais un drame fait voler en éclats cette fratrie recomposée.</div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div>Des années plus tard, alors qu’elle travaille comme serveuse dans le bar d’un hôtel de luxe, <strong>Franny</strong> a un soir l’honneur inattendu de servir quelques whiskys à un auteur culte qu’elle révère, <strong>Leo Posen</strong>.</div>
<div></div>
<p><span id="more-4571"></span></p>
<div>Devenue sa compagne, elle lui livre des conﬁdences sur son histoire, dont il s’empare pour faire son grand retour sur la scène littéraire.</div>
<div>L’immense succès du roman fait resurgir la tragédie familiale et vient à nouveau chambouler les relations entre les membres de cette tribu éparpillée, soudée par le souvenir, le mensonge, la culpabilité. Et un inaltérable attachement.</div>
<div></div>
<div>A travers les parcours de <strong>Teresa</strong>, <strong>Bert</strong>, <strong>Fix</strong> et <strong>Beverly</strong> on plonge dans l&rsquo;Amérique des classes moyennes. Leurs enfants – <strong>Cal</strong>, <strong>Holly</strong>, <strong>Jeannette</strong> et <strong>Albie</strong> d&rsquo;un côté –, <strong>Caroline</strong> et <strong>Franny</strong> de l&rsquo;autre, mêlent les souvenirs. Ceux des jours heureux. Ceux des jours de drames. La mort de <strong>Cal</strong>, alors adolescent, en sera un. Qui va bouleverser les deux familles, les trajectoires des uns et des autres.</div>
<div>Alors que <strong>Fix</strong> se bat contre un cancer, sa fille <strong>Franny</strong> plonge une fois encore dans les histoires familiales.</div>
<div><strong>Ann Patchett, </strong>quinquagénaire installée à Nashville (où elle a d&rsquo;ailleurs ouvert une librairie), est l&rsquo;auteure de plusieurs romans dont <strong>&laquo;&nbsp;Bel Canto&nbsp;&raquo;</strong> – qui a valu le prix PEN/Faulkner Award – a un talent évident pour raconter des histoires, même sur plusieurs décennies !</div>
<div>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Orange amère&nbsp;&raquo;</strong>, elle livre un roman poignant et tendre sur l&rsquo;enfance, sur les liens qui durent et sur le mystère qui entoure toujours la notion de famille.</div>
<div></div>
<div style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></div>
<blockquote>
<div style="text-align: left"><strong> Page 57 :</strong><em>&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Et ensuite, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il s&rsquo;est passé ? &nbsp;&raquo; demanda Franny. C&rsquo;était à ça que ça servait d&rsquo;accompagner son père en chimio, alors qu&rsquo;aucun médecin n&rsquo;évoquait un traitement curatif : à passer le temps qu&rsquo;il lui restait avec lui, en recueillant toutes ses histoires. Voilà pourquoi Caroline et Franny prenaient un avion pour Los Angeles à tour de rôle, parce qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient jamais passé beaucoup de temps avec lui. Ça permettait à Marjorie de faire une petite pause, parce qu&rsquo;elle se coltinait tout le boulot, mais surtout ça leur donnait une chance de découvrir les histoires qu&rsquo;il allait emporter avec lui. Ce soir, quand son père serait allé se coucher, elle appellerait Caroline pour lui raconter ce qui était arrivé à Lomer.&nbsp;&raquo; </em></div>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><strong>Page 125 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Fix avait préféré Caroline avant même d&rsquo;entrer en fac de droit. Elle était plus âgée, et comme ils avaient partagé plus de temps avant le divorce, ils se connaissaient mieux. Et puis la haine de Caroline pour Bert brûlait comme une une flamme translucide, et elle faisait tout pour gâcher la vie de sa mère, avant de tout rapporter à son père. Fix lui disait de se calmer tout en prenant un malin plaisir à écouter son reportage détaillé. Lui aussi aurait adoré avoir l&rsquo;occasion de gâcher la vie de Beverly. Caroline ressemblait à Fix – mêmes cheveux bruns, même peau qui dorait à l&rsquo;instant où ils arrivaient sur la plage. Franny avait trop pris de sa mère, trop délicate, et blonde, et maladroite. Trop jolie et en même temps jamais aussi jolie.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><strong>Page 145 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais c&rsquo;étaient des années de vaches maigres pour la charité émotionnelle, et en dépit de toutes les nuits où Jeannette s&rsquo;accrochait à sa résolution d&rsquo;être plus gentille, la gentillesse n&rsquo;était jamais au rendez-vous. Sans son père, sans Cal, les quatre membres survivants des Cousins de Californie du Sud devinrent plus profondément eux-mêmes, comme si toute l&rsquo;aptitude sociale que chacun avait acquise dans la vie s&rsquo;est évaporée dans le laps de temps qu&rsquo;il faut à une abeille pour piquer un gamin. La vitesse à laquelle leur mère se ruait du travail, à l&rsquo;école, au supermarché avait doublé. Elle était sans cesse en train d&rsquo;arriver, sans cesse en train de partir, jamais là. Elle passait son temps à chercher son sac, ses clés de voiture.&nbsp;&raquo;</em></div>
</blockquote>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Orange amère&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Ann Patchett, Actes sud, 22, 50€</strong></em></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Le prix d&#8217;un si lourd silence&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/26/le-prix-dun-si-lourd-silence/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/26/le-prix-dun-si-lourd-silence/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 May 2016 07:06:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2016   Lire des livres non choisis n&#8217;est pas toujours simple ! La preuve avec &#171;&#160;Je me suis tue&#160;&#187; de Mathieu Menegaux qui, pour moi, aura été la véritable mauvaise surprise de cette sélection 2016 du prix Roblès. L&#8217;histoire ? Elle me parait capillotractée. Trop. Claire est une quadragénaire à qui tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Je-me-suis-tue.jpg" rel="lightbox[3586]"><img class="alignleft size-full wp-image-3588 colorbox-3586" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Je-me-suis-tue.jpg" alt="Je me suis tue" width="195" height="307" /></a>  Lire des livres non choisis n&rsquo;est pas toujours simple ! La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;Je me suis tue&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Mathieu Menegaux</strong> qui, pour moi, aura été la véritable mauvaise surprise de cette sélection 2016 du<strong> prix Roblès.</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle me parait capillotractée. Trop. <strong>Claire</strong> est une quadragénaire à qui tout avait réussi. Enfin presque. Au début du livre, on la retrouve à la prison des femmes de Fresnes. Son procès devant les assises s&rsquo;est ouvert. D&rsquo;ici quelques heures, le verdict sera rendu. Mais Claire n&rsquo;a toujours rien expliqué sur le drame dont elle s&rsquo;est rendue coupable.</p>
<p>Un drame en plusieurs. Le viol d&rsquo;abord. Celui qu&rsquo;elle subi un soir alors qu&rsquo;elle rentre d&rsquo;un dîner. Elle ne dira rien. A personne. Et tombera enceinte. De son violeur ? C&rsquo;est ce qu&rsquo;elle va croire des mois durant.  Et se tromper cependant. L&rsquo;enfant, Pierre, est bien le fils de son mari Antoine. Mais le ver est dans le fruit. Le mensonge, le silence, le doute. Leur histoire explose et Claire implose. Jusqu&rsquo;à commettre l&rsquo;irréparable.  Par deux fois.</p>
<p>Le portrait d&rsquo;une femme torturée écrit par un homme,  quadragénaire et conseil en management. Une histoire dans laquelle je ne suis pas entrée. Trop alambiquée. Et le fait, pour l&rsquo;auteur d&rsquo;user et d&rsquo;abuser de paroles de chansons est, de mon point de vue, assez exaspérant.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 12-13 :</strong><em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est décidé, je vais faire le mur, donc. Tout est prêt. Je vais franchir les murs d&rsquo;enciente sans échelle, sans grappin, sans draps noués, je vais voler au-dessus des fils de fer barbelés sans ailes, disparaître sans trucage, m&rsquo;évanouir sans arme, sans haine, ni violence. Demain matin je pars. Dès que j&rsquo;aurai fini de noircir ces pages sur mon lit à barreaux, et de les mettre en ordre.  Je vais pouvoir oublier, enfin. L&rsquo;écriture est la dernière étape de mon chemin de croix. Je ne compte pas revenir au troisième jour. Ils ne me reverront pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 100-101 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Depuis six mois, pas une fois, je ne m&rsquo;étais égarée comme ça. Je n&rsquo;y avais plus jamais pensé. J&rsquo;avais réussi mon pari, oublié le viol, enfoui les doutes, balayé les évidences, construit ma forteresse et creusé de telles douves qu&rsquo;elle était devenue imprenable. Je l&rsquo;avais renforcée jour après jour et d&rsquo;un coup elle se fissurait, elle tombait en ruine, comme sous l&rsquo;impact d&rsquo;un soudain tremblement de terre. Ce tsunami de douleur allait finir par emporter toutes mes certitudes sur son passage.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Je me suis tue&nbsp;&raquo;, Mathieu Menegaux, Grasset.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Après la guerre, petits arrangements avec la morale</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/11/apres-la-guerre-petits-arrangements-avec-la-morale/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Nov 2013 09:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Henri d'Aulnay-Pradelle]]></category>
		<category><![CDATA[M.Péricourt]]></category>
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		<category><![CDATA[monuments aux morts]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire/Prix Goncourt A quelques mois du centenaire de la Grande Guerre, le palmarès, dévoilé le 4 novembre, était sans (grande) surprise.  Pierre Lemaitre, écrivain du roman noir, a remporté le prix Goncourt 2013 avec &#171;&#160;Au revoir là-haut&#171;&#160;, longue fresque qui commence quelques jours avant la fin de la Première Guerre mondiale. Le roman, déjà [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline"><span style="color: #0000ff;text-decoration: underline"><strong>Rentrée littéraire/Prix Goncourt</strong></span></span></p>
<p>A quelques mois du centenaire de la Grande Guerre, le palmarès, dévoilé le 4 novembre, était sans (grande) surprise.  <strong>Pierre Lemaitre</strong>, écrivain du roman noir, a remporté le prix Goncourt 2013 avec <strong>&laquo;&nbsp;Au revoir là-haut</strong>&laquo;&nbsp;, longue fresque qui commence quelques jours avant la fin de la Première Guerre mondiale. Le roman, déjà un succès de librairie, s&rsquo;est imposé au terme de douze tours de table des jurés.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COUV-LEMAITRE.jpg" rel="lightbox[2183]"><img class="alignleft  wp-image-2191 colorbox-2183" style="margin: 10px" alt="COUV LEMAITRE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COUV-LEMAITRE.jpg" width="162" height="162" /></a></p>
<p>Un (long)  livre consensuel, bien mené&#8230; mais qui peine à démarrer, me semble-t-il. Moi, je l&rsquo;avais  choisi parce qu&rsquo;il traite d&rsquo;un thème que j&rsquo;aime particulièrement, à savoir la Grande guerre.</p>
<p>L&rsquo;auteur,<strong> Pierre Lemaitre</strong>, est enseignant de littérature. La cinquantaine passée, son premier polar est édité. D&rsquo;autres suivront, souvent primés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2183"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;Au revoir là-haut&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle du retour difficile à la vie civile de deux soldats. Celle de l&rsquo;illusion de l&rsquo;armistice. Celle surtout d&rsquo;une rencontre improbable entre <strong>Edouard Péricourt</strong>, fils d&rsquo;un grand-bourgeois de l&rsquo;industrie et <strong>Albert Maillard</strong>, comptable.<strong> Edouard</strong> est fantasque, sacré dessinateur et homosexuel. <strong>Albert</strong> est gauche, timide, écrasé par sa mère et amoureux transi de<strong> Cécile</strong>.</p>
<p>Leur point commun ?<strong> Le lieutenant Henri d&rsquo;Aulnay-Pradelle</strong> qui les compte tous les deux dans son régiment. A quelques jours de la signature de l&rsquo;armistice, le destin des deux jeunes hommes bascule à cause du lieutenant.</p>
<p>Au fil des 560 pages, le lecteur plonge dans l&rsquo;histoire d&rsquo;une gueule cassée (<strong>Edouard</strong> qui a choisi de ne pas retourner à sa vie d&rsquo;avant) et de celui qui va devenir son ami. Les suit dans le montage d&rsquo;une arnaque scandaleuse, risquée&#8230; mais géniale tandis que <strong>d&rsquo;Aulnay-Pradelle</strong>, qui a épousé <strong>Madeleine Péricourt,</strong> la soeur d<strong>&lsquo;Edouard</strong>, imagine aussi une combine des plus malhonnêtes à propos des exhumations militaires  dans les cimetières communs qu&rsquo;imagine l&rsquo;Etat.</p>
<p><strong>Mais le pays ne plaisante pas avec ses morts&#8230;</strong></p>
<p>Le tout sur fond de disparition volontaire, de conflit familial, de soif de revanche et de reconnaissance, d&rsquo;opportunisme primaire dans une France qui tente de se reconstruire et de vivre avec ceux qui sont revenus des tranchées.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Le lieutenant d&rsquo;Aulnay-Pradelle, homme décidé, sauvage et primitif, courait sur le champ de bataille en direction des lignes ennemies avec une détermination de taureau. C&rsquo;était impressionnant, cette manière de n&rsquo;avoir peur de rien. En réalité, il n&rsquo;y avait pas beaucoup de courage là-dedans, moins qu&rsquo;on pourrait croire. Ce n&rsquo;était pas qu&rsquo;il fût spécialement héroïque, mais il avait acquis très vite la conviction qu&rsquo;il ne mourrait pas ici. Il en était certain, cette guerre n&rsquo;était pas destinée à le tuer, mais à lui offrir des opportunités. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dans cette soudaine attaque de la cote 113, sa détermination féroce tenait, bien sûr, à ce qu&rsquo;il haïssait les Allemands au-delà de toute limite, de manière quasiment métaphysique, mais aussi au fait qu&rsquo;on s&rsquo;acheminait vers l&rsquo;issue et qu&rsquo;il lui restait très peu de temps pour profiter des chances qu&rsquo;un conflit comme celui-ci, exemplaire, pouvait prodiguer à un homme comme lui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 110<em> : </em></strong><em>&laquo;&nbsp;Bien qu&rsquo;ils soient déjà liés par une histoire commune dans laquelle chacun avait joué sa vie, les deux hommes ne se connaissaient pas et leur relation était compliquée par un mélange obscur de mauvaise conscience, de solidarité, de ressentiment, d&rsquo;éloignement et de fraternité. Edouard nourrissait vis-à-vis d&rsquo;Albert une rancune vague, mais considérablement atténuée par le fait que son camarade lui avait trouvé une identité de rechange lui évitant de rentrer chez lui. Il n&rsquo;avait pas la moindre idée de ce qu&rsquo;il allait devenir maintenant qu&rsquo;il n&rsquo;était plus Edouard Péricourt, mais il préférait n&rsquo;importe quelle vie à celle dans laquelle il aurait fallu affronter, dans cet état, le regard de son père.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 303 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ah, pour ça, songeait Albert, on pouvait reprocher pas mal de choses à Edouard, mais il possédait du génie pour trouver des idées. Surtout pour les catastrophes : le changement d&rsquo;identité, l&rsquo;impossibilité de toucher la prime du gouvernement, le refus de rentrer chez lui où il y avait tout le confort, la rébellion contre la greffe, l&rsquo;accoutumance à la morphine, maintenant son escroquerie aux monuments aux morts&#8230; Les idées d&rsquo;Edouard étaient de véritables pelles à emmerdements.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman populaire certes mais qui tarde à démarrer. Un (long) roman truffé de personnages secondaires qui s&rsquo;ajoutent à Albert, Edouard, Madeleine, d&rsquo;Aulnay-Pradelle, Péricourt et les autres. Un roman qui compte trop de longueurs pour être totalement réussi. Dommage car le sujet de l&rsquo;immédiat après-guerre est plutôt un bon sujet. Un assez bon moment de lecture malgré tout. Mais, à choisir, je préfère largement<strong> &laquo;&nbsp;14&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Jean Echenoz</strong> dont j&rsquo;ai parlé<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/22/la-grande-guerre-en-accelere-par-jean-echenoz/"><span style="color: #0000ff"> ici</span></a> </strong>ainsi que <strong>&laquo;&nbsp;Bleus horizons&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Jérôme Garcin</strong>, évoqué<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/">là</a> </strong>sur ce blog.<strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Au revoir là-haut&nbsp;&raquo;, Pierre Lemaitre, Albin Michel, 22,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L&#8217;amour par temps de guerre selon Jean Hatzfeld</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/10/01/lamour-par-temps-de-guerre-selon-jean-hatzfeld/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2013 07:15:12 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Les romans de cette rentrée littéraire sont décidément bien riches d&#8217;histoires et de surprises. La preuve avec Jean Hatzfeld. Le romancier et ancien reporter de guerre est de retour. Après nous avoir fait suivre le parcours épatant de Ayanleh Makeda, légende des hauts plateaux dans son précédent roman &#171;&#160;Où en est la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les romans de cette rentrée littéraire sont décidément bien riches d&rsquo;histoires et de surprises. La preuve avec <strong>Jean Hatzfeld</strong>. Le romancier et ancien reporter de guerre est de retour.</p>
<p>Après nous avoir fait suivre le parcours épatant de <strong>Ayanleh Makeda</strong>, légende des hauts plateaux dans son précédent roman<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/21/sur-les-pas-de-la-legende-des-hauts-plateaux/"><strong> &laquo;&nbsp;Où en est la nuit&nbsp;&raquo;</strong></a> il nous fait vivre cette fois la guerre en ex-Yougoslavie avec <strong>&laquo;&nbsp;Robert Mitchum ne revient pas&nbsp;&raquo;</strong>. Drôle de titre, non ? Robert Mitchum est ici le nom porté par le chien&#8230;</p>
<p><strong>Jean Hatzfeld,</strong> je l&rsquo;ai découvert par ses écrits à propos du génocide au <strong>Rwanda</strong>. Des livres forts, poignants. Avant d&rsquo;être grand reporter, <strong>Jean Hatzfeld</strong> a été journaliste sportif. Dans <strong>&laquo;&nbsp;Robert Mitchum ne revient pas&nbsp;&raquo;</strong>, il peut évoquer deux pans de sa vie professionnelle.</p>
<div id="attachment_2086" style="width: 127px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" rel="lightbox[2080]"><img class=" wp-image-2086  colorbox-2080" style="margin: 10px" alt="Photo site internet Gallimard" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" width="117" height="158" /></a><p class="wp-caption-text">Photo site internet Gallimard</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vingt ans après la guerre en ex-Yougoslavie, <strong>Jean Hatzfeld</strong> est retourné sur les lieux. L&rsquo;histoire de son roman ? C&rsquo;est celle de<strong> Marija</strong> et<strong> Vahidin</strong>. Ils sont jeunes, s&rsquo;aiment et s&rsquo;entraînent pour les Jeux Olympiques qui, en 1992, sont programmés à Barcelone. Tous les deux sont champions de tir à la carabine.  Tous les deux sont bosniaques, mais elle est serbe, son amant, lui, est musulman.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM-COUVERTURE.jpg" rel="lightbox[2080]"><img class="alignleft  wp-image-2088 colorbox-2080" style="margin: 10px" alt="MITCHUM COUVERTURE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM-COUVERTURE.jpg" width="180" height="270" /></a></p>
<p>Ils vivent chez leurs parents dans la banlieue de <strong>Sarajevo</strong>, à<strong> Ilidza</strong>. Mais au moment du siège de la capitale, tout change. <strong>Marija</strong> ne peut pas rentrer chez elle. Les deux amants sont séparés par la guerre. Ils ne se retrouveront que des bien des années plus tard, aux JO de Sydney.</p>
<p>Bien vite, leurs qualités de tireurs vont être exploitées, marchandées. Chacun dans son camp. Sans pouvoir dire non. Pour garder un appartement, un chien, un semblant de vie d&rsquo;avant&#8230;</p>
<p>Dans une ville qu&rsquo;ils connaissent par coeur, ils deviendront snipers. Et si <strong>Marija</strong> poursuit son entraînement en vue des JO, <strong>Vahidin</strong> a tourné la page.</p>
<p>Un attentat contre une diva américaine venue prôner la paix va pourtant tout faire basculer à nouveau dans leurs destins respectifs. <strong>Marija</strong> est accusée d&rsquo;avoir tiré. Elle n&rsquo;a pourtant rien fait&#8230;</p>
<p><span id="more-2080"></span></p>
<p>Au fil des pages, nous plongeons dans le quotidien de cette guerre civile, dans sa complexité qui abîme tout le monde. Les deux personnages tombent dans un engrenage, sans pouvoir tirer les fils&#8230; Une véritable tragédie qui se déroule en présence des médias et notamment de trois journalistes français.</p>
<p><strong>Ecoutez ici Jean Hatzfeld parler de son roman</strong></p>
<link href="http://www.rfi.fr/sites/all/themes/aef_theme/aef_theme.css" media="all" rel="stylesheet" type="text/css" /> <link href="http://www.rfi.fr/sites/rfi.fr/modules/maison/rfi_ct_sound/rfi_ct_sound.css" media="all" rel="stylesheet" type="text/css" /> <div class="rfi-ct-sound-teaser rfi-ct-sound-teaser-medium rfi-ct-sound-embed"> <div class="infos"> <div class="title"> INV CULT 060913 LONG J. Hatzfeld « Robert Mitchum ne revient pas" </div> <span class="time">(06:58)</span> <div class="image"> <img class="colorbox-2080"  width="24" height="24" title="" alt="" src="http://www.rfi.fr/sites/rfi.fr/themes/rfi/images/logo-rfi-redbg.png"> </div> <div class="blaster"> </div> <div class="blaster"> </div> </div> <div class="date-by-and-player"> <div class="embed-player"> <object classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" width="300" height="20"><param name="flashvars" value="file=http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/modules/actu/201309/INV_CULT_060913_LONG_J._Hatzfeld_Robert_Mitchum_ne_revient_pas.mp3&skin=http://www.rfi.fr/sites/rfi.fr/modules/maison/rfi_player/flash/rfiplayer.swf&streamsense_jwp.debug=off&streamsense_jwp.logurl=http://fr.sitestat.com/aef/rfi-fr/s?embed&streamsense_jwp.playlisttitle=&streamsense_jwp.episodetitle=&streamsense_jwp.dateproduction=1970-01-01&plugins=http://www.rfi.fr/sites/rfi.fr/custom-root/streamsense_v4.0_jwp_plugin/plugin/streamsense_jwp-v1.swf" /><param name="movie" value="http://www.rfi.fr/sites/all/modules/maison/aef_player/flash/player.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed src="http://www.rfi.fr/sites/all/modules/maison/aef_player/flash/player.swf" width="300" height="20" type="application/x-shockwave-flash" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" allowscriptaccess="always"flashvars="file=http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/modules/actu/201309/INV_CULT_060913_LONG_J._Hatzfeld_Robert_Mitchum_ne_revient_pas.mp3&skin=http://www.rfi.fr/sites/rfi.fr/modules/maison/rfi_player/flash/rfiplayer.swf&streamsense_jwp.debug=off&streamsense_jwp.logurl=http://fr.sitestat.com/aef/rfi-fr/s?embed&streamsense_jwp.playlisttitle=&streamsense_jwp.episodetitle=&streamsense_jwp.dateproduction=1970-01-01&plugins=http://www.rfi.fr/sites/rfi.fr/custom-root/streamsense_v4.0_jwp_plugin/plugin/streamsense_jwp-v1.swf" /></object> </div> </div> </div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Marija retourna chez elle. A cette heure, elle aurait dû retrouver Vahidin à leur café près du Klub avant de se rendre à l&rsquo;entraînement, pour en parler et du stage. Ils se montraient intarissables dès qu&rsquo;ils parlaient des Jeux qui les attendaient fin juillet, leurs premiers Jeux, à Barcelone. Ils se savaient de vraies chances, ils espéraient tant l&rsquo;un pour l&rsquo;autre qu&rsquo;ils s&rsquo;impliquaient dans leur préparation avec un enthousiasme amoureux. Marija se dit que Vahidin devait songer à la même chose en ce moment, à Sarajevo, sauf s&rsquo;il était trop préoccupé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Soudain, elle eut peur pour lui. Elle le savait cacou, jamais chiche d&rsquo;une provocation. Ca le dopait en compétition, surtout lors des dernières séries d&rsquo;une finale, quand la fébrilité gagnait ses adversaires. Mais hier, à la tombée de la nuit, qu&rsquo;avait-il pu se passer face à des miliciens ? Elle se mit à l&rsquo;imaginer en danger.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 134-135 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le capitaine Miro l&rsquo;attendait. Il se montra irascible, s&rsquo;affala sur une chaise et vida trois verres à la suite. Marija se demanda s&rsquo;il oserait poser ses bottes sur la table. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Quelle nouvelle ? demanda-t-elle. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– On contrôle. Il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;à en finir avec Sarajevo avant que les Américains ou les Iraniens ne les arment en lourd. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Vous voulez prendre la ville ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Ne t&rsquo;en mêle pas. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Je voudrais vous demander. Ces rumeurs. A la BBC, ils parlent de centaines de femmes violées pendant des jours et des jours à Foca, à Visegrad, même Grbavica est évoqué. Des autocars entiers de femmes arrivent de là-bas? Vous avez écouté ? Qu&rsquo;es-ce que vous savez là-dessus ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Marija, la politique est sale, ce n&rsquo;est pas nouveau. Les Musulmans sont sales, quoi que tu en penses. Les journalistes sont crasseux. Tu voudrais que nous les Serbes fassions une guerre nickel chrome ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Soudain, elle entendit le cri d&rsquo;un moteur. D&rsquo;un geste sec, elle cala la crosse contre son épaule, amena la détente au contact, aspira une bouffée d&rsquo;air. Elle capta dans sa lunette la forme noire d&rsquo;une carrosserie. Le phare rouge d&rsquo;un imprudent coup de frein l&rsquo;aida à visser sa mire sur le pare-brise. Elle tira, une seule balle. La voiture disparut trop vite derrière les immeubles pour qu&rsquo;elle puisse discerner une modification de sa trajectoire. Mais elle sut avec certitude qu&rsquo;elle avait atteint la vitre au niveau de la tête d&rsquo;un éventuel passager à côté du conducteur. Elle posa le fusil et attrapa un paquet de bonbons. Les flocons blanchissaient la nuit et les trottoirs. Elle eut la flemme de reprendre, la neige l&rsquo;attira dehors.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un très bon roman, ancré dans la réalité de la guerre. On tourne les pages d&rsquo;une histoire d&rsquo;amour compromise, on voit s&rsquo;effilocher les rêves de médaille et de vie meilleure. On y découvre aussi la réalité d&rsquo;une ville prise d&rsquo;assaut par des snipers. Encore bravo Monsieur Hatzfeld ! </span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Robert Mitchum en revient pas&nbsp;&raquo;, Jean Hatzfeld, Gallimard, 17,90€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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		<title>Quand Régis Jauffret raconte “le petit peuple de la cave”&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 17:43:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Angelika]]></category>
		<category><![CDATA[Anneliese]]></category>
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		<description><![CDATA[Un auteur doit-il s&#8217;inspirer de la réalité ? Y plonger tout entier ou doit-il se contenter de la fiction ? Vaste question que pose le nouveau roman de Régis Jauffret, &#171;&#160;Claustria&#171;&#160;, un titre construit autour des mots Claustration et Austria ( Autriche, en anglais). Un roman comme on en lit que très peu. Un roman [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JAUFFRET-PHOTO.jpg" rel="lightbox[813]" title="JAUFFRET PHOTO"><img class="alignleft  wp-image-822 colorbox-813" style="margin: 10px;" title="JAUFFRET PHOTO" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JAUFFRET-PHOTO-300x256.jpg" alt="" width="180" height="154" /></a>Un auteur doit-il s&rsquo;inspirer de la réalité ? Y plonger tout entier ou doit-il se contenter de la fiction ? Vaste question que pose le nouveau roman de <a title="sa page Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gis_Jauffret">Régis Jauffret</a>, &laquo;&nbsp;<strong>Claustria</strong>&laquo;&nbsp;, un titre construit autour des mots Claustration et Austria ( Autriche, en anglais).</p>
<p>Un roman comme on en lit que très peu. Un roman monstre, un livre événement qui a marqué la rentrée littéraire de janvier, opposant une fois encore, les pro et les anti-Jauffret.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-813"></span></p>
<p>En 2010 déjà, l&rsquo;auteur avait plongé dans l&rsquo;affaire <strong>Stern</strong> pour en  écrire une libre évocation, avec  &laquo;&nbsp;<strong>Sévère</strong>&laquo;&nbsp;. Un roman qui a nourri la polémique, l&rsquo;auteur ayant été, jusqu&rsquo;à très récemment, poursuivi en justice par la famille du banquier suisse qui a finalement retiré sa plainte. Souvenez-vous :</p>
<p>Le 28 février 2005,<strong> Edouard Stern</strong>, banquier suisse, est assassiné par sa maîtresse, Cécile Brossard, lors d&rsquo;ébats sadomasochistes. S&rsquo;ensuivit un procès retentissant qui fouilla dans les détails les plus intimes la vie deux deux protagonistes.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CLAUSTRIA.jpg" rel="lightbox[813]" title="CLAUSTRIA"><img class="alignleft  wp-image-820 colorbox-813" style="margin: 10px;" title="CLAUSTRIA" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CLAUSTRIA.jpg" alt="" width="104" height="159" /></a>Une nouvelle fois, Régis Jauffret, qui aime à plonger dans plume dans le réel dans ce qu&rsquo;il a de plus glauque, s&rsquo;est inspiré d&rsquo;un fait-divers tragique. Sordide.</p>
<p>En avril 2008 en effet, la ville autrichienne d&rsquo;<strong>Amstetten</strong> devient le centre du monde. Et pour cause. Pendant vingt-quatre ans, un homme a retenu sa fille contre son gré dans une cave aménagée sous la maison familiale. Là, il lui a fait sept enfants. L&rsquo;un d&rsquo;eux mourra. Et trois rejoindront la famille d&rsquo;en-haut. A chaque fois, l&rsquo;homme explique à sa femme qu&rsquo;il vient de retrouver l&rsquo;enfant sur le palier, laissé là par sa mère enrôlée depuis plusieurs années dans une secte. Des mensonges dont la mère s&rsquo;est toujours contentés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Elisabeth Fritzl</strong> a, des années durant, été le jouet sexuel de son père, <strong>Josef Fritzl</strong>. Au total, 8.516 jours passés dans le sous-sol, entre privations de soins, d&rsquo;eau et d&rsquo;électricité avec trois de ses enfants. A eux quatre, ils constituent <strong>&laquo;&nbsp;le petit peuple de la cave&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Il a fallu que l&rsquo;un d&rsquo;eux, l&rsquo;aînée, soit transporté à l&rsquo;hôpital pour que la vérité éclate enfin. Comment un homme peut-il en arriver à une telle monstruosité ?</p>
<div id="attachment_827" style="width: 87px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/220px-Fritzl.jpg" rel="lightbox[813]" title="220px-Fritzl"><img class=" wp-image-827   colorbox-813" style="margin: 10px;" title="220px-Fritzl" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/220px-Fritzl-215x300.jpg" alt="" width="77" height="108" /></a><p class="wp-caption-text">Josef Fritzl</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Josef Fritzl,</strong>  – le personnage du livre porte d&rsquo;ailleurs ce prénom et ce nom –, a été  condamné en mars 2009 par la justice autrichienne à la prison à vie et à l&rsquo;internement psychiatrique pour séquestration, viols, meurtre.</p>
<p>A l&rsquo;époque, les médias se sont emparés de cette affaire extraordinaire pour le coup. Lire ici, par exemple<a title="lire l'article" href="http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20080505.OBS2717/josef-fritzl-avait-prevu-le-cachot-des-1978.html ">, un article du Nouvel Obs</a>, daté du 23 juin 2008.</p>
<p>Reste ce roman. Puissant. Pour l&rsquo;écrire, l&rsquo;auteur s&rsquo;est rendu sur place. A puisé dans la réalité du dossier et dans celle du procès expédié en trois jours pour écrire cette terrible histoire à laquelle il a ajouté de la fiction. Car, comme il l&rsquo;explique dans cette vidéo <a href="http://www.dailymotion.com/video/xo9mx0_regis-jauffret-lecture-de-claustria_creation" target="_blank">Régis Jauffret : lecture de Claustria</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/laregledujeu" target="_blank">laregledujeu</a></em>, la fiction fait partie de son métier, de sa fonction.</p>
<p>Du fait-divers, Régis Jauffret réinvente le mythe de la caverne. Là, sous la maison, une mère et ses enfants ne découvriront la réalité du monde qu&rsquo;à travers un poste de télévision.</p>
<p>Si<strong> Fritzl</strong> a gardé son nom, c&rsquo;est le seul. Dans &laquo;&nbsp;<strong>Claustria</strong>&laquo;&nbsp;, <strong>Elisabeth</strong> se prénomme <strong>Angelika</strong>. Tous les autres prénoms ont également été modifiés.</p>
<p>Au fil du roman, des allers et retours entre l&rsquo;enfance d&rsquo;<strong>Angelika</strong>, la jeunesse de son père, les jours horribles passés dans la cave, l&rsquo;enquête menée par<strong> Jauffret</strong>, celle de la police, le relation établie entre<strong> Fritzl</strong> et son avocat <strong>Gretel</strong>, et la sortie des survivants s&rsquo;enchaînent. Tissant une trame dans laquelle on se laisse prendre. Jusqu&rsquo;à la fin.</p>
<p><strong>Josef Fritzl,</strong> ingénieur en béton<strong>,</strong> est ainsi décrit comme un violeur impénitent, un fils indigne ( il a laissé mourir sa mère) et un mari violent.  Son rôle de père, il s&rsquo;en charge à coups de gifles et d&rsquo;humiliation.</p>
<p><strong> Page 70</strong>, <strong>Régis Jauffret</strong>, qui se met en scène, vient de découvrir des photos en rapport avec l&rsquo;affaire Fritzl : <em>&laquo;&nbsp;&#8211; J&rsquo;arrive à m&rsquo;imaginer assassiné, mutile, torturé. Je n&rsquo;arrive pas à m&rsquo;imaginer vingt-quatre années dans un trou. Essayez, vous n&rsquo;y arriverez pas non plus. Vous parviendrez à une semaine, peut-être à quatre. La nuit suivante, vous aurez peur de vous endormir. Si parfois le sommeil était une trappe.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 118</strong> :<em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;etait en 1994, la veille de Noël. Elle était enceinte de cinq mois des jumeaux. Fritzl n&rsquo;était pas réapparu depuis qu&rsquo;il avait remonté Sophie, le troisième enfant de l&rsquo;inceste. La cave connaissait la famine depuis plusieurs jours. [&#8230;] Il lui restait du Théralène, elle en distribuait matin et soir une cuillerée aux enfants. Ils dormaient vingt heures par jour. Entre les sommes, ils étaient trop abrutis pour ressentir la faim.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Dès l&rsquo;âge de 11-12 ans, Angelika est violée par son père. Sa mère reste silencieuse et aveugle. <strong>&laquo;&nbsp;Le petit peuple de la cave&nbsp;&raquo;</strong> n&rsquo;aura jamais aucune réalité pour elle. Elle élève les enfants de sa fille, – le savait-elle quand même ? L&rsquo;auteur en est persuadé –, comme elle a élevé les siens. Sans amour ni tendresse. Et dans la crainte du patriarche, toujours.</p>
<p><strong>Page 228</strong> : &laquo;&nbsp;<em>Angelika vivrait là en ermite. Elle ne verrait jamais que lui. Les hormones la tracassant, elle serait bien obligée d&rsquo;éprouver du désir pour lui. Un inceste naturel, remontant jusqu&rsquo;à l&rsquo;origine biblique de l&rsquo;humanité. Les enfants d&rsquo;Adam et Eve s&rsquo;accouplant à tire-larigot dans le louable but de propager l&rsquo;espèce. C&rsquo;était la première fois que l&rsquo;idée de fonder une famille avec Angelika avait germé dans son esprit. Une seconde famille plus sienne encore que la première car issue de l&rsquo;union d&rsquo;un géniteur et de la chair de sa chair. Une descendance sans une goutte de sang mêlé</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p><span style="color: #0000ff;">Au final, &laquo;&nbsp;<strong>Claustria</strong>&nbsp;&raquo; est l&rsquo;un des romans les plus puissants lus depuis longtemps ! L&rsquo;histoire, quand elle faisait la Une des journaux et des télés était déjà incroyable en soi. La transposer dans un roman donne encore plus de poids à ce qu&rsquo;elle veut nous dire d&rsquo;un pays, d&rsquo;une époque, d&rsquo;une famille et d&rsquo;un homme. </span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Régis Jauffret</strong> signe</span> <span style="color: #0000ff;">là une oeuvre majeure. Son style irradie le roman. Un livre monstre comme je le disais d&rsquo;emblée. A ne peut-être pas mettre entre toutes les mains.</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Claustria&nbsp;&raquo;, de Régis Jauffret, Seuil, 21,90€.</strong></em></p>
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