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	<title>Quatrième de couv &#187; solitude</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Face au sida, la solitude honteuse d&#8217;une famille&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2023 11:48:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Mêler deux histoires. La première est familiale. Et honteuse dans cette famille de commerçants de l&#8217;arrière-pays niçois. La seconde se passe entre la France et les Etats-Unis, dans des laboratoires. Dans son premier roman, Anthony Passeron a choisi de raconter l&#8217;histoire de son oncle, Désiré. Mort du sida. Comme sa femme Brigitte et sa fille, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="article__chapeau"> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Capture-décran-2022-06-27-à-11.50.51.jpg" rel="lightbox[6195]"><img class="alignleft wp-image-6209 size-medium colorbox-6195" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Capture-décran-2022-06-27-à-11.50.51-199x300.jpg" alt="Capture-décran-2022-06-27-à-11.50.51" width="199" height="300" /></a>Mêler deux histoires. La première est familiale. Et honteuse dans cette famille de commerçants de l&rsquo;arrière-pays niçois. La seconde se passe entre la France et les Etats-Unis, dans des laboratoires. Dans son premier roman, <strong>Anthony Passeron</strong> a choisi de raconter l&rsquo;histoire de son oncle, <strong>Désiré</strong>. Mort du sida. Comme sa femme Brigitte et sa fille, Emilie.</p>
<p class="article__chapeau">Lui, le fils préféré, qui n&rsquo;a jamais émis le souhait de reprendre la boucherie familiale, a découvert l&rsquo;héroïne, est devenu accro. Toxicomane, il est tombé malade à cause de l&rsquo;échange de seringues. Il fait alors partie de ces &laquo;&nbsp;<strong><em>enfants endormis</em></strong>&nbsp;&raquo; que l&rsquo;on retrouvait dans les rues de Nice avec la seringue toujours piquée dans le bras&#8230;</p>
<p class="article__chapeau">Dans sa famille, c&rsquo;est impossible à surmonter, à assumer. Entre le déni de la mère de <strong>Désiré</strong> et le silence, pesant, de son père. Tandis que son frère (le père de l&rsquo;auteur) essaye d&rsquo;être présent&#8230; Sans tout comprendre. Parce que trop d&rsquo;informations manquent encore, parce qu&rsquo;on parle du &laquo;&nbsp;cancer gay&nbsp;&raquo;, parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une maladie mortelle engluée dans la honte encore&#8230;</p>
<p class="article__chapeau">Alors, après chaque chapitre consacré à la vie de cette famille au début des années 80, un autre s&rsquo;ouvre en alternance, expliquant très précisément ce qui se passe chez les chercheurs. Ceux qui essaient de comprendre, de trouver l&rsquo;origine de ce VIH sida et la course contre la montre dans laquelle ils se sont lancés des deux côtés de l&rsquo;Atlantique.</p>
<p class="article__chapeau"><span id="more-6195"></span></p>
<p class="article__chapeau">Dans les deux histoires, un même sentiment de solitude. Désiré est malade et finira ses jours à l&rsquo;hôpital à une époque où cette maladie encore peu connue fait si peur&#8230; C&rsquo;est un paria. Et pas question que tout cela n&rsquo;affecte l&rsquo;aura de la famille au village.</p>
<p class="article__chapeau">Un roman de filiation, sensible et puissant qui nous rappelle que cette réalité n&rsquo;est pas si lointaine dans le temps. C&rsquo;était il y a 40 ans seulement.</p>
<p class="article__chapeau"><strong>Anthony Passeron</strong> est professeur de français et d’histoire-géographie. Il a 39 ans.</p>
<p class="article__chapeau"><strong>Il raconte ici l&rsquo;histoire de son livre :</strong></p>
<section class="edito edito--link">
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><a href="https://youtu.be/XY8dVoLlR3g">https://youtu.be/XY8dVoLlR3g</a></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<blockquote><section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Extraits</strong></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Page 49 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Au cours de l&rsquo;année 1982, le nombre de malades diagnostiqués en France progresse. Willy Rozenbaum a trouvé un poste à l&rsquo;hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où il peut de nouveau recevoir ses patients. Aucun d&rsquo;entre eux ne voit son état s&rsquo;améliorer. Les décès s&rsquo;accumulent. </em></section>
</blockquote>
</section>
<blockquote><section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><em>L&rsquo;infectiologue est habitué à côtoyer la mort, mais dans le cas de cette maladie, le condamnation des patients est double : une mort physique et aussi sociale. Les articles de presse, les reportages de télévision sur la maladie ont propagé la peur dans la population. Les proches sont rares au chevet des malades, qui sont réduits à leur homosexualité, leur toxicomanie, la plupart d&rsquo;entre eux n&rsquo;ayant plus que de rares médecins comme interlocuteurs.&nbsp;&raquo;</em></section>
</blockquote>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<blockquote>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Page 136 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La souffrance avait pris le pas sur le plaisir depuis un bon moment déjà. Après plusieurs semaines de défonce, peu après leur rencontre, le couple s&rsquo;était calmé quelques jours. Et puis ils s&rsquo;étaient réveillés un matin, fatigués, fiévreux et courbaturés. Ils n&rsquo;étaient pas malades à proprement parler. L&rsquo;héroïne les appelait. C&rsquo;était la première fois qu&rsquo;ils s&rsquo;étaient sentis à sa merci. Cette sensation ne les avait plus jamais lâchés. ils avaient entamé une chute sans fin. Incapables aujourd&rsquo;hui d&rsquo;aller travailler, ils se retrouvaient privés de salaires. Il n&rsquo;était plus question de plaisir, de transe, ni de cette sorte d&rsquo;expérience transcendantale que Désiré avait découverte, un soir de fête, à Amsterdam [&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Page 265 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Un dimanche, quelques mois après l&rsquo;enterrement de notre cousine, alors que mon père bricolait des étagères dans le garage, mon frère et moi l&rsquo;avons soudain entendu hurler des injures et briser une à une, à coups de pied et de poing, les planches de bois. Il n&rsquo;a jamais soldé sa colère. Un jour, il a tout quitté, sa famille, la boucherie et le village. </em></p>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><em>Ma mère, encore aujourd&rsquo;hui, n&rsquo;est pas plus bavarde. Après le départ de mon père, elle a refait sa vie. Il ne reste chez elle, de cette époque, qu&rsquo;un cadre posé à côté du téléphone que personne n&rsquo;a le droit de toucher. Un cadre ornant la photographie d&rsquo;une petite fille [&#8230;].&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><em><strong>Les enfants endormis, Anthony Passeron, Globe. </strong></em></p>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container">
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		</item>
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		<title>Vie et rebonds d&#8217;une &#171;&#160;passagère&#160;&#187;&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/08/17/vie-et-rebonds-dune-passagere/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/08/17/vie-et-rebonds-dune-passagere/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Aug 2022 07:54:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été 2022 La rentrée littéraire approche ! A quoi ressemble-t-elle cette année ? Voici quelques chiffres évocateurs.  Comme nous l&#8217;explique Livres Hebdo, ce sont   490 romans qui vont paraître entre la mi-août et le mois d&#8217;octobre 2022 : le chiffre le plus bas depuis plus de 20 ans. Derrière cette baisse de 6% du nombre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire été 2022</span></strong></p>
<p>La rentrée littéraire approche ! A quoi ressemble-t-elle cette année ? Voici quelques chiffres évocateurs.  Comme nous l&rsquo;explique Livres Hebdo, ce sont   <strong>490 romans qui vont paraître entre la mi-août et le mois d&rsquo;octobre 2022</strong> : <strong>le chiffre le plus bas depuis plus de 20 ans</strong>. Derrière cette baisse de 6% du nombre de romans publiés par rapport à 2021 (521), Livres Hebdo voit plusieurs explications :  la pénurie de papier, mais aussi les incertitudes liées au rapprochement entre Editis et Hachette.</p>
<p>Parmi les 345 romans français publiés, on compte cette fois 90 premiers romans (soit une hausse de 21% par rapport à l&rsquo;année précédente). Quelques noms illuminent déjà ce nouveau rendez-vous littéraire : <strong>Virginie Despentes</strong> et son nouveau roman épistolaire, <strong>Amélie Nothomb</strong>,<strong> Olivier Adam</strong>, <strong>Gaëlle Josse</strong> ou encore <strong>Laurent Gaudé, l&rsquo;un de mes auteurs préférés</strong>. Au-delà de l&rsquo;Hexagone, ce sont notamment <strong>Toni Morrison</strong>, <strong>Russel Banks</strong> ou encore <strong>Jolie Otsuka</strong> qui publient un nouveau roman.</p>
<p>Cette fois encore, je partagerai avec vous mes découvertes et autres pépites à lire absolument. La première ? <strong><em>Stardust</em></strong> de <strong>Léonora Miano.</strong></p>
<p><span id="more-6055"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Stardust_4176.jpg" rel="lightbox[6055]"><img class="alignleft size-full wp-image-6058 colorbox-6055" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Stardust_4176.jpg" alt="CVT_Stardust_4176" width="250" height="379" /></a>Romancière, essayiste et dramaturge, <strong>Léonora Miano</strong>, quadragénaire, est née au Cameroun. Elle est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;auteure d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ouvrages. Une femme et une plume engagée que <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/hors-les-frontieres-leonora-miano-promene-sa-plume-politique">j&rsquo;avais interviewée durant l&rsquo;été 2017 </a></strong>alors qu&rsquo;elle vivait à Tours.</p>
<p>Dans <strong><em>Stardust</em></strong>, un roman qu&rsquo;elle avait écrit il y a vingt ans, elle revient sur les quelques mois passés dans un centre de réinsertion et d&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence du 19e arrondissement de Paris, rue de Crimée. Nous sommes en 1996. <strong>Louise</strong> et sa fille <strong>Bliss</strong>, ont échoué là. <strong>Louise</strong> n&rsquo;a plus de domicile et pas encore pu renouveler son titre de séjour. Elle a quitté le père de sa fille, parce qu&rsquo;il a menti, entre autres choses. La jeune mère d&rsquo;origine camerounaise raconté ce qu&rsquo;elle voit, ce qu&rsquo;elle vit, ce qu&rsquo;elle espère, ce qu&rsquo;elle attend. Et ce qu&rsquo;elle lit. La chance de <strong>Louise</strong>, ce sont les livres, ce sont ses études et ses aspirations.</p>
<p>Mais la réalité est rude. Au fil des pages, Louise met en exergue les images que toutes ces femmes migrantes se faisaient de la France&#8230; et la réalité qu&rsquo;elles vivent, mères seules et désoeuvrées.  <strong>Léonora Miano</strong>, même si elle ne parle pas d&rsquo;autobiographie, indique avoir mis de sa vie dans ce roman. Malgré les noms changés, malgré les omissions. La violence, elle, est palpable entre &laquo;&nbsp;les passagères&nbsp;&raquo;, ces femmes qui transitent par le centre. La colère aussi.</p>
<p>A la différence des autres femmes hébergées dans le centre, <strong>Louise</strong> s&rsquo;accroche à la littérature, à la poésie pour avancer et se défendre. Enfin intégrer une maison maternelle pour élever sa fille au mieux et pouvoir reprendre ses études. Elle pense beaucoup à sa grand-mère, Mbambe, qu&rsquo;elle interpelle régulièrement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Léonora Miano</strong> explique qu&rsquo;au-delà des événements qu&rsquo;il relate, Stardust évoque les raisons <em>&laquo;&nbsp;pour lesquelles je vécus si longtemps en France où j&rsquo;étais venue contre mon gré&nbsp;&raquo;. Et l&rsquo;autrice d&rsquo;évoquer encore &laquo;&nbsp;la rudesse des marges de la France&nbsp;&raquo; qui lui ont permis, en les fréquentant de connaître le plus intimement la France. A sa manière, Stardust évoque aussi l&rsquo;impossible appartenance au groupe, le recours impératif à la création littéraire, artistique, pour tenter d&rsquo;entrer en relation&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><!--more--></p>
<p>Un roman fort. Décapant. Qui vingt ans après son écriture nous rappelle que la situation n&rsquo;a pas évoluée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 96-97 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Louise sent lâcher ses nerfs. Le désespoir a la dent dure. Le carrefour est inaccessible, l&rsquo;aube hypothétique. Impossible de continuer à vivre sans rien décider. Elle aurait presque envie de faire des bêtises. N&rsquo;importe quoi. Un truc qui se serait imposé, comme ça. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle en a par-dessus la tête de cet agglomérat de femelles. Leurs conversations futiles. Leurs mesquineries. Leur souffrance. Leur inutilité. Leur lassitude. Ce qu&rsquo;elles lui disent d&rsquo;elle-même. Leurs addictions. Leurs défections. Leurs génuflexions devant des hommes qui n&rsquo;en valent pas la peine. Leur violence. Leur attentisme. Leur impuissance. Leurs sautes d&rsquo;humeur. Leur condition&#8230; Elle en a plus qu&rsquo;assez de les voir se ruer sur des vêtements chics que viennent jeter d&rsquo;autres femelles, nanties, pieuses et charitables, celles-là. Débordantes de cynisme, de mauvaise foi. Ras-le-bol des disputes. Des bagarres pour toutes sortes de déraisons. Des pets nocturnes. De l&rsquo;onanisme gémissant. Du mal à vivre. Des insomnies. Des dérèglements hormonaux. Tant de ressemblances insoupçonnées. Tant d&rsquo;inacceptables similitudes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 130 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Louise sait qu&rsquo;on la trouve agressive. Pas commode. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on dit des personnes franches. Celles qui refusent d&rsquo;avaler des couleuvres. Celles qui pensent, par exemple, que la fraternité n&rsquo;a rien à voir avec tous ces bons sentiments. Que connaître l&rsquo;autre, ce n&rsquo;est pas se fabriquer une image de lui. Celle que l&rsquo;on peut accepter. Celle qui n&rsquo;ébranlera pas le confort intérieur. Louise évite de donner une conférence sur ces sujets. Crimée n&rsquo;est pas en faveur de la liberté d&rsquo;expression. Le verbe y est traqué, analysé, consigné dans des dossiers. Rapport en est fait à Madame C., l&rsquo;invisible mais puissante directrice, qui saura le retenir contre celle qui l&rsquo;aura proféré.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 194-195 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mbambe&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je ne suis plus ta petite-fille. Plus maintenant. J&rsquo;aurais dû te le dire dès le début, mais je ne voulais pas en parler. Alors, j&rsquo;ai triché. Tu ignores que je fais presque la taille 52, que j&rsquo;ai perdu plusieurs dents. On aurait pu les soigner, mais je ne pouvais payer. On me les a arrachées. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai laissé trop de plumes dans mes mésaventures pour espérer t&rsquo;étreindre comme avant. Je ne rentrerai pas. Il sera trop tard pour cela, lorsque j&rsquo;aurai repris ce que la vie m&rsquo;a dérobé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je vais rester ici. Où j&rsquo;ai connu des femmes enceintes qui craignaient les enfants, ne supportaient pas leur présence, les suppliaient de rester dans leur ventre, de ne pas venir au monde. Où j&rsquo;ai vu mourir Véronique et Prudence, rencontré le fantôme de Virginie. Où mon nom ne signifie rien. Ici où je suis tombée, où je me relèverai.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Cela, je te le promets. Je marcherai debout. Et quand j&rsquo;aurai marché, je signalerai ma présence à chacun. Pour que tu ne m&rsquo;aies pas aimée en vain, rêvée en vain. Je ferai quelque chose. Et je serai libre.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><strong><em> Stardust, Léonora Miano, Grasset, 18,50€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Sylvain, au-delà des sens&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/09/12/sylvain-au-dela-des-sens/</link>
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		<pubDate>Sun, 12 Sep 2021 06:54:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Encore un ! Oui, un premier roman de cette nouvelle rentrée littéraire ! Avec une histoire particulièrement originale : Le parfum des cendres de Marie Mangez. Je vous raconte ? Les parfums sont toute la vie de Sylvain Bragonard. Il a le don de cerner n’importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu’elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PARFUM-CENDRES.jpg" rel="lightbox[5784]"><img class="alignleft size-full wp-image-5787 colorbox-5784" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PARFUM-CENDRES.jpg" alt="PARFUM CENDRES" width="210" height="305" /></a></p>
<p><span style="color: #ff6600"><strong>Rentrée littéraire </strong></span></p>
<p>Encore un ! Oui, un premier roman de cette nouvelle rentrée littéraire ! Avec une histoire particulièrement originale : <strong><em>Le parfum des cendres</em></strong> de <strong>Marie Mangez.</strong> Je vous raconte ?</p>
<p>Les parfums sont toute la vie de <strong>Sylvain Bragonard.</strong> Il a le don de cerner n’importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu’elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. Tout le monde y passe, même les morts dont il s’occupe tous les jours dans son métier ­d’embaumeur ou thanatopracteur.<br />
Cette manière insolite de dresser des portraits stupéfie <strong>Alice</strong>, une jeune thésarde qui s’intéresse à son étrange profession.</p>
<p>Pour elle, <strong>Sylvain</strong> lui-même est une véritable énigme : bourru, taiseux, il semble plus à l’aise avec les morts qu’avec les vivants. Elle sent qu’il cache quelque chose et cette curieuse impénitente veut percer le mystère.<br />
Doucement, elle va l’apprivoiser, partager avec lui sa passion pour la musique, et comprendre ce qu’il cache depuis quinze ans.</p>
<p>Ce premier roman, était avant même sa sortie, dans la sélection du prix Envoyé par la Poste et dans celle de Première Plume. Quid de son auteure ? On apprend via son éditeur Finitude que <strong>Marie Mangez</strong> vit à Paris où elle s’efforce de plancher sur sa thèse en anthropologie qui la mène régulièrement sur les rives du Bosphore.</p>
<p>Voilà pour les ingrédients de ce premier roman sensoriel plutôt bien senti et écrit dont on devine cependant la fin.</p>
<p><strong>Marie Mangez évoque la génèse de son premier roman ici </strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/v86_aBfv868">https://youtu.be/v86_aBfv868</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 22 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il but son vinaigre à petites gorgées, savourant le crépitement de son palais sous les décharges acides du liquide. Lequel remontait illico vers la cavité nasale, la saisissait tout entière d&rsquo;une main brûlante avant de redescendre doucement, pour aller gratifier le fond de ses intestins de sa caresse abrasive Sylvain jeta un coup d&rsquo;oeil au verre. C&rsquo;était du vinaigre de vin, il avait la couleur d&rsquo;un jus de groseille – et la puissance de l&rsquo;éthanol.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 61 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Comment leur dire qu&rsquo;il vivait désormais dans un bocal, autrement dit qu&rsquo;il ne vivait plus, qu&rsquo;entre lui et le monde s&rsquo;élevait cette paroi épaisse et transparente qui l&rsquo;entourait tout entier, pas d&rsquo;échappatoire, une prison de verre sans oxygène où l&rsquo;on ne pouvait respirer ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il ne pouvait pas. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Impossible. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il aurait suffi d&rsquo;un mot, pourtant, un mot pour leur expliquer ce qu&rsquo;il vivait depuis toutes ces années ; mais ce mot-là, comme les autres, restait enfermé à l&rsquo;intérieur du bocal. Il ne pouvait que regarder à travers la baie vitrée, regarder les autre vivre alors que lui était mort, asphyxié, mort dans rémission.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 118-119 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] De Catherine émanait un délicat parfum floral, à dominante d&rsquo;iris. Son maintien élégant, soigné empreint de bon goût bourgeois, son corps resté séduisant en dépit de l&rsquo;âge et de la maladie, son brushing gris à peine défait et sa sobre manucure transparente, tout respirait la fragrance poudrée et le raffinement aristocratique de cette noble plante, avec sa texture veloutée et ses subtiles notes de violette. Il ôta avec précaution la fine chemise de nuit en dentelle de coton blanc, ses mains parcourent la peau sèche constellée de taches brunes, sillonnée de méandres et de veines apparentes. Avant de s&rsquo;occuper du visage : suture des lèvres, fermeture des yeux, deux yeux marron encadrés de pattes d&rsquo;oie, des yeux qu&rsquo;on devinait chaleureux malgré la cornée ternie et figée par la mort. Sous l&rsquo;iris pointait la carotte, plus simple et prosaïque, venant renforcer harmonieusement le potentiel de fraîcheur contenu dans la précieuse fleur.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Le parfum des cendres, Marie Mangez, Finitude, 18,50€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au pied de la colline, l&#8217;enfance nue&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/14/au-pied-de-la-colline-lenfance-nue/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/14/au-pied-de-la-colline-lenfance-nue/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 13:06:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection Roblès 2021 Le démon de la colline aux loups. Un titre qui laisse penser à un conte. On en est loin. Très loin. Voilà un premier roman percutant, dérangeant. L&#8217;histoire vous colle aux doigts, vous laisse des images. Pas jolies. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Duke. Il est en prison. Pour très longtemps. Là, derrière les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="page">
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282.jpg" rel="lightbox[5630]"><img class="alignleft size-full wp-image-5632 colorbox-5630" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282.jpg" alt="CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282" width="250" height="325" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff">Sélection Roblès 2021</span></strong></p>
<p><strong><em>Le démon de la colline aux loups</em>.</strong> Un titre qui laisse penser à un conte. On en est loin. Très loin. Voilà un premier roman percutant, dérangeant. L&rsquo;histoire vous colle aux doigts, vous laisse des images. Pas jolies. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Duke</strong>.</p>
<p>Il est en prison. Pour très longtemps. Là, derrière les murs, il écrit. Tout. Sur la vieille machine à écrire prêtée par le directeur. Pour ne pas oublier, pour essayer de comprendre. &laquo;&nbsp;Pour &laquo;&nbsp;assurer sa rédemption &nbsp;&raquo; aussi. Pour savoir si tout cela a été causé par le Démon de la Colline aux loups. Cet endroit, il y a vécu. Survécu plutôt. C&rsquo;est là qu&rsquo;il grandit au sein d&rsquo;une famille défaillante, totalement dysfonctionnelle. C&rsquo;est là qu&rsquo;il sera violé à plusieurs reprises par son père. Oui, son père.</p>
<p>L&rsquo;enfant, qui n&rsquo;entendra son prénom pour la première fois qu&rsquo;à l&rsquo;école, où il atterrit sans comprendre, sans savoir. Les services sociaux sont intervenus. La gendarmerie, la justice suivront. <strong>Duke</strong> sera éloigné de cette famille maltraitante, mal-aimante.</p>
<p>Placé dans une famille, puis dans une autre, éloigné de sa fratrie (ils sont six enfants en tout, les deux aînés, <strong>Michael et Jonas</strong>, se sont enfuis depuis longtemps) et de sa soeur adorée. Mais <strong>Duke</strong> craint tellement de réveiller le Démon de la colline aux loups qu&rsquo;il s&rsquo;enfuit de chez Pete et Maria qu&rsquo;il aime pourtant. Il a 16 ans. Une enfance fracassée et une adolescence qu&rsquo;il va carboniser. Dans un squat, il connaîtra la violence, la débrouille, la prostitution&#8230; Mais aussi l&rsquo;amour. Celui de Billy. Une jeune héroïnomane dont il s&rsquo;éprend. Elle finira par se jeter dans le vide sous ses yeux&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La violence reviendra. Terrible. Mortifère. <strong>Duke</strong>, qui est retourné à la colline aux loups, sera arrêté. Jugé. Condamné à perpétuité malgré son discernement altéré. Puis placé en détention. Là, seul après le suicide de son codétenu, il écrit. Fait une introspection et tente de comprendre, accompagné par un prêtre qui ne fera que frôler l&rsquo;horreur des souvenirs, des images, des mots de <strong>Duke</strong>.</p>
<p>Les phrases sont longues, sans virgule. Comme s&rsquo;il fallait impérativement prendre son souffle avant de se lancer dans ce texte étourdissant, un flot d&rsquo;images et de sensations qui mêle les époques, les périodes.</p>
<p>A la lecture de ce premier roman, qui concourt pour le<strong> 31e prix Roblès</strong>, on plonge dans l&rsquo;horreur. Mais aussi dans la littérature. L&rsquo;auteur, <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong>, âgé de 44 ans, côtoie l&rsquo;horreur de près dans son métier. Journaliste spécialisé dans la chronique judiciaire et le fait divers, ( il travaille pour Le Télégramme, à Saint-Brieuc), il est l&rsquo;auteur d&rsquo;un recueil de chroniques judiciaires qui a d&rsquo;ailleurs servi de trame au roman Ritournelle, publié par Le Tripode, en mai.</p>
<p>Ce premier roman<b> </b>a déjà remporté le prix Première de la RTBF et avait été retenu parmi les quatre finalistes du prix <strong>Goncourt</strong> du premier roman. Qu&rsquo;il n&rsquo;a finalement pas eu.</p>
<p>En mai, j&rsquo;ai interviewé <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong> pour <strong>La Nouvelle République </strong>dans le cadre du prix Roblès. L&rsquo;article paru sur le site internet est <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/blois/prix-robles-4-6-dimitri-rouchon-borie-ou-le-demon-et-les-mots-de-l-horreur">ici.</a></strong></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></h3>
<blockquote><p><strong>Page 15 :</strong><em><strong> </strong>&laquo;&nbsp;[&#8230;]Par moments des ombres grandissaient dans la pièce et elles faisaient des bruits sourds et des fois ça hurlait des choses en rapport avec la pisse ou presque toujours en lien avec les conséquences de nos entrailles. Il m’a fallu du temps pour dessiner ces ombres et préciser leurs traits et encore plus de temps pour comprendre que c’étaient des personnes et pas n’importe lesquelles mes parents. J’ai rencontré après des gens qui avaient eu d’emblée un père et une mère avec de l’affection et des histoires comme ça je l’ai lu dans des magazines alors j’ai pu essayer de comparer. Mais moi je vous dis ceci au départ je ne me souviens pas d’avoir vu des personnes. Et je ne sais pas comment ces formes qui s’invitaient dans notre nid nous filaient à bouffer j’ai bien dû croûter sinon je serais mort mais je sais que là non plus je n’aurais pas su identifier ou nommer un repas tout était confondu dans tout. Il y a un moment dans l’enfance où chacun de nous ouvre mieux les yeux et petit à petit mon regard a séparé chaque être du nid pour lui donner un corps à lui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Je suis resté chez Pete et Maria des années et tout allait bien car leur façon de fabriquer des habitudes me protégeait du Démon. J’ai compris cette chose-là c’est qu’ils s’occupaient de moi et tant qu’ils le faisaient je pouvais compter sur eux c’était comme museler un fauve en lui faisant des caresses. Je sentais bien que j’avais à l’intérieur une trace qui ne partait pas c’était la déchirure de l’enfance c’est pas parce qu’on a mis un pont au-dessus du ravin qu’on a bouché le vide. J’avais le manque des frères et sœurs et je n’osais pas demander parfois on voyait des juges ou des éducateurs et pas un ne me parlait de Clara ou de la Boule est-ce qu’ils pensaient à moi? Petit à petit j’avais commencé à m’intéresser à la solitude qui était une sorte de permanence au-dedans et à la fin on revient toujours à ce qui est constant mais je ne savais pas encore si c’était une porte fermée ou une porte à ouvrir je le tournais comme ça dans ma tête. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 152 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Je ne peux pas expliquer pourquoi j’avais cette intuition que je devais rester lucide c’est comme une sorte de survie et être étourdi c’était tomber à la merci de la menace et ceux qui savent pas ce que c’est d’avoir souffert de ses parents ivres morts n’ont pas l’idée. Moi je pensais que toutes ces choses ça me perdrait plus vite et que le Démon n’avait pas besoin de ça un point c’est tout. Mais la contrepartie c’est que dans ce milieu où j’étais arrivé c’était compliqué de ne pas prendre de dope car ça me gardait une clairvoyance quand tous les autres étaient défoncés et ivres et qu’ils faisaient n’importe quoi en braillant avec des postillons et de la sueur et le visage jaune. Quand ils étaient comme ça fous et dénaturés je me mettais en discrétion pour qu’ils ne m’invectivent pas et qu’ils m’oublient. Parfois je prenais soin de Billy elle devenait presque comme du verre elle restait là à me regarder avec un sourire qui n’en finissait pas et elle tenait mon visage comme le faisait ma sœur c’est comme ça qu’on s’est embrassés la première fois elle a dit t’es mignon on voit bien que tu es pas là juste pour me baiser je haïssais ce mot.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Le démon de la colline aux loups, Dimitri Rouchon-Borie, Le Tripode, 17€</strong></em></p>
</div>
<p><span id="more-5630"></span></p>
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		<title>T.Singer ou la vie surplace&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/04/29/t-singer-ou-la-vie-surplace/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Apr 2021 08:35:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Un roman venu du Nord, ça vous dit ? Je ne connaissais pas cet auteur norvégien avant de tomber sur &#171;&#160;T.Singer&#160;&#187;, le troisième roman traduit en français du Norvégien Dag Solstad. Ce dernier est considéré comme un romancier très cérébral dont l&#8217;oeuvre a évolué au fil des décennies. Ses héros des années 1990, par exemple, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/T.SINGER.jpg" rel="lightbox[5610]"><img class="alignleft size-full wp-image-5612 colorbox-5610" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/T.SINGER.jpg" alt="T.SINGER" width="250" height="392" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un roman venu du Nord, ça vous dit ? Je ne connaissais pas cet auteur norvégien avant de tomber sur <strong>&laquo;&nbsp;T.Singer&nbsp;&raquo;</strong>, le troisième roman traduit en français du Norvégien <strong>Dag Solstad</strong>.</p>
<p>Ce dernier est considéré comme un romancier très cérébral dont l&rsquo;oeuvre a évolué au fil des décennies.</p>
<p>Ses héros des années 1990, par exemple, partagent le sentiment que la culture et la société déclinent, et que la marchandisation et l&rsquo;uniformisation prennent le pouvoir, et qu&rsquo;ils se retrouvent en dehors de leur temps. Au lieu d&rsquo;essayer de combattre le déclin, ils se retirent en eux-mêmes et finissent par être des spectateurs de la réalité qui les entoure. En parallèle à cette thématique du retrait, le style narratif devient plus philosophique et se rapproche de l&rsquo;essai.</p>
<p>C&rsquo;est le cas dans <strong>&laquo;&nbsp;T.Singer&nbsp;&raquo;</strong>, publié en 1999.</p>
<p>Auteur d’une trentaine de livres, <strong>Dag Solstad</strong> est le seul auteur norvégien à avoir obtenu trois fois le <strong>prix de la Critique littéraire norvégienne</strong>. Il est également récipiendaire du <strong>prix de Littérature du Conseil nordique</strong> en 1989 pour <i>Roman 1987 </i>et en 2017, pour l’ensemble de son œuvre, du prix nordique de l’Académie suédoise, considéré comme le « petit Nobel ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5610"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ?</p>
<p>A 34 ans, <strong>Singer,</strong> dont on ne saura jamais quel prénom se cache derrière la lettre T, est un auteur sans succès ni inspiration qui obtient son diplôme de bibliothécaire. Il décide de quitter <strong>Oslo</strong> pour s&rsquo;installer en province, à <strong>Notodden</strong>, dans une ville où personne ne le connaît. Là, il tombe amoureux d&rsquo;une céramiste qu&rsquo;il épousera d&rsquo;ailleurs. Ensemble, ils élèveront la fille de <strong>Merete</strong>. Et c&rsquo;est tout ? Non.</p>
<p>Le mariage se délite. Le jour de l&rsquo;accident de voiture dans lequel <strong>Merete</strong> meurt, un nouveau chapitre s&rsquo;ouvre pour <strong>Singer</strong>. Mais lequel ? Veuf à 39 ans, il décide de retourner à Oslo avec <strong>Isabella</strong> qui n&rsquo;a encore que 6 ans. Il l&rsquo;élèvera, embourbé dans la culpabilité. Mais sans jamais cependant nouer une relation profonde avec la petite fille. Sans jamais dire non plus que le couple qu&rsquo;il formait avec sa mère était au bord de la séparation.</p>
<p>Le narrateur, au ton narquois, et aux digressions nombreuses, tente de nous expliquer au plus près la vie pleine d&rsquo;un homme creux. L&rsquo;employé modèle fut un mari parfait, un veuf exemplaire et un beau-père qui s&rsquo;est donné de la peine. Et après ? Qu&rsquo;est-ce qui le remplit ? Qu&rsquo;est-ce qui l&rsquo;habite ? <strong>T.Singer</strong> est détaché de tout. Et de tous. A l&rsquo;exception d&rsquo;un ami de longue date qu&rsquo;il finira pourtant par faire fuir.</p>
<p>Au fil des pages, une langue riche, pleine, sans chapitre ni respiration. Et pas moins de 300 pages pour évoquer un vide et comment un homme est capable, consciemment, de passer à côté de sa vie, tout en ratiocinant. Un tour de force.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Il était, surtout au moment où commence ce récit, en proie à de sérieuses cogitations sur la signification qu&rsquo;avait tout cela pour sa vie. Au moment où commence ce récit, Singer est sur le point d&rsquo;aller s&rsquo;installer dans la petite ville de Notodden pour de bon. Il est âgé de trente-quatre ans et sur le point d&rsquo;intégrer un poste à la bibliothèque de Notodden. Sa jeunesse est terminée, il y a survécu. En tout état de cause, ces images infestées par la honte menacent à présent de déchirer en mille morceaux la mythologie de sa vie. Si elles ont une part de vérité, ce qu&rsquo;elles ont dans la mesure où il est patent qu&rsquo;elles surgissent dans sa conscience avec un tel effet taraudant, alors elles doivent avoir une certaine signification dans sa vie &#8211; force lui est de reconnaître, aujourd&rsquo;hui, à trente-quatre ans, en tant que bibliothécaire diplômé étonnamment tard.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 144 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Sous l&rsquo;influence d&rsquo;un coup de foudre amoureux, Singer a indéniablement changé. On reconnaît à peine en lui l&rsquo;homme qui a été présenté en amont de ce récit. Si on l&rsquo;observe maintenant, il est une personne créée par Merete Saethre, entretenue, soignée par elle. Oui, nous pouvons même affirmer sans commettre d&rsquo;erreur que le Singer qui nous voyons maintenant a été créé à l&rsquo;image de Merete Saethre, mais non sans un certain ravissement émanant de l&rsquo;homme amoureux qu&rsquo;il est. Il est en d&rsquo;autres termes un homme qui aspire à atteindre une figure embellie de lui-même, créée pour lui par la femme qu&rsquo;il aime, une silhouette idéalisée qu&rsquo;il veut remplir tout entier.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 255-356 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle évoluait à travers les pièces de l&rsquo;appartement avec la plus grande évidence, elle grandissait, s&rsquo;allongeait et s&rsquo;étirait vers la vie, vers son avenir de jeune femme, elle grandissait, se redressait  et s&rsquo;étirait vers ça, vers son avenir de jeune femme. Singer le voyait bien. Elle évoluait ici, entourée d&rsquo;un homme étranger, lequel était tout aussi présent ici, qui subvenait en outre à ses besoins. A croire qu&rsquo;elle ne remarquait même pas sa présence. Elle n&rsquo;avait pour ainsi dire rien contre lui, mais il ne signifiait rien pour elle, Singer était forcé de l&rsquo;admettre, maintenant qu&rsquo;Isabella s&rsquo;étirait vers sa féminité. Et il le vivait avec une douleur encore plus grande que lorsqu&rsquo;elle était enfant car, désormais, la situation désignait en permanence nul autre que lui-même : Singer, le bibliothécaire âgé de quarante-six ans, vivant une existence confinée.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;T.Singer&nbsp;&raquo;, de Dag Solstag, Editions Noir sur blanc. Traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud, 19€. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ne plus vouloir refaire surface&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/24/ne-plus-vouloir-refaire-surface/</link>
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		<pubDate>Sun, 24 Jan 2021 10:03:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2021 Ils seront 493 au total à essayer de trouver une place sur les tables des libraires. Ils ? Les romans de cette rentrée littéraire d&#8217;hiver. Par eux, 153 romans étrangers et 64 premiers romans dont nombre écrits par des femmes. On commence ? Pour moi, ma pile des livres de la rentrée a débuté avec &#171;&#160;Ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire hiver 2021</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Ce-matin-la_6540.jpg" rel="lightbox[5560]"><img class="alignleft size-full wp-image-5566 colorbox-5560" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Ce-matin-la_6540.jpg" alt="CVT_Ce-matin-la_6540" width="250" height="390" /></a></p>
<p>Ils seront <strong>493 au total</strong> à essayer de trouver une place sur les tables des libraires. Ils ? Les romans de cette rentrée littéraire d&rsquo;hiver. Par eux, <strong>153 romans étrangers et 64 premiers romans</strong> dont nombre écrits par des femmes.</p>
<p>On commence ?</p>
<p>Pour moi, ma pile des livres de la rentrée a débuté avec <strong>&laquo;&nbsp;Ce matin-là&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> de Gaëlle Josse</strong>. Une autrice qui a grandi dans l&rsquo;Indre comme nous l&rsquo;explique mon collègue de Châteauroux <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/le-coup-de-poing-de-gaelle-josse">ici</a>. </strong></p>
<p><strong>Gaëlle Josse</strong>, web rédactrice pour un site internet signe là son dixième roman. L&rsquo;histoire ? Très contemporaine pour le coup. C&rsquo;est celle de <strong>Clara</strong>. Une jeune femme pour qui, un jour, tout lâche. Sa vie, son métier. Employée dans une société de crédit, elle n&rsquo;y trouve finalement plus de sens. Le traitement d&rsquo;un dossier la fait basculer.</p>
<p>Amis, amours, famille, collègues, tout se délite. Burn-out ? Dépression ? Tout se mélange. Tout la transforme. La détruit.</p>
<p>Des semaines, des mois de solitude, de vide, s’ouvrent devant elle. Pour relancer le cours de sa vie, il lui faudra des ruptures, de l’amitié, et aussi remonter à la source vive de l’enfance.</p>
<p>On a tous connu, un jour, &laquo;&nbsp;ce matin-là &laquo;&nbsp;, cette envie de tout envoyer valdinguer, trop fragile pour rester dans la course. Une trajectoire parmi tant d&rsquo;autres pour mieux en prendre la mesure. Pour mieux se donner le temps de trouver le bon tempo.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Venue à l’écriture par la poésie, <strong>Gaëlle Josse</strong> a publié son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Les Heures silencieuses&nbsp;&raquo;</strong> en 2011. Elle a obtenu de nombreux prix pour ses différents romans.</p>
<p>Diplômée en droit, en journalisme et en psychologie clinique, elle travaille à Paris et vit en région parisienne. Elle anime, par ailleurs, des rencontres autour de l’écoute d’œuvres musicales et des ateliers d’écriture auprès d’adolescents et d’adultes.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle se voit ingurgiter du sécable, du dispersible, du soluble, du buvable, du croquable, de l&rsquo;avalable, quantité de molécules qui vont murmurer à son cerveau que tout va bien. Elle n&rsquo;est pas certaine d&rsquo;avoir souhaité cette réponse-là, mais il faut bien calmer ces palpitations, ces insomnies, cette pince qui broie l&rsquo;estomac, cette gorge nouée, et tout ce qu&rsquo;elle n&rsquo;é pas voulu voir, pas voulu entendre depuis des semaines, depuis des mois.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 55-56 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Désoeuvrée. C&rsquo;est ce que lui a dit Laetitia, son amie, l&rsquo;infatigable, la solaire, celle de la salle de sport, celle des apéritifs prolongés, avec son haut front clair de vierge flamande, ses foulards colorés dans les cheveux et ses histoires de mecs à n&rsquo;en plus finir. Joyeuse, sensuelle, Laetitia. Clara se demande comment elle fait, parfois. Tu ne vas pas rester comme ça, désoeuvrée. Le mot a marqué Clara. Désoeuvrée, sans oeuvre à construire, sans tâche, sans utilité, une vie de paramécie, de lentille d&rsquo;eau, de mousse, de lichen. Des heures sans bouger du canapé. Elle se dit qu&rsquo;elle va finir par se confondre avec la couleur des coussins, et ce serait bien, les animaux se rendent invisibles pour se protéger des prédateurs. [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 96-97 :</strong><em> [&#8230;] A quoi ressemble leur vie ? Elle se dit qu&rsquo;elle aimerait échanger la sienne contre n&rsquo;importe quelle autre, au hasard, dans une sorte de pacte, comme dans les légendes. Sa vie aux enchères. A qui la veut. Elle s&rsquo;arrête, étourdie, marque le pas devant une vitrine dont elle ne regarde rien, elle aperçoit son reflet entre les marchandises exposées. C&rsquo;est donc cela qu&rsquo;elle est devenue en quelques semaines, ce visage crayeux aux traits tirés, lèvres fermées, cheveux attachés, regard éteint. Elle se reconnaît à peine. Elle se met à haïr ce reflet, c&rsquo;est donc moi, ça ? Cette ombre, ce passe-muraille, cette invisible égarée dans la foule ? &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Ce matin-là&nbsp;&raquo;, Gaëlle Josse, Noir sur Blanc, Notabilia, 17€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand le passé si noir s&#8217;invite à la fête&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/03/quand-le-passe-si-noir-sinvite-a-la-fete/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/03/quand-le-passe-si-noir-sinvite-a-la-fete/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2020 08:05:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Histoires de la nuit"]]></category>
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		<category><![CDATA[Laurent Mauvignier]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Jour de fête ! Laurent Mauvignier est de retour et quand on sait la place qu&#8217;il occupe dans mon panthéon littéraire, on peut bien pavoiser, croyez-moi Oui, l&#8217;oeuvre de Laurent Mauvignier ponctue, livre avec livre, les posts de ce blog depuis 2011. Je suis cet auteur, né à Tours et qui a grandi dans le sud-Touraine, depuis son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER-OKOK.jpg" rel="lightbox[5328]"><img class="alignleft size-full wp-image-5331 colorbox-5328" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER-OKOK.jpg" alt="MAUVIGNIER OKOK" width="195" height="267" /></a></p>
<p>Jour de fête ! <strong>Laurent Mauvignier</strong> est de retour et quand on sait la place qu&rsquo;il occupe dans mon panthéon littéraire, on peut bien pavoiser, croyez-moi <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5328" /></p>
<p>Oui, l&rsquo;oeuvre de <strong>Laurent</strong> <strong>Mauvignier</strong> ponctue, livre avec livre, les posts de ce blog depuis 2011. Je suis cet auteur, né à Tours et qui a grandi dans le sud-Touraine, depuis son premier roman. Je l&rsquo;ai interviewé aussi, en 2016. Vous pouvez retrouver tout cela<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/"> ici</a></strong> mais aussi <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/">là</a>.</strong></p>
<p>L&rsquo;auteur, désormais installé à Toulouse, est donc de retour avec un gros roman de 640 pages. Un roman noir. Très noir. Une première pour l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;Apprendre à finir&nbsp;&raquo;</strong> (Prix du Livre Inter) et de nombreuses pièces de théâtre.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous mène sur la commune rurale de <strong>La Bassée. </strong>Une commune qui ne figure sur aucune carte. Un lieu fictif qui pourrait cependant faire penser<strong> </strong>à Descartes, où il a grandi. Il ne reste presque plus rien à <strong>La Bassée</strong> : un bourg et quelques hameaux, dont celui qu’occupent <strong>Bergogne</strong>, sa femme <strong>Marion</strong> et leur fille <strong>Ida</strong>, ainsi qu’une voisine, <strong>Christine</strong>, une artiste installée ici depuis des années.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5328"></span></p>
<p>Là, dans ce hameau des Trois filles seules, vivent <strong>Christine de Haas</strong> et son chien. L&rsquo;artiste a quitté la ville et son mari, sa vie d&rsquo;avant pour s&rsquo;installer à l&rsquo;écart. Mais tout à côté de la famille de <strong>Patrice Bergogne</strong> qui a reprise la ferme de son père. <strong>Patrice</strong>, paysan un peu bourru et mal à l&rsquo;aise avec son corps a épousé <strong>Marion</strong>. Ils élèvent <strong>Ida</strong>, leur fille. Enfin, celle de <strong>Marion</strong>, découvrirons-nous au fil de cet épais roman. Une vie de couple où les mots et les gestes ont désormais compliqués. Car trop de secrets demeurent.</p>
<p><strong>Marion</strong> travaille dans une imprimerie, dans la petite ville la plus proche. Le soir de ses quarante ans, la vie de tous ces personnages bascule. Complètement. Irrémédiablement. Définitivement. L&rsquo;arrivée de <strong>Denis</strong> et de ses deux frères <strong>Christophe</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Bègue&nbsp;&raquo;</strong> alors que se prépare la fête d&rsquo;anniversaire va replonger <strong>Marion</strong> dans son passé. Trois inconnus pour <strong>Patrice</strong>, <strong>Ida</strong> et <strong>Christine</strong>. Tout comme les jeunes années de <strong>Marion</strong>. Personne ne savait. Et personne n&rsquo;en sortira indemne.</p>
<p>Pas question de trop en dire et prendre alors le risque de &laquo;&nbsp;divulgâcher&nbsp;&raquo; les rebondissements de ce roman psychologiquement lourd, aux longues phrases pour approcher au plus près des personnages. La marque de fabrique de <strong>Laurent Mauvignier</strong>.</p>
<p>Tout y est. La tension qui s&rsquo;installe au fil des minutes. Elle ira crescendo tout au long de la soirée. On la sent, on la voit, on la lit. Un thriller à la campagne, affûté. Terriblement. Et le portrait, toujours juste, des classes modestes. Dont l&rsquo;auteur est lui-même issu.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 190 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Parfois elle voit bien comment sa mère ne répond pas à Patrice, comment il semble parler tout seul et attendre des réponses qui ne viennent pas, et, souvent, elle voit comment lui regarde fixement sa femme. Si elle pouvait lire dans ses yeux, il se peut qu&rsquo;elle lirait de la colère, de la haine, du ressentiment, de la tristesse, du remords, de la déception, de la solitude, de l&rsquo;incompréhension pareille à celle qu&rsquo;elle éprouve lorsqu&rsquo;elle le voit fixant sa mère qui ne répond pas, ne l&rsquo;entend sans doute même pas, et combien de fois alors c&rsquo;est Ida qui doit dire, </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Maman, papa te parle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>car elle sait qu&rsquo;elle, sa mère va l&rsquo;entendre, </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Oui, pardon ma chérie.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>et qu&rsquo;ensuite Marion se tournera vers Patrice. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ida sait que ce soir ce ne sera pas comme ça. Il n&rsquo;y aura pas ces moments de flottement pendant lesquels ils restent tous les trois à table, évacuant tout ce qui les concerne pour parler du boulot et des faits divers qu&rsquo;on a entendus à la télé, et puis de rien, surtout de rien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 372-373 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais cette fixité, elle ne peut toujours pas la supporter, comme si les yeux de Patrice étaient trop inquisiteurs pour qu&rsquo;elle assume ce face-à-face &#8211; comme si elle était incapable de s&rsquo;attendre à y trouver autre chose qu&rsquo;une confrontation ou même, déjà, une condamnation, une sorte d&rsquo;accusation qu&rsquo;elle redoute de ne pas pouvoir supporter à ce moment-là, s&rsquo;imaginant ne pas en être capable alors qu&rsquo;elle voudrait trouver ses yeux, oui, de tout coeur, elle voudrait trouver en lui une réponse à son angoisse, de la compréhension, de l&rsquo;amour, elle est sûre qu&rsquo;il comprendrait, qu&rsquo;il verrait qu&rsquo;elle veut s&rsquo;excuser parce que c&rsquo;était déjà comme si tout le monde était d&rsquo;accord pour dire que ce qui se passe ce soir est en partie de sa faute et, alors qu&rsquo;elle voudrait s&rsquo;excuser à cause de cette soirée, maintenant elle voudrait que Patrice l&rsquo;excuse pour tout ce qu&rsquo;elle lui fait subir depuis des années et dont elle sait qu&rsquo;il encaisse presque sans rien dire, s&rsquo;énervant parfois parce qu&rsquo;il  a trop bu ou parce que sa patience est à bout ; elle sait, aussi clairement qu&rsquo;elle sait n&rsquo;avoir jamais voulu le savoir tout à fait, que c&rsquo;est à cause de ce qu&rsquo;elle ne lui donne pas, et pas seulement le sexe, mais aussi tout ce qu&rsquo;elle lui refuse de tendresse et de temps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 531-532 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Elle a encore ce vague espoir qu&rsquo;on ne l&rsquo;entendra pas, que les filles ne comprendront pas qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas la fille sensass et cool à qui personne ne résiste, qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas celle qu&rsquo;elles croient connaître. Et maintenant elle leur en vaut presque de la naïveté avec laquelle elles l&rsquo;avaient crue si forte, si puissante, elle leur en veut tant soudain qu&rsquo;elle voudrait se retourner et les agresser toutes les deux, oui, cette pulsion, cette envie qu&rsquo;elle doit réprimer de leur foncer dessus pour tout dégommer, s&rsquo;en prendre à elles deux pour leur gueuler que depuis que&rsquo;elle vit ici, évidemment, rien ni personne n&rsquo;a pu avoir la moindre prise sur sa vie ni sur elle, ils sont tellement gentils les gens d&rsquo;ici, vous le saviez pas ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Histoires de la nuit&nbsp;&raquo;, Laurent Mauvignier, Les Editions de Minuit.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans le pierrier, découvrir son coeur&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/21/dans-le-pierrier-decouvrir-son-coeur/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 Aug 2020 06:42:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Quelle claque ! Le roman &#171;&#160;La Géante&#160;&#187; m&#8217;est arrivé via la boîte à lettres. Je l&#8217;ai dévoré. J&#8217;en garde des images, des sensations. Je n&#8217;avais jamais lu un roman de Laurence Vilaine. Avec &#171;&#160;La Géante&#160;&#187;, la quinquagénaire installée à Nantes, signe son troisième roman. Un conte qui nous parle d&#8217;amour et de vie. Sauf que Noële ne connait pas le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GEANTE.jpg" rel="lightbox[5287]"><img class="alignleft size-full wp-image-5296 colorbox-5287" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GEANTE.jpg" alt="GEANTE" width="170" height="256" /></a></p>
<p>Quelle claque ! Le roman <strong>&laquo;&nbsp;La Géante&nbsp;&raquo;</strong> m&rsquo;est arrivé via la boîte à lettres. Je l&rsquo;ai dévoré. J&rsquo;en garde des images, des sensations. Je n&rsquo;avais jamais lu un roman de <strong>Laurence Vilaine</strong>. Avec <strong>&laquo;&nbsp;La Géante&nbsp;&raquo;</strong>, la quinquagénaire installée à Nantes, signe son troisième roman. Un conte qui nous parle d&rsquo;amour et de vie. Sauf que Noële ne connait pas le premier et a réglé la seconde dans un lieu délimité par les montagnes</p>
<p>Noële, la narratrice, a toujours vécu au pied de la Géante, là, <strong>à Fontanalbe, dans les Alpes-Maritimes</strong>. C&rsquo;est là qu&rsquo;elle a grandi après avoir rejoint La Tante, un jour de drame. Avec son père, son frère. Leur mère vient de mourir&#8230;</p>
<p>Dans la montagne, <strong>Noële</strong> suit le rythme des saisons, a fait siennes les herbes et les plantes médicinales pour les tisanes et les onguents en suivant scrupuleusement au fil des années les consignes de sa tante. Au fil des ans, la vieille femme est devenue un peu sorcière. Chaque samedi, les villageois viennent chercher de quoi les soulager, les soigner.<strong> Noële</strong>, elle, a fini par oublier qui elle était. Ou aurait pu être.</p>
<p>A ses côtés, son frère, surnommé <strong>Rimbaud</strong> qui ne parle pas, mais qui chante avec le petit-duc.</p>
<p><span id="more-5287"></span></p>
<p>Parmi cet univers minéral, elle voit passer les saisons, et n&rsquo;attend plus rien du ciel ni du soleil d&rsquo;ailleurs. Et puis un jour, <strong>Maxim</strong> s&rsquo;installe dans une maison du hameau. Le reporter se met au vert, pour faire face à la maladie.  Il reçoit des lettres de <strong>Carmen</strong>, qui l&rsquo;aime. Qui parcourt le monde pour rapporter des histoires et des reportages. Et qui s&rsquo;inquiète pour cet homme qui distille ses secrets au compte-gouttes.</p>
<p><strong>Noële</strong> lui apporte ses missives. Finira par les garder et les lire. A travers les mots d&rsquo;une autre, elle découvre tout ce que la vie ne lui a pas offert, les sentiments qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas laissé entrer. A distance, via sa correspondance, le couple bouleverse ses répères.</p>
<p>Au cœur de la nature, les sentiments s&rsquo;affrontent. La vérité se cache pour finalement éclater. Violente. Implacable au pied de <strong>La Géante, </strong>véritable personnage à part entière de ce roman à l&rsquo;écriture sensible et poétique.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 40 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle avançait les yeux droits et le pied solide qui va abattre des kilomètres, et plus on avançait, plus c&rsquo;était le bourbier, dans ma gorge, dans ma poitrine, les dents serrées et les narines fermées, je sais respirer sans bruit, allumer le feu et me brûler sans geindre, la Tante m&rsquo;a appris, quand tu viens au monde, personne ne compte sur toit, aussi compte sur toi-même et ne dérange pas la montagne. </em></p>
<p><em>Je la connais par coeur la Géante, ses bêtes et ses caillasses, ses fougères à moustache et ses fausses gentianes qui donnent la chiasse. </em></p>
<p><em>Comme la poche de ma blouse, je la connais. </em></p>
<p><em>Comme l&rsquo;odeur des cendres froides et des matins sans amour. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 77 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai vu quelques lettres empilées sur sa table, des enveloppes encore cachetées et une sur le carrelage de l&rsquo;entrée qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas ramassée. Les mouches s&rsquo;attardaient, de deux jours elles passaient à trois, ce qui faisait de plus en plus lourde sa tête, elle demandait le silence aussi grand qu&rsquo;il lui serait possible de l&rsquo;entendre. La guerre battait son plein, il ne voulait voir personne dans les rangs. Il n&rsquo;y avait pas de rang. Lui seul et le silence, dont il a fait son arme. Il voulait tout éteindre, le volume en même temps que la lumière et le bruit du monde, jusqu&rsquo;aux mots sur le papier qui bruissaient trop fort. Plutôt se taire quand on n&rsquo;a rien à offrir et aucune promesse à faire &#8211; il m&rsquo;a remerciée, a baissé les yeux et refermé sa porte. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 112 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Dans son chagrin, cette femme puisait les mots qui ne cachaient rien, elle se mettait à nu comme elle allait prendre un bain et nageait dans des eaux profondes avec la peur de rien. A côté d&rsquo;elle, je marchais morte, morte de marcher à côté de l&rsquo;essentiel. Je ne savais pas ce que penser à quelqu&rsquo;un voulait dire, le soir avant le sommeil qu&rsquo;elle retardait pour ne pas être séparée de lui dès le réveil. Je ne sais pas les mains qui brûlent et ce qu&rsquo;aimer signifie, ni le sourire ni le désir grâce à des yeux de quelqu&rsquo;un quelque part, fussent-ils à six cents kilomètres. Ni la terreur d&rsquo;un mot de trop qui ferait mal, ni l&rsquo;insoutenable, la seule pensée que l&rsquo;amour s&rsquo;en aille à jamais &#8211; ce soir-là dans la nuit je me suis blottie.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;La Géante&nbsp;&raquo;, Laurence Vilaine, Zulma, 17,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Chronique familiale d&#8217;un policier-poète</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/19/chronique-familiale-dun-policier-poete/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/19/chronique-familiale-dun-policier-poete/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2020 05:34:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["La mer c'est rien du tout "]]></category>
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		<description><![CDATA[Les vacances sont une occasion en or pour (ré)découvrir des lieux, des endroits qui, d&#8217;emblée, vous attirent. La preuve avec ma virée bordelaise. Impossible de ne pas pousser les portes de Mollat, la plus grande librairie indépendante de France et la première en terme de chiffre d&#8217;affaires et de titres en rayon ( elle abrite 265.000 [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-mer-c-est-rien-du-tout-formatpoche.jpg" rel="lightbox[5341]"><img class="alignleft size-full wp-image-5344 colorbox-5341" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-mer-c-est-rien-du-tout-formatpoche.jpg" alt="livre-mer-c-est-rien-du-tout-formatpoche" width="120" height="185" /></a></p>
<p>Les vacances sont une occasion en or pour (ré)découvrir des lieux, des endroits qui, d&rsquo;emblée, vous attirent. La preuve avec ma virée bordelaise. Impossible de ne pas pousser les portes de <strong>Mollat</strong>, la plus grande librairie indépendante de France et la première en terme de chiffre d&rsquo;affaires et de titres en rayon ( elle abrite 265.000 livres soit 160.000 titres).  Cette immense librairie se situe à l&rsquo;emplacement de la dernière maison de <strong>Montesquieu</strong>.</p>
<p>Là, des livres à profusion, évidemment&#8230; Et cette petite pépite, dévorée dans le train du retour.</p>
<p>Un livre de poche, eh oui, ce n&rsquo;est pas courant par ici. Un récit autobiographique de surcroît. Et là, vous vous dites que le soleil bordelais a eu raison de moi&#8230; <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5341" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5341"></span></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;La mer c&rsquo;est rien du tout&nbsp;&raquo;</strong> ( publié en grand format en 2016), <strong>Joël Baqué</strong> signe un recueil de bouts d&rsquo;enfance et d&rsquo;adolescence, des morceaux de vie d&rsquo;homme aussi. Des micro-textes qui nous racontent la vie d&rsquo;une famille installée du côté de Béziers.</p>
<p>Une famille languedocienne, qui vit chichement, entre un père exploitant viticole radin qui hurle ; une mère mutique et effacée et trois enfants, dont <strong>Joël Baqué</strong>.</p>
<p><strong>Jöel,</strong> c&rsquo;est le sportif, celui qui deviendra le plus jeune gendarme de France, avant d&rsquo;embrasser une carrière dans la police. C&rsquo;est aussi celui qui, à travers le livre d&rsquo;entretiens consacré à l&rsquo;écrivain et poète <strong>Francis Ponge</strong> donné par un vacancier sur une plage dont il assurait la surveillance comme CRS, découvrira le pouvoir des mots et de la poésie. <strong>Paul,</strong> son petit frère, qui bégaie, devient facteur tout en tentant d&rsquo;assumer son homosexualité.<strong> Valérie</strong>, elle, à la beauté éblouissante, rejoindra l&rsquo;armée tout en étant mannequin.</p>
<p>A travers des souvenirs, des anecdotes, des sensations, celui qui fut commandant de police nous fait voyager à travers la France pompidolienne, la France des classes ouvrières, des taiseux et de ceux qui n&rsquo;osent pas.</p>
<p>Les époques se mélangent avec toujours ces mêmes personnages. Ceux qu&rsquo;il connait le mieux, ceux qui l&rsquo;ont vu grandir. On découvre la mue de <strong>Joël</strong>, aujourd&rsquo;hui quinquagénaire, installé à Nice. Le commandant de police, est déjà l&rsquo;auteur de quatre romans et de plusieurs recueils de poésie.</p>
<p>Alors entre un père castrateur et une mère qui avale des cachets &laquo;&nbsp;fervessants&nbsp;&raquo;, il nous raconte ses années 70 à lui. Les silences, les refus, la vie quotidienne d&rsquo;une famille régie par le paternel qui a mis dans un même panier tout ce qu&rsquo;il n&rsquo;aime ou ne comprend pas, les &laquo;&nbsp;bouillacades&nbsp;&raquo;. Et tout y passe. Même la mer, qui ne serait rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un attrape-touristes&#8230;</p>
<p>Un récit bref, fragmentaire, d&rsquo;où ressortent les images. C&rsquo;est fin, sensible, drôle aussi. Et c&rsquo;est la vie.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 9 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mon père nous disait, à Valérie et à moi : &nbsp;&raquo; Votre mère c&rsquo;est rien du tout, elle fait son cinéma !&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em> &laquo;&nbsp;Votre mère c&rsquo;est rien du tout, c&rsquo;est la tramontane, ça les rend folles les femmes. &nbsp;&raquo; ( Variante.)</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Souvent elle annonçait : &laquo;&nbsp;Je vais me reprendre un cachet fervessant ! &nbsp;&raquo; Plus mon père criait, plus elle s&rsquo;enfonçait dans la </em>fervessance<em> (son malheur conjugal n&rsquo;était pas soluble dans l&rsquo;aspirine, même effervescente).</em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ignore si j&rsquo;ai été plutôt heureux ou plutôt pas heureux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dans sa chambre, seule ou avec Martine, ma soeur écoutait des disques tout en feuilletant des magazines allégés en texte mais pas en photos. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 17 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Paul bégayait facilement avec les gens, Valérie était facilement regardée par les hommes, mon père hurlait facilement sur ma mère, qui allait facilement s&rsquo;enfermer dans le magasin. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dans l&rsquo;Hérault, on nomme &laquo;&nbsp;magasin&nbsp;&raquo; une remise ou un garage. Le nôtre était en quérons comme la maison. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;argent, c&rsquo;est mon père qui le gagnait et nous qui le gaspillions.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 35-36 :</strong><em> &laquo;&nbsp;De nouveaux voisins sont arrivés que mon père a immédiatement détestés parce qu&rsquo;ils étaient sociables (il aimait ne pas aimer). L&rsquo;homme nous donnait du congre et de la roussette qu&rsquo;il pêchait (dans &laquo;&nbsp;La mer qu&rsquo;est rien du tout, mais l&rsquo;océan&nbsp;&raquo;, etc.). Mon père n&rsquo;osait pas refuser mais dans son dos jetait le poisson aux chats. J&rsquo;avais consulté un livre de recettes pour pouvoir dire au voisin qu&rsquo;on l&rsquo;avait mangé avec de la tomate et des câpres. Mon père aimait pourtant le poisson. Quand il avait bien mangé : &laquo;&nbsp;Ah oui ! Au moins votre mère c&rsquo;est une bonne cuisinière, pour ça on peut pas dire! &laquo;&nbsp;, sur le même ton que &nbsp;&raquo; La mer c&rsquo;est rien du tout, mais l&rsquo;océan&nbsp;&raquo;, etc.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La mer c&rsquo;est rien du tout&nbsp;&raquo;, Joël Baqué, #formatpoche POL, 9€. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>A Marseille, pas tous nés sous la même étoile&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/30/a-marseille-pas-tous-nes-sous-la-meme-etoile/</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Jul 2020 14:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un univers double. Pas banal. Emmanuelle Bayamack-Tam, qui avait remporté le Prix du Livre Inter 2019 avec &#171;&#160;Arcadie&#160;&#187; ( pas lu) signe sous le nom de Rebecca Lighieri ses romans les plus noirs, ceux où la violence physique rythme les chapitres. Avec &#171;&#160;Les garçons de l&#8217;été&#160;&#187;, dont vous trouverez la critique ici, j&#8217;avais pu savourer l&#8217;autre écriture de celle dont j&#8217;avais déjà beaucoup [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOMMES-BLOG.jpg" rel="lightbox[5303]"><img class="alignleft size-full wp-image-5306 colorbox-5303" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOMMES-BLOG.jpg" alt="HOMMES BLOG" width="195" height="286" /></a></p>
<p>Un univers double. Pas banal. <strong>Emmanuelle Bayamack-Tam</strong>, qui avait remporté le Prix du Livre Inter 2019 avec <strong>&laquo;&nbsp;Arcadie&nbsp;&raquo;</strong> ( pas lu) signe sous le nom de <strong>Rebecca Lighieri</strong> ses romans les plus noirs, ceux où la violence physique rythme les chapitres. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les garçons de l&rsquo;été&nbsp;&raquo;</strong>, dont vous trouverez la critique <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/27/parce-quil-faut-tuer-le-frere/">ici</a>, </strong>j&rsquo;avais pu savourer l&rsquo;autre écriture de celle dont j&rsquo;avais déjà beaucoup aimé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/02/07/famille-quand-je-ne-sais-pas-vous-aimer/">&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;</a>. </strong></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Il est des hommes qui se perdront toujours&nbsp;&raquo;</strong>, &#8211; un titre tiré d&rsquo;un texte d&rsquo;<strong>Antonin Artaud</strong> que l&rsquo;auteure apprécie particulièrement -, nous voici plongés dans une cité, fictive, des quartiers nord de Marseille. Là, sous le soleil et près d&rsquo;une colline qui la sépare des gitans, vit une famille. Dysfonctionnelle. Il y a le père, <strong>Karl</strong>. Un Belge arrivé là par hasard avec une femme qu&rsquo;il ne sera pas garder. Avec <strong>Loubna</strong>, il a fondé une famille, composée de trois enfants. Deux garçons et une fille qui ont eu à coeur, année après année, de rester vivants. <strong>Karl</strong> est violent, maltraitant. Infect. Aux limites de la folie. Sa femme se tait, concentrée sur les maux de son benjamin, <strong>Mohand</strong>, alors polyhandicapé et souffre-douleur officiel de son père.</p>
<p><span id="more-5303"></span></p>
<p>L&rsquo;aîné, <strong>Karel</strong>, est le narrateur de ce roman noir et social. Joli garçon perdu dans ses désirs et une réalité castratrice. Eprouvante. Mais il veut tout faire pour s&rsquo;en sortir. Dans la légalité. Ou presque.</p>
<p>Sa soeur, <strong>Hendricka</strong> est une jeune fille si belle qu&rsquo;elle trouvera là un moyen de s&rsquo;échapper. Loin. Loin de parents héroïnomanes, isolés, esseulés qui dans une cité Antonin-Artaud, pauvre et reléguée aux confins de la ville. Une cité dans laquelle résonnent très souvent des chansons d&rsquo;amour. Comme pour oublier que l&rsquo;espoir s&rsquo;en est allé. Loin.</p>
<p><strong>Karel</strong> et sa fratrie. Années 90 et 2000. Des pages de tristesse, de pauvreté. Et de violence. Sans pathos. Sans misérabilisme. Mais sans beaucoup d&rsquo;espoir non plus. Et puis un jour, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sur ces images que s&rsquo;ouvre le roman, <strong>Karl</strong> est retrouvé mort. Le crâne défoncé. Qui a bien pu faire le coup ? Qui n&rsquo;avait pas une bonne raison de tuer cet homme ? Les enfants n&rsquo;ont-ils pas caché, des années durant, derrière leur poster préféré, un morceau de papier sur lequel figuraient les lettres JVTMP ? Pour &laquo;&nbsp;Je veux tuer mon père &laquo;&nbsp;.</p>
<p>Alors <strong>Karel</strong> raconte. Sans fausse pudeur. C&rsquo;est violent, parfois dérangeant. Mais vivant. Loin des communautarismes dont on voudrait parfois accuser la deuxième ville de France, chez<strong> Rebecca Lighieri</strong>, le melting-pot marseillais n&rsquo;est pas un vain mot entre les mots d&rsquo;IAM et de Céline Dion, de Mike Brant ou les refrains de Notre-Dame de Paris&#8230;</p>
<p>Derrière la cité, il y a le Passage 50, où vivent gitans et manouches. Une grande famille dans laquelle les trois enfants trouveront leur place.</p>
<p>Dans ce roman la violence est physique, mais aussi sociale. Psychologique et symbolique. Et quoi faire de cet héritage des pulsions destructrices paternelles ? <strong>Karel</strong> et <strong>Mohand</strong> en auront une approche différente. Mais pour quel résultat ?</p>
<p>Un roman puissant. Lumineux et noir à la fois. Une réussite qui nous parle de vengeance et de malédiction. Un roman d&rsquo;apprentissage pour <strong>Karel</strong> qui grandit, qui s&rsquo;émancipe, qui élargit les limites de son territoire. Sans parvenir cependant à changer complètement d&rsquo;univers.</p>
<p><strong>Rebecca Lighieri nous parle ici de son travail d&rsquo;écriture  : </strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/kG054a4pqes?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 103 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pour autant que je sache, mes parents ne sont pas séropos. Ils sont juste esquintés par la drogue, la clope, l&rsquo;alcool, l&rsquo;absence de soins, et sans doute aussi l&rsquo;absence d&rsquo;amour et l&rsquo;absence d&rsquo;espoir. Finalement, dans la scène de défonce que j&rsquo;ai surprise il y a cinq ou six ans, il y avait peut-être les seules preuves d&rsquo;attention et de tendresse qu&rsquo;ils étaient capables de se donner, c&rsquo;est-à-dire pas grand-chose : la précaution qu&rsquo;elle a prise de le shooter avant elle, son effort infructueux à lui pour l&rsquo;aider à trouver une veine pas trop esquintée, puis leur torpeur commune dans l&rsquo;odeur de l&rsquo;héro chauffée au briquet dans une cuiller noircie. Toutes nos cuillers finissent par l&rsquo;être. Un jour, j&rsquo;ai vu Mohand les considérer pensivement avant de les jeter dans l&rsquo;évier et de les récurer les unes après les autres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Contrairement aux adultes qui m&rsquo;entourent, mes parents, nos voisins, les gitans de passage, je veux faire des études. Les plu courtes et les plus qualifiantes possible. Il n&rsquo;est pas question que je me lance dans des trafics, pas question que je fasse les marchés ou la saison des fraises à Alméria, pas question non plus que je taille la route, sac au dos, comme l&rsquo;on fait Karl et Yolanda à mon âge. Je veux un diplôme, quelque chose qui me permette de trouver du taf partout en France &#8211; et celui d&rsquo;aide-soignant, je peux l&rsquo;avoir en un an. Une fois que j&rsquo;aurai assuré mes arrières, rien ne m&rsquo;empêche de passer le concours d&rsquo;infirmier, mais on n&rsquo;en est pas là. Mon objectif, c&rsquo;est de quitter Marseille, mon père &#8211; et Shayenne.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 311 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mohand rentre à la cité. Il va s&rsquo;occuper de sa mère, parce qu&rsquo;il est le meilleur fils du monde, celui que tous les parents devraient se souhaiter. Et moi je rentre rue Consolat, retrouver Shayenne, sa déception et son ennui. Car je la déçois et elle s&rsquo;ennuie. Son rêve, désormais, c&rsquo;est que nous achetions une caravane et que nous partions sur les routes, comme le faisaient ses ancêtres. Ma fille du voyage&#8230; Si elle savait que mon rêve à moi, c&rsquo;est de dormir dans mon grand lit carré jusqu&rsquo;à la fin du monde ! C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce que je fais à tout bout de champ : dormir, passionnément, roulé en boule sous mon boutis fleuri, ou voluptueusement étendu en travers des draps monogrammés de Mariette Zatmano. Dormir et oublier, dormir et rêver que mon frère a ressuscité Gabrielle, et qu&rsquo;elle vient vers moi, son visage clair sous ses mèches sombres, son beau sourire, ses bras qui s&rsquo;ouvrent en me voyant. On n&rsquo;en est pas là, mais mon père est mort, et c&rsquo;est déjà ça. Mon père est mort, et c&rsquo;est un bon début.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Il est des hommes qui se perdront toujours&nbsp;&raquo;, Rebecca Lighieri, P.O.L., 21 €. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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