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	<title>Quatrième de couv &#187; sexe</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Contempler la déconfiture&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/12/28/contempler-la-deconfiture/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 07:58:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un premier roman&#8230; Oui, je sais. Encore. Mais je ne sais pas trop m&#8217;en passer. Quel plaisir de découvrir les mots d&#8217;un primo-romancier, d&#8217;arpenter son univers et de se laisser embarquer ! C&#8217;est encore le cas avec Prélude à son absence de Robin Josserand. L&#8217;histoire ? Le narrateur, Robin, trente ans, travaille dans une bibliothèque. Lorsqu’il aperçoit Sven, il est subjugué. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/D23664.jpg" rel="lightbox[6536]"><img class="alignleft size-full wp-image-6538 colorbox-6536" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/D23664.jpg" alt="D23664" width="312" height="456" /></a></p>
<p>Un premier roman&#8230; Oui, je sais. Encore. Mais je ne sais pas trop m&rsquo;en passer. Quel plaisir de découvrir les mots d&rsquo;un primo-romancier, d&rsquo;arpenter son univers et de se laisser embarquer !</p>
<p>C&rsquo;est encore le cas avec <em><strong>Prélude à son absence</strong></em> de <strong>Robin Josserand</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Le narrateur, <strong>Robin</strong>, trente ans, travaille dans une <span class="details">bibliothèque. Lorsqu’il aperçoit <strong>Sven</strong>, il est subjugué. Ce jeune homme qui fait la manche assis par terre, le visage livide et émacié, lui fait penser à un jeune Glenn Gould fatigué. Ou à un animal sauvage.</span></p>
<p><span class="details">Le lendemain, <strong>Sven</strong> n’est plus là, laissant le narrateur mélancolique. Il réapparaîtra, disparaîtra de nouveau, acceptera l’hospitalité, pour fuir encore… Dans ce jeu de la séduction, c’est <strong>Sven</strong> qui mène la danse tandis que le narrateur s&rsquo;est lancé dans l&rsquo;écriture d&rsquo;un roman qui n&rsquo;aboutit pas.</span></p>
<p><span class="details">Lorsqu’ils partent enfin ensemble à Groix, cela semble inespéré. L’île sera-t-elle le lieu du rapprochement des corps ? Ou <strong>Sven</strong> n&rsquo;est-il pas devenu trop encombrant ?<br />
Voici un premier roman cru et romantique, sombre et lumineux. Avec des phrases sans gras. </span></p>
<p><strong>Robin Josserand</strong> a grandi en Bourgogne, au Creusot. Avant de partir vivre à Lyon. Où il  deviendra bibliothécaire. Il a écrit un essai, des articles. Avant de se consacrer uniquement à l&rsquo;écriture.</p>
<p>Il écrit actuellement un livre sur Mireille Mallet, son arrière-grand-mère, déportée à Ravensbrück, tout en menant des entretiens avec le fils de celle-ci, son grand-père.</p>
<p>Le trentenaire s&rsquo;entoure d&rsquo;images inspirantes pour écrire (La résurrection de Lazare du Caravage, les fleurs de Twombly, les portraits d&rsquo;Eugène Leroy et de Stéphane Mandelbaum).</p>
<p><span id="more-6536"></span></p>
<p>Dans une interview accordée au blog Hans et Sandor, <strong>Robin Josserand</strong> explique qu&rsquo;il s&rsquo;est mis à écrire ce premier roman alors qu&rsquo;il débutait une analyse et que sa vie volait en éclats. Pour l&rsquo;inspirer : un jeune homme croisé dans la rue, et un autre qui est venu l&rsquo;aborder alors qu&rsquo;il sortait de sa première séance avec son analyste. Il s&rsquo;appelait Sven&#8230; S&rsquo;y ajoutera un séjour sur &laquo;&nbsp;l&rsquo;île noire&nbsp;&raquo;.</p>
<h4 style="text-align: center">&laquo;&nbsp;Je voulais écrire un roman sur deux hommes qui ne peuvent pas s&rsquo;aimer et qui s&rsquo;ennuient&nbsp;&raquo;</h4>
<p><strong>Robin Josserand</strong>, qui prend à son compte les codes de l&rsquo;autofiction, estime qu&rsquo;écrire consiste <em>&laquo;&nbsp;à pousser le curseur du réel&nbsp;&raquo;.</em> Il y a donc un peu de lui dans le vécu du narrateur. Jusqu&rsquo;à quel point ? En tout cas, on plonge avec lui dans cette histoire d&rsquo;amour mal engagée. Qui ne peut que mal se terminer&#8230;</p>
<h3 style="text-align: center">Extraits</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 58 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Trois jours passent, sans lui. Je retourne au travail, le chef s&rsquo;inquiète de mon état, de mes absences, et puis, sous son air magnanime, formule des réprimandes. J&rsquo;écoute en silence, hésite à rétorquer que l&rsquo;attente d&rsquo;un jeune SDF dont j&rsquo;ai aperçu le cul sous un caleçon abîmé me foudroie, et qu&rsquo;à ma place, d&rsquo;autres n&rsquo;auraient pas attendu pour se foutre en l&rsquo;air. J&rsquo;écope d&rsquo;une entrevue à venir avec un plus grand et notable responsable. Les soirées sont enfin écourtées par le Mogadon que Luc dépose tous les dimanches soir dans ma boîte à lettres &#8211; médicament accompagné de cartes postales sur lesquelles il griffonne des haïkus censés en décrire les effets, punaisés à côté du Caravage. Je découvre par ailleurs, en fixant l&rsquo;image, les os sous Lazare s&rsquo;éveillant, que je n&rsquo;avais encore jamais vus. Je ne m&rsquo;attarde pas sur ce présage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 87 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Si l&rsquo;écriture est une réaction à l&rsquo;intolérable de l&rsquo;absence, alors je vais beaucoup écrire. Le départ du garçon, malgré ses promesses de retrouvailles, me foudroie. Je m&rsquo;étends de tout mon long dans une mélancolie tragique et insupportable ; ayant connu son étreinte, j&rsquo;éprouve cette folie qu&rsquo;est l&rsquo;angoisse de ne plus jamais être touché. Mais à côtoyer cette mélancolie, puisqu&rsquo;elle est là et qu&rsquo;il faut bien faire avec, j&rsquo;en viens à souhaiter qu&rsquo;elle ne s&rsquo;atténue pas, je la veux éternelle, comme une tristesse adolescente, à en perdre la raison.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 109 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Pourquoi écrire ce livre ? Comment, surtout ne pas être à la bonne distance ? Comme un texte à rebours, j&rsquo;expose cette rencontre telle que l&rsquo;on s&rsquo;éprenait d&rsquo;un jeune homme il y a trente ans. Je n&rsquo;ai pas le recul critique, je ne commente pas, je n&rsquo;en ai ni le courage ni le talent, j&rsquo;énonce des poncifs homosexuels éculés, des provocations futiles. Sven a raison, je ne suis pas écrivain, je fais semblant : un mendiant, ça épate, ça provoque, ça ne saisit rien du monde ni de l&rsquo;époque, c&rsquo;est à peine de la littérature. Mais je crois qu&rsquo;il faut tout de même écrire avec la verve de l&rsquo;adolescence, seulement nous raconter nous, Sven et moi, le tragique de cette histoire, mon désir sale, ambigu, mauvais. Il faut enfin écrire la grâce de cet amour dont il ne veut pas et qui l&rsquo;encombre. Voici mon projet littéraire : je ne veux produire, toujours, que des oeuvres naïves et dérisoires, des oeuvres de jeunesse.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Prélude à son absence, Robin Josserand, Mercure de France, 17,50 euros.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Comme un parfum d&#8217;anarchie au milieu des lingots ?</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/10/03/comme-un-parfum-danarchie-au-milieu-des-lingots/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 13:18:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire automne 2022 &#160; C’est l’histoire d’un banquier qui veut tout dépenser. Intrigant, non ? Voilà, en quelques mots, le résumé du nouveau roman de Yannick Haenel, auteur entre autres de Tiens ferme ta couronne, Jan Karski ou encore La solitude Caravage. Il a récemment suivi le procès des attentats de 2015 pour Charlie Hebdo. L&#8217;histoire ? Elle naît d&#8217;un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire automne 2022</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRESORIER.jpg" rel="lightbox[6098]"><img class="alignleft size-full wp-image-6100 colorbox-6098" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRESORIER.jpg" alt="TRESORIER" width="210" height="307" /></a>C’est l’histoire d’un banquier qui veut tout dépenser. Intrigant, non ? Voilà, en quelques mots, le résumé du nouveau roman de Yannick Haenel, auteur entre autres de <strong><em>Tiens ferme ta couronne,</em></strong> <strong>Jan Karski</strong> ou encore <strong><em>La solitude Caravage</em></strong>. Il a récemment suivi le procès des attentats de 2015 pour <strong><em>Charlie Hebdo</em></strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle naît d&rsquo;un lieu, d&rsquo;un tunnel et d&rsquo;une association d&rsquo;idées. Yannick Haenel a participé à un projet artistique autour de l&rsquo;ancienne succursale de la Banque de France à Béthune, transformée en centre d&rsquo;art contemporain. Lors d&rsquo;une visite alors que les travaux se poursuivent, l&rsquo;imagine du romancier s&rsquo;emballe. L&rsquo;admirateur de <strong>Georges Bataille</strong> lui trouve un homonyme, en poste dans cette succursale dans les années 90-2000. Le roman peut commencer.<br />
Au début des années 90, le jeune <strong>Bataille</strong> arrête la philosophie pour s’inscrire dans une école de commerce et décroche son premier poste à Béthune. Amoureux des livres, des femmes et des idées iconoclastes, on suit <strong>Georges Bataille</strong> dans son évolution. Originale.<br />
Dans cette ville où la fermeture des mines et les ravages du néolibéralisme ont installé un paysage de crise, la vie du trésorier-payeur devient une aventure passionnée : protégé par le directeur de la banque, <strong>Charles Dereine</strong>, il défend les surendettés, découvre le vertige sexuel avec <strong>Annabelle</strong>, une libraire rimbaldienne, s’engage dans la confrérie des Charitables, collabore avec Emmaüs et rencontre l’amour de sa vie, la dentiste <strong>Lilya Mizaki</strong>.<br />
Peut-on être anarchiste et travailler dans une banque ? Peut-on tout donner ? <strong>Georges Bataille</strong> s&rsquo;y emploie. Et prône &laquo;&nbsp;l&rsquo;anarchie amoureuse gratuite&nbsp;&raquo;. Un roman bien écrit qui, malgré la longue introduction de l&rsquo;histoire, se lit avec plaisir. La savoureuse scène des époux Reagan dans les sous-sols de la Banque de France à Paris est un ravissement.</p>
<p>Et si cette utopie prenait corps dans la réalité ?</p>
<p><span id="more-6098"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 212 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Les premiers mois, Bataille ne pensa qu&rsquo;à son travail. Il passait dix heures par jour à la banque. Il était le premier arrivé, et le dernier parti. Il plongeait dans les dossiers de surendettement comme dans Hegel, en retenant son souffle. Tout le grisait, même les tâches annexes   : relire des lignes de comptes, établir des programmes d&rsquo;analyse, formaliser des crédits, il s&rsquo;y consacrait avec une assiduité presque délirante. Ainsi lui arrivait-il de rapporter ses dossiers le soir dans sa chambre d&rsquo;hôtel, afin d&rsquo;en peaufiner les moindres détails, et d&rsquo;approfondir une recherche qui lui semblait essentielle. Quelle que fût la nature du travail qu&rsquo;on lui confiait, il l&rsquo;exécutait avec une application dont la nature paraissait incompréhensible à ses collègues, lesquels lui parlaient à peine, car ils voyaient dans son zèle une forme d&rsquo;arrogance, et s&rsquo;imaginaient qu&rsquo;ils se comportait ainsi pour plaire au directeur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 364 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;est sans doute parce qu&rsquo;il avait le tunnel que le Trésorier-payeur supportait son travail dans la banque : cet homme qui paraissait la rigueur même, et qui au fil des années se mit à incarner aux yeux de ses collègues plus jeunes l&rsquo;histoire de la banque, sa continuité, son esprit de sérieux, en réalité n&rsquo;adhérait à rien d&rsquo;autre qu&rsquo;à ce feu qui brûle dans les sous-sols du monde.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 407-408 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Avec Lilya, le Trésorier assouvit enfin ce vieux rêve d&rsquo;accomplir la dépense absolue, </em>de tout dépenser<em>, et pas seulement son argent &#8211; car lui, le banquier, n&rsquo;avait jamais épargné -, mais ses forces : depuis toujours il se dépensait sans compter, et en toute chose allait jusqu&rsquo;à l&rsquo;épuisement. Il avait longtemps vu dans cette notion de dépense le secret paradoxal de l&rsquo;économie &#8211; et même sa gloire. Il avait écrit, dans l&rsquo;un de ses feuillets les plus anciens : </em>la notion de dépense ne peut en aucun cas se restreindre aux conditions du capitalisme ; en elle se prodigue une effervescence inconditionnelle qui donne la plus grande liberté.<em>&laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Le Trésorier-payeur, Yannick Haenel, Gallimard, 21€. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Parce que céder, ce n&#8217;est pas consentir&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/03/29/parce-que-ceder-ce-nest-pas-consentir/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Mar 2022 07:22:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Tanguy Viel]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Tanguy Viel fait partie des auteurs chéris sur ce blog. C&#8217;est dit ! Des années que je suis le travail littéraire de celui qui est ami avec Laurent Mauvignier, mon auteur fétiche pour la vie Donc Tanguy Viel est de retour. Et après Article 353 du code pénal que vous pouvez retrouver ici et La disparition de Jim Sullivan, disponible là, voici La fille [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-VIEL1.jpg" rel="lightbox[5846]"><img class="alignleft size-full wp-image-5847 colorbox-5846" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-VIEL1.jpg" alt="TANGUY VIEL" width="178" height="245" /></a></strong></p>
<p><strong>Tanguy Viel</strong> fait partie des auteurs chéris sur ce blog. C&rsquo;est dit ! Des années que je suis le travail littéraire de celui qui est ami avec <strong>Laurent Mauvignier</strong>, mon auteur fétiche pour la vie <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5846" /></p>
<p>Donc Tanguy Viel est de retour. Et après <strong><em>Article 353 du code pénal</em></strong> que vous pouvez retrouver <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/28/martial-kermeur-meurtrier-desabuse/">ici</a></strong> et <em><strong>La disparition de Jim Sullivan,</strong></em> disponible <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/05/22/le-roman-americain-bidouille-par-tanguy-viel/">là</a></strong>, voici <em><strong>La fille qu&rsquo;on appelle</strong></em>.</p>
<p>La fille qu&rsquo;on appelle, c&rsquo;est <strong>Laura</strong>. Une (très) jolie jeune fille de 20 ans. Une fille un peu perdue. Une fille qui après avoir vécu à Rennes, avoir été mannequin et posé dévêtue, revient chez son père. Là, au bord de la mer. A Saint-Malo devine-t-on.</p>
<p>Son père, <strong>Max Le Corre</strong>, est une figure locale. Boxeur, en pleine préparation d&rsquo;un nouveau et dernier match, il est depuis des années le chauffeur du maire de la ville, <strong>Quentin Le Bars</strong>. Un drôle de type. Hâbleur, dragueur, manipulateur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5846"></span></p>
<p><strong>Laura</strong> cherche un appartement, un travail. Se présenter chez le maire sur les conseils de son père, elle n&rsquo;y voit aucune malice. On la retrouve pourtant au début de ce roman devant deux policiers, pour porter plainte. Oui, <strong>Quentin Le Bars</strong> a abusé d&rsquo;elle, de sa naïveté, de sa jeunesse. Installant sur la jeune fille une emprise qu&rsquo;elle ne brisera pas. Consentante ? Elle le réfute. Elle n&rsquo;avait pas le choix. Elle, la fille qu&rsquo;on appelle (call-girl) n&rsquo;avait pas la force. Son père ne s&rsquo;est pas remis de son dernier combat. Alors elle quémande une aide auprès du maire, elle n&rsquo;obtient rien. Reste enfermée dans une manipulation qu&rsquo;elle ne peut défaire. Céder, ce n&rsquo;est pas consentir&#8230;</p>
<p>C&rsquo;est au casino que tout commence. L&rsquo;endroit est tenu par <strong>Franck Bellec</strong> et sa soeur, <strong>Hélène</strong>. Le premier mange dans la main du maire quand ce n&rsquo;est pas l&rsquo;inverse, tenus qu&rsquo;ils sont par une vassalité de bon aloi. La seconde a fait tourner la tête et le coeur de <strong>Max</strong>, qui a quitté sa femme, <strong>Marielle</strong>. Une histoire qui ne durera pas cependant. C&rsquo;est pourtant elle qui fera éclater la vérité, une fois <strong>Quentin Le Bars</strong> devenu ministre.</p>
<p>Comme dans nombre de ses romans, <strong>Tanguy Viel</strong> raconte l&rsquo;agencement malheureux dans lequel tombent des hommes et des femmes souvent notables, comme dans une souricière.</p>
<p>Un piège donc. Pour <strong>Laura</strong>, pour <strong>Quentin Le Bars</strong> devenu ministre. Pour <strong>Max Le Corre</strong> devenu apathique et désabusé.</p>
<p>Un roman rondement mené, autour de la province des notables, de la notion d&rsquo;emprise et de manipulation.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 49 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et Franck n&rsquo;a pas eu besoin d&rsquo;entendre ce qui se disait déjà entièrement et violemment dans la seule locution &laquo;&nbsp;par ailleurs&nbsp;&raquo; à cause de la manière dont Le Bars s&rsquo;était arrêté de lui-même en pleine phrase. Alors Franck silencieux avait déjà compris, déjà interprété le &nbsp;&raquo; par ailleurs&nbsp;&raquo;, non comme une carte maîtresse que l&rsquo;autre s&rsquo;apprêtait à abattre sur la table mais le simple rappel que leurs deux destins étaient assez liés pour qu&rsquo;il ne puisse se désolidariser comme ça, à savoir  : ce que tout le monde savait, que le bureau de Bellec n&rsquo;était rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une succursale de la mairie, là où se prenaient des décisions plus importantes qu&rsquo;au conseil municipal, au point que certains avaient surnommé l&rsquo;endroit &laquo;&nbsp;le ministère des finances&nbsp;&raquo;, et Bellec le grand argentier de la ville.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 81 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle, tout ce qu&rsquo;elle avait envie de leur dire, en les écoutant chanter sur le bord de l&rsquo;écume, c&rsquo;était qu&rsquo;elles arrivaient trop tard, qu&rsquo;avec les dieux c&rsquo;est toujours la même chose, ils débarquent après la bataille et on dirait que leur joie consiste à alimenter les regrets comme on souffle sur les braises. Et elle les entendait presque rire, la regardant de cet air espiègle que seuls les êtres imaginaires peuvent conserver dans l&rsquo;air acide, répétant comme une chorale d&rsquo;enfants : Oh qu&rsquo;as-tu fait, Laura, qu&rsquo;as-tu fait ?</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 119 :</strong>  <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Alors c&rsquo;était plus facile, plus nécessaire aussi de considérer que les choses avaient été ce qu&rsquo;elles devaient être, oublieuse de ce qu&rsquo;elle avait elle-même considéré si longtemps comme un piège dont elle n&rsquo;était pas parvenue à se défaire, essayant de se dire désormais, se justifiant auprès d&rsquo;un tribunal intérieur que voilà, c&rsquo;est normal, il m&rsquo;a rendu service et je lui ai rendu service, rien de plus, aucun drame là-dedans – et c&rsquo;était sa manière à elle de s&rsquo;en sortir avec ça, apaisée soudain de rendre si prosaïque cette chose qui les avait si violemment liés, non, pas violemment, un simple deal, insistait-elle, un échange de bons procédés et qu&rsquo;est-ce que ça peut leur faire à tous si en guise de monnaie il y a mon propre corps en gage ?&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>La fille qu&rsquo;on appelle, Tanguy Viel, Les Editions de Minuit, 16€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;emprise, au coeur de l&#8217;adolescence&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/12/16/lemprise-au-coeur-de-ladolescence/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/12/16/lemprise-au-coeur-de-ladolescence/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 Dec 2020 08:29:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Nous sommes dans les années 80. Cléo a treize ans, fréquente le collège de sa banlieue parisienne et s&#8217;éclate chaque semaine à la MJC pour progresser, toujours, en danse modern jazz. Jusqu&#8217;au jour où&#8230; Où Cathy la remarque, où elle lui parle, s&#8217;intéresse à elle, lui offre des cadeaux, l&#8217;emmène à Paris et lui vante la bourse Galatée qui, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHAVIRER.jpg" rel="lightbox[5485]"><img class="alignleft size-full wp-image-5487 colorbox-5485" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHAVIRER.jpg" alt="CHAVIRER" width="185" height="340" /></a></p>
<p>Nous sommes dans les années 80. <strong>Cléo </strong>a treize ans, fréquente le collège de sa banlieue parisienne et s&rsquo;éclate chaque semaine à la MJC pour progresser, toujours, en danse modern jazz. Jusqu&rsquo;au jour où&#8230; Où <strong>Cathy</strong> la remarque, où elle lui parle, s&rsquo;intéresse à elle, lui offre des cadeaux, l&rsquo;emmène à Paris et lui vante la bourse Galatée qui, si elle défend sa candidature, lui ouvrira les portes des studios à New-York.</p>
<p>Les étoiles s&rsquo;allument dans la tête de l&rsquo;adolescente. Jusqu&rsquo;à ce fameux mystérieux déjeuner avec des hommes. Où elle ne jouera pas suffisamment le jeu. Puis jusqu&rsquo;à devenir elle-même celle qui vante la bourse Galatée auprès de ses camarades de collège.  Celle qui les sélectionne. Parmi elles, <strong>Betty</strong>.</p>
<p>Un engrenage délétère. Un piège sexuel et monnayable s&rsquo;ouvre et se referme sur elle. Une culpabilité qui l&rsquo;empoisonne. Jusqu&rsquo;au jour où la parole se libère. Enfin. Après qu&rsquo;un fichier de photos est retrouvé sur le net et que des policiers lancent un appel  à témoins pour identifier les victimes de la fameuse fondation&#8230;</p>
<p><strong>Cléo</strong>, devenue danseuse professionnelle, doit affronter son passé. Sa culpabilité. Et sa honte, envahissante.</p>
<p><strong>Lola Lafon</strong> signe là un roman fort, dense. Qui remue. J&rsquo;avais découvert cette autrice avec un précédent roman, consacré à <strong>Nadia Comaneci, <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/27/la-propagande-jusque-sur-la-poutre/">&laquo;&nbsp;La petite communiste qui ne souriait jamais&nbsp;&raquo;.</a></strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/27/la-propagande-jusque-sur-la-poutre/"> </a> Un roman qui avait obtenu de nombreux prix.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5485"></span></p>
<p>Chanteuse, femme de lettres et compositrice française, d’origine franco-russo-polonaise, <strong>Lola Lafon</strong> a été élevée à Sofia, Bucarest et Paris. Elle s’est d’abord consacrée à la danse avant de se tourner vers l’écriture.</p>
<p>Elle signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Chavirer&nbsp;&raquo;</strong> son sixième roman.</p>
<p><strong>Dans l&rsquo;émission La Grande Librairie, Lola Lafon parle de &laquo;&nbsp;Chavirer&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/UHF7iM6721Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 35 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tant de nouveautés dans la vie de Cléo. Des odeurs : celles qui imprégnaient la voiture de Cathy, ces héliotropes sucrés de son parfum, Opium, mêlés à l&rsquo;odeur rousse du cuir. Des matières : la soie carmin d&rsquo;un foulard que Cathy avait détaché de son cou pour le lui tendre, un jour que Cléo avait publié son écharpe. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sa jupe en jean, le foulard et le pull en mohair turquoise avaient propulsé Cléo au coeur des attentions de sa classe en une matinée. Effacée, l&rsquo;ennuyeuse Cléo sans poitrine ni eye-liner qui ne s&rsquo;intéressait à rien d&rsquo;autre qu&rsquo;à sa danse, qui ne fumait ni ne buvait, ne s&rsquo;était jamais fait gauler à Auchan, quo n&rsquo;avait aucun garçon en ligne de mire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 195 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lara se heurtait à une Cléo révélée. Une Cléo en forme de carte à jouer pour adultes, simple valet qui s&rsquo;était rêvé reine Face, victime et pile, coupable. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Combien de complices avaient permis que se déroule le jeu de massacre ? Le prof de danse de la MJC, qui avait vu à plusieurs reprises cette femme venir chercher Cléo sans jamais demander qui était était, les médecins appelés à son chevet dont aucun n&rsquo;avait posé ne fût-ce qu&rsquo;une question qui lui eût permis de parler, les parents de Cléo, jamais surpris des cadeaux qu&rsquo;elle rapportait à la maison, la serveuse qui officiait lors de ces &laquo;&nbsp;déjeuners&nbsp;&raquo;. Qui d&rsquo;autre ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 335-336 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Le système Galatée ne disait pas autre chose : que la meilleure gagne ! L&rsquo;affaire Galatée nous tend le miroir de nos malaises : ce n&rsquo;est pas à ce à quoi on nous oblige qui nous détruit, mais ce à quoi nous consentons qui nous ébrèche ; ces hontes minuscules, de consentir journellement à renforcer ce qu&rsquo;on dénonce : j&rsquo;achète des objets dont je n&rsquo;ignore pas qu&rsquo;ils sont fabriqués par des esclaves, je me rends en vacances dans une dictature aux belles plages ensoleillées. Je vais à l&rsquo;anniversaire d&rsquo;un harceleur qui me produit. Nous sommes traversés de ces hontes, un tourbillon qui, peu à peu, nous creuse et nous vide. N&rsquo;avoir rien dit. Rien fait. Avoir dit oui parce qu&rsquo;on ne savait pas dire non.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Chavirer&nbsp;&raquo;, Lola Lafon, Actes Sud, 20,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Des héritières soumises au poids du passé</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/24/des-heritieres-soumises-au-poids-du-passe/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/24/des-heritieres-soumises-au-poids-du-passe/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 24 Aug 2017 08:18:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Si une libraire attentive aux goûts de ses clients ne m&#8217;avait pas parlé de Marie Redonnet, je n&#8217;aurais jamais su que cette auteure avait un univers épatant et un style ciselé. Qui fait mouche. De retour dans les librairies l&#8217;an dernier après &#171;&#160;une crise de création&#160;&#187; qui aura duré dix ans, Marie Redonnet partage [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HERITIERES.jpg" rel="lightbox[3973]"><img class="alignleft wp-image-3974 size-medium colorbox-3973" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HERITIERES-224x300.jpg" alt="HERITIERES" width="224" height="300" /></a>  Si une libraire attentive aux goûts de ses clients ne m&rsquo;avait pas parlé de <strong>Marie Redonnet</strong>, je n&rsquo;aurais jamais su que cette auteure avait un univers épatant et un style ciselé. Qui fait mouche.</p>
<p>De retour dans les librairies l&rsquo;an dernier après <strong>&laquo;&nbsp;une crise de création&nbsp;&raquo;</strong> qui aura duré dix ans, <strong>Marie Redonnet</strong> partage avec les lecteurs un univers unique. En marge.</p>
<p>Après <strong>&laquo;&nbsp;Une femme au colt 45&Prime;</strong> dont je vous ai parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/06/28/une-femme-une-arme-un-destin/">ici</a></strong>, j&rsquo;ai décidé de remonter dans l&rsquo;oeuvre de <strong>Marie Redonnet</strong>. Et j&rsquo;ai plongé dans <strong>&laquo;&nbsp;Héritières&nbsp;&raquo;</strong>, un recueil de trois romans précédents ( sorti cet hiver), publiés une première fois il y a trente ans. Trois portraits de femme. Trois histoires dans lesquelles le personnage principal se retrouve empêché, entravé, contraint à se battre par tous les moyens pour sauver son identité et/ou recouvrer sa liberté. Mais les démons sont parfois à l&rsquo;intérieur&#8230;</p>
<p>Son éditeur, Le Tripode, explique : <em>&nbsp;&raquo; Lorsqu’en 1986 paraît le roman &laquo;&nbsp;<strong>Splendid Hôtel&nbsp;&raquo;</strong> aux <strong>Éditions de Minuit</strong>, nul ne sait alors que ce texte ne constitue en fait que le premier volet  d’un triptyque exceptionnel de cohérence et de force. Trente ans après leur genèse, voici les trois romans enfin rassemblés pour donner la pleine mesure d’une œuvre où, au sein de sociétés qui vacillent,  nous découvrons la vie de trois femmes en quête de leur identité.  D&rsquo;un roman à l&rsquo;autre, tandis que la violence se fait latente à chaque page, se révèle la beauté de ces trois êtres qui ne renoncent jamais &laquo;&nbsp;</em></p>
<div id="attachment_3975" style="width: 748px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIE-REDONNET.jpg" rel="lightbox[3973]"><img class="size-full wp-image-3975 colorbox-3973" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIE-REDONNET.jpg" alt="Marie Redonnet (photo Christophe Ono-Dit-Biot)" width="738" height="984" /></a><p class="wp-caption-text">Marie Redonnet<br />(photo Christophe Ono-Dit-Biot)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Je donne des voix à des femmes venues de nulle part&nbsp;&raquo;</strong></em>, aime à dire <strong>Marie Redonnet</strong> qui, dans ce recueil, réunit trois romans écrits à six mois d&rsquo;intervalle à chaque fois et publiés dans la foulée entre 1986 et 1987, aux Editions de Minuit. Le Tripode les a réunis, histoire de faire vivre à nouveau ce triptyque, composé de <strong>&laquo;&nbsp;Splendid Hotel&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Forever Valley&nbsp;&raquo;</strong> et enfin <strong>&laquo;&nbsp;Rose Mélie Rose&nbsp;&raquo;. Trois histoires écrites au scalpel.<br />
</strong></p>
<p><span id="more-3973"></span></p>
<p>Le <strong>Splendid Hotel</strong> est construit au bord d&rsquo;un marais. L&rsquo;héroïne en a hérité à la mort de sa grand-mère. Un cadeau qui devient vite empoisonné.</p>
<p>Alors voilà <em>&nbsp;&raquo; Vingt-trois chants où le “ je ” d&rsquo;une femme sans nom, sans âge, sans visage, dit la Passion du Splendid Hôtel, son trésor, sa chose, légué par grand-mère qui l&rsquo;a fait construire au bord du marais virulent. Splendid Hôtel déjà délabré, attaqué, miné, et qui ne cessera d&rsquo;endurer tous les fléaux, de souffrir de tous les maux, dont le pire : la tendance fatale de ses sanitaires à se boucher, la narratrice toujours occupée à les déboucher. Laborieuse, infatigable narratrice, toute consacrée aux soins du Splendid Hôtel, dévouée aux malheureux clients – les anonymes, attirés par les enseignes clignotantes, et les professionnels du Chemin de fer venus imposer au marais leur grand œuvre –, harcelée qu&rsquo;elle est pendant ce temps par ses deux sœurs parasites, Ada la malade et Adel la comédienne ratée, l&rsquo;une et l&rsquo;autre semant sans cesse le trouble et la zizanie. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Forever Valley :</strong> Une jeune fille vit seule avec le père dans l&rsquo;ancien presbytère d&rsquo;un hameau de montagne. Le père, qui voit la paralysie le gagner, confie l&rsquo;adolescente à <strong>Massi</strong>, la patronne du dancing voisin. Celle-ci offre à sa protégée une robe à volants en organdi et des souliers vernis à talon, et lui apprend à se conduire comme il faut avec les clients, en particulier les douaniers, qui viennent danser ici le samedi soir. Le reste de la semaine, la jeune fille le consacre à des fouilles dans le jardin du presbytère, pour y chercher des morts.</p>
<p><strong>Rose Mélie Rose :</strong> <strong>Rose</strong> meurt le jour où <strong>Mélie</strong> a douze ans et ses premières règles. Alors <strong>Mélie</strong> quitte le magasin de souvenirs de l&rsquo;Ermitage pour aller à Oat – prononcer “ O-at ” – au bord de la mer, avec dans son sac le livre de légendes, cadeau de <strong>Rose</strong>. Il y a deux côtés à Oat : le côté de la lagune et des très vieux : <strong>Nem</strong>, <strong>Mélie</strong>, et des vieux : le brocanteur, le photographe ; et le côté du port avec <strong>Pim</strong>, <strong>Yem</strong>, <strong>Cob,</strong> <strong>mademoiselle Marthe</strong>. <strong>Mélie</strong> vit au 7 rue des Charmes, va aux goûters dansants du Continental, va une fois au Bastringue, puis découvre la plage aux Mouettes. Elle a toujours avec elle son polaroïd, pour les douze photos qu&rsquo;elle aura à faire en écrivant au dos la légende, et en les glissant l&rsquo;une après l&rsquo;autre dans son livre de légendes, pour <strong>Rose.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 18</strong> (<strong>&laquo;&nbsp;Splendid Hotel&nbsp;&raquo;</strong>) :<em> &nbsp;&raquo; C&rsquo;est une chance qu&rsquo;on construise la voie ferrée. On dit qu&rsquo;elle va contourner le marais. Tous les clients viennent du chantier. Ils préfèrent loger à l&rsquo;hôtel plutôt que de dormir dans les tentes que la compagnie leur donne. Ils ont beau se plaindre du mauvais fonctionnement des sanitaires, le Splendid Hôtel est une providence pour eux. Je fais tout ce que je peux pour leur être agréable. Je m&rsquo;occupe tout particulièrement des sanitaires. Par cette chaleur surtout, il faut veiller à ce que l&rsquo;écoulement se fasse. Les hommes du chantier m&rsquo;en savent gré. J&rsquo;ai besoin d&rsquo;eux. Ce n&rsquo;est pas comme mes soeurs. Je me passerais très bien de leur présence. Je n&rsquo;ai jamais vécu avec elles, et voilà qu&rsquo;elles partagent ma vie. C&rsquo;est mère qui leur a demandé de revenir au Splendid, un peu avant de mourir. Elle ne m&rsquo;a pas demandé mon avis. Elle voulait que je m&rsquo;occupe de mes soeurs quand elle ne serait plus là pour s&rsquo;occuper d&rsquo;elles. Mais moi je préfère m&rsquo;occuper des clients du Splendid plutôt que de mes soeurs.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 : ( Forever Valley&nbsp;&raquo;) :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai été voir Massy comme le père me l&rsquo;a demandé pour qu&rsquo;elle fasse mon éducation. Je n&rsquo;ai encore jamais parlé au père de mon projet personnel. Si ça se trouve, il penserait que je n&rsquo;ai pas encore l&rsquo;âge de le réaliser, et il s&rsquo;y opposerait. Il ne me parle que de Massi. Massi ne va plus au cimetière depuis qu&rsquo;elle a ouvert le dancing. Je n&rsquo;ai encore jamais été chez Massi un samedi soir. Je n&rsquo;avais pas l&rsquo;âge, et je ne sais pas danser. Massi est très stricte sur le règlement. L&rsquo;entrée du dancing est interdite aux moins de seize ans. C&rsquo;est peut-être parce que je viens juste d&rsquo;avoir seize ans que le père veut que Massi fasse mon éducation, pour que je puisse aller au dancing le samedi soir. Massi a approuvé la décision du père. Elle est contente que le père m&rsquo;envoie parce qu&rsquo;elle a besoin de quelqu&rsquo;un pour la seconde le samedi soir. Il y a bien les filles de la laiterie de la vallée d&rsquo;en bas qui travaillent au dancing, mais Massi dit qu&rsquo;elle ne peut pas compter sur elles pour tout. Elle m&rsquo;a dit qu&rsquo;elle me présenterait aux douaniers. Les douaniers, c&rsquo;est sa clientèle préférée. Elle dit que j&rsquo;ai droit à la meilleure clientèle parce que le père m&rsquo;a donné la meilleure éducation. C&rsquo;est la première fois que Massi m&rsquo;a fait monter à l&rsquo;étage. Il y a beaucoup de chambres. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 350- 351 (&laquo;&nbsp;Rose Mélie Rose&nbsp;&raquo;) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Quand je suis arrivée à la plage aux Mouettes, j&rsquo;ai tout de suite été dans la Buick. Dès que je me suis couchée sur la banquette arrière, j&rsquo;ai perdu connaissance. Je ne sais pas combien de temps s&rsquo;est passé avant que je revienne à moi. La banquette de la Buick est tachée de sang. Le sang continue de couler. C&rsquo;est mauvais de perdre tout ce sang. Dans quel état est la Buick. Elle est toute rouillée et maintenant la banquette arrière est tachée de sang. Les mouettes ont fini par déchirer la capote avec leur bec. Elles ont envahi la Buick. Il y a en a partout sur les fauteuils avant, il y en a plein serrées contre moi sur la banquette arrière, il y en a sur le capot qui me regardent à travers le pare-brise, qui regardent le sang. Les mouettes me tiendraient chaud si je n&rsquo;avais pas si froid. Je tremble de froid.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Héritières&nbsp;&raquo;, de Marie Redonnet, Le Tripode, 19€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Derrière la poilade, chronique d&#8217;une société désespérée</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/07/02/derriere-la-poilade-chronique-dune-societe-desesperee/</link>
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		<pubDate>Sun, 02 Jul 2017 15:01:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un style, chez un auteur, ça se travaille, ça se transforme, ça se bouleverse. Visiblement, Philippe Claudel s&#8217;est lancé dans une aventure littéraire dans son nouveau roman &#171;&#160;Inhumaines&#160;&#187;. L&#8217;écrivain et réalisateur lorrain n&#8217;est pas du genre à se laisser enfermer dans une case. Ou dans un genre. Au fil des pages, de courtes histoires dans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/INHUMAINES.jpg" rel="lightbox[3947]"><img class="alignleft wp-image-3949 size-medium colorbox-3947" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/INHUMAINES-190x300.jpg" alt="INHUMAINES" width="190" height="300" /></a> Un style, chez un auteur, ça se travaille, ça se transforme, ça se bouleverse. Visiblement, <strong>Philippe Claudel</strong> s&rsquo;est lancé dans une aventure littéraire dans son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Inhumaines&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Claudel">L&rsquo;écrivain et réalisateur lorrain</a></strong> n&rsquo;est pas du genre à se laisser enfermer dans une case. Ou dans un genre.</p>
<p>Au fil des pages, de courtes histoires dans lesquelles les codes, la bienséance et notre société sont littéralement atomisés.</p>
<p><strong>Philippe Claudel</strong>, que nous avions connu notamment avec <strong>&laquo;&nbsp;Les âmes grises&nbsp;&raquo; en 2003</strong>, fait tout exploser pour nous faire réagir. Rire ou nous offusquer. C&rsquo;est selon.</p>
<p>Il nous plonge dans vingt-cinq histoires glaçantes, provocantes, outrancières, absurdes, grotesques&#8230; et pourtant si plausibles.</p>
<p>Passez la couverture qui reprend les codes d&rsquo;un film porno (mais avec des vêtements, hein !) et entrez dans les vies de cet homme qui offre trois amants à sa femme pour Noël, dans celle de son collègue de bureau qui se marie à une ourse, partagez les jeux dangereux et mortels de ces employés pendant un challenge d&rsquo;entreprises (ils jettent des projectiles d&rsquo;un pont de l&rsquo;autoroute), mangez votre mère des semaines durant en steak ou en ragoût après l&rsquo;avoir tuée, etc. Ici, plus rien (ni personne d&rsquo;ailleurs) n&rsquo;a d&rsquo;importance. On pousse le curseur, on exagère, on désespère.</p>
<p>Chez <strong>Philippe Claudel</strong>, la société est particulièrement segmentée, clivante. Il y a des parcs à pauvres, des SDF gelés gisant dans la rue se vendent au plus offrant comme une oeuvre d&rsquo;art et le sexe entre hommes entre femmes et entre les deux sexes est omniprésent. Une monnaie comme une autre, une denrée périssable aussi.</p>
<p><em> &nbsp;&raquo; Nous sommes devenus des monstres. On pourrait s&rsquo;en affliger. Mieux vaut en rire &laquo;&nbsp;</em>, dit la quatrième de couverture de ce &laquo;&nbsp;roman des moeurs contemporaines&nbsp;&raquo;. Alors rions-en même si le malaise nous gagne. Rions, quitte à s&rsquo;étrangler. Quitte à ne plus rien prendre au sérieux.</p>
<p>Des histoires qui choquent ou amusent, un style sec , des phrases courtes qui percutent&#8230; <strong>Philippe Claudel</strong> a changé d&rsquo;univers. Laissez-vous tenter <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-3947" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 : (&laquo;&nbsp;Tout doit disparaître&nbsp;&raquo;) </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Qui a mis cette annonce. Bourin. Du service merchandising. Oui. Nous étions devant le panneau réservé aux messages personnels. Morel et moi. Il y en avait de toutes sortes. Nos collègues vendaient ou recherchaient des femmes de ménage. Des tondeuses. Des appartements à la montagne. Trois chiots de race épagneule. Un service à fondue. Un jet-ski. Du bois de chauffage coupé en bûches de 50. Deux essaims d&rsquo;abeilles. Trois Polonais en règle. Un terrain à bâtir. Cinquante voitures miniatures de collection. Un pénis artificiel et ses quatre embouts d&rsquo;origine, fonctionnant sur piles ou sur secteur. Un pantalon en cuir lavable taille 42. Des oeufs frais en provenance directe de la ferme. Et puis Dieu. L&rsquo;annonce était ainsi formulée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 115 : (&laquo;&nbsp;Le vivre ensemble&nbsp;&raquo;)</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Hier un automobiliste nous a fait un doigt. Nous le lui avons coupé. Nous ne supportons pas les incivilités. C&rsquo;est agaçant.Dubois a toujours quelques outils dans son coffre. On ne sait jamais. Pince multiprise. Cric. Chaînes à neige mais il ne neige désormais que rarement. Le réchauffement climatique n&rsquo;est finalement pas un canular. C&rsquo;est dommage. On aurait pu enfin rire. Pourquoi nous avoir fait un doigt monsieur. L&rsquo;homme était à terre. Il avait perdu la hargne arrogante qui déformait son visage quand il nous avait dépassés et insultés en klaxonnant parce que nous respections la limitation de vitesse. Nous l&rsquo;avions de nouveau doublé et stoppé grâce à une banale queue de poisson. Les grands classiques. Inusables. Dubois est un as du volant. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 125 :  (&laquo;&nbsp;Le sens de la vie&nbsp;&raquo;)</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Nous invitons parfois à la maison des philosophes que nous trouvons dans la rue, sous des porches, recroquevillés en boule comme de vieux papiers usagés. Fumet de crasse et de jeune fille sale. Dans leurs cheveux se mêlent des souvenirs de gaz d&rsquo;échappement et d&rsquo;antiques miettes de pain. Le plus souvent ils sont édentés et leurs mâchoires roses les font paraître de très vieux enfants. Ma femme ne les aime guère mais tolère les caprices. Expliquez-moi la vie. Expliquez-moi la mort. Le bleu du ciel. Le désir. Les rêves. Dieu. La souplesse des peaux. Et l&rsquo;ennui. Surtout l&rsquo;ennui. Expliquez-nous l&rsquo;ennui. Les philosophes nous regardent. Ils se taisent. Ils ne parlent pas la bouche pleine.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Inhumaines&nbsp;&raquo;, Philippe Claudel, Stock, 16,50€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Petits arrangements avec l&#8217;amour et la vérité&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/13/petits-arrangements-avec-lamour-et-la-verite/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/13/petits-arrangements-avec-lamour-et-la-verite/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 Mar 2017 08:10:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Ce roman, le troisième de Lauren Groff, fut le livre préféré de Barack Obama en 2015. Oui, je sais, ça ne suffit pas à en faire un bon roman. Heureusement ! Mais il y a tout le reste. L&#8217;histoire, la construction de celle-ci au fil des pages et des fantaisies du narrateur. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FURIES.jpg" rel="lightbox[3875]"><img class="alignleft size-full wp-image-3877 colorbox-3875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FURIES.jpg" alt="FURIES" width="400" height="607" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce roman, le troisième de <strong>Lauren Groff</strong>, fut le livre préféré de <strong>Barack Obama</strong> en 2015. Oui, je sais, ça ne suffit pas à en faire un bon roman. Heureusement !</p>
<p>Mais il y a tout le reste. L&rsquo;histoire, la construction de celle-ci au fil des pages et des fantaisies du narrateur.</p>
<p>Nous voilà en Californie. <strong>Lancelot,</strong> que tous surnomment <strong>Lotto</strong> est un garçon bien loti. Sa mère, <strong>Antoinette</strong>, ancienne sirène star d&rsquo;un spectacle ( toujours appelée &laquo;&nbsp;manman&nbsp;&raquo;, et son père, <strong>Gawain</strong>, qui a fait fortune dans l&rsquo;eau minérale, chérissent leur fils. Jusqu&rsquo;au drame.</p>
<p>La mort brutale du père. <strong>Lotto</strong> devient un adolescent fuyant, compliqué&#8230; alors que sa mère qui attend une fille, <strong>Rachel</strong>, sombre dans la bigoterie et la mauvaise nourriture. <strong>Sallie</strong>, la soeur de<strong> Gawain</strong>, va tout prendre en main.</p>
<p>La nuit qu&rsquo;il passe avec une fille ( qui tombera enceinte) signe la fin de l&rsquo;insouciance. Sa mère l&rsquo;envoie en pension. Une mise à l&rsquo;écart sine die.</p>
<p><strong>Lotto</strong> apprend seul à grandir. Devient un étudiant avide de sexe, d&rsquo;alcool et de drogue. Jusqu&rsquo;à sa rencontre avec <strong>Mathilde</strong>. Il a 22 ans. Quinze jours plus tard, ils se marient. <strong>Lotto</strong> est déshérité. Et pour cause.</p>
<p>Elle, la mystérieuse orpheline,  est froide, quand <strong>Lotto</strong> est solaire. Certains de leurs amis parient sur la durée de leur histoire. Sans savoir quels arrangements les soudent&#8230;</p>
<p><span id="more-3875"></span></p>
<p>Tout en suivant au plus près le délitement de ce couple qui semblait pourtant si parfait, une deuxième histoire se laisse découvrir.  Il y a eu mensonge. Chacun va y aller de sa petite vérité. Et la mort de <strong>Lancelot</strong> va lancer les hostilités.</p>
<p>C&rsquo;est <strong>Mathilde</strong> ( née Aurélie dans la région de Nantes avant d&rsquo;être envoyée malgré elle chez un oncle qui vit aux Etats-Unis) qui tire les ficelles. Qui gagne l&rsquo;argent du ménage quand <strong>Lotto</strong>, comédien, va d&rsquo;échec en échec. C&rsquo;est encore elle qui poussera son mari à poursuivre dans l&rsquo;écriture. Devenu dramaturge après qu&rsquo;elle y a mis sa patte, il devient très célèbre. C&rsquo;est encore elle qui, à intervalles réguliers, tient <strong>Antoinette</strong> à distance de son fils.</p>
<p>Les rebondissements se multiplient sous l&rsquo;oeil goguenard de Shakespeare dont<strong> Lotto</strong> est un inconditionnel. Un régal.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 91 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il devenait de plus en plus ordinaire, songea-t-elle. Banal.  S&rsquo;il n&rsquo;y  prenait garde, une gentille fille lui mettrait le grappin dessus, Sallie le sentait, et Lotto se laisserait glisser vers le mariage, vers un travail sans intérêt mais bien payé, une famille, des cartes de voeux, une maisons sur la plage, l&rsquo;embonpoint lié à l&rsquo;âge, les petits-enfants, trop d&rsquo;argent, l&rsquo;ennui, la mort. Dans sa vieillesse il serait fidèle et conservateur, aveugle devant ses privilèges. Quand Sallie cessa de pleurer, elle s&rsquo;aperçut qu&rsquo;elle était seule, un courant d&rsquo;air froid filtrait par la fenêtre jusque dans son cou, deux rangées de portes de part et d&rsquo;autres qui allaient, diminuant, jusqu&rsquo;au néant à l&rsquo;autre bout</em>. [&#8230; what fun it is to ride and sing a sleighing song tonight, oh !]<em> Mais dieu soit loué ! Mathilde était apparue ; et même si au début, elle avait semblé le portrait craché de la gentille fille redouté par Sallie, en réalité, elle ne l&rsquo;était pas. Salleie percevait sa dureté de granit. Mathilde saurait sauver Lotto de sa propre paresse, avait-elle pensé ; hélas, des années plus tard, Lotto demeurait un homme ordinaire. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 258-259 :</strong></p>
<p style="text-align: left">–<em> Oui, ma chère. C&rsquo;est très raisonnable de votre part d&rsquo;accepter cet arrangement. C&rsquo;est un bon paquet d&rsquo;argent, assurément.</em></p>
<p style="text-align: left">–<em> Non. Je voulais dire, ça va être merveilleux d&rsquo;imaginer tout ce que je pourrai mettre en oeuvre pour que votre fils demeure loin de vous. Ce sera notre petit jeu. Vous verrez. A toutes les vacances, tous les anniversaires, toutes les fois où vous serez malade, une nécessité urgente contraindra votre fils à rester auprès de moi. Oui, il sera auprès de moi, et pas de vous. C&rsquo;est moi qu&rsquo;il choisira, pas vous! Manman – Lotto vous appelle manman, alors je ferai de même –, tant que vous ne m&rsquo;aurez pas présenté d&rsquo;excuses, que nous n&rsquo;aurez pas décidé d&rsquo;être gentille, vous ne le reverrez pas.” Elle raccrocha avec douceur, puis débrancha le téléphone et retourna prendra un bain car son tee-shirt était transparent de sueur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 271-272 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A un moment, malgré son intelligence et son art d&rsquo;administrer les choses, elle était devenue une épouse, et les épouses, nous le savons tous, sont invisibles. Les elfes de minuit du mariage. La maison à la campagne, l&rsquo;appartement en ville, les impôts, la chienne, tout cela relevait de sa responsabilité : il n&rsquo;avait aucune idée de la manière dont elle organisait son temps. A tout ça auraient pu s&rsquo;ajouter des enfants ; dans ce cas, elle était heureuse de ne pas en avoir eu. Et il y avait ceci encore : pour nombre de ses pièces, au moins la moitié, elle s&rsquo;était faufilée en silence la nuit dans son bureau pour retravailler ce qu&rsquo;il avait écrit. [ Elle ne réécrivait pas;  elle coupait, affinait, mettait en valeur. ] Elle s&rsquo;occupait en outre de toute la gestion, de tous les aspects non créatifs de son travail ; elle imaginait avec horreur tout l&rsquo;argent qu&rsquo;il aurait laissé s&rsquo;évaporer par négligence ou gentillesse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Les Furies&nbsp;&raquo;, Lauren Groff, traduit de l&rsquo;anglais par Carine Chicherreau, Editions de l&rsquo;Olivier, 23,50€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Jours de dèche&#8230; et d&#8217;espoir</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Dec 2015 21:02:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement. Il y a quelques semaines, je découvrais l&#8217;auteure et journaliste Sophie Divry grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, &#171;&#160;La condition pavillonnaire&#160;&#187; sans rien savoir de l&#8217;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" rel="lightbox[3392]"><img class="alignleft size-full wp-image-3393 colorbox-3392" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" alt="DIABLE" width="250" height="391" /></a></p>
<p>Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement.</p>
<p>Il y a quelques semaines, je découvrais l&rsquo;auteure et journaliste <strong>Sophie Divry</strong> grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, <strong>&laquo;&nbsp;La condition pavillonnaire&nbsp;&raquo;</strong> sans rien savoir de l&rsquo;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la région de Montpellier.</p>
<p>Comme <strong>Sophie</strong>, le personnage principal de son nouvel opus – son quatrième roman – <strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de<strong> Sophie</strong>. Une jeune femme bien née en fin de droit. Elle a changé de vie, perdu son boulot, a choisi de devenir écrivain, s&rsquo;est retrouvée seule&#8230; et sans ressources. Déclassée, elle vit aujourd&rsquo;hui dans un studio de 12 m2 et panique à l&rsquo;arrivée de la moindre facture. Pour se calmer, il lui arrive de s&rsquo;allonger et de regarder le plafond.</p>
<p>Entre petites combines et grosses galères, elle essaye de garder la tête hors de l&rsquo;eau. Sans renoncer à son rêve d&rsquo;écriture. Pas simple.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3392"></span></p>
<p>Autour d&rsquo;elle, une vieille dame, un ami et voisin <strong>Hector</strong> qui ne pense qu&rsquo;à échafauder des plans pour pouvoir mettre l&rsquo;une de leurs voisines dans son lit. Il y a aussi <strong>Lorchus, l</strong>e diable en personne, qui vient régulièrement empoisonner ses pages et son histoire. Et puis il y a sa mère, ses six frères qu&rsquo;elle retrouve lors du baptême de l&rsquo;un des neveux, son futur patron&#8230;</p>
<p>Autour de cela, un dispositif littéraire. Tandis que la fermeture sociale et économique autour de Sophie s&rsquo;aggrave, tandis qu&rsquo;elle s&rsquo;isole et qu&rsquo;elle n&rsquo;appelle pas à l&rsquo;aide, les mots s&rsquo;amusent et s&rsquo;ouvrent au maximum. Jouent avec la typographie.  Ils changent de taille et/ou de police. Il y a aussi sa mère, qui, bien qu&rsquo;absente, intervient très souvent au fil des pages. <strong>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai voulu m&rsquo;amuser&nbsp;&raquo;</strong>, explique l&rsquo;auteure dans une interview. On la suit. Jusqu&rsquo;au bout.</p>
<p><!--more--></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 16-17 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A qui la faute ? Aux ampoules ? Aux plaques de cuisson ? A la bouilloire ? Au chauffe-eau ? A la box ? Mon appartement est tout électrique. Le mois de janvier avait été particulièrement rude. La Saône avait gelé. Le quartier entier s&rsquo;était figé sous le froid, un brouillard glacial interdisant le moindre mouvement  ; seules des fumées blanches s&rsquo;échappaient des toits, preuve, pour certains, du secours d&rsquo;un chauffage central, et, dans ce paysage tétanisé, ces fumerolles semblaient comme autant de drapeaux blancs demandant grâce à l&rsquo;hiver. Quatre mois plus tard, alors que le printemps est censé ramener de la joie au coeur, je fusillai du regard mes convecteurs qui, indifférents à mes difficultés, hibernaient sous la poussière. Salauds de radiateurs. 300-260=40. Affolé par cette simplissime et répétée soustraction, mes esprit essayait de nier l&rsquo;évidence du résultat. Il recalculait sans cesse, espérant qu&rsquo;apparaisse un autre monde, afin d&rsquo;éviter la question d&rsquo;après  : comment faire pour tenir dix jours avec quarante euros ?&nbsp;&raquo;</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le lendemain, je me dis que l&rsquo;heure n&rsquo;était plus à trouver du travail, mais de l&rsquo;argent. Alors je fis ce que tout le monde aurait fait à ma place : j&rsquo;allumai mon ordinateur. Via le site PriceMinister, j&rsquo;avais vendu de nombreuses affaires du temps de mon Grand Exode. Le Grand Exode est le moment où je me suis arrachée à ma vie précédente. Chacun a dans son coeur son après-guerre, sa Libération ; chacune a vécu sa sortie d&rsquo;Egypte, son New Deal, sa Grande Dépression ; chaque biographie personnelle peut s&rsquo;écrire de la même manière qu&rsquo;un livre d&rsquo;histoire, avec ses périodes glaciaires et ses révolutions.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 150 : </strong><em>&laquo;&nbsp;– Alors, la Lyonnaise, pas trop débordée ?<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je répondis que oui, ça allait, il faisait beau à Lyon, le printemps était arrivé. Je ne voulais pas m&rsquo;étendre. La seule chose qui me tracassait vraiment, c&rsquo;était de savoir si Hector allait bien relever mon courrier. Je lui avais laissé le double de mes clefs, cinquante centimes pour la photocopie de mon bulletin de salaire, ainsi qu&rsquo;une enveloppe timbrée à l&rsquo;adresse de Pôle emploi ; mais, comme je ne pouvais pas parler de ça sans déclencher des mines sombres, je parlai d&rsquo;autres choses, je bottai en touche, je semelai en coin, je fis diversion, j&rsquo;éludai les sujets graves, je donnai le change, je changeai de sujet, je fifoulai dans le flou, je vis une issue, je sus m&rsquo;en sortir, je sortis une blague, je blablatai un truc, je truculai une miche, je rapilassai les oustilles, je réformai la canicule, je décoinçai une tiche, je libérai la calichane, je diversifiai la trinitaire, je décalibrai les stations, je déformaila mandibule, j&rsquo;anecdotiquai dans la couture, je modulai la déraison, je renouvelai la juvamine, je fluctuai dans le décile, je remaniai la glycine, je déguisai l&rsquo;alter égo, je respirai la ventoline, je modifiai la chambardine, je glorifiai la mutation, je barbotai dans le trouble, je pinaillai la tentacule, je témoignai des zozottiers, je donnai dans le leurre, je démembrai le pointillé, je rigotai la suspension, et chaque fois il me fallait trouver une autre idée, car, comme vous le savez, j&rsquo;ai six frères et chacun me demandait : </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Qu&rsquo;est-ce que tu racontes ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Quoi de neuf ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Rien de neuf, hélas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;, Sophie Divry, Les éditions Noir sur blanc, 18€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		</item>
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		<title>Entre vides et manques, la petite barbare&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/15/entre-vides-et-manques-la-petite-barbare/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/15/entre-vides-et-manques-la-petite-barbare/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2015 08:52:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Semaine après semaine, Quatrième de couv vous fait découvrir les nouveautés de la rentrée littéraire et surtout des coups de coeur. Parmi eux, impossible de passer à côté de &#171;&#160;La petite barbare&#160;&#187;, véritable pépite d&#8217;Astrid Manfredi, qui signe là un premier roman uppercut. Créatrice du blog de chroniques littéraires Laisse parler les filles, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BARBARE-OK.jpg" rel="lightbox[3284]"><img class="alignleft size-full wp-image-3286 colorbox-3284" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BARBARE-OK.jpg" alt="BARBARE OK" width="368" height="499" /></a><span style="color: #ff6600"> Rentrée littéraire</span></strong></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #ff6600"> <span style="color: #000000">Semaine après semaine, Quatrième de couv vous fait découvrir les nouveautés de la rentrée littéraire et surtout des coups de coeur. Parmi eux, impossible de passer à côté de <strong>&laquo;&nbsp;La petite barbare&nbsp;&raquo;</strong>, véritable pépite d&rsquo;<strong>Astrid Manfredi</strong>, qui signe là un premier roman uppercut. </span></span></p>
<p style="text-align: left">Créatrice du blog de chroniques littéraires <em>Laisse parler les filles, </em><strong>Astrid Manfredi </strong> intervient ponctuellement pour le <em>Huffington Post,</em> toujours autour de la littérature.</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une jeune femme de 23 ans  à la beauté incendiaire. Elle achève sa peine de prison. Elle a passé plusieurs années derrière les barreaux pour ne pas avoir dénoncer des actes de torture et un meurtre, pour avoir cautionné des actes barbares.</p>
<p style="text-align: left">Au fil des pages, c&rsquo;est elle-même qui nous raconte son histoire. Faite de riens et de manques. Alors elle compense. Mise sur son corps pour s&rsquo;offrir toujours mieux que le quotidien minable et tellement étriqué de ses parents. Quitte à aller trop loin. Quitte à ne plus rien respecter. Même pas elle.</p>
<p style="text-align: left">Avec <strong>Esba</strong>, elle monte des coups, dévalise de jeunes et moins jeunes bourgeois qui s&rsquo;encanaillent. Jusqu&rsquo;au drame. On y devine, en filigrane, l&rsquo;<strong>affaire Ilan Halimi</strong>. Et celle de l&rsquo;allumeuse. Jusqu&rsquo;en prison, la jeune femme usera de ses charmes vénéneux pour gagner un peu de liberté. Tragique.</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-3284"></span></p>
<p style="text-align: left">Seule les livres l&rsquo;apaise. Seuls les mots de <strong>Marguerite Duras</strong> et plus précisément ceux de <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amant&nbsp;&raquo;</strong> lui font envisager autre chose. Loin de la noirceur de sa réalité.</p>
<p>Sur le site <a href="http://www.babelio.com/auteur/Astrid-Manfredi/354019"><strong>Babelio</strong>,</a> <strong>Astrid Manfredi </strong> explique quelles étaient ses inspirations.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Il y a eu plusieurs points d’orgue. D’une part cette jeune fille, Emma, qui a servi d’appât dans le gang des barbares puis séduit le directeur de prison lors de son incarcération. D’autre part l’affaire Valérie Subra, dans les années 80, qui répondaient au même processus : obtenir ce qu’elle voulait coûte que coûte, et sous emprise. J’ai aussi pensé au cinéma de Larry Clark et à la crudité poétique de sa caméra lorsqu’il filme une jeunesse qui a perdu le cap, et qui pourtant n’est pas toujours issue de milieux défavorisés. Mais oui, le fait divers reste une excellente chair à fiction.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse "><strong>&laquo;&nbsp;La petite barbare&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est le récit cru et cash d&rsquo;un chaos social et intérieur. De la banlieue aux Champs-Elysées, il n&rsquo;y a que trois stations de RER. Le rêve est à portée de main. Il va cependant virer au cauchemar.</p>
<p class=" itw_reponse "><strong>Ici, Astrid Manfredi explique la génèse de son premier roman</strong></p>
<p class=" itw_reponse "><iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x339jni" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><strong>Page 67 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je suis sortie de l&rsquo;isolement. Comprenez : ils vont me libérer sous peu, je suis trop jeune pour racornir en prison, il semblerait. Ce n&rsquo;est pas mon dirlo – celui de la prison –  qui me dira le contraire. En attendant, c&rsquo;est lui qui paye l&rsquo;addition. Bien fait. Il faut toujours payer pour ses faiblesses. La vie c&rsquo;est du bluff, mieux vaut garder les lunettes noires et ne rien laisser voir.</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em> Je suis revenue en cellule avec les filles pour les six derniers mois de taule qui me restent à faire. J&rsquo;ai appris ça l&rsquo;autre jour : la fin de mon incarcération, de mon lavage de cerveau pour mauvaise conduite. La famille de la victime est scandalisée. Pas moi. J&rsquo;ai juste vu. Et encore, vu, c&rsquo;est vite dit. Je m&rsquo;en allais faire du shopping, j&rsquo;achetais des valises entières de trucs vaporeux à faire triquer David Beckham puis je rentrais et je voyais l&rsquo;autre supplicié qui implorait la clémence sur sa chaise. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il pouvait chlinguer. Après son regard de poney fou j&rsquo;allais gerber. Peur de la peur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><strong>Page 82</strong> : <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai menti à la rue, à la vie, aux arbres et aux tours qui nous encerclaient. J&rsquo;ai laissé un mec crever tout seul dans l&rsquo;abattoir de béton au nom de rien. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>Esba, mon Esba à la peau de toujours, jamais je ne t&rsquo;en voudrai, je connais les sédiments de ta douleur et les belles couleurs qui s&rsquo;y sont déposées avant que tu te transformes en super-héros du néant. Je connais tes chansons, ta voix chaude et embrumée venue d&rsquo;ailleurs. Ta voix oubliée de tous. Je connais ta main dans la mienne et ta révérence de marabout devant ma beauté. Je t&rsquo;absous à tout jamais. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>Puis le bourge est mort. Plus rien, plus un souffle n&rsquo;est sorti de lui. Pantin désarticulé aux membres fracassés et soumis, un sourire de joker pour la récompense. Le festin était terminé. Il gisait là, devant nous, incroyablement humain, incroyablement seul. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai pleuré sur mes escarpins et les sirènes ont retenti. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>Il faut toujours payer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><strong>Page 113 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J moins quatre. Je l&rsquo;écris à la craie sur le mur en vrac de la cellule. Les filles applaudissent et me déboitent l&rsquo;épaule à force de paluches d&rsquo;encouragement. Encore un J moins qui viendra rejoindre une cohorte de J moins maladroits et fiévreux que d&rsquo;autres évadées avant moi ont espérés dans une tension qui te tord les boyaux. Ca chamboule grave, j&rsquo;ai presque peur. Peur de ne plus savoir marcher sur les trottoirs, de ne plus savoir lire l&rsquo;heure, de me tromper de direction dans le métro, d&rsquo;être gauche et ringarde parmi les minettes à la mode si minces. J&rsquo;ai eu mon heure de gloire, elle est passée et je ne la regrette pas. Je l&rsquo;ai dépensée jusqu&rsquo;à la lie, plus une seconde de disponible.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left">Un premier roman réussi. Une histoire forte dont on dévore chaque page.</p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La petite barbare&nbsp;&raquo;, Astrid Manfredi, Belfond, 15€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>Azami ou l&#8217;amour à la nipponne</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Mar 2015 16:08:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Un nouveau cycle romanesque. Aki Shimazaki aime le procédé. Après deux pentalogies déjà à son actif, elle inaugure avec son nouveau roman &#171;&#160;Azami&#160;&#187;, une nouvelle série. Plus de trente ans que cette auteure qui a vécu les 26 premières années de sa vie dans son pays, au Japon, s&#8217;est installée au Canada et plus [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/azamicouverture.jpg" rel="lightbox[2964]"><img class="alignleft size-full wp-image-2966 colorbox-2964" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/azamicouverture.jpg" alt="azamicouverture" width="228" height="400" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un nouveau cycle romanesque. <strong>Aki Shimazaki</strong> aime le procédé. Après deux pentalogies déjà à son actif, elle inaugure avec son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;</strong>, une nouvelle série.</p>
<p>Plus de trente ans que cette auteure qui a vécu les 26 premières années de sa vie dans son pays, au Japon, s&rsquo;est installée au Canada et plus précisément au Québec, à Montréal.</p>
<p>Là-bas, elle écrit en français des romans qui, tout en finesse et sobriété mais sans faux semblant, parlent du Japon.<strong><em> &laquo;&nbsp;On ne dit pas les choses directement au Japon&nbsp;&raquo;,</em> dit Aki Shimazaki. Elle, a choisi un style simple et direct, minimaliste, pour ne rien cacher. </strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;</strong>, ( ce qui signifie &laquo;&nbsp;chardon&nbsp;&raquo; en français) est donc le premier opus d&rsquo;une nouvelle série, publiée chez Actes sud.  On y fait la connaissance de <strong>Mitsuo</strong>, un trentenaire, rédacteur dans une revue culturelle. Il est marié à <strong>Atsuko</strong>, avec qui il élève leurs deux enfants.  Une vie bien cadrée jusqu&rsquo;au jour où il rencontre de manière fortuite un ancien camarade de classe, <strong>Gorô Kida, devenu président de la compagnie familiale,</strong> qui l&rsquo;entraîne dans un club très sélect.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2964"></span></p>
<p>Là, il reconnait son premier amour de jeunesse, <strong>Mitsuko</strong>, devenue entraîneuse. Lui, qui n&rsquo;entretient plus de relations sexuelles avec sa femme ( il s&rsquo;agit d&rsquo;un couple &laquo;&nbsp;sexless&nbsp;&raquo;) et compense en fréquentant des<strong> &laquo;&nbsp;Fûzoku-ten&nbsp;&raquo;</strong> (des établissements de services sexuels), en est totalement bouleversé.</p>
<p>Il retombe sous le charme de celle qu&rsquo;il surnommait <strong>&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;</strong> dans son journal intime. Et devient son amant. Tandis que sa femme <strong>Atsuko</strong> mène à bien son projet d&rsquo;exploitation légumière à la campagne, <strong>Mitsuo</strong> entame, en ville, une liaison adultère avec <strong>Mitsuko</strong>, mystérieuse mère d&rsquo;un garçonnet de 4 ans, férue de littérature&#8230; et d&rsquo;argent facile.</p>
<p><strong>Dans les courts romans d&rsquo;Aki Shimazaki</strong>, c&rsquo;est le Japon et sa culture si particulière qui se raconte par la voix de <strong>Mitsuo</strong>. On y parle classes sociales, relations sexuelles tarifiées&#8230;</p>
<p>Outre les personnages, l&rsquo;auteure s&rsquo;attache également aux détails :  l&rsquo;odeur d&rsquo;une fleur, la forme des villes, le goût des aliments. Et le tout crée une alchimie littéraire rafraichissante.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 41 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ma femme aime la campagne et la nature, comme la plupart des gens. Au contraire, je suis un citadin typique. Je ne me sens à l&rsquo;aise si je reste longtemps à la maison de campagne. D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est ma femme qui en a hérité. Sa famille y passait ses vacances. Je n&rsquo;arrive pas encore à m&rsquo;y sentir chez moi.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Atsuko conduit habilement. De bonne humeur, elle fredonne une chanson. Une mélodie à trois temps légers. Malgré moi, je bats la mesure dans ma tête. La berceuse de ma grand-mère me revient encore : &laquo;&nbsp;Ce soi encore, ton oreiller est baigné de larmes. A qui rêves-tu ? Viens, viens vers moi&#8230;&nbsp;&raquo; Je jette un oeil vers ma femme qui balance sa tête au rythme de la mélodie. Distrait, je réfléchis : &laquo;&nbsp;Sera-t-il possible de recommencer à faire l&rsquo;amour avec elle ?&nbsp;&raquo;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em>&laquo;&nbsp;</em>L&rsquo;azami<em>. Je trouve cette fleur unique, avec sa forme particulière et sa couleur violette. On n&rsquo;en offre pas en cadeau à cause des épines pointues sur ses feuilles. Une fleur d&rsquo;un abord difficile. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je ne suis pas un coureur. Avant mon mariage, j&rsquo;ai fréquenté plusieurs filles l&rsquo;une après l&rsquo;autre, mais je ne trompais personne. Et, lorsque j&rsquo;ai décidé d&rsquo;épouser Atsuko, je croyais naturellement lui rester fidèle. Bien que nous soyons devenus un couple </em>sexless<em>, je n&rsquo;en cherche pas une autre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pourtant, je n&rsquo;ai pas le coeur en paix depuis la réapparition de Mitsuko. Son image sensuelle revient constamment dans ma tête. J&rsquo;attendrai son appel avec impatience. Mais, d&rsquo;un autre côté, je sens qu&rsquo;il vaudrait probablement mieux qu&rsquo;elle ne le fasse pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 112-113 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je pense à Mitsuko. Cesser de la voir. Cette idée m&rsquo;attriste profondément. Mais je n&rsquo;aurai pas le choix. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle m&rsquo;a ensorcelé dès que je l&rsquo;ai aperçue au bar X., tout comme elle m&rsquo;avait attiré il y a vingt-quatre ans. Nous sommes probablement unis par des pseudo-chimies qui ne lient que temporairement, comme elle le disait. Néanmoins, c&rsquo;est la seule femme avec qui j&rsquo;aie fait l&rsquo;amour passionnément. Elle me manquera énormément.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Les apparences sont souvent trompeuses. Et Aki Shimazaki prend un malin plaisir à jouer avec elles au fil de ce court roman qui fixe le décor de sa nouveau cycle romanesque. &laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo; fonctionne avec une économie de mots et de situations. Et les masques finissent pas tomber. Vivement le prochain opus !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong><span style="color: #000000">&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;, Aki Shimazaki, Actes Sud, 13,50€</span></strong></em></p>
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