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	<title>Quatrième de couv &#187; Russie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Dans l&#8217;ombre du Tsar&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2022 10:22:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Waouh ! Quel roman ! Il devrait assurément se retrouver au pied de nombreux sapins à Noël. Et pour cause. Voilà un lire que vous ne voulez pas quitter et dont vous tournez les pages avec fébrilité et enthousiasme à la fois. Giuliano da Empoli est un écrivain et journaliste italien. Ancien adjoint au maire en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAGE.jpg" rel="lightbox[6190]"><img class="alignleft size-full wp-image-6193 colorbox-6190" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAGE.jpg" alt="MAGE" width="195" height="286" /></a> Waouh ! Quel roman ! Il devrait assurément se retrouver au pied de nombreux sapins à Noël. Et pour cause. Voilà un lire que vous ne voulez pas quitter et dont vous tournez les pages avec fébrilité et enthousiasme à la fois.</p>
<p><strong>Giuliano da Empoli</strong> est un écrivain et journaliste italien. Ancien adjoint au maire en charge de la Culture à Florence (2009-2012), il a été le conseiller politique du président du Conseil italien Matteo Renzi. Editorialiste et essayiste politique, il a aussi fondé un <em>think tank.</em> En 1996, il a publié son premier livre <em>Un grande futuro dietro di noi</em> à propos des difficultés rencontrées par les jeunes Italiens. Cette publication a fortement animé le débat national en Italie et poussé le journal <em>La Stampa</em> à le désigner &laquo;&nbsp;Homme de l&rsquo;année&nbsp;&raquo;.</p>
<p>En 2019, alors qu&rsquo;il travaille à son prochain essai sur les éminences grises des totalitarismes européens, il croise la route de Vladislav Sourkov, qui fut de 1999 à 2011, l’adjoint au président de l’Administration présidentielle, vice-Premier ministre de 2008 à 2013, puis conseiller de Poutine (2013-2020). Cette éminence grise, ancien homme de télé, a joué un rôle clé dans la définition de certains concepts, la création de mouvements de jeunesse, les articulations idéologiques du régime poutinien, ainsi que le déclenchement de la guerre contre l’Ukraine. Un véritable personnage de roman ! <strong><em>Le mage du Kremlin</em></strong> est né.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6190"></span></p>
<p>Dans le livre, on découvre la vie de<strong> Vadia (ou Vadim) Baranov</strong>, le temps d&rsquo;une nuit de confidences à un Français russophile et russophone qui travaille sur le projet de réédition d&rsquo;un roman. <strong>Baranov</strong> a quitté le Kremlin et ses intrigues depuis un certain temps déjà. Nul ne sait où il est, ce qu&rsquo;il devient. Dans une maison au coeur de la forêt, il se livre sur la vingtaine d&rsquo;années passées au plus près du pouvoir. Ce Raspoutine qui parlait à l&rsquo;oreille de celui qu&rsquo;on surnomme le Tsar, raconte les coulisses de la guerre en Tchétchénie, l&rsquo;annexion de la Crimée, l&rsquo;occupation du Donbass ou encore l&rsquo;incroyable cérémonie d&rsquo;ouverture des JO à Sotchi&#8230;</p>
<p><strong>Un roman réellement passionnant et bien écrit. <em>Le mage du Kremlin</em> a reçu le Grand prix du roman de l&rsquo;Académie française. </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 76 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Convertir mon expérience théâtrale en carrière de producteur de télévision fut comme passer du carrosse à vapeur à la Lamborghini. Un jour j&rsquo;étais assis autour d&rsquo;une table de cuisine, à disserter sur Maïakovski en buvant du thé brûlant dans une atmosphère imprégnée de cigarettes sans filtre, et le lendemain je sirotais des cappuccinos dans un open-space conçu par des architectes  néerlandais, compilant des présentations PowerPoint et me réjouissant de mes futures vacances à Marrakech. Dans les studios de l&rsquo;ORT, la première chaîne de la télévision russe, récemment privatisée, on ne produisait pas simplement des émissions, on expérimentait les formes de vie qui seraient adoptées plus tard par l&rsquo;ensemble des nouveaux Russes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 164 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A cette époque, je prenais encore les discours du Tsar au pied de la lettre. Je ne pouvais pas savoir à quel point le sentiment de revanche qui se cachait derrière eux était profond, ni que le vide qu&rsquo;ils masquaient se révélerait impossible à combler, mais ce soir-là je compris que la guerre contre les oligarques n&rsquo;était que le début. Il ne s&rsquo;agissait pas seulement de reprendre le contrôle de quelques entreprises échues dans les mauvaises mains. Il s&rsquo;agissait de mobiliser toutes les ressources, tous les éléments de force de la Russie pour retrouver notre place sur la scène mondiale. Une démocratie souveraine, tel était l&rsquo;objectif.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 258 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je contemplais ma vie comme un plongeur en apnée. Je la voyais briller à la surface, mais je ne parvenais plus à respirer. Cela faisait vingt ans que je n&rsquo;avais pas respiré. Non que ces années se soient envolées. Au contraire, j&rsquo;avais l&rsquo;impression d&rsquo;avoir vécu milles vies. Mais je n&rsquo;avais jamais respiré, pas un seul instant : j&rsquo;étais resté en apnée. Maintenant, je commençais, au loin, à entrevoir ma destination. Le point final où le besoin de choisir cesse de se manifester, car tous les choix ont été faits et ce qui reste n&rsquo;est qu&rsquo;une simple formalité.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Le mage du Kremlin, Giuliano da Empoli, Gallimard. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La Russie façon Prilepine</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/05/la-russie-facon-prilepine/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Jul 2015 08:28:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les valises sont prêtes ? A moins que vous ne soyez déjà en train de barboter&#8230; Pour certains, les vacances viennent de commencer. Pour d&#8217;autres, elles se préparent. Entre la crème scolaire, le maillot de bain et le tire-bouchon ( pour le rosé !) , il doit bien vous rester une petite place pour un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PRILEPINE.jpg" rel="lightbox[3100]"><img class="alignleft size-full wp-image-3103 colorbox-3100" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PRILEPINE.jpg" alt="PRILEPINE" width="120" height="227" /></a></em>Les valises sont prêtes ? A moins que vous ne soyez déjà en train de barboter&#8230; Pour certains, les vacances viennent de commencer. Pour d&rsquo;autres, elles se préparent. Entre la crème scolaire, le maillot de bain et le tire-bouchon ( pour le rosé !) , il doit bien vous rester une petite place pour un livre, non ?</p>
<p>Poursuivons dans nos conseils de l&rsquo;été. Après l&rsquo;espagnole <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/16/avec-le-temps-tout-sen-va/"><strong>Milena Busquets</strong></a>, pourquoi ne pas filer bien plus à l&rsquo;Est ? En suivant, par exemple, le russe <strong>Zakhar Prilepine</strong>.</p>
<p>Les lecteurs curieux habitués à parcourir mon blog savent que j&rsquo;apprécie particulièrement cet auteur au parcours assez peu orthodoxe. Retrouvez ici mon post sur <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/13/nouvelles-de-la-campagne-russe/"><strong>&laquo;&nbsp;Des chaussures pleines de vodka chaude&nbsp;&raquo;</strong> </a></p>
<p>et ici celui consacré à <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/07/14/implacables-chroniques-russes/">&laquo;&nbsp;Je viens de Russie&nbsp;&raquo;. </a></strong></p>
<p>Bref, avec <strong>&laquo;&nbsp;Une fille nommée Aglaé&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur et journaliste fait ce qu&rsquo;il écrit de mieux, des nouvelles sur son pays à travers des thèmes qui lui sont chers : la figure du père, les rapports compliqués voire impossibles entre hommes et femmes, la confrontation des classes sociales, le temps qui passe&#8230;</p>
<p><span id="more-3100"></span></p>
<p>Ici, ce sont sept histoires à travers la Russie profonde qui se laissent raconter. La langue est parfois crue, cinglante. Les mots fusent. Pas de demi-mesure ni de faux-semblant.</p>
<p>Ses sept nouvelles se présentent toutes comme des tableaux. Avec un fond très noir, l&rsquo;alcool et la déveine en prime. Le fatalisme est la dérision sont de mise dans ces histoires qui se déroulent au coeur d&rsquo;une campagne abandonnée et triste.</p>
<div id="attachment_3105" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ZakharPrilepine_2-672x359.jpg" rel="lightbox[3100]"><img class="wp-image-3105 size-medium colorbox-3100" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ZakharPrilepine_2-672x359-300x160.jpg" alt="(Photo AFP)" width="300" height="160" /></a><p class="wp-caption-text">(Photo AFP)</p></div>
<p>Fils d’un professeur et d’une infirmière russes, <strong>Zakhar Prilepine</strong> termine la faculté philologique (linguistique) de l’Université d’État de Nijni Novgorod. Il a été commandant dans le service des OMON (forces spéciales de police) et a pris part à des combats en Tchétchénie entre 1996 et 1999. Membre du parti national-bolchevique de <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Limonov">Limonov</a></strong>  depuis 1996, il est l’un des intellectuels protestataires les plus célèbres de Russie. Il s’est fait connaître du grand public en 2004 avec son roman <strong>« Patologii »</strong>, relatant sa guerre de Tchétchénie.Puis<strong> « San’kia »</strong>, fiction sur le terrorisme, paru en 2006, lui a valu la célébrité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 34 : &laquo;&nbsp;Une fille nommée Aglaé&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Dehors, il faisait froid, on était un 7 mars, le temps était dégueulasse. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand on cherche à arrêter un véhicule, il ne faut surtout pas gesticuler, sinon on pense que vous êtes saoul, et personne ne s&rsquo;arrête. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai trouvé un endroit entre les flaques d&rsquo;eau, et j&rsquo;ai levé la main. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Comme il n&rsquo;y a pas du tout de travail dans cette ville, tout le monde a besoin de se faire un peu de fric, et c&rsquo;est pour ça que le premier qui est passé a freiné tout de suite. Le deuxième a freiné aussi, mais trop tard. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Quartier Nord, ai-je dit au chauffeur en me glissant sur le siège arrière. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il n&rsquo;a pas dit son prix, mais de toute façon, chez nous, c&rsquo;est toujours cinquante roubles d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre de la ville, on n&rsquo;a donc pas à marchander. C&rsquo;est là que je me suis rappelé que je n&rsquo;avais pas d&rsquo;argent sur moi ; et pire encore, que je n&rsquo;en avais pas non plus chez moi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 154-155 : &nbsp;&raquo; L&rsquo;interrogatoire&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;La dernière fois qu&rsquo;ils avaient contrevenu à la loi, c&rsquo;était sans doute un an auparavant, lorsque dans une compagnie de hasard quelqu&rsquo;un avait proposé de faire tourner un joint – ils l&rsquo;avaient fait tourner. Alekseï aimait fumer de l&rsquo;herbe, mais n&rsquo;en achetait, semble-t-il, jamais lui-même. Novikov, en revanche, y était indifférent – il avait cessé de boire de la vodka depuis un certain temps. Il se contentait d&rsquo;un peu de bière, de vin, d&rsquo;un petit verre de cognac&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Supposer qu&rsquo;Alekseï pouvait avoir commis quelque chose dans ce genre était difficile à admettre : ils se téléphonaient presque chaque jour, Novikov connaissait tous ses revenus et ses dépenses, son cercle de connaissances ainsi que ses habitudes. Novikov avait beau chercher, il ne voyait dans la vie de son ami aucun recoin qui pût abriter un vice caché. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;était un homme souriant, tendre, un peu désordonné, dénué de toute méchanceté. Il avait été pendant toute sa jeunesse passionné de photographie, et il lisait les livres que lui passait Novikov. Si on ne les lui avait pas donnés, il n&rsquo;en aurait jamais eu connaissance. Mais il lisait toujours ce qu&rsquo;on lui proposait, comprenait tout et s&rsquo;en souvenait. Dans sa vie apparaissaient de temps en temps des filles, cependant, il s&rsquo;en séparait toujours conformément  à son caractère  – d&rsquo;une façon brouillonne, avec douceur, en souriant, sans faire de vagues.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 301 : &laquo;&nbsp;L&rsquo;ombre d&rsquo;un nuage sur l&rsquo;autre rive&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;– C&rsquo;est quoi, la jalousie ? me demande-t-elle. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je regarde, sans pouvoir détacher mes yeux, le curseur brillant de sa fermeture éclair, et parfois seulement, d&rsquo;un coup d&rsquo;oeil rapide, son ongle cassé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– C&rsquo;est quelque chose d&rsquo;autre, dis-je avec difficulté. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Dans ce cas, n&rsquo;importe quelle qualité humaine chez un homme, et la même chez la femme, doit avoir des noms différents. Il n&rsquo;y a aucune raison de désigner la jalousie masculine et la jalousie féminine par le même mot. La bêtise, la bassesse, la lâcheté et, je ne sais pas, moi, la trahison, doivent être considérées  comme des concepts différents selon que l&rsquo;on est un homme ou une femme. Tu comprends ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Non.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>– C&rsquo;est simple. Ce qui est normal pour une femme vaudrait à un homme qu&rsquo;on le tue. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Et le contraire ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle réfléchit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Non, répondit-elle fermement. Il faut tuer un homme pour tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Encore une virée réussie dans la Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Ce que j&rsquo;aime dans l&rsquo;univers de Prilepine, c&rsquo;est le mordant des situations, le contexte social toujours décortiqué et l&rsquo;espoir toujours trop mince que cela change un peu. Pas super encourageant, me direz-vous ? Peut-être. La Russie contemporaine, quoi&#8230;</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une fille nommée Aglaé&nbsp;&raquo;, Zakhar Prilepine, Actes sud, 23€.</strong> </em></p>
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		<title>En side-car, l&#8217;épopée napoléonienne</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/25/en-side-car-lepopee-napoleonienne/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 May 2015 09:20:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le sujet de ce récit n&#8217;est pas banal, son auteur non plus. Avec &#171;&#160;Bérézina&#160;&#187;, Sylvain Tesson signe un livre atypique, truculent&#8230; et historique. Le stégophile – se dit de celui qui est passionné d&#8217;escalade de toits –, écrivain, aventurier et russophile éclairé s&#8217;est, en effet, lancé dans un drôle de défi : de Moscou jusqu&#8217;à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BEREZINA.jpg" rel="lightbox[3006]"><img class="alignleft size-full wp-image-3009 colorbox-3006" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BEREZINA.jpg" alt="BEREZINA" width="100" height="160" /></a>Le sujet de ce récit n&rsquo;est pas banal, son auteur non plus. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Sylvain Tesson</strong> signe un livre atypique, truculent&#8230; et historique.</p>
<p>Le stégophile – se dit de celui qui est passionné d&rsquo;escalade de toits –, écrivain, aventurier et russophile éclairé s&rsquo;est, en effet, lancé dans un drôle de défi : de Moscou jusqu&rsquo;à Paris, en side-car, revivre la retraite napoléonienne en suivant les traces de l&rsquo;empereur corse avec la Grande Armée.</p>
<p>Une aventure menée à trois, puis à cinq, en plein hiver. Deux cents ans après.</p>
<p>Le récit de voyage, qui se lit d&rsquo;une traite, est un petit bijou. Rien ne manque : ni l&rsquo;alcool, ni le froid mordant, ni les anecdotes sur la Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui au fil des 4.000 kilomètres parcourus. En trame de fond, la grande Histoire. Et la fascination de l&rsquo;auteur pour Napoléon.</p>
<p><strong>Sylvain Tesson</strong>, dont j&rsquo;avais évoqué le précédent recueil de nouvelles<strong> &laquo;&nbsp;S&rsquo;abandonner à vivre&nbsp;&raquo;</strong> <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/19/sabandonner-a-vivre-en-19-lecons/"> ici, </a></strong>adepte des expériences assez extrêmes à travers le monde, se remet aujourd&rsquo;hui d&rsquo;un accident assez stupide, qui a eu lieu en août dernier. Il venait de rendre le manuscrit de <strong>&laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo;</strong> ( commencé juste après la mort de sa mère)  à son éditeur, lors d&rsquo;une fête chez son ami  et auteur <strong>Jean-Christophe Rufin</strong>, à la montagne, il tombe d&rsquo;une gouttière. Coma, traumatisme crânien, paralysie faciale&#8230; et l&rsquo;obligation de changer de vie.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de Sylvain Tesson, de ses deux camarades <strong>Cédric Gras</strong> et <strong>Thomas Goisque</strong> ainsi que de leurs deux amis russes, <strong>Vitaly</strong> et <strong>Vassili</strong>. Le 2 décembre 2012, ils montent sur et dans les side-cars, dont des exemplaires de la fameuse marque Oural, et prennent la route. Objectif ? <em>&laquo;&nbsp;Nous avions le bicorne, nous avions la date. Restait à trouver les fantômes. Ils attendaient sur le bord de la route (p.34)&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Au fil des pages, on suit leur épopée, émaillée de portraits des protagonistes, de descriptions et d&rsquo;anecdotes historiques et/ou alcooliques. C&rsquo;est selon.</p>
<p><strong>Découvrez ici une vidéo qui relate le projet et l&rsquo;aventure qui en a découlé</strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 89 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le quatrième jour. De Smolensk à Borissov. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En cette matinée où un soleil, semblable au plafonnier d&rsquo;une salle de bains khrouchtchévienne, se juchait au-dessus des remparts de Smolensk, notre situation allait connaître une amélioration. Désormais, nous ne roulerions plus à trois sur la même Oural. Gras resterait dans mon panier, Goisque rejoindrait celui de Vitaly. Vassili, lui, convoierait les bagages sur sa monture. Les Russes nous avaient apporté nos sacs et nous retrouvâmes duvets, collants et lainages que nous avions négligé d&rsquo;empiler en partant vers Borodino. Nous avions commis l&rsquo;erreur de toutes les armées de l&rsquo;Ouest qui s&rsquo;engagent en Russie en mésestimant le froid.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 92-93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Nous autres, latins, nourris de stoïcisme, abreuvés par Montaigne, inspirés par Proust, nous tentions de jouir de ce qui nous advenait, de saisir le bonheur partout où il chatoyait, de le reconnaitre quand il surgissait, de le nommer quand l&rsquo;occasion s&rsquo;en présentait. Dès que le vent se levait, en somme, nous tentions de vivre. Les Russes, eux, étaient convaincus qu&rsquo;il fallait avoir préalablement souffert pour apprécier les choses. Le bonheur n&rsquo;était qu&rsquo;un interlude dans le jeu tragique de l&rsquo;existence. Ce que me confiait un mineur du Donbass, dans l&rsquo;ascenseur qui nous remontait d&rsquo;un filon de charbon, constituait une parfaite formulation de la “difficulté d&rsquo;être” chez les Slaves :“Que sais-tu du soleil si tu n&rsquo;as pas été à la mine ?”&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 130-131 :</strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;empereur était le ciment qui maintenait les débris de l&rsquo;armée. Son magnétisme obligeait les officiers. Son énergie galvanisait les soldats. La certitude de sa présence, même invisible, insufflait à chacun le désir de se tenir debout pour s&rsquo;acquérir un peu de la gloire générale. Une fois le souverain parti, tout pouvait se débander. Et tout se débanda. Et Murat ne put rien contre la déréliction. L&rsquo;armée se traînait, aimantée par la perspective de Vilnius. Comme au temps de Smolensk, quelques semaines plus tôt, les débris humains avaient besoin d&rsquo;un mirage. Et, comme Smolensk, Vilnius fut loin des attentes. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ce fut une horde de squelettes vivants qui se pressa aux portes de Vilnius le 8 décembre. Quarante mille hommes affamés fondaient sur une bourgade assoupie qui ignorait tout de la débâcle. Les bourgeois, voyant arriver ces torrents de possédés couverts de peaux de bêtes, firent ce que font les bourgeois quand ils sont menacés : ils fermèrent les portes de la ville.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p><span style="color: #0000ff"> Road-trip enthousiasmant, aventure humaine et littéraire, &laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo; est une perle. Les amateurs de l&rsquo;écriture de Sylvain Tesson seront ravis, les fidèles à la mémoire de l&rsquo;empereur également. Un récit passionnant qui donne envie de rouvrir son livre d&rsquo;Histoire.</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo;, Sylvain Tesson, Editions Guérin, 19,50€.</strong></em></p>
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		<title>Nouvelles de la campagne russe</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/13/nouvelles-de-la-campagne-russe/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 16:44:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Andreï Guelassimov]]></category>
		<category><![CDATA[campagne]]></category>
		<category><![CDATA[désoeuvrement]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse russe]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Zakhar Prilepine]]></category>

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		<description><![CDATA[La Russie d&#8217;aujourd&#8217;hui dans toutes ses contradictions. Et un regard aiguisé sur une jeunesse qui, loin des villes, tente de se faire une place dans une société désormais ouverte à tous les vents venus de L&#8217;Ouest et de l&#8217;argent. Voilà ce que propose le jeune Zakhar Prilepine, auteur de 36 ans qui après avoir été [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782742796205.jpg" rel="lightbox[434]" title="9782742796205"><img class="alignleft size-full wp-image-436 colorbox-434" style="margin: 10px;" title="9782742796205" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782742796205.jpg" alt="" width="71" height="135" /></a>La Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui dans toutes ses contradictions. Et un regard aiguisé sur une jeunesse qui, loin des villes, tente de se faire une place dans une société désormais ouverte à tous les vents venus de L&rsquo;Ouest et de l&rsquo;argent. Voilà ce que propose le jeune <a title="Découvrez son précédent roman, paru aussi chez Actes Sud" href="http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature-etrangere/sankia">Zakhar Prilepine</a>, auteur de 36 ans qui après avoir été vigile, manutentionnaire et barman, est parti faire la guerre en Tchétchénie lors des conflits de 1996 et de 1999. Là, ce<a title="Une interview de l'auteur" href="http://www.lecourrierderussie.com/2011/09/05/zakhar-prilepine-ai-decouvert/"> militant politique à la fois poète et romancier</a> propose onze nouvelles intitulées &laquo;&nbsp;Des chaussures pleines de vodka chaude&nbsp;&raquo;. Un titre pour le moins étrange&#8230; <span id="more-434"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Zakhar_Prilepine1.jpg" rel="lightbox[434]" title="Zakhar_Prilepine1"><img class="alignleft size-medium wp-image-452 colorbox-434" style="margin: 10px;" title="Zakhar_Prilepine1" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Zakhar_Prilepine1-255x300.jpg" alt="" width="153" height="180" /></a>Un avant-goût de ces petites histoires dans le décor se situent dans la campagne russe. Loin des villes, du divertissement et de l&rsquo;argent facile. Alors les jeunes se débrouillent ( voir la nouvelle  &laquo;&nbsp;Viande de chien&nbsp;&raquo;), improvisent, font avec les moyens du bord, limités. Et c&rsquo;est tout un pan de la société qui se laisse ainsi découvrir. Entre les filles délurées qui attendent sur le bord des routes, les plans foireux et les règlements de compte, les paris stupides, l&rsquo;alcool bu plus de que raison dès le petit matin ( voir  la nouvelle intitulée  &laquo;&nbsp;Un héros de rock&rsquo;n roll&nbsp;&raquo;), les arrestations intempestives et cette putain de guerre qui a laissé des traces indélébiles&#8230;</p>
<p>Page 17, dans la &laquo;&nbsp;Gilka&nbsp;&raquo; : &laquo;&nbsp;<em>Je les imaginais, allant et venant en ce moment dans mon appartement, interrogeant ma femme pour savoir quand j&rsquo;étais parti, où j&rsquo;étais allé, quand j&rsquo;arriverais et où. Et elle restait sans bouger, les regardant avec haine et mépris ; elle n&rsquo;avait même pas eu à effacer ces expressions de son visage : c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;elle m&rsquo;avait regardé quelques minutes avant leur arrivée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Page 43, dans &laquo;&nbsp;Slavtchouk&nbsp;&raquo; : <em> &laquo;&nbsp;Les voyous russes ne chantent pas de rap. Sans doute parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas le sens du rythme. Slavtchouk était néanmoins d&rsquo;une race proche de celle de ces chanteurs tristes à la peau noire : muscles saillants, pommettes fortes, narines bien dessinées, sourire presque caressant, lèvres légèrement retroussées, avec une dent recouverte d&rsquo;un métal étrange, des filles autour qui, enfin, ne chantent pas mais ne peuvent s&rsquo;empêcher d&rsquo;effleurer, tantôt d&rsquo;un côté, tantôt de l&rsquo;autre, son corps d&rsquo;homme, exécutant ce pour quoi elles sont faites&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Page 63, dans la nouvelle intitulée &laquo;&nbsp;Histoire de putes&nbsp;&raquo; :<em>  &laquo;&nbsp;En règle générale, le sexe n&rsquo;intéresse pas les femmes. Partir à la recherche d&rsquo;une jolie paire de gants, aller dans un café douillet et paisible où l&rsquo;on peut rêver à loisir, voilà ce qui leur fait vraiment plaisir. Les hommes pensent que les femmes sont intéressées par le sexe. Mais les femmes, ce sont les hommes qui les intéressent. Tout le reste, elles le font par jeu ou par pitié. Les femmes croient que ce sont les femmes qui intéressent les hommes. Or c&rsquo;est le sexe qui les intéresse. Le reste est le fruit du hasard ou le résultat d&rsquo;un accès de légère excitation qui, d&rsquo;ailleurs, peut se prolonger tout une vie. C&rsquo;est là que s&rsquo;achèvent les différences entre les sexes &laquo;&nbsp;.</em></p>
<p>Au fil des pages, le narrateur guide le lecteur dans son pays, ses excès et ses manques à travers les histoires que vivent Valia, Roubtchik et les autres. Le style est direct, sans ambage. La langue claque. Mais la poésie n&rsquo;est jamais loin ( dans  &laquo;&nbsp;Un héros de rock&rsquo;n roll&nbsp;&raquo;, par exemple ainsi que dans &laquo;&nbsp;La grand-mère, les guêpes et la pastèque&nbsp;&raquo;).  Les histoires de Prilepine sont tour à tour drôles, tendres, tristes ou tragiques.</p>
<p>Une façon de voyager à moindre coût dans la Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Celle de Poutine et de Medvedev certes mais surtout celle d&rsquo;une jeunesse paumée, fatiguée. Sacrifiée ? <em><br />
</em></p>
<p>Pour ceux qui veulent découvrir les romanciers russes contemporains, vous pouvez aussi vous plonger dans l&rsquo;oeuvre <a title="Découvrez cet auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andre%C3%AF_Guelassimov">d&rsquo;Andreï Guelassimov</a>.  J&rsquo;ai lu deux de ses romans : &nbsp;&raquo; <em>Fox Mulder a une tête de cochon&nbsp;&raquo;</em> ainsi que <em>&nbsp;&raquo; L&rsquo;année du mensonge&nbsp;&raquo;</em> ( édités tous les deux chez Actes Sud).</p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;D</em></strong><em><strong>es chaussures pleines de vodka chaude&nbsp;&raquo;, Zakhar Prilepine, Actes Sud, 192 pages, 19,80€.</strong></em></p>
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