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	<title>Quatrième de couv &#187; rupture</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand la station se vide&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Oct 2023 07:50:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été-automne 2023 &#160; Parmi les 466 nouveaux romans de la rentrée, des dizaines de pépites imaginées par des primo-écrivains. De quoi plonger dans des univers nouveaux, et arpenter, au fil des pages, des styles singuliers. L&#8217;histoire de Hors saison, écrit par Basile Mulciba ? Elle se déroule de nos jours, dans une station de ski en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire été-automne 2023</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HORS-SAISON1.jpg" rel="lightbox[6481]"><img class="alignleft size-full wp-image-6485 colorbox-6481" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HORS-SAISON1.jpg" alt="HORS SAISON" width="400" height="585" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Parmi les 466 nouveaux romans de la rentrée, des dizaines de pépites imaginées par des primo-écrivains. De quoi plonger dans des univers nouveaux, et arpenter, au fil des pages, des styles singuliers.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong><em>Hors saison</em></strong>, écrit par <strong>Basile Mulciba</strong> ?</p>
<p>Elle se déroule de nos jours, dans une station de ski en hiver. Tout le monde attend la neige qui tarde à tomber. <strong>Yann</strong>, un jeune homme d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;années, interrompt ses études de médecine &#8211; il est en 4e année &#8211; pour venir travailler comme saisonnier.</p>
<p>Il connaît peu la montagne et encore moins les codes du mode saisonnier. Seul le temps qui passe lui donne le courage de s&rsquo;approcher des autres.</p>
<p>A la Saint-Sylvestre, la neige n&rsquo;est toujours pas arrivée. Les saisonniers, eux, s&rsquo;en vont les uns après les autres.</p>
<p><strong>Yann</strong> a été recruté par <strong>Hans</strong>, qui dirige le vieil hôtel hérité de <span id="js-showResume" class="showResume">son père et qui commence à subir comme les autres les conséquences de l&rsquo;absence de neige. Tandis que peu à peu la station se vide, les deux hommes décident de rester. Et apprennent à se connaître. A s&rsquo;aimer aussi. </span></p>
<p><strong>Yann</strong> marche beaucoup. Repousse ses limites aussi. Et tente de comprendre les raisons de sa fuite.</p>
<p>Les descriptions précises et sensibles écrites par <strong>Basile Mulciba</strong> participent de cette virée dans un monde qui disparaît peu à peu du fait des dérèglements climatiques, une société qui perd ses repères, tandis que le désir, lui, nourrit toujours ceux qui y vivent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Basile Mulciba</strong> est originaire de Bretagne. Il a grandi en Guadeloupe et vit aujourd&rsquo;hui à Paris.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Yann se levait tôt mais restait allongé de longues minutes, à contempler les poutres du plafond, se remémorant presque chaque matin, avant de sortir de la chambre, la conversation avec Anne-Lise et ne sachant toujours pas très bien ce qu&rsquo;il était venu chercher. Sa colère, le doute et les remises en question s&rsquo;étaient dissipés et il fut même étonné de comprendre que c&rsquo;était elle qui, sans complètement le maîtriser, avait fait naître en lui l&rsquo;éventualité d&rsquo;un départ. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Après plusieurs jours, il avait l&rsquo;impression que l&rsquo;existence à la station trouvait son rythme et que, malgré l&rsquo;absence de neige, l&rsquo;activité démarrait peu à peu, comme une vieille mécanique fatiguée et pleine de poussière dont on chauffe le moteur en prévision d&rsquo;un grand voyage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 134 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce soir-là, Hans et Joachim semblèrent au sommet de leur amitié. D&rsquo;humeur festive et joyeuse, ils entraînèrent Florence avec eux. Yann participa aux conversations tout en sentant en retrait. Il repensait à la fin de la discussion avec Joachim et au sous-entendu qu&rsquo;il avait fait, que Hans puisse être la raison première de son désir de rester. Le trouble qu&rsquo;il ressentait à sa vue et à son contact ne le quittait plus depuis qu&rsquo;il l&rsquo;avait vu danser. Joachim l&rsquo;avait compris et, plutôt que de le lier ou de le contenir, il commençait à l&rsquo;accepter.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 148 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pendant une semaine, des masses d&rsquo;air glacé venues du nord succédèrent aux pluies humides, gorgées des eaux chaudes de l&rsquo;océan, sans que jamais les phénomènes ne se croisent ou ne se superposent. Les quelques personnes qui demeuraient en station et que Yann et Hans croisaient n&rsquo;acceptaient pas de ne plus rien comprendre, de ne plus rien maîtriser. Ceux qui restaient étaient les plus aigris, les plus hargneux, rongés par la crainte de tout perdre ou par le désespoir d&rsquo;une vie de travail déjà en ruine.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Hors saison, Basile Mulciba, Gallimard, 19,50 euros. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Se soigner en réparant les autres ?</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/10/se-soigner-en-reparant-les-autres/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/10/se-soigner-en-reparant-les-autres/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 10 May 2020 09:17:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amoureux]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Malartre]]></category>
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		<description><![CDATA[Un premier roman&#8230; j&#8217;ai déjà l&#8217;oeil qui frise ! &#171;&#160;Rendez-vous à Colombo&#160;&#187; est arrivé jusqu&#8217;à moi et c&#8217;était plutôt une bonne idée. Je vous raconte. Sarah Malartre, l&#8217;auteure, est juriste. Comme la narratrice de son roman, Nina qui intervient auprès des migrants et les accompagne dans leurs démarches pour obtenir le statut de réfugié. Après des études de philosophie [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COLOMBO-OK.jpg" rel="lightbox[5151]"><img class="alignleft size-full wp-image-5153 colorbox-5151" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COLOMBO-OK.jpg" alt="COLOMBO OK" width="312" height="456" /></a></p>
<p>Un premier roman&#8230; j&rsquo;ai déjà l&rsquo;oeil qui frise ! <strong><b>&laquo;&nbsp;Rendez-vous à Colombo&nbsp;&raquo;</b></strong> est arrivé jusqu&rsquo;à moi et c&rsquo;était plutôt une bonne idée. Je vous raconte. <strong><b>Sarah Malartre,</b></strong> l&rsquo;auteure, est juriste. Comme la narratrice de son roman, Nina qui intervient auprès des migrants et les accompagne dans leurs démarches pour obtenir le statut de réfugié.</p>
<p>Après des études de philosophie du droit et de droit international public, <strong>Sarah Malartre</strong> a occupé plusieurs postes dans des tribunaux internationaux afin de rejoindre des associations.</p>
<p>Dans ce premier roman, l&rsquo;histoire de son héroïne <strong><b>Nina</b></strong>, la narratrice, se mêle à celles des hommes et des femmes qu&rsquo;elle accompagne, qu&rsquo;elle aide, qu&rsquo;elle soutient. Au point parfois de ne plus marquer de limites.</p>
<p>Alors que son compagnon lui annonce qu&rsquo;il la quitte, alors qu&rsquo;elle apprend que son père est gravement malade, elle sombre. Et se raccroche aux vies de <strong><b>Sohrab</b></strong>, <strong><b>Germude</b></strong>, <strong><b>Nour</b></strong>, <strong><b>Fatou</b></strong>,<strong> </strong><strong><b>Issa</b></strong> et les autres dont les malheurs sont autrement plus graves.  Quoique.</p>
<p>Une rencontre improbable avec un autre homme peut-elle la sauver ? De quoi remettre nos attentes et nos épreuves à leur place.</p>
<p><span id="more-5151"></span></p>
<p>Un premier roman plutôt agréable à lire. Mais au style ( un peu trop) simple.</p>
<p><i>&laquo;&nbsp;J’écris ce que tous racontent à la première personne. À force d’écrire je, ces histoires deviennent les miennes. Je suis eux, tour à tour, puis tous en même temps. J’ai vécu des centaines de vies, toutes plus tragiques les unes que les autres, j’ai vécu dans des dizaines de pays. J’ai tout vu, tout</i> <i>entendu, tout ressenti. Je sais tout des hommes et de l’horreur qu’ils cachent en eux&nbsp;&raquo;, </i>indique l&rsquo;auteure sur sa quatrième de couverture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><strong><b>Extraits</b></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 50 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je vais fumer une cigarette, Nour dans la tête. Je devrais la prendre pour exemple, essayer de reproduire ses gestes. Si elle a retrouvé de la force après tout ce qu&rsquo;elle a traversé, je devrais bien y arriver moi aussi ? Ils ne se rendent pas compte, elle et les autres, à quel point ils m&rsquo;aident chaque jour. Ils pensent sûrement qu&rsquo;il n&rsquo;y a que moi qui les soutiens, les oriente, les écoute et les conseille. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 89 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;éteins la lumière, il est tard, je dois dormir, comment arrêter cet enfer ? Avant c&rsquo;était plus facile, dès que ça commençait Jérémie me prenait dans ses bras, posait une main sur mon ventre, je me concentrais sur sa main, sur la chaleur qui se diffusait doucement, sur l&rsquo;amour qui s&rsquo;en dégageait et ça m&rsquo;apaisait, je m&rsquo;endormais en pensant que j&rsquo;avais tellement de chance, il m&rsquo;aimait malgré cette noirceur en moi. Le lendemain je m&rsquo;interrogeais, d&rsquo;où ça venait tout ça ? Pourquoi c&rsquo;est si difficile de vivre pour certaines personnes ? Dans la plupart des cas, il y a des raisons objectives, traumatismes, enfances pourries, parents défaillants, histoires terribles. Mais moi rien. Une vie on ne peut plus facile, banale. Alors pourquoi ces démons ? &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 132 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Je lui explique qu&rsquo;il va falloir essayer de se souvenir de tout, elle va devoir me donner beaucoup de détails car dans la décision de rejet il est mentionné qu&rsquo;elle n&rsquo;a relaté que très peu de choses lors de son entretien, son récit n&rsquo;était pas du tout personnel, ils ont cru qu&rsquo;elle avait tout inventé, qu&rsquo;elle répétait ce qu&rsquo;on lui avait conseillé de raconter. Elle soupire, je la comprends, je ne supporte déjà pas que mes amis me demandent comment je vais, qu&rsquo;est-ce qui s&rsquo;est passé avec Jérémie, vous aviez l&rsquo;air tellement heureux, on était sûrs que vous passeriez votre vie ensemble, et ton père, c&rsquo;est fou, il a l&rsquo;air si robuste pourtant, est-ce que ça te fait peur, et les traitements ça se passe comment ? [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Rendez-vous à Colombo&nbsp;&raquo;, Sarah Malartre, Mercure de France, 18,80€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>De la dérive jusqu&#8217;au drame cousu de fil blanc&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/04/12/de-la-derive-jusquau-drame-cousu-de-fil-blanc/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Apr 2019 06:55:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[David Foenkinos, je l&#8217;ai rencontré au hasard d&#8217;un salon littéraire, à Saumur. C&#8217;était au début des années 2000. Il venait de sortir son premier roman, &#160;&#187; Inversion de l&#8217;idiotie&#160;&#187;. Je me souviens d&#8217;un chouette moment avec un auteur à l&#8217;univers atypique, avec une plume bien sentie. J&#8217;avais aimé. Je l&#8217;ai suivi quelques années. Avant de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>David Foenkinos</strong>, je l&rsquo;ai rencontré au hasard d&rsquo;un salon littéraire, à Saumur. C&rsquo;était au début des années 2000. Il venait de sortir son premier roman, <strong>&nbsp;&raquo; Inversion de l&rsquo;idiotie&nbsp;&raquo;</strong>. Je me souviens d&rsquo;un chouette moment avec un auteur à l&rsquo;univers atypique, avec une plume bien sentie. J&rsquo;avais aimé. Je l&rsquo;ai suivi quelques années. Avant de passer à autre chose. Lui, est devenu un auteur à succès, télégénique en plus <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4606" /></p>
<p>Son dernier roman m&rsquo;a intrigué. A cause de la promotion faite autour. Je me suis dit, il se passe un truc, là, non ? Alors j&rsquo;ai plongé dans<strong> &laquo;&nbsp;Deux sœurs&nbsp;&raquo;</strong>. Et ? Eh bien, pas grand-chose.  Mais je vous raconte quand même maintenant que j&rsquo;y suis.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FOENKINOS1.jpg" rel="lightbox[4606]"><img class="alignleft size-full wp-image-4611 colorbox-4606" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FOENKINOS1.jpg" alt="FOENKINOS" width="210" height="308" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Mathilde</strong>. La trentaine. Avec <strong>Etienne</strong>, elle forme un couple heureux. Du moins le croit-elle. Professeur de français dans un lycée, elle adore son métier et ses élèves.</p>
<p>En Croatie, alors qu&rsquo;ils étaient en vacances, <strong>Etienne</strong> a évoqué l&rsquo;idée de se marier, de fonder une famille. Sauf qu&rsquo;<strong>Etienne</strong> va la quitter. Brutalement. Soudainement. <strong>Iris</strong>, son ancienne compagne, est rentrée de l&rsquo;étranger. Ils se sont vus. Vont se revoir. L&rsquo;univers de <strong>Mathilde</strong> s&rsquo;effondre.</p>
<p>Le proviseur du lycée tente de l&rsquo;aide. Sa voisine psychiatre aussi. Mais <strong>Mathilde</strong> sombre. Perd provisoirement son travail. Et ne peut plus rester dans l&rsquo;appartement qu&rsquo;elle occupait avec <strong>Etienne</strong>. Elle s&rsquo;installe chez sa soeur,<strong> Agathe</strong> dans le petit appartement qu&rsquo;elle occupe avec son mari<strong> Frédéric</strong> et leur fille <strong>Lili</strong>.</p>
<p>Une cohabitation éprouvante se dessine. <strong>Mathilde</strong> jalouse sa sœur, mais va se rapprocher beaucoup de sa petite nièce. Elle fera de même avec son beau-frère. Au point de déséquilibrer le couple et la famille de sa sœur.</p>
<p>Et puis il y a un drame au coeur de ce huis-clos familial.</p>
<p>Inutile de vous dire que ce roman est sombre. Particulièrement sombre. Qu&rsquo;il nous dépeint une personnalité glaçante, inattendue. Et surtout, qu&rsquo;il est cousu de fil blanc. J&rsquo;ai donc perdu (un peu de mon) temps.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 65 :</strong><em> « Avec les jours, la colère augmentait. Jamais elle n’avait ressenti une telle haine ; cela lui faisait presque mal dans la poitrine ; c’était effroyable. Depuis toujours, elle détestait ces histoires de jalousie, d’agressivité, elle essayait sans cesse de chasser toute pensée négative ; elle était incapable de comprendre cette force noire qui la happait et la plongeait dans des pensées morbides. C’était absurde. Il n’y avait rien à faire. Le cœur de l’autre est un royaume impossible à gouverner. Il faut se taire et accepter. Ou, éventuellement, mourir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 120 :</strong><em> « […] Mathilde s’excusa pour ce ratage. Agathe finit par proposer : “Allez-y tous les deux. On prendra une baby-sitter pour Lili.” Ils avaient un peu protesté, mais il était évident que c’était la meilleure solution pour ne pas gâcher les billets. Un peu plus tard dans la soirée, Agathe se leva de son lit. Elle alla vérifier quelque chose dans son agenda. A la date du 24 novembre, elle avait bien noté sa soirée à la banque. Mathilde avait déjà fouillé dans ses affaires, alors elle aurait pu tout à fait tomber sur cette information. Aurait-elle pu prendre intentionnellement des places ce jour-là ? Non, ce n’était pas possible. Elle n’aurait pas fait ça. Mais il fallait admettre qu’elle agissait d’une manière si imprévisible parfois. Agathe ne savait plus que penser, alors elle préféra se dire que toute cette histoire n’était qu’un malheureux concours de circonstances. »</em></p>
<p><strong>Page 154 :</strong> <em>« Le mardi suivant, Mathilde se prépara pour aller à cette soirée d’anniversaire qui n’existait pas. Le reflet parfait de son existence. Il lui semblait vivre chaque jour davantage une vie qui n’existait pas. Elle errait dans un royaume où ses actions n’arrivaient pas à s’incarner concrètement. Si son passé devenait flou, l’avenir prenait la forme d’une lubie à laquelle personne ne pouvait croire. Les deux sœurs se souhaitèrent mutuellement une bonne soirée, et Mathilde ajouta : « Tu embrasseras bien Emmanuel pour moi. » Avec un sourire qui lui barrait le visage, Agathe répondit qu’elle n’y manquerait pas. Rien ne valait un petit trait d’humour, y compris le plus dérisoire ou le plus minable, pour faire croire que tout allait bien. Leur relation devenait franchement pathétique. »</em></p>
<p><em><strong>« Deux sœurs », David Foenkinos, Gallimard, 17€</strong></em></p></blockquote>
<p style="text-align: left">
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		<title>Malgré tout l&#8217;amour d&#8217;un homme&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2017 08:03:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Une rentrée littéraire, c&#8217;est l&#8217;occasion de plonger avec délectation dans des premiers romans. Et vous savez quelle appétence j&#8217;ai pour ces derniers ! Parmi les 517 romans publiés pour cette rentrée littéraire hivernale, on compte 66 premiers romans dont &#171;&#160;Aller en paix&#160;&#187;, de Ludovic Robin. Trentenaire, Ludovic Robin a suivi des études de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000"><strong>Rentrée littéraire</strong> </span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ALLER-EN-PAIX.jpg" rel="lightbox[3867]"><img class="alignleft size-full wp-image-3868 colorbox-3867" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ALLER-EN-PAIX.jpg" alt="ALLER EN PAIX" width="300" height="426" /></a>Une rentrée littéraire, c&rsquo;est l&rsquo;occasion de plonger avec délectation dans des premiers romans. Et vous savez quelle appétence j&rsquo;ai pour ces derniers ! Parmi les 517 romans publiés pour cette rentrée littéraire hivernale, on compte 66 premiers romans dont <strong>&laquo;&nbsp;Aller en paix&nbsp;&raquo;</strong>, de<strong> Ludovic Robin.</strong></p>
<p>Trentenaire, Ludovic Robin a suivi des études de philosophie. Originaire du Lot, il vit aujourd&rsquo;hui dans le Finistère où il est en charge de l&rsquo;entretien des rives du canal de Nantes à Brest. Un parcours atypique pour un homme qui signe là un premier roman fort, extrêmement sensible.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous conduit en Savoie. Là, dans un hameau isolé, Les Plastres, un homme replonge dans son passé, dans les deux décennies qu&rsquo;il a partagées avec <strong>Lily</strong>. Sa camarade d&rsquo;école est devenue sa compagne et la mère de ses trois enfants.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui le couple n&rsquo;existe plus. Le narrateur a refait sa vie, révisé ses attentes. Mais il cherche toujours à comprendre le pourquoi de la rupture, son mécanisme insidieux. Il est élagueur, elle a élevé leurs enfants et travaille en appoint  avant de reprendre ses études pour devenir infirmière.</p>
<p>Il est fort et protecteur. Travaille sans relâche. Elle est fragile, mélancolique et trop dépendante de ses médicaments. Autour d&rsquo;eux, les montagnes. Un milieu dur. Et les lignes de failles apparaîtront au fil des années, des vicissitudes de la vie. Malgré l&rsquo;amour.</p>
<p>Un jour,<strong> Lily</strong> et ses deux petits ont un accident de la route. Fatalité ou conséquence des médicaments ? Le narrateur sait désormais qui sa compagne a besoin de lui. Jusqu&rsquo;où ?</p>
<p>Un portrait sensible d&rsquo;un couple qui se délite, d&rsquo;un amour qui ne résiste pas. Celui, sans limite, d&rsquo;un homme envers sa femme. Une écrite dense, très travaillée qui concourt à l&rsquo;introspection du narrateur.</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-3867"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 17-18 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand j&rsquo;ai commencé à me ronger les sangs, Lily portait Paul dans son ventre, envieuse de ma vocation qu&rsquo;elle n&rsquo;arrêtait pas de comparer à la sienne. Elle se voyait mère, juste mère cet hiver-là, notre second et dernier aux Plastres, or mère elle l&rsquo;était si peu disait-elle, dès que son manque de confiance la rattrapait, tout juste si elle se rendait compte qu&rsquo;elle avait des enfants. Provocation qui n&rsquo;en était pas une mais me mettait hors de moi tant je la savais épuisée et bagarreuse, présente sur tous les fronts à la fois. Et quand aux soirs de fatigue nous nous entretenions de ma prétendue liberté, en nous gardant de parler trop fort de peur de réveiller Thibaud qui ne dormait que d&rsquo;un oeil, et que Lily se triturait à cause d&rsquo;un vieux projet de concours qu&rsquo;elle avait pris à bras-le-corps cet hiver-là, avec toutes ces phases de découragement qu&rsquo;un tel effort implique, l&rsquo;envie me prenait de lui dire la vérité, toute la vérité concernant ma prétendue vocation. Non, je ne vivais pas dans les arbres. Non, je n&rsquo;étais pas ce Couillu qui fait ce qu&rsquo;il dit et qui dit ce qu&rsquo;il fait, car moi aussi régulièrement, je doutais dans la vie. Qu&rsquo;est-ce que je doutais ! Je bouillais, pour être exact ; je fulminais intérieurement. Mais voilà, d&rsquo;une part je ne voulais pas l&rsquo;accabler avec mes propres soucis, d&rsquo;autres part mes doutes, à coup sûr, étaient moins crochus que les siens. Car de longue date j&rsquo;avais pris les devants, moi,  je m&rsquo;étais préparé à l&rsquo;ennui de la vie. C&rsquo;était d&rsquo;abord ça, ma vocation : le refus de dire des mots que je n&rsquo;avais pas envie de dire, le refus de subir des gens que je n&rsquo;avais pas envie de subir, parents, camarades de classe, clients, voisins, chacun sa clique.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 191 :</strong><em>&nbsp;&raquo; “C&rsquo;est une intellectuelle, ricanait Marianne dès que je descendais, elle nous prend de haut”, ce qui était faux car André et Marianne restaient les grands-parents et de ce point de vue Lily continuait de compter sur eux. Et aussi parce que malgré la faiblesse et le manque de caractère manifestés par André Lily aimait toujours son père, dont la bonhomie effaçait tout. Elle aimait toujours son père mais elle n&rsquo;aimais plus sa mère, et l&rsquo;amour qu&rsquo;elle vouait encore à son père pâtissait du manque d&rsquo;amour qui l&rsquo;éloignait de sa mère, car André et Marianne faisaient toujours bloc à l&rsquo;horizon de Lily, ils étaient les parents. Pour aimer la personne à part entière qu&rsquo;était André il eût fallu qu&rsquo;il cessât d&rsquo;être son père, il eût fallu le séparer de sa femme à coups de marteau et de burin, emmener Marianne au loin, pour toujours.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 278 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Et j&rsquo;avais beau savoir que j&rsquo;étais blessé et que ma blessure pensait à ma place, il y avait désormais ce soupçon logé en moi qui heure après heure devenait plus lourd, plus ramifié : à savoir que sevrée du Nembutal la vraie Lily était fade, inconsistante ; que ses récits n&rsquo;étaient que du vent et que je m&rsquo;étais trompé sur les ressorts secrets comme sur la poussière de la route; que des années durant j&rsquo;avais aimé un leurre, un mirage engendré par le vide et l&rsquo;ennui : éblouissement d&rsquo;une âme, un beau jour, qui détestait les vivants, par une âme plus douce gorgée de chimie.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Aller en paix&nbsp;&raquo;, de Ludovic Robin, Editions du Rouergue, 21,80€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Prix Roblès 2016, c&#8217;est parti !</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/03/prix-robles-2016-cest-parti/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 May 2016 09:40:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Un marin chilien"]]></category>
		<category><![CDATA[Agnès Mathieu-Daudé]]></category>
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		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2016]]></category>
		<category><![CDATA[Thorunn]]></category>
		<category><![CDATA[Thorvardur]]></category>
		<category><![CDATA[usine]]></category>

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		<description><![CDATA[ Sélection prix Roblès 2016 C&#8217;est le printemps ! Et aussi le moment de plonger dans la sélection du prix Roblès 2016. Depuis 1990, en effet, le prix Emmanuel-Roblès, prix des lecteurs de Blois-Agglopolys, couronne l’auteur d’un premier roman francophone, récompensé par une bourse. Le 3 juin prochain, les lecteurs détermineront ainsi le lauréat 2016 parmi [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600"> Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p>C&rsquo;est le printemps ! Et aussi le moment de plonger dans la sélection du prix Roblès 2016. Depuis 1990, en effet, <strong>le prix Emmanuel-Roblès,</strong> prix des lecteurs de Blois-Agglopolys, couronne l’auteur d’un premier roman francophone, récompensé par une bourse.</p>
<p>Le 3 juin prochain, les lecteurs détermineront ainsi le lauréat 2016 parmi six auteurs. Des semaines déjà que les comités de lecture sont plongés dans leurs écrits.</p>
<p><strong>Avec mes collègues de la NR de Blois, je fais partie d&rsquo;un de ces comités. Qui sera notre lauréat ?</strong></p>
<p><strong>Sélection 2016 :</strong></p>
<p><strong>« En attendant Bojangles  »</strong> d’<strong>Olivier Bourdeaut</strong><br />
<strong>« Djibouti »</strong> de <strong>Didier Deram</strong><br />
<strong>« Le cas Annunziato »</strong> de <strong>Yan Gauchard</strong><br />
<strong>« Un marin chilien »</strong> d’Agnès <strong>Mathieu-Daudé</strong><br />
<strong>« Je me suis tue »</strong> de <strong>Mathieu Menegaux</strong><br />
<strong>« Today we live »</strong> d’<strong>Emmanuelle Pirotte</strong></p>
<p>Vous trouverez <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/10/19/aux-confins-du-desert-une-nuit-djiboutienne/">ici </a></strong>mon post concernant <strong>&laquo;&nbsp;Djibouti&nbsp;&raquo;</strong>, dont j&rsquo;ai beaucoup aimé le texte il y a déjà plusieurs mois, publié chez Buchet Chastel, une petite maison d&rsquo;édition décidément bien inspirée et dont l&rsquo;un des auteurs, <strong>Nicolas Clément</strong>, a précédemment remporté le prix pour <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/29/sauf-les-fleurs-roman-dune-vengeance/">&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;</a>.</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIN-CHILIEN.jpg" rel="lightbox[3543]"><img class="alignleft size-full wp-image-3547 colorbox-3543" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIN-CHILIEN.jpg" alt="MARIN CHILIEN" width="195" height="286" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je viens de refermer <strong>&laquo;&nbsp;Un marin chilien&nbsp;&raquo;, </strong>premier roman<strong> d&rsquo;Agnès Mathieu-Daudé, </strong>conservateur du patrimoine à Paris.</p>
<p>C&rsquo;est très loin de la capitale qu&rsquo;elle nous emmène cependant. En effet, ce roman se déroule en Islande. Là-bas, une drôle d&rsquo;histoire se trame. <strong>Alberto,</strong> géologue chilien vient y passer plusieurs semaines pour suivre de près une éventuelle éruption volcanique. Un quiproquo et un café plus tard, <strong>Thorvardur</strong> le soupçonne d&rsquo;être l&rsquo;amant de <strong>Thorunn</strong>, son ex-femme et mère de son petit garçon. De quoi mettre l&rsquo;homme très très en colère. <strong>Thorvardur</strong> n&rsquo;est pas un homme commode. Colosse colérique et alcoolique, il peut compter sur sa mère, la terrible mégère <strong>Hekla</strong> pour entretenir et alimenter son ressentiment.</p>
<p>Au fil des pages, l&rsquo;histoire se corse. <strong>Alberto</strong> devient, au terme d&rsquo;une nuit alcoolisée, propriétaire de l&rsquo;usine désaffectée de son rival. Puis fait la connaissance de Björn, drôle de fermier solidaire&#8230; qui n&rsquo;est autre que le frère jumeau de <strong>Thorvardur</strong>. Là, il fera aussi la connaissance de <strong>Hanna</strong>, une adolescente paumée et visiblement en danger.</p>
<p>Ajoutez à cela un<strong> Alberto</strong> pris entre sa quête d&rsquo;identité (abandonné à sa naissance, il a été recueilli et élevé par des religieuses), sa culpabilité (il se croit responsable de la mort de son meilleur ami <strong>Marcello</strong>), et son questionnement sur son histoire d&rsquo;amour avec <strong>Maria</strong>, au Chili, et <strong>Thorunn</strong>  en Islande&#8230; et vous obtenez un premier roman exotique, un road-movie sur une île au caractère bien trempé. Dommage que l&rsquo;ensemble du roman ne soit pas à la hauteur des premières pages enthousiasmantes !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 18-19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ces jumeaux  étaient arrivés alors qu&rsquo;Hekla ne s&rsquo;y attendait pas. On ne pouvait pas dire qu&rsquo;elle ne s&rsquo;y attendait plus, elle n&rsquo;avait simplement pas envisagé d&rsquo;avoir des enfants avec Björn, le père. Elle l&rsquo;avait épousé, on faisait comme cela en 1940 et il était peut-être le seul à avoir accepté. Bien plus tard, elle avait appris en regardant le journal télévisé que l&rsquo;on pouvait choisir de vivre avec une femme, plutôt qu&rsquo;avec un homme. Elle ne ressentait pas d&rsquo;attirance particulière pour les femmes, elle n&rsquo;avait d&rsquo;ailleurs pour autant qu&rsquo;elle s&rsquo;en souvienne jamais ressenti d&rsquo;attirance particulière pour qui que ce soit, mais cette découverte en amenait une autre : on pouvait subsister sans mari, et ce sans pour autant rentrer dans les ordres ou avoir raté sa vie. Pourquoi personne ne le lui avait dit ? Cette question devenait obsessionnelle. Elle mettait sur le même plan l&rsquo;autre grande escroquerie que l&rsquo;avait menée à croire que manger de la viande était indispensable à la survie de l&rsquo;être humain, théorie dont la même télévision lui apportait un démenti flagrant sous couvert de reportages sur les végétariens, au milieu des inanités qu&rsquo;elle regardait lorsqu&rsquo;il était trop tard pour que les visiteurs s&rsquo;aventurent dans son jardin. Elle détestait la viande autant qu&rsquo;elle détestait son mari. Elle détestait surtout se faire avoir. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 148 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Peut-être que son projet de recherche soudain et ses envies d&rsquo;éruption n&rsquo;avaient d&rsquo;autre explication que son désir ou son besoin de quitter le Chili. Est-ce que c&rsquo;était aussi quitter Maria ? Il faudrait bien en revenir, de ce voyage en Islande. Ou est-ce qu&rsquo;il prévoyait de disparaître dans l&rsquo;éruption, opposant son silence au satellite qui avait repéré son téléphone et lui transmettait les messages de Maria ? Quel drôle d&rsquo;amour que celui qu&rsquo;il fallait noyer dans des torrents de lave ou d&rsquo;indifférence. Et Thorunn ? Il la connaissait depuis trois jours. Est-ce qu&rsquo;en trois jours on pouvait oublier une relation de dix ans ? Ou est-ce que ce n&rsquo;était pas le seul moyen d&rsquo;oublier une relation de dix ans ? Ce que Maria lui apportait, Thorunn saurait peut-être le remplacer : après tout, elle exsudait le confort en plus d&rsquo;une animalité qui l&rsquo;avait jeté sur le tapis à ses côtés&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 244 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il alla se laver les mains, il frotta longtemps sous le petit filet d&rsquo;au glacée qui s&rsquo;écoulait de l&rsquo;unique robinet du lieu, et essuya sur son pantalon. Il regarda les traces que ses mains dessinèrent sur le velours. Dans quelques minutes, elles auraient disparu, tandis que son empreinte rouge prenait déjà sur la porte une teinte ocrée comme la rouille du phare et la rouille des machines. Accidentelle ou intentionnelle, il fallait réfléchir à la trace qu&rsquo;on voulait laisser. Avait de repartir, il s&rsquo;approcha de la falaise, aussi près qu&rsquo;il l&rsquo;osait. D&rsquo;un mouvement de bras qui faillit le déséquilibrer, il jeta la clé de l&rsquo;usine, aussi loin qu&rsquo;il le put.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un marin chilien&nbsp;&raquo;, Agnès Mathieu-Daudé, Gallimard, 18€</strong></em></p>
<p><em> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un cadavre bien embarrassant</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/08/un-cadavre-bien-embarassant/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Dec 2015 13:17:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Le coeur du problème"]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Oster]]></category>
		<category><![CDATA[conférencier]]></category>
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		<description><![CDATA[Christian Oster est de retour ! Avec la précision d&#8217;une horlogerie suisse, l&#8217;auteur revient, tous les deux ans environ, avec un nouveau roman. Après des années passées entre les couvertures blanches et bleues des Editions de Minuit, il s&#8217;est installé depuis &#171;&#160;Rouler&#160;&#187;, paru en 2011, aux Editions de l&#8217;Olivier. L&#8217;auteur, aujourd&#8217;hui sexagénaire, devient écrivain par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-OK.jpg" rel="lightbox[3363]"><img class="alignleft wp-image-3365 size-medium colorbox-3363" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-OK-204x300.jpg" alt="OSTER OK" width="204" height="300" /></a><strong>Christian Oster</strong> est de retour ! Avec la précision d&rsquo;une horlogerie suisse, l&rsquo;auteur revient, tous les deux ans environ, avec un nouveau roman. Après des années passées entre les couvertures blanches et bleues des Editions de Minuit, il s&rsquo;est installé depuis <strong>&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</strong>, paru en 2011, aux Editions de l&rsquo;Olivier.</p>
<p>L&rsquo;auteur, aujourd&rsquo;hui sexagénaire, devient écrivain par le biais des polars. Il écrira aussi beaucoup pour la littérature jeunesse.</p>
<p>Son premier roman, <strong>&laquo;&nbsp;Volley-ball&nbsp;&raquo;</strong>, paraît en 1989. En 2001, il signe<strong> &laquo;&nbsp;Une femme de ménage&nbsp;&raquo;</strong>, qui sera d&rsquo;ailleurs adapté à l&rsquo;écran par <strong>Claude Berri</strong>, avec <strong>Jean-Pierre Bacri</strong> et <strong>Emilie Dequenne. </strong></p>
<p>Suivront <strong>« Dans le train »</strong>,<strong> « Les Rendez-vous »</strong>, <strong>« L’Imprévu »</strong>,<strong>« Sur la dune »</strong>, <strong>« Trois hommes seuls »</strong>, <strong>« Dans la cathédrale »&#8230; </strong>Puis<strong> &laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo; </strong>et<strong> &laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo; </strong>dont vous pouvez trouver les posts que je leur ai consacrés<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/22/road-movie-a-la-francaise-avec-oster/"> ici</a> et <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/">là</a>. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il nous revient cette fois avec<strong> &laquo;&nbsp;Le coeur du problème&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;histoire ? Elle n&rsquo;est pas banale. Loin de nos petites lâchetés, de nos petits manquements qui, habituellement ponctuent, l&rsquo;air de rien, les romans de <strong>Christian Oster. Je vous raconte ? </strong></p>
<p><span id="more-3363"></span></p>
<p>Tout commence quand <strong>Simon</strong>, conférencier spécialisé dans le Moyen-âge, découvre dans la maison qu&rsquo;il partage avec <strong>Diane</strong>, sa compagne, médecin de son état, le corps d&rsquo;un homme tombé par la balustrade de la mezzanine. Qui est-il ? Que faisait-il là ? Et pourquoi <strong>Diane</strong>, sans son bain, ne répond pas à ses questions ?</p>
<p><strong>Diane</strong> s&rsquo;en ira finalement, laissant <strong>Simon</strong> face à ses questions et ses interrogations. Que faire ? Et comment ? On le suit alors pendant plusieurs jours. Il enterre le corps dans son jardin, va déclarer la disparition de sa compagne à la gendarmerie. C&rsquo;est là qu&rsquo;il rencontre<strong> Henri</strong>, un gendarme qui sera à la retraite très prochainement. Un gendarme, amateur de tennis et marié à une Nicole assez fantasque, qui va s&rsquo;intéresser de près à <strong>Simon</strong>. De très près&#8230;</p>
<p>Au fil, un faux polar qui, je dois bien l&rsquo;avouer, ne m&rsquo;a pas vraiment plu. Dommage. Je n&rsquo;ai pas retrouvé la petite musique propre à <strong>Christian Oster. L&rsquo;histoire est assez improbable. Et devient bancale. Un conseil ? Plongez dans ses précédents romans.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 46 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Je n&rsquo;ai pas eu de mal à m&rsquo;endormir,  cette fois. J&rsquo;avais bien travaillé. J&rsquo;étais à bout. Plus la force de rien. C&rsquo;est le lendemain, quand je me suis éveillé, vers dix heures, et que j&rsquo;ai eu pris un premier café, que j&rsquo;ai eu clairement conscience de deux choses : un, j&rsquo;avais fait disparaître un cadavre ; deux, Diane ne m&rsquo;avait pas appelé, qui avait forcément vu que je l&rsquo;avais appelée. A la lumière de ces deux constats, dire que j&rsquo;ai éprouvé une sensation de solitude accrue serait insatisfaisant pour traduire ce qui se passait en moi. Isolement eût sans douté été un mot plus juste. Ou marginalité. Ou encore damnation. Heureusement, on était un dimanche.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 101 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Mon mort à moi n&rsquo;avait pas de parcours. Ou je ne le connaissais pas, ce qui revenait au même. Un chirurgien qui n&rsquo;avait pas laissé de traces, en tout cas. Et qui, même en passant par Diane, ne m&rsquo;avait rien appris. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ni sur moi ni sur rien. Mais qui pesait, de tout son poids de cadavre. Encore. Toujours, probablement. C&rsquo;était à ça que je m&rsquo;habituais. A un type que j&rsquo;avais rencontré mort. Et avec qui je restais. Aucune antériorité dans notre relation. L&rsquo;évolution de nos rapports, c&rsquo;était ce chemin qui allait de la fin vers son effacement. Lent, l&rsquo;effacement. Long.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je me suis dit qu&rsquo;en vendant la maison, je passerais le relais. Comme Diane me l&rsquo;avait passé. Elle ressurgissait à ce propos. Je n&rsquo;avais plus pensé à elle. Maintenant, si. La vie revenait, celle d&rsquo;avant. Je l&rsquo;ai congédiée et je suis allé à mon rendez-vous avec le médecin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;est lui qui a dit sans me regarder mais en se redressant remarquez, c&rsquo;est peut-être la terre qui est meilleure ici que dans votre potager, et il a vivement frotté ses mains l&rsquo;une contre l&rsquo;autre pour en ôter la terre qu&rsquo;il venait de malaxer. Nicole n&rsquo;est pas redescendue ? ai-je dit. Ne pensez plus à Nicole, a-t-il dit, elle est solide. Ou c&rsquo;est peut-être depuis le départ de votre amie, a-t-il ajouté, je veux dire vous n&rsquo;avez peut-être plus beaucoup touché à votre jardin. Plus beaucoup, non, c&rsquo;est vrai, ai-je dit. Je m&rsquo;étais évidemment figé avant de lui répondre, et c&rsquo;était maintenant que j&rsquo;entendais mon coeur battre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le coeur du problème&nbsp;&raquo;, Christian Oster, Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
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