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	<title>Quatrième de couv &#187; retrouvailles</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand le secret brûle tout&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Apr 2022 14:13:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Lu d&#8217;une traite ! Le nouveau roman de Frédérique Clémençon est terrible, prenant. Tragique. Professeure dans un lycée de la Vienne, Frédérique Clémençon signe avec Dans la forêt glacée son septième roman. Quatrième de couv avait parlé ici de son roman L&#8217;hiver dans la bouche. Le temps d&#8217;un week-end prolongé, le roman s&#8217;installe. Au bord de la mer, une famille se réunit pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORET-GLACEE.jpg" rel="lightbox[5991]"><img class="alignleft size-full wp-image-5995 colorbox-5991" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORET-GLACEE.jpg" alt="FORET GLACEE" width="195" height="304" /></a></p>
<p>Lu d&rsquo;une traite ! Le nouveau roman de <strong>Frédérique Clémençon</strong> est terrible, prenant. Tragique.</p>
<p>Professeure dans un lycée de la Vienne, <strong>Frédérique Clémençon</strong> signe avec <strong><em>Dans la forêt glacée</em></strong> son septième roman. Quatrième de couv avait parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/02/08/le-deuil-impossible-dun-amour-eteint/">ici</a></strong> de son roman <em><strong>L&rsquo;hiver dans la bouche</strong></em>.</p>
<p>Le temps d&rsquo;un week-end prolongé, le roman s&rsquo;installe. Au bord de la mer, une famille se réunit pour fêter les noces d&rsquo;or des grands-parents. <strong>Chloé,</strong> la narratrice, est là, avec ses parents, ses frères et soeur <strong>Gabriel</strong>, <strong>Paul</strong> et <strong>Julia</strong> que tous surnomment <strong>Poucette</strong>). Une situation normale. En apparence seulement. Car <strong>Chloé</strong>, 16 ans, met tout en oeuvre pour cacher son secret. Il fait beau, chaud. Elle ne quitte pas ses vêtements aux manches longues.  Cache ses poignets qu&rsquo;elle scarifie régulièrement. Sa grand-mère <strong>Anita</strong> sent qu&rsquo;il se passe quelque chose. Comme un malaise. Etouffant. Elle observe de près <strong>Gabriel</strong>, le frère aîné de <strong>Chloé</strong>. Agé de 20 ans, il est étudiant en médecine. Il a quitté la maison familiale. Mais n&rsquo;est jamais assez loin de <strong>Chloé</strong>.</p>
<p>D&rsquo;emblée, on apprend la mort tragique de <strong>Gabriel.</strong> <strong>Frédérique Clémençon</strong> remonte ensuite la piste. Plonge les lecteurs dans la vie d&rsquo;une famille, dans celle d&rsquo;une adolescente qui se cherche entre les mots tus et ceux qui tuent.  Jusqu&rsquo;à faire craquer une histoire sans paroles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5991"></span></p>
<p>La forêt glacée ? Une évocation de celle de Sibérie qui, contre toute attente, a été le cadre d&rsquo;incendies spectaculaires dès mai 2021, et ce, pendant plusieurs mois. Des incendies sans précédent, boostés par la sécheresse et les vagues de chaleur record liées au changement climatique. <strong>Chloé</strong> se sent également brûlante, transie&#8230;mais incapable de raconter l&rsquo;indicible. Son frère qui la viole depuis des années&#8230;</p>
<p>Il y a la violence qu&rsquo;elle retourne contre elle, les photos qu&rsquo;elle prend tout le temps&#8230; mais pas (assez) de mots. Jusqu&rsquo;à ce que le secret éclate. Avant de se transformer à nouveau en secret.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 99 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jamais je n&rsquo;ai aussi bien compris le sens de cette expression – déshabiller quelqu&rsquo;un du regard – que lorsque ses yeux s&rsquo;attardaient sur moi. Bien sûr, je pourrais parler du regard de Gabriel et du rouge qui lui vient quelquefois aux joues quand ses yeux fouillent mon corps, me touchent au point de me faire tressaillir, réveillent la douleur au creux de mon ventre, mais son regard est d&rsquo;une autre nature. Il est carnivore.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand je suis née, Gabriel avait quatre ans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Paul est né, j&rsquo;avais quatre ans et Gabriel huit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Poucette est née, j&rsquo;en avais huit, Paul quatre et Gabriel douze. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Gabriel est venu dans ma chambre la première fois, j&rsquo;avais treize ans quatre mois et vingt et un jours. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Gabriel est mon horloge intérieure, mon mémorial, mon agenda secret.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 225 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Aline et Samuel marchent l&rsquo;un à côté de l&rsquo;autre devant nous, leurs mains se frôlent, s&rsquo;agrippent, se lâchent. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Souvent j&rsquo;ai l&rsquo;impression que le corps des autres est aussi le mien. Ce qu&rsquo;ils ressentent me touche, entre en moi. Je suis Aline et Samuel, Lola et Joseph, Paul et Poucette. J&rsquo;ai mille corps et autant de mains, de langues, de ventres, de bouches. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je sais ce qu&rsquo;est être un gibier, ce qu&rsquo;éprouvent le cerf, le sanglier traqués, dont la peau sécrète une sueur aigre, la peur a une odeur. Les mots sont merveilleux, oui, monsieur Delage. </em>Sécréter<em> contient à la fois le mystère et le poison, n&rsquo;est-ce pas merveilleux ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Dans la forêt glacée, Frédérique Clémençon, Flammarion, 14€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans les tréfonds des coeurs et de la Terre&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/04/24/dans-les-trefonds-des-coeurs-et-de-la-terre/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/04/24/dans-les-trefonds-des-coeurs-et-de-la-terre/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Apr 2019 07:06:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA["Doggerland"]]></category>
		<category><![CDATA[colloque]]></category>
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		<description><![CDATA[Troisième roman pour Elisabeth Filhol. Et troisième univers décliné au fil d&#8217;une langue précise et claire. Cette fois encore, en découvrant la couverture sur la pile d&#8217;une table de librairie, je n&#8217;ai pas hésité. &#160; Cette auteure quinquagénaire sait arpenter des terrains d&#8217;écriture pour le moins exotiques. Son premier roman, &#171;&#160;La centrale&#160;&#187;, nous avait menés [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Troisième roman pour <strong>Elisabeth Filhol</strong>. Et troisième univers décliné au fil d&rsquo;une langue précise et claire. Cette fois encore, en découvrant la couverture sur la pile d&rsquo;une table de librairie, je n&rsquo;ai pas hésité.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-doggerland.jpg" rel="lightbox[4614]"><img class="alignleft size-full wp-image-4622 colorbox-4614" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-doggerland.jpg" alt="zoom-doggerland" width="380" height="475" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette auteure quinquagénaire sait arpenter des terrains d&rsquo;écriture pour le moins exotiques. Son premier roman, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/02/la-face-sombre-du-systeme-nucleaire/">&laquo;&nbsp;La centrale&nbsp;&raquo;, </a></strong>nous avait menés dans le monde des sous-traitants du nucléaire. Le second,<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/25/bossnapping-a-bois-ii/">&laquo;&nbsp;Bois II&nbsp;&raquo;</a></strong>, dans celui des patrons, via la séquestration de l&rsquo;un d&rsquo;eux.</p>
<p><strong>Élisabeth Filhol</strong> a grandi et a fait sa scolarité à La Rochelle. Diplômée du Master Finance d&rsquo;entreprise, elle a d&rsquo;abord travaillé en audit, puis en gestion de trésorerie, principalement en milieu industriel, et plus tard dans le conseil aux comités d&rsquo;entreprises. Elle vit à Angers.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce troisième roman ? Elle commence par une tempête qui s&rsquo;annonce. Qui arrive. <strong>Xaver</strong> va bientôt déferler ( une vraie tempête née le 4 décembre 2013 qui a provoqué la mort de neuf personnes et des milliers de sinistrés) sur les côtes du nord de l&rsquo;Europe.</p>
<p><strong>Ted Hamilton</strong> surveille cela de très près. C&rsquo;est son métier. Installé dans le Devon, il surveille, il anticipe. Et prévient sa sœur, installée à plusieurs centaines de kilomètres de là, qu&rsquo;il ne vaut mieux pas qu&rsquo;elle prenne l&rsquo;avion pour se rendre au Danemark, pour un colloque.</p>
<p><strong>Margaret</strong>, chercheuse, mariée à un chercheur, elle est mère d&rsquo;un fils jeune adulte &#8211; ,  s&rsquo;y rendra cependant. Pour le colloque, pour son sujet de recherche aussi. Des décennies que cette quadragénaire travaille sur le Doggerland.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4614"></span></p>
<p>Le Doggerland ? Il y a 8.000 ans, il s&rsquo;agissait d&rsquo;une étendue de terre, située dans la moitié sud de la Mer du Nord. Elle permettait de rejoindre, à pied, la Grande-Bretagne au Danemark. Mais vint le &laquo;&nbsp;storrega&nbsp;&raquo;, comme un immense tremblement de terre, qui a tout fait disparaître au fond de la mer… <strong>Margaret</strong> a voué sa vie à son dossier d&rsquo;étude. Si loin des préoccupations de <strong>Marc</strong>, ingénieur pour le secteur pétrolier.</p>
<p>Il y a vingt-cinq, le petit Frenchie étudiant comme elle au département de géologie de Saint-Andrews. <strong>Marc</strong>, aux épisodes dépressifs parfois violents, l&rsquo;a quittée précipitamment pour rejoindre une plateforme offshore. Ils ne sont plus vus. Mais se sont toujours suivis de loin en loin. Cette fois, ils se retrouvent. C&rsquo;est le temps des questions. Celle des regrets ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<p><strong>Pages 149-150 :</strong><em> &nbsp;&raquo; De ce passé complexe, riches en fractures et en rebondissements, à l&rsquo;aplomb duquel aujourd&rsquo;hui sont ancrées des centaines de plateformes qui brillent dans la nuit et dessinent, vues du ciel, un long ruban lumineux telle une constellation d&rsquo;étoiles dont on aurait perdu le récit des origines, mais qui dans une vision cosmogonique, reproduirait en surface le tracé de la vallée perdue ; de cette histoire ont surgi des ressources abondantes et son lot de menaces, et sur ce terrain l&rsquo;Homme par son activité n&rsquo;est pas en reste, qui ne fait que majorer les déséquilibres, éventuellement en créer de nouveaux ; et quand une colonne de gaz se déplace, remonte le long d&rsquo;une faille, modifie la pression d&rsquo;un réservoir, et finalement fait exploser le puits, libérant autour de la plateforme un énorme nuage de méthane, c&rsquo;est l&rsquo;accident d&rsquo;Elgin, le 25 mars 2012, le plus gros accident depuis l&rsquo;embrasement de Piper Alpha 25 ans plus tôt, et qui aurait pu être tout aussi meurtrier, si le vent ce jour-là n&rsquo;avait pas soufflé dans le bon sens, s&rsquo;il n&rsquo;avait pas poussé le nuage de gaz dans la direction opposée à la torchère.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p><strong>Page 275 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[…] Elle lui raconte sa théorie de la carte d&rsquo;Afrique. Des gens dont l&rsquo;intériorité est comme une carte d&rsquo;Afrique au XVIIe siècle. Et ça commence par ce regard qu&rsquo;on tourne vers soi dès l&rsquo;enfance, qui est un cadeau offert à notre espèce, auquel chacun s&rsquo;exerce sans y penser, avec de plus en plus d&rsquo;acuité en grandissant. Sauf que chez certaines personnes, des gens comme elle, ça ne marche pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 289 : </strong></p>
<p><em>«  – Quand j&rsquo;ai ouvert ce faire-part, dit Marc, avec son beau papier et son enveloppe dactylographiée, sans pouvoir douter que tu en avais pris l&rsquo;initiative, je me souviens parfaitement où j&rsquo;étais, à mi-chemin entre la boîte aux lettres et la véranda, arrêté dans l&rsquo;allée, au milieu de ce jardin luxuriant qui entourait la maison. J&rsquo;ai appris en une seule phrase, à la fois ta relation avec Stephen, votre mariage puisque tu avais changé de nom, et la naissance de votre fils. Moins de deux ans après mon départ. Sauf que dans ma tête, je ne t’avais pas quittée. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, avec l’arrogance, l’inconscience qui était la mienne à l’époque, il suffisait que je rentre, comme je l’avais toujours fait, comme Ulysse après son grand tour, pour que je te retrouve, disponible, et que tout recommence comme avant. »</em></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Doggerland&nbsp;&raquo;, Elisabeth Filhol, P.O.L., 19,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les dieux du stade sont fatigués&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/10/23/les-dieux-du-stade-sont-fatigues/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Oct 2018 07:07:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Jean Hatzfeld est de retour  en cette rentrée littéraire ! Imaginez ma joie ! Jean Hatzfeld, que j&#8217;ai interviewé en décembre 2015, est un journaliste et écrivain que je suis depuis des années. Et que j&#8217;admire aussi beaucoup. Ses écrits sur le génocide rwandais font autorité. Et constituent une partie de son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800080"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<div id="attachment_4416" style="width: 1030px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DESCHAMPS-PHOTO.jpg" rel="lightbox[4409]"><img class="size-full wp-image-4416 colorbox-4409" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DESCHAMPS-PHOTO.jpg" alt="Jean Hatzfeld, interviewé en décembre 2015 pour La Nouvelle République (Photo Patrice Deschamps)" width="1020" height="573" /></a><p class="wp-caption-text">Jean Hatzfeld, interviewé en décembre 2015 pour La Nouvelle République (Photo Patrice Deschamps)</p></div>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/7794639413_pochette-du-livre-deux-metres-dix.jpg" rel="lightbox[4409]"><img class="alignleft wp-image-4413 size-medium colorbox-4409" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/7794639413_pochette-du-livre-deux-metres-dix-204x300.jpg" alt="7794639413_pochette-du-livre-deux-metres-dix" width="204" height="300" /></a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong> est de retour  en cette rentrée littéraire ! Imaginez ma joie ! <strong>Jean Hatzfeld</strong>, que j&rsquo;ai interviewé en décembre 2015, est un journaliste et écrivain que je suis depuis des années. Et que j&rsquo;admire aussi beaucoup.</p>
<p>Ses écrits sur le génocide rwandais font autorité. Et constituent une partie de son oeuvre. Vous en retrouverez trace <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/14/englebert-miserable-tutsi/">ici</a></strong> et <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/11/02/un-si-lourd-heritage-de-sang/">là</a></strong>. Mais pas seulement.</p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong>, ancien journaliste sportif, ancien reporter de guerre pour Libération, et désormais romancier inspiré, a élargi la palette de ses univers littéraires. La preuve<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/10/01/lamour-par-temps-de-guerre-selon-jean-hatzfeld/">ici</a></strong> et<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/21/sur-les-pas-de-la-legende-des-hauts-plateaux/">là</a>.</strong></p>
<p>C&rsquo;est aussi le cas pour <strong>&laquo;&nbsp;Deux mètres dix&nbsp;&raquo;</strong>, publié ces jours derniers chez Gallimard. L&rsquo;homme a plongé avec bonheur dans ses souvenirs de grand journaliste sportif pour imaginer ce nouvel opus, ancré dans notre histoire contemporaine. De la Guerre froide à nos jours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4409"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous parle de quatre personnages. Deux jeunes athlètes tout d&rsquo;abord. <strong>Sue</strong> et <strong>Tatyana.</strong> La première est américaine, la seconde, kirghize, à l&rsquo;époque partie intégrante du bloc soviétique. Les deux jeunes femmes vont s&rsquo;affronter des années durant autour d&rsquo;une discipline qui, à la fin des années 70 va sérieusement se transformer : le saut en hauteur.  L&rsquo;américain <strong>Dick Fosbury</strong> a, depuis la fin des années 60 et notamment les JO de Mexico en 1968, mis en exergue une nouvelle technique. Au fil du temps, les filles vont aussi s&rsquo;y mettre. Et en faire un outil politique malgré elles, alors que le monde se divise en deux blocs.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/82106440-170667a.jpg" rel="lightbox[4409]"><img class="alignleft size-full wp-image-4420 colorbox-4409" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/82106440-170667a.jpg" alt="82106440-170667a" width="691" height="248" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les deux jeunes femmes se sont croisées, affrontées sans se connaitre toutefois. Entre admiration et incompréhension. Plusieurs décennies après leurs dernières compétitions, elles se retrouvent au Kirghizistan. Un seul courrier a permis de faire revivre une amitié contrariée qui ne demandait qu&rsquo;à croître.</p>
<p>A cette histoire s&rsquo;en ajoute une seconde. Tragique. Elle concerne deux champions d&rsquo;haltérophilie. L&rsquo;un est américain, l&rsquo;autre kirghize, comme Tatyana. Les deux colosses soulèvent la fonte des heures durant pour monter sur les podiums les plus prestigieux. <strong>Randy</strong> et<strong> Chabdan</strong> se sont affrontés. Sans trop se connaître. Une nuit, <strong>Chabdan</strong> disparaîtra, emporté par des hommes du KGB. Sa faute ? Avoir voulu défendre publiquement son identité.</p>
<p>Les Jeux olympiques de Moscou, en 1980 serviront de lieu de confrontation pour ces dieux du stade. Ceux de Los Angeles, quatre ans plus tard, aussi. Malgré le boycott. Sur les terrains, la politique n&rsquo;est jamais loin.</p>
<p>Des années plus tard,<strong> Randy</strong> part avec sa femme sur les traces de ce champion éternel&#8230;</p>
<p>Au fil des pages, donc, deux histoires d&rsquo;amitié et celles des corps mis à mal qui, jamais, ne ménagent leurs efforts. Chapitre après chapitre, c&rsquo;est avec gourmandise que <strong>Jean Hatzfeld</strong> détaille les techniques, la gestuelle sportive qu&rsquo;il aime tant. Puis le vieillissement des corps cabossés, le dopage aussi en filigrane, qui à l&rsquo;heure de la retraite, continue parfois de faire souffrir.</p>
<p>Les dieux du stade, autrefois adulés et utilisés à des fins politiques, sont fatigués&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le saut, ce printemps-là, occupe toutes ses pensées, et les enchante littéralement, ces derniers jours, car le week-end précédent elle a remporté les championnats universitaires américains. Elle a franchi 1,93 mètre, nouveau record américain. A dix-huit ans. Plus que ce titre, une vie nouvelle, d&rsquo;autres stades, très loin. A quelques jours près, elle gagnait son billet pour Ankara, en Turquie, mais qu&rsquo;importe, elle sera des prochains. D&rsquo;ici là, elle aura progressé de trois ou quatre centimètres, peut-être cinq, donc pas loin du record du monde, lui prédit son coach, si elle accepte de reprendre à zéro la synchronisation de sa rotation dorsale. Elle va accepter. Elle n&rsquo;a aucune raison de penser à une occasion manquée. Pas le moindre doute que ces filles qui vont sauter d&rsquo;une minute à l&rsquo;autre seront désormais ses rivales. Elle va les épier de près, faire preuve de ruse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 66-67 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Des voisins poussèrent le portail, les bras chargés de paniers. Bientôt l&rsquo;herbe fut couverte de coupelles de biscuits, d&rsquo;assiettes de ravioles, une odeur de beignets de mouton grillé imprégna l&rsquo;air frais, on déboucha des jerricans de koumis et de vodka. On en était encore à parler des Jeux olympiques lorsque son père arriva d&rsquo;une démarche droite, sa sacoche en bandoulière, son chapeau de feutre penché de côté. Il s&rsquo;assit près de Tatyana, hocha la tête d&rsquo;un air réjoui, se frotta les mains et vida un verre. Elle fut soulagée de retrouver la drôlerie d&rsquo;autrefois sur son visage. Il mangea puis se leva et porta un toast à sa fille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 147 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Sans surprise, Randy Wayne sort légèrement en tête de l&rsquo;arraché, quatre hommes se tiennent dans un mouchoir pour disputer l&rsquo;épaulé-jeté. Cette levée en deux temps racle le courage jusqu&rsquo;au fond des tripes pour monter une barre plus lourde de soixante kilos à hauteur de poitrine ; ensuite une folle témérité, de l&rsquo;inconscience, en tout cas une force puisée en des recoins insoupçonnés de l&rsquo;être pour la propulser au-dessus de sa tête. A 240 kilos, l&rsquo;Allemand de l&rsquo;Est flanche, la barre à hauteur du ventre. Un instant plus tard se présente Vladimir Igunov, livide. Il a peur, non de la défaite, mais de l&rsquo;humiliation. Ses automatismes le trahissent, placement approximatif des pieds, respiration à contretemps, il se désarticule dans un concert de rires, il s&rsquo;affale sur les fesses.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Deux mètres dix&nbsp;&raquo;, Jean Hatzfed, Gallimard, 18,50 €.</em></strong></p>
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		<title>Derrière les couleurs, l&#8217;introspection à rebours</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/02/19/derriere-les-couleurs-lintrospection-a-rebours/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/02/19/derriere-les-couleurs-lintrospection-a-rebours/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Feb 2018 08:13:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["La mise à nu"]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Laudin]]></category>
		<category><![CDATA[choix]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[introspection]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Claret]]></category>
		<category><![CDATA[peinture]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[retrouvailles]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire On poursuit notre virée parmi les livres de la rentrée ? Une balade totalement subjective, je vous l&#8217;accorde, mais c&#8217;est bien tout l&#8217;intérêt ! Jean-Philippe Blondel, je l&#8217;ai lu il y a longtemps, à l&#8217;occasion de la sortie de ses premiers romans comme &#160;&#187; Accès direct à la plage &#171;&#160;. Des années que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISE-A-NU.jpg" rel="lightbox[4186]"><img class="alignleft size-full wp-image-4187 colorbox-4186" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISE-A-NU.jpg" alt="MISE A NU" width="195" height="322" /></a>On poursuit notre virée parmi les livres de la rentrée ? Une balade totalement subjective, je vous l&rsquo;accorde, mais c&rsquo;est bien tout l&rsquo;intérêt ! <strong>Jean-Philippe Blondel</strong>, je l&rsquo;ai lu il y a longtemps, à l&rsquo;occasion de la sortie de ses premiers romans comme <strong>&nbsp;&raquo; Accès direct à la plage &laquo;&nbsp;. </strong></p>
<p>Des années que je ne le suivais plus. C&rsquo;est donc avec un vrai plaisir que j&rsquo;ai ouvert<strong> &laquo;&nbsp;La mise à nu&nbsp;&raquo;</strong>, publié chez Buchet Chastel, maison d&rsquo;édition qui arrive systématiquement à m&rsquo;emmener ailleurs. La preuve encore cette fois.</p>
<p>Auteur de romans et de livres jeunesse, <strong>Jean-Philippe Blondel</strong> vit et enseigne à Troyes.</p>
<p>Son quatorzième roman, nous parle de <strong>Louis Claret</strong>, un professeur d&rsquo;anglais âgé de 58 ans qui, séparé et pas si proche de ses deux filles, s&rsquo;est construit une vie simple. Pas folichonne mais qui le rassure. Il se laisse bercer par le quotidien.</p>
<p>Et puis un jour, il reçoit une invitation. Celle d&rsquo;un ancien élève, pour un vernissage. <strong>Alexandre Laudin</strong>, l&rsquo;ancien élève un peu laissé à l&rsquo;écart par la classe, est aujourd&rsquo;hui un peintre en vue. Connu en France comme à l&rsquo;étranger.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4186"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De la rencontre, de ces retrouvailles un peu empruntées, naîtra une relation qui va obliger les deux hommes à plonger dans leur passé. Une introspection qui passera aussi par un projet pictural.</p>
<p>Au fil des pages, le bilan de vie d&rsquo;un quinquagénaire et de ses choix. Ou ceux qu&rsquo;il n&rsquo;a finalement pas fait. Un roman qui parle de ce qu&rsquo;on laisse finalement derrière soi, au bout du compte. Alexandre, lui, parle de son homosexualité, de sa difficulté à être au monde.</p>
<p>Une écriture sincère et pleine de finesse.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 80-81 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;était très étrange. Je savais que j&rsquo;étais chez Alexandre Laudin. Qu&rsquo;il dessinait mon visage sous tous ses angles à grands coups de fusain. Que j&rsquo;avais cinquante-huit ans. Que j&rsquo;étais divorcé, père de deux filles adultes. Que j&rsquo;enseignais l&rsquo;anglais depuis plus de trente-cinq ans. J&rsquo;étais conscient du mur blanc en face de moi. De l&rsquo;éclat de lumière que renvoyait la porte vitrée. Et pourtant, je n&rsquo;étais plus tout à fait présent. Je voyais Arnaud. J&rsquo;étais sûr que, si je déplaçais ma main de quelques centimètres, je le toucherais. Son bras. Sa peau. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je n&rsquo;ai trouvé que du papier et ce stylo-bille bleu pour tenter de le retenir encore. Mais les mots n&rsquo;ont pas la même force et ne donnent vie qu&rsquo;à une sensation fantôme. Je suis hanté. J&rsquo;ai hâte de revenir chez Laudin, pour vérifier si je peux conjuguer les esprits à nouveau, tandis qu&rsquo;il tente de dérober mes traits.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 94-95 :</strong><em>&nbsp;&raquo; En élargissant mon horizon, ma vie s&rsquo;est rétrécie. Ce n&rsquo;est pas un paradoxe. C&rsquo;est notre lot à tous. Quand les contraintes s&rsquo;estompent, nous ne savons comment occuper notre liberté nouvelle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Restent les photophores. Des souvenirs qui dessinent un chemin sur Terre. Parfois, l&rsquo;un de ces replis de la mémoire devient plus lumineux que d&rsquo;autres. Presque phosphorescent. Un ver luisant dans un cimetière de souvenirs. Depuis que j&rsquo;ai revu Alexandre Laudin, je m&rsquo;applique à les amadouer. A admirer leurs miroitements. Et à les attraper. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 113  :</strong><em> &nbsp;&raquo; L&rsquo;ironie douce dans un sourire. Le clin d&rsquo;oeil complice. Il murmure que la série de portraits commencée avec celui de ses parents arrive à point nommé. Elle l&rsquo;oblige à dresser un premier bilan. Ce qui compte. Ce dont il peut se délester. Il murmure qu&rsquo;il ne sait pas dans quelle mesure je peux le comprendre, mais qu&rsquo;il sent que, moi aussi, je suis disponible en ce moment. Vacant, en tout cas. Il y a un abandon dans l&rsquo;attitude que j&rsquo;adopte pendant que je pose. Une qualité d&rsquo;absence rare. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La mise à nu&nbsp;&raquo;, Jean-Philippe Blondel, Buchet Chastel, 15€.</strong></em></p>
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		<title>Azami ou l&#8217;amour à la nipponne</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/20/azami-ou-lamour-a-la-nipponne/</link>
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		<pubDate>Fri, 20 Mar 2015 16:08:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Aki Shimazaki]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[classes sociales]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Un nouveau cycle romanesque. Aki Shimazaki aime le procédé. Après deux pentalogies déjà à son actif, elle inaugure avec son nouveau roman &#171;&#160;Azami&#160;&#187;, une nouvelle série. Plus de trente ans que cette auteure qui a vécu les 26 premières années de sa vie dans son pays, au Japon, s&#8217;est installée au Canada et plus [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/azamicouverture.jpg" rel="lightbox[2964]"><img class="alignleft size-full wp-image-2966 colorbox-2964" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/azamicouverture.jpg" alt="azamicouverture" width="228" height="400" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un nouveau cycle romanesque. <strong>Aki Shimazaki</strong> aime le procédé. Après deux pentalogies déjà à son actif, elle inaugure avec son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;</strong>, une nouvelle série.</p>
<p>Plus de trente ans que cette auteure qui a vécu les 26 premières années de sa vie dans son pays, au Japon, s&rsquo;est installée au Canada et plus précisément au Québec, à Montréal.</p>
<p>Là-bas, elle écrit en français des romans qui, tout en finesse et sobriété mais sans faux semblant, parlent du Japon.<strong><em> &laquo;&nbsp;On ne dit pas les choses directement au Japon&nbsp;&raquo;,</em> dit Aki Shimazaki. Elle, a choisi un style simple et direct, minimaliste, pour ne rien cacher. </strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;</strong>, ( ce qui signifie &laquo;&nbsp;chardon&nbsp;&raquo; en français) est donc le premier opus d&rsquo;une nouvelle série, publiée chez Actes sud.  On y fait la connaissance de <strong>Mitsuo</strong>, un trentenaire, rédacteur dans une revue culturelle. Il est marié à <strong>Atsuko</strong>, avec qui il élève leurs deux enfants.  Une vie bien cadrée jusqu&rsquo;au jour où il rencontre de manière fortuite un ancien camarade de classe, <strong>Gorô Kida, devenu président de la compagnie familiale,</strong> qui l&rsquo;entraîne dans un club très sélect.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2964"></span></p>
<p>Là, il reconnait son premier amour de jeunesse, <strong>Mitsuko</strong>, devenue entraîneuse. Lui, qui n&rsquo;entretient plus de relations sexuelles avec sa femme ( il s&rsquo;agit d&rsquo;un couple &laquo;&nbsp;sexless&nbsp;&raquo;) et compense en fréquentant des<strong> &laquo;&nbsp;Fûzoku-ten&nbsp;&raquo;</strong> (des établissements de services sexuels), en est totalement bouleversé.</p>
<p>Il retombe sous le charme de celle qu&rsquo;il surnommait <strong>&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;</strong> dans son journal intime. Et devient son amant. Tandis que sa femme <strong>Atsuko</strong> mène à bien son projet d&rsquo;exploitation légumière à la campagne, <strong>Mitsuo</strong> entame, en ville, une liaison adultère avec <strong>Mitsuko</strong>, mystérieuse mère d&rsquo;un garçonnet de 4 ans, férue de littérature&#8230; et d&rsquo;argent facile.</p>
<p><strong>Dans les courts romans d&rsquo;Aki Shimazaki</strong>, c&rsquo;est le Japon et sa culture si particulière qui se raconte par la voix de <strong>Mitsuo</strong>. On y parle classes sociales, relations sexuelles tarifiées&#8230;</p>
<p>Outre les personnages, l&rsquo;auteure s&rsquo;attache également aux détails :  l&rsquo;odeur d&rsquo;une fleur, la forme des villes, le goût des aliments. Et le tout crée une alchimie littéraire rafraichissante.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 41 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ma femme aime la campagne et la nature, comme la plupart des gens. Au contraire, je suis un citadin typique. Je ne me sens à l&rsquo;aise si je reste longtemps à la maison de campagne. D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est ma femme qui en a hérité. Sa famille y passait ses vacances. Je n&rsquo;arrive pas encore à m&rsquo;y sentir chez moi.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Atsuko conduit habilement. De bonne humeur, elle fredonne une chanson. Une mélodie à trois temps légers. Malgré moi, je bats la mesure dans ma tête. La berceuse de ma grand-mère me revient encore : &laquo;&nbsp;Ce soi encore, ton oreiller est baigné de larmes. A qui rêves-tu ? Viens, viens vers moi&#8230;&nbsp;&raquo; Je jette un oeil vers ma femme qui balance sa tête au rythme de la mélodie. Distrait, je réfléchis : &laquo;&nbsp;Sera-t-il possible de recommencer à faire l&rsquo;amour avec elle ?&nbsp;&raquo;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em>&laquo;&nbsp;</em>L&rsquo;azami<em>. Je trouve cette fleur unique, avec sa forme particulière et sa couleur violette. On n&rsquo;en offre pas en cadeau à cause des épines pointues sur ses feuilles. Une fleur d&rsquo;un abord difficile. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je ne suis pas un coureur. Avant mon mariage, j&rsquo;ai fréquenté plusieurs filles l&rsquo;une après l&rsquo;autre, mais je ne trompais personne. Et, lorsque j&rsquo;ai décidé d&rsquo;épouser Atsuko, je croyais naturellement lui rester fidèle. Bien que nous soyons devenus un couple </em>sexless<em>, je n&rsquo;en cherche pas une autre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pourtant, je n&rsquo;ai pas le coeur en paix depuis la réapparition de Mitsuko. Son image sensuelle revient constamment dans ma tête. J&rsquo;attendrai son appel avec impatience. Mais, d&rsquo;un autre côté, je sens qu&rsquo;il vaudrait probablement mieux qu&rsquo;elle ne le fasse pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 112-113 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je pense à Mitsuko. Cesser de la voir. Cette idée m&rsquo;attriste profondément. Mais je n&rsquo;aurai pas le choix. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle m&rsquo;a ensorcelé dès que je l&rsquo;ai aperçue au bar X., tout comme elle m&rsquo;avait attiré il y a vingt-quatre ans. Nous sommes probablement unis par des pseudo-chimies qui ne lient que temporairement, comme elle le disait. Néanmoins, c&rsquo;est la seule femme avec qui j&rsquo;aie fait l&rsquo;amour passionnément. Elle me manquera énormément.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Les apparences sont souvent trompeuses. Et Aki Shimazaki prend un malin plaisir à jouer avec elles au fil de ce court roman qui fixe le décor de sa nouveau cycle romanesque. &laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo; fonctionne avec une économie de mots et de situations. Et les masques finissent pas tomber. Vivement le prochain opus !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong><span style="color: #000000">&laquo;&nbsp;Azami&nbsp;&raquo;, Aki Shimazaki, Actes Sud, 13,50€</span></strong></em></p>
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