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	<title>Quatrième de couv &#187; rencontres</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Changer de braquet et se rencontrer soi-même</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2022 06:41:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été/automne 2022 Quelle claque ! Je n&#8217;avais pas lu Fief qui a valu, à David Lopez d&#8217;obtenir le prix du Livre Inter. C&#8217;était son premier roman. Autant dire que le second, Vivance, était particulièrement attendu. Alors J&#8217;y suis entrée. Vite. Et je ne l&#8217;ai plus lâché. Impossible d&#8217;abandonner le narrateur, dont on ne connait ni le nom, ni [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire été/automne 2022</strong></span></p>
<p><b><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIVANCE.jpg" rel="lightbox[6108]"><img class="alignleft size-full wp-image-6110 colorbox-6108" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIVANCE.jpg" alt="VIVANCE" width="409" height="600" /></a></b></p>
<p>Quelle claque ! Je n&rsquo;avais pas lu <em><strong>Fief</strong> </em>qui a valu, à <strong>David Lopez</strong> d&rsquo;obtenir le prix du Livre Inter. C&rsquo;était son premier roman. Autant dire que le second, <strong><em>Vivance</em></strong>, était particulièrement attendu. Alors J&rsquo;y suis entrée. Vite. Et je ne l&rsquo;ai plus lâché.</p>
<p>Impossible d&rsquo;abandonner le narrateur, dont on ne connait ni le nom, ni l&rsquo;âge exact, ni le parcours de vie dans les détails. Il est séparé, ne travaille pas ou plus. Aime les chats et plus particulièrement celui qui partage son maison, <strong>Cassius</strong>. Il a un vélo qui a aussi un p&rsquo;tit nom, <strong>Séville</strong>. Un vélo qu&rsquo;il va enfourcher. Et partir. D&rsquo;abord pour retrouver <strong>Cassius</strong> qui a pris la fuite après les inondations.</p>
<p>Des semaines, des mois ? Sans autre boussole que celle de ces envies et des rencontres qu&rsquo;il fait, il arpente un territoire &#8211; montagneux &#8211; dont on saura jamais le nom. Une échappée solitaire au milieu de gens paumés.</p>
<p>Au fil de son parcours, des rencontres dans la France des marges. Des hommes et des femmes : <strong>Denis</strong>, <strong>Noël</strong>, <strong>Maurice</strong>, <strong>Francine</strong>&#8230; Le narrateur leur parle, il les accompagne, il les fuit. Il les aime. Il s&rsquo;allège aussi. Au propre comme au figuré. Il souffre aussi. Physiquement. Psychiquement. Et finira par rentrer. Plus riche. Plus affûté que jamais.</p>
<p>Plus vivant que jamais ? Le titre de ce roman extrêmement bien écrit, reprend une notion psychologique. La vivance ( le mot vivance vient du néologisme du mot espagnol <em>vivencia)</em> est une notion présente à notre esprit lors de toute séance de sophrologie et lors de chacune de ses étapes. Le principe est celui de la rencontre du corps et de la psyché à l’intérieur de la conscience. Cette rencontre, qui se produit en niveau sophronique, apporte un ou des changements parfois intimes et profonds.)</p>
<p>A 32 ans, <strong>David Lopez</strong>, issu du master de Création littéraire de l&rsquo;université Paris 8, signe là un deuxième roman percutant. Rempli de petits riens et d&rsquo;un grand tout.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6108"></span></p>
<p><strong>David Lopez était l&rsquo;invité de Rebecca Manzoni, en septembre, sur France Inter. L&rsquo;émission est à découvrir ici : </strong></p>
<p><a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/totemic/totemic-du-mardi-13-septembre-2022-7226880">https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/totemic/totemic-du-mardi-13-septembre-2022-7226880</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 111 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Dehors la chaleur est écrasante, le soleil a atteint son zénith. La maison de Noël, en vieilles pierres, garde la fraîcheur, on y est bien. Il s&rsquo;est isolé dans sa chambre, de la dépendance où je nettoie Séville j&rsquo;entends sa télévision. Sans pouvoir distinguer les pots je crois reconnaître les ambiances sonores des documentaires animaliers de mon enfance, en particulier la voix du narrateur, son rythme, sa lenteur. Sa contemplation. C&rsquo;est à peine si on s&rsquo;est parlé depuis l&rsquo;arbalète. J&rsquo;ai annoncé que cette journée de repos était aussi l&rsquo;occasion de me réorganiser, m&rsquo;occuper de mon corps, de ma monture et de mon paquetage, alors j&rsquo;ai échafaudé un plan en trois axes à base d&rsquo;étirements des jambes, de nettoyage de la chaîne et de rangements des sacoches. Noël n&rsquo;a plus été très loquace après ça. Je crois qu&rsquo;il regrette d&rsquo;être allé si loin dans ses confessions. Depuis que je suis sur ce vélo les autres me parlent tous de leurs désirs inassouvis. Ils sont beaucoup à se construire un horizon, pas si lointain, qu&rsquo;ils parent d&rsquo;une aura d&rsquo;impossibilité, comme pour pouvoir le garder en réserve, sous le coude, un possible, un recours, une promesse. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Marcher dans ce genre de petite ville inconnue me rappelle mes escapades avec Renata. Comme on prenait les routes départementales on aimait beaucoup s&rsquo;arrêter dans les communes, investir des lieux que seuls fréquentent leurs habitués. On dépareillait dans le décor, la sensation de nouveauté était mutuelle. Avec Renata on s&rsquo;est beaucoup aimés. On s&rsquo;est détestés aussi, mais moins, raison pour laquelle ça a un peu duré. Elle n&rsquo;était pas d&rsquo;une beauté évidente, de celle qu&rsquo;on identifie en photo, ces beautés figées relatives aux traits, à l&rsquo;harmonie supposée conforme.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 200 :</strong><em>&laquo;&nbsp;En vagabondant je me rends disponible à ce que les choses arrivent. Et là où beaucoup s&rsquo;imaginent que ces choses abondent, beaucoup se trompent. Il n&rsquo;arrive généralement rien. Je roule je roule je roule, les lignes blanches défilent, et les filles me klaxonnent sans s&rsquo;arrêter. Je suis trop occupé pour m&rsquo;échapper du réel. Il est trop dans mon corps pour que je puisse faire semblant de l&rsquo;ignorer. Cette fille, à la terrasse, cette fille ensoleillée, c&rsquo;est parce que mes pieds touchent terre que j&rsquo;en suis curieux. Le sol me ramène au monde, le monde à la vie, la vie à mon corps, et mon corps à mon plus simple appareil.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Vivance, David Lopez, Seuil, 19,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans l&#8217;intimité du bourreau, pour comprendre</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/05/30/dans-lintimite-du-bourreau-pour-comprendre/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 May 2018 07:30:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce livre-là  n&#8217;est pas un roman. C&#8217;est une plongée dans l&#8217;horreur, un voyage au plus près d&#8217;une vérité. Et un terrible constat d&#8217;échec. Comment Dominique Cottrez a pu, le 2 juillet 2015, être condamnée par la cour d&#8217;assises du Nord à 9 ans de prison pour huit infanticides ( le plus important jamais découvert). A [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce livre-là  n&rsquo;est pas un roman. C&rsquo;est une plongée dans l&rsquo;horreur, un voyage au plus près d&rsquo;une vérité. Et un terrible constat d&rsquo;échec. Comment <strong>Dominique Cottrez</strong> a pu, le 2 juillet 2015, être condamnée par la cour d&rsquo;assises du Nord à 9 ans de prison pour huit infanticides ( le plus important jamais découvert).</p>
<p>A 51 ans, cette femme obèse à la voix douce, a tenté d&rsquo;expliquer. Mais, bouleversante de vulnérabilité comme l&rsquo;ont raconté les chroniqueurs judiciaires, elle est cependant restée cadenassée dans ses mystères. Nombreux. Opaques.</p>
<p><strong>La journaliste Ondine Millot</strong>, elle, a voulu comprendre. Pas pour faire du voyeurisme. Mais pour prévenir. Pour que cela n&rsquo;arrive plus. Elle a écrit <strong>&laquo;&nbsp;Les monstres n&rsquo;existent pas, au-delà du fait divers&nbsp;&raquo;. </strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MONSTRES.jpeg" rel="lightbox[4249]"><img class="alignleft wp-image-4250 size-medium colorbox-4249" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MONSTRES-188x300.jpeg" alt="MONSTRES" width="188" height="300" /></a></p>
<p>Entre 1989 et 2000, <strong>Dominique Cottrez</strong>, mère de famille, aide-soignante, a caché huit grossesses à son entourage, et tué ses huit nouveau-nés. A chaque fois, elle a accouché seule et étouffé les bébés. Elle a gardé leurs corps à côté de son lit.</p>
<p><strong>Ondine Millot</strong> rencontre <strong>Dominique Cottrez</strong> cinq ans après son arrestation. Une relation se noue, elles se revoient. Sans jugement, mais non plus sans indulgence, la journaliste cherche à comprendre  : l&rsquo;enfance, les épreuves et le chemin qui ont mené aux crimes. Elle interroge la mère infanticide, son mari, ses deux filles adultes, ses proches.</p>
<p>Au fil des rencontres dans le petit studio occupé par <strong>Dominique Cottrez</strong> et son mari <strong>Pierre-Marie</strong> en attendant le procès, <strong>Ondine Millot</strong> va sonder, relier des fils d&rsquo;une vie. Pas simple. <strong>Dominique Cottrez</strong> est une femme qui résume un demi-siècle de son existence en dix phrases. Une mère douce et attentive, une épouse dévouée, une aide-soignante si appréciée&#8230;</p>
<p>Au fil du temps, une amitié se tisse. <strong>Ondine Millot</strong> ne le cache pas. Mais n&rsquo;excuse ni ne cautionne rien. Impossible. La clé réside-t-elle dans la petite enfance de <strong>Dominique</strong> ? L&rsquo;enfant a été littéralement gavée. De fait, on ne l&rsquo;entend pas, toujours contentée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4249"></span></p>
<p>A l&rsquo;âge adulte, la jeune femme continue à se cacher. Tombe amoureuse et enceinte. Sans le savoir. Sans pouvoir le dire. Humiliée alors que l&rsquo;accouchement vient de commencer, elle mettra tout en oeuvre pour ne jamais plus se laisser ausculter par le corps médical. L&rsquo;engrenage est en place. Elle tombera enceinte, accouchera seule, en silence. Etouffera chacun des bébés, les gardera au pied du lit conjugal. Deux ont pourtant été enterrés. <strong>Dominique Cottrez</strong> a toujours indiqué que ce n&rsquo;était pas elle qui l&rsquo;a fait. Un secret de plus dans cette affaire hors-normes.</p>
<p>Pendant l&rsquo;instruction, elle expliquera avoir été victime d&rsquo;inceste de la part de son père, pour finalement avouer, lors du procès, qu&rsquo;elle a tout inventé. Séisme à l&rsquo;audience, tsunami dans la famille. <strong>Dominique Cottrez</strong> restera, pour certains, inaccessible. Entre contradictions et revirements.</p>
<p>Son mari ne verra rien, ne demandera rien. Aujourd&rsquo;hui encore, il attend qu&rsquo;elle sorte de prison. Pour reprendre leur vie simple, entourés de leurs deux filles <strong>Emeline</strong> et <strong>Virginie</strong>, de leurs petits-enfants.</p>
<p>Au fil des pages et des discussions, une histoire se fait jour. <strong>Ondine Millot</strong> a rencontré les filles, les oncles et tantes de <strong>Dominique Cottrez.</strong> Ses avocats aussi. Tout comme des magistrats, des experts, les enquêteurs.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Qualifier un criminel de monstre est un échec pour la société&nbsp;&raquo;</strong>, explique<strong> Ondine Millot</strong>. Une raison suffisante pour plonger dans son livre. Terrible et passionnant.</p>
<p><strong> Retrouvez ici la chronique d&rsquo;une partie du procès (&laquo;&nbsp;Le Monde&nbsp;&raquo;). </strong></p>
<p><a href="http://urlz.fr/774Z">http://urlz.fr/774Z</a></p>
<p><strong>Ondine Millot explique sa démarche ici : </strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/qQAaT3RMyNs?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 71 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Voilà pourquoi je revenais dans la bourgade humide près de Lens. Pourquoi je voulais y retourner jusqu&rsquo;à comprendre ce qui avait mené à la mort les nouveau-nés de Dominique Cottrez. Leur mère n&rsquo;était pas l&rsquo;unique responsable. On ne naît pas meurtrier, on ne le devient pas tout seul. Ses parents, son mari, son entourage avaient joué leur part. Ses maternités cachées, sa détresse avaient grossi sous les yeux de tous. Si l&rsquo;on refuse d&rsquo;observer ces engrenages, on ne peut pas les empêcher. Voilà ce qui guidait mes pas jusqu&rsquo;au petit studio : l&rsquo;espoir d&rsquo;aider à voir. D&rsquo;aider à éviter, ne serait-ce qu&rsquo;une fois. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais je l&rsquo;ai choisie, elle, m&rsquo;ont fait remarquer mes amis, pourquoi ? J&rsquo;avais couvert tant d&rsquo;autres affaires, écrit d&rsquo;autres tragédies. Pourquoi celle-là ? demandaient-ils. J&rsquo;ai mis du temps à oser formuler ma réponse, elle était pourtant évidente. Parce que, pour la première fois, j&rsquo;avais accès au bourreau.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 125 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Au mois d&rsquo;août 2015, après le procès, j&rsquo;ai demandé à Jacqueline et Bernard s&rsquo;ils accepteraient de me rencontrer. Je voulais qu&rsquo;ils m&rsquo;en disent plus sur ce gavage, qui me semblait une clé essentielle pour comprendre Dominique. Dans plusieurs ouvrages sur les rapports mère-enfant, les grossesses cachées, les infanticides, j&rsquo;avais lu que nourrir sans arrêt son bébé sans lui laisser le temps d&rsquo;éprouver la faim, la demande puis la satisfaction, revenait à l&rsquo;empêcher d&rsquo;expérimenter la relation à l&rsquo;autre. Que les pleurs d&rsquo;un nourrisson prenaient progressivement pour lui le sens d&rsquo;un appel, qui amenait une réponse, la nourriture, les bras. Que dans le gavage inversement rien n&rsquo;avait de sens : pas de cris, pas de demande puisqu&rsquo;elle est en permanence devancée, pas de communication. L&rsquo;enfant n&rsquo;existe pas comme une personne autorisée à réclamer et ressentir. Il est privé de désir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 217 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Pendant onze années, de 1989 à 2000, les grossesses cachées, les accouchements, les meurtres se sont enchaînés presque en continu. Une maternité s&rsquo;achevait, une autre démarrait dès que Dominique était à nouveau fertile. Enceinte neuf mois sur douze, les trois quarts du temps. Ce cycle morbide était devenu sa façon de vivre. Elle lavait les personnes âgées en ayant des contractions, préparait le dîner pour sa famille tandis que son ventre de plus en plus douloureux se serrait, accouchait seule dans la nuit, retournait travailler le lendemain. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Huit fois de suite, sans jamais une complication à l&rsquo;accouchement qui vienne interrompre. “Au contraire, reconnaît Dominique, c&rsquo;était de plus en plus facile. L&rsquo;expulsion était plus rapide.” Elle pense que tous sont nés à terme, car tous lui ont semblé être “de gros bébés”. Les autopsies le confirment.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les monstres n&rsquo;existent pas, au-delà du fait divers&nbsp;&raquo;, Ondine Millot, Stock, 19,50 euros</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
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		<title>&#171;&#160;Gil&#160;&#187; ou le roman d&#8217;une voix</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/14/gil-ou-le-roman-dune-voix/</link>
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		<pubDate>Sat, 14 Mar 2015 16:54:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Savez-vous que les romans ont chacun leur petite musique, leur mélodie ? C&#8217;est encore plus vrai avec le nouveau roman de Célia Houdart qui signe là son quatrième opus depuis 2007. Avec &#171;&#160;Gil&#160;&#187;, l&#8217;auteure-artiste touche-à-tout de 45 ans nous entraîne dans la vie de Gil de Andrade, que l&#8217;on rencontre alors qu&#8217;il a 18 ans, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Gil.jpg" rel="lightbox[2947]"><img class="alignleft size-full wp-image-2950 colorbox-2947" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Gil.jpg" alt="Gil" width="300" height="462" /></a>Savez-vous que les romans ont chacun leur petite musique, leur mélodie ? C&rsquo;est encore plus vrai avec le nouveau roman de <strong>Célia Houdart</strong> qui signe là son quatrième opus depuis 2007.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Gil&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteure-artiste touche-à-tout de 45 ans nous entraîne dans la vie de <strong>Gil de Andrade</strong>, que l&rsquo;on rencontre alors qu&rsquo;il a 18 ans, son bac et son permis de conduire en poche. Le rêve de ce fils de postier d&rsquo;origine portugaise ? Entrer au Conservatoire.</p>
<p>Le jeune pianiste ne compte pas ses heures et ses gammes, encouragé par ses professeurs. Puis, c&rsquo;est la révélation. Sa voix est plus talentueuse encore que ses doigts. Lui, le jeune homme timide qui, toujours, a parlé si bas, va faire parler de lui partout. Un ténor est né. Sensible mais fragile, inquiet.</p>
<p>Son père <strong>Jorge</strong> le soutient. Sa mère aussi, à sa manière. Depuis plusieurs années déjà, <strong>Lucile</strong> est soignée dans une institution, en Suisse.</p>
<p>De répétition en représentation, le lecteur découvre les coulisses de l&rsquo;opéra et la carrière fulgurante de <strong>Gil.</strong> Un roman sensible. Pas réservé à l&rsquo;élite mélomane. D&rsquo;ailleurs, pour ne pas tomber dans ce type de piège, l&rsquo;auteure a sciemment inventé les oeuvres et leurs compositeurs. Histoire de mettre tout le monde à l&rsquo;aise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-2947"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 40 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans le TGV, Gil fut à nouveau envahi par la musique. Elle se jetait parfois sur lui comme une vague. Il n&rsquo;avait pas besoin de partition pour réentendre les notes du dernier morceau qu&rsquo;il avait travaillé. Il en jouait intérieurement des passages. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il se mit à pleuvoir. Gil était assis côté fenêtre, les mains posées sur ses cuisses. La tablette du siège était relevée. Une tension partant d&rsquo;une point situé entre ses omoplates parcourait ses bras, ses poignets, ses doigts, les os de son crâne. Il se mit à enfoncer les touches d&rsquo;un piano imaginaire. En face de lui, un homme lisait son journal.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 123-124 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jorge se fit la réflexion que, malgré le bruit du passage des voitures et les conversations des clients aux tables voisines, il entendait parfaitement Gil. Il n&rsquo;avait plus comme autrefois à le faire répéter. A ce moment-là, il ne pensait pas particulièrement aux progrès de son fils chanteur, au développement de sa voix, qui augurait peut-être d&rsquo;une belle carrière. Non, il se réjouissait simplement de cette victoire sur ce qu&rsquo;il avait toujours considéré comme un handicap. Gil parlait trop bas. A la petite école et au collège, on le lui avait toujours signalé. Personne n&rsquo;entendait Gil. Même en tête-à-tête. Avec lui, il fallait toujours tendre un peu l&rsquo;oreille. Sans y attacher une importance excessive, Jorge s&rsquo;était toujours interrogé. Il ne comprenait pas. Il en avait même conçu une forme de culpabilité.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Maintenant c&rsquo;était fini. Il s&rsquo;était déjà fait la réflexion un jour, à table, au mois d&rsquo;avril, lorsque Gil était venu le voir. Il n&rsquo;y avait plus de doute, il entendait tout ce que disait Gil.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 156 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Chez lui aussi, Gil passait des soirées entières à regarder la télévision. Dans ces moments-là, il ne pensait à rien. Il était habillé n&rsquo;importe comment, se nourrissait de chips au vinaigre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il se laissait porter, plongeait dans une sorte de somnolence. Il comblait un grand vide central. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Octobre. Novembre. Plus de chant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Quel destin que celui de Gil ! On suit le personnage de ce court roman dans son parcours entre ombres et lumières, entre répétitions et représentations ratées. Un roman qu&rsquo;on lit d&rsquo;une traite. Et qu&rsquo;on referme avec, dans le creux de l&rsquo;oreille, une petite musique qui reste. Jolie découverte !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Gil&nbsp;&raquo;, de Célia Houdart, POL, 12,50€.</strong> </em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Jean Rolin et sa drôle de guerre</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/28/jean-rolin-et-sa-drole-de-guerre/</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Jan 2015 18:24:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Un roman qui résonne étrangement. En ce début d&#8217;année 2015, Jean Rolin nous parle de guerre civile&#8230; en France. Le pays est aux prises avec des milices de tous genres. Nationalistes, islamistes. Michel Houellebecq, de son côté, signe avec &#171;&#160;Soumission&#160;&#187;, un roman d&#8217;anticipation, – nous sommes en 2022, le président français est musulman et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROLIN.jpg" rel="lightbox[2880]"><img class="alignleft size-full wp-image-2882 colorbox-2880" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROLIN.jpg" alt="ROLIN" width="195" height="290" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un roman qui résonne étrangement. En ce début d&rsquo;année 2015, <strong>Jean Rolin</strong> nous parle de guerre civile&#8230; en France. Le pays est aux prises avec des milices de tous genres. Nationalistes, islamistes.</p>
<p><strong>Michel Houellebecq</strong>, de son côté, signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Soumission&nbsp;&raquo;</strong>, un roman d&rsquo;anticipation, – nous sommes en 2022, le président français est musulman et le premier ministre de synthèse un certain François Bayrou – qui n&rsquo;a pas manqué de susciter des réactions.</p>
<p>Deux auteurs et un sujet  : l&rsquo;avenir de la France dans un futur proche imaginé&#8230; et imaginaire.</p>
<p>Après ses deux précédents romans dont vous trouverez mes amis ici <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/11/bourlinguer-avec-jean-rolin-du-cote-dormuz/">&laquo;&nbsp;Ormuz&nbsp;&raquo;</a></strong> et ici <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/02/dans-les-bas-fonds-de-l-a-sur-les-traces-de-britney-spears/">&laquo;&nbsp;Le ravissement de Britney Spears&nbsp;&raquo;</a></strong>, <strong>Jean Rolin est un auteur dont j&rsquo;apprécie particulièrement l&rsquo;écriture et le sens de la fiction.<br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2880"></span></p>
<p>C&rsquo;est encore le cas avec <strong>&laquo;&nbsp;Les événements&nbsp;&raquo;</strong>. La France est ravagée, en pleine guerre civile. <strong>Les hommes de la Force d&rsquo;interposition des Nations unies en France (FINUF) sont là, tentent de maintenir le calme. Le territoire est aux prises des Unitaires, des islamistes modérés du Hezb, des djihadistes d&rsquo;AQBRI ( Al Qaïda dans les Bouches-du-Rhône islamique, si si).</strong></p>
<p>Entre miliciens d&rsquo;extrême gauche et ceux d&rsquo;extrême droite, c&rsquo;est la guerre. Au sein propre ( si tant est que cela puisse l&rsquo;être) du terme.</p>
<p>Un homme traverse cette France belliqueuse. De lui, on ne sait pas grand-chose. Il transporte des médicaments à l&rsquo;intention de son ancien amant, chef d&rsquo;une milice nationaliste, un certain<strong> Brennecke.</strong> Il se fait passer pour un journaliste américain. Il traverse le pays de Paris aux Bouches-du-Rhône, pour une mission d&rsquo;abord, mais aussi en quête d&rsquo;un fils potentiel qu&rsquo;il aurait pu concevoir avec <strong>Victoria</strong>. Une virée qu&rsquo;un narrateur raconte également. Comme une réponse aux impressions de notre personnage principal qui raconte ce qu&rsquo;il voit. Ce qu&rsquo;il vit et ressent à travers la Beauce, la Sologne et la Lozère.</p>
<p>Partout, la désolation, à la campagne comme à la périphérie des villes. Les conflits d&rsquo;hier et d&rsquo;aujourd&rsquo;hui se répondent, de monument aux morts en rue à la plaque évocatrice.</p>
<p>Au fil des pages, la guerre, si proche, cesse complètement d&rsquo;être exotique à travers les mots de <strong>Jean Rolin</strong>, écrivain voyageur et journaliste, marqué notamment par son expérience de la guerre en ex-Yougoslavie.</p>
<p><strong>Ici, Jean Rolin revient sur la genèse de son roman</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 18 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les accréditations dont je disposais, et qui étaient rédigées à dessein dans un style à la fois vague et pompeux, me permirent d&rsquo;occuper, pour la nuit, une chambre de l&rsquo;hôtel Première Classe qu&rsquo;un officier en déplacement avait laissée vacante. Située au troisième et dernier étage de l&rsquo;établissement, la chambre, dans laquelle régnait un froid glacial – apparemment, le groupe qui alimentait le bâtiment en électricité n&rsquo;était pas assez puissant pour remettre en service le chauffage, à moins que le matériel dont disposait l&rsquo;hôtel fût inadapté à ce moyen –, la chambre donnait sur le champ de maïs, ménageant sur l&rsquo;amas de curés morts une vue qui, bien que surplombante, ne me permit pas de déterminer leur nombre plus exactement que je n&rsquo;avais pu le faire depuis le niveau du sol. La difficulté venait de ce que leurs corps étaient ainsi disposés qu&rsquo;ils se recouvraient en partie les uns les autres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;En dépit de la coloration nationaliste – voire fascisante, du point de vue de ses détracteurs – du mouvement de Brennecke, le fait qu&rsquo;il ait établi à Salbris son quartier général n&rsquo;a pas eu d&rsquo;incidence sur la composition ethnique de ce prolétariat forestier. Il semble même que certains des bûcherons, aguerris par la fréquentation des sous-bois et le maniement de la tronçonneuse, aient rejoint sa milice de plus ou moins bon gré.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 185 :</strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est à la terrasse d&rsquo;un café du port, dans les odeurs d&rsquo;hydrocarbures émanant des installations de Lavera, que le même jour, celui de ma visite au front, j&rsquo;ai appris de la bouche d&rsquo;une journaliste la destitution de Brennecke et son remplacement par un triumvirat. De qui se composait ce triumvirat, la journaliste ne le savait pas, et de même ignorait-elle ce qu&rsquo;il était advenu de Brennecke : l&rsquo;hypothèse la plus vraisemblable voulait qu&rsquo;il fût vivant, et détenu dans les locaux de la FINUF à Saint-Amand. “Ainsi ”, me disais-je, avec une pointe de mauvaise foi, compte tenu des rapports que j&rsquo;avais entretenus avec lui et des services que je lui avais rendus,“ainsi devait péricliter la carrière d&rsquo;un aventurier sans scrupules”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Drôle d&rsquo;ambiance que celle de ce roman ! On traverse le pays avec un personnage aux contours flous. On le suit dans une France en plein conflit gelé. Aucune solution ne se dessine. Une manière aussi d&rsquo;évoquer des conflits en cours, tout à côté de chez nous. Une manière aussi pour Jean Rolin de décrire l&rsquo;environnement de ses personnages. Les détails sont précis, réels. Les zones périurbaines sont laides et sans vie. Autre marotte de l&rsquo;auteur, la description de la faune et de la flore. De quoi faire naître un peu d&rsquo;espoir ?</span> <span style="color: #0000ff">Avec Jean Rolin, on n&rsquo;est jamais sûr de rien ! A découvrir.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les événements&nbsp;&raquo;, de Jean Rolin, P.O.L., 15€.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le destin empêché de Bénédicte Ombredanne</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 13 Sep 2014 14:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous poursuivons notre petit cheminement à travers les nouveautés de cette rentrée littéraire. Parmi elles, des livres surprises et d&#8217;autres, particulièrement attendus. C&#8217;était le cas avec &#171;&#160;L&#8217;amour et les forêts&#160;&#187;, nouvel opus d&#8217;Eric Reinhardt, auteur dont j&#8217;ai particulièrement apprécié les deux derniers romans,  &#171;&#160;Cendrillon&#160;&#187;, et &#171;&#160;Le système Victoria&#160;&#187;, que j&#8217;avais évoqué ici. Un roman encensé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-ET-FORETS.jpg" rel="lightbox[2642]"><img class="alignleft size-full wp-image-2646 colorbox-2642" style="margin: 10px" alt="AMOUR ET FORETS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-ET-FORETS.jpg" width="195" height="292" /></a>Nous poursuivons notre petit cheminement à travers les nouveautés de cette rentrée littéraire. Parmi elles, des livres surprises et d&rsquo;autres, particulièrement attendus. C&rsquo;était le cas avec <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour et les forêts&nbsp;&raquo;</strong>, nouvel opus d&rsquo;<strong>Eric Reinhardt</strong>, auteur dont j&rsquo;ai particulièrement apprécié les deux derniers romans,  <strong>&laquo;&nbsp;Cendrillon&nbsp;&raquo;</strong>, et <strong>&laquo;&nbsp;Le système Victoria&nbsp;&raquo;</strong>, que j&rsquo;avais évoqué<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/09/18/au-coeur-du-systeme-reinhardt/"> ici. </a></strong></p>
<p>Un roman encensé ici et là déjà par les critiques. Le public devrait également apprécier ce magnifique portrait de femme. Celui de <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>.</p>
<p>L&rsquo;idée de ce roman est née d&rsquo;une rencontre entre <strong>Eric Reinhardt</strong> et l&rsquo;une de ses lectrices. Dans les Inrockuptibles du 13 au 19 août, l&rsquo;auteur explique :<strong><em> &nbsp;&raquo; J&rsquo;étais dans le train et ma voisine m&rsquo;a accosté. Elle m&rsquo;avait vu dans une émission littéraire à la télé et elle m&rsquo;a dit : “Vous êtes celui qui doit raconter mon histoire”. J&rsquo;étais sous le choc : c&rsquo;était une histoire de harcèlement conjugal&nbsp;&raquo;.</em> </strong></p>
<p>De ce témoignage et d&rsquo;une partie des correspondances entretenues avec d&rsquo;autres lectrices, Eric Reinhardt a imaginé son roman.</p>
<p><span id="more-2642"></span></p>
<p>Si dans <strong>&laquo;&nbsp;Le système Victoria&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;héroïne incarnait la capitalisme, le pouvoir de l&rsquo;entreprise et l&rsquo;argent, <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>, elle, est une femme entravée, empêchée, avilie par le pouvoir tout-puissant&#8230; de son mari <strong>Jean-François –, </strong>épousé par défaut, par dépit – que l&rsquo;on pourrait ranger parmi les pervers narcissiques.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de cette femme. Professeure de lettres dans un lycée de l&rsquo;Est de la France, à Metz, elle est mariée et mère de deux enfants. Ses rêves se sont envolés. Ceux de son mari ne se sont pas réalisés non plus. Il fait payer le prix de son échec à sa femme, plus cultivée, plus profonde que lui. Suite à une soi-disante prise de conscience de son mari de ce qu&rsquo;il fait vivre à sa femme, <strong>Bénédicte</strong> décide de s&rsquo;inscrire sur un site de rencontres. Via internet, elle fait la connaissance d&rsquo;un homme<strong>, Christian, </strong>qui le temps d&rsquo;un après-midi, lui fera comprendre que sa vie pourrait être différente, et que l&rsquo;amour existe. Au milieu de la forêt, son horizon s&rsquo;éclaircit, son corps exulte et son coeur s&rsquo;emballe. Un épisode, unique et précieux, qui remet en cause le (très) fragile équilibre que <strong>Bénédicte</strong> tente de maintenir. Sa vie bascule. Tout s&rsquo;emballe. Elle ne s&rsquo;en remettra pas.</p>
<p>Très admirative de l&rsquo;oeuvre romantique de <strong>Villiers de l&rsquo;Isle-Adam</strong>, elle se rapproche du narrateur, qui n&rsquo;est autre qu&rsquo;un écrivain ( Eric Reinhardt aime endosser ce rôle), pour partager des souvenirs de lecture&#8230; et évoquer sa vie par fragments.  Un lien se crée. Une correspondance naît. Mais elle ne sauvera pas <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>. Le narrateur se fera enquêteur auprès de la soeur jumelle de Bénédicte notamment&#8230; trop tard cependant.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Sa décision était prise, le cheminement qui l&rsquo;y avait conduite avait été accompli pendant la brève durée de son repas. Pourtant, jusqu&rsquo;à ce soir de mars, l&rsquo;idée de se rendre sur ce genre de sites ne s&rsquo;était même jamais présentée à son esprit, y compris dans ses fantasmes les inavouables. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;explosion qui venait de se produire avait été d&rsquo;une puissance inouïe, accentuée par l&rsquo;attitude de rétention dont elle avait fait preuve ces dix dernières années : rétention de désirs, de pulsions, de gaieté, de rêves, d&rsquo;espérance, d&rsquo;exigences, d&rsquo;ambition, de tendresse, de colère, de révolte. Les conséquences de cette posture de renoncement avaient été comparables en définitive à une insidieuse accumulation d&rsquo;explosifs, c&rsquo;est ce qu&rsquo;elle avait découvert ce soir-là quand la présence de toute cette dynamite entreposée par son abnégation dans un recoin obscur de son cerveau avait encore amplifié la violence du souffle. Un observateur présent dans la maison au moment des faits aurait pu percevoir distinctement deux détonations successives, la première liée au temps présent et aux aveux humides du mari, la seconde au gâchis qu&rsquo;elle se disait qu&rsquo;elle avait fait des années dernièrement écoulées. La seconde avait été encore plus assourdissante que la première.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle se dirait plus tard qu&rsquo;elle aurait dû tirer profit de l&rsquo;avantage qu&rsquo;elle avait pris à ce moment-là sur son mari pour imposer de nouvelles normes relationnelles. Si elle avait été un peu plus prévoyante, elle lui aurait expliqué ce qu&rsquo;elle attendait de leur vie commune, elle aurait pérennisé ce rééquilibrage par des repères placés entre eux comme autant d&rsquo;épingles de couturière piquées dans le tissu d&rsquo;une robe pour en marquer l&rsquo;ourlet.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 299:</strong> <em>&nbsp;&raquo; Elle m&rsquo;a dit un matin qu&rsquo;elle avait toujours adoré le mot surrender, entendu dans une chanson fameuse. A présent, elle savait pourquoi : elle connaissait la raison d&rsquo;être de cet obscur attachement pour ce mot. </em>Surrender. Reddition<em>. Il est beau, ce mot, non ? m&rsquo;a-t-elle dit ce matin-là? Reddition, avec ses deux d, c&rsquo;est sublime, tu ne trouves pas ? Mais enfin, ai-je protesté, qu&rsquo;est ce que tu racontes, tu dis n&rsquo;importe quoi ! Pas du tout, m&rsquo;a répliqué calmement pas jumelle.  Je t&rsquo;assure, Marie-Claire. Le moment est venu de me rendre. Le bonheur n&rsquo;a pas voulu de moi, j&rsquo;ai pourtant tout fait pour le mériter, tant pis, ma décision est prise, j&rsquo;abandonne.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas de doute, Eric Reinhardt sait parler des femmes&#8230; et aux femmes. Avec ce nouveau roman, formidable portrait, il nous parle de l&rsquo;intime, de ce qui ne se voit pas, de ce qu&rsquo;on ne dit pas. Et qu&rsquo;il faut deviner. La langue de Reinhardt, riche, précise, nous entraîne dans les méandres de l&rsquo;âme et des sentiments. Jusqu&rsquo;à la fin de Bénédicte. A découvrir absolument. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour et les forêts&nbsp;&raquo;, Eric Reinhardt, Gallimard, 21,90€.</strong> </em></p>
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		<item>
		<title>A l&#8217;Ouest, toujours du nouveau</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/08/16/a-louest-toujours-du-nouveau/</link>
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		<pubDate>Sat, 16 Aug 2014 06:29:35 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Voilà un livre à côté duquel je suis totalement passée à la rentrée dernière. En même temps, avec les quelques centaines de romans qui débarquent sur les tables des libraires concomitamment, l&#8217;erreur , l&#8217;impasse est possible. Et elle permet, un prix du Livre Inter plus tard, par exemple, de redonner une deuxième vie à un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Faillir-etre-flingue_3956.jpeg" rel="lightbox[2587]"><img class="alignleft  wp-image-2591 colorbox-2587" style="margin: 10px" alt="cvt_Faillir-etre-flingue_3956" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Faillir-etre-flingue_3956.jpeg" width="174" height="256" /></a>Voilà un livre à côté duquel je suis totalement passée à la rentrée dernière. En même temps, avec les quelques centaines de romans qui débarquent sur les tables des libraires concomitamment, l&rsquo;erreur , l&rsquo;impasse est possible. Et elle permet, un prix du Livre Inter plus tard, par exemple, de redonner une deuxième vie à un roman et de le faire savoir. C&rsquo;est le cas de <strong>&laquo;&nbsp;Faillir être flingué&nbsp;&raquo;</strong>, de<strong> Céline Minard</strong>.</p>
<p>Voilà un roman assez atypique qui devrait vous ravir sur la plage, dans le hamac&#8230; ou à la pause-déjeuner&#8230; en attendant les nouveautés de la rentrée, dont j&rsquo;ai pu lire quelques opus déjà ( à suivre très vite sur le blog).</p>
<p><strong>Céline Minard</strong> est l&rsquo;auteur de plusieurs romans (7 au total, dont <strong>&laquo;&nbsp;Le Dernier Monde&nbsp;&raquo;</strong> (2007), <strong>&laquo;&nbsp;Bastard Battle&nbsp;&raquo;</strong> (2008), et <strong>&laquo;&nbsp;So long, Luise&nbsp;&raquo;</strong> (2011). Autant d&rsquo;univers différents qui permettent à l&rsquo;auteure d&rsquo;explorer l&rsquo;art de l&rsquo;écriture et sa propre imagination. <strong>Céline Minard</strong> est considérée aujourd&rsquo;hui comme l&rsquo;une des voix les plus originales de la littérature contemporaine. Elle travaille, en parallèle, avec la plasticienne Scomparo et a été pensionnaire de la Villa Medicis en 2007 et 2008.</p>
<p>En juin, <strong>Céline Minard</strong> était lauréate du 40e  Prix du livre Inter. Et poursuit sa route, pleine de bifurcations et d&rsquo;inflexions.</p>
<p><span id="more-2587"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est chorale. De nombreux personnages ponctuent ce récit. Aucun d&rsquo;entre eux ne prend le dessus. On les suit individuellement avant que la deuxième partie du livre ne les réunisse dans une ville qui se construit et dont on ne saura jamais le nom.</p>
<p>Nous sommes en Amérique. Plongés dans une ambiance western avec des pionniers, une indienne aux pouvoirs chamaniques, des aventuriers, des voleurs de chevaux, des danseuses de saloon, des marchands, des Indiens guerriers, etc. Le tout se déroule dans un décor fait de grandes plaines, de rivières et de caillasses. A l&rsquo;Ouest. Un personnage à part entière.</p>
<p>Au final, tout cela donne un western drôle et tragique à la fois qui, une fois qu&rsquo;on a identifié tous les personnages, devient vite jouissif. On suit ainsi <strong>Jeff</strong> et son frère <strong>Brad</strong> qui voyagent avec leur mère mourante, et le fils de l&rsquo;un d&rsquo;eux, <strong>Josh</strong>. Sans oublier cette petite Chinoise qui comprend le chant du coyote. On y côtoie <strong>Zébulon</strong>, jamais à court d&rsquo;idées pour se faire de l&rsquo;argent et mettre de la distance entre lui et son père. <strong>Bird Boisverd</strong> n&rsquo;est pas loin, lui qui poursuit <strong>Elie</strong> pour une histoire de bottes. S&rsquo;y ajoutent <strong>Arcadia</strong> la contrebassiste,<strong> Sally</strong> la patronne du saloon, <strong>Eau-qui-court-sur-la-plaine</strong>, une Indienne aux pouvoirs magiques, l&rsquo;affreux <strong>Quibble</strong>&#8230; et la mort qui, sous différentes formes, n&rsquo;est jamais loin.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 44 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Eau-qui-court-sur-la-plaine n&rsquo;avait pas de peuple, elle en avait plusieurs. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Son savoir était demandé et recommandé par tous ceux qui portaient des os d&rsquo;aigle creux, des plumes magiques ou des concentrés de médecine dans des bourses de peau. Son état de femme sans peuple la faisait à la fois craindre et désirer. Son pouvoir, depuis la mort violente des siens, avait décuplé. Elle voyait plus loin, elle soignait mieux, elle pouvait tuer sur trois points. De la destruction de son village et de ses fuyards les plus habilement cachés, il y avait plusieurs versions. Dans certaines, son rôle ne comptait pas pour rien. Le feu, l&rsquo;eau, la poudre et la foudre avaient participé à la disparition totale de son clan. Et on disait que maintenant, elle maîtrisait ces éléments mieux que personne. Il est vrai qu&rsquo;elle tirait précisément et sans hésitation et qu&rsquo;elle savait recharger toutes sorte d&rsquo;armes, y compris par la gueule, à une vitesse incroyable.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 79 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Lorsque Elie eut juré, sacré, craché par terre et grogné tout son saoul, il se résigna à son sort qui n&rsquo;était que justice puisqu&rsquo;il avait oublié le seul principe valable en ce monde, acquis dans les bars les plus fameux : on peut tout perdre au jeu sauf son cheval. Parce qu&rsquo;il faut tout de même une monture pour détaler d&rsquo;un saloon à la vitesse généralement requise à ce stade de la partie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Comme il avait compris qu&rsquo;il devait abandonner sa monture dans les montagnes s&rsquo;il voulait sauver sa peau et se tirer des pattes de Quibble, il aurait dû se souvenir de ce premier principe quand il était près du feu avec ce type taciturne assis sur ses sacoches, qu&rsquo;il soupçonnait d&rsquo;avoir un tour de main un peu particulier avec ses dés ou des dés un peu particuliers, il n&rsquo;arrivait pas à se décider. Qu&rsquo;il soupçonnait en tout cas, le plus sérieusement du monde.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Baguette-de-crin-noir ne voulait pas de chien bouilli. Il n&rsquo;avait plus faim. Il pleuvait depuis trois jours et tout le monde mangeait depuis qu&rsquo;il pleuvait. Il n&rsquo;en pouvait plus. Les Pawnees s&rsquo;étaient vite remis du raid lancé contre eux par leurs ennemis. Ils avaient fait une bonne chasse depuis. Beaucoup de bisons femelles avaient été tués, les femmes avaient pu confectionner de nouvelles tentes et faire sécher une quantité de viande qui leur permettrait de passer plusieurs lunes. Baguette-de-crin-noir avait joué un rôle important, il avait donc été invité dans toutes les tentes. Il avait mangé dans chacune pour ne blesser personne. Son ventre était tendu comme un tambour et les Indiens continuaient de lui apporter des petits bols remplis à ras bord, pour le plaisir de le voir secouer la tête en tapant sur sa ceinture où pendait le scalp de Piquet-de-tente et l&rsquo;archet d&rsquo;Arcadia auquel il devait son nom.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas banal pour un auteur française de plonger ses lecteurs dans une ambiance western ! Au final, on y croit et on suit les personnages jusqu&rsquo;au bout. A dévorer cet été ! </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Faillir être flingué&nbsp;&raquo;, de Céline Minard, Rivages, 20€.</strong></em></p>
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		<title>Road-movie à la française avec Oster</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Oct 2011 12:29:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Christian Oster est un drôle de type. Au fil de ses livres, il nous raconte des histoires de rien. Impossible pourtant de lâcher le livre avant la fin. L&#8217;ancien auteur récurrent des Editions de Minuit, passé aujourd&#8217;hui aux Editions de l&#8217;Olivier réussit à nouveau l&#8217;exercice avec son dernier roman, &#160;&#187; Rouler&#160;&#187;. Cette fois, le héros, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782879297774.jpg" rel="lightbox[392]" title="9782879297774"><img class="alignleft size-medium wp-image-395 colorbox-392" style="margin: 10px;" title="9782879297774" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782879297774-204x300.jpg" alt="" width="122" height="180" /></a>Christian Oster est un drôle de type. Au fil de ses livres, il nous raconte des histoires de rien. Impossible pourtant de lâcher le livre avant la fin. L&rsquo;ancien auteur récurrent des Editions de Minuit, passé aujourd&rsquo;hui aux Editions de l&rsquo;Olivier réussit à nouveau l&rsquo;exercice avec son dernier roman, &nbsp;&raquo; Rouler&nbsp;&raquo;. Cette fois, le héros, – dont on apprend le prénom, Jean, qu&rsquo;au beau milieu du livre –, part. Prend la route. La première phrase du roman est claire. Limpide.</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; J&rsquo;ai pris le volant un jour d&rsquo;été, à treize heures trente, j&rsquo;avais une bonne voiture et assez d&rsquo;essence. &laquo;&nbsp;</em> Tout est dit. Ou justement pas. Pourquoi cet homme, père d&rsquo;un fils adulte, quitte-t-il subitement Paris pour le Sud. Dans sa ligne de mire, Marseille. Sans raison. Alors il roule. Rencontre des gens, s&rsquo;interroge sur sa vie mais ne se retourne pas.</p>
<p>Page 65 :<em> &nbsp;&raquo; Vous allez où finalement ? a-t-elle dit soudain. Qu&rsquo;est-ce que vous faites ? Je ne sais pas, ai-je répondu immédiatement, je roule comme ça, je me déplace, je n&rsquo;ai pas a priori. Pour l&rsquo;instant, je vous l&rsquo;ai dit, je me dirige vers Mende. Je n&rsquo;avais pas envie de lui dire que j&rsquo;allais à Marseille, comme, je m&rsquo;en rendais compte, je l&rsquo;avais finalement décidé. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1411520_PhoDoc5_p-19991105-00KGG5_0KSJE7VX.jpg" rel="lightbox[392]" title="1411520_PhoDoc5_p-19991105-00KGG5_0KSJE7VX"><img class="alignleft size-medium wp-image-398 colorbox-392" style="margin: 10px;" title="1411520_PhoDoc5_p-19991105-00KGG5_0KSJE7VX" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1411520_PhoDoc5_p-19991105-00KGG5_0KSJE7VX-218x300.jpg" alt="" width="131" height="180" /></a>Jeunes autostoppeurs impudiques ; Claire, jeune femme déprimée qui quitte son mari ; un ancien camarade de classe Fred Malebranche qui tient des chambres d&rsquo;hôtes, André et les autres clients de chez Fred&#8230; Autant de personnages que Jean rencontre, fuit, écoute, aide, déteste&#8230; Les situations sont parfois cocasses mais ici, pas de renversement de situation ou de rythme extravagant. On suite les nationales, les routes départementales tandis que le personnage poursuit sa quête. Ou sa fuite. Tout juste apprend-on que la femme qui l&rsquo;a quitté vient de mourir. Rien d&rsquo;autre. Pas question pourtant qu&rsquo;il nous laisse sur le bord de la route !</p>
<p>Page 85, Jean retrouve Fred Malebranche par le plus grand des hasards :<em> &nbsp;&raquo; [&#8230;] il resurgissait de façon obscène, avec tout ce passé sur la figure. Or je voulais être seul, avec du temps devant moi et le moins possible derrière. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>Page 96, notre héros est à nouveau confronté à ses difficultés. Celles d&rsquo;avancer.<em> &nbsp;&raquo; Alors comme ça, a-t-elle dit, vous vous êtes perdu ? J&rsquo;ai eu l&rsquo;impression de revivre la scène de l&rsquo;avant-veille, chez Paul et Claire, j&rsquo;ai pensé que je n&rsquo;arrêtais pas de m&rsquo;exposer à la faim et de me perdre, que ça voulait sûrement dire quelque chose et que ça m&rsquo;était égal&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Avec André Ségustat, Jean trouve à qui parler. Sans cependant aborder les sujets. Mais une entente s&rsquo;installe. Protectrice. Jusqu&rsquo;à la fin, Jean tente de trouver des solutions à sa situation. Mais ses certitudes s&rsquo;effondrent. Faut-il rester seul et reprendre la route ? Rester avec les autres clients de Fred ? A quoi bon ?</p>
<p>Page 153 :<em> &nbsp;&raquo; En même temps, je trouvais contraignant de partir le lendemain en minicar avec tout le monde. Je ne voulais pas, en attendant d&rsquo;arriver à Marseille, avoir à me supporter au-delà du nécessaire. J&rsquo;étais davantage disposé à m&rsquo;ennuyer. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>Je ne vous raconte pas la fin. Comme souvent dans les livres de Christian Oster, elle tient à un détail. Un regard partagé, un sourire.  Et comme toujours dans les romans d&rsquo;Oster, on se laisse prendre à la petite musique de ses mots. Douce, réaliste et fine.</p>
<p><em><strong>&nbsp;&raquo; Rouler &nbsp;&raquo; de Christian Oster, Editions de l&rsquo;Olivier, 176 pages, 15€.</strong></em></p>
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