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	<title>Quatrième de couv &#187; Olivier Adam</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>La loi de Murphy, version XXL</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Sep 2019 08:43:26 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Olivier Adam est de retour ! J&#8217;avais découvert ses personnages à travers le roman &#171;&#160;Les lisières&#160;&#187;, dont j&#8217;avais particulièrement apprécié la vision de la France des périphéries. J&#8217;avais voulu prolonger avec &#171;&#160;Peine perdue&#160;&#187;, que j&#8217;avais trouvé moins percutant. Puis avec &#171;&#160;La renverse&#160;&#187;, qui nous rappelait qu&#8217;en politique comme ailleurs, la chute peut être [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #ffcc00">Rentrée littéraire</span></h4>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM4.jpg" rel="lightbox[4797]"><img class="alignleft wp-image-4800 size-medium colorbox-4797" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM4-197x300.jpg" alt="OLIVIER ADAM" width="197" height="300" /></a><strong>Olivier Adam</strong> est de retour ! J&rsquo;avais découvert ses personnages à travers le roman <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/">&laquo;&nbsp;Les lisières&nbsp;&raquo;</a></strong>, dont j&rsquo;avais particulièrement apprécié la vision de la France des périphéries. J&rsquo;avais voulu prolonger avec <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/02/a-ceux-qui-surnagent/">&laquo;&nbsp;Peine perdue&nbsp;&raquo;</a></strong>, que j&rsquo;avais trouvé moins percutant. Puis avec <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/03/survivre-a-la-terrible-deflagration/">&laquo;&nbsp;La renverse&nbsp;&raquo;</a></strong>, qui nous rappelait qu&rsquo;en politique comme ailleurs, la chute peut être terrible, irrémédiable. Tragique même.</p>
<p>Bref, j&rsquo;ai replongé. Pour le meilleur ou pour le pire ? Allez savoir. Dans ce nouveau roman, <strong>Olivier Adam</strong> convoque à nouveau son avatar, <strong>Paul.</strong> <strong>Steiner</strong> ou <strong>Lerner</strong> au fil des romans dans lesquels il nous donnent des nouvelles de sa vie, de ses amours… et de ses emmerdes.</p>
<p>Ses emmerdes, justement. A 45 ans, elles voyagent visiblement en escadrille dans la vie de notre auteur qui, faute de succès littéraire donc d&rsquo;argent, retourne vivre en Ille-et-Vilaine, département qu&rsquo;il avait quitté avec femme et enfants pour s&rsquo;installer à Paris. Dans ce roman, où <strong>Olivier Adam</strong> nous promène entre fiction et autobiographie, nous rencontrons un <strong>Paul</strong> un peu éteint, qui n’a pas réellement digéré ses années de déveine.</p>
<p>Journaliste dans un hebdomadaire, il tente de s’adapter à son nouveau statut. Un peu dépassé par son environnement. Le plus proche. Il apprend que, <strong>Sarah</strong>, sa compagne lui ment depuis des mois sur son emploi du temps, qu’elle le trompe avec une femme ; que sa fille aînée, <strong>Manon</strong>, s’enfonce dans les mensonges jusqu’à se rendre malade. Seul <strong>Clément</strong> s’en sort. Entre surf et parties de foot via un ordinateur…</p>
<p>Alors que le centre d’hébergement de migrants dans lequel <strong>Sarah,</strong> sa compagne, est pris pour cible par des racistes, Paul est « approché » par <strong>Claire</strong>, qui se présente comme sa demi-sœur. L’est-elle vraiment ? <strong>Manon</strong>, elle, sera « enlevée » par <strong>Franck,</strong> policier… et mari de<strong> Lise</strong>, la maitresse de <strong>Sarah</strong>. Vous suivez toujours ?</p>
<p>Au fil des pages, le roman se transforme en tourbillon. Tout s’enchaîne. Trop ? Allez savoir. Personnellement, je le trouve &laquo;&nbsp;too much&nbsp;&raquo;, mais les réalisateurs devraient se régaler de ces intrigues enchêvetrées.</p>
<p>Un nouveau &laquo;&nbsp;livre-bilan&nbsp;&raquo; pour<strong> Olivier Adam</strong> qui comme dans <strong>&laquo;&nbsp;Falaises&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Des vents contraires&nbsp;&raquo;</strong>, ou <strong>&laquo;&nbsp;Lisières&nbsp;&raquo;</strong> en profite pour faire le point, et aborder aussi ce qui meut notre société. Entre accueil des migrants et défense de l&rsquo;environnement.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 40 :</strong><em>« Eric lui serra la main tandis que son chien tirait sur sa laisse, ne voyant pas en quoi un type dans son genre pouvait justifier qu’on interrompe sa promenade. Paul n’était pas loin de penser la même chose. Du reste il n’aurait pas été contre l’idée d’ignorer Eric, depuis plusieurs années déjà, et jusqu’à nouvel ordre. Cela faisait bientôt vingt ans qu’ils se croisaient. Ils avaient publié leurs premiers romans à la même époque. Ceux de Meyerowitz avaient connu un succès tardif mais depuis quelques années il tenait sa revanche et ne quittait plus les cimes des classements des meilleures ventes. »</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 84 :</strong><em>« Il passa la journée en compagnie d’un fantôme. Celui d’un ami. Celui d’un frère. Qu’il avait, comme tous ceux qu’il avait eus, dans des circonstances nébuleuses. A quoi pouvait bien tenir cette manie de couper les ponts, cette disposition au saccage, auxquelles seule Sarah avait échappé jusqu’ici ? Oui, longtemps, Aurélien avait été un frère pour lui. Comme l’avait été Damien à l’adolescence (une fois entré à l’université Paul ne lui avait subitement plus donné la moindre nouvelle, pas plus qu’aux amis qui gravitaient autour d’eux à l’époque, il avait littéralement disparu de leurs vies. Comme l’avait été son frère aîné, jusqu’à ce qu’au prétexte d’une prétendue incompatibilité politique, culturelle, au cours d’il ne savait plus quelle engueulade, Paul l’éjecte de sa vie. »</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 344 :</strong><em>« Il leur fallait prendre un peu de distance, se disait-il, se sauver, dans les deux sens du terme. C’était chez lui un vieux réflexe. Quand les choses s’enlisaient, il fallait partir. Pas toujours pour de bon. Mais au moins pour quelques jours. La fuite lui avait toujours paru une stratégie préférable à toute autre. Depuis qu’ils se connaissaient, Sarah et lui, ils n’avaient cessé de jouer à cache-cache avec le malheur, la dépression, l’usure, l’ennui, les échecs, quittant Paris pour la Bretagne, puis la Bretagne pour Paris, et Paris pour la Bretagne, par un curieux mouvement de balancier, d’allers-retours qui ne menait à rien et finissait par leur coller la nausée. Peut-être fallait-il en finir avec tout ça. Ne plus revenir sur leurs pas. Repartir de zéro. S’inventer d’autres racines, d’autres attaches. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Une partie de badminton&nbsp;&raquo;, Olivier Adam, Flammarion, 21€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Plus de petite musique chez Olivier Adam ?</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/03/12/plus-de-petite-musique-chez-olivier-adam/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/03/12/plus-de-petite-musique-chez-olivier-adam/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Mar 2018 08:15:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Olivier Adam, je l&#8217;attendais. Sûrement un peu trop. Son nouveau roman &#171;&#160;Chanson de la ville silencieuse&#160;&#187;, n&#8217;est, à mon avis, pas à la hauteur de &#171;&#160;Les Lisières&#160;&#187;, formidable livre grâce auquel je l&#8217;avais découvert il y a plusieurs années ( à lire ici). Avaient suivis &#171;&#160;Peine perdue&#160;&#187; et &#171;&#160;La renverse&#160;&#187;. Je vous raconte [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-chanson-de-la-ville-silencieuse.jpg" rel="lightbox[4196]"><img class="alignleft size-full wp-image-4197 colorbox-4196" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-chanson-de-la-ville-silencieuse.jpg" alt="zoom-chanson-de-la-ville-silencieuse" width="380" height="591" /></a><strong>Olivier Adam</strong>, je l&rsquo;attendais. Sûrement un peu trop. Son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Chanson de la ville silencieuse&nbsp;&raquo;</strong>, n&rsquo;est, à mon avis, pas à la hauteur de <strong>&laquo;&nbsp;Les Lisières&nbsp;&raquo;</strong>, formidable livre grâce auquel je l&rsquo;avais découvert il y a plusieurs années ( à lire <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/"><strong>ici</strong>)</a>. Avaient suivis <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/02/a-ceux-qui-surnagent/">&laquo;&nbsp;Peine perdue&nbsp;&raquo;</a></strong> et<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/03/survivre-a-la-terrible-deflagration/"> &laquo;&nbsp;La renverse&nbsp;&raquo;</a>.</strong></p>
<p>Je vous raconte quand même. Chez <strong>Olivier Adam</strong>, quadra inspiré depuis une bonne quinzaine d&rsquo;années, il y a des thématiques récurrentes : les douleurs familiales, le manque, l&rsquo;absence, la fuite également.</p>
<p>Cette fois, la toile de fond nous parle d&rsquo;un homme, <strong>Antoine Schaeffer</strong>, qui après une carrière nationale et internationale, une stature d&rsquo;icône, a décidé de déserter. De prendre la tangente. Quinze ans déjà qu&rsquo;il ne parle plus aux journalistes, qu&rsquo;il ne sort plus de disque.</p>
<p>Donné pour mort alors que sa voiture vient d&rsquo;être retrouvée, il aurait cependant été aperçu dans les rues sinueuses et étroites de Lisbonne, où il pousserait la chansonnette avec sa guitare. Est-ce lui ? Pour sa fille, éditrice installée à Paris, il est temps d&rsquo;aller  voir. De comprendre et, peut-être de pardonner.</p>
<p>C&rsquo;est elle qui nous parle. A la première personne. C&rsquo;est donc cette jeune femme un peu effacée ( elle n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs pas de prénom dans le roman), trop ballottée dans son enfance entre un père toujours entre deux excès et une mère incapable d&rsquo;amour, qui nous parle d&rsquo;elle et de son père.</p>
<p>Dommage que le tempo ne soit pas le bon. Dommage que les répétitions nous enferment dans une histoire qui a, je trouve, du mal à toucher.</p>
<p>Bref, une lecture monotone. Sans surprise. Pas même celle du style.</p>
<p>Pas de petite musique cette fois&#8230;</p>
<p>Dommage.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un extrait de l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;La grande librairie&nbsp;&raquo;:</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/SNYuPtBQEVk?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 70 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai jamais pu saisir mon père. Moi pas plus que quiconque. Je lui ai connu mille visages. Parfois, dans la même année, le même mois, la même semaine, vous n&rsquo;aviez pas affaire au même homme. Tourmenté ou serein. Jouisseur ou ascète. Zen ou déglingué. Au fond du trou ou exalté. Mondain ou solitaire. Bavard ou muet. Noceur ou paysan. Mystique ou cynique. Dandy magnétique, semi-clochard céleste, rockeur inflammable, rongé d&rsquo;alcool. [&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 133 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Les premiers temps ses parents ont l&rsquo;air impressionnés de m&rsquo;avoir sous leur toit. Prennent mes silences et ma discrétion pour du mépris. Elle est pas un peu bêcheuse ta copine ? Je ne le suis pourtant pas, je crois. C&rsquo;est juste que j&rsquo;observe, ébahie. Ces mots, ces gestes, ces façons d&rsquo;être. Des parents. Des enfants. Des frères et soeurs. Leur manière de parler, de se mouvoir, d&rsquo;occuper le temps. Les repas en famille. Les chicaneries. Les moments complices. Le quotidien partagé. Les courses au supermarché. Les jeux de société. La musique reléguée à l&rsquo;accessoire, au décoratif, au superflu. Je lui envie tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 178 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je suis la fille d&rsquo;un père sans sépulture, sans cendres à disperser. Celle qui croit voir un fantôme sur une photo floue. Celle dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l&rsquo;Alfama. Qui guette un chanteur errant, une étoile dépouillée d&rsquo;elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. Sa maison, son compte en banque, ses amis, sa fille. Sa vie elle-même. Qui se serait défait d&rsquo;une peau ancienne, réincarné en mendiant, en musicien vagabond. Un homme qui aurait choisi la dernière adresse de son grand amour. Pour lui chanter à elle, partout éparpillées dans l&rsquo;air, les chansons qu&rsquo;il lui dédie.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Chanson de la ville silencieuse&nbsp;&raquo;, Olivier Adam, Flammarion, 19€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Survivre à la terrible déflagration&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/03/survivre-a-la-terrible-deflagration/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2016 08:16:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Olivier Adam est de retour ! Deux ans après &#171;&#160;Peine perdue&#160;&#187; dont vous trouverez ma critique ici et quatre ans après &#171;&#160;Les lisières&#160;&#187;, formidable roman sur les classes moyennes grâce auquel j&#8217;avais découvert cet auteur quadragénaire désormais installé du côté de Saint-Malo ( à découvrir là ), il revient dans les piles de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span> </strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENVERSE-OK.jpg" rel="lightbox[3444]"><img class="alignleft size-full wp-image-3447 colorbox-3444" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENVERSE-OK.jpg" alt="RENVERSE OK" width="193" height="300" /></a></p>
<p><strong>Olivier Adam</strong> est de retour ! Deux ans après <strong>&laquo;&nbsp;Peine perdue</strong>&nbsp;&raquo; dont vous trouverez ma critique <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/02/a-ceux-qui-surnagent/">ici </a></strong>et quatre ans après <strong>&laquo;&nbsp;Les lisières&nbsp;&raquo;</strong>, formidable roman sur les classes moyennes grâce auquel j&rsquo;avais découvert cet auteur quadragénaire désormais installé du côté de Saint-Malo ( à découvrir <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/">là</a> </strong>), il revient dans les piles de romans de la rentrée littéraire de l&rsquo;hiver avec <strong>&laquo;&nbsp;La renverse&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>La renverse ? C&rsquo;est cette période, de durée variable, séparant deux phases de marées (montante ou descendante) durant laquelle le courant devient nul. La renverse, cette situation d&rsquo;étal, c&rsquo;est ce que vivra Antoine des années durant. Pour oublier. Pour ne plus penser.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous plonge dans la rubrique faits divers de notre histoire contemporaine française. Au fil des pages, on reconnait, en filigrane, plusieurs élus, parfois de haut rang, qui se sont illustrés dans des affaires sordides. Dans le désordre, <strong>Georges Tron</strong>, <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong>, <strong>Patrick Balkany</strong> ou encore <strong>Jérôme Cahuzac. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3444"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire, c&rsquo;est donc celle d&rsquo;<strong>Antoine</strong>, le narrateur. On le trouve en Bretagne, employé dans une librairie. Là, il vit une histoire avec <strong>Chloé.</strong> Une histoire dans laquelle il ne s&rsquo;investit pas. Et plus il y a l&rsquo;annonce. Celle de la mort de <strong>Jean-François Laborde</strong>. Ministre éphémère, il a été, des mandats durant, le sénateur-maire de la ville dans laquelle<strong> Antoine</strong> a grandi, en région parisienne. Il vient de mourir dans un accident de voiture. D&rsquo;un coup, une énorme vague submerge le jeune adulte. Et pour cause.</p>
<div id="attachment_3449" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM3.jpg" rel="lightbox[3444]"><img class="wp-image-3449 size-full colorbox-3444" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM3.jpg" alt="OLIVIER ADAM" width="300" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Olivier Adam</p></div>
<p>Dix ans plus tôt, l&rsquo;homme était éclaboussé par un scandale politico-sexuel. Sordide. Antoine s&rsquo;en souvient. Sa mère, <strong>Cécile Brunet</strong>, était la maîtresse de <strong>Laborde</strong>. Sa complice aussi, diront les victimes. L&rsquo;enquête conclut finalement à un non-lieu. Mais à quel prix ? Deux familles détruites, des gamins livrés à eux-mêmes et une rumeur qui n&rsquo;en finit pas d&rsquo;enfler.</p>
<p>Alors <strong>Antoine,</strong> le lycéen inspiré, fuit. Son frère, ses parents, sa ville, sa vie. Finit par s&rsquo;en aller avec <strong>Laetitia</strong>, la fille de <strong>Laborde</strong>. Sans chercher à comprendre. Sans vouloir savoir vraiment ce qui est faux, ce qui est vrai.</p>
<p>Par flash-backs, il raconte les affres du pouvoir et la déflagration provoquée par le fait divers : le calvaire des enfants, l&rsquo;impossibilité pour les victimes, des petites gens, à pouvoir être entendues, le traumatisme toujours vivace même dix ans après. A-t-il été à la hauteur ? A-t-il réagi comme il aurait fallu ou s&rsquo;est-il dérobé ? Sa mémoire, elle, reste sélective&#8230;</p>
<p><strong>J&rsquo;ai retrouvé avec plaisir le style d&rsquo;Olivier Adam sur un sujet effectivement jamais abordé, celui des victimes collatérales à tout scandale. L&rsquo;occasion aussi de plonger dans les descriptions toujours justes de l&rsquo;auteur, des abords, des lisières de nos décors contemporains. Un bon moment de lecture.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 37 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Ecrivant cela j mesure d&rsquo;ailleurs combine déjà, avant même la renverse, nous nous parlions pue, en dehors des aspects pratiques de la vie que nous menions côte à côte. Je mesure combine sous ses abords banals nous formions une famille singulière, désertée par la joie, plombée par l&rsquo;esprit de sérieux, glacée par une tristesse diffuse, indéfinissable, figés dans une réserve et une pudeur maladives, qui interdisaient toute étreinte, toute confidence, toute tendresse manifeste, toute intimité réelle. De toute façon, tout allait de soi à mes yeux. Comme tout va toujours de soi pour les enfants. Le lieux dans lesquels ils vivent. Le couple que forment leurs parents. Rien ne leur paraît vraiment étrange ni déplacé , ni simplement questionnable. Evidemment aujourd&rsquo;hui, je ne peut m&rsquo;empêcher de penser que quelque chose clochait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 124-125 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] L&rsquo;affaire elle-même était loin, tout le monde avait été blanchi, Laborde avait été réélu et ma mère virée de ses listes, on disait partout qu&rsquo;il l&rsquo;avait répudiée, que sa femme l&rsquo;avait exigé et je savais que c&rsquo;était vrai. Tout cela était enterré mais Camille en avait conscience, nous n&rsquo;en aurions jamais vraiment terminé. Le suel moyen d&rsquo;en finir était de couper le lien, nous l&rsquo;avions fait et de devions sous aucun prétexte revenir en arrière. Nos parents étaient des dingues, notre mère avait du sang sur les mains. Notre mère était une folle détraquée et narcissique, qui ne faisait même pas pitié. Son cynisme et son égocentrisme maladifs interdisaient qu&rsquo;elle puisse nous en inspirer une once. Camille savait cela aussi bien que moi, j&rsquo;ignorais comment mais il en savait autant, quand je croyais lui apprendre quelque chose que je tenais de Laetitia, il le savait déjà. Il disait : mais toi, t&rsquo;étais jamais là. Avant mon départ pour Bordeaux t&rsquo;étais jamais là. Toujours fourré chez Nicolas, enfermé dans ta chambre. Tu évitais les dîners, les soirées, mais moi&#8230; Moi, j&rsquo;ai tout pris de face. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 189 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le suicide de Celia B. ne changea rien. Une fois le non-lieu prononcé, pour ce que j&rsquo;en sais, à M. tout reprit son cours tranquille. A quelques détails près. Laborde n&rsquo;était plus ministre délégué et la configuration politique était sur le point de basculer. Personne au gouvernement ne songea à le réintégrer. Il allait devoir patienter avant de regagner sa place, ça prendrait des années, et il n&rsquo;en semblait plus si loin quand l&rsquo;accident qui avait provoqué sa mort s&rsquo;était produit. Il avait certes perdu son siège de sénateur dans l&rsquo;histoire, mais les prochaines élections qui s&rsquo;annonçaient se profilaient avantageusement le concernant : la nouvelle majorité avait déçu et une alternance s&rsquo;annonçait, dont il serait l&rsquo;un des bénéficiaires. En attendant, un peu moins d&rsquo;un an après la clôture de l&rsquo;instruction, il fut réélu triomphalement à la mairie de M., à la tête d&rsquo;une liste où ne figurait pas ma mère.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La renverse&nbsp;&raquo;, Olivier Adam, Flammarion, 19€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>A ceux qui surnagent&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/02/a-ceux-qui-surnagent/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/02/a-ceux-qui-surnagent/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2014 11:34:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<category><![CDATA[tempête]]></category>
		<category><![CDATA[vies entremêlées]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; A l&#8217;heure de la rentrée, on évoque souvent celle de la société, du climat social. On prend la température. En général, elle n&#8217;est jamais favorable. Annonce des lendemains qui déchantent, des grèves et des contestations tous azimuts. Avec son nouveau roman, Olivier Adam poursuit son travail de décryptage des classes moyennes et basses, de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PEINE-PERDUE.jpg" rel="lightbox[2629]"><img class="alignleft  wp-image-2631 colorbox-2629" style="margin: 10px" alt="PEINE PERDUE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PEINE-PERDUE.jpg" width="404" height="614" /></a>A l&rsquo;heure de la rentrée, on évoque souvent celle de la société, du climat social. On prend la température. En général, elle n&rsquo;est jamais favorable. Annonce des lendemains qui déchantent, des grèves et des contestations tous azimuts. Avec son nouveau roman, <strong>Olivier Adam</strong> poursuit son travail de décryptage des classes moyennes et basses, de cet entre-deux qui ne s&rsquo;en sort plus. De ces hommes et ces femmes dont la paupérisation est enclenchée. La France de la débrouille.</p>
<p>Un thème récurrent pour l&rsquo;auteur dont j&rsquo;avais découvert l&rsquo;univers avec son précédent roman, <strong>&laquo;&nbsp;Les lisières&nbsp;&raquo;</strong>, terrible radioscopie d&rsquo;une France en panne. Vous retrouvez mon post <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/">ici</a>.</strong></p>
<p>Dans <strong>&laquo;&nbsp;Peine perdue&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Olivier Adam</strong> nous raconte une histoire à travers celles de 22 personnages. Au départ, il y a <strong>Antoine</strong>. Un trentenaire un peu perdu, un peu violent, toujours triste d&rsquo;avoir perdu sa mère, séparé de la mère de son fils <strong>Nino</strong>.  Dilettante, c&rsquo;est cependant le leader de l&rsquo;équipe de foot de cette cité balnéaire du sud de la France. Une équipe de CFA qui doit disputer les quarts de finale de la Coupe de France contre Nantes&#8230; Mais sans <strong>Antoine</strong>. Lors du précédent match, il a donné un coup de boule à l&rsquo;un de ses adversaires. Le lendemain, il est frappé de coups de batte de baseball, par deux hommes. Il est laissé pour mort devant l&rsquo;hôpital. Finira par sortir du coma alors que tout le littoral panse les plaies d&rsquo;une terrible tempête.</p>
<p><span id="more-2629"></span></p>
<p>Qui a fait le coup ? Pourquoi ? Au fil des pages, l&rsquo;histoire se dessine. Plus cruelle et abjecte qu&rsquo;on pouvait le penser. Les personnages liés de près ou de loin à <strong>Antoine</strong> font le point. Sur leur vie. Sur ce qu&rsquo;elle aurait pu être.  Il y a <strong>Marion</strong>, la mère de <strong>Nino</strong>, en ménage avec un nouveau compagnon. <strong>Paul et Hélène,</strong> retraités fatigués qui ont décidé d&rsquo;en finir en profitant de la tempête ; <strong>Léa</strong>, jeune femme perdue, en déshérence qui ne se remet pas de la mort de son petit ami drogué ; <strong>Serge</strong> ; <strong>Anouck</strong> ;  <strong>Eric</strong> ; <strong>Clémence ; </strong>le sale<strong> Perez </strong>; <strong>Louise</strong>, la soeur d&rsquo;<strong>Antoine</strong>&#8230; mais aussi<strong> Grindel</strong>, l&rsquo;inspecteur de police un peu débordé par les événements, l&rsquo;équipe de foot en partance pour le stade de la Beaujoire et <strong>Jeff</strong>, le meilleur ami d&rsquo;Antoine qui ne dit pas toute la vérité. Loin de là.</p>
<p>Un tableau assez sombre et déprimant d&rsquo;une population qui tente de garder la tête hors de l&rsquo;eau.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 55-56 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et quand Nino se met à lui raconter ses histoires de gosse, un de ses rêves, ou ce qu&rsquo;il a fait avec un de ses copains ou ce qu&rsquo;il a mangé à la cantine, il ne parvient jamais à fixer son esprit, à s&rsquo;y intéresser vraiment. C&rsquo;est plus fort que lui. Il n&rsquo;y peut rien. Parfois il se dit que ça sera différent quand il s&rsquo;agira de son gosse à lui. Même s&rsquo;il n&rsquo;est pas certain d&rsquo;en avoir un un jour. En tout cas avec Marion. Bien sûr elle le rend dingue, mais il n&rsquo;est pas certain que ce soit réciproque. Ou si ça l&rsquo;est l&rsquo;intensité n&rsquo;est pas la même. Elle lui répond toujours qu&rsquo;il ne devrait pas se poser ce genre de question, qu&rsquo;elle est bien avec lui, qu&rsquo;il est solide et responsable, qu&rsquo;elle se sent protégée, que c&rsquo;est ça dont elle a besoin. Si quelqu&rsquo;un sait ce que ça a à voir avec l&rsquo;amour qu&rsquo;il vienne l&rsquo;éclairer parce que pour lui on en est à des millions de kilomètres. Souvent il se dit qu&rsquo;à ses côtés elle se repose, elle récupère. Et qu&rsquo;un jour elle repartira au feu. Il ne peut pas s&rsquo;empêcher de penser que pour elle il est juste une parenthèse. Et qu&rsquo;il faudra bien qu&rsquo;il s&rsquo;en contente.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 78-79 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A l&rsquo;école, ils étaient tous à la ramasse mais personne n&rsquo;avait l&rsquo;air d&rsquo;y voir un problème. Ni eux ni les parents. Qui y étaient à peine allés et pensaient qu&rsquo;on avait besoin de ça pour s&rsquo;en sortir, considéraient tout ce qui suivait le lycée d&rsquo;un mauvais oeil. Un truc pour les autres. Quels autres ? Même les profs semblaient trouver ça inévitable. Les notes pourries. Les orientations à la con. Si elle réfléchit bien elle ne connaît personne de ce temps-là qui ait même songé un jour à être un bon élève, à faire des études, à quitter le coin pour Paris ou ailleurs. Un bon salaire, un job haut de gamme, une autre vie. A part Antoine à cause du foot. Tout le monde y croyait. Tout le monde pensait qu&rsquo;il deviendrait le prochain Zidane. Mais il faut croire que tout le monde se faisait des idées. Parce que aucun club ne l&rsquo;a jamais approché. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 261 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Quant à son frère il ne fallait pas compter sur lui pour prendre la relève et accomplir le vieux rêve paternel. Le sport ce n&rsquo;est pas son genre. Il a pris ça en grippe très tôt. Une sorte de rejet. Mais ça se comprend au fond, quand tu grandis dans une famille où il n&rsquo;y a que ça qui compte. Soit tu y adhères, soit tu le vomis. Lui il était plutôt dans les bouquins. Il est prof aujourd&rsquo;hui. Et ni Florian ni les parents ne l&rsquo;ont vu depuis des années. Il ne sait même pas comment ça a démarré. Personne ne se souvient des motifs de la brouille. De l&rsquo;engueulade définitive. Sûrement une conversation politique qui a mal tourné. Parce que faut l&rsquo;avouer, le père, il est comme tous les vieux d&rsquo;ici. Toujours à râler sur les Arabes. Et l&rsquo;Etat. Et les impôts. Et les politiques en général. Le vrai facho de comptoir basique comme on en ramasse à la pelle.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Ils auront beau essayer, tenter des changements, il est des destins qui ne se transforment pas sous l&rsquo;impulsion d&rsquo;une baguette de fée. C&rsquo;est peine perdue ! Olivier Adam a le talent pour faire parler ces oubliés, ces laissés-pour-compte. Le procédé des chapitres par personnages a fini par me lasser (un peu). La fin du roman offre un rebondissement qui, malheureusement, ne permet pas d&rsquo;espérer d&rsquo;éclaircies avant un bon moment dans ce ciel chahuté. Même au bord de la Méditerranée.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Peine perdue&nbsp;&raquo;, Olivier Adam, Flammarion, 21,50€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>Olivier Adam ou l&#8217;art d&#8217;ausculter à la périphérie</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 06:50:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[classes moyennes]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[fuite]]></category>
		<category><![CDATA[Les Lisières]]></category>
		<category><![CDATA[milieu social]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Adam]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[ruptures]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[trouver sa place]]></category>
		<category><![CDATA[V.]]></category>

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		<description><![CDATA[ Olivier Adam aura été le grand perdant des prix littéraires de cette année 2012 ! Annoncé dans la première sélection pour le prix Goncourt puis dans  plusieurs autres &#171;&#160;short-lists&#160;&#187;, il n&#8217;a finalement rien gagné. Qu&#8217;importe. L&#8217;auteur remporte les suffrages du public dans les librairies avec son dixième roman,  &#171;&#160;Les Lisières&#160;&#187;. Un long roman au fil [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Olivier Adam</strong> aura été le grand perdant des prix littéraires de cette année 2012 ! Annoncé dans la première sélection pour le prix Goncourt puis dans  plusieurs autres &laquo;&nbsp;short-lists&nbsp;&raquo;, il n&rsquo;a finalement rien gagné. Qu&rsquo;importe. L&rsquo;auteur remporte les suffrages du public dans les librairies avec son dixième roman,  <strong>&laquo;&nbsp;Les Lisières&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Un long roman au fil duquel une question se pose :<strong> Que devient-on pour le monde dont on est issu quand on le quitte ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM2.jpg" rel="lightbox[1340]" title="OLIVIER ADAM"><img class="alignleft  wp-image-1348 colorbox-1340" style="margin: 10px;" title="OLIVIER ADAM" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM2-300x133.jpg" alt="" width="240" height="106" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Olivier Adam</strong> a 38 ans. Il a grandi en région parisienne et vit actuellement en Bretagne, à Saint-Malo.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Son premier roman, <strong>&laquo;&nbsp;Je vais bien, ne t&rsquo;en fais pas&nbsp;&raquo;</strong> a été adapté pour le cinéma par<strong> Philippe Lioret</strong> (pour qui il a également signé le scénario de <strong>&laquo;&nbsp;Welcome&nbsp;&raquo;</strong>), tout comme <strong>&laquo;&nbsp;Poids léger&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Des vents contraires&nbsp;&raquo;</strong> (adapté par <strong>Jalil Lespert</strong>).  <strong></strong></p>
<p><strong>Olivier Adam</strong> est également l&rsquo;auteur de<strong> &laquo;&nbsp;Passer l&rsquo;hiver&nbsp;&raquo;</strong> (Goncourt de la nouvelle en 2004), <strong>&laquo;&nbsp;A l&rsquo;abri de rien&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Des vents contraires&nbsp;&raquo;</strong> et plus récemment <strong>&laquo;&nbsp;Le Coeur régulier&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><span id="more-1340"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LISIERES.jpg" rel="lightbox[1340]" title="LISIERES"><img class="alignleft  wp-image-1350 colorbox-1340" style="margin: 10px;" title="LISIERES" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LISIERES-197x300.jpg" alt="" width="118" height="180" /></a> Dans ce nouveau roman, Olivier Adam nous parle d&rsquo;un autre lui. Un écrivain, <strong>Paul Steiner</strong>. Il a quitté sa banlieue, puis Paris avant de s&rsquo;installer à Saint-Malo. Là, il écrit, mais essaye surtout de se battre contre ses démons. Contre la Maladie, un mélange de folie et de dépression.</p>
<p><strong>Sarah</strong>, sa femme, l&rsquo;a quitté. Il a deux enfants, <strong>Manon et Clément</strong>. Entre névroses et alcool, il doit se rendre à V. , la ville où vivent toujours ses parents, en grande banlieue parisienne. La santé de sa mère vacille.</p>
<p>Pendant l&rsquo; hospitalisation de cette dernière, il passe une semaine avec son père. Vingt ans qu&rsquo;il n&rsquo;a pas passé un peu de temps là où il a grandi. De quoi plonger dans les souvenirs. De quoi marcher dans les pas d&rsquo;autrefois. Un peu contraint et forcé. Il retrouve d&rsquo;anciens camarades de lycée. Se plonge dans leurs quotidiens. Lui, a tout fait pour quitter cet univers qu&rsquo;il a toujours considéré comme étriqué.</p>
<p>Alors <strong>Paul Steiner</strong> nous parle. Beaucoup. Il raconte son histoire mais aussi celle des classes moyennes françaises. Celles qui vivent souvent à la périphérie, à la lisière des choses. Que ce soit géographiquement ou socialement. Ses parents se sont battus, en s&rsquo;oubliant eux-mêmes pour l&rsquo;avenir des deux frères. L&rsquo;aîné est vétérinaire, le second, écrivain. Ils ont réussi. Ont quitté cette banlieue et leur vie d&rsquo;avant.</p>
<p>Comme <strong>Annie Ernaux – </strong>auteure chérie par Quatrième de Couv – <strong>Olivier Adam</strong> connait ces <strong>sentiments paradoxaux</strong> entre la <strong>fidelité à son milieu d&rsquo;origine</strong> et le fait de s&rsquo;en être extrait, de l&rsquo;avoir voulu de toutes ses forces, mais de <strong>ne pas se sentir non plus à sa place dans un autre milieu</strong> qui pourtant, vous accueille de bon coeur. Pas simple, donc !</p>
<p><strong>Il s&rsquo;en explique dans l&rsquo;émission La Grande librairie, ici avec François Busnel.</strong></p>
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=Irtv_Vmx0qw">http://www.youtube.com/watch?v=Irtv_Vmx0qw</a>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 35 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Depuis combien de temps n&rsquo;avais-je pas passé plus de trois ou quatre heures là-bas ? Quand nous venions, une fois par an, nous déjeunions puis laissions les enfants pour filer vers Paris rejoindre les amis que nous avions abandonnés en nous installant en Bretagne. Ou bien j&rsquo;avais mille rendez-vous, éditeurs, journalistes, réalisateurs de cinéma. [&#8230;] Sitôt un pied dans la maison j&rsquo;étouffais, je cherchais le moindre prétexte pour sortir. J&rsquo;avais l&rsquo;impression confuse que le passé allait me sauter la gorge, me mettre les menottes et m&rsquo;enfermer là pour toujours.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 325</strong> : <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il martelait que mes livres lui avaient fait du mal, beaucoup de mal. Non pas parce que j&rsquo;en étais l&rsquo;auteur mais du fait même de leur contenu. Mes livres et ceux de mes confrères n&rsquo;aidaient nullement les gens, au contraire, ils enfonçaient les plus fragiles, les plus inaptes, ils les confortaient dans leurs humeurs les plus noires, leur maintenaient la tête sous l&rsquo;eau, dans l&rsquo;étang poisseux de la dépression, la vase verdâtre de la mélancolie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 349</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Mon père ne m&rsquo;avait jamais aimé. Voilà ce qui me sautait soudain au visage, et cette révélation avait la force de l&rsquo;évidence, la texture inquestionnable d&rsquo;une lapalissade. Mon père ne m&rsquo;a jamais aimé. Voilà ce que j&rsquo;aurais dû dire à ce psy d&rsquo;opérette, pensais-je, avant de lui parler des bordures géographiques et sociales, et sans doute étaient-ce les mêmes, où j&rsquo;avais grandi. Mon père ne m&rsquo;a jamais aimé. Et j&rsquo;ai perdu mon frère au moment de naître au monde. Tout est là. Voilà à quoi je pensais en faisant de nouveau le trajet qui devait me mener des finistères où je vivais aux banlieues où j&rsquo;avais grandi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="color: #0000ff; text-decoration: underline;">Mon avis</span></strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Tourments et désenchantements. Deux mots qui résument assez bien ce volumineux roman. Ceux d&rsquo;une génération, d&rsquo;une classe sociale qui croyait pouvoir faire mieux ou qui en a rêvé avant de se fondre dans le moule. Olivier Adam va au bout des choses quitte à faire mal à ceux qu&rsquo;il aime. Qu&rsquo;importe. Lui-même ne s&rsquo;est pas ménagé dans ce roman.  Il plonge le lecteur dans ses souvenirs, dans son présent. Les longueurs, les redites sont nombreuses – pour tout vous dire, je trouve ce roman un peu trop bavard à mon goût ( longueurs et redites) – mais le fond est riche et nous oblige à regarder ce que nous sommes devenus. Malgré nos contradictions. Bien vu !</span></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Olivier Adam, &laquo;&nbsp;Les Lisières&nbsp;&raquo;, Flammarion, 21 euros.</strong></em></p>
</blockquote>
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