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	<title>Quatrième de couv &#187; mission</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Courage, fuyons&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 30 May 2017 05:16:00 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Une cadence. Christian Oster la tient. Allure régulière pour l&#8217;ancien auteur des Editions de Minuit passé aux Editions de l&#8217;Olivier. Ce dernier nous revient avec &#171;&#160;La vie automatique&#160;&#187;. Roman après roman, Quatrième de couv le suit. Ici, &#171;&#160;En ville&#160;&#187;, là, &#171;&#160;Rouler&#160;&#187;et encore &#171;&#160;Le coeur du problème&#160;&#187;. Bref, Christian Oster fait partie de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-AUTOMATIQUE.jpg" rel="lightbox[3927]"><img class="alignleft wp-image-3929 size-medium colorbox-3927" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-AUTOMATIQUE-204x300.jpg" alt="VIE AUTOMATIQUE" width="204" height="300" /></a><span style="color: #ff0000"><strong>Rentrée littéraire</strong> </span></p>
<p>Une cadence.<strong> Christian Oster</strong> la tient. Allure régulière pour l&rsquo;ancien auteur des<strong> Editions de Minui</strong>t passé aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong>. Ce dernier nous revient avec <strong>&laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Roman après roman, Quatrième de couv le suit. Ici, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/">&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</a></strong>, là, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/22/road-movie-a-la-francaise-avec-oster/">&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</a></strong>et encore <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/08/un-cadavre-bien-embarassant/">&laquo;&nbsp;Le coeur du problème&nbsp;&raquo;</a></strong>.</p>
<p>Bref, <strong>Christian Oster</strong> fait partie de la maison ! Avec <strong>&laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;</strong>, nous entraîne dans la vie de <strong>Jean Euguerrand</strong>. Une vie qui va subitement échapper à ce dernier. Acteur de série B, Jean vit désormais seul. Un accident domestique provoque l&rsquo;incendie de sa maison.</p>
<p>Plutôt que d&rsquo;appeler les pompiers, <strong>Jean</strong> fait sa valise et s&rsquo;en va. Monte à Paris où il doit tourner quelques jours plus tard. Il s&rsquo;invente une nouvelle vie. S&rsquo;enferme dans la fiction, celle-là même qui le fait vivre depuis des décennies. Et se laisse porter par les rencontres qu&rsquo;il fait. Résigné.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3927"></span></p>
<p>Il rencontre <strong>France Rivière</strong>, une actrice toujours célèbre qui l&rsquo;installe chez lui. Loin de sa vie, il prend le fils de cette dernière sous son aile.<strong> Charles</strong> sort d&rsquo;un séjour en hôpital psychiatrique. <strong>Jean</strong> s&rsquo;accroche à ses pas.</p>
<p>Une fois encore, <strong>Christian Oster</strong> a l&rsquo;art de la loufoquerie, manie l&rsquo;absurde avec brio pour nous rappeler que tout ne tient souvent qu&rsquo;à un fil. Une écriture fluide&#8230; comme une petite musique. Un rendez-vous.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai ouvert la penderie. Comme j&rsquo;étais déjà habillé, je me suis contenté de regarder mes affaires. Une étagère, trois cintres, c&rsquo;était tout moi. J&rsquo;ai refermé. Je suis sorti m&rsquo;acheter un carnet à spirale, je me suis installé dans un café et j&rsquo;ai fait mes comptes. Je me suis octroyé une semaine à l&rsquo;hôtel. Au-delà, financièrement, je prenais des risques. Je ne dis pas que je n&rsquo;aurais pas pu vendre la maison. J&rsquo;aurais pu. Je ne dis pas que je n&rsquo;avais pas tout détruit, en me laissant très peu de chances. J&rsquo;avais tout détruit, en me laissant très peu de chances. Je ne dis pas non plus que je n&rsquo;avais pas voulu me faire du mal. Et me détruire moi. Mais je m&rsquo;étais fait aussi beaucoup de bien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 51-52 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans la chambre, tout était calciné. C&rsquo;était comme d&rsquo;entrer dans la vie et d&rsquo;en considérer l&rsquo;achèvement ou, au choix, la finition. Au plafond, par une trouée près d&rsquo;un mur contre quoi le feu avait laissé comme la trace d&rsquo;un ancien conduit de cheminée, on avait vue sur les combles. Evidemment, tout était à peu près noir ou gris et, quand je suis passé dans la bibliothèque, j&rsquo;ai vu qu&rsquo;elle avait formé une sorte d&rsquo;effondrement feuilleté, dont les aspérités rappelaient une sédimentation schisteuse. Au mieux, si je prenais du recul, les lieux évoquaient une façon de vaste et hâtif traitement au fusain, avec ça et là des îlots aquarellés dans des teintes douces. Le mobilier, où se distinguaient des parties saines, avec cessé de souffrir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 119-120 :</strong><em>&laquo;&nbsp;France invitait maintenant des gens, qu&rsquo;ils fussent ou non du métier. Ceux-là ne me connaissaient généralement pas comme acteur, ce qui ne m&rsquo;affectait guère mais me déstabilisait, car autant je me projetais mal dans le temps et dans l&rsquo;amorce de mon identité nouvelles, autant revenir à l&rsquo;image que je m&rsquo;étais forgée d&rsquo;acteur absolument obscur me renvoyait en arrière, fût-ce de quelques jours, et ça ne me convenait pas, je ne supportais plus de me retourner sur rien, je refusais que le passé même récent vînt s&rsquo;agglomérer à l&rsquo;ancien dans la même boule de hantise, chaque jour qui passait, donc, basculant aussitôt dans un oubli d&rsquo;où je faisais en sorte qu&rsquo;il ne ressortît pas en le maintenant sous l&rsquo;eau comme une tête. Il ne me restait donc, faute de voir vers l&rsquo;avant, que la consommation hébétée du présent.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;, Christian Oster, les Editions de l&rsquo;Olivier, 16,50€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Entre Paris et Roissy, vouloir tout foutre en l&#8217;air</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2016 07:09:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Poursuivons notre plongée dans les titres de la rentrée littéraire. Loin des choix prémâchés et des incontournables que l&#8217;on peut facilement contourner (pour peu qu&#8217;on décide de ne pas se laisser guider par les critiques et le mainstream), voici un roman profondément ancré dans notre époque, dans nos questionnements. Avec &#171;&#160;Police&#160;&#187;, Hugo Boris [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/POLICE-COUV.jpg" rel="lightbox[3724]"><img class="alignleft size-full wp-image-3728 colorbox-3724" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/POLICE-COUV.jpg" alt="POLICE COUV" width="195" height="308" /></a> Poursuivons notre plongée dans les titres de la rentrée littéraire. Loin des choix prémâchés et des incontournables que l&rsquo;on peut facilement contourner (pour peu qu&rsquo;on décide de ne pas se laisser guider par les critiques et le mainstream), voici un roman profondément ancré dans notre époque, dans nos questionnements.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Police&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Hugo Boris – </strong>un auteur que je ne connaissais<strong> –</strong> signe après <strong>&laquo;&nbsp;Le baiser sur la nuque&nbsp;&raquo;,</strong> <strong>&laquo;&nbsp;La délégation norvégienne&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai pas dansé depuis longtemps&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Trois grands fauves&nbsp;&raquo;</strong>, un cinquième roman puissant, rythmé, haletant.</p>
<p>Une nuit d&rsquo;été, caniculaire, un équipage de police secours doit remplir une mission inhabituelle : conduire <strong>Asomidin Tohirov</strong>,  un jeune Tadjik, à l&rsquo;aéroport, afin condamné  à mort dans son pays.  <strong><em>&nbsp;&raquo; Ce dernier a dénoncé des enlèvements de travailleurs au Tadjikistan, des pratiques de travail forcé sur des chantiers de construction en Russie. Il en a d&rsquo;abord été victime. Il s&rsquo;est fait enlever, on l&rsquo;a envoyé travailler sur des chantiers, mais il a réussi à s&rsquo;évader, à rentrer&nbsp;&raquo;</em> </strong>(page 45).</p>
<p>Le temps du trajet, <strong>Virginie</strong>, <strong>Aristide</strong> et <strong>Erik</strong>, trois policiers en tenue habitués à toutes sortes de missions bien différentes de celle-ci, vont devoir faire un choix.</p>
<p>De quoi faire exploser leurs certitudes. Leur rapport à l&rsquo;autorité, à la liberté. A la mort. Dans l&rsquo;habitacle, dans ce huis clos, des destins se jouent.</p>
<p><span id="more-3724"></span></p>
<p><strong>Virginie</strong>, mariée et maman, vit une histoire adultérine avec <strong>Aristide</strong> dont elle enceinte, elle doit d&rsquo;ailleurs avorter le lendemain ; <strong>Aristide</strong>, grande gueule, se rend compte de l&rsquo;inanité de sa vie ; <strong>Erik,</strong> lui, le plus gradé, le plus âgé, comprend  qu&rsquo;il a beaucoup trop donné à son travail pour ne pas le regretter aujourd&rsquo;hui. Et lui aussi se met à douter du bien-fondé de cette mission.</p>
<p>Emprisonnés dans leurs propres questionnements, le temps d&rsquo;un trajet de Paris à Roissy dans une voiture de police qui fixe le huis-clos, ils se retrouvent face à un dilemme. Doivent-ils obéir ?</p>
<p>Loin des interrogations de la police judiciaire par exemple, voilà une tranche de vie trop peu décrite et écrite dans la littérature contemporaine. Les gardiens de la paix se décrivent souvent comme des &laquo;&nbsp;couteaux suisses&nbsp;&raquo;, confrontés à tout ce que la société peut avoir de moins ragoûtant.</p>
<p>Et nous, qu&rsquo;aurions-nous fait dans cette même voiture ?</p>
<p><strong>Hugo Boris parle ici de la manière dont il a construit son roman, dès 2010</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 59-60 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Passe encore d&rsquo;être des tâcherons aux mille besognes qu&rsquo;on appelle au bout du bout quand l&rsquo;école n&rsquo;y arrive plus, que les assistantes sociales baissent les bras, que les gardiens d&rsquo;immeuble pètent les plombs. Passe d&rsquo;être les couteaux suisses de l&rsquo;ordre républicain, de supporter la hiérarchie et ses chefaillons en tous genres quand la tâche n&rsquo;est rien de moins que de labourer la mer. Passe de ne pas chanter en travaillant, de se prendre de plein fouet, sans filtre, tous les problèmes dans lesquels se débat ce pauvre monde, d&rsquo;essuyer des jets de petits pois congelés, d&rsquo;oeufs pourris, de piles électriques, de boules de pétanque. Passe les travaux de peinture d&rsquo;un commissariat à l&rsquo;autre, passe d&rsquo;avoir honte de son métier, passe de le cacher ) ses voisins et aux parents de la crèche. Mais ce soir, c&rsquo;est trop pour elle. Cette nuit, dans ce véhicule, à hauteur de Nogent-sur-Marne, la situation n&rsquo;est pas franche. La mort s&rsquo;est assise entre eux dans cette voiture. La mort avec fouet à chiens. La mort qui pue.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 112-113 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] En service, il n&rsquo;était déjà plus étanche d&rsquo;une intervention à l&rsquo;autre, désormais incapable de remettre les compteurs à zéro. Après trois heures d&rsquo;insultes, il ne savait plus écouter patiemment la vieille dame suivante sans lui faire payer les injures dont elle ignorait tout. Après l&rsquo;interpellation d&rsquo;un mari violent qui frappait sa femme devant ses gosses, recueillir sans trembler une plainte pour vol d&rsquo;enjoliveurs. Il avait quinze ans de fond. Quinze ans qu&rsquo;il enterrait ses désirs, que la vie lui passait à côté. Quinze ans qu&rsquo;il préparait vaguement sa mutation, son retour en Bretagne, épuisé comme une sentinelle qu&rsquo;on a oublié de relever. Il s&rsquo;était laissé mécaniser, abîmer par le métier, ne donnait plus aux gens que de la technique. Il commençait à tirer sur la bête. Au point que ses cheveux avaient blanchi précocement. Il n&rsquo;avait plus de couleur à la bouche. Quand il regardait maintenant son visage dans la glace, ses cicatrices d&rsquo;acné mal soignées, il voyait un homme triste.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 125 -126 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Virginie risque un oeil pour vérifier encore. Leur prisonnier est debout devant la portière, à l&rsquo;endroit exact où elle l&rsquo;a laissé, tétanisé devant le mur serré des arbres. Pourquoi laisse-t-il échapper une si belle occasion ? Ça n&rsquo;a pas de sens. Ce ne sont pas les troncs sombrement dressés, les taillis griffus qui l&rsquo;arrêtent. Elle admet à contrecoeur ce que son intelligence refuse de voir depuis tout à l&rsquo;heure. Son regard, cet effroi qu&rsquo;elle a senti au fond de sa poitrine quand elle lui a fait vider la voiture&#8230; La police qui te libère, après qu&nbsp;&raquo;on a décidé de te renvoyer dans ton pays, alors qu&rsquo;on n&rsquo;a pas cru à ton histoire, ça n&rsquo;existe pas dans son champ des possibles. Virginie lui a ouvert la porte pour mieux le perdre. Ils vont l&rsquo;abattre d&rsquo;une balle dans la nuque. Ils cherchent un prétexte, ont été mandatés pour une opération de basse police. Il suppure de peur, certain qu&rsquo;ils l&rsquo;ont conduit jusqu&rsquo;ici pour une corvée de bois.S&rsquo;il s&rsquo;élance entre les arbres, ils vont lui éclater le crâne à coups de crosse et l&rsquo;enterrer sur place. Voilà ce qu&rsquo;il se dit, enfermé dans son silence. Il ne se doute pas qu&rsquo;ils tentent de l&rsquo;aider. Il ne peut pas deviner que la police tadjike et la police française ne sont pas la même cantine&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Police&nbsp;&raquo;, de Hugo Boris, Grasset, 17,50€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Des services très très spéciaux&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/28/des-services-tres-tres-speciaux/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Mar 2016 07:56:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire A chaque rentrée littéraire, c&#8217;est la même histoire : trop de livres et pas assez de temps ! Alors je me concentre sur les premiers romans et sur les auteurs qui me sont chers. Sans oublier quelques découvertes grâce à d&#8217;autres lecteurs, la chronique d&#8217;un journaliste, etc. Avec Jean Echenoz, c&#8217;est autre chose. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span> </strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/v_9782707329226.jpg" rel="lightbox[3483]"><img class="alignleft size-full wp-image-3484 colorbox-3483" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/v_9782707329226.jpg" alt="v_9782707329226" width="180" height="246" /></a> A chaque rentrée littéraire, c&rsquo;est la même histoire : trop de livres et pas assez de temps ! Alors je me concentre sur les premiers romans et sur les auteurs qui me sont chers. Sans oublier quelques découvertes grâce à d&rsquo;autres lecteurs, la chronique d&rsquo;un journaliste, etc.</p>
<p>Avec <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Echenoz"><strong>Jean Echenoz</strong></a>, c&rsquo;est autre chose. Des années, et même des décennies que je suis cet auteur. Pas de manière aveugle et inconditionnelle non, mais avec une attention tout particulière.</p>
<p>Sur <strong>Quatrième de couv</strong>, c&rsquo;est un écrivain dont je parle régulièrement et que j&rsquo;ai lu beaucoup (douze romans lus sur dix-sept écrits, c&rsquo;est plus que de l&rsquo;admiration, non ? )  Vous trouverez la critique de <strong>&laquo;&nbsp;14&nbsp;&raquo;</strong>, <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/22/la-grande-guerre-en-accelere-par-jean-echenoz/">ici</a>.</p>
<p>Cette fois, l&rsquo;auteur, lauréat du <strong>prix Médicis</strong> pour <strong>&laquo;&nbsp;Cherokee&nbsp;&raquo;</strong> en 1983 et du <strong>prix Goncourt</strong> pour <strong>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;en vais&nbsp;&raquo;</strong>, en 1999 revient avec un quinzième roman foutraque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3483"></span></p>
<div id="attachment_3494" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/jean_echenoz.jpg" rel="lightbox[3483]"><img class="wp-image-3494 size-medium colorbox-3483" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/jean_echenoz-300x150.jpg" alt="jean_echenoz" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Roland Allard</p></div>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouveau roman ? Elle est assez spéciale&#8230; Imaginez <strong>Constance</strong>, une jolie trentenaire qui n&rsquo;a pas besoin de travailler. Ancienne chanteuse d&rsquo;un tube international, elle décide de vendre son appartement&#8230; quand elle est enlevée après avoir visité un cimetière.</p>
<p>Une cible des services secrets français (incarnés par le<strong> général Bourgeaud</strong> et le beau <strong>Victor</strong>) qui, après des mois passés loin de son environnement ( dans la Creuse, elle est surveillée par <strong>Jean-Pierre</strong> et <strong>Christian</strong>) va avoir pour mission de se rapprocher (de très près) d&rsquo;un dignitaire du pouvoir nord-coréen, admirateur absolu de son fameux tube <strong>&laquo;&nbsp;Excessif&nbsp;&raquo;</strong>. Derrière cette machine à cash, <strong>Lou Tausk</strong>, auteur compositeur et mari de <strong>Constance.</strong> Mais un mari volage, totalement détaché et en perte d&rsquo;inspiration.Tout comme son parolier <strong>Pélestor</strong>, dépressif et coincé en hiver.</p>
<p>Il y a aussi <strong>Hubert</strong>, le frère de <strong>Lou Tausk</strong> (qui est un pseudo, vous l&rsquo;aurez deviné !), avocat trop riche pour être tout à fait honnête.  Et aussi <strong>Hyacinthe</strong>, conducteur de métro mais aussi réparateur en tout genre chez <strong>Tausk</strong> avant de devenir chauffeur de taxi et qui a aussi un rôle à jouer dans toute cette affaire.</p>
<p>Reste q<strong>ue Lou Tausk</strong> a d&rsquo;autres soucis en tête que la disparition de sa femme. <strong>Clément Pognel</strong> vient de réapparaître dans sa vie&#8230; et compte tenu du contentieux qui existe entre les deux hommes, cela ne pas va très bien se passer. C&rsquo;est dit !</p>
<p>Ajoutez à cela une histoire de petit doigt coupé, celle d&rsquo;une coiffeuse trop bavarde et d&rsquo;une Corée du Nord définitivement pas drôle et vous obtenez un roman de genre, loufoque, truffé de personnages secondaires et de petites histoires qui, en réalité, expliquent tout le reste. Ou pas.</p>
<p>Un roman dans lequel les kilomètres défilent. On parcourt Paris en tout sens, puis on sillonne la Creuse afin de se retrouver dans la jungle nord-coréenne. Si, si.</p>
<p>Un roman drôle et rocambolesque qui apostrophe régulièrement le lecteur. Pour vérifier s&rsquo;il suit toujours, allez savoir ?</p>
<p>Chez <strong>Jean Echenoz</strong>, la littérature est toujours une mécanique bien huilée, de haute précision. La preuve encore avec cette <strong>&laquo;&nbsp;Envoyée spéciale&nbsp;&raquo; </strong>dont l&rsquo;univers pourrait nous rappeler celui des opus de OSS 117. Décalé. On y trouve aussi, un peu l&rsquo;esprit de la nouvelle série présentée l&rsquo;automne dernier sur Arte <strong><a href="http://television.telerama.fr/television/au-service-de-la-france-dezingue-les-annees-de-gaulle,132895.php">&laquo;&nbsp;Au service de la France&nbsp;&raquo;</a></strong>.</p>
<p>Bref, la géopolitique prend une tout autre dimension&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 17 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Chemisier bleu tendu, pantalon skinny anthracite, souliers plats, coupe à la Louise Brooks et courbes à la Michèle Mercier – ce qui n&rsquo;a pas l&rsquo;air d&rsquo;aller très bien ensemble mais si, ça colle tout à fait. Trente quatre-ans, peu active et peu diplômée – à peine capacitaire en droit –, épouse d&rsquo;un homme dont les affaires marchent ou du moins ont marché, mais c&rsquo;est la vie avec cet homme qui ne marche qu&rsquo;à moitié : vie matérielle facile, vie matrimoniale pas. Velléités de divorce, perspectives d&rsquo;arrangements, brouilles suivies de compromis, tout dépend des jours. C&rsquo;est à ce fil qu&rsquo;elle partage son existence entre le domicile conjugal, quoique de moins en moins souvent, et l&rsquo;appartement qu&rsquo;elle vient d&rsquo;envisager de vendre, en attendant de voir. Cette brève fiche signalétique établie, Constance a tourné le dos à son reflet, s&rsquo;est éloignée de l&rsquo;agence et depuis la rue Greuze, à pied, en direction de son bien rare et calme, c&rsquo;est un trajet de six à huit minutes en longeant le cimetière de Passy.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 146 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Souvent, de leur vivant, les gens nous exaspèrent et l&rsquo;on voit, à leur mort, l&rsquo;étendue des dégâts  : c&rsquo;est ce qui s&rsquo;est passé pour Tausk après le suicide de son parolier. Pélestor n&rsquo;était pas sans défauts mais, s&rsquo;il forgeait d&rsquo;imparables formules moulées en peau de serpent sur une ligne de basse, aussitôt gravées dans la mémoire commune, il pouvait aussi suggérer sur cette mélodie même des nuances orchestrales ou rythmiques que son compositeur n&rsquo;aurait pas imaginées. Il n&rsquo;était pas le premier venu.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 297 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Plusieurs mois vont à nouveau s&rsquo;écouler. Ignorant encore l&rsquo;échec de la défection programmée de Gang Un-ok, c&rsquo;est le coeur léger que le général Bourgeaud se sera mis à la tâche. Il disposera d&rsquo;un peu de temps pour mettre au point l&rsquo;opération au Zimbabwe, ses contacts sur place ayant besoin d&rsquo;un délai avant de baliser le terrain.<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sur plusieurs points de logistique, cependant, la présence de Paul Objat va lui manquer : toujours aucune nouvelle. Il n&rsquo;en sait pas plus que nous sur lui à ceci près que nous autres, un peu mieux informés, avons vu Objat disparaître avec Constance.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Envoyée spéciale&nbsp;&raquo;, Jean Echenoz, Editions de Minuit, 18,50€</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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