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	<title>Quatrième de couv &#187; migrants</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Entre deux langues, trouver sa voix</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2022 08:02:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été 2022 Une histoire. Insolite et sensible. Une histoire de prénom et d&#8217;identité. Une histoire d&#8217;histoires. Celle  de Polina Panassenko que l&#8217;on devine en filigrane. Née à Moscou, la jeune femme est auteure, traductrice et comédienne. Il y a 7 ans, elle avait publié une enquête. Elle signe avec Tenir sa langue son premier roman. Que nous [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire été 2022</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TENIR-SA-LANGUE.jpg" rel="lightbox[6079]"><img class="alignleft wp-image-6078 size-medium colorbox-6079" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TENIR-SA-LANGUE-215x300.jpg" alt="TENIR SA LANGUE" width="215" height="300" /></a>Une histoire. Insolite et sensible. Une histoire de prénom et d&rsquo;identité. Une histoire d&rsquo;histoires. Celle  de <strong>Polina Panassenko</strong> que l&rsquo;on devine en filigrane.</p>
<p>Née à Moscou, la jeune femme est auteure, traductrice et comédienne. Il y a 7 ans, elle avait publié une enquête. Elle signe avec <strong><em>Tenir sa langue</em></strong> son premier roman.</p>
<p>Que nous dit la quatrième de couverture ?</p>
<p>&nbsp;&raquo; Ce que je veux moi, c&rsquo;est porter le prénom que j&rsquo;ai reçu à la naissance. Sans le cacher, sans le maquiller, sans le modifier. Sans en avoir peur. &nbsp;&raquo;</p>
<p>Un peu plus d&rsquo;un an après la disparition de l&rsquo;URSS, <strong>Polina</strong>, sa soeur et ses parents ont rejoint la France. Et Saint-Etienne. Elle devient <strong>Pauline</strong>. Pour mieux s&rsquo;intégrer. Deux prénoms pour deux vies qui se chevauchent, qui se répondent. Jusqu&rsquo;au jour où la jeune femme décide de récupérer son prénom de naissance, au tribunal alors qu&rsquo;elle doit renouveler son passeport. Pas si simple. Elle doit justifier du bien-fondé de sa démarche. Adolescente, elle avait mis au point un &laquo;&nbsp;Code personnel d&rsquo;honneur patriotique&nbsp;&raquo;, pour ne rien perdre de ses racines russes puisque sa mère y tenait tant. En classe de 4e, <strong>Polina</strong> est naturalisée de fait, puisque son père l&rsquo;est au préalable.</p>
<p>Ce premier roman est construit autour d&rsquo;une vie entre deux langues et deux pays. D&rsquo;un côté, la Russie de l&rsquo;enfance, celle de la datcha, de l&rsquo;appartement communautaire où les générations se mélangent, celle des grands-parents inoubliables et de<strong> Tiotia Nina</strong>. De l&rsquo;autre, la France, celle de la <i>materneltchik</i>, des mots qu&rsquo;il faut conquérir et des Minikeums. La maladie de sa mère aussi, les questions restées sans réponse.</p>
<p>Un premier roman drôle et tendre à la fois.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 69 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans la salle éblouissante, les choses empirent de jour en jour. A l&rsquo;instant où la sirène retentit, je ferme la bouche jusqu&rsquo;à ce que ma mère arrive. Deux de mes voisins de table ont fini par comprendre qu&rsquo;ils avaient carte blanche. Quoi qu&rsquo;ils fassent, quoi qu&rsquo;ils me fassent, je ne pourrai jamais faire usage de sons à leur encontre. L&rsquo;immense femme-adulte ne me sera d&rsquo;aucun secours. Impunité totale. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;immense femme-adulte informe ma mère de mon mutisme. On me parle encore et encore de la langue qu&rsquo;il me manque. La langue du français. C&rsquo;est pour elle que je dois y aller. Je dois retourner à la </em>materneltchik<em> pour qu&rsquo;elle me pousse. Tu la chanteras comme un oiseau, tu verras. Tchik-tchirik, fait le moineau.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 107-108 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Ma mère aussi veille sur mon russe comme sur le dernier oeuf du coucou migrateur. Ma langue est son nid. Ma bouche, la cavité qui l&rsquo;abrite. Plusieurs fois par semaine, ma mère m&rsquo;amène de nouveaux mots, vérifié l&rsquo;état de ceux qui sont déjà là, s&rsquo;assure qu&rsquo;on n&rsquo;en perd pas en route. Elle surveille l&rsquo;équilibre de la population globale. Le flux migratoire : les entrées et sorties des mots russes et français. Gardienne d&rsquo;un vaste territoire dont le frontières sont en pourparlers Russe. Français. Russe. Français Sentinelle de la langue, elle veille au poste-frontière. Pas de mélange. Elle traque les fugitifs français hébergés dans mon russe.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 122 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je suis la seule de ma famille à avoir perdu l&rsquo;accent russe. La paroi entre le français et le russe est devenue étanche. Plus rien ne filtre au travers. On m&rsquo;a dit C&rsquo;est dingue ça, on n&rsquo;entend rien du tout, non mais c&rsquo;est vrai, c&rsquo;est vrai, pas un pète de quelque chose. L&rsquo;accent c&rsquo;est quelque chose. Rien du tout c&rsquo;est ce qu&rsquo;il m&rsquo;en reste. Ce sont les oreilles des autres qui actent la rupture, s&rsquo;étonnent qu&rsquo;il ne soit plus là. </em>Tu as un français impeccable.<em> Impeccable. Une cuisine bien lavée. Pas de pelures coincées dans le trou de l&rsquo;évier. Pas de taches sur la nappe. Même pas une miette accrochée à l&rsquo;éponge. Mais si mon français est impeccable, le français de ma mère, il est quoi ? Et celui de mon père ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;accent c&rsquo;est ma langue maternelle.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>Tenir sa langue, Polina Panassenko, Editions de l&rsquo;Olivier, 18€</em></strong></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Vie et rebonds d&#8217;une &#171;&#160;passagère&#160;&#187;&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/08/17/vie-et-rebonds-dune-passagere/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Aug 2022 07:54:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été 2022 La rentrée littéraire approche ! A quoi ressemble-t-elle cette année ? Voici quelques chiffres évocateurs.  Comme nous l&#8217;explique Livres Hebdo, ce sont   490 romans qui vont paraître entre la mi-août et le mois d&#8217;octobre 2022 : le chiffre le plus bas depuis plus de 20 ans. Derrière cette baisse de 6% du nombre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire été 2022</span></strong></p>
<p>La rentrée littéraire approche ! A quoi ressemble-t-elle cette année ? Voici quelques chiffres évocateurs.  Comme nous l&rsquo;explique Livres Hebdo, ce sont   <strong>490 romans qui vont paraître entre la mi-août et le mois d&rsquo;octobre 2022</strong> : <strong>le chiffre le plus bas depuis plus de 20 ans</strong>. Derrière cette baisse de 6% du nombre de romans publiés par rapport à 2021 (521), Livres Hebdo voit plusieurs explications :  la pénurie de papier, mais aussi les incertitudes liées au rapprochement entre Editis et Hachette.</p>
<p>Parmi les 345 romans français publiés, on compte cette fois 90 premiers romans (soit une hausse de 21% par rapport à l&rsquo;année précédente). Quelques noms illuminent déjà ce nouveau rendez-vous littéraire : <strong>Virginie Despentes</strong> et son nouveau roman épistolaire, <strong>Amélie Nothomb</strong>,<strong> Olivier Adam</strong>, <strong>Gaëlle Josse</strong> ou encore <strong>Laurent Gaudé, l&rsquo;un de mes auteurs préférés</strong>. Au-delà de l&rsquo;Hexagone, ce sont notamment <strong>Toni Morrison</strong>, <strong>Russel Banks</strong> ou encore <strong>Jolie Otsuka</strong> qui publient un nouveau roman.</p>
<p>Cette fois encore, je partagerai avec vous mes découvertes et autres pépites à lire absolument. La première ? <strong><em>Stardust</em></strong> de <strong>Léonora Miano.</strong></p>
<p><span id="more-6055"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Stardust_4176.jpg" rel="lightbox[6055]"><img class="alignleft size-full wp-image-6058 colorbox-6055" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Stardust_4176.jpg" alt="CVT_Stardust_4176" width="250" height="379" /></a>Romancière, essayiste et dramaturge, <strong>Léonora Miano</strong>, quadragénaire, est née au Cameroun. Elle est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;auteure d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ouvrages. Une femme et une plume engagée que <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/hors-les-frontieres-leonora-miano-promene-sa-plume-politique">j&rsquo;avais interviewée durant l&rsquo;été 2017 </a></strong>alors qu&rsquo;elle vivait à Tours.</p>
<p>Dans <strong><em>Stardust</em></strong>, un roman qu&rsquo;elle avait écrit il y a vingt ans, elle revient sur les quelques mois passés dans un centre de réinsertion et d&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence du 19e arrondissement de Paris, rue de Crimée. Nous sommes en 1996. <strong>Louise</strong> et sa fille <strong>Bliss</strong>, ont échoué là. <strong>Louise</strong> n&rsquo;a plus de domicile et pas encore pu renouveler son titre de séjour. Elle a quitté le père de sa fille, parce qu&rsquo;il a menti, entre autres choses. La jeune mère d&rsquo;origine camerounaise raconté ce qu&rsquo;elle voit, ce qu&rsquo;elle vit, ce qu&rsquo;elle espère, ce qu&rsquo;elle attend. Et ce qu&rsquo;elle lit. La chance de <strong>Louise</strong>, ce sont les livres, ce sont ses études et ses aspirations.</p>
<p>Mais la réalité est rude. Au fil des pages, Louise met en exergue les images que toutes ces femmes migrantes se faisaient de la France&#8230; et la réalité qu&rsquo;elles vivent, mères seules et désoeuvrées.  <strong>Léonora Miano</strong>, même si elle ne parle pas d&rsquo;autobiographie, indique avoir mis de sa vie dans ce roman. Malgré les noms changés, malgré les omissions. La violence, elle, est palpable entre &laquo;&nbsp;les passagères&nbsp;&raquo;, ces femmes qui transitent par le centre. La colère aussi.</p>
<p>A la différence des autres femmes hébergées dans le centre, <strong>Louise</strong> s&rsquo;accroche à la littérature, à la poésie pour avancer et se défendre. Enfin intégrer une maison maternelle pour élever sa fille au mieux et pouvoir reprendre ses études. Elle pense beaucoup à sa grand-mère, Mbambe, qu&rsquo;elle interpelle régulièrement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Léonora Miano</strong> explique qu&rsquo;au-delà des événements qu&rsquo;il relate, Stardust évoque les raisons <em>&laquo;&nbsp;pour lesquelles je vécus si longtemps en France où j&rsquo;étais venue contre mon gré&nbsp;&raquo;. Et l&rsquo;autrice d&rsquo;évoquer encore &laquo;&nbsp;la rudesse des marges de la France&nbsp;&raquo; qui lui ont permis, en les fréquentant de connaître le plus intimement la France. A sa manière, Stardust évoque aussi l&rsquo;impossible appartenance au groupe, le recours impératif à la création littéraire, artistique, pour tenter d&rsquo;entrer en relation&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><!--more--></p>
<p>Un roman fort. Décapant. Qui vingt ans après son écriture nous rappelle que la situation n&rsquo;a pas évoluée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 96-97 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Louise sent lâcher ses nerfs. Le désespoir a la dent dure. Le carrefour est inaccessible, l&rsquo;aube hypothétique. Impossible de continuer à vivre sans rien décider. Elle aurait presque envie de faire des bêtises. N&rsquo;importe quoi. Un truc qui se serait imposé, comme ça. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle en a par-dessus la tête de cet agglomérat de femelles. Leurs conversations futiles. Leurs mesquineries. Leur souffrance. Leur inutilité. Leur lassitude. Ce qu&rsquo;elles lui disent d&rsquo;elle-même. Leurs addictions. Leurs défections. Leurs génuflexions devant des hommes qui n&rsquo;en valent pas la peine. Leur violence. Leur attentisme. Leur impuissance. Leurs sautes d&rsquo;humeur. Leur condition&#8230; Elle en a plus qu&rsquo;assez de les voir se ruer sur des vêtements chics que viennent jeter d&rsquo;autres femelles, nanties, pieuses et charitables, celles-là. Débordantes de cynisme, de mauvaise foi. Ras-le-bol des disputes. Des bagarres pour toutes sortes de déraisons. Des pets nocturnes. De l&rsquo;onanisme gémissant. Du mal à vivre. Des insomnies. Des dérèglements hormonaux. Tant de ressemblances insoupçonnées. Tant d&rsquo;inacceptables similitudes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 130 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Louise sait qu&rsquo;on la trouve agressive. Pas commode. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on dit des personnes franches. Celles qui refusent d&rsquo;avaler des couleuvres. Celles qui pensent, par exemple, que la fraternité n&rsquo;a rien à voir avec tous ces bons sentiments. Que connaître l&rsquo;autre, ce n&rsquo;est pas se fabriquer une image de lui. Celle que l&rsquo;on peut accepter. Celle qui n&rsquo;ébranlera pas le confort intérieur. Louise évite de donner une conférence sur ces sujets. Crimée n&rsquo;est pas en faveur de la liberté d&rsquo;expression. Le verbe y est traqué, analysé, consigné dans des dossiers. Rapport en est fait à Madame C., l&rsquo;invisible mais puissante directrice, qui saura le retenir contre celle qui l&rsquo;aura proféré.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 194-195 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mbambe&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je ne suis plus ta petite-fille. Plus maintenant. J&rsquo;aurais dû te le dire dès le début, mais je ne voulais pas en parler. Alors, j&rsquo;ai triché. Tu ignores que je fais presque la taille 52, que j&rsquo;ai perdu plusieurs dents. On aurait pu les soigner, mais je ne pouvais payer. On me les a arrachées. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai laissé trop de plumes dans mes mésaventures pour espérer t&rsquo;étreindre comme avant. Je ne rentrerai pas. Il sera trop tard pour cela, lorsque j&rsquo;aurai repris ce que la vie m&rsquo;a dérobé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je vais rester ici. Où j&rsquo;ai connu des femmes enceintes qui craignaient les enfants, ne supportaient pas leur présence, les suppliaient de rester dans leur ventre, de ne pas venir au monde. Où j&rsquo;ai vu mourir Véronique et Prudence, rencontré le fantôme de Virginie. Où mon nom ne signifie rien. Ici où je suis tombée, où je me relèverai.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Cela, je te le promets. Je marcherai debout. Et quand j&rsquo;aurai marché, je signalerai ma présence à chacun. Pour que tu ne m&rsquo;aies pas aimée en vain, rêvée en vain. Je ferai quelque chose. Et je serai libre.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><strong><em> Stardust, Léonora Miano, Grasset, 18,50€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Cora voulait seulement sortir de la spirale&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/03/cora-voulait-seulement-sortir-de-la-spirale/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2020 06:57:39 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le monde de l&#8217;entreprise n&#8217;est pas si souvent au coeur du roman, même contemporain. Ou surtout contemporain, serais-je tentée de dire. A quelques exceptions près parmi mes dernières lectures. Mais plus qu&#8217;un sujet, l&#8217;entreprise y sert de décor. Ce n&#8217;est pas le cas avec &#171;&#160;Cora dans la spirale&#160;&#187;. Cette fois, l&#8217;entreprise, en l&#8217;occurrence, une grosse compagnie [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CORA-OK.jpg" rel="lightbox[5163]"><img class="alignleft size-full wp-image-5165 colorbox-5163" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CORA-OK.jpg" alt="CORA OK" width="195" height="295" /></a></p>
<p>Le monde de l&rsquo;entreprise n&rsquo;est pas si souvent au coeur du roman, même contemporain. Ou surtout contemporain, serais-je tentée de dire. A quelques exceptions près parmi mes dernières lectures. Mais plus qu&rsquo;un sujet, l&rsquo;entreprise y sert de décor.</p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Ce n&rsquo;est pas le cas avec</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>&laquo;&nbsp;Cora dans la spirale&nbsp;&raquo;</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">. Cette fois, l&rsquo;entreprise, en l&rsquo;occurrence, une grosse compagnie d&rsquo;assurance, est l&rsquo;un des des sujets de l&rsquo;épais roman de </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Vincent Message</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">L&rsquo;autre sujet, c&rsquo;est </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cora</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, qui donne son titre au troisième roman de ce trentenaire inspiré, maître de conférences en littérature et création littéraire à Paris-VIII.</span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cora</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> est une jeune femme à qui tout pourrait sourire. Agée d&rsquo;une trentaine d&rsquo;années, elle travaille dans une compagnie d&rsquo;assurances. Un groupe amené à se transformer pour continuer (il vient d&rsquo;être racheté par plus grand que lui).</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"> </span></p>
<p><span style="color: #333333"> </span><span id="more-5163"></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Surtout, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cora</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> reprend le travail avec un congé maternité. Pas si simple pour celle qui se rêvait photographe et qui n&rsquo;a pas pu ( pas su) donner vie à son rêve. Pas si simple pour une jeune femme qui a besoin de sécurité.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Alors, au service marketing, elle tente de survivre, de garder la tête hors de l&rsquo;eau. Vite débordée cependant. Vite dépassée par ce qui se trame. Une rencontre avec l&rsquo;une des consultantes, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Delphine</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, va lui ouvrir les yeux. Sur la vie de l&rsquo;entreprise. Sur sa vie intime aussi. Une relation cachée qui finira va faire éclater les trop grandes différences que ces deux femmes avaient cru oublier sous le drap de leurs ébats.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Au fil des pages, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Vincent Message</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> sait, au mieux, décrire une ambiance sur un open-space, dans le bureau d&rsquo;un n+1, dans les couloirs où l&rsquo;on se croise et où on s&rsquo;épie aussi.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Il a collecté de la &laquo;&nbsp;matière&nbsp;&raquo; pendant dix ans, interrogeant patrons, salariés sur le monde de l&rsquo;entreprise. Comme ça. Pour savoir, pour comprendre. Pas pour juger.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Le lecteur suit ainsi l&rsquo;évolution des deux sujets du roman, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cora</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> d&rsquo;un côté et </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Borélia</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, de l&rsquo;autre. L&rsquo;une comme l&rsquo;autre vont devoir lutter. Et plonger. </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cora</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> va, chapitre après chapitre, donner de la force à son personnage. En s&rsquo;ouvrant. En allant à la rencontre des autres (des migrants en l&rsquo;occurrence) et donc d&rsquo;elle-même. Mais le management qu&rsquo;elle supporte la lamine. Physiquement, moralement. </span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Impossible pourtant de &laquo;&nbsp;divulgâcher&nbsp;&raquo; l&rsquo;énorme rebondissement de ce roman, acmé d&rsquo;une détresse qui n&rsquo;a pas été entendue. </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cora</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, elle, voulait seulement pouvoir sortir de la spirale&#8230;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Le narrateur, dont on découvre l&rsquo;identité à la fin du livre (non, je ne dirai rien ;-)), propose sur plus de 400 pages l&rsquo;équivalent d&rsquo;une enquête, fouillée jusque dans l&rsquo;intime. Il s&rsquo;est notamment appuyé sur les carnets, une trentaine, noircis par </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Cora</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> au fil des semaines et des mois. </span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"> </span></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 119 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il y a les regards que rien n&rsquo;arrête. Bien que les débutants et assistants côté couloir y soient plus exposés, un coup d&rsquo;oeil par-dessus l&rsquo;épaule suffit pour voir ce qui se passe côté vitres. Tout le monde s&rsquo;empresse d&rsquo;apprendre le raccourci-clavier qui permet de basculer de sa messagerie privée ou des diversions d&rsquo;internet au document sur lequel on travaille. Agathe Kerlann a une manière de ralentir le pas pour saluer chacun qui lui donne l&rsquo;air de faire sa ronde. Mais il n&rsquo;y a pas qu&rsquo;elle et pas que ça : on voit qui arrive quand et qui part quand, on pourrait s&rsquo;amuser à noter les temps de pause. Il se dessine, en fait, une hiérarchie des regards aussi peu étonnante que la hiérarchie des bureaux : les supérieurs ont l&rsquo;oeil sur leurs subordonnés, les subordonnés se contrôlent mutuellement. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 302 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Au 27e étage de la tour Galaxie s&rsquo;étend une région sans joie. Le printemps revient à tâtons mais le soleil ne s&rsquo;y lève plus. Elle n&rsquo;est plus là, Delphine, pour que Cora puisse contempler une beauté de l&rsquo;âge d&rsquo;or, pour éprouver à deux le plaisir de phosphorer sur des problèmes complexes et faire se bousculer des heures de la journée vers le point d&rsquo;orgue de leurs orgasmes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 403-404 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Et quant à lui, à Pierre&#8230;il aurait pu se rendre compte à quel point Cora était épuisée, annuler sa journée lyonnaise et déposer lui-même Manon. Même sans être exigeant, sans prétendre refaire l&rsquo;Histoire&#8230; Il aurait suffi de presque rien : que Cora trouve une place à l&rsquo;ombre pour se garer ; ou que la pluie qui a libéré le dimanche l&rsquo;atmosphère de son électricité arrive dès le vendredi&#8230; Il existe des mondes parallèles, pense Pierre, où certaines de ces conditions sont devenues des réalités, il suffirait de savoir  comment s&rsquo;y transporter à deux pour se retrouver de nouveau à trois. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Cora dans la spirale&nbsp;&raquo;, Vincent Message, Seuil, 21€. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Se soigner en réparant les autres ?</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/10/se-soigner-en-reparant-les-autres/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/10/se-soigner-en-reparant-les-autres/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 10 May 2020 09:17:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amoureux]]></category>
		<category><![CDATA[blessures intimes]]></category>
		<category><![CDATA[dépression]]></category>
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		<category><![CDATA[migrants]]></category>
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		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Malartre]]></category>
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		<description><![CDATA[Un premier roman&#8230; j&#8217;ai déjà l&#8217;oeil qui frise ! &#171;&#160;Rendez-vous à Colombo&#160;&#187; est arrivé jusqu&#8217;à moi et c&#8217;était plutôt une bonne idée. Je vous raconte. Sarah Malartre, l&#8217;auteure, est juriste. Comme la narratrice de son roman, Nina qui intervient auprès des migrants et les accompagne dans leurs démarches pour obtenir le statut de réfugié. Après des études de philosophie [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COLOMBO-OK.jpg" rel="lightbox[5151]"><img class="alignleft size-full wp-image-5153 colorbox-5151" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COLOMBO-OK.jpg" alt="COLOMBO OK" width="312" height="456" /></a></p>
<p>Un premier roman&#8230; j&rsquo;ai déjà l&rsquo;oeil qui frise ! <strong><b>&laquo;&nbsp;Rendez-vous à Colombo&nbsp;&raquo;</b></strong> est arrivé jusqu&rsquo;à moi et c&rsquo;était plutôt une bonne idée. Je vous raconte. <strong><b>Sarah Malartre,</b></strong> l&rsquo;auteure, est juriste. Comme la narratrice de son roman, Nina qui intervient auprès des migrants et les accompagne dans leurs démarches pour obtenir le statut de réfugié.</p>
<p>Après des études de philosophie du droit et de droit international public, <strong>Sarah Malartre</strong> a occupé plusieurs postes dans des tribunaux internationaux afin de rejoindre des associations.</p>
<p>Dans ce premier roman, l&rsquo;histoire de son héroïne <strong><b>Nina</b></strong>, la narratrice, se mêle à celles des hommes et des femmes qu&rsquo;elle accompagne, qu&rsquo;elle aide, qu&rsquo;elle soutient. Au point parfois de ne plus marquer de limites.</p>
<p>Alors que son compagnon lui annonce qu&rsquo;il la quitte, alors qu&rsquo;elle apprend que son père est gravement malade, elle sombre. Et se raccroche aux vies de <strong><b>Sohrab</b></strong>, <strong><b>Germude</b></strong>, <strong><b>Nour</b></strong>, <strong><b>Fatou</b></strong>,<strong> </strong><strong><b>Issa</b></strong> et les autres dont les malheurs sont autrement plus graves.  Quoique.</p>
<p>Une rencontre improbable avec un autre homme peut-elle la sauver ? De quoi remettre nos attentes et nos épreuves à leur place.</p>
<p><span id="more-5151"></span></p>
<p>Un premier roman plutôt agréable à lire. Mais au style ( un peu trop) simple.</p>
<p><i>&laquo;&nbsp;J’écris ce que tous racontent à la première personne. À force d’écrire je, ces histoires deviennent les miennes. Je suis eux, tour à tour, puis tous en même temps. J’ai vécu des centaines de vies, toutes plus tragiques les unes que les autres, j’ai vécu dans des dizaines de pays. J’ai tout vu, tout</i> <i>entendu, tout ressenti. Je sais tout des hommes et de l’horreur qu’ils cachent en eux&nbsp;&raquo;, </i>indique l&rsquo;auteure sur sa quatrième de couverture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><strong><b>Extraits</b></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 50 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je vais fumer une cigarette, Nour dans la tête. Je devrais la prendre pour exemple, essayer de reproduire ses gestes. Si elle a retrouvé de la force après tout ce qu&rsquo;elle a traversé, je devrais bien y arriver moi aussi ? Ils ne se rendent pas compte, elle et les autres, à quel point ils m&rsquo;aident chaque jour. Ils pensent sûrement qu&rsquo;il n&rsquo;y a que moi qui les soutiens, les oriente, les écoute et les conseille. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 89 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;éteins la lumière, il est tard, je dois dormir, comment arrêter cet enfer ? Avant c&rsquo;était plus facile, dès que ça commençait Jérémie me prenait dans ses bras, posait une main sur mon ventre, je me concentrais sur sa main, sur la chaleur qui se diffusait doucement, sur l&rsquo;amour qui s&rsquo;en dégageait et ça m&rsquo;apaisait, je m&rsquo;endormais en pensant que j&rsquo;avais tellement de chance, il m&rsquo;aimait malgré cette noirceur en moi. Le lendemain je m&rsquo;interrogeais, d&rsquo;où ça venait tout ça ? Pourquoi c&rsquo;est si difficile de vivre pour certaines personnes ? Dans la plupart des cas, il y a des raisons objectives, traumatismes, enfances pourries, parents défaillants, histoires terribles. Mais moi rien. Une vie on ne peut plus facile, banale. Alors pourquoi ces démons ? &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 132 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Je lui explique qu&rsquo;il va falloir essayer de se souvenir de tout, elle va devoir me donner beaucoup de détails car dans la décision de rejet il est mentionné qu&rsquo;elle n&rsquo;a relaté que très peu de choses lors de son entretien, son récit n&rsquo;était pas du tout personnel, ils ont cru qu&rsquo;elle avait tout inventé, qu&rsquo;elle répétait ce qu&rsquo;on lui avait conseillé de raconter. Elle soupire, je la comprends, je ne supporte déjà pas que mes amis me demandent comment je vais, qu&rsquo;est-ce qui s&rsquo;est passé avec Jérémie, vous aviez l&rsquo;air tellement heureux, on était sûrs que vous passeriez votre vie ensemble, et ton père, c&rsquo;est fou, il a l&rsquo;air si robuste pourtant, est-ce que ça te fait peur, et les traitements ça se passe comment ? [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Rendez-vous à Colombo&nbsp;&raquo;, Sarah Malartre, Mercure de France, 18,80€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>La loi de Murphy, version XXL</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/09/15/la-loi-de-murphy-version-xxl/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/09/15/la-loi-de-murphy-version-xxl/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Sep 2019 08:43:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[adultère]]></category>
		<category><![CDATA[bilan]]></category>
		<category><![CDATA[Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[fugue]]></category>
		<category><![CDATA[intrigue]]></category>
		<category><![CDATA[mensonges]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Adam]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Olivier Adam est de retour ! J&#8217;avais découvert ses personnages à travers le roman &#171;&#160;Les lisières&#160;&#187;, dont j&#8217;avais particulièrement apprécié la vision de la France des périphéries. J&#8217;avais voulu prolonger avec &#171;&#160;Peine perdue&#160;&#187;, que j&#8217;avais trouvé moins percutant. Puis avec &#171;&#160;La renverse&#160;&#187;, qui nous rappelait qu&#8217;en politique comme ailleurs, la chute peut être [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #ffcc00">Rentrée littéraire</span></h4>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM4.jpg" rel="lightbox[4797]"><img class="alignleft wp-image-4800 size-medium colorbox-4797" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM4-197x300.jpg" alt="OLIVIER ADAM" width="197" height="300" /></a><strong>Olivier Adam</strong> est de retour ! J&rsquo;avais découvert ses personnages à travers le roman <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/">&laquo;&nbsp;Les lisières&nbsp;&raquo;</a></strong>, dont j&rsquo;avais particulièrement apprécié la vision de la France des périphéries. J&rsquo;avais voulu prolonger avec <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/02/a-ceux-qui-surnagent/">&laquo;&nbsp;Peine perdue&nbsp;&raquo;</a></strong>, que j&rsquo;avais trouvé moins percutant. Puis avec <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/03/survivre-a-la-terrible-deflagration/">&laquo;&nbsp;La renverse&nbsp;&raquo;</a></strong>, qui nous rappelait qu&rsquo;en politique comme ailleurs, la chute peut être terrible, irrémédiable. Tragique même.</p>
<p>Bref, j&rsquo;ai replongé. Pour le meilleur ou pour le pire ? Allez savoir. Dans ce nouveau roman, <strong>Olivier Adam</strong> convoque à nouveau son avatar, <strong>Paul.</strong> <strong>Steiner</strong> ou <strong>Lerner</strong> au fil des romans dans lesquels il nous donnent des nouvelles de sa vie, de ses amours… et de ses emmerdes.</p>
<p>Ses emmerdes, justement. A 45 ans, elles voyagent visiblement en escadrille dans la vie de notre auteur qui, faute de succès littéraire donc d&rsquo;argent, retourne vivre en Ille-et-Vilaine, département qu&rsquo;il avait quitté avec femme et enfants pour s&rsquo;installer à Paris. Dans ce roman, où <strong>Olivier Adam</strong> nous promène entre fiction et autobiographie, nous rencontrons un <strong>Paul</strong> un peu éteint, qui n’a pas réellement digéré ses années de déveine.</p>
<p>Journaliste dans un hebdomadaire, il tente de s’adapter à son nouveau statut. Un peu dépassé par son environnement. Le plus proche. Il apprend que, <strong>Sarah</strong>, sa compagne lui ment depuis des mois sur son emploi du temps, qu’elle le trompe avec une femme ; que sa fille aînée, <strong>Manon</strong>, s’enfonce dans les mensonges jusqu’à se rendre malade. Seul <strong>Clément</strong> s’en sort. Entre surf et parties de foot via un ordinateur…</p>
<p>Alors que le centre d’hébergement de migrants dans lequel <strong>Sarah,</strong> sa compagne, est pris pour cible par des racistes, Paul est « approché » par <strong>Claire</strong>, qui se présente comme sa demi-sœur. L’est-elle vraiment ? <strong>Manon</strong>, elle, sera « enlevée » par <strong>Franck,</strong> policier… et mari de<strong> Lise</strong>, la maitresse de <strong>Sarah</strong>. Vous suivez toujours ?</p>
<p>Au fil des pages, le roman se transforme en tourbillon. Tout s’enchaîne. Trop ? Allez savoir. Personnellement, je le trouve &laquo;&nbsp;too much&nbsp;&raquo;, mais les réalisateurs devraient se régaler de ces intrigues enchêvetrées.</p>
<p>Un nouveau &laquo;&nbsp;livre-bilan&nbsp;&raquo; pour<strong> Olivier Adam</strong> qui comme dans <strong>&laquo;&nbsp;Falaises&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Des vents contraires&nbsp;&raquo;</strong>, ou <strong>&laquo;&nbsp;Lisières&nbsp;&raquo;</strong> en profite pour faire le point, et aborder aussi ce qui meut notre société. Entre accueil des migrants et défense de l&rsquo;environnement.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 40 :</strong><em>« Eric lui serra la main tandis que son chien tirait sur sa laisse, ne voyant pas en quoi un type dans son genre pouvait justifier qu’on interrompe sa promenade. Paul n’était pas loin de penser la même chose. Du reste il n’aurait pas été contre l’idée d’ignorer Eric, depuis plusieurs années déjà, et jusqu’à nouvel ordre. Cela faisait bientôt vingt ans qu’ils se croisaient. Ils avaient publié leurs premiers romans à la même époque. Ceux de Meyerowitz avaient connu un succès tardif mais depuis quelques années il tenait sa revanche et ne quittait plus les cimes des classements des meilleures ventes. »</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 84 :</strong><em>« Il passa la journée en compagnie d’un fantôme. Celui d’un ami. Celui d’un frère. Qu’il avait, comme tous ceux qu’il avait eus, dans des circonstances nébuleuses. A quoi pouvait bien tenir cette manie de couper les ponts, cette disposition au saccage, auxquelles seule Sarah avait échappé jusqu’ici ? Oui, longtemps, Aurélien avait été un frère pour lui. Comme l’avait été Damien à l’adolescence (une fois entré à l’université Paul ne lui avait subitement plus donné la moindre nouvelle, pas plus qu’aux amis qui gravitaient autour d’eux à l’époque, il avait littéralement disparu de leurs vies. Comme l’avait été son frère aîné, jusqu’à ce qu’au prétexte d’une prétendue incompatibilité politique, culturelle, au cours d’il ne savait plus quelle engueulade, Paul l’éjecte de sa vie. »</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 344 :</strong><em>« Il leur fallait prendre un peu de distance, se disait-il, se sauver, dans les deux sens du terme. C’était chez lui un vieux réflexe. Quand les choses s’enlisaient, il fallait partir. Pas toujours pour de bon. Mais au moins pour quelques jours. La fuite lui avait toujours paru une stratégie préférable à toute autre. Depuis qu’ils se connaissaient, Sarah et lui, ils n’avaient cessé de jouer à cache-cache avec le malheur, la dépression, l’usure, l’ennui, les échecs, quittant Paris pour la Bretagne, puis la Bretagne pour Paris, et Paris pour la Bretagne, par un curieux mouvement de balancier, d’allers-retours qui ne menait à rien et finissait par leur coller la nausée. Peut-être fallait-il en finir avec tout ça. Ne plus revenir sur leurs pas. Repartir de zéro. S’inventer d’autres racines, d’autres attaches. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Une partie de badminton&nbsp;&raquo;, Olivier Adam, Flammarion, 21€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Chronique d&#8217;un morceau de France délaissé&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/10/03/chronique-dun-morceau-de-france-delaisse/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/10/03/chronique-dun-morceau-de-france-delaisse/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 03 Oct 2016 07:16:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Tropique de la violence"]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Bruce]]></category>
		<category><![CDATA[désoeuvrement]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Nouvelle chronique sur la rentrée littéraire qui, je vous le dis tout net, compte 560 romans ou recueils de nouvelles, français et étrangers. Une moisson moins dense que celle de l&#8217;année dernière ( 589) et qui se répartit comme suit : - 363 romans français dont 66 premiers romans &#8211; 197 romans étrangers. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="copy-paste-block">
<p><span style="color: #ff00ff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TROPIQUE.jpg" rel="lightbox[3701]"><img class="alignleft size-full wp-image-3703 colorbox-3701" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TROPIQUE.jpg" alt="TROPIQUE" width="195" height="286" /></a></p>
<p>Nouvelle chronique sur la rentrée littéraire qui, je vous le dis tout net, <strong>compte 560 romans ou recueils de nouvelles, français et étrangers.</strong> Une moisson moins dense que celle de l&rsquo;année dernière ( 589) et qui se répartit comme suit :</p>
<p>-<strong> 363 romans français dont 66 premiers romans</strong></p>
<p>&#8211; <strong>197 romans étrangers.</strong></p>
<p>Parmi les romans français, celui de <strong>Nathacha Appanah</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;</strong>, paru chez Gallimard.</p>
<p>L&rsquo;auteure, qui signe là son sixième roman, est Mauricienne d&rsquo;origine. Installée en France depuis la fin des années 90, cette quadrégénaire avait avec &laquo;&nbsp;Le dernier frère&nbsp;&raquo; paru en 2007, raflé plusieurs prix littéraires.</p>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/868236-carte-mayotte.jpg" rel="lightbox[3701]"><img class="alignleft wp-image-3705 size-medium colorbox-3701" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/868236-carte-mayotte-300x200.jpg" alt="868236-carte-mayotte" width="300" height="200" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;</strong>, qui nous parle, à travers la voix  et l&rsquo;histoire de cinq personnages, de ce qui fait le quotidien de Mayotte, 101e département français et véritable brasier social comme l&rsquo;ont encore montré, au printemps dernier, la grève générale, et les violences urbaines qui ont agité l&rsquo;île.</p>
<p>Rappelons que l&rsquo;île, depuis le 101e département français en 2011, compte 220.000 habitants et qu&rsquo;elle est soumise à une immigration massive en provenance majoritairement de l&rsquo;archipel des Comores, indépendantes depuis 1976.</p>
<p>Sur place, les syndicats, les habitants réclament &laquo;&nbsp;l&rsquo;égalité réelle&nbsp;&raquo; avec la métropole. Dans la réalité, droit du travail, prestations sociales et infrastructures publiques ne sont pas dispensés de la même manière. Loin de là. Et les écarts s&rsquo;amplifient.</p>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAPHIQUES.jpg" rel="lightbox[3701]"><img class="alignleft size-full wp-image-3706 colorbox-3701" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAPHIQUES.jpg" alt="GRAPHIQUES" width="534" height="501" /></a></p>
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<p><strong> Nathacha Appanah</strong> a vécu à Mayotte de 2008 à 2010. Elle y est retournée l&rsquo;an dernier, une partie de son roman déjà achevée pour <em>&laquo;&nbsp;valider&nbsp;&raquo;</em> comme elle dit, les odeurs, les sensations déjà couchées sur le papier.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est portée par cinq personnages qui, tour à tour, prennent la parole et racontent leur quotidien et la violence qui l&rsquo;émaille.</p>
<p>On suit d&rsquo;abord <strong>Marie</strong>, infirmière venue travailler à Mayotte. Elle y fait sa vie. Se marie. L&rsquo;enfant ne vient pas. Elle divorce et prendra celui d&rsquo;une Comorienne venue dans un kwassa (embarcation qu&rsquo;utilisent notamment les migrants) avec son bébé dont elle ne veut pas, il a les yeux vairons, les yeux du Diable&#8230;</p>
<p>L&rsquo;enfant, elle le prénomme Moïse et l&rsquo;élève <em>&laquo;&nbsp;comme un Blanc&nbsp;&raquo;</em>. Ce que finira par lui reprocher l&rsquo;adolescent, tombé dans la violence.</p>
<p><strong>Bruce</strong> et <strong>La Teigne</strong> voudront l&rsquo;enlever, pensant qu&rsquo;il vit comme un privilégié. Entre temps pourtant, <strong>Marie</strong> meurt prématurément. <strong>Moïse</strong>, qui n&rsquo;a que 14 ans, perd pied. S&rsquo;enfuit avec son chien. Il a compris qu&rsquo;il a échappé au destin d&rsquo;un clandestin. Mais  l&rsquo;enfer commence. Il finira par tuer <strong>Bruce</strong>, le caïd du bidonville de Gaza.</p>
<p>S&rsquo;y ajoutent <strong>Stéphane</strong>, venu mettre en place une structure à destination des jeunes désoeuvrés, qui viendra en aide à <strong>Moïse</strong> avant que <strong>Bruce</strong> ne fasse courir des fausses rumeurs sur eux deux. Puis <strong>Olivier</strong>, le policier, décontenancé par le profil de <strong>Moïse</strong> et ce qu&rsquo;il a fait de sa vie.</p>
<p><strong>Marie</strong> et <strong>Bruce</strong>, décédés, nous parlent de l&rsquo;au-delà. Histoire de rappeler qu&rsquo;à Mayotte, les vivants partagent l&rsquo;espace et le temps avec leurs fantômes.</p>
<p>Sur fond de misère sociale, de drogue, de populisme dégoulinant et de pratiques ancestrales, le roman fait un focus assez terrifiant sur un bout de France laissé à l&rsquo;abandon.</p>
<p>Edifiant. Terriblement bien écrit. Et passionnant à lire.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Dans un article paru dernièrement dans Le Monde, l&rsquo;auteure explique  :<br />
</strong></p>
<p><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Mayotte est un concentré de toutes nos problématiques actuelles. C’est un cas d’école du déplacement des populations, des problèmes écologiques, de l’identité. Tout ce qui est au cœur même de notre monde actuel est aujourd’hui concentré sur cette petite terre. &laquo;&nbsp;</em></p>
<div class="copy-paste-block"><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Ce n’est pas une terre oubliée, mais, à l’heure de la crise financière, c’est une île où l’on colmate et où la coopération régionale est inexistante. L’attachement à la France y est immense.&nbsp;&raquo;</em></div>
</div>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 30 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Parfois, je pense à la maison désormais vide de mon enfance et me vient cette idée saugrenue que j&rsquo;y serais bien, la-bas, maintenant. J&rsquo;échapperais à cette chaleur qui me vrille la tête, j&rsquo;échapperais à ce pays que je sens parfois bouillir de rage, j&rsquo;emmènerais Moïse loin d&rsquo;ici. Finalement j&rsquo;ai trouvé le courage de lui parler. De lui raconter son histoire. J&rsquo;ai commencé comme ça </em>C&rsquo;était le 3 mai, il pleuvait, ta mère est arrivée dans un kwassa sur la plage de Bandrakouni.<em> Je pensais que ça lui suffirait mais non, chaque jour il veut que je parle à nouveau, que je raconte encore et encore, plus lentement, que je me rappelle des couleurs, des formes, des mots exacts mais, moi, j&rsquo;ai tellement mal à la tête et je ne veux plus ressasser la même chose et Moïse se met en colère, me traite de menteuse, il veut aller sur la plage de Bandrakouni, mais comment lui dire que ce n&rsquo;est qu&rsquo;une plage, qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien qui l&rsquo;attend là-bas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 34-35 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Cette ile, Bruce, nous a transformés en chiens. Toi qui avais choisi le prénom d&rsquo;un superhéros, Bruce Wayne, m&rsquo;avais-tu expliqué, en sautillant sur place comme si tu avais des ressorts aux pieds. Bruce Wayne, l&rsquo;homme chauve-souris, parce que tu aimais les chauves-souris, enfin c&rsquo;est ce que tu disais car moi je ne t&rsquo;ai jamais vu aimer autre chose que fumer et dominer les autres. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Cette île a fait de moi un assassin. Tu te souviens, tu me disais Pas de pitié Mo, et regarde, Bruce, je n&rsquo;en ai pas eu pour toi, ce matin&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 164 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ecoute le bruit de mon pays qui gronde, écoute la colère de Gaza, écoute comment elle rampe et qui rappe jusqu&rsquo;à nous, tu entends cette musique nigga, tu sens la braise contre ton visage balafré. Regarde, Mo, regarde de ton oeil de djinn de malheur. Ils viennent me venger. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ils viennent pour toi. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;, Nathacha Appanah, Gallimard.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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