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	<title>Quatrième de couv &#187; Henri</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Cannibalisme d&#8217;entreprise</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Aug 2018 07:31:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Et de trois pour Julie Douard ! Après un premier roman remarqué &#171;&#160;Après l&#8217;enfance&#160;&#187;, en 2010, donc lu avant la création de ce blog en 2011 et &#171;&#160;Usage communal du corps féminin&#160;&#187; (2014) dont vous pouvez retrouver la chronique ici, Julie Douard, professeure de philosophie à Caen et par ailleurs auteure de plusieurs pièces de théâtre, est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-la-chair-des-vivants.jpg" rel="lightbox[4343]"><img class="alignleft size-full wp-image-4345 colorbox-4343" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-la-chair-des-vivants.jpg" alt="zoom-la-chair-des-vivants" width="380" height="556" /></a></p>
<p style="text-align: left">Et de trois pour <strong>Julie Douard</strong> ! Après un premier roman remarqué <strong>&laquo;&nbsp;Après l&rsquo;enfance&nbsp;&raquo;</strong>, en 2010, donc lu avant la création de ce blog en 2011 et <strong>&laquo;&nbsp;Usage communal du corps féminin&nbsp;&raquo;</strong> (2014) dont vous pouvez retrouver la chronique <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/08/usage-communal-du-corps-feminin/">ici</a>, Julie Douard,</strong> professeure de philosophie à Caen et par ailleurs auteure de plusieurs pièces de théâtre, est de retour.</p>
<p style="text-align: left">Cette fois, son terrain de jeu est le siège d&rsquo;une entreprise de papeterie et de matériel de bureau. Une entreprise dans laquelle des gens s&rsquo;ennuient. Se cachent, boivent, cherchent l&rsquo;amour, tentent de se retrouver par l&rsquo;entremise d&rsquo;un coach&#8230; Bref, essayent de s&rsquo;en sortir. Des quadras désemparés qui doivent en outre se coltiner une hiérarchie surmenée et dépassée. Bienvenue dans le monde du travail des années 2000 !</p>
<p style="text-align: left">Au fil des 63 courts chapitres, <strong>Julie Douard</strong> signe un roman à la fois drôle et cruel. Une estampille qui marque l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;auteure. Et un régal pour ses lecteurs et lectrices, je vous le confirme <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4343" /></p>
<p style="text-align: left">Il y a donc <strong>Michon</strong>, coaché par <strong>Bernard</strong> et <strong>Chantal,</strong> sa femme, en sous-main, pour enfin trouver l&rsquo;amour et donner du sens à sa  vie. Il y a <strong>François</strong>, qui chaque jour, se cache sous son bureau pour, durant quelques minutes, se protéger un peu de la vacuité des choses. Mais aussi <strong>Sophie</strong>, assistante zelée et humiliée chaque jour davantage par son supérieur <strong>Jean-Charles Michel</strong>. Et encore <strong>Henri</strong>, lui, se noie dans le sport depuis qu&rsquo;il héberge le serbe<strong> Goran.</strong> Un coach qu&rsquo;il aimerait aussi mettre dans son lit.</p>
<p style="text-align: left">Au fil des semaines et des mois, ces personnages se croisent, se cotoient, se détestent, s&rsquo;allient&#8230; Et finiront  par devoir tous ensemble participer à un semi-marathon aux couleurs de leur entreprise. Ambiance vaudevillesque pour ce roman à rebondissements.</p>
<p style="text-align: left">C&rsquo;est frais, drôle, burlesque et rondement mené. Idéal pour cet été&#8230; loin du bureau <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4343" /></p>
<p style="text-align: left"><span id="more-4343"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 12 : <em> </em></strong><em>&laquo;&nbsp;Michon avait bien des défauts main on pouvait reconnaître qu&rsquo;il avait l&rsquo;élégance de ne pas s&rsquo;être donné pour mot d&rsquo;ordre de dévorer le monde et d&rsquo;écraser ses rivaux. Il ne cherchait rien de plus qu&rsquo;à exister dans les yeux de celui ou celle qu&rsquo;il croisait dans les couloirs, ce qui – le concernant – était déjà très ambitieux. Quant à François, il n&rsquo;avait pour lui-même aucun mot d&rsquo;ordre, à part tâcher de survivre car mourir était trop risqué, on pouvait se blesser. Il lui fallait également surmonter la nausée que lui procurait l&rsquo;ennui ressenti au travail. Ne rien faire du tout eût été plus amusant, mais il fallait manger et malheureusement François ne chassait pas, il devait donc payer chacun de ses repas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 128- 129 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Le gros avantage du Serbe était qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas à lui faire la conversation au cours du repas. Il semblait à l&rsquo;aise partout sans être pourtant jamais euphorique ni même juste gai. François saluait son équanimité et ne cherchait pas d&rsquo;autre compagnie pour déjeuner que ce duo étrange qui se servait du sport comme d&rsquo;un radeau mal ficelé, l&rsquo;un pour éviter la rue, l&rsquo;autre pour fuir la solitude. Henri allait devoir plutôt s&rsquo;inscrire au semi-marathon s&rsquo;il ne voulait pas décéder en cours de route car il dévorait tout ce qu&rsquo;il trouvait à défaut de pouvoir croquer Goran. C&rsquo;était tellement flagrant que François se demandait s&rsquo;il n&rsquo;allait pas devenir diabétique avant même de s&rsquo;être avoué son désir et d&rsquo;en avoir informé l&rsquo;heureux objet.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 198 : </strong><em>&nbsp;&raquo; Goran était heureux de voir Sophie enchaîner les tours sans jamais avoir l&rsquo;air de souffrir. Il la pensait sportive et compétitrice, ce qu&rsquo;elle n&rsquo;était pas. En réalité, elle avait trouvé là un moyen de tout oublier, hormis son propre corps, machine bondissante au souffle régulier. Elle ne devançait pas les autres, elle les fuyait. Elle disparaissait de leur vue et s&rsquo;imaginait qu&rsquo;elle s&rsquo;échappait durablement, portée par de longues jambes fines capables de la mener au bout du monde.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La Chair des vivants&nbsp;&raquo;, Julie Douard, P.O.L. , 17 euros.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand l&#8217;amitié peut aussi être une addition salée&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/04/09/quand-lamitie-peut-aussi-etre-une-addition-salee/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2018 07:42:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Toujours un défi. Publier un deuxième roman quand le premier a été un véritable succès de librairie, ce n&#8217;est pas simple. Casse-gueule, même. Olivier Bourdeaut s&#8217;y est risqué. Après le fabuleux succès de &#171;&#160;En attendant Bojangles&#160;&#187;, dont je vous avais parlé ici, il revient avec &#171;&#160;Pactum salis&#160;&#187;, toujours édité chez Finitude. Après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Pactum-Salis-223x330.jpg" rel="lightbox[4218]"><img class="alignleft size-full wp-image-4220 colorbox-4218" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Pactum-Salis-223x330.jpg" alt="Pactum-Salis-223x330" width="223" height="330" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toujours un défi. Publier un deuxième roman quand le premier a été un véritable succès de librairie, ce n&rsquo;est pas simple. Casse-gueule, même. <strong>Olivier Bourdeaut</strong> s&rsquo;y est risqué. Après le fabuleux succès de <strong>&laquo;&nbsp;En attendant Bojangles&nbsp;&raquo;</strong>, dont je vous avais parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/10/histoire-swinguante-dun-amour-fou/">ici</a>,</strong> il revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;</strong>, toujours édité chez <strong>Finitude.</strong></p>
<p>Après les multiples traductions à travers quelque quarante pays et plus de 500.000 exemplaires vendus en France, une adaptation au théâtre ( sur scène en janvier) et un tournage pour le cinéma en cours, l&rsquo;auteur a changé de registre. Radicalement. Ici, pas d&rsquo;histoire autour d&rsquo;un amour fou, mais une rencontre improbable entre deux hommes que tout oppose.</p>
<p>Il y a <strong>Michel</strong>, agent immobilier à son compte. L&rsquo;homme a réussi professionnellement et affiche un train de vie cossu. Mais aussi une solitude qui poisse ses mocassins. <strong> Jean</strong>, lui, a fui Paris et son ami <strong>Henri</strong> pour devenir paludier à Guérande. Une vie monacale, mais un choix assumé. Loin de la société des hommes et d&rsquo;un amour déçu, il travaille durement.</p>
<p>Deux métiers que l&rsquo;auteur, installé désormais en Espagne, a pratiqué. Avec plus ou moins de succès, avoue-t-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4218"></span></p>
<p>Une nuit de beuverie, <strong>Michel</strong> échoue sur un tas de sel, urine sur le travail de <strong>Jean</strong>. Quand ce dernier le découvre, il manque de le tuer. Ils finiront par apprendre à se connaître, à se découvrir le temps d&rsquo;une semaine.  Entre leurs nuits de débauche, les deux hommes travaillent ensemble. <strong>Jean</strong> embauche <strong>Michel.</strong> Malgré la fascination réciproque qu&rsquo;ils exercent l&rsquo;un sur l&rsquo;autre, les différences sont très nombreuses, profondes. Et le drame jamais loin.</p>
<p>Michel est-il si détestable ? Jean si adorable ? Pas si sûr&#8230;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;</strong> qui donne son titre au roman est un proverbe médiéval qui signifie <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amitié est un pacte de sel&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est-à-dire durable, éternelle. Allez savoir&#8230;</p>
<p>Un livre corrosif sur les différences sociales et la solitude.  Avec une fin étonnante que j&rsquo;ai dû relire pour comprendre. Pas sûre d&rsquo;y être parvenue <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4218" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21  : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il ne s&rsquo;était jamais senti l&rsquo;âme d&rsquo;un leader, d&rsquo;un chef de meute, et encore moins d&rsquo;une assistante sociale et lorsque deux ans de succès chez Century 21 la firme lui proposa, à vingt ans tout juste, de prendre la direction d&rsquo;une nouvelle agence, il déclina poliment. Son travail acharné, autistique disaient certains, avait porté ses fruits au-delà de toute espérance. ll réalisait une vente par semaine, parfois plus, et se trouvait parmi les meilleurs de l&rsquo;hexagone, le plus jeune assurément. Mais après deux ans, le regard qu&rsquo;il portait sur sa société avait négativement évolué, et il ne se voyait pas mener une escouade de requins d&rsquo;eau douce tapissés de jaune pâle. Son ambition ne devait pas se préoccuper de la réussite des autres, encore moins de la faire prospérer, alors il préféra se mettre à son compte. Il payait donc une comptable au forfait, et son téléphone aussi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 59  : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il était assez grand désormais pour affronter le silence et la solitude Il n&rsquo;avait plus besoin de boire pour se donner du courage et affronter sa tâche. Mais l&rsquo;ivresse était une compagne à laquelle il pensait souvent. Il lui arrivait de lui rendre visite sur un coup de tête, une contrariété. Il suffisait parfois d&rsquo;un vent tiède, d&rsquo;un coucher de soleil orange, d&rsquo;un air entraînant débordant d&rsquo;une terrasse de café, d&rsquo;une envie de compagnie, de brouhaha. Une envie de parler tout simplement.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 133  : </strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Hormis les commerçants, quelques touristes et les pêcheurs rencontrés lors de ses ivresses hivernales, il n&rsquo;avait pas parlé plus d&rsquo;une heure à quelqu&rsquo;un depuis presqu&rsquo;un an. Il y avait bien sa banquière, qu&rsquo;il voyait trente minutes par trimestre, mais le sujet abordé était toujours le même. Il ne pensait pas avoir de réserve suffisante pour alimenter une conversation qui allait s&rsquo;étendre tout au long d&rsquo;un plateau de fruits de mer, peut-être même d&rsquo;un dessert. Il regrettait de ne pas avoir proposé une crêperie comme dédommagement des singeries estivales de ce Michel. Au moins, une galette complète, une crêpe au sucre, une bolée de cidre pouvaient se bâcler en une demi-heure, mais un plateau de fruits de mer avec ses tourteaux à décortiquer, ses bigorneaux à extraire, ça pouvait durer une éternité, au bas mot.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;, Olivier Bourdeaut, Finitude, 18,50€</strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un cadavre bien embarrassant</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/08/un-cadavre-bien-embarassant/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Dec 2015 13:17:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Christian Oster est de retour ! Avec la précision d&#8217;une horlogerie suisse, l&#8217;auteur revient, tous les deux ans environ, avec un nouveau roman. Après des années passées entre les couvertures blanches et bleues des Editions de Minuit, il s&#8217;est installé depuis &#171;&#160;Rouler&#160;&#187;, paru en 2011, aux Editions de l&#8217;Olivier. L&#8217;auteur, aujourd&#8217;hui sexagénaire, devient écrivain par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-OK.jpg" rel="lightbox[3363]"><img class="alignleft wp-image-3365 size-medium colorbox-3363" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-OK-204x300.jpg" alt="OSTER OK" width="204" height="300" /></a><strong>Christian Oster</strong> est de retour ! Avec la précision d&rsquo;une horlogerie suisse, l&rsquo;auteur revient, tous les deux ans environ, avec un nouveau roman. Après des années passées entre les couvertures blanches et bleues des Editions de Minuit, il s&rsquo;est installé depuis <strong>&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</strong>, paru en 2011, aux Editions de l&rsquo;Olivier.</p>
<p>L&rsquo;auteur, aujourd&rsquo;hui sexagénaire, devient écrivain par le biais des polars. Il écrira aussi beaucoup pour la littérature jeunesse.</p>
<p>Son premier roman, <strong>&laquo;&nbsp;Volley-ball&nbsp;&raquo;</strong>, paraît en 1989. En 2001, il signe<strong> &laquo;&nbsp;Une femme de ménage&nbsp;&raquo;</strong>, qui sera d&rsquo;ailleurs adapté à l&rsquo;écran par <strong>Claude Berri</strong>, avec <strong>Jean-Pierre Bacri</strong> et <strong>Emilie Dequenne. </strong></p>
<p>Suivront <strong>« Dans le train »</strong>,<strong> « Les Rendez-vous »</strong>, <strong>« L’Imprévu »</strong>,<strong>« Sur la dune »</strong>, <strong>« Trois hommes seuls »</strong>, <strong>« Dans la cathédrale »&#8230; </strong>Puis<strong> &laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo; </strong>et<strong> &laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo; </strong>dont vous pouvez trouver les posts que je leur ai consacrés<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/22/road-movie-a-la-francaise-avec-oster/"> ici</a> et <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/">là</a>. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il nous revient cette fois avec<strong> &laquo;&nbsp;Le coeur du problème&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;histoire ? Elle n&rsquo;est pas banale. Loin de nos petites lâchetés, de nos petits manquements qui, habituellement ponctuent, l&rsquo;air de rien, les romans de <strong>Christian Oster. Je vous raconte ? </strong></p>
<p><span id="more-3363"></span></p>
<p>Tout commence quand <strong>Simon</strong>, conférencier spécialisé dans le Moyen-âge, découvre dans la maison qu&rsquo;il partage avec <strong>Diane</strong>, sa compagne, médecin de son état, le corps d&rsquo;un homme tombé par la balustrade de la mezzanine. Qui est-il ? Que faisait-il là ? Et pourquoi <strong>Diane</strong>, sans son bain, ne répond pas à ses questions ?</p>
<p><strong>Diane</strong> s&rsquo;en ira finalement, laissant <strong>Simon</strong> face à ses questions et ses interrogations. Que faire ? Et comment ? On le suit alors pendant plusieurs jours. Il enterre le corps dans son jardin, va déclarer la disparition de sa compagne à la gendarmerie. C&rsquo;est là qu&rsquo;il rencontre<strong> Henri</strong>, un gendarme qui sera à la retraite très prochainement. Un gendarme, amateur de tennis et marié à une Nicole assez fantasque, qui va s&rsquo;intéresser de près à <strong>Simon</strong>. De très près&#8230;</p>
<p>Au fil, un faux polar qui, je dois bien l&rsquo;avouer, ne m&rsquo;a pas vraiment plu. Dommage. Je n&rsquo;ai pas retrouvé la petite musique propre à <strong>Christian Oster. L&rsquo;histoire est assez improbable. Et devient bancale. Un conseil ? Plongez dans ses précédents romans.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 46 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Je n&rsquo;ai pas eu de mal à m&rsquo;endormir,  cette fois. J&rsquo;avais bien travaillé. J&rsquo;étais à bout. Plus la force de rien. C&rsquo;est le lendemain, quand je me suis éveillé, vers dix heures, et que j&rsquo;ai eu pris un premier café, que j&rsquo;ai eu clairement conscience de deux choses : un, j&rsquo;avais fait disparaître un cadavre ; deux, Diane ne m&rsquo;avait pas appelé, qui avait forcément vu que je l&rsquo;avais appelée. A la lumière de ces deux constats, dire que j&rsquo;ai éprouvé une sensation de solitude accrue serait insatisfaisant pour traduire ce qui se passait en moi. Isolement eût sans douté été un mot plus juste. Ou marginalité. Ou encore damnation. Heureusement, on était un dimanche.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 101 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Mon mort à moi n&rsquo;avait pas de parcours. Ou je ne le connaissais pas, ce qui revenait au même. Un chirurgien qui n&rsquo;avait pas laissé de traces, en tout cas. Et qui, même en passant par Diane, ne m&rsquo;avait rien appris. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ni sur moi ni sur rien. Mais qui pesait, de tout son poids de cadavre. Encore. Toujours, probablement. C&rsquo;était à ça que je m&rsquo;habituais. A un type que j&rsquo;avais rencontré mort. Et avec qui je restais. Aucune antériorité dans notre relation. L&rsquo;évolution de nos rapports, c&rsquo;était ce chemin qui allait de la fin vers son effacement. Lent, l&rsquo;effacement. Long.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je me suis dit qu&rsquo;en vendant la maison, je passerais le relais. Comme Diane me l&rsquo;avait passé. Elle ressurgissait à ce propos. Je n&rsquo;avais plus pensé à elle. Maintenant, si. La vie revenait, celle d&rsquo;avant. Je l&rsquo;ai congédiée et je suis allé à mon rendez-vous avec le médecin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;est lui qui a dit sans me regarder mais en se redressant remarquez, c&rsquo;est peut-être la terre qui est meilleure ici que dans votre potager, et il a vivement frotté ses mains l&rsquo;une contre l&rsquo;autre pour en ôter la terre qu&rsquo;il venait de malaxer. Nicole n&rsquo;est pas redescendue ? ai-je dit. Ne pensez plus à Nicole, a-t-il dit, elle est solide. Ou c&rsquo;est peut-être depuis le départ de votre amie, a-t-il ajouté, je veux dire vous n&rsquo;avez peut-être plus beaucoup touché à votre jardin. Plus beaucoup, non, c&rsquo;est vrai, ai-je dit. Je m&rsquo;étais évidemment figé avant de lui répondre, et c&rsquo;était maintenant que j&rsquo;entendais mon coeur battre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le coeur du problème&nbsp;&raquo;, Christian Oster, Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Fuir pour ne pas se noyer&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/10/02/fuir-pour-ne-pas-se-noyer/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/10/02/fuir-pour-ne-pas-se-noyer/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2015 06:47:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Changer d'air"]]></category>
		<category><![CDATA[Aude]]></category>
		<category><![CDATA[Black Moor]]></category>
		<category><![CDATA[Henri]]></category>
		<category><![CDATA[Paul]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[Rodophe]]></category>
		<category><![CDATA[Simon]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Les premiers romans écrasés par les auteurs attendus de la rentrée littéraire ? Pas du tout. Ils sont là. Offerts à l&#8217;oeil, ils attendent d&#8217;être ouverts, découverts&#8230; et lus, évidemment. Parmi ces premières oeuvres, ces 68 premiers romans,  &#171;&#160;Changer d&#8217;air&#160;&#187; de Marion Guillot, paru aux Editions de Minuit, au début du mois de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #ff6600"><strong> Rentrée littéraire</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHANGER-DAIR-OK.jpg" rel="lightbox[3297]"><img class="alignleft wp-image-3304 size-medium colorbox-3297" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHANGER-DAIR-OK-218x300.jpg" alt="CHANGER D'AIR OK" width="218" height="300" /></a>Les premiers romans écrasés par les auteurs attendus de la rentrée littéraire ? Pas du tout. Ils sont là. Offerts à l&rsquo;oeil, ils attendent d&rsquo;être ouverts, découverts&#8230; et lus, évidemment.</p>
<p style="text-align: left">Parmi ces premières oeuvres, ces 68 premiers romans,  <strong>&laquo;&nbsp;Changer d&rsquo;air&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Marion Guillot, </strong>paru aux Editions de Minuit, au début du mois de septembre.</p>
<p style="text-align: left">Un roman , court, qui nous plonge dans la vie de <strong>Paul,</strong> professeur de Lettres, désormais installé à Lorient, dans le Morbihan. <strong>Paul</strong> ne va pas bien. Le jour de la rentrée, il assiste, sans lui porter le moindre secours, à la chute d&rsquo;une femme dans le port. Il ne rejoindra jamais le lycée. Ni sa vie d&rsquo;avant.</p>
<p style="text-align: left">Il quitte<strong> Aude</strong> sa femme écrivain et ses deux fils. Il rejoint Nantes où vit son meilleur ami, <strong>Rodolphe ( qui , assez vite, vivra une histoire d&rsquo;amour avec Aude)</strong>. Là, il s&rsquo;installe. Essaye de se trouver un nouveau rythme, de nouvelles habitudes&#8230; et de nouveaux amis. Pas simple. Au fil des semaines et des mois, <strong>Paul, lecteur fidèle et attentif de Platon, </strong>disparaît des radars, s&rsquo;attache à un poisson rouge, <strong>Henri</strong> puis à un second, <strong>Black Moor</strong> qu&rsquo;il promène en carriole aménagée. Dépression, ras-le-bol, trop-plein&#8230; <strong>Paul</strong> s&rsquo;invente une nouvelle vie. Sans regretter celle d&rsquo;avant.</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-3297"></span></p>
<p style="text-align: left">Pas d&rsquo;action spectaculaire, pas de rebondissement étonnant, la vie de <strong>Paul</strong> s&rsquo;est affranchie des règles qui régissaient sa vie jusque-là. Il décide de changer d&rsquo;air, voudrait tout recommencer.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Marion Guillot</strong> a suivi des études de philosophie. Elle vit en Bretagne et est âgée de 29 ans.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 22 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le bateau arrivait. Toujours le même, bleu et blanc, avec sa cabine de pilotage à trois hublots et le logo de la compagnie de transports de la communauté de communes. On pouvait le voir contourner la bouée cardinale avant d&rsquo;entrer dans le chenal. J&rsquo;ai presque fini par le rater à rester là debout, seul sur ma terrasse avec mon journal et ma cigarette, seul à éprouver cet instant d&rsquo;absurde puissance, à me repaître de la satisfaction d&rsquo;avoir assisté à la scène sans compassion, fier de n&rsquo;avoir pas porté secours à cette jeune femme qui, de toute évidence, n&rsquo;en avait pas besoin, profondément heureux, pour la première fois, d&rsquo;avoir su m&rsquo;éprouver dans ce qu&rsquo;ailleurs ou de l&rsquo;extérieur j&rsquo;aurais trouvé cruel, terriblement heureux, oui, d&rsquo;avoir eu raison d&rsquo;être impitoyable, de m&rsquo;être enfin senti sans me regretter, d&rsquo;avoir rendu hommage, finalement, à cette étrangère dont je ne saurais rien, qui ne me demanderait rien, de connaître cette joie inoubliable, emprisonnée dans un corps de professeur qui s&rsquo;apprêtait à une nouvelle rentrée et à retrouver ses classes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 102 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai commencé à m&rsquo;installer à mon bureau, à heures fixes. Deux heures le matin, généralement une autre en fin d&rsquo;après-midi. Au minimum. Je prévoyais d&rsquo;augmenter la cadence, mais pas tout de suite, je n&rsquo;étais pas encore prêt. Me fixer des règles trop strictes, des rythmes trop soutenus dès le départ m&rsquo;aurait encouragé. J&rsquo;avais mis en place de menus rituels, qui m&rsquo;aidaient à tenir le cap de cette discipline qu&rsquo;il fallait que je m&rsquo;impose sous peine de passer mes journées à ne rien faire. Le matin, j&rsquo;entrouvrais la fenêtre, me préparais un café, toujours ma même capsule, force 6, vert foncé, que je diluais dans une tasse à bord haut, avec un peu de lait. J&rsquo;allumais une cigarette, constatais, sans inquiétude ni déception particulières, que je me remettais à fumer de plus en plus ; je ne cherchais pas la cause, je préférais presque ça, finalement, au statut, exaspérant chez les autres, de fumeur occasionnel.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 114-115 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;ai proposé un café, on a sauvé la soirée comme ça, en balbutiant pour éviter de se faire mal. On n&rsquo;avait pas envie de s&rsquo;étendre, d&rsquo;entrer dans le vif de ce sujet et de ces inconciliables perspectives, la mienne se resserrant sur quelques souvenirs et des images floues, celle de Rodolphe plus ouverte, plus souple, plus prometteuse sans doute, celle d&rsquo;un couple qui commençait à se former, d&rsquo;une famille même, après et malgré moi, évidemment pas contre moi mais enfin, pensais-je, parmi toutes ses relations, il avait justement fallu qu&rsquo;il aille chercher Aude la mère de mes fils, Aude avec qui j&rsquo;ai vécu et terminé quelque chose, Aude dont j&rsquo;ignorais si l&rsquo;absence me faisait souffrir, Aude que j&rsquo;avais choisi d&rsquo;écarter de ma vie, me libérant d&rsquo;elle ou la libérant de moi, je n&rsquo;ai jamais bien su, mais tout de même, ce n&rsquo;était pas pour qu&rsquo;elle tombe dans les bras d&rsquo;un de mes amis, Aude dont j&rsquo;ignorais ce qu&rsquo;elle pouvait bien trouver à ce conseiller juridique qui aimait les sorties à vélo, plus jeune que moi, un peu plus jeune, oui, mais tellement étriqué, réaliste, tellement trop net, trop drôle, trop tout, tellement loin de ce dont j&rsquo;avais envie pour elle et que j&rsquo;aurais supporté de voir, éventuellement même de l&rsquo;aider à chercher si ce n&rsquo;eût été obscène : ce type qui me ressemble mais qui ne soit pas moi, le type que j&rsquo;aurais pu être mais que je n&rsquo;ai pas su devenir, surtout pas un type comme Rodolphe qui,  il commençait à se faire tard, avait fini par quitter mon tabouret de bar, remettre sa veste, tien , la même que le jour où il avait ramassé Henri, Rodolphe à qui j&rsquo;avais dit, sur le pas de la porte, dans une poignée de main, en le souhaitant sincèrement – même ce soir-là, jusque dans mon amertume, sur ce ton ridicule de série télévisée, j&rsquo;étais encore capable de lui souhaiter quelque chose de beau : </em>merci de me l&rsquo;avoir dit. Sois heureux, sois heureux toi.<em>&laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Changer d&rsquo;air&nbsp;&raquo;, De Marion Guillot, Editions de Minuit, 14€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Ce frère pas comme les autres&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/31/ce-frere-pas-comme-les-autres/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/31/ce-frere-pas-comme-les-autres/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 31 Jul 2013 11:27:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[brutalité]]></category>
		<category><![CDATA[Buster Keaton]]></category>
		<category><![CDATA[destins]]></category>
		<category><![CDATA[différences]]></category>
		<category><![CDATA[Florence Seyvos]]></category>
		<category><![CDATA[fragilité]]></category>
		<category><![CDATA[handicap]]></category>
		<category><![CDATA[Henri]]></category>
		<category><![CDATA[intime]]></category>
		<category><![CDATA[Le garçon incassable]]></category>
		<category><![CDATA[portrait sensible]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[vies parallèles]]></category>

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		<description><![CDATA[Tandis que la rentrée littéraire se prépare avec plus de 550 nouveaux romans, je vous livre ici l&#8217;un de mes coups de coeur de l&#8217;année, à dévorer pendant les vacances ou à l&#8217;heure de la pause. Il est signé par Florence Seyvos. Son titre ? &#171;&#160;Le garçon incassable&#160;&#187;, paru aux Editions de l&#8217;Olivier. Un livre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tandis que la rentrée littéraire se prépare avec plus de 550 nouveaux romans, je vous livre ici l&rsquo;un de mes coups de coeur de l&rsquo;année, à dévorer pendant les vacances ou à l&rsquo;heure de la pause. Il est signé par <strong>Florence Seyvos.</strong> Son titre ? <strong>&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong>. Un livre tout en sensibilité qui a d&rsquo;ailleurs ravi le public et nombre de critiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_Le-Garcon-incassable_13931.jpeg" rel="lightbox[1923]"><img class="alignleft  wp-image-1933 colorbox-1923" style="margin: 10px" alt="C_Le-Garcon-incassable_1393" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_Le-Garcon-incassable_13931.jpeg" width="120" height="176" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Florence Seyvos est née à Lyon en 1967 et vit  à Paris. A 20 ans, elle remporte le premier prix d&rsquo;un concours de nouvelles, puis publie son premier roman pour la jeunesse intitulé<strong> &laquo;&nbsp;Comme au cinéma&nbsp;&raquo;</strong> chez Gallimard. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les Apparitions&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux Editions de l&rsquo;Olivier, elle obtient le <strong>prix Goncourt du premier roman</strong> et le prix Littéraire de France Télévision. Elle est également l&rsquo;auteure de<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;Abandon&nbsp;&raquo;. Florence Seyvos</strong> est également scénariste. Elle a ainsi écrit plusieurs films avec<strong> Noémie Lvovsky </strong>dont<strong> &laquo;&nbsp;Camille redouble&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1923"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1939" style="width: 272px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Buster-Keaton-photo-9872.jpg" rel="lightbox[1923]"><img class=" wp-image-1939  colorbox-1923" style="margin: 10px" alt="Buster-Keaton-photo-9872" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Buster-Keaton-photo-9872.jpg" width="262" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">Buster Keaton</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce roman ? C&rsquo;est celle d<strong>&lsquo;Henri</strong>. Un enfant handicapé raconté par celle qui devient sa soeur après l&rsquo;union de leurs parents. Une narratrice qui établit un parallèle entre ce jeune garçon prognathe, squelettique et équipé d&rsquo;une mentonnière et L&rsquo;homme qui ne rit jamais, le comédien<strong> Buster Keaton.</strong> Et pour cause.</p>
<p>Si <strong>Henri</strong> ne peut évoluer normalement, coincé dans son corps de guingois,<strong> Buster Keaton</strong>, lui, a fait de ses chutes et autres cascades sa marque de fabrique. Une histoire née alors qu&rsquo;il est encore qu&rsquo;un enfant, quand son père comédien de music-hall le lance sans ménagement à travers la scène, pendant les spectacles.</p>
<p>Comédien burlesque,<strong> Buster Keaton</strong> se lance dans le cinéma en 1917. Un cinéma muet dans lequel <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;homme qui ne rit jamais&nbsp;&raquo;</strong>, par opposition à <strong>Charlie Chaplin</strong>, excellera des années durant. Il sera également réalisateur.</p>
<p>A la fin des années 30, sa carrière décline. Il est devenu alcoolique et sa carrière souffre du passage au cinéma parlant. Il recevra cependant un Oscar pour l&rsquo;ensemble de sa filmographie et entre dans la légende du cinéma.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roman raconte ses deux destins de garçons cassables sans jamais les faire se croiser cependant.  Quand l&rsquo;un chute dans la maison ou la rue, l&rsquo;autre vole sur un plateau de tournage.</p>
<p>La narratrice, qui au début du livre est d&rsquo;ailleurs venue sur les traces de <strong>Buster Keaton</strong> aux Etats-Unis, ne juge ni l&rsquo;histoire de son frère<strong> Henri</strong> ni celle de l&rsquo;acteur. Elle met en lumière le destin de gens différents, d&rsquo;enfants qui jamais ne grandiront comme les autres. Faut-il en rire ? Faut-il en pleurer ? Juste les regarder vivre et les accompagner semble-t-elle nous dire.</p>
<p>Pourtant, l&rsquo;un comme l&rsquo;autre ont eu un père qui voulait les changer, les voir évoluer. L&rsquo;un vers la normalité, l&rsquo;autre vers le succès et la notoriété.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 50</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Buster voit sa mère jouer du saxophone, son père faire des acrobaties très drôles avec une table, et il n&rsquo;a qu&rsquo;une envie : s&rsquo;amuser avec eux. Régulièrement, il fait irruption sur scène en pleine représentation et ses parents sont obligés d&rsquo;interrompre le spectacle pour le ramener en coulisses. [&#8230;] Son premier rôle est celui d&rsquo;une chose. Joe, son père, considère cette chose, la soulève d&rsquo;une main pour mieux l&rsquo;examiner, puis la laisse retomber par terre. La chose ne bronche pas. Alors Joe attrape de nouveau la chose et la jette dans le décor.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 96 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il lui est même arrivé parfois de voir sa mauvaise appréciation d&rsquo;une situation redressée par une gifle. Aussi se méfie-t-il comme de la peste de nos tristes nouvelles, de nos accidents et de nos chagrins. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais ce jour-là, son père est mort, et c&rsquo;est cette nouvelle que ma mère est venue lui annoncer. Les mots ont traversé la chambre. Henri a légèrement sursauté. </em></p>
<p><em>- Hé bien, dit-il, je n&rsquo;aimerais pas être à sa place. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 110 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai peur qu&rsquo;on le brutalise, par exemple qui quelqu&rsquo;un lui adresse la parole et qu&rsquo;Henri l&rsquo;ignore, comme il le faut souvent. Quand il prend le train seul, j&rsquo;ai peur que le train reste bloqué en rase campagne. Ou pire, que le train reste bloqué dans une ville. J&rsquo;ai peur que son téléphone soit à court de batterie. Que personne ne vienne le chercher sur le quai de la gare. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon frère, toi qui peines à enjamber une flaque d&rsquo;eau, toi pour qui le monde est aussi peu lisible que ce plan que tu tiens à la main, que ferais-tu si tu te perdais encore ? Et que ferais-tu si c&rsquo;était la guerre ? C&rsquo;est idiot, si c&rsquo;était la guerre, nous serions tous perdus, apeurés, sans doute aurais-tu moins peut que nous. Toi qui reçois les mauvaises nouvelles comme de la pluie sur tes chaussures, les brimades comme une rafale de vent sur ton visage. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais le chagrin, Henri, où le mets-tu ? Tes yeux ne pleurent jamais. La tristesse semble ricocher sur toi. Je sais qu&rsquo;elle entre pourtant, filtrée par ta vision du monde. Alors, dans quel recoin de toi-même l&rsquo;enfermes-tu ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman sensible et drôle qui nous explique que la différence est aussi une richesse et que chaque parcours est unique. Un roman délicieux, très bien écrit et qu&rsquo;on ne lâche plus avant d&rsquo;être arrivé à la dernière page. Pour moi, une très jolie découverte. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;, de Florence Seyvos, Editions de l&rsquo;Olivier, 16€.</strong></em></p>
</blockquote>
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