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	<title>Quatrième de couv &#187; force</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>A la vie, à la mort malgré le chaos</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Dec 2023 12:56:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jean Hatzfeld fait partie de mon panthéon littéraire personnel. C&#8217;est comme ça. Et ça fait plus de 20 ans que ça dure. J&#8217;avais commencé à lire ses livres avant de le rencontrer. Avant donc qu&#8217;il me pousse à me rendre au Rwanda pour essayer de comprendre ce que lui avait ressenti pendant et après le génocide [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Tu-la-retrouveras.jpg" rel="lightbox[6520]"><img class="alignleft size-full wp-image-6522 colorbox-6520" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Tu-la-retrouveras.jpg" alt="Tu la retrouveras" width="546" height="799" /></a></p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong> fait partie de mon panthéon littéraire personnel. C&rsquo;est comme ça. Et ça fait plus de 20 ans que ça dure. J&rsquo;avais commencé à lire ses livres avant de le rencontrer. Avant donc qu&rsquo;il me pousse à me rendre au Rwanda pour essayer de comprendre ce que lui avait ressenti pendant et après le génocide des Tutsis.</p>
<p>Bref, chaque nouveau roman de cet ancien reporter de guerre est pour moi un réel plaisir de découverte. Et, évidemment, de lecture. C&rsquo;est encore le cas avec <strong><em>Tu la retrouveras</em></strong>, sorti à la fin de cet été.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous entraîne à Budapest en 1944. Nous sommes dans un zoo, en partie détruit. Et pour cause. La ville est assiégée par les soldats nazis. A l&rsquo;extérieur, des régiments de l&rsquo;Armée rouge attendent de faire tomber la ville.</p>
<p>Cet hiver 1944-1945 est terriblement froid. Il est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;un des plus vigoureux du 20e siècle.</p>
<h4 style="text-align: center">à la vie, à la mort</h4>
<p>Là, dans le zoo où les animaux encore présents vivent en liberté, deux fillettes d&rsquo;une dizaine d&rsquo;années. C&rsquo;est là qu&rsquo;elles se sont refugiées. Qu&rsquo;elles apprennent à se connaître et qu&rsquo;elles vont devenir les meilleures amies du monde. Il y a <strong>Sheindel</strong>, enfant juive dont les parents ont été tués. Il y a <strong>Izeta</strong>, enfant tzigane qui s&rsquo;est retrouvée seule après la mort de ses parents, arrêtés.</p>
<p>Là, dans cette enclave un peu protégée, elles organisent leur quotidien, entourées de hyènes, d&rsquo;une mère orang-outan et de dromadaires.</p>
<p>Pour les aider, <strong>Dumitru</strong>. Le lieutenant vétérinaire moldave passe régulièrement. Et les aide quand il le peut.</p>
<p>Mais le destin s&rsquo;acharne et <strong>Sheindel</strong> et <strong>Izeta</strong> vont être séparées. S&rsquo;ouvre alors la deuxième partie du livre, 40 ans plus tard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6520"></span></p>
<p><strong>Sheindel</strong> est devenue zoologue. Elle a retrouvé <strong>Dumitru</strong>, avec qui elle échange des lettres. Mais qu&rsquo;est devenue <strong>Izeta</strong> ? Un journaliste, Frédéric, se mêle de la quête. Jusqu&rsquo;à Sarajevo.</p>
<p>Tout au long du roman, le Danube sert de fil. De la dernière année de la Deuxième Guerre mondiale jusqu&rsquo;à celle qui a déchiré les Balkans. Un territoire que <strong>Jean Hatzfeld</strong> connait particulièrement. L&rsquo;auteur a choisi d&rsquo;écrire sur un siège car il sait que dans cette situation <em>&laquo;&nbsp;les gens se comportent différemment&nbsp;&raquo;</em>. Il a installé son histoire dans un zoo car il <em>&laquo;&nbsp;aime les animaux&nbsp;&raquo;</em> et a choisi de les faire cohabiter avec les deux fillettes. Un roman qui parle du mal, mais aussi d&rsquo;espoir. Malgré tout. Un roman sombre et lumineux à la fois.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 94 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;]  &#8211; Attrapés ensemble, égorgés ensemble. D&rsquo;abord elle. C&rsquo;est pire aussi de voire l&rsquo;autre mourir au couteau. Ma mère était maigre er forte, très courageuse. Jamais peur. Elle nous disait : Nous, les Tziganes, on ne veut de nous nulle part, nous pouvons aller partout. Sauf dans les lieux maudits. Dans le camion, elle n&rsquo;a montré aucune tristesse, à cause de nous, je sais. Elle a parlé de choses sans importance, personne ne l&rsquo;écoutait, sauf nous. Avant, les gens venaient la chercher pour accorder leur piano dans les villes où on allait. Elle gagnait plus d&rsquo;argent que tout le monde. Les routes étaient si longues, elle chantait, elle dansait. Je n&rsquo;arrive pas à croire que je ne l&rsquo;entendrai plus jamais. Même pour une petite chanson&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 121 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Aimer si fort des êtres aussi détestés, pour des gamines, c&rsquo;est extraordinaire. Même si elles ne s&rsquo;en rendent pas compte, elles le sentent&#8230; Cet amour, je le dois à Izeta. Izeta divise le monde entre ceux qu&rsquo;on aime et ceux qui ne vous aiment pas, et à la première seconde elle a accueilli les hyènes en amie, comme des êtres pris dans la même débâcle que nus, avec qui nous allions faire. Sa famille les aimait. </em>Eh&rsquo;ad. Nem mikh tsurik di lib gehat ones !<em> &#8211; ramène-moi ceux que j&rsquo;ai aimés ! C&rsquo;est du yiddish. Je n&rsquo;ai jamais tant prié&#8230; L&rsquo;autre jour, je remarque deux raies de poils noirs sur l&rsquo;une des hyènes, elles forment un Y sur son poitrail. Je l&rsquo;interpelle : Toi, tu es la petite-fille d&rsquo;Andronica qui avait le même Y.[&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Etait-ce un temps long ? Long n&rsquo;est pas le mot s&rsquo;agissant de l&rsquo;impression des Bosniens qui luttaient pour ne pas tout perdre et des journalistes pris dans un tourbillon d&rsquo;histoires de guerre, qui les uns comme les autres ne se relâchent jamais assez pour prendre du recul et penser aux jours qui passaient. De la même façon que Dumitru dit de ses champs de bataille du Dniepr et de la plaine hongroise, de ce temps enfui : &laquo;&nbsp;C&rsquo;est après que le temps s&rsquo;allonge brutalement, la désolation s&rsquo;impose, si soudaine que cela déboussole. Après, quand ça devrait finir mais que tout commence en réalité parce qu&rsquo;on prend conscience seulement alors de tous ceux et de tout ce qu&rsquo;on a perdus.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Tu la retrouveras, Jean Hatzfeld, Gallimard, 19,50 euros</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Retour sur une nuit traumatique</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/20/retour-sur-une-nuit-traumatique/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 08:04:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Rentrée littéraire Hyam Zaytoun est comédienne. Regardez bien, vous l&#8217;avez déjà vue. Elle joue régulièrement pour le théâtre, le petit et le grand écran. Elle est par ailleurs auteure d&#8217;un feuilleton radiophonique  et collabore à l&#8217;écriture de scénarios. &#171;&#160;Vigile&#160;&#187; est son premier roman. Il est autobiographique. &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4565 colorbox-4562" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIGILE-OK.jpg" alt="VIGILE OK" width="195" height="296" /></p>
<p><strong> <span style="color: #008080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><strong>Hyam Zaytoun</strong> est comédienne. Regardez bien, vous l&rsquo;avez déjà vue. Elle joue régulièrement pour le théâtre, le petit et le grand écran. Elle est par ailleurs auteure d&rsquo;un feuilleton radiophonique  et collabore à l&rsquo;écriture de scénarios. <strong>&laquo;&nbsp;Vigile&nbsp;&raquo;</strong> est son premier roman. Il est autobiographique.</p>
<div id="attachment_4567" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/314333_98.jpg" rel="lightbox[4562]"><img class="wp-image-4567 size-medium colorbox-4562" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/314333_98-300x200.jpg" alt="La comédienne Hyam Zaytoun" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">La comédienne Hyam Zaytoun</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Une histoire tragique, du moins au début, mais qui, heure après heure, jour après jour, va enfin pouvoir aller vers le beau et l&rsquo;ensoleillé.</p>
<p>Cinq ans après les faits, <strong>Hyam Zaytoun</strong> a mettre des mots sur les maux qui ont touchés son compagnon, comme elle, comédien. Impliqué dans la vie d&rsquo;une troupe de théâtre.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Un bruit étrange, comme un vrombissement, réveille une jeune femme dans la nuit. Elle pense que son compagnon la taquine. La fatigue, l’inquiétude, elle a tellement besoin de dormir&#8230; il se moque sans doute de ses ronflements. Mais le silence revenu dans la chambre l’inquiète. Lorsqu’elle allume la lampe, elle découvre que l’homme qu’elle aime est en arrêt cardiaque.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Il sera placé en coma artificiel pendant plusieurs jours. Le corps médical est sceptique sur ses chances de s&rsquo;en sortir sans dommage.</p>
<p>La jeune femme et mère de famille va mobiliser toutes les énergies et les peurs qui la transpercent pour raconter l&rsquo;urgence, la nécessité d&rsquo;avancer, de faire face. Son texte, court, déploie une puissance et beaucoup, beaucoup d&rsquo;amour. On reste lié à ce récit, à cette fougue vitale&#8230; Un premier roman (autobiographique) plein d&rsquo;espoir et de promesses littéraires à venir.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 11 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ça ne va pas. On ne peut pas continuer comme ça. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ce n&rsquo;est pas de s&rsquo;être disputés, pas non plus d&rsquo;avoir dit qu&rsquo;on allait dans le mur, qu&rsquo;il fallait gagner plus d&rsquo;argent sinon on ne s&rsquo;en sortirait pas. A peine dits, ces mots-là, je les regrette. Tu fais tout ce que tu peux et moi aussi. Non, la pensée qui me traverse n&rsquo;a rien à voir avec tout cela. Elle me fait peur autrement. C&rsquo;est une alerte physique, la sensation d&rsquo;être en survoltage, oui, une histoire de pulsation.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Walid est persuadé que tu vas t&rsquo;en sortir. Sans doute parce qu&rsquo;il a lui-même réchappé à son infarctus. Avoir à lui rappeler qu&rsquo;il a été opéré à temps et n&rsquo;a pas fait d&rsquo;arrêt cardiaque, le convaincre que tu n&rsquo;as que d&rsquo;infimes chances de t&rsquo;en sortir, cela me brise.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon père doit le sentir. Pour la première fois, il se met en retrait. Il s&rsquo;assoit doucement dans la salle d&rsquo;attente et je vois à son visage qu&rsquo;il a compris. J&rsquo;ai pitié de lui comme s&rsquo;il avait vieilli d&rsquo;un coup, perdu sa fantaisie, sa façon d&rsquo;attirer toute l&rsquo;attention.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 49 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je n&rsquo;ai jamais intégré une troupe au long cours. Mes aventures de théâtre sont ponctuelles et chaque fois différentes. Mais je partage le même métier. On a fait ce choix de rester au plus près de l&rsquo;enfance, de croire à l&rsquo;invisible. Malgré la précarité, les difficultés, le sentiment de n&rsquo;être jamais arrivés. Toi et moi, c&rsquo;est aussi pour cela qu&rsquo;on s&rsquo;aime, que l&rsquo;on se comprend si bien. Toi et moi, c&rsquo;est grâce à cela que l&rsquo;on s&rsquo;est rencontrés.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vigile&nbsp;&raquo;, de Hyam Zaytoun, Le Tripode, 13 euros.</strong></em></p>
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		<title>Rester vivante !</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/12/06/rester-vivante/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Dec 2018 08:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Un premier roman ? Youpi ! Et celui d&#8217;Adeline Dieudonné, une Belge de 35 ans, est une réussite. Un roman initiatique, acide et drôle. Qui, par moments, vous glace aussi les sangs. Bref, &#171;&#160;La vraie vie&#160;&#187; est une histoire étrange qui vous garde en alerte jusqu&#8217;à la dernière ligne&#8230; Tous les ingrédients du conte y [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-vraie-vie-recadre.jpg" rel="lightbox[4483]"><img class="alignleft wp-image-4484 size-medium colorbox-4483" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-vraie-vie-recadre-200x300.jpg" alt="la-vraie-vie-recadre" width="200" height="300" /></a></p>
<p>Un premier roman ? Youpi ! Et celui d&rsquo;<strong>Adeline Dieudonné,</strong> une Belge de 35 ans, est une réussite. Un roman initiatique, acide et drôle. Qui, par moments, vous glace aussi les sangs.</p>
<p>Bref,<strong> &laquo;&nbsp;La vraie vie&nbsp;&raquo;</strong> est une histoire étrange qui vous garde en alerte jusqu&rsquo;à la dernière ligne&#8230;</p>
<p>Tous les ingrédients du conte y sont, distillés dans un décor de cité pavillonnaire contemporaine sans âme. C&rsquo;est là que la narratrice, que l&rsquo;on suit de l&rsquo;âge de 11 ans à celui de 15 ans, vit entre une mère éteinte, effacée et battue, qu&rsquo;elle compare à une amibe ; un père violent qui bat sa femme, regarde (trop) la télé et boit (trop) de whisky et un petit frère, Gilles de quatre ans son cadet, devenu mutique après avoir assisté à un accident mortel aussi comique que tragique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4483"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors la pré-adolescente va se battre. Remuer ciel et terre pour que son petit frère retrouve le sourire et cesse de martyriser les animaux&#8230; A l&rsquo;ombre de la hyène empaillée, trophée de leur père chasseur, elle va imaginer un plan : remonter le temps. Retrouver le moment d&rsquo;avant le drame. Elle cherche, met un scénario au point ( il ne lui manque qu&rsquo;une nuit d&rsquo;orage), veut être aussi savante que Marie Curie pour y parvenir&#8230;</p>
<p>Au fil des pages, celle dont son père voudrait faire une proie, va se battre. Physiquement résister à cet environnement toxique. Tout en découvrant la sensualité et des sensations que son corps va emmagasiner pour lutter encore plus fort&#8230; La narratrice est une guerrière. Et veut rester vivante.</p>
<p>Un premier roman étonnant, bouillant, électrisant. <strong>Adeline Dieudonné</strong> – auteure de trois nouvelles et d&rsquo;une pièce de théâtre qu&rsquo;elle a d&rsquo;ailleurs également jouée – l&rsquo;a écrit en écoutant très fort de la musique métal. Un signe <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4483" /></p>
<p>D&rsquo;ailleurs, depuis sa sortie, ce premier roman engrange les distinctions :<strong> prix du Roman Fnac</strong>,<strong> prix Filigranes,</strong> <strong>prix Première Plume</strong>&#8230; et le <strong>Renaudot des lycéens</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un extrait de l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;La grande librairie&nbsp;&raquo; dans laquelle Adeline Dieudonné raconte la genèse de son premier roman :</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/cA3niat_A0k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 45 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je crois que mon père n&rsquo;aimait pas son travail. Il était comptable au parc d&rsquo;attractions qui avait mis le zoo en faillite. &laquo;&nbsp;Les gros mangent les petits&nbsp;&raquo;, il disait. Ça avait l&rsquo;air de lui faire plaisir. &nbsp;&raquo; Les gros mangent les petits.&nbsp;&raquo; Moi,e je trouvais ça incroyable de travailler dans un parc d&rsquo;attractions. Le matin, quand je partais à l&rsquo;école, je me disais : &nbsp;&raquo; Mon père va passer sa journée au parc d&rsquo;attractions.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère ne travaillait pas. Elle s&rsquo;occupait de ses chèvres, de son jardin, de Coco et de nous. Elle s&rsquo;en fichait d&rsquo;avoir de l&rsquo;argent à elle. Tant que sa carte de crédit passait. Ma mère n&rsquo;a jamais semblé gênée par le vide. Ni par l&rsquo;absence d&rsquo;amour.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 113 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;aimais la nature et sa parfaite indifférence. Sa façon d&rsquo;appliquer son plan précis de survie et de reproduction, quoi qu&rsquo;il puisse se passer chez moi. Mon père démolissait ma mère et les oiseaux s&rsquo;en foutaient. Je trouvais ça réconfortant. Ils continuaient de gazouiller les arbres grinçaient, le vent chantait dans les feuilles du châtaignier. Je n&rsquo;étais rien pour eux. Juste une spectatrice. Et cette pièce se jouait en permanence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 127 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Moi, je voulais avancer. J&rsquo;avais treize ans et on me parlait encore de la composition de la cellule. Et je n&rsquo;aimais pas non plus mon prof parce qu&rsquo;il était mou. Il avait démissionné de tout. Son odeur était le premier signe de son laisser-aller, mais tout le reste suivait. D&rsquo;ailleurs, tout le monde à l&rsquo;école était mou. Les profs, les élèves. Les uns étaient bêtement vieux et les autres allaient vite le devenir. Un peu d&rsquo;acné, quelques rapports sexuels, les études, les gosses, le boulot et hop ! Ils seront vieux et ils n&rsquo;auront servi à rien. Moi, je voulais être Marie Curie. Je n&rsquo;avais pas de temps à perdre.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;La vraie vie&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Adeline Dieudonné, L&rsquo;Iconoclaste, 17€</em></strong></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Today&#160;&#187;, l&#8217;étrange voyage intérieur&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/17/today-letrange-voyage-interieur/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/17/today-letrange-voyage-interieur/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2015 11:25:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[On n&#8217;est pas bien là, tranquille dans le hamac ? Manque juste un livre, non ? Mais lequel ? Je vous ai proposé de partir en Espagne, puis en Russie et sur l&#8217;eau, dans la baie de Naples. Cette fois, le voyage se fera en intérieur. Et il n&#8217;est pas très rose. Avec &#171;&#160;Today&#160;&#187;, Rochelle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TODAY-OK.jpg" rel="lightbox[3141]"><img class="alignleft wp-image-3146 size-medium colorbox-3141" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TODAY-OK-192x300.jpg" alt="TODAY OK" width="192" height="300" /></a>On n&rsquo;est pas bien là, tranquille dans le hamac ? Manque juste un livre, non ? Mais lequel ? Je vous ai proposé de partir en <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/16/avec-le-temps-tout-sen-va/">Espagne,</a></strong> puis en <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/05/la-russie-facon-prilepine/">Russie</a></strong> et sur <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/10/sur-leau-un-huis-clos-hypnotique/"><strong>l&rsquo;eau</strong></a>, dans la baie de Naples. Cette fois, le voyage se fera en intérieur. Et il n&rsquo;est pas très rose.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Today&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Rochelle Fack</strong> signe un troisième roman étonnant. Détonnant. Dès la première page, nous sommes prévenus : le voyage sera chaotique, cru, ténébreux, et terriblement douloureux.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Nausicaa</strong>. Une ancienne mannequin, toxicomane, en situation de manque. Et le combat pour atteindre un fragile équilibre va être long, semé d&rsquo;embûches. Heureusement, <strong>Today, </strong>artiste peintre, n&rsquo;est jamais loin de la jeune femme. C&rsquo;est lui qui l&rsquo;accompagne. Qui l&rsquo;empêche de s&rsquo;enfoncer.</p>
<p>Un roman surprenant par sa forme, son écriture. L&rsquo;auteure, jeune quadragénaire, explique qu&rsquo;elle a voulu utiliser des lettres issues de sa propre correspondance et des cahiers qu&rsquo;elle a écrits pendant quelque dix ans suite à la séparation de ses parents, alors qu&rsquo;elle était jeune adulte. Une &laquo;&nbsp;matière&nbsp;&raquo; qu&rsquo;elle a façonnée, qu&rsquo;elle a cousu pendant longtemps pour en faire un roman.</p>
<p><span id="more-3141"></span></p>
<p>Restait à trouver ses personnages. Celui d&rsquo;une toxicomane s&rsquo;est imposé pour faire vivre ses variations autour du manque affectif (celui de sa mère qu&rsquo;elle décrit comme morte, ce qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas en réalité ) et de l&rsquo;errance. Pas de récit autobiographique cependant. Plutôt une projection. Radicale.  Dans une vidéo visible<strong> <a href="https://youtu.be/Thfz1Wh5y-M">ici </a></strong>, l&rsquo;auteure explique  :<strong><em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;avais des ressources pour que Nausicaa soit écrite à la première personne&nbsp;&raquo;.</em></strong></p>
<p><strong>Nausicaa</strong> se parle sans s&rsquo;interrompre pour rester présente à elle-même. L&rsquo;amour de <strong>Today</strong> sera-il assez fort pour la sauver ? Entre moments de perte et de reprise, il faut continuer de vivre.</p>
<p><span class="_5yl5"><strong>Rochelle Fack,</strong> âgée de 40 ans, est chercheuse en cinéma et travaille pour les dispositifs nationaux d&rsquo;éducation à l&rsquo;image. Elle forme les enseignants des 1er   et 2nd degrés, ainsi que leurs élèves, à regarder des films dits &laquo;&nbsp;exigeants&nbsp;&raquo;.<br />
</span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 9-10 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Je me parle lentement. Ca doit continuer. Ca continue à chaque instant. Les instants comme les mots forment une chaîne qui endure. Ils tissent, lissent ! Une séduction proche de la vie. Je m&rsquo;appelle Nausicaa, je réussis à ne pas me lâcher, je réussis à ne pas m&rsquo;arrêter de parler, de reste présente en me parlant, c&rsquo;est une façon de me tenir, de m&rsquo;empêcher de fuir, de m&rsquo;obliger à regarder&#8230; quoi ? Le réel. Il m&rsquo;écorche la bouche. Il m&rsquo;écorche la gueule. Le réel, ce n&rsquo;est rien. Rien que de la fatigue, de l&rsquo;habitude et du vide, ligués. J&rsquo;ai failli ne plus revenir. J&rsquo;étais partie pour ne plus revenir. Mais on m&rsquo;a trouvée et on m&rsquo;a secourue, sevrée. J&rsquo;ai donc réapparu, et avec moi, irrémédiablement, tout le reste. Tout ce qui enfle naturellement. Tout ce qui s&rsquo;étend. Les matières. Les lumières. Les mouvements. Le chant du drame au loin. Ce chant de plus en plus lointain, de plus en plus inatteignable. Constant. J&rsquo;ai appris à tenir, à endurer l&rsquo;ennui, cette banalité qui glisse sur les autres et qui me blesse, moi. Réentendre le chant des oiseaux, ça m&rsquo;a ravie pendant deux jours. Puis ça m&rsquo;a dérangée. Ca m&rsquo;a déconcentrée. J&rsquo;aurais préféré utiliser n&rsquo;importe quel recours pour ne plus réentendre, il y en a de nombreux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 135 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il y a quelque chose qui part. Une chose qui, si elle restait, se détériorerait, et qui, en partant, se détériore plus vite, plus brutalement. Devant l&rsquo;Opéra , je retire de l&rsquo;argent. Ce petit sac en cuir matelassé, avec ses anses en chaîne, je suis contente de le remettre en service. Il est pratique, parfait. C&rsquo;est parfait que ma vie se résume à ce qu&rsquo;il peut contenir, en grammes. Je sais bien où aller, des semaines que je le sais. Le mot que Davy m&rsquo;avait mis dans le bustier, je l&rsquo;ai soigneusement gardé. Je le déplie, le lis, et me transforme déjà.  Je vais shooter, ce sera tout de suite trop. On me l&rsquo;a dit. Il suffira d&rsquo;un rien. A cause de la mémoire, la mémoire des cellules.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 194 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Je lis pendant des heures. Je ne sors de la propriété que pour aller chercher de quoi faire le dîner, ou bien pour acheter des livres, à la librairie d&rsquo;à côté. Les mots restent fixes sur les pages. Ils n&rsquo;en demeurent pas moins inquiets. Ils sont fixes, mais ils guettent. Ils guettent la première faille, la première occasion de décliner. Quand j&rsquo;en ai marre de lire, je retourne cuisiner. Mon circuit est rodé. Les aliments distraient. Cuisiner m&rsquo;aide à me parler. Je remue. J&rsquo;épice. Je me parle du retour de Today. Je ne me perds pas. Je n&rsquo;ai pas envie de shoot, je ne bois pas. Je me tiens par le vide. J&rsquo;avale du vide. Ca me consume de l&rsquo;intérieur et ça ne se voit pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> J&rsquo;ai choisi de lire ce roman après en avoir découvert les premières pages, les premiers mots. Je les ai trouvés étonnants. Empreints d&rsquo;une telle sensibilité. Et, jusqu&rsquo;au bout de ce roman atypique, je m&rsquo;en suis nourrie. Avec régal. Voilà un écrit surprenant dans lequel on devine que Rochelle Fack a mis tellement d&rsquo;elle-même. Une très (très) jolie découverte.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Today&nbsp;&raquo;, Rochelle Fack, P.O.L., 13,50€</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Jacques Lusseyran, un destin éclairé</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/02/27/jacques-lusseyran-un-destin-eclaire/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Feb 2015 10:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un homme. Un destin. Et, des années après, un écrivain pour raconter ce que trop de gens n&#8217;ont pas vouloir voir et entendre. L&#8217;homme, c&#8217;est Jacques Lusseyran. Son destin ? Celui d&#8217;un enfant qui, devenu accidentellement aveugle à 8 ans, sera un grand résistant, déporté à Buchenwald puis professeur apprécié aux Etats-Unis, son handicap lui [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VOYANT.jpg" rel="lightbox[2929]"><img class="alignleft size-full wp-image-2932 colorbox-2929" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VOYANT.jpg" alt="VOYANT" width="195" height="290" /></a>Un homme. Un destin. Et, des années après, un écrivain pour raconter ce que trop de gens n&rsquo;ont pas vouloir voir et entendre. L&rsquo;homme, c&rsquo;est <strong>Jacques Lusseyran</strong>. Son destin ? Celui d&rsquo;un enfant qui, devenu accidentellement aveugle à 8 ans, sera un grand résistant, déporté à Buchenwald puis professeur apprécié aux Etats-Unis, son handicap lui interdisait d&rsquo;enseigner en France jusqu&rsquo;à la fin des années 50.</p>
<p>L&rsquo;écrivain ? C&rsquo;est<strong> Jérôme Garcin</strong>. Le &laquo;&nbsp;patron&nbsp;&raquo; du <strong>Masque et la Plume</strong> ( chaque dimanche à 20h sur France Inter), journaliste au <strong>Nouvel Obs</strong> est aussi <em>&laquo;&nbsp;un passeur&nbsp;&raquo;</em> comme il me l&rsquo;a expliqué ce jeudi, lors d&rsquo;une interview. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Le voyant&nbsp;&raquo;</strong>, il signe la biographie d&rsquo;un homme&#8230; extraordinaire.</p>
<p>Un homme que l&rsquo;Histoire a oublié. Trop brillant, trop différent. <strong>Jérôme Garcin</strong> s&rsquo;est employé, après avoir eu accès aux archives personnelles de <strong>Jacques Lusseyran</strong>, a remettre cet homme dans la lumière. Pour longtemps. Déjà des producteurs se disputent les droits pour le cinéma et enfin, une plaque honorifique va être posée à Paris, où l&rsquo;homme a grandi et s&rsquo;est battu avec ses armes à lui, avant d&rsquo;être arrêté par la Gestapo.</p>
<p><span id="more-2929"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG_0719.jpg" rel="lightbox[2929]"><img class="alignleft wp-image-2937 size-medium colorbox-2929" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG_0719-300x225.jpg" alt="IMG_0719" width="300" height="225" /></a> Jérôme Garcin</strong> nous emmène avec lui dans la vie de <strong>Jacques Lusseyran</strong>, de la naissance à la mort, dans un accident de voiture sur une petite route de France empruntée au hasard d&rsquo;un séjour de vacances. Il a 47 ans et une légende naît. Du moins de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique où l&rsquo;homme a, depuis des années déjà, acquis le statut de héros, <strong>&laquo;&nbsp;the Blind Hero of the French Resistance&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Un portrait qui n&rsquo;occulte pas la part d&rsquo;ombre d&rsquo;un homme que la vie de famille n&rsquo;aura pas rendu très heureux. L&rsquo;auteur ne cachera pas, non plus, l&rsquo;admiration de <strong>Lusseyran</strong> pour un gourou, Bonnet dit Georges Saint-Bonnet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pas d&rsquo;hagiographie donc mais un portrait tout en nuances pour mieux cerner cet homme habité par une force et une foi en l&rsquo;homme épatantes.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Jacques Lusseyran a su réagir et inverser le cours des tragédies. Un type pareil, je ne pensais pas le rencontrer un jour &laquo;&nbsp;, m&rsquo;expliquait encore Jérôme Garcin. </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 17 : </strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Car il rendait grâce au ciel qui, en le privant de l&rsquo;essentiel, lui avait fait approcher une vérité plus essentielle encore. Il l&rsquo;exposait ainsi :  “La découverte fondamentale, je l&rsquo;ai faite dix jours à peine après l&rsquo;accident qui m&rsquo;avait rendu aveugle. Elle me laisse encore ébloui. Je ne peux l&rsquo;exprimer qu&rsquo;en termes très directs et très forts : j&rsquo;avais perdu mes deux yeux, je ne voyais plus la lumière du monde, et la lumière était toujours là. Imaginez ce que cette surprise a pu être pour un petit garçon de moins de huit ans. C&rsquo;est vrai, la lumière, je ne la voyais plus hors de moi, sur les choses, mélangée aux choses et jouant avec elles ; et tout le monde autour de moi était convaincu que je l&rsquo;avais à jamais perdue. Mais je la retrouvais ailleurs. Je la retrouvais au-dedans de moi et, ô merveille !, elle était intacte.”&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 84 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il ne voyait plus depuis ses huit ans, mais c&rsquo;est à Fresnes qu&rsquo;il est vraiment devenu aveugle. Même son puissant regard intérieur ne pouvait pas traverser l&rsquo;épaisse muraille d&rsquo;une geôle. Soudain, il n&rsquo;y avait plus de lumière au fond de lui. Et bientôt, dans un camp de concentration, il verrait ce que son regard sans vie lui avait jusqu&rsquo;alors épargné : le repoussant spectacle de la laideur des hommes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 94 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;“Je ne vais pas vous montrer Buchenwald”, écrit le prisonnier sans yeux, laissant ainsi accroire qu&rsquo;il aurait, s&rsquo;il l&rsquo;avait voulu, la faculté de représenter la géhenne où il fut plongé. Mais, après avoir bien réfléchi, il a fait un choix qui n&rsquo;est pas sans évoquer une version tragique du mot fameux de Bartleby : “I would prefer not to&#8230;”</em></p>
<p style="text-align: left"><em>En somme, il doit à son infirmité un supplément de dignité. Ne pas voir oblige. On n&rsquo;a jamais mieux touché du doigt l&rsquo;horreur concentrationnaire qu&rsquo;à travers le regard mort d&rsquo;un vivant d&rsquo;à peine vingt ans.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;avais déjà beaucoup aimé son précédent livre, le roman &laquo;&nbsp;Bleus Horizons&nbsp;&raquo; dont vous pouvez trouver trace<strong><a style="color: #0000ff" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/"> ici</a></strong>. Je connaissais donc l&rsquo;art de raconter des histoires de Jérôme Garcin, tout en finesse et sensibilité. J&rsquo;ai dévoré &laquo;&nbsp;Le voyant&nbsp;&raquo; en un petit après-midi, fascinée par le destin de Jacques Lusseyran, sous le charme du style de Garcin. A découvrir absolument !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le voyant&nbsp;&raquo;, Jérôme Garcin, Gallimard, 17,50€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le prédateur et la petite fille&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/17/le-predateur-et-la-petite-fille/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Oct 2012 07:26:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un livre à ne mettre dans toutes les mains. Mais quel livre ! Margaux Fragoso signe avec &#171;&#160;Tigre, tigre !&#160;&#187; un récit bouleversant et dérangeant sur la pédophilie. Comme si Lolita prenait enfin la parole. La trentenaire née dans le New Jersey, aux Etats-Unis, y raconte une vie. La sienne. Celle d&#8217;une petite fille qui, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un livre à ne mettre dans toutes les mains. Mais quel livre ! <strong>Margaux Fragoso</strong> signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Tigre, tigre !&nbsp;&raquo;</strong> un récit bouleversant et dérangeant sur la pédophilie. Comme si Lolita prenait enfin la parole.</p>
<div id="attachment_1281" style="width: 190px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Margaux-Fragoso_6738.jpeg" rel="lightbox[1280]" title="AVT_Margaux-Fragoso_6738"><img class=" wp-image-1281  colorbox-1280" style="margin: 10px;" title="AVT_Margaux-Fragoso_6738" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Margaux-Fragoso_6738-300x274.jpg" alt="" width="180" height="164" /></a><p class="wp-caption-text">crédit : lormari (www.babelio.com)</p></div>
<p>La trentenaire née dans le New Jersey, aux Etats-Unis, y raconte une vie. La sienne. Celle d&rsquo;une<strong> petite fille qui, pendant près de quinze ans va vivre sous la coupe d&rsquo;un quinquagénaire</strong> qui va abuser d&rsquo;elle.</p>
<p>Tout commence dans une piscine municipale. En été. <strong>Margaux</strong> a sept ans et commence à jouer avec un homme, <strong>Peter Curran</strong>, qui en a 51. Rapidement, cet homme invite la petite et sa mère à venir chez lui. Il vit avec une femme, les deux fils de celle-ci, des animaux et des souvenirs inavouables.</p>
<blockquote><p>Pour Margaux, tout est comme dans un rêve. Ici, on joue avec elle, on la regarde. Sa mère, maniaco-dépressive, est régulièrement hospitalisée, son père, Porto-ricain hâbleur et violent,  travaille beaucoup et veille tellement à son image sociale qu&rsquo;il néglige cette fillette. <strong></strong><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TIGRE.jpg" rel="lightbox[1280]" title="TIGRE"><img class="alignleft  wp-image-1282 colorbox-1280" style="margin: 10px;" title="TIGRE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TIGRE.jpg" alt="" width="62" height="95" /></a></strong></p></blockquote>
<p><strong>Peter</strong>, lui, l&rsquo;ancien vétéran au passé trouble et violent, va au fil des mois et des années, devenir l&rsquo;ami, le père et l&rsquo;amant de la fillette qui, à 8 ans, en tombe amoureuse. <strong></strong></p>
<p><strong>Margaux Fragoso</strong> a écrit ce livre pour rester en vie. Pour s&rsquo;en sortir.</p>
<p><strong>Marie Darrieussecq,</strong> auteure française à succès, a traduit ce récit. Elle nous explique<strong> <a title="Lire l'article concernant le travail de traduction sur ce récit" href="http://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Actualite/Marie-Darrieussecq-Quinze-ans-de-domination-sexuelle-interview-548338">ici</a></strong> son travail de traduction sur ce récit.</p>
<p><span id="more-1280"></span></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Pages 65-66</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Nous avions aussi un puzzle de mille pièces auquel nous travaillions. Peter me donnait un rapide baiser sur les lèvres chaque fois que nous trouvions la bonne pièce, en vérifiant que personne ne regardait. Parfois Miguel ou Ricky venaient dans la cuisine pour chercher à manger, mais malheureusement ils étaient toujours bruyants, et ma mère aussi ; elle traînait des pieds en marchant. Peter insistait sur le fait que personne ne devait nous voir nous embrasser, parce que les gens sont tellement bizarres de nos jours – dans cette drôle d&rsquo;époque où nous vivons, toute marque d&rsquo;affection est suspecte ; quand il était petit, les pères embrassaient tout le temps leurs filles sur les lèvres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pages 246-247 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Donc, l&rsquo;été de mes treize ans, j&rsquo;assemblai Nina – mon chef d&rsquo;oeuvre en matière de femme. Elle était hyper cool, elle était blasée. Poupée de papier. Farcie de colle. Vide dedans. Tellement belle. Elle était plus jeune que moi, plus vieille que moi. Jeune pousse et pluie ancienne. Elle était moi. Elle n&rsquo;était pas moi. Ses cheveux étaient noirs de jais, comme ceux de Jessenia, comme ceux de Justine. Poupée de chiffon. Des os souples. Un bréchet de poulet qu&rsquo;on pouvait tordre dans n&rsquo;importe quel sens, et qui ne cassait pas. Solide, oui, solide. Une dure à cuire. [&#8230;] Elle portait son néant comme si c&rsquo;était quelque chose.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 345 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et pourtant ce soir j&rsquo;étais prête à être une mère et à avoir quelqu&rsquo;un qui m&rsquo;aime pour toujours, inconditionnellement. Prête à mettre en oeuvre le magnifique plan qui concrétiserait les rêves de Maman et de tante Bonnie, et le mien aussi. Les soeurs jumelles seraient réunies ; nous allions créer une famille harmonieuse et aimante là-bas dans l&rsquo;Ohio. Même Papa serait heureux, parce qu&rsquo;il pourrait enfin vivre comme il avait toujours voulu, libéré de ses deux fardeaux. Le sang et la douleur n&rsquo;allaient pas m&rsquo;arrêter ; j&rsquo;étais forte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Pervers, grand malade, manipulateur &#8230; Les mots ont du mal à définir ce qu&rsquo;aura été Peter Curran dans la vie de Margaux Fragoso. La petite fille s&rsquo;est peu à peu transformée en adolescente torturée. Toujours  au bord du précipice. </span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Ce récit est fort car hypnotique. Et lyrique. On peut comprendre, on veut savoir comment Margaux peut s&rsquo;en sortir. Par la mort ? Elle y a pensé. Mais c&rsquo;est lui qui finira par se suicider. Un récit bouleversant.</span></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tigre, tigre !&nbsp;&raquo;, de Margaux Fragoso, Flammarion, 21€.</strong></em></p>
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