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	<title>Quatrième de couv &#187; fille</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>A Southie, la quête de sens de Mary Pat</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 12:26:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Dennis Lehane m&#8217;accompagne depuis plusieurs décennies. J&#8217;ai dévoré nombre de ses romans noirs pendant des années. Avant de m&#8217;éloigner durablement. Une critique radiophonique de son dernier roman en date, Le silence, m&#8217;a donné envie de replonger. Et je ne le regrette pas. L&#8217;auteur quinquagénaire, américain d&#8217;origine irlandaise, nous emmène cette fois à South Boston que l&#8217;on surnomme [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="padding-left: 30px"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SILENCE.jpg" rel="lightbox[6388]"><img class="alignleft size-full wp-image-6390 colorbox-6388" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SILENCE.jpg" alt="SILENCE" width="340" height="510" /></a></p>
<p> <strong>Dennis Lehane</strong> m&rsquo;accompagne depuis plusieurs décennies. J&rsquo;ai dévoré nombre de ses romans noirs pendant des années. Avant de m&rsquo;éloigner durablement. Une critique radiophonique de son dernier roman en date, <strong><em>Le silence</em></strong>, m&rsquo;a donné envie de replonger. Et je ne le regrette pas.</p>
<p>L&rsquo;auteur quinquagénaire, américain d&rsquo;origine irlandaise, nous emmène cette fois à South Boston que l&rsquo;on surnomme Southie,  quartier irlandais de Boston (ville récurrente dans son oeuvre). Nous sommes en 1974.  Pendant l&rsquo;été. <strong>Mary Pat Fennessey</strong> mène une existence routinière.</p>
<p>Un soir, <strong>Jules</strong>, sa fille de dix-sept ans, ne rentre pas à la maison et sa trace disparaît dans la chaleur moite de la ville. La même nuit, un jeune Noir se fait mortellement percuter par un train dans des circonstances suspectes. Ces deux événements sans lien apparent plongent les habitants de Southie dans le trouble.</p>
<h3 style="text-align: center">Une femme qui se bat</h3>
<p>D’autant que la récente politique de déségrégation mise en œuvre par la ville provoque des tensions raciales et qu’une grande manifestation se prépare contre la mise en place, dès la rentrée, du <em>&laquo;&nbsp;busing&nbsp;&raquo;, </em>soit la mixité raciale appliquée de force. <strong>Dennis Lehane</strong>, qui affirme avoir vécu ces heurts et manifestations quand il avait neuf ans, entraîne ses lecteurs</p>
<p>Dans la recherche effrénée de sa fille, <strong>Mary Pat</strong>, qui croyait appartenir à une communauté unie, voit les portes se fermer devant elle. Face à ce mur de silence, cette femme en colère devra lutter seule pour faire éclater la vérité, aussi dévastatrice soit-elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Le Silence</strong></em> met à nu le cœur sombre d’un pays en plein désarroi à travers le portrait d’une mère au cœur brisé. Une mère prête à tout pour comprendre. Pour, du moins, essayer. Elle ne lâchera rien. Remontée, révoltée. Rageuse. Déterminée. Tout en posant des questions sur la révolution sociale et raciale qui secoue sa communauté et ses idées.</p>
<p>L&rsquo;auteur, entre autres romans des best-sellers <strong><i>Gone, Baby, Gone</i></strong> ou encore <strong><i>Ténèbres, </i><i>Mystic River</i> </strong>et <strong><i>Shutter Island</i></strong> (qui a inspiré le film de même titre, réalisé par Martin Scorsese, avec Leonardo DiCaprio, en 2009) signe là un roman percutant et le portrait implacable d&rsquo;un pays qui peine à se séparer de ses démons.</p>
<p>Dennis Lehane, qui affirme avoir vécu ces heurts et manifestations quand il avait neuf ans, a su trouver des mots simples pour dire toute la complexité de l’Amérique, Boston particulièrement, des années 70. Avec son écriture fluide, phrases courtes et percutantes, il déconstruit la fabrique de la haine et désigne les profiteurs. Un immense roman.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6388"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 45 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] A cet instant, Mary Pat éprouve un sentiment de proximité avec les Noirs qui la surprend. Est-ce qu&rsquo;ils ne sont pas tous victimes de la même chose ? Est-ce qu&rsquo;on n&rsquo;est pas en train de leur dire à tous comment ça doit marcher ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En fait, non, parce que des tas de gens de couleur ont voulu ce qui arrive. Ils sont allés devant les tribunaux pour ça. Et si vous venez d&rsquo;un quartier merdique comme Five Corners ou des cités coupe-gorge de Blue Hill Avenue ou Geneva Avenue, bien sûr, vous avez envie d&rsquo;aller dans un endroit plus agréable. Mais Southie n&rsquo;est pas un endroit plus agréable, c&rsquo;est juste un endroit plus blanc. Southie High est un lycée aussi pourri que Roxbury High.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 73 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mary Pat regarde fixement sa soeur par-dessus la table. Est-ce là ce que les gens pensent vraiment au sujet de son fils ? Que c&rsquo;est le Vietnam qui l&rsquo;a amené à la drogue ? Mary Pat a essayé de voir les choses de cette façon pendant un certain temps mais ensuite elle s&rsquo;est rendue à la triste vérité : Noel n&rsquo;a pas découvert l&rsquo;héroïne au Vietnam (le Thaï stick, oui, l&rsquo;héroïne, non) ; c&rsquo;est l&rsquo;héroïne qui a découvert Noel, dans les cités de South Boston.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 311 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Mary Pat n&rsquo;est pas experte et sa vision est limitée, mais elle sait reconnaître un fusil quand elle en voit un. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pourquoi un dealer de Southie est-il en train de donner des fusils à trois types noirs de Roxbury à la veille de la mise en application forcée de son histoire de </em>busing<em> ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mary Pat appuie la tête en arrière contre son siège. </em></p>
<p style="text-align: left">Putain, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;ils peuvent bien mijoter ? &laquo;&nbsp;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong><em>Le silence</em>, Dennis Lehane, traduit de l&rsquo;américain par François Happe, éditions Gallmeister, 25,40 euros</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Plus de petite musique chez Olivier Adam ?</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/03/12/plus-de-petite-musique-chez-olivier-adam/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/03/12/plus-de-petite-musique-chez-olivier-adam/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Mar 2018 08:15:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Chanson de la ville silencieuse"]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Olivier Adam, je l&#8217;attendais. Sûrement un peu trop. Son nouveau roman &#171;&#160;Chanson de la ville silencieuse&#160;&#187;, n&#8217;est, à mon avis, pas à la hauteur de &#171;&#160;Les Lisières&#160;&#187;, formidable livre grâce auquel je l&#8217;avais découvert il y a plusieurs années ( à lire ici). Avaient suivis &#171;&#160;Peine perdue&#160;&#187; et &#171;&#160;La renverse&#160;&#187;. Je vous raconte [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-chanson-de-la-ville-silencieuse.jpg" rel="lightbox[4196]"><img class="alignleft size-full wp-image-4197 colorbox-4196" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-chanson-de-la-ville-silencieuse.jpg" alt="zoom-chanson-de-la-ville-silencieuse" width="380" height="591" /></a><strong>Olivier Adam</strong>, je l&rsquo;attendais. Sûrement un peu trop. Son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Chanson de la ville silencieuse&nbsp;&raquo;</strong>, n&rsquo;est, à mon avis, pas à la hauteur de <strong>&laquo;&nbsp;Les Lisières&nbsp;&raquo;</strong>, formidable livre grâce auquel je l&rsquo;avais découvert il y a plusieurs années ( à lire <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/"><strong>ici</strong>)</a>. Avaient suivis <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/02/a-ceux-qui-surnagent/">&laquo;&nbsp;Peine perdue&nbsp;&raquo;</a></strong> et<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/03/survivre-a-la-terrible-deflagration/"> &laquo;&nbsp;La renverse&nbsp;&raquo;</a>.</strong></p>
<p>Je vous raconte quand même. Chez <strong>Olivier Adam</strong>, quadra inspiré depuis une bonne quinzaine d&rsquo;années, il y a des thématiques récurrentes : les douleurs familiales, le manque, l&rsquo;absence, la fuite également.</p>
<p>Cette fois, la toile de fond nous parle d&rsquo;un homme, <strong>Antoine Schaeffer</strong>, qui après une carrière nationale et internationale, une stature d&rsquo;icône, a décidé de déserter. De prendre la tangente. Quinze ans déjà qu&rsquo;il ne parle plus aux journalistes, qu&rsquo;il ne sort plus de disque.</p>
<p>Donné pour mort alors que sa voiture vient d&rsquo;être retrouvée, il aurait cependant été aperçu dans les rues sinueuses et étroites de Lisbonne, où il pousserait la chansonnette avec sa guitare. Est-ce lui ? Pour sa fille, éditrice installée à Paris, il est temps d&rsquo;aller  voir. De comprendre et, peut-être de pardonner.</p>
<p>C&rsquo;est elle qui nous parle. A la première personne. C&rsquo;est donc cette jeune femme un peu effacée ( elle n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs pas de prénom dans le roman), trop ballottée dans son enfance entre un père toujours entre deux excès et une mère incapable d&rsquo;amour, qui nous parle d&rsquo;elle et de son père.</p>
<p>Dommage que le tempo ne soit pas le bon. Dommage que les répétitions nous enferment dans une histoire qui a, je trouve, du mal à toucher.</p>
<p>Bref, une lecture monotone. Sans surprise. Pas même celle du style.</p>
<p>Pas de petite musique cette fois&#8230;</p>
<p>Dommage.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un extrait de l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;La grande librairie&nbsp;&raquo;:</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/SNYuPtBQEVk?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 70 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai jamais pu saisir mon père. Moi pas plus que quiconque. Je lui ai connu mille visages. Parfois, dans la même année, le même mois, la même semaine, vous n&rsquo;aviez pas affaire au même homme. Tourmenté ou serein. Jouisseur ou ascète. Zen ou déglingué. Au fond du trou ou exalté. Mondain ou solitaire. Bavard ou muet. Noceur ou paysan. Mystique ou cynique. Dandy magnétique, semi-clochard céleste, rockeur inflammable, rongé d&rsquo;alcool. [&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 133 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Les premiers temps ses parents ont l&rsquo;air impressionnés de m&rsquo;avoir sous leur toit. Prennent mes silences et ma discrétion pour du mépris. Elle est pas un peu bêcheuse ta copine ? Je ne le suis pourtant pas, je crois. C&rsquo;est juste que j&rsquo;observe, ébahie. Ces mots, ces gestes, ces façons d&rsquo;être. Des parents. Des enfants. Des frères et soeurs. Leur manière de parler, de se mouvoir, d&rsquo;occuper le temps. Les repas en famille. Les chicaneries. Les moments complices. Le quotidien partagé. Les courses au supermarché. Les jeux de société. La musique reléguée à l&rsquo;accessoire, au décoratif, au superflu. Je lui envie tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 178 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je suis la fille d&rsquo;un père sans sépulture, sans cendres à disperser. Celle qui croit voir un fantôme sur une photo floue. Celle dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l&rsquo;Alfama. Qui guette un chanteur errant, une étoile dépouillée d&rsquo;elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. Sa maison, son compte en banque, ses amis, sa fille. Sa vie elle-même. Qui se serait défait d&rsquo;une peau ancienne, réincarné en mendiant, en musicien vagabond. Un homme qui aurait choisi la dernière adresse de son grand amour. Pour lui chanter à elle, partout éparpillées dans l&rsquo;air, les chansons qu&rsquo;il lui dédie.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Chanson de la ville silencieuse&nbsp;&raquo;, Olivier Adam, Flammarion, 19€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Une si longue mue&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/05/une-si-longue-mue/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/05/une-si-longue-mue/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Oct 2017 06:56:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<category><![CDATA[Anne Godard]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire On poursuit notre virée au milieu des livres de la rentrée littéraire.  Petite halte à Tours – ça tombe bien ! – pour découvrir Anne Godard et son nouveau roman &#171;&#160;Une chance folle&#160;&#187;, publié aux Editions de Minuit. Ce professeur d&#8217;université a posé ses valises à Tours il y a quatre ans, après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00ffff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Une-chance-folle.jpg" rel="lightbox[4057]"><img class="alignleft size-full wp-image-4058 colorbox-4057" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Une-chance-folle.jpg" alt="Une chance folle" width="178" height="245" /></a></p>
<p>On poursuit notre virée au milieu des livres de la rentrée littéraire.  Petite halte à Tours – ça tombe bien ! – pour découvrir <strong>Anne Godard</strong> et son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;</strong>, publié aux <strong>Editions de Minuit.</strong></p>
<p>Ce professeur d&rsquo;université a posé ses valises à Tours il y a quatre ans, après plusieurs années passées en Sologne. Partagée entre Paris (pour les cours) et les bords de Loire, <strong>Anne Godard</strong> écrit depuis très longtemps, comme elle me l&rsquo;a expliqué lors de l&rsquo;interview publiée dans la série estivale de La Nouvelle République édition Indre-et-Loire <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Loisirs/24H/n/Contenus/Articles/2017/07/25/Anne-Godard-Ecrire-m-est-par-moments-necessaire-a-d-autres-impossible-3176105">Plumes d&rsquo;ici</a></strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4057"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Ecrire m&rsquo;est par moments nécessaire, par moments impossible, c&rsquo;est une expérience très intense, absorbante et dangereuse d&rsquo;une certaine manière, car ce qui m&rsquo;intéresse, c&rsquo;est d&rsquo;arriver à frôler des états qui sont difficiles, où l&rsquo;on peut se perdre, en étant au plus près des sensations où le physique et le psychique se confondent&nbsp;&raquo;, m&rsquo;expliquait-elle lors de l&rsquo;interview.</p>
<p>Une explication qui prend tout son sens après la lecture de <strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;.</strong> Lauréat du Grand Prix RTL-LIre pour son premier roman &laquo;&nbsp;Inconsolable&nbsp;&raquo;, <strong>Anne Godard</strong> signe un roman court, ramassé, dense et violent.</p>
<p>Une violence latente. A cause du huis clos qu&rsquo;il installe entre une jeune femme et sa mère dont le père et le frère sont exclus. Tout comme le bébé, une petite fille, qui ne survivra pas.</p>
<p>Un voyage dans le temps. Douloureux. Et pour cause. <strong>Magda</strong> a été gravement brûlée lorsqu&rsquo;elle avait quelques mois. Elle ne s&rsquo;en souvient, mais sa mère a scrupuleusement tout noté dans un carnet. Des pansements aux cures, des opérations de greffe aux rendez-vous chez les spécialistes. Comme pour se justifier. Ou arrêter de culpabiliser. Elle tient le beau rôle. Celui de l&rsquo;abnégation.</p>
<p><strong>Magda</strong> devrait se dire qu&rsquo;elle a de la chance, sa mère ne l&rsquo;a pas lâchée&#8230;</p>
<p>Sauf que<strong> Magda,</strong> bébé ébouillanté, n&rsquo;a pas accès à ses propres souvenirs. Elle se raconte son histoire par l&rsquo;entremise de sa mère. Il est temps qu&rsquo;elle s&rsquo;affranchisse. Qu&rsquo;elle se libère&#8230; Et qu&rsquo;elle change de peau.</p>
<p>Au fil des pages, <strong>Anne Godard</strong> donne à lire une terrible description de la douleur. Qu&rsquo;elle soit physique ou psychique.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 10 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je ne peux pas la voir en entier, même dans un miroir, et souvent ce sont les autres qui me la rappellent. Une hésitation, un clignement des yeux, l&rsquo;adaptation du regard à quelque chose d&rsquo;inattendu, la surprise aussitôt surmontée d&rsquo;une couleur un peu différente, d&rsquo;un repli qui n&rsquo;aurait pas dû être, cela suffit. Je sais ce qu&rsquo;ils ont vu, je sais qu&rsquo;ils n&rsquo;osent plus regarder, je sens leur gêne ou leur curiosité, et pendant un instant, je sens que je pourrais les tuer, pendant un instant je les hais, sans limite, par réflexe, comme on retire sa main d&rsquo;une surface qu&rsquo;on ne savait pas brûlante, avant même d&rsquo;y penser, et sitôt qu&rsquo;on y pense, c&rsquo;est fini, je n&rsquo;ai plus peur et je peux cesser de vouloir tuer comme je cesse d&rsquo;essayer de me défendre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je deviens sage comme une image, sage et soumise comme l&rsquo;image que je vois dans les yeux de ma mère. De toutes mes forces, j&rsquo;essaie de ressembler à cette image dont ma mère veut s&rsquo;occuper. Je me laisse faire et je la laisse me faire ce qu&rsquo;elle veut. Je suis prête à tout et, du moment que je me tais, elle semble contente d&rsquo;avoir mon corps pour se soigner. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A ces filles qui se disent mes amies, je ne confie rien de ce qui m&rsquo;importe. C&rsquo;est une habitude prise depuis longtemps. Je n&rsquo;ai jamais pu parler de la cicatrice sans susciter tout à la fois des haut-le-coeur, sincères ou joués, et des manifestations de pitié. Je ne serai la pauvre de personne. Elles ne comprendraient pas si je leur disais que le pire de tout ce qui m&rsquo;est jamais arrivé, c&rsquo;est leur pitié qui m&rsquo;abaisse et me ravale à une chose informe et sans volonté, une sorte de larve débusquée qui se tortille en agonisant, nue, hors de son nid, une larve répugnante, mais désarmée, qu&rsquo;on écrase pour l&rsquo;achever.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;, Anne Godard, Les Editions de Minuit, 14€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand le cercle s&#8217;élargit&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/06/quand-le-cercle-selargit/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/06/quand-le-cercle-selargit/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2017 15:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Troisième personne"]]></category>
		<category><![CDATA[avenir]]></category>
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		<category><![CDATA[rentrée littéraire 2017]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Mréjen]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire 2017 En même temps que les soldes, ou presque, voilà la rentrée littéraire d&#8217;hiver. Pas de rabais ni de remise à faire rougir votre carte bleue, mais des découvertes à la pelle, des premiers romans pleins de promesses et des rendez-vous attendus! Cette rentrée 2017 s&#8217;ouvre avec 517 romans à paraitre tout au [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire 2017</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-troisieme-personne.jpg" rel="lightbox[3856]"><img class="alignleft size-full wp-image-3857 colorbox-3856" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-troisieme-personne.jpg" alt="livre-troisieme-personne" width="120" height="180" /></a> En même temps que les soldes, ou presque, voilà la rentrée littéraire d&rsquo;hiver. Pas de rabais ni de remise à faire rougir votre carte bleue, mais des découvertes à la pelle, des premiers romans pleins de promesses et des rendez-vous attendus!</p>
<p><strong>Cette rentrée 2017 s&rsquo;ouvre avec 517 romans à paraitre tout au long de ces mois de janvier et de février&#8230;</strong> et le retour des valeurs sûres nous expliquent les critiques littéraires et les éditeurs. Pas sûr que ces auteurs-là soient les plus en vue sur Quatrième de couv&#8230;</p>
<p><strong>Parmi ces 517 romans</strong>, 337 écrits par des auteurs français ou francophones et 180 romans étrangers. A noter <strong>66 premiers romans</strong>, toujours les bienvenus sur ce blog.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Parmi les p&rsquo;tites trouvailles de cette rentrée hivernales, <strong>&laquo;&nbsp;Troisième Personne&nbsp;&raquo;</strong> de<strong> Valérie Mréjen</strong>. Une de mes valeurs sûres à moi !</p>
<p>Plus de quinze ans que je suis cette auteure, par ailleurs plasticienne et vidéaste qui signe chez P.O.L. son dixième écrit, le deuxième paru chez cet éditeur après<strong> &laquo;&nbsp;Forêt noire&nbsp;&raquo;</strong>, dont vous pouvez trouver la critique<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/17/chez-valerie-mrejen-la-mort-est-tragi-comique/"> ici. </a></strong></p>
<p>Cette fois, dans un roman court, l&rsquo;auteure évoque l&rsquo;arrivée d&rsquo;un enfant (le premier), d&rsquo;une petite fille, au sein d&rsquo;un couple et d&rsquo;une histoire qui, jusque là, se déclinait à deux. Pas de prénoms, pas de décor très défini, mais des moments : avant la naissance, dans l&rsquo;enfance des parents, les interrogations de la parturiente, à la maternité, dans la rue, quand la petite sera devenue grande&#8230; La vie qui change, qui éclate, qui transforme.</p>
<p>Nouveau sujet pour <strong>Valérie Mréjen</strong> qui a, à plusieurs reprises, trituré la mort dans les tous les sens. Nouveau sujet mais toujours ce même style, si caractéristique : frais, rythmé, si visuel&#8230; et si juste. Un vrai p&rsquo;tit bonheur qu&rsquo;on ait connu la maternité ou pas, d&rsquo;ailleurs.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 41-42 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle, au contraire, doit dire qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas détesté cette soudaine familiarité. Elle était même plutôt flattée qu&rsquo;on la considère comme une amulette, d&rsquo;avoir le même succès qu&rsquo;un pompon de marin ou qu&rsquo;une table en bois. Elle éprouvait soudain ce dont ne pourront jamais témoigner les gisants dans leurs basiliques, le boutoir porte-chance du petit sanglier en bronze, les excroissances des statues lustrées et polies par d&rsquo;innombrables paumes. Elle était très émue devant cette fascination primitive pour le corps féminin en état de métamorphose, le réflexe enfantin de vouloir toucher pour y croire. L&rsquo;émerveillement était constant, toujours recommencé, comme si ce phénomène pourtant vieux comme le monde ne pourrait jamais devenir banal.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 58 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Elle le pense : ce n&rsquo;est pas pour moi. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;envie qui lui fait défaut, oh non bien au contraire. C&rsquo;est une croyance profonde. Un manque d&rsquo;identification pure et simple avec cette image. Ceci est un monde de vraies femmes et elle est bien trop loin derrière. Sa propre mère a disparu si tôt, elle ne peut absolument pas se voir à la même place. Surtout pas quand le père essaye de l&rsquo;y pousser avec des mots très mal choisis. Il décide en effet, dans un réflexe pragmatique peu après l&rsquo;enterrement, de la promouvoir remplaçante, figure maternelle de substitution pour son frère et sa soeur. Mais ce qu&rsquo;elle voit surtout dans ce remaniement hâtif, c&rsquo;est son devenir épouse d&rsquo;un homme qui est son géniteur. D&rsquo;ailleurs il confond souvent les prénoms et commet des lapsus énormes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 133-134 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les voilà en répétitions face au nouveau metteur en scène. Ses intentions sont encore floues mais sa détermination ne fait aucun doute. Ils entrevoient ce que doivent ressentir les comédiens liés par contrat à un démiurge parti en roue libre, un génie capricieux que plus personne n&rsquo;ose contredire. Ils se plient néanmoins au jeu, en bons débutants prêts à tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Troisième Personne&nbsp;&raquo;, Valérie Mréjen, P.O.L., 10€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/LtFKxPlc2QE?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
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		<item>
		<title>L&#8217;horreur des souvenirs&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/16/lhorreur-des-souvenirs/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/16/lhorreur-des-souvenirs/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 16 May 2015 16:16:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Auschwitz-Birkenau]]></category>
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		<description><![CDATA[Le 70e anniversaire de la libération des camps d&#8217;Auschwitz marque cette année 2015. L&#8217;occasion pour certains d&#8217;entre nous de plonger dans des livres d&#8217;Histoire. Pour d&#8217;autres, dans des témoignages. Celui de Marceline Loridan-Ivens s&#8217;impose. Une évidence tant les mots de cette octogénaire frappe notre coeur. Et notre conscience. Avec &#171;&#160;Et tu n&#8217;es pas revenu&#160;&#187;, coécrit [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/et-tu-nes-pas-revenu-loridan-ivens-couv.jpg" rel="lightbox[3063]"><img class="alignleft size-full wp-image-3066 colorbox-3063" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/et-tu-nes-pas-revenu-loridan-ivens-couv.jpg" alt="et-tu-nes-pas-revenu-loridan-ivens-couv" width="200" height="317" /></a>Le 70e anniversaire de la libération des camps d&rsquo;Auschwitz marque cette année 2015. L&rsquo;occasion pour certains d&rsquo;entre nous de plonger dans des livres d&rsquo;Histoire. Pour d&rsquo;autres, dans des témoignages.</p>
<p>Celui de <strong>Marceline Loridan-Ivens</strong> s&rsquo;impose. Une évidence tant les mots de cette octogénaire frappe notre coeur. Et notre conscience. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Et tu n&rsquo;es pas revenu&nbsp;&raquo;</strong>, coécrit avec <strong>Judith Perrignon</strong>, la cinéaste et documentariste revient sur son histoire.</p>
<p>Celle de sa dénonciation. Celle de sa déportation avec son père. Celle de son retour et du silence assourdissant qui l&rsquo;entoure. Celle de sa colère et du regard désabusé qu&rsquo;elle porte aujourd&rsquo;hui sur la vie.</p>
<p>Au fil des 107 pages, un formidable témoignage d&rsquo;amour à son père<strong> Shloïme Rosenberg</strong> ( un juif polonais émigré en France) qui ne reviendra pas de l&rsquo;enfer.</p>
<p>Des mots, des faits, qui rappellent l&rsquo;horreur de la guerre. A 15 ans, la jeune <strong>Marceline</strong> est arrêtée, déportée. Elle fait partie des quelque 200 survivants ( sur les 2.500 a en être revenu. Au total, entre 1940 et 1945, 1,1 million de personnes a péri à Ausshwitz-Birkenau) à pouvoir encore raconter l&rsquo;indicible, ce qu&rsquo;elle a vécu dans sa chair. Là-bas, en Pologne, elle deviendra une esclave au service de la mort, en charge du tri des vêtements de ceux qu&rsquo;on envoie mourir dans les chambres à gaz.</p>
<p>Elle évoque celles qui, au coeur de l&rsquo;horreur, deviendront ses amies, celles qui ne pas revenues. Elle raconte aussi la difficulté à vivre ensuite, après sa libération, le 10 mai 1945. Et porte un regard désabusé sur la mémoire collective, sélective.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>En janvier, Marceline Loridan-Ivens était l&rsquo;invitée de Patrick Cohen au 7-9, de France-Inter. Ses mots claquent.</strong></p>
<iframe frameborder="0" width="500" height="283" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x2fpqyc" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Maman disait tenir de quelqu&rsquo;un qui t&rsquo;avait vu à Auschwitz, que tu avais quitté le camp avec la marche de la mort au mois de janvier 1945, qu&rsquo;on t&rsquo;avait vu à Dachau ensuite, que tu aurais dû y rester, mais que tu t&rsquo;étais remis en marche pour soutenir un homme que ne pouvait plus avancer sans toi et que les Allemands auraient abattu. D&rsquo;après Maman, tu n&rsquo;avais pas été désigné pour marcher encore, tu t&rsquo;étais sacrifié. Je n&rsquo;y croyais pas à son histoire. Au camp, on ne choisissait rien, pas même sa façon de mourir. Mais Dachau c&rsquo;est possible, j&rsquo;ai lu que bien des détenus de Gross-Rosen ont été transférés là-bas. Qu&rsquo;importe que ce ne soit pas écrit. On ne peut plus faire d&rsquo;inventaire dans le fracas de l&rsquo;après-guerre. L&rsquo;administration française a peut-être délivré ces certificats en vrac, inscrivant en face des noms, des lieux et des dates probables, pas forcément vérifiés. Je ne crois à rien de l&rsquo;histoire officiellement écrite par la France.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 69-70 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jacqueline m&rsquo;offre des fleurs le 10 main comme si c&rsquo;était mon anniversaire. Chaque année, ça me touche beaucoup, nous sommes proches, différentes et attentives l&rsquo;une à l&rsquo;autre, il ne reste que nous deux. Le 10 mai, c&rsquo;est la date de ma libération par les Russes à Theresienstadt. Je suis née ce jour-là. Je sais que Jacqueline le fait pour moi mais aussi pour son père. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon retour est synonyme de ton absence. A tel point, que j&rsquo;ai voulu l&rsquo;effacer, disparaître moi aussi. J&rsquo;ai sauté dans la Seine deux ans plus tard, l&rsquo;année où Henri se mariait. C&rsquo;était un peu après le quai Saint-Michel, j&rsquo;avais enjambé le parapet, j&rsquo;allais m&rsquo;élancer quand un homme m&rsquo;a retenue. Puis j&rsquo;ai eu la tuberculose, on m&rsquo;a placée dans un sanataroum chic en Suisse, à Montana. Maman venait me voir parfois. Je ne supportais pas son impatience, cette façon qu&rsquo;elle avait de me réclamer d&rsquo;aller bien et d&rsquo;oublier. J&rsquo;étais si lourde. J&rsquo;ai tenté de mourir une deuxième fois.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 83 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et si je suis restée sèche, menue, c&rsquo;est parce que j&rsquo;ai souvent pensé devant ma glace, dix, vingt ou trente ans plus tard, Faut que je reste mince et svelte pour ne pas passer au gaz la prochaine fois. Je n&rsquo;ai jamais eu d&rsquo;enfants. Je n&rsquo;en ai jamais voulu. Tu me l&rsquo;aurais sans doute reproché. Le corps des femmes, le mien, celui de ma mère, celui de toutes les autres dp,t me ventre gonfle puis se vide, a été pour moi définitivement défiguré par les camps. J&rsquo;ai en horreur la chair et son élasticité. J&rsquo;ai vu là-bas s&rsquo;affaisser les peaux, les seins, les ventres, j&rsquo;ai vu se plier, se friper les femmes, le délabrement des corps en accéléré, jusqu&rsquo;au décharnement, au dégoût et jusqu&rsquo;au crématoire.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un témoignage bouleversant pour honorer la mémoire de tous ces déportés. A lire absolument histoire, au moins, de faire reculer la bêtise.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Et tu n&rsquo;es pas revenu&nbsp;&raquo;, Marceline Loridan-Ivens avec Judith Perrignon, Grasset, 12,90€.</strong></em></p>
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