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	<title>Quatrième de couv &#187; Editions de Minuit</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand le passé si noir s&#8217;invite à la fête&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2020 08:05:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Jour de fête ! Laurent Mauvignier est de retour et quand on sait la place qu&#8217;il occupe dans mon panthéon littéraire, on peut bien pavoiser, croyez-moi Oui, l&#8217;oeuvre de Laurent Mauvignier ponctue, livre avec livre, les posts de ce blog depuis 2011. Je suis cet auteur, né à Tours et qui a grandi dans le sud-Touraine, depuis son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER-OKOK.jpg" rel="lightbox[5328]"><img class="alignleft size-full wp-image-5331 colorbox-5328" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER-OKOK.jpg" alt="MAUVIGNIER OKOK" width="195" height="267" /></a></p>
<p>Jour de fête ! <strong>Laurent Mauvignier</strong> est de retour et quand on sait la place qu&rsquo;il occupe dans mon panthéon littéraire, on peut bien pavoiser, croyez-moi <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5328" /></p>
<p>Oui, l&rsquo;oeuvre de <strong>Laurent</strong> <strong>Mauvignier</strong> ponctue, livre avec livre, les posts de ce blog depuis 2011. Je suis cet auteur, né à Tours et qui a grandi dans le sud-Touraine, depuis son premier roman. Je l&rsquo;ai interviewé aussi, en 2016. Vous pouvez retrouver tout cela<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/"> ici</a></strong> mais aussi <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/">là</a>.</strong></p>
<p>L&rsquo;auteur, désormais installé à Toulouse, est donc de retour avec un gros roman de 640 pages. Un roman noir. Très noir. Une première pour l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;Apprendre à finir&nbsp;&raquo;</strong> (Prix du Livre Inter) et de nombreuses pièces de théâtre.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous mène sur la commune rurale de <strong>La Bassée. </strong>Une commune qui ne figure sur aucune carte. Un lieu fictif qui pourrait cependant faire penser<strong> </strong>à Descartes, où il a grandi. Il ne reste presque plus rien à <strong>La Bassée</strong> : un bourg et quelques hameaux, dont celui qu’occupent <strong>Bergogne</strong>, sa femme <strong>Marion</strong> et leur fille <strong>Ida</strong>, ainsi qu’une voisine, <strong>Christine</strong>, une artiste installée ici depuis des années.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5328"></span></p>
<p>Là, dans ce hameau des Trois filles seules, vivent <strong>Christine de Haas</strong> et son chien. L&rsquo;artiste a quitté la ville et son mari, sa vie d&rsquo;avant pour s&rsquo;installer à l&rsquo;écart. Mais tout à côté de la famille de <strong>Patrice Bergogne</strong> qui a reprise la ferme de son père. <strong>Patrice</strong>, paysan un peu bourru et mal à l&rsquo;aise avec son corps a épousé <strong>Marion</strong>. Ils élèvent <strong>Ida</strong>, leur fille. Enfin, celle de <strong>Marion</strong>, découvrirons-nous au fil de cet épais roman. Une vie de couple où les mots et les gestes ont désormais compliqués. Car trop de secrets demeurent.</p>
<p><strong>Marion</strong> travaille dans une imprimerie, dans la petite ville la plus proche. Le soir de ses quarante ans, la vie de tous ces personnages bascule. Complètement. Irrémédiablement. Définitivement. L&rsquo;arrivée de <strong>Denis</strong> et de ses deux frères <strong>Christophe</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Bègue&nbsp;&raquo;</strong> alors que se prépare la fête d&rsquo;anniversaire va replonger <strong>Marion</strong> dans son passé. Trois inconnus pour <strong>Patrice</strong>, <strong>Ida</strong> et <strong>Christine</strong>. Tout comme les jeunes années de <strong>Marion</strong>. Personne ne savait. Et personne n&rsquo;en sortira indemne.</p>
<p>Pas question de trop en dire et prendre alors le risque de &laquo;&nbsp;divulgâcher&nbsp;&raquo; les rebondissements de ce roman psychologiquement lourd, aux longues phrases pour approcher au plus près des personnages. La marque de fabrique de <strong>Laurent Mauvignier</strong>.</p>
<p>Tout y est. La tension qui s&rsquo;installe au fil des minutes. Elle ira crescendo tout au long de la soirée. On la sent, on la voit, on la lit. Un thriller à la campagne, affûté. Terriblement. Et le portrait, toujours juste, des classes modestes. Dont l&rsquo;auteur est lui-même issu.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 190 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Parfois elle voit bien comment sa mère ne répond pas à Patrice, comment il semble parler tout seul et attendre des réponses qui ne viennent pas, et, souvent, elle voit comment lui regarde fixement sa femme. Si elle pouvait lire dans ses yeux, il se peut qu&rsquo;elle lirait de la colère, de la haine, du ressentiment, de la tristesse, du remords, de la déception, de la solitude, de l&rsquo;incompréhension pareille à celle qu&rsquo;elle éprouve lorsqu&rsquo;elle le voit fixant sa mère qui ne répond pas, ne l&rsquo;entend sans doute même pas, et combien de fois alors c&rsquo;est Ida qui doit dire, </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Maman, papa te parle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>car elle sait qu&rsquo;elle, sa mère va l&rsquo;entendre, </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Oui, pardon ma chérie.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>et qu&rsquo;ensuite Marion se tournera vers Patrice. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ida sait que ce soir ce ne sera pas comme ça. Il n&rsquo;y aura pas ces moments de flottement pendant lesquels ils restent tous les trois à table, évacuant tout ce qui les concerne pour parler du boulot et des faits divers qu&rsquo;on a entendus à la télé, et puis de rien, surtout de rien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 372-373 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais cette fixité, elle ne peut toujours pas la supporter, comme si les yeux de Patrice étaient trop inquisiteurs pour qu&rsquo;elle assume ce face-à-face &#8211; comme si elle était incapable de s&rsquo;attendre à y trouver autre chose qu&rsquo;une confrontation ou même, déjà, une condamnation, une sorte d&rsquo;accusation qu&rsquo;elle redoute de ne pas pouvoir supporter à ce moment-là, s&rsquo;imaginant ne pas en être capable alors qu&rsquo;elle voudrait trouver ses yeux, oui, de tout coeur, elle voudrait trouver en lui une réponse à son angoisse, de la compréhension, de l&rsquo;amour, elle est sûre qu&rsquo;il comprendrait, qu&rsquo;il verrait qu&rsquo;elle veut s&rsquo;excuser parce que c&rsquo;était déjà comme si tout le monde était d&rsquo;accord pour dire que ce qui se passe ce soir est en partie de sa faute et, alors qu&rsquo;elle voudrait s&rsquo;excuser à cause de cette soirée, maintenant elle voudrait que Patrice l&rsquo;excuse pour tout ce qu&rsquo;elle lui fait subir depuis des années et dont elle sait qu&rsquo;il encaisse presque sans rien dire, s&rsquo;énervant parfois parce qu&rsquo;il  a trop bu ou parce que sa patience est à bout ; elle sait, aussi clairement qu&rsquo;elle sait n&rsquo;avoir jamais voulu le savoir tout à fait, que c&rsquo;est à cause de ce qu&rsquo;elle ne lui donne pas, et pas seulement le sexe, mais aussi tout ce qu&rsquo;elle lui refuse de tendresse et de temps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 531-532 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Elle a encore ce vague espoir qu&rsquo;on ne l&rsquo;entendra pas, que les filles ne comprendront pas qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas la fille sensass et cool à qui personne ne résiste, qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas celle qu&rsquo;elles croient connaître. Et maintenant elle leur en vaut presque de la naïveté avec laquelle elles l&rsquo;avaient crue si forte, si puissante, elle leur en veut tant soudain qu&rsquo;elle voudrait se retourner et les agresser toutes les deux, oui, cette pulsion, cette envie qu&rsquo;elle doit réprimer de leur foncer dessus pour tout dégommer, s&rsquo;en prendre à elles deux pour leur gueuler que depuis que&rsquo;elle vit ici, évidemment, rien ni personne n&rsquo;a pu avoir la moindre prise sur sa vie ni sur elle, ils sont tellement gentils les gens d&rsquo;ici, vous le saviez pas ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Histoires de la nuit&nbsp;&raquo;, Laurent Mauvignier, Les Editions de Minuit.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Sous le soleil californien, l&#8217;étau se resserre&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/06/10/sous-le-soleil-californien-letau-se-resserre/</link>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2019 10:01:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Yves Ravey  a l&#8217;art et la manière de vous raconter une histoire en à peine une centaine de pages ! De la transformer, d&#8217;en faire quelque chose d&#8217;unique. Et de drôle. C&#8217;est encore le cas pour son nouveau roman, le seizième en trente ans pour cet auteur et dramaturge sexagénaire qui, cette fois, nous [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PAS-DUPE.jpg" rel="lightbox[4674]"><img class="alignleft size-full wp-image-4676 colorbox-4674" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PAS-DUPE.jpg" alt="PAS DUPE" width="178" height="245" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Yves Ravey </strong> a l&rsquo;art et la manière de vous raconter une histoire en à peine une centaine de pages ! De la transformer, d&rsquo;en faire quelque chose d&rsquo;unique. Et de drôle. C&rsquo;est encore le cas pour son nouveau roman, le seizième en trente ans pour cet auteur et dramaturge sexagénaire qui, cette fois, nous emmène loin. Jusqu&rsquo;en Californie.</p>
<p>Vous trouverez plusieurs de ces précédents romans (<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/13/yves-ravey-et-son-notaire-pas-tres-clair/">&laquo;&nbsp;Un notaire peu ordinaire&nbsp;&raquo;</a></strong>, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/11/23/comme-un-air-de-polar/">&laquo;&nbsp;Sans état d&rsquo;âme&nbsp;&raquo;</a></strong>, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/10/cette-si-chere-tatie-vicky/">&laquo;&nbsp;Trois jours sans ma tante&nbsp;&raquo;</a></strong>, chroniqués sur mon blog au fil des années.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle commence mal. Par la mort (accidentelle ?) de <strong>Tippi</strong>, la femme volage et extravertie de <strong>Salvatore Meyer</strong>. A la manière d&rsquo;un épisode de Columbo, tout n&rsquo;est pourtant pas aussi évident que ça en a l&rsquo;air.</p>
<p><strong>Tippi</strong> boit, roule vite, trompe son mari, fait la fête, mais il parait curieux qu&rsquo;elle ait raté ce virage de la route de Santa Clarita. Et l&rsquo;inspecteur <strong>Costa</strong> va exploiter toutes les pistes, traquer tous les détails tandis que <strong>Salvatore</strong> doit faire face à son beau-père, à sa voisine <strong>Gladys</strong>… et à toutes ses contradictions.</p>
<p><span id="more-4674"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong><em>Page 28 : </em></strong><em>« La voiture de Bruce ayant quitté le garage, j’ai opéré une fouille du secrétaire de Tippi, dans sa chambre. J’en ai profité pour introduire mes effets personnels, ainsi que mes affaires de toilette, pour masquer notre séparation, en cas de visite inopportune de la police. Depuis plus de six mais, nous ne dormions plus ensemble, mais ça ne regardait personne. »</em></p>
<p><strong><em>Page 84 : </em></strong><em>« Pour la première fois, je me suis mis à douter des paroles de l’inspecteur. Je lui ai demandé s’il se sentait bien. Et pourquoi je me sentirais mal, monsieur Meyer ? Parce que cette affaire devrait être classée depuis longtemps, et vous le savez. »</em></p>
<p><strong><em>Page 120 : </em></strong><em>[…] Et puis, autre chose : nous pensons que votre femme aurait pu être victime d’une manipulation. C’est bizarre, vous savez, suite à notre dernier entretien, j’étais prêt à abandonner, j’ai même demandé au juge de clore l’instruction. Mais il y a eu comme une étincelle, souvenez-vous, monsieur Meyer, vous avez dit que votre femme tenait beaucoup à ce collier, c’est un cadeau de son père. Alors tout s’est renversé. Maintenant, je pense : nous allons perquisitionner la maison de Bruce Cazale. Mais, ai-je répondu : La maison de Bruce Cazale, c’est aussi la mienne, je vous signale ! »</em></p></blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Pas dupe&nbsp;&raquo;, Yves Ravey, Editions de Minuit, 14,50€ </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Cette (si) chère tatie Vicky&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/10/cette-si-chere-tatie-vicky/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/10/cette-si-chere-tatie-vicky/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 Oct 2017 16:23:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA["Trois jours chez ma tante"]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Rendez-vous avec un habitué des rentrées littéraires : Yves Ravey, romancier et dramaturge, vit à Besançon où il enseigne les lettres et les arts plastiques. Il a publié une quinzaine de romans et revient avec &#160;&#187; Trois jours chez ma tante &#171;&#160;. Vous trouverez ici et puis là, deux autres précédents romans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #666699"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<div id="attachment_4042" style="width: 245px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/YVES-RAVEY.jpg" rel="lightbox[4037]"><img class="wp-image-4042 size-full colorbox-4037" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/YVES-RAVEY.jpg" alt="YVES RAVEY" width="235" height="156" /></a><p class="wp-caption-text">© photo : Hélène Bamberger</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Rendez-vous avec un habitué des rentrées littéraires : <strong>Yves Ravey</strong>, romancier et dramaturge, vit à Besançon où il enseigne les lettres et les arts plastiques. Il a publié une quinzaine de romans et revient avec <strong>&nbsp;&raquo; Trois jours chez ma tante &laquo;&nbsp;</strong>.</p>
<p>Vous trouverez<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/13/yves-ravey-et-son-notaire-pas-tres-clair/">ici</a> </strong>et puis <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/11/23/comme-un-air-de-polar/">là</a></strong>, deux autres précédents romans chroniqués : <strong>&nbsp;&raquo; Un notaire peur ordinaire &laquo;&nbsp;</strong> et <strong>&nbsp;&raquo; Sans état d&rsquo;âme &laquo;&nbsp;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANTE-RAVEY.jpg" rel="lightbox[4037]"><img class="alignleft size-full wp-image-4038 colorbox-4037" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANTE-RAVEY.jpg" alt="TANTE RAVEY" width="178" height="245" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Yves Ravey</strong> use, au fil des romans, d&rsquo;un style implacable. C&rsquo;est vif, court&#8230; et rondement mené. On se laisse embarquer sans la moindre appréhension, sûr (e) d&rsquo;apprécier les trouvailles de l&rsquo;auteur et ses personnages un peu en marge.</p>
<p>La preuve encore avec <strong>&nbsp;&raquo; Trois jours chez ma tante &laquo;&nbsp;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4037"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Marcello Martini</strong> ( le narrateur) qui, alors qu&rsquo;il a quitté la France précipitamment vingt ans auparavant, est convoqué au chevet de sa fantasque tante <strong>Vicky</strong>, installée désormais en maison de retraite. Une femme d&rsquo;affaires aguerrie qui, ces années durant, a contribué financièrement aux dépenses de son neveu, sa seule famille désormais et qui fut, des années années, son secrétaire particulier. Jusqu&rsquo;aux petits arrangements avec la légalité du directeur financier, dénoncé anonymement par Marcello ( or celui-ci vient de sortir de prison), et au départ pour le Liberia. Là-bas, <strong>Marcello</strong> dit avoir créé une école, un centre de formation. En réalité, de lucratifs ateliers de confection qui emploient des enfants. Et des ONG sont sur le point de découvrir le pot aux roses&#8230;</p>
<p>Bref, <strong>Vicky</strong> a décidé de le déshériter et <strong>Marcello, délinquant en col blanc,</strong> va tout mettre en oeuvre pour l&rsquo;en empêcher. Il a trois jours devant lui. Pas un de plus.</p>
<p>Ajoutez à cela une ex-femme cupide et une fille qui pourrait être la sienne et vous avez tous les ingrédients d&rsquo;un roman cynique et drôle à la fois.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 100 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Ne mélangeons pas tout, Lydia. Ce que tu dois retenir, pour l&rsquo;instant, c&rsquo;est que je traverse une mauvaise passe, mais que les choses vont s&rsquo;arranger. Il faut le reconnaître, je le redis, un chèque de ma tante nous donnerait, à toute mon équipe et à moi, un sacré coup de pouce. J&rsquo;ai dit aussi que ça permettrait de mieux travailler avec les associations humanitaires. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quelles organisations humanitaires ? m&rsquo;a demandé Lydia. Je lui ai servi les noms les plus médiatiques, ensuite j&rsquo;ai dit que c&rsquo;était moi qui gérais les fonds sur place. Je lui serais reconnaissant, de ce fait, de prendre toutes les précautions avec ma tante, d&rsquo;abord vérifier la validité du chèque. Aussi, ce n&rsquo;était peut-être pas la peine d&rsquo;en parler, par exemple,  à Gaëtan Lièvremont. Lydia a haussé les sourcils, Gaëtan n&rsquo;avait rien à voir là-dedans, il avait assez à faire avec l&rsquo;avocat de Walter. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 150-151 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Plus tard, sur la tombe de ma mère, petit carré de gazon entretenu par les soins de Vicky, j&rsquo;ai demandé à mon ex-femme, si le rapport de Gaëtan Lièvremont sur mon activité au Liberia passait par elle. Et Lydia a dit oui. Mais elle ne l&rsquo;avait pas transmis à ma tante, alors qu&rsquo;elle était censée s&rsquo;y employer. J&rsquo;ai voulu savoir si elle le ferait avant mon départ ? Elle m&rsquo;a répondu qu&rsquo;elle avait promis de me venir en aide, c&rsquo;était le contrat, et pour que ce contrat soit honoré, Vicky ne devrait rien savoir de mon activité réelle en Afrique. De ce fait, Lydia se tairait. J&rsquo;aurais donc mon chèque. Je suis resté un instant sur la tombe de ma mère, à l&rsquo;ombre des cyprès. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A la fin, j&rsquo;ai entendu la voix de Lydia. Elle m&rsquo;a rappelé que ma tante nous attendait. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 183 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Ma tante commençait à rédiger. Je la guettais par la porte entrouverte. J&rsquo;ai suivi de loin, une seconde, le tracé de la plume crissant sur le papier. Un premier trait penché. Continue, ma tante&#8230; ! : à l&rsquo;ordre de&#8230; Je me suis approché : Tu marques Marcello Martini, n&rsquo;oublie pas, je reviens dans une minute. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je suis descendu en vitesse saluer la directrice. Qui ne s&rsquo;est pas levée à mon entrée. Vu son sourire, elle ne semblait pas mécontente de me voir partir. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong><em>&nbsp;&raquo; Trois jours chez ma tante &laquo;&nbsp;, Yves Ravey, Les Editions de Minuit, 1</em>5€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Une si longue mue&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/05/une-si-longue-mue/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Oct 2017 06:56:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Une chance folle"]]></category>
		<category><![CDATA[accident domestique]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Godard]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire On poursuit notre virée au milieu des livres de la rentrée littéraire.  Petite halte à Tours – ça tombe bien ! – pour découvrir Anne Godard et son nouveau roman &#171;&#160;Une chance folle&#160;&#187;, publié aux Editions de Minuit. Ce professeur d&#8217;université a posé ses valises à Tours il y a quatre ans, après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00ffff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Une-chance-folle.jpg" rel="lightbox[4057]"><img class="alignleft size-full wp-image-4058 colorbox-4057" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Une-chance-folle.jpg" alt="Une chance folle" width="178" height="245" /></a></p>
<p>On poursuit notre virée au milieu des livres de la rentrée littéraire.  Petite halte à Tours – ça tombe bien ! – pour découvrir <strong>Anne Godard</strong> et son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;</strong>, publié aux <strong>Editions de Minuit.</strong></p>
<p>Ce professeur d&rsquo;université a posé ses valises à Tours il y a quatre ans, après plusieurs années passées en Sologne. Partagée entre Paris (pour les cours) et les bords de Loire, <strong>Anne Godard</strong> écrit depuis très longtemps, comme elle me l&rsquo;a expliqué lors de l&rsquo;interview publiée dans la série estivale de La Nouvelle République édition Indre-et-Loire <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Loisirs/24H/n/Contenus/Articles/2017/07/25/Anne-Godard-Ecrire-m-est-par-moments-necessaire-a-d-autres-impossible-3176105">Plumes d&rsquo;ici</a></strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4057"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Ecrire m&rsquo;est par moments nécessaire, par moments impossible, c&rsquo;est une expérience très intense, absorbante et dangereuse d&rsquo;une certaine manière, car ce qui m&rsquo;intéresse, c&rsquo;est d&rsquo;arriver à frôler des états qui sont difficiles, où l&rsquo;on peut se perdre, en étant au plus près des sensations où le physique et le psychique se confondent&nbsp;&raquo;, m&rsquo;expliquait-elle lors de l&rsquo;interview.</p>
<p>Une explication qui prend tout son sens après la lecture de <strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;.</strong> Lauréat du Grand Prix RTL-LIre pour son premier roman &laquo;&nbsp;Inconsolable&nbsp;&raquo;, <strong>Anne Godard</strong> signe un roman court, ramassé, dense et violent.</p>
<p>Une violence latente. A cause du huis clos qu&rsquo;il installe entre une jeune femme et sa mère dont le père et le frère sont exclus. Tout comme le bébé, une petite fille, qui ne survivra pas.</p>
<p>Un voyage dans le temps. Douloureux. Et pour cause. <strong>Magda</strong> a été gravement brûlée lorsqu&rsquo;elle avait quelques mois. Elle ne s&rsquo;en souvient, mais sa mère a scrupuleusement tout noté dans un carnet. Des pansements aux cures, des opérations de greffe aux rendez-vous chez les spécialistes. Comme pour se justifier. Ou arrêter de culpabiliser. Elle tient le beau rôle. Celui de l&rsquo;abnégation.</p>
<p><strong>Magda</strong> devrait se dire qu&rsquo;elle a de la chance, sa mère ne l&rsquo;a pas lâchée&#8230;</p>
<p>Sauf que<strong> Magda,</strong> bébé ébouillanté, n&rsquo;a pas accès à ses propres souvenirs. Elle se raconte son histoire par l&rsquo;entremise de sa mère. Il est temps qu&rsquo;elle s&rsquo;affranchisse. Qu&rsquo;elle se libère&#8230; Et qu&rsquo;elle change de peau.</p>
<p>Au fil des pages, <strong>Anne Godard</strong> donne à lire une terrible description de la douleur. Qu&rsquo;elle soit physique ou psychique.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 10 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je ne peux pas la voir en entier, même dans un miroir, et souvent ce sont les autres qui me la rappellent. Une hésitation, un clignement des yeux, l&rsquo;adaptation du regard à quelque chose d&rsquo;inattendu, la surprise aussitôt surmontée d&rsquo;une couleur un peu différente, d&rsquo;un repli qui n&rsquo;aurait pas dû être, cela suffit. Je sais ce qu&rsquo;ils ont vu, je sais qu&rsquo;ils n&rsquo;osent plus regarder, je sens leur gêne ou leur curiosité, et pendant un instant, je sens que je pourrais les tuer, pendant un instant je les hais, sans limite, par réflexe, comme on retire sa main d&rsquo;une surface qu&rsquo;on ne savait pas brûlante, avant même d&rsquo;y penser, et sitôt qu&rsquo;on y pense, c&rsquo;est fini, je n&rsquo;ai plus peur et je peux cesser de vouloir tuer comme je cesse d&rsquo;essayer de me défendre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je deviens sage comme une image, sage et soumise comme l&rsquo;image que je vois dans les yeux de ma mère. De toutes mes forces, j&rsquo;essaie de ressembler à cette image dont ma mère veut s&rsquo;occuper. Je me laisse faire et je la laisse me faire ce qu&rsquo;elle veut. Je suis prête à tout et, du moment que je me tais, elle semble contente d&rsquo;avoir mon corps pour se soigner. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A ces filles qui se disent mes amies, je ne confie rien de ce qui m&rsquo;importe. C&rsquo;est une habitude prise depuis longtemps. Je n&rsquo;ai jamais pu parler de la cicatrice sans susciter tout à la fois des haut-le-coeur, sincères ou joués, et des manifestations de pitié. Je ne serai la pauvre de personne. Elles ne comprendraient pas si je leur disais que le pire de tout ce qui m&rsquo;est jamais arrivé, c&rsquo;est leur pitié qui m&rsquo;abaisse et me ravale à une chose informe et sans volonté, une sorte de larve débusquée qui se tortille en agonisant, nue, hors de son nid, une larve répugnante, mais désarmée, qu&rsquo;on écrase pour l&rsquo;achever.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;, Anne Godard, Les Editions de Minuit, 14€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La crue de juillet ou l&#8217;art de la rencontre compliquée&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/01/la-crue-de-juillet-ou-lart-de-la-rencontre-compliquee/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Jul 2013 06:56:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[différence d'âge]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Editions de Minuit]]></category>
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		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
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		<category><![CDATA[week-end]]></category>

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		<description><![CDATA[Un pays dont on ne sait pas le nom. Deux personnages, Thérèse et Karl qui se rencontrent et se fuient en même temps&#8230; le tout sur fond de fait-divers tragique. Voilà quelques élèments du décor du nouveau roman d&#8217;Hélène Lenoir, le très bien écrit &#171;&#160;La crue de juillet&#160;&#187;, paru aux Editions de Minuit. Professeure de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRUE.jpg" rel="lightbox[1786]"><img class="alignleft  wp-image-1789 colorbox-1786" style="margin: 10px" alt="CRUE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRUE.jpg" width="108" height="148" /></a>Un pays dont on ne sait pas le nom. Deux personnages, Thérèse et Karl qui se rencontrent et se fuient en même temps&#8230; le tout sur fond de fait-divers tragique. Voilà quelques élèments du décor du nouveau roman d&rsquo;<strong>Hélène Lenoir</strong>, le très bien écrit <strong>&laquo;&nbsp;La crue de juillet&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux <strong>Editions de Minuit.</strong></p>
<p>Professeure de français en Allemagne, <strong>Hélène Lenoir</strong> signe avec <strong>&laquo;&nbsp;La crue de juillet&nbsp;&raquo;</strong> son dixième roman.</p>
<p>Elle plonge le lecteur, le temps d&rsquo;un week-end, dans la vie visiblement compliquée de<strong> Thérèse</strong>, 38 ans qui, dans le cadre de son travail et poussée par son patron et amant, doit interviewer <strong>Will Jung</strong>, un célèbre peintre reclus. Elle a donc pris le chemin de ce pays qui peut être l&rsquo;Autriche ou le sud de l&rsquo;Allemagne pour le rencontrer. Mais rien ne se passe comme prévu. Même son amie <strong>Dora</strong>, qui doit l&rsquo;accueillir et assurer la traduction n&rsquo;est pas là.</p>
<p><span id="more-1786"></span></p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LENOIR.jpg" rel="lightbox[1786]"><img class="alignleft  wp-image-1794 colorbox-1786" style="margin: 10px" alt="LENOIR" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LENOIR.jpg" width="363" height="200" /></a>Un fait-divers tragique – une jeune femme tchetchène a plongé dans une rivière en crue pour tenter, en vain, de récupérer son bébé qui y a glissé – perturbe Thérèse d&rsquo;entrée de jeu.</strong> Puis elle rencontre <strong>Karl</strong>, un quinquagénaire fatigué, frappé par la beauté de la jeune femme. Mais décidément, rien ne se passe comme prévu&#8230;</p>
<p><strong>Thérèse</strong> s&rsquo;égare, se fragilise et s&rsquo;accroche. Pour elle, chaque euro est compté. <strong>Karl</strong>, architecte-restaurateur, tente de se reconstruire entre les souvenirs liés à sa mère, atteinte de folie et ceux qui le lient encore à son ex-compagne, également sujette aux dérèglements psychiques. Pour essayer de ne plus y penser, il multiplie les réussites&#8230; bat et rebat les cartes de sa vie.</p>
<p><strong>Leur rencontre est improbable, ponctuée de maladresses et de brusqueries. La crue, pour le coup, ne perturbe pas que l&rsquo;environnement immédiat du fleuve&#8230;<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle lui parlait, s&rsquo;excusait, lui demandait quelque chose, polie, timide, penchée de côté, un petit sac rouge en bandoulière, face à lui, les yeux bleus, l&rsquo;accent français. Il lui fit oui de la tête et décidé, lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;assit, souriante, en face de lui, de ne plus s&rsquo;étonner de rien, de ne rien attendre, d&rsquo;être Karl Ritter, cinquante-trois ans, solitaire, grincheux et fatigué, n&rsquo;ayant d&rsquo;autre envie à cette heure-ci que de manger tranquillement cette soupe qu&rsquo;un soupçon de sel et deux tours de moulin à poivre rendraient certainement délicieuse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 46-47</strong> :<em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle parlait. L&rsquo;idée d&rsquo;avoir fait tout ce voyage pour rien et de rentrer bredouille la rendait tour à tour furieuse, amère et angoissée. A cause de l&rsquo;argent, elle le dit. S&rsquo;en voulait d&rsquo;avoir renoncé à autre chose de bien plus &laquo;&nbsp;juteux&nbsp;&raquo; pour ce soi-disant scoop dont elle se fichait complètement en réalité, Jung, elle, ses tableaux, ses trucs sans queue ni tête, jamais entendu parler de lui avant, mais “Monsieur” avait tellement insisté, tous ces documents, ces bouquins qu&rsquo;elle avait dû potasser afin d&rsquo;être à peu près à la hauteur demain, des heures et des heures depuis dix jours pour, au final, se voir tout juste remboursée de ses frais de voyage, si Dora qui connaissait pourtant parfaitement sa situation, Dora&#8230; Une tristesse, un dégoût, puis : On prend un verre ? &#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 105</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Et de nouveau ce silence que ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre ne savent comment rompre ou alléger. Dans le trop-plein de ce qu&rsquo;ils ont à se dire, la multitude des sujets possibles se réduit au fur et à mesure qu&rsquo;ils en font rapidement l&rsquo;inventaire, chacun à part soi, Ritter aussi, car, même s&rsquo;il pense que c&rsquo;est à Thérèse d&rsquo;annoncer la couleur, il doit, lui, préparer sa riposte, mais avec quoi&#8230; Et, si elle est également en train de se rendre compte que rien ( ils viennent de le voir avec Jung) ne peut tenir pour franchir à présent le fossé, ça glisse, ça s&rsquo;essouffle, s&rsquo;effrite aussitôt, à moins de dire&#8230; mais il ne peut pas, ça ouvrirait, ça&#8230; non – avant donc d&rsquo;en arriver ensemble peut-être à la constatation que cette rencontre était inutile, de se quitter par conséquent d&rsquo;une cordiale poignée de main, restons-en-là, vous avez mon numéro&#8230;&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Unité de temps, de lieu et d&rsquo;action. On se croirait au cinéma ! Ce roman, divinement bien écrit, nous fait voyager à travers la géographie des sentiments. Entre Thérèse et Karl, rien n&rsquo;est écrit, rien n&rsquo;est évident&#8230; mais tout est possible, et cela malgré les vents contraires, la crue qui charrie les mauvaises nouvelles autant que les mauvais souvenirs. J&rsquo;ai découvert l&rsquo;univers d&rsquo;Hélène Lenoir a travers ce court roman. Un vrai régal !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La crue de juillet&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Hélène Lenoir, Editions de Minuit, 14,50€.</strong></em></p>
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