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	<title>Quatrième de couv &#187; destin</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Maya Angelou ou le feu combatif qui embrase&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 07:28:42 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Je ne la connaissais absolument pas. Et ça aurait été vraiment dommage de passer à côté d&#8217;elle ! Les éditeurs ont souvent du talent pour vous faire découvrir des pépites. La preuve avec &#171;&#160;Rassemblez-vous en mon nom&#160;&#187;, écrit par Maya Angelou.  A considérer comme le deuxième tome d&#8217;une autobiographie qui en compte sept. Maya Angelou, née Marguerite Johnson en 1928 aux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782882506443-d3d13.jpg" rel="lightbox[5550]"><img class="alignleft size-full wp-image-5552 colorbox-5550" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782882506443-d3d13.jpg" alt="9782882506443-d3d13" width="250" height="391" /></a></p>
<p>Je ne la connaissais absolument pas. Et ça aurait été vraiment dommage de passer à côté d&rsquo;elle ! Les éditeurs ont souvent du talent pour vous faire découvrir des pépites. La preuve avec &laquo;&nbsp;<strong>Rassemblez-vous en mon nom&nbsp;&raquo;,</strong> écrit par <strong>Maya Angelou</strong>.  A considérer comme le deuxième tome d&rsquo;une autobiographie qui en compte sept.</p>
<p><strong>Maya Angelou</strong>, née <strong>Marguerite Johnson</strong> en 1928 aux Etats-Unis, fut poète, écrivaine, actrice, enseignante et réalisatrice.</p>
<p>Elle a vécu en Egypte, au Ghana. Reviendra aux Etats-Unis en 1965 pour travailler avec <strong>Malcom X</strong>, rencontré en Afrique. Il est assassiné. Elle devient alors la coordinatrice new-yorkaise de l&rsquo;organisation de <strong>Martin Luther King</strong>.</p>
<p>En 2013, en tant que militante des droits civiques américains, elle a reçu le National Book Award pour <em>« service exceptionnel rendu à la communauté littéraire américaine »</em>. Elle a côtoyé <strong>Nelson Mandela</strong>, <strong>Martin Luther King</strong>, <strong>Malcom X</strong> et<strong> James Baldwin</strong> qui l&rsquo;a incité à écrire. Nous sommes en 1968.</p>
<p>Elle est décédée le 28 mai 2014 à l’âge de 86 ans des suites d&rsquo;une longue maladie.</p>
<p>Figure emblématique de la vie artistique et politique aux Etats-Unis, <strong>Maya Angelou</strong> est l&rsquo;autrice de 7 autobiographies, de 3 essais et de plusieurs recueils de poésie. Elle a joué au théâtre, au cinéma et a participé à de nombreuses émissions télévisées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5550"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le premier tome de son autobiographie <strong>&laquo;&nbsp;Je sais pourquoi chante l&rsquo;oiseau en cage&nbsp;&raquo;</strong>, publié en 1969, lui a valu un succès et une renommée internationale.</p>
<p>Si ce premier opus raconte sa vie jusqu&rsquo;à ses 17 ans, c&rsquo;est à partir de cette date qu&rsquo;on la retrouve dans <strong>&laquo;&nbsp;Rassemblez-vous en mon nom&nbsp;&raquo;</strong>. Elle a 17 ans et un bébé de 2 mois, <strong>Guy</strong>.</p>
<p>Née dans le Missouri,<strong> Marguerite Johnson</strong> est encore bébé quand elle suit ses parents en Californie. Envoyée chez sa grand-mère dans l&rsquo;Arkansas, elle vit ses premières années dans un Etat où sévit encore la ségrégation.</p>
<p>A 7 ans, avec son frère<strong> Bailey</strong>, elle retourne vivre chez sa mère, <strong>Vivian Baxter</strong>, séparée. Elle y sera violée par le nouveau compagnon de celle-ci. Il sera tué quelques jours plus tard par un autre membre de la famille.</p>
<p>Le procès traumatise l&rsquo;adolescente qui en perd la parole. Retour chez sa grand-mère où une femme d&rsquo;affaire afro-américaine lui fait découvrir la littérature, lui apprend à prendre confiance. Son retour en Californie marque son entrée dans une école privée. Elle est la première noire à y étudier.</p>
<p>Avant ses 20 ans, <strong>Maya Angelou</strong> aura été cuisinière, danseuse de claquettes, chanteuse, tenancière de bordel, responsable d&rsquo;un restaurant. Elle tombe amoureuse. Est quittée. Rencontre un homme qui la met dans un bordel&#8230;</p>
<p>Au fil des pages, elle raconte son quotidien. Ses doutes, ses luttes avec clairvoyance, verbe et une volonté farouche. Inébranlable. Parce qu&rsquo;elle lit. Parce qu&rsquo;elle croit en son destin. Parce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas peur. Elle s&rsquo;installe ici, part là-bas. Revient chez sa mère, en repart. Toujours en quête.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 98-99 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Une main sur la hanche et la tête penchée, je dissertais, quand Momma s&rsquo;absentait, sur les merveilles de l&rsquo;Ouest et le bonheur d&rsquo;être libre. N&rsquo;importe lequel de mes auditeurs aurait pu me demander pourquoi, si les choses étaient si formidables à San Francisco, j&rsquo;avais refait surface dans un patelin poussiéreux de l&rsquo;Arkansas ? Personne ne posa la question parce qu&rsquo;ils avaient tous besoin de croire qu&rsquo;un pays existait quelque part, même au-delà de l&rsquo;étoile Polaire, où les Nègres étaient traités comme des gens, et où les Blancs n&rsquo;étaient pas les ogres tout-puissants dont ils avaient l&rsquo;expérience.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 131 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A présent, j&rsquo;étais prête. Les choses s&rsquo;étaient finalement arrangées en ma faveur. Durant les deux années à venir, j&rsquo;occuperais la position sûre et digne d&rsquo;un bon soldat de l&rsquo;armée des Etats-Unis d&rsquo;Amérique. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma réserve naturelle, ajoutée à ma prétention à la sophistication, m&rsquo;empêcha de courir sur-le-champ signer le serment. Je fus capable de me retenir deux jour avant de succomber. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Debout devant le drapeau, une main sur la Bible et l&rsquo;autre plaquée sur ma poitrine, je jurai de défendre mon pays contre ses ennemis, etc. Les graves évocations, les nobles intentions m&rsquo;émurent tant qu&rsquo;à la moindre provocation j&rsquo;aurais fondu en larmes patriotiques.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 227 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pépé Ford exprima sa désapprobation :</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Ton frère me parait cinglé. Il dit qu&rsquo;il va lâcher son boulot. C&rsquo;est pas le moment de quitter le rail. Il a ses repas gratuits. Des pourboires. Il peut gagner de quoi mettre du beurre dans ses épinards, pas vrai ? Les nègres n&rsquo;ont que deux solutions aujourd&rsquo;hui, m&rsquo;est avis. Ou continuer à coucher avec la vieille Madame Southern Pacific ou bien coucher dans la rue. (Il ricana.) Et il est cinglé mais pas assez pour la rue. Merde. Il me rappelle ces petits juifs. Il est intelligent comme eux. Mais les petits juifs, eux, y trouvent de quoi ouvrir un petit commerce. C&rsquo;est comme ça qu&rsquo;ils débutent. N&rsquo;importe quel business qu&rsquo;il essaie de monter en marge de la loi, faudra qu&rsquo;y soit plus malin que de la merde de moustique. Pour ne pas aller en taule. Vaut mieux qu&rsquo;il reste sur le rail.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Rassemblez-vous en mon nom&nbsp;&raquo;, Maya Angelou, Notabilia, 18€.</strong></em></p>
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		<title>Une femme, une arme, un destin&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/06/28/une-femme-une-arme-un-destin/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Jun 2016 19:14:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il faut toujours faire confiance à son libraire ! La preuve avec ce roman qu&#8217;une amoureuse des livres m&#8217;a mis entre les mains, à Tours, il y a quelques semaines. Une idée de lecture pour vos vacances ? Allez savoir&#8230; Bonne pioche !  J&#8217;ai dévoré &#171;&#160;La femme au colt 45&#8243;, écrit par Marie Redonnet, et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-femme-au-colt-45.jpg" rel="lightbox[3615]"><img class="alignleft wp-image-3618 size-medium colorbox-3615" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-femme-au-colt-45-230x300.jpg" alt="la-femme-au-colt-45" width="230" height="300" /></a>Il faut toujours faire confiance à son libraire ! La preuve avec ce roman qu&rsquo;une amoureuse des livres m&rsquo;a mis entre les mains, à Tours, il y a quelques semaines. Une idée de lecture pour vos vacances ? Allez savoir&#8230;</p>
<p>Bonne pioche !  J&rsquo;ai dévoré <strong>&laquo;&nbsp;La femme au colt 45&Prime;</strong>, écrit par <strong>Marie Redonnet</strong>, et publié aux éditions Le Tripode.</p>
<p>Avec ce court roman, <strong>Marie Redonnet</strong>, qui avait signé son premier roman en 1986, revient après des années de silence ( son dernier roman date de 2005). Et offre le portrait, au scalpel, d&rsquo;une femme libre.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Celle de <strong>Lora Sander</strong>. Une comédienne qui doit quitter son pays et se réfugier dans un autre, compte tenu du contexte politique. Une femme qui doit vivre séparée un moment de <strong>Zuka</strong>, l&rsquo;homme qu&rsquo;elle aime, metteur en scène ( il a été arrêté), une femme qui a laissé partir son fils <strong>Giorgio</strong> de son côté. Pour se défendre, un colt 45, hérité de son père et sa soif de liberté chevillée au corps. L&rsquo;arme la protégera-t-elle vraiment ? Pas si sûr.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3615"></span></p>
<p>Un roman, court, écrit tantôt à la première personne, tantôt par une voix narratrice, dès que le décor et les personnages changent.<strong> Lora Sander</strong> en rencontre beaucoup. Bons ou mauvais. Qui l&rsquo;aident ou veulent lui nuire.</p>
<p>Mais tout est écrit autour des péripéties qui lui font traverser l&rsquo;Azirie, tombée sous le joug d&rsquo;une dictature pour arriver en Santarie, à la frontière, de l&rsquo;autre côté du fleuve. Au fil des péripéties, l&rsquo;urgence.</p>
<p>Une écriture sèche, précise. Et qui donne son rythme au roman. On veut aller au bout. Savoir si, comme elle le désire, <strong>Lora Sander</strong> va réussir, seule, à être celle qui lui ressemble.</p>
<p>La métamorphose d&rsquo;une femme&#8230; et une très chouette découverte.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 26 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je croyais ne jamais quitter le Magic Théâtre. Le ministre de la Culture a brusquement décidé de le fermer sous prétexte qu&rsquo;il était vétuste et que les règles de sécurité n&rsquo;y étaient pas respectées. En fait il juge que les pièces de Zuka sont trop critiques et qu&rsquo;elles encouragent la sédition. C&rsquo;est pour cette raison que Zuka a été arrêté. Moi aussi qui jouais dans ses pièces je suis subversive. Giorgio était contre le principe de non-violence que lui a enseigné Zuka. Il pense que ce n&rsquo;est pas seulement en faisant du théâtre qu&rsquo;on peut renverser la dictature du général Rafi [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle est nue. Elle prend son colt et vise. Elle éclate de rire. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Les chauffeurs des camions frigorifiques du camping, ils sont tous là dans le noir à me mater. Ils restent à distance et ne font pas un geste car ils savent que mon colt est chargé et que s&rsquo;il y en avait un qui s&rsquo;avançait je n&rsquo;hésiterais pas à tirer. Pour eux je suis la femme au colt 45. J&rsquo;ai réussi à gagner leur respect. Quand je vais aux toilettes et à la douche, ils ne cherchent pas à me toucher. S&rsquo;il y en avait un qui s&rsquo;y risquait, ils le massacraient. Au camping, j&rsquo;ai réussi à m&rsquo;imposer. Grâce à moi Manou peut dormir tranquille.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle enfile un survêtement et des tennis. Elle sort du camion pizza, traverse le camping et va s&rsquo;asseoir au bord du fleuve.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 77 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle se tait un instant, perdue dans ses pensées. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– “Je ressens un vide depuis que j&rsquo;ai vendu mon colt. Rien ne peut le remplacer. C&rsquo;est comme si j&rsquo;avais perdu mon père une deuxième fois. J&rsquo;avais beau le haïr, je ne pouvais pas m&rsquo;empêcher de l&rsquo;aimer. C&rsquo;était plus fort que moi même si ça me faisait du mal. Mon colt, c&rsquo;est le seul cadeau qu&rsquo;il m&rsquo;ait fait ! Juste avant sa mort comme s&rsquo;il avait voulu s&rsquo;en débarrasser. Ce n&rsquo;était pas son genre de faire un cadeau à sa fille. A quoi pensait-il en me le donnant ? Il m&rsquo;a appris à tirer quand j&rsquo;étais petite. C&rsquo;était comme un jeu qu&rsquo;il partageait avec moi, le seul qu&rsquo;il m&rsquo;autorisait. Il ne ratait jamais sa cible.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La femme au colt 45&Prime;, Marie Redonnet, Le Tripode, 15€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>&#171;&#160;Gil&#160;&#187; ou le roman d&#8217;une voix</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/14/gil-ou-le-roman-dune-voix/</link>
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		<pubDate>Sat, 14 Mar 2015 16:54:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Savez-vous que les romans ont chacun leur petite musique, leur mélodie ? C&#8217;est encore plus vrai avec le nouveau roman de Célia Houdart qui signe là son quatrième opus depuis 2007. Avec &#171;&#160;Gil&#160;&#187;, l&#8217;auteure-artiste touche-à-tout de 45 ans nous entraîne dans la vie de Gil de Andrade, que l&#8217;on rencontre alors qu&#8217;il a 18 ans, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Gil.jpg" rel="lightbox[2947]"><img class="alignleft size-full wp-image-2950 colorbox-2947" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Gil.jpg" alt="Gil" width="300" height="462" /></a>Savez-vous que les romans ont chacun leur petite musique, leur mélodie ? C&rsquo;est encore plus vrai avec le nouveau roman de <strong>Célia Houdart</strong> qui signe là son quatrième opus depuis 2007.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Gil&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteure-artiste touche-à-tout de 45 ans nous entraîne dans la vie de <strong>Gil de Andrade</strong>, que l&rsquo;on rencontre alors qu&rsquo;il a 18 ans, son bac et son permis de conduire en poche. Le rêve de ce fils de postier d&rsquo;origine portugaise ? Entrer au Conservatoire.</p>
<p>Le jeune pianiste ne compte pas ses heures et ses gammes, encouragé par ses professeurs. Puis, c&rsquo;est la révélation. Sa voix est plus talentueuse encore que ses doigts. Lui, le jeune homme timide qui, toujours, a parlé si bas, va faire parler de lui partout. Un ténor est né. Sensible mais fragile, inquiet.</p>
<p>Son père <strong>Jorge</strong> le soutient. Sa mère aussi, à sa manière. Depuis plusieurs années déjà, <strong>Lucile</strong> est soignée dans une institution, en Suisse.</p>
<p>De répétition en représentation, le lecteur découvre les coulisses de l&rsquo;opéra et la carrière fulgurante de <strong>Gil.</strong> Un roman sensible. Pas réservé à l&rsquo;élite mélomane. D&rsquo;ailleurs, pour ne pas tomber dans ce type de piège, l&rsquo;auteure a sciemment inventé les oeuvres et leurs compositeurs. Histoire de mettre tout le monde à l&rsquo;aise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-2947"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 40 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans le TGV, Gil fut à nouveau envahi par la musique. Elle se jetait parfois sur lui comme une vague. Il n&rsquo;avait pas besoin de partition pour réentendre les notes du dernier morceau qu&rsquo;il avait travaillé. Il en jouait intérieurement des passages. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il se mit à pleuvoir. Gil était assis côté fenêtre, les mains posées sur ses cuisses. La tablette du siège était relevée. Une tension partant d&rsquo;une point situé entre ses omoplates parcourait ses bras, ses poignets, ses doigts, les os de son crâne. Il se mit à enfoncer les touches d&rsquo;un piano imaginaire. En face de lui, un homme lisait son journal.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 123-124 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jorge se fit la réflexion que, malgré le bruit du passage des voitures et les conversations des clients aux tables voisines, il entendait parfaitement Gil. Il n&rsquo;avait plus comme autrefois à le faire répéter. A ce moment-là, il ne pensait pas particulièrement aux progrès de son fils chanteur, au développement de sa voix, qui augurait peut-être d&rsquo;une belle carrière. Non, il se réjouissait simplement de cette victoire sur ce qu&rsquo;il avait toujours considéré comme un handicap. Gil parlait trop bas. A la petite école et au collège, on le lui avait toujours signalé. Personne n&rsquo;entendait Gil. Même en tête-à-tête. Avec lui, il fallait toujours tendre un peu l&rsquo;oreille. Sans y attacher une importance excessive, Jorge s&rsquo;était toujours interrogé. Il ne comprenait pas. Il en avait même conçu une forme de culpabilité.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Maintenant c&rsquo;était fini. Il s&rsquo;était déjà fait la réflexion un jour, à table, au mois d&rsquo;avril, lorsque Gil était venu le voir. Il n&rsquo;y avait plus de doute, il entendait tout ce que disait Gil.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 156 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Chez lui aussi, Gil passait des soirées entières à regarder la télévision. Dans ces moments-là, il ne pensait à rien. Il était habillé n&rsquo;importe comment, se nourrissait de chips au vinaigre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il se laissait porter, plongeait dans une sorte de somnolence. Il comblait un grand vide central. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Octobre. Novembre. Plus de chant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Quel destin que celui de Gil ! On suit le personnage de ce court roman dans son parcours entre ombres et lumières, entre répétitions et représentations ratées. Un roman qu&rsquo;on lit d&rsquo;une traite. Et qu&rsquo;on referme avec, dans le creux de l&rsquo;oreille, une petite musique qui reste. Jolie découverte !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Gil&nbsp;&raquo;, de Célia Houdart, POL, 12,50€.</strong> </em></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>Jacques Lusseyran, un destin éclairé</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/02/27/jacques-lusseyran-un-destin-eclaire/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/02/27/jacques-lusseyran-un-destin-eclaire/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2015 10:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un homme. Un destin. Et, des années après, un écrivain pour raconter ce que trop de gens n&#8217;ont pas vouloir voir et entendre. L&#8217;homme, c&#8217;est Jacques Lusseyran. Son destin ? Celui d&#8217;un enfant qui, devenu accidentellement aveugle à 8 ans, sera un grand résistant, déporté à Buchenwald puis professeur apprécié aux Etats-Unis, son handicap lui [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VOYANT.jpg" rel="lightbox[2929]"><img class="alignleft size-full wp-image-2932 colorbox-2929" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VOYANT.jpg" alt="VOYANT" width="195" height="290" /></a>Un homme. Un destin. Et, des années après, un écrivain pour raconter ce que trop de gens n&rsquo;ont pas vouloir voir et entendre. L&rsquo;homme, c&rsquo;est <strong>Jacques Lusseyran</strong>. Son destin ? Celui d&rsquo;un enfant qui, devenu accidentellement aveugle à 8 ans, sera un grand résistant, déporté à Buchenwald puis professeur apprécié aux Etats-Unis, son handicap lui interdisait d&rsquo;enseigner en France jusqu&rsquo;à la fin des années 50.</p>
<p>L&rsquo;écrivain ? C&rsquo;est<strong> Jérôme Garcin</strong>. Le &laquo;&nbsp;patron&nbsp;&raquo; du <strong>Masque et la Plume</strong> ( chaque dimanche à 20h sur France Inter), journaliste au <strong>Nouvel Obs</strong> est aussi <em>&laquo;&nbsp;un passeur&nbsp;&raquo;</em> comme il me l&rsquo;a expliqué ce jeudi, lors d&rsquo;une interview. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Le voyant&nbsp;&raquo;</strong>, il signe la biographie d&rsquo;un homme&#8230; extraordinaire.</p>
<p>Un homme que l&rsquo;Histoire a oublié. Trop brillant, trop différent. <strong>Jérôme Garcin</strong> s&rsquo;est employé, après avoir eu accès aux archives personnelles de <strong>Jacques Lusseyran</strong>, a remettre cet homme dans la lumière. Pour longtemps. Déjà des producteurs se disputent les droits pour le cinéma et enfin, une plaque honorifique va être posée à Paris, où l&rsquo;homme a grandi et s&rsquo;est battu avec ses armes à lui, avant d&rsquo;être arrêté par la Gestapo.</p>
<p><span id="more-2929"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG_0719.jpg" rel="lightbox[2929]"><img class="alignleft wp-image-2937 size-medium colorbox-2929" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG_0719-300x225.jpg" alt="IMG_0719" width="300" height="225" /></a> Jérôme Garcin</strong> nous emmène avec lui dans la vie de <strong>Jacques Lusseyran</strong>, de la naissance à la mort, dans un accident de voiture sur une petite route de France empruntée au hasard d&rsquo;un séjour de vacances. Il a 47 ans et une légende naît. Du moins de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique où l&rsquo;homme a, depuis des années déjà, acquis le statut de héros, <strong>&laquo;&nbsp;the Blind Hero of the French Resistance&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Un portrait qui n&rsquo;occulte pas la part d&rsquo;ombre d&rsquo;un homme que la vie de famille n&rsquo;aura pas rendu très heureux. L&rsquo;auteur ne cachera pas, non plus, l&rsquo;admiration de <strong>Lusseyran</strong> pour un gourou, Bonnet dit Georges Saint-Bonnet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pas d&rsquo;hagiographie donc mais un portrait tout en nuances pour mieux cerner cet homme habité par une force et une foi en l&rsquo;homme épatantes.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Jacques Lusseyran a su réagir et inverser le cours des tragédies. Un type pareil, je ne pensais pas le rencontrer un jour &laquo;&nbsp;, m&rsquo;expliquait encore Jérôme Garcin. </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 17 : </strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Car il rendait grâce au ciel qui, en le privant de l&rsquo;essentiel, lui avait fait approcher une vérité plus essentielle encore. Il l&rsquo;exposait ainsi :  “La découverte fondamentale, je l&rsquo;ai faite dix jours à peine après l&rsquo;accident qui m&rsquo;avait rendu aveugle. Elle me laisse encore ébloui. Je ne peux l&rsquo;exprimer qu&rsquo;en termes très directs et très forts : j&rsquo;avais perdu mes deux yeux, je ne voyais plus la lumière du monde, et la lumière était toujours là. Imaginez ce que cette surprise a pu être pour un petit garçon de moins de huit ans. C&rsquo;est vrai, la lumière, je ne la voyais plus hors de moi, sur les choses, mélangée aux choses et jouant avec elles ; et tout le monde autour de moi était convaincu que je l&rsquo;avais à jamais perdue. Mais je la retrouvais ailleurs. Je la retrouvais au-dedans de moi et, ô merveille !, elle était intacte.”&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 84 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il ne voyait plus depuis ses huit ans, mais c&rsquo;est à Fresnes qu&rsquo;il est vraiment devenu aveugle. Même son puissant regard intérieur ne pouvait pas traverser l&rsquo;épaisse muraille d&rsquo;une geôle. Soudain, il n&rsquo;y avait plus de lumière au fond de lui. Et bientôt, dans un camp de concentration, il verrait ce que son regard sans vie lui avait jusqu&rsquo;alors épargné : le repoussant spectacle de la laideur des hommes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 94 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;“Je ne vais pas vous montrer Buchenwald”, écrit le prisonnier sans yeux, laissant ainsi accroire qu&rsquo;il aurait, s&rsquo;il l&rsquo;avait voulu, la faculté de représenter la géhenne où il fut plongé. Mais, après avoir bien réfléchi, il a fait un choix qui n&rsquo;est pas sans évoquer une version tragique du mot fameux de Bartleby : “I would prefer not to&#8230;”</em></p>
<p style="text-align: left"><em>En somme, il doit à son infirmité un supplément de dignité. Ne pas voir oblige. On n&rsquo;a jamais mieux touché du doigt l&rsquo;horreur concentrationnaire qu&rsquo;à travers le regard mort d&rsquo;un vivant d&rsquo;à peine vingt ans.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;avais déjà beaucoup aimé son précédent livre, le roman &laquo;&nbsp;Bleus Horizons&nbsp;&raquo; dont vous pouvez trouver trace<strong><a style="color: #0000ff" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/"> ici</a></strong>. Je connaissais donc l&rsquo;art de raconter des histoires de Jérôme Garcin, tout en finesse et sensibilité. J&rsquo;ai dévoré &laquo;&nbsp;Le voyant&nbsp;&raquo; en un petit après-midi, fascinée par le destin de Jacques Lusseyran, sous le charme du style de Garcin. A découvrir absolument !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le voyant&nbsp;&raquo;, Jérôme Garcin, Gallimard, 17,50€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le destin empêché de Bénédicte Ombredanne</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/</link>
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		<pubDate>Sat, 13 Sep 2014 14:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous poursuivons notre petit cheminement à travers les nouveautés de cette rentrée littéraire. Parmi elles, des livres surprises et d&#8217;autres, particulièrement attendus. C&#8217;était le cas avec &#171;&#160;L&#8217;amour et les forêts&#160;&#187;, nouvel opus d&#8217;Eric Reinhardt, auteur dont j&#8217;ai particulièrement apprécié les deux derniers romans,  &#171;&#160;Cendrillon&#160;&#187;, et &#171;&#160;Le système Victoria&#160;&#187;, que j&#8217;avais évoqué ici. Un roman encensé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-ET-FORETS.jpg" rel="lightbox[2642]"><img class="alignleft size-full wp-image-2646 colorbox-2642" style="margin: 10px" alt="AMOUR ET FORETS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-ET-FORETS.jpg" width="195" height="292" /></a>Nous poursuivons notre petit cheminement à travers les nouveautés de cette rentrée littéraire. Parmi elles, des livres surprises et d&rsquo;autres, particulièrement attendus. C&rsquo;était le cas avec <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour et les forêts&nbsp;&raquo;</strong>, nouvel opus d&rsquo;<strong>Eric Reinhardt</strong>, auteur dont j&rsquo;ai particulièrement apprécié les deux derniers romans,  <strong>&laquo;&nbsp;Cendrillon&nbsp;&raquo;</strong>, et <strong>&laquo;&nbsp;Le système Victoria&nbsp;&raquo;</strong>, que j&rsquo;avais évoqué<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/09/18/au-coeur-du-systeme-reinhardt/"> ici. </a></strong></p>
<p>Un roman encensé ici et là déjà par les critiques. Le public devrait également apprécier ce magnifique portrait de femme. Celui de <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>.</p>
<p>L&rsquo;idée de ce roman est née d&rsquo;une rencontre entre <strong>Eric Reinhardt</strong> et l&rsquo;une de ses lectrices. Dans les Inrockuptibles du 13 au 19 août, l&rsquo;auteur explique :<strong><em> &nbsp;&raquo; J&rsquo;étais dans le train et ma voisine m&rsquo;a accosté. Elle m&rsquo;avait vu dans une émission littéraire à la télé et elle m&rsquo;a dit : “Vous êtes celui qui doit raconter mon histoire”. J&rsquo;étais sous le choc : c&rsquo;était une histoire de harcèlement conjugal&nbsp;&raquo;.</em> </strong></p>
<p>De ce témoignage et d&rsquo;une partie des correspondances entretenues avec d&rsquo;autres lectrices, Eric Reinhardt a imaginé son roman.</p>
<p><span id="more-2642"></span></p>
<p>Si dans <strong>&laquo;&nbsp;Le système Victoria&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;héroïne incarnait la capitalisme, le pouvoir de l&rsquo;entreprise et l&rsquo;argent, <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>, elle, est une femme entravée, empêchée, avilie par le pouvoir tout-puissant&#8230; de son mari <strong>Jean-François –, </strong>épousé par défaut, par dépit – que l&rsquo;on pourrait ranger parmi les pervers narcissiques.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de cette femme. Professeure de lettres dans un lycée de l&rsquo;Est de la France, à Metz, elle est mariée et mère de deux enfants. Ses rêves se sont envolés. Ceux de son mari ne se sont pas réalisés non plus. Il fait payer le prix de son échec à sa femme, plus cultivée, plus profonde que lui. Suite à une soi-disante prise de conscience de son mari de ce qu&rsquo;il fait vivre à sa femme, <strong>Bénédicte</strong> décide de s&rsquo;inscrire sur un site de rencontres. Via internet, elle fait la connaissance d&rsquo;un homme<strong>, Christian, </strong>qui le temps d&rsquo;un après-midi, lui fera comprendre que sa vie pourrait être différente, et que l&rsquo;amour existe. Au milieu de la forêt, son horizon s&rsquo;éclaircit, son corps exulte et son coeur s&rsquo;emballe. Un épisode, unique et précieux, qui remet en cause le (très) fragile équilibre que <strong>Bénédicte</strong> tente de maintenir. Sa vie bascule. Tout s&rsquo;emballe. Elle ne s&rsquo;en remettra pas.</p>
<p>Très admirative de l&rsquo;oeuvre romantique de <strong>Villiers de l&rsquo;Isle-Adam</strong>, elle se rapproche du narrateur, qui n&rsquo;est autre qu&rsquo;un écrivain ( Eric Reinhardt aime endosser ce rôle), pour partager des souvenirs de lecture&#8230; et évoquer sa vie par fragments.  Un lien se crée. Une correspondance naît. Mais elle ne sauvera pas <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>. Le narrateur se fera enquêteur auprès de la soeur jumelle de Bénédicte notamment&#8230; trop tard cependant.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Sa décision était prise, le cheminement qui l&rsquo;y avait conduite avait été accompli pendant la brève durée de son repas. Pourtant, jusqu&rsquo;à ce soir de mars, l&rsquo;idée de se rendre sur ce genre de sites ne s&rsquo;était même jamais présentée à son esprit, y compris dans ses fantasmes les inavouables. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;explosion qui venait de se produire avait été d&rsquo;une puissance inouïe, accentuée par l&rsquo;attitude de rétention dont elle avait fait preuve ces dix dernières années : rétention de désirs, de pulsions, de gaieté, de rêves, d&rsquo;espérance, d&rsquo;exigences, d&rsquo;ambition, de tendresse, de colère, de révolte. Les conséquences de cette posture de renoncement avaient été comparables en définitive à une insidieuse accumulation d&rsquo;explosifs, c&rsquo;est ce qu&rsquo;elle avait découvert ce soir-là quand la présence de toute cette dynamite entreposée par son abnégation dans un recoin obscur de son cerveau avait encore amplifié la violence du souffle. Un observateur présent dans la maison au moment des faits aurait pu percevoir distinctement deux détonations successives, la première liée au temps présent et aux aveux humides du mari, la seconde au gâchis qu&rsquo;elle se disait qu&rsquo;elle avait fait des années dernièrement écoulées. La seconde avait été encore plus assourdissante que la première.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle se dirait plus tard qu&rsquo;elle aurait dû tirer profit de l&rsquo;avantage qu&rsquo;elle avait pris à ce moment-là sur son mari pour imposer de nouvelles normes relationnelles. Si elle avait été un peu plus prévoyante, elle lui aurait expliqué ce qu&rsquo;elle attendait de leur vie commune, elle aurait pérennisé ce rééquilibrage par des repères placés entre eux comme autant d&rsquo;épingles de couturière piquées dans le tissu d&rsquo;une robe pour en marquer l&rsquo;ourlet.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 299:</strong> <em>&nbsp;&raquo; Elle m&rsquo;a dit un matin qu&rsquo;elle avait toujours adoré le mot surrender, entendu dans une chanson fameuse. A présent, elle savait pourquoi : elle connaissait la raison d&rsquo;être de cet obscur attachement pour ce mot. </em>Surrender. Reddition<em>. Il est beau, ce mot, non ? m&rsquo;a-t-elle dit ce matin-là? Reddition, avec ses deux d, c&rsquo;est sublime, tu ne trouves pas ? Mais enfin, ai-je protesté, qu&rsquo;est ce que tu racontes, tu dis n&rsquo;importe quoi ! Pas du tout, m&rsquo;a répliqué calmement pas jumelle.  Je t&rsquo;assure, Marie-Claire. Le moment est venu de me rendre. Le bonheur n&rsquo;a pas voulu de moi, j&rsquo;ai pourtant tout fait pour le mériter, tant pis, ma décision est prise, j&rsquo;abandonne.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas de doute, Eric Reinhardt sait parler des femmes&#8230; et aux femmes. Avec ce nouveau roman, formidable portrait, il nous parle de l&rsquo;intime, de ce qui ne se voit pas, de ce qu&rsquo;on ne dit pas. Et qu&rsquo;il faut deviner. La langue de Reinhardt, riche, précise, nous entraîne dans les méandres de l&rsquo;âme et des sentiments. Jusqu&rsquo;à la fin de Bénédicte. A découvrir absolument. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour et les forêts&nbsp;&raquo;, Eric Reinhardt, Gallimard, 21,90€.</strong> </em></p>
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		</item>
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		<title>&#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187;, roman d&#8217;une vengeance</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Apr 2014 07:45:13 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2014 Dernière minute : le prix Roblès 2014 a été attribué à Nicolas Clément ce vendredi 13 juin pour son premier roman &#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187;. Bravo ! Soixante-quinze pages. Pas une de plus. Nicolas Clément signe avec &#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187; un roman percutant et terriblement bien construit, dans lequel la langue, poétique, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p><span style="color: #ff0000">Dernière minute : le prix Roblès 2014 a été attribué à Nicolas Clément ce vendredi 13 juin pour son premier roman &laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;. Bravo !</span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SAUF-LES-FLEURS.jpg" rel="lightbox[2453]"><img class="alignleft size-full wp-image-2454 colorbox-2453" style="margin: 10px" alt="SAUF LES FLEURS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SAUF-LES-FLEURS.jpg" width="250" height="323" /></a>Soixante-quinze pages. Pas une de plus. <strong>Nicolas Clément</strong> signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;</strong> un roman percutant et terriblement bien construit, dans lequel la langue, poétique, met des mots sur des horreurs. Chaque mot compte. Et tous pèsent  lourd.</p>
<p>Ce roman fait partie de la sélection pour le<strong> prix Roblès 2104</strong>, qui sera décerné en juin, à Blois. Retrouvez la sélection<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/21/arden-ou-la-guerre-sur-un-air-doperette/">ici</a></strong>.</p>
<p>Un premier roman prometteur, écrit par cet agrégé de philosophie de 44 ans. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Marthe</strong>, la narratrice. On suit la jeune fille puis la jeune femme de l&rsquo;âge de 12 ans à celui de 20 ans.</p>
<p>Dans une ferme isolée, il y a plusieurs décennies, elle vit avec son petit frère <strong>Léonce</strong>, sa mère <strong>Andrée</strong> et son père, violent et taiseux,<strong> Paul.</strong> <strong>Chez les Reynaud, on chérit les bêtes, mais on ne câline pas les êtres.</strong> Andrée meurt sous les coups de son mari bourreau. Marthe tente de s&rsquo;en sortir, fait des études, tombe amoureuse, s&rsquo;en va pour Baltimore, plonge dans les mots d&rsquo;Eschyle ( le plus ancien des trois tragiques grecs, auteur de 90 tragédies et de 20 drames satyriques) qu&rsquo;elle traduit&#8230; jusqu&rsquo;à la reconstitution. Jusqu&rsquo;à la violence qui remonte, l&rsquo;impossible pardon qui étouffe et la vengeance qui éclate. <strong>Alors Marthe raconte pour que Léonce puisse comprendre. Et avancer. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2453"></span></p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Nicolas Clément raconte la construction de son roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/nHbqnaBqQVw?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;aide Maman à brosser les bêtes. Au village, ils croient que nous travaillons tristement, que l&rsquo;odeur nous punit ou que les sabots nous cabossent. Ils se trompent ; les bêtes nous sauvent. Notre famille a fondu depuis longtemps, mais elle existe encore en lettres, sur l&rsquo;étiquette du journal, le relevé des compteurs. Depuis des lustres, Papa ne prononce plus nos prénoms, se jette sur le verbe, phrases courtes sans adjectif, sans complément, seulement des ordres et des martinets. Dans mon dictionnaire, je cherche la langue de Papa, comment la déminer, où trouver la sonnette pour appeler. Mais la langue de Papa n&rsquo;existe qu&rsquo;à la ferme, hélas. Il nous conjugue et nous accorde comme il veut. Il est notre langue étrangère, un mot, un poing, puis retour à la ligne jusqu&rsquo;à la prochaine claque.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 42 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Pour me rendre à Baltimore, partir d&rsquo;ici me coûtera un baccalauréat, un coeur, une vie dans l&rsquo;herbe sous des bêtes en collier dont le lait fut la chaleur de mes os et le souffle, l&rsquo;heure de mes siestes. Je ne redoute ni d&rsquo;être heureuse loin de la ferme, ni de bâtir sur une ville étrangère le sort sacré que le temps me doit. Ne plus scruter le visage de Maman pour voir passer la pilule ne me fait pas peur non plus, car ces pétales en miettes portent, à leur façon, le grand monde déçu que je chercher. Mais laisser mon frère seul avec notre histoire me terrifie et je m&rsquo;en veux de ne songer qu&rsquo;aux larmes claires venues des choses. Je voudrais tant me tromper d&rsquo;épaules. Le gris serait comme avant : la craie pour espérer, la terre pour recouvrir la craie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je voulais une mère avec des épaules pour poser mes joues brûlantes. Je voulais un père avec une voix pour m&rsquo;interdire de faire des grimaces à table. Je voulais un chien avec un passé de chat pour ne pas oublier qui j&rsquo;étais. Je voulais un professeur pour me surprendre. Je voulais des livres pour construire une cabane à la cime des arbres. Je voulais être un homme pour sentir ce que ça fait d&rsquo;être une histoire. Je n&rsquo;ai pas eu tout ce que je voulais mais je suis là, avec mes zéros, ma vie soldée du jour qui vaut bien ma vie absente d&rsquo;avant. Je tombe rond ; mon compte est bon.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;ai beaucoup aimé (vraiment beaucoup !) le style de Nicolas Clément. Cette langue simple mais qui fait mouche. Les images de Marthe, ses rêves aussi. Je reste admirative devant la concision et la force de ce roman court mais si puissant. Marthe avait les études, l&rsquo;amour et Eschyle pour s&rsquo;en sortir. Tous ses efforts sont anéantis en quelques minutes. Le destin de Marthe croise celui de la justice. Et les fleurs n&rsquo;y pourront rien. A lire absolument ! </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;, de Nicolas Clément, collection Qui vive chez Buchet-Chastel, 9€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>S&#8217;abandonner à vivre en 19 leçons</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/19/sabandonner-a-vivre-en-19-lecons/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/19/sabandonner-a-vivre-en-19-lecons/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 19 Mar 2014 07:28:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ah !Des nouvelles ! En France, le genre n&#8217;occupe pas les têtes de gondoles. Un genre mineur ? Pourtant non. Il requiert une imagination folle et un sens de la construction maitrisé. Aux Etats-Unis par exemple, les auteurs de nouvelles sont particulièrement salués alors que de ce côté de l&#8217;Atlantique, cet art tombe en désuétude. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ah !Des nouvelles ! En France, le genre n&rsquo;occupe pas les têtes de gondoles. Un genre mineur ? Pourtant non. Il requiert une imagination folle et un sens de la construction maitrisé. Aux Etats-Unis par exemple, les auteurs de nouvelles sont particulièrement salués alors que de ce côté de l&rsquo;Atlantique, cet art tombe en désuétude. Dommage.</p>
<p>Histoire de vous donner goût à ces histoires courtes, je vous invite à plonger dans le recueil de nouvelles de <strong>Sylvain Tesson</strong>, le voyageur écrivain. Il signe avec <strong>&laquo;&nbsp;S&rsquo;abandonner à vivre&nbsp;&raquo;</strong> dix-neuf nouvelles d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs qui nous parlent de la vie, du destin qu&rsquo;on ne contrôle pas.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TESSON-Sylvain-COUV-Sabandonner-à-vivre.jpg" rel="lightbox[2397]"><img class="alignleft  wp-image-2400 colorbox-2397" style="margin: 10px" alt="TESSON Sylvain COUV S'abandonner à vivre" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TESSON-Sylvain-COUV-Sabandonner-à-vivre.jpg" width="419" height="614" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Sylvain Tesson</strong> ? Un aventurier qui découvre l’aventure en Islande puis à Bornéo au début des années 90. Ensuite, étudiant, il boucle un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin. D&rsquo;autres voyages, d&rsquo;autres découvertes suivront. Auteur d&rsquo;articles, présentateur d&rsquo;émission, Sylvain Tesson a donné également de très nombreuses conférences.  En 2010, il  choisit de passer six mois au bord du Lac Baïkal en Russie pour vivre au plus près de la nature et dans la solitude, il en écrira, <strong>&laquo;&nbsp;Dans les forêts de Sibérie&nbsp;&raquo;, </strong>qui obtiendra d&rsquo;ailleurs le prix Médicis Essai en 2011.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil de ces dix-neuf histoires ? La vie. Et l&rsquo;auteur d&rsquo;expliquer, dans sa quatrième de couverture : <strong><em>&nbsp;&raquo; Devant les coups du sort il n&rsquo;y a pas trente choix possibles. Soit on lutte, on se démène et l&rsquo;ont fait comme la guêpe dans un verre de vin. Soit on s&rsquo;abandonne à vivre. C&rsquo;est le choix des héros de ces nouvelles. Ils sont marins, amants, guerriers, artistes, pervers ou voyageurs, ils vivent à Paris, Zermatt ou Riga, en Afghanistan, en Yakoutie, au Sahara. Et ils auraient mieux fait de rester au lit.&nbsp;&raquo;</em></strong></p>
<p><span id="more-2397"></span></p>
<p>Pas question donc de vous raconter chacune de ces nouvelles par le menu. Vous y plongerez plus volontiers.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 38 (La gouttière)</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ce trimestre-là, le sort nous avait souri. Le docteur suivait une formation pour décrocher un diplôme de médecine tropicale. Toutes les deux semaines, il s&rsquo;absentait trois jours pour des séminaires dans un Novotel périphérique où l&rsquo;on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres et où ses professeurs l&rsquo;initiaient aux mystères de la bilharziose et des cycles de reproduction de la mouche filaire. Il partait le jeudi, j&rsquo;arrivais sur ses pas, il rentrait le dimanche, juste après mon départ. Rien de sordide dans cette valse, j&rsquo;étais organisé comme un amant suisse et Marianne avait le coeur compartimenté, les cloisons de la conscience parfaitement étanches. L&rsquo;essentiel dans une double vie, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne soit jamais trois à la vivre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 141 (L&rsquo;ermite)</strong> :<em> &laquo;&nbsp;S&rsquo;accouder au bastingage d&rsquo;un bateau est aussi agréable que se tenir au comptoir d&rsquo;un bistro, les yeux sur les taches rondes laissées par les verres. La Lena coupait la taïga. Il restait deux mille kilomètres jusqu&rsquo; à la mer des Laptev. Le navire, un bateau à vapeur de l&rsquo;époque brejnévienne, marchait à huit noeuds. Les Russes le mettaient en service pendant la saison d&rsquo;été. Ces hommes avaient supporté le communisme pendant soixante-dix ans et continuaient à entretenir des machines hors d&rsquo;âge. Les Russes n&rsquo;ont aucun respect pour leur propre existence mais un sens pathologique de la conservation des objets.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 201-202 ( Le train)</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Tout ce qui bouleverse la vie advient fortuitement. Le destin ressemble à ces seaux d&rsquo;eau posés en équilibre sur la tranche des portes. On entre dans la pièce, on est trempé. Ainsi va l&rsquo;existence. J&rsquo;ai été initié à la vérité du “pofigisme” le soir où je m&rsquo;y attendais le moins. </em></p>
<p style="text-align: left">Pofigisme<em> n&rsquo;a pas de traduction en français. Ce mot russe désigne une attitude face à l&rsquo;absurdité du monde et l&rsquo;imprévisibilité des événements. Le pofigisme est une résignation joyeuse, désespérée face à ce qu&rsquo;il advient. Les adeptes du pofigisme, écrasés par l&rsquo;inéluctabilité des choses, ne comprennent pas qu&rsquo;on s&rsquo;agite dans l&rsquo;existence. Pour eux, lutter à la manière des moucherons piégés dans une toile d&rsquo;argiope est une erreur, pire, le signe de la vulgarité. Ils accueillent les oscillations du destin sans chercher à en entraver l&rsquo;élan. Ils s&rsquo;abandonnent à vivre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les Russes sont tous atteints à des degrés divers par cette torpeur métaphysique. Les Européens de l&rsquo;Ouest, eux, ont oublié ce qu&rsquo;ils doivent au stoïcisme, à Marc Aurèle, à Epictète. Ils méprisent ce penchant à l&rsquo;inertie. Ils lui donnent le nom de fatalisme, font la moue devant la passivité slave et repartent vaquer à leurs occupations, les manches retroussées et les sourcils froncés. L&rsquo;Europe de Schengen est peuplée de hamsters affairés qui, dans leur cage de plastique tournant sur elle-même, ont oublié les vertus de l&rsquo;acceptation du sort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un réjouissant recueil de nouvelles ! Je ne connaissais pas Sylvain Tesson. Je découvre une très jolie plume, je voyage sans lâcher mon livre et découvre qu&rsquo;il ne sert à rien de lutter contre le sort. Une jolie découverte en somme. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;S&rsquo;abandonner à vivre&nbsp;&raquo; (nouvelles), Sylvain Tesson, Gallimard, 17,90€.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La propagande jusque sur la poutre&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/27/la-propagande-jusque-sur-la-poutre/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/27/la-propagande-jusque-sur-la-poutre/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Jan 2014 12:07:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Premier coup de coeur littéraire de l&#8217;année !  Avec &#171;&#160;La petite communiste qui ne souriait jamais&#160;&#187;, Lola Lafon signe un roman atypique, insolite et terriblement attachant. Ecrivain et musicienne, Lola Lafon, née en 1975, est déjà l&#8217;auteure de trois romans. Elle a également signé deux albums. &#160; &#160; Souvenez-vous ( pour ceux qui ont plus [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Premier coup de coeur littéraire de l&rsquo;année !  Avec <strong>&laquo;&nbsp;La petite communiste qui ne souriait jamais&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Lola Lafon</strong> signe un roman atypique, insolite et terriblement attachant.</p>
<p>Ecrivain et musicienne, <strong>Lola Lafon, </strong>née en 1975, est déjà l&rsquo;auteure de trois romans. Elle a également signé deux albums.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-petite-communiste-qui-ne-souriait-jamaisM136618.jpg" rel="lightbox[2296]"><img class="alignleft size-full wp-image-2302 colorbox-2296" style="margin: 10px" alt="la-petite-communiste-qui-ne-souriait-jamais,M136618" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-petite-communiste-qui-ne-souriait-jamaisM136618.jpg" width="184" height="340" /></a><strong></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Souvenez-vous ( pour ceux qui ont plus de quarante ans !) . Aux Jeux Olympiques de Montréal, en 1976, une jeune athlète de 14 ans, roumaine, fait oublier toutes les gymnastes précédentes. Nadia Comaneci engrange les 10 et devient une icône pour la moitié de la planète.</strong></p>
<p>La petite sylphide, objet politique de propagande, n&rsquo;a peur de rien. Sauf qu&rsquo;on la prive de liberté. Mais à quel prix ? Alors elle ferme les yeux, ne peut va voir ni se souvenir de que le couple<strong> Ceausescu</strong> a bien pu dire et faire croire. Qui ment ? Qui dit la vérité ? Le roman oscille entre les versions jusqu&rsquo;à la fuite vers les Etats-Unis, peu de temps avant la chute du système communiste roumain.</p>
<p><strong>Lola Lafon</strong>, qui a vécu en Roumanie jusqu&rsquo;à l&rsquo;âge de 12 ans et qui y retourne régulièrement, porte un regard sans concession sur ce personnage au corps gracile et musclé, imperturbable sur les barres et les poutres. Ici, pas de biopic à la sauce américaine, de biographie qui enjolive. Non, <strong>Nadia Comaneci</strong>, comme le dit elle-même l&rsquo;auteure, est <strong>&laquo;&nbsp;l&rsquo;anti-Britney Spears, une image d&rsquo;adolescente hypermédiatisée mais pas hypersexualisée&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2296"></span></p>
<p>Ce roman est un portrait. Celui d&rsquo;une enfant prodigieuse et d&rsquo;un corps élastique que l&rsquo;adolescence va ranger parmi les autres. Celui d&rsquo;un pays dont le chaos s&rsquo;annonce. Celui enfin d&rsquo;une fuite et d&rsquo;une quête d&rsquo;autre chose, entre 1969 et 1990.</p>
<p>A travers le roman<strong>, Lola Lafon</strong> alterne les narrateurs.<strong> Béla Karolyi</strong>, l&rsquo;entraîneur atypique aux méthodes musclées, s&rsquo;exprime, Nadia, ses amies. Et <strong>la Securitate</strong> qui veille. Une correspondance (imaginaire)entre l&rsquo;auteur et la gymnaste ponctue également ce roman puissant.</p>
<p><strong>Plongez dans les souvenirs des JO de Montréal et regardez les prouesses de Nadia Comaneci ici : </strong></p>
<iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/Yl9QpC8_LiE?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 29 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je reçois, suite à ma demande de témoignages pour entreprendre cet ouvrage, des dizaines de lettres et plus encore de mails de fans de Nadia C. La plupart de ces femmes ont une quarantaine d&rsquo;années, d&rsquo;autres, très jeunes, n&rsquo;ont pas l&rsquo;âge de l&rsquo;avoir vue en direct à Montréal. Mais toutes se souviennent du choc. De leur ébahissement lorsque Nadia C. détraque l&rsquo;ordinateur. De leur soudain dégoût des céréales trop sucrées, ces paquets remplis de mini-gadgets jetables, une abondance déplacée au royaume de l&rsquo;héroïque privation. De leur rejet des jupes si peu pratiques pour jouer à Nadia C., celle dont le justaucorps blanc devient le miroir accusateur de leur vie trop molle et sans devoirs. Car Nadia C. n&rsquo;est pas que légère. Elle est puissante et impitoyable. Nadia C. ne sourit jamais, ne dit jamais merci, ce sont les adultes qui la supplient de leur accorder un regard. Elle se tait, distante et concentrée, entourée d&rsquo;adultes en survêtement, étranges profs de gym qui la félicitent respectueusement. Celle qui vient d&rsquo;un pays que personne, pas même les parents, ne connaissait avant que la télé ne l&rsquo;évoque.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 77</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Béla scrute ses cernes, son odeur, boit-elle suffisamment entre les entraînements ? Et il doit également s&rsquo;occuper de celles qui forment le décor maintenant, des figurantes : les autres filles de l&rsquo;équipe. Ennuyeuses, prévisibles, leur peur et leur fatigue qu&rsquo;elles tentent de dissimuler quand Nadia, elle, est une plante carnivore de dangers dont il faut la gaver. Elle suit ce que son corps lui dicte, ce corps capable d&rsquo;inscrire le feu dans l&rsquo;air, une Jeanne d&rsquo;Arc magnésique. Elle grignote l&rsquo;impossible, le range de côté pour laisser de la place à la suite, toujours la suite.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 275-276 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] La fée sans autre désir que celui d&rsquo;accrocher à son cou fragile des médailles dorées dégage aujourd&rsquo;hui un parfum moite, son attitude est choquante, disent-ils. Certes, mais “son apparence n&rsquo;est bien plus ! ” assène un célèbre éditorialiste américain en guise de conclusion. Car c&rsquo;est de ça dont il est question : de tissus trop courts, pas assez chers, de nacres mal appliquées, de rouge trop rouge et de chair insouciante. Son péché, résume le </em>New York Times<em> : “Elle est devenue comme les autres.”</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Alors elle sera jugée comme les autres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Lola Lafon l&rsquo;annonce d&rsquo;emblée : &laquo;&nbsp;La petite communiste qui ne souriait jamais&nbsp;&raquo;, n&rsquo;est pas une reconstitution historique de la vie de Nadia Comaneci. L&rsquo;auteure a choisi<em> &laquo;&nbsp;de remplir les silences de l&rsquo;histoire et ceux de l&rsquo;héroïne et de garder la trace des multiples hypothèses et versions d&rsquo;un monde évanoui&nbsp;&raquo;</em>. Un parti pris qui plonge le lecteur dans l&rsquo;Europe d&rsquo;avant, celle du Rideau de fer, des mensonges et des privations organisées.</span> <span style="color: #0000ff">Le roman de la fin de l&rsquo;innocence. Un vrai coup de coeur et la découverte d&rsquo;une jolie plume. </span></p>
<p style="text-align: left"><strong>&laquo;&nbsp;La petite communiste qui ne souriait jamais&nbsp;&raquo;, de Lola Lafon, Actes Sud, 21€.</strong></p>
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		<item>
		<title>Prix Roblès 2013 : &#171;&#160;Un homme effacé&#160;&#187; d&#8217;Alexandre Postel</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 10:29:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Postel]]></category>
		<category><![CDATA[Axel North]]></category>
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		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>
		<category><![CDATA[Un homme effacé]]></category>

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		<description><![CDATA[Roblès 2013 Poursuivons notre lecture des six premiers romans sélectionnés pour le prix Roblès 2013. Après &#171;&#160;Viviane Elisabeth Fauville&#160;&#187; et &#171;&#160;L&#8217;angle mort&#160;&#187; dont vous pouvez lire mes posts ici et là, j&#8217;ai opté pour &#171;&#160;Un homme effacé&#160;&#187; d&#8217;Alexandre Postel. Bonne pioche ! Et véritable bonne surprise de la sélection. &#160; Le premier roman de cet [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000">Roblès 2013</span></h3>
<p>Poursuivons notre lecture des six premiers romans sélectionnés pour le <strong><a title="Retrouvez dans la NR l'article évoquant les modalités du prix Roblès" href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2013/03/09/Six-romans-a-retourner-sous-toutes-leurs-coutures-1363696">prix Roblès 2013</a></strong>.</p>
<p>Après<strong> &laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;</strong> et<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;angle mort&nbsp;&raquo;</strong> dont vous pouvez lire mes posts<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/"> ici</a></strong> et <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/19/prix-robles-2013-langle-mort-de-veronique-merlier/">là</a></strong>, j&rsquo;ai opté pour<strong> &laquo;&nbsp;Un homme effacé&nbsp;&raquo;</strong> d&rsquo;<strong>Alexandre Postel</strong>. Bonne pioche ! Et véritable bonne surprise de la sélection.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOMME-EFFACE.jpg" rel="lightbox[1641]"><img class="alignleft  wp-image-1648 colorbox-1641" style="margin: 10px" alt="HOMME EFFACE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOMME-EFFACE.jpg" width="120" height="177" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le premier roman de cet enseignant en littérature parisien, né en 1982, est plus que prometteur. Il a remporté le prix <strong>Landerneau Découvertes</strong> et, il y a quelques semaines le <strong>Goncourt du premier roman</strong>, et ce, avec une large majorité.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est simple et tragique. C&rsquo;est celle de <strong>Damien North</strong>, professeur de philosophie à l&rsquo;université. Veuf depuis 12 ans – son épouse, artiste peintre s&rsquo;est suicidée – <strong>North, petit-fils d&rsquo;une figure politique historique </strong>mène une vie simple, triste et sans fantaisie.</p>
<p>Un jour, des policiers frappent à sa porte. <strong>Ils trouvent  sur son ordinateur des images pédopornographiques. Damien North sait qu&rsquo;il est innocent mais la machine s&rsquo;emballe.</strong> Un  véritable engrenage. Jusqu&rsquo;au procès au cours duquel son avocat lui demande de plaider coupable, la prison où il fréquente un véritable pédophile.<strong> Damien North ne s&rsquo;est pas défendu. Forcément coupable, donc.</strong></p>
<p>Une lettre l&rsquo;innocente mais comment un soi-disant monstre peut-il se transformer en victime ? Et s&rsquo;il était vraiment coupable ? <strong>Autour de lui, ses collègues, son frère, ses voisins et plus largement la société se laissent prendre au piège.</strong> Dans un sens, puis dans l&rsquo;autre. Au fil des images désormais retouchées à jamais de la vie d&rsquo;un homme. <strong>Damien North</strong> s&rsquo;éloigne, se coupe de toute vie sociale. Assez de signes pour prouver sa culpabilité, non ?</p>
<p><span id="more-1641"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>A travers ce roman brillant, composé en deux parties ( &laquo;&nbsp;les jours atroces&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;les jours féroces&nbsp;&raquo;)</strong>, le jeune auteur démontre toute l&rsquo;importance des images dans notre société. Des conventions sociales aussi. Il se penche aussi sur le regard qu&rsquo;on porte sur un homme (a priori) blanchi. Mais à quel prix ? Avec quelles traces indélébiles ?</p>
<p><strong>Dans la vidéo ici, Alexandre Postel explique sa démarche</strong></p>
<a href="http://vimeo.com/60635177">http://vimeo.com/60635177</a>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 47 </strong> :<em> &laquo;&nbsp;Depuis la mort de Sylvia, il était entré, comme on le dit des arbres, en dormance. La caresse, l&rsquo;étreinte d&rsquo;un autre corps, dont le besoin s&rsquo;était parfois fait sentir au commencement de ce long sommeil, se présentaient maintenant à sa mémoire dans le silence enlisé des images qui surnagent d&rsquo;un rêve. A peine se définissait-il encore, lorsqu&rsquo;il songeait à ces choses-là, comme un être sexué. Il se flattait d&rsquo;être parvenu, à force de tristesse, d&rsquo;ascèse et d&rsquo;oubli, à une sorte de neutralité impalpable et supérieure.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;-&#8230; une grande solitude émotionnelle et sociale&#8230; un homme peu expansif, difficile à approcher, qui consacre le plus clair de son temps à son travail&#8230; une certaine rigidité inscrite dans sa structure mentale&#8230; </em></p>
<p><em>Et voilà que le gouffre s&rsquo;approfondissait, s&rsquo;élargissait, sous les coups de pioche du docteur. Pourquoi le dépeindre sous un jour si sombre ? Leurs entretiens ne s&rsquo;étaient pas mal déroulés pourtant. Lafaye ne lui avait pas paru particulièrement hostile. Au contraire : d&rsquo;une neutralité presque déroutante. Alors quoi ? Fallait-il en conclure que le psychiatre disait la vérité ? Etait-ce cela, Damien North ? Un homme peu expansif, difficile à approcher, une structure mentale rigide ? Rien que cela ? Il en avait le coeur serré.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 198-199 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Sur internet, les réseaux sociaux pullulaient de groupes à sa gloire ; plusieurs sites à vocation citoyenne voyaient dans sa mésaventure le parfait exemple des excès où conduit une politique sensationnaliste et répressive. Parfois aussi, à la manière de ses vanités – crâne, compas, sablier, citron – dont les maîtres d&rsquo;antan ornaient quelque recoin de leurs toiles, le hasard des algorithmes plaçait parmi les résultats un des articles parus au moment du procès, lorsqu&rsquo;on le traînait dans la boue. Biasini l&rsquo;avait prévenu : internet n&rsquo;oubliait rien. </em></p>
<p><em>Ces gratifications dérisoires, ces attentions minuscules heurtaient North plus qu&rsquo;elles ne le touchaient, car il ne pouvait s&rsquo;empêcher d&rsquo;attendre de la part des autres une réparation qu&rsquo;ils étaient incapables de lui donner. Et plus le temps passait, plus sa frustation s&rsquo;intensifiait. La colère qui s&rsquo;était déclarée dans la voiture de Biasini s&rsquo;étendait, faute de pouvoir s&rsquo;exprimer, à la terre entière. North s&rsquo;endormait dessus chaque soir. Elle lui dévorait le coeur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000ff">Le premier roman d&rsquo;Alexandre Postel remportera-t-il le prix Roblès 2013 ? A ce stade de mes lectures, j&rsquo;avoue que <strong>&laquo;&nbsp;Un homme effacé&nbsp;&raquo;</strong> se présente plutôt bien dans mon classement. A cela, plusieurs raisons. Le sujet d&rsquo;abord. Evoquer l&rsquo;internet par le biais d&rsquo;un fait-divers en dit long sur notre société, notre environnement. Son personnage ensuite. Damien North agace avant de créer une empathie à son encontre. Il parle de nous. De nos contradictions, de nos silences coupables, de nos renoncements. Son style enfin. Ce premier roman est plein de suspense et dispose de plusieurs niveaux de lecture. Un régal ! </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Un homme effacé&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Alexandre Postel, Gallimard, 17,90€.</strong> </em></p>
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		<title>La Grande Guerre en accéléré par Jean Echenoz</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/22/la-grande-guerre-en-accelere-par-jean-echenoz/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Oct 2012 10:03:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Anthime]]></category>
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		<category><![CDATA[destin]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[Padioleau]]></category>
		<category><![CDATA[Première Guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[tranchées]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est de retour ! Qui donc ? Mais Jean Echenoz, voyons ! L&#8217;auteur fidèle aux  Editions de Minuit nous revient avec un roman, court et dense à la fois, sur la Première Guerre Mondiale, intitulé sobrement &#171;&#160;14&#160;&#187;. &#160; Jean Echenoz, l&#8217;un de mes auteurs français préférés, nous revient avec une drôle d&#8217;envie : celle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il est de retour ! Qui donc ? Mais <strong>Jean Echenoz</strong>, voyons ! L&rsquo;auteur fidèle aux  <a title="Découvrez l'oeuvre de l'auteur " href="http://www.leseditionsdeminuit.fr/f/index.php?sp=livAut&amp;auteur_id=1410"><strong>Editions de Minuit</strong></a> nous revient avec un roman, court et dense à la fois, sur la Première Guerre Mondiale, intitulé sobrement<strong> &laquo;&nbsp;14&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ECHENOZ1.jpg" rel="lightbox[1291]" title="ECHENOZ"><img class="alignleft  wp-image-1298 colorbox-1291" style="margin: 10px;" title="ECHENOZ" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ECHENOZ1.jpg" alt="" width="119" height="164" /></a><strong>Jean Echenoz</strong>, l&rsquo;un de mes auteurs français préférés, nous revient avec une drôle d&rsquo;envie : celle de nous raconter la guerre, la Première Guerre mondiale, et ses dommages collatéraux en 124 pages seulement. Un exercice de style dans lequel, cette fois encore, il excelle.</p>
<p><strong>Prix Médicis</strong> pour son roman <strong>&laquo;&nbsp;Cherokee&nbsp;&raquo;</strong>, puis <strong>prix Goncourt</strong> pour <strong>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;en vais&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Jean Echenoz</strong> est du genre discret. Pas de grand discours chez cet homme dont chaque nouveau roman est pourtant un événement littéraire.</p>
<p>Ce fils de psychiatre qui a publié son premier roman en 1979, s&rsquo;est construit un univers. Les mots y sont ciselés, choisis avec soin. Ses sujets, nés de son imagination, ou s&rsquo;appuyant sur des personnages ayant existé, – on se souvient de <strong>&laquo;&nbsp;Ravel&nbsp;&raquo;</strong> en 2006, de <strong>&laquo;&nbsp;Courir&nbsp;&raquo;</strong> publié en 2008 et <strong>&laquo;&nbsp;Des éclairs&nbsp;&raquo;</strong> en 2010, qui constituent une suite de trois vies –,  distillent de l&rsquo;humanité. Tout simplement.</p>
<p><span id="more-1291"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;14&nbsp;&raquo;</strong> ? Elle est simple, tragique et cruelle. Nous sommes en<strong> août 1914, en Vendée</strong>. Le tocsin bat le rappel. <strong>Mobilisation générale</strong>.</p>
<p><strong>Anthime</strong>, jeune comptable de 23 ans va partir. Avec lui, son frère aîné, sous-directeur de l&rsquo;usine de chaussures et promis à<strong> Blanche</strong>, la fille unique du patron. Les deux hommes ne s&rsquo;apprécient guère, ils aiment la même femme.</p>
<p><strong>Anthime</strong> est mobilisé avec ses trois amis : <strong>Padioleau</strong> le bouche, <strong>Bossis</strong>, l&rsquo; équarisseur et <strong>Arcenel</strong> le bourrelier. Seuls deux rentreront vivants après quelque 500 jours sur le front. Mais pour quoi faire ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Jean Echenoz comment est né ce nouveau roman<br />
</strong></p>
<iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/xtxucb" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 31 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Ce capitaine, nommé Vayssière, était un jeune homme chétif à monocle, curieusement rouge et doté d&rsquo;une voix molle, qu&rsquo;Anthime n&rsquo;avait jamais vu et dont la morphologie laissait mal distinguer d&rsquo;où et comment avait pu naître et se développer, chez lui, une vocation combative. Vous reviendrez tous à la maison, a notamment promis le capitaine Vayssière en gonflant sa voix de toutes ses forces. Oui, nous reviendrons tous en Vendée. Un point essentiel, cependant. Si quelques hommes meurent à la guerre, c&rsquo;est faute d&rsquo;hygiène. Car ce ne sont pas les balles qui tuent, c&rsquo;est la malpropreté qui est fatale et qu&rsquo;il vous faut d&rsquo;abord combattre. Donc lavez-vous, peignez-vous et vous n&rsquo;avez rien à craindre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 78-79 :</strong><em> &nbsp;&raquo; On s&rsquo;accroche à son fusil, à son couteau dont le métal oxydé, terni, bruni par les gaz ne luit plus qu&rsquo;à peine sous l&rsquo;éclat gelé des fusées éclairantes, dans l&rsquo;air empesté par les chevaux décomposés, la putréfaction des hommes tombés puis, du côté de ceux qui tiennent encore à peu près droit dans la boue, l&rsquo;odeur de leur pisse et de leur merde et de leur sueur, de leur crasse et de leur vomi, sans parler de cet effluve envahissant ce rance, de moisi, de vieux, alors qu&rsquo;on est en principe à l&rsquo;air libre sur le front. [&#8230;] Tout cela ayant été décrit mille fois, peut-être n&rsquo;est-il pas la peine de s&rsquo;attarder encore sur cet opéra sordide et puant. Peut-être n&rsquo;est-il d&rsquo;ailleurs pas bien utile non plus, ni très pertinent, de comparer la guerre à un opéra, d&rsquo;autant moins quand on n&rsquo;aime pas tellement l&rsquo;opéra, même si comme lui c&rsquo;est grandiose, emphatique, excessif, plein de longueurs pénibles, comme lui cela fait beaucoup de bruit et souvent, à la longue, c&rsquo;est assez ennuyeux. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong> Page 105</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Au retour d&rsquo;Anthime, on l&rsquo;avait étroitement surveillé pendant sa convalescence, on l&rsquo;avait soigné, pansé, lavé, nourri, on avait contrôlé son sommeil. On, c&rsquo;est-à-dire surtout Blanche qui d&rsquo;abord lui a reproché doucement d&rsquo;avoir maigri pendant ses cinq cents jours de front – sans même songer à décompter, à cet égard, les trois kilos et demi en moins que représente à peu près un bras perdu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Epure. Le nouveau roman d&rsquo;Echenoz est un bijou d&rsquo;épure et de concision qui parvient cependant à nous conduire jusque dans le quotidien des tranchées, dans le quotidien d&rsquo;Anthime et ses camarades d&rsquo;infortune. Chez Echenoz, la guerre défile en accéléré mais rien ne manque pourtant. Les images sont là.  Echenoz nous parle de la guerre à hauteur d&rsquo;homme. Avec humanité. Et un brin d&rsquo;humour, ce qui ne gâche rien. Pas la peine de vous le dire : lisez-le !</span></p>
</blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;14&nbsp;&raquo;, de Jean Echenoz, Les Editions de Minuit, 12,50€.</strong></em></p>
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