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	<title>Quatrième de couv &#187; désertion</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Plus de petite musique chez Olivier Adam ?</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Mar 2018 08:15:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Olivier Adam, je l&#8217;attendais. Sûrement un peu trop. Son nouveau roman &#171;&#160;Chanson de la ville silencieuse&#160;&#187;, n&#8217;est, à mon avis, pas à la hauteur de &#171;&#160;Les Lisières&#160;&#187;, formidable livre grâce auquel je l&#8217;avais découvert il y a plusieurs années ( à lire ici). Avaient suivis &#171;&#160;Peine perdue&#160;&#187; et &#171;&#160;La renverse&#160;&#187;. Je vous raconte [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-chanson-de-la-ville-silencieuse.jpg" rel="lightbox[4196]"><img class="alignleft size-full wp-image-4197 colorbox-4196" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-chanson-de-la-ville-silencieuse.jpg" alt="zoom-chanson-de-la-ville-silencieuse" width="380" height="591" /></a><strong>Olivier Adam</strong>, je l&rsquo;attendais. Sûrement un peu trop. Son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Chanson de la ville silencieuse&nbsp;&raquo;</strong>, n&rsquo;est, à mon avis, pas à la hauteur de <strong>&laquo;&nbsp;Les Lisières&nbsp;&raquo;</strong>, formidable livre grâce auquel je l&rsquo;avais découvert il y a plusieurs années ( à lire <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/"><strong>ici</strong>)</a>. Avaient suivis <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/02/a-ceux-qui-surnagent/">&laquo;&nbsp;Peine perdue&nbsp;&raquo;</a></strong> et<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/03/survivre-a-la-terrible-deflagration/"> &laquo;&nbsp;La renverse&nbsp;&raquo;</a>.</strong></p>
<p>Je vous raconte quand même. Chez <strong>Olivier Adam</strong>, quadra inspiré depuis une bonne quinzaine d&rsquo;années, il y a des thématiques récurrentes : les douleurs familiales, le manque, l&rsquo;absence, la fuite également.</p>
<p>Cette fois, la toile de fond nous parle d&rsquo;un homme, <strong>Antoine Schaeffer</strong>, qui après une carrière nationale et internationale, une stature d&rsquo;icône, a décidé de déserter. De prendre la tangente. Quinze ans déjà qu&rsquo;il ne parle plus aux journalistes, qu&rsquo;il ne sort plus de disque.</p>
<p>Donné pour mort alors que sa voiture vient d&rsquo;être retrouvée, il aurait cependant été aperçu dans les rues sinueuses et étroites de Lisbonne, où il pousserait la chansonnette avec sa guitare. Est-ce lui ? Pour sa fille, éditrice installée à Paris, il est temps d&rsquo;aller  voir. De comprendre et, peut-être de pardonner.</p>
<p>C&rsquo;est elle qui nous parle. A la première personne. C&rsquo;est donc cette jeune femme un peu effacée ( elle n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs pas de prénom dans le roman), trop ballottée dans son enfance entre un père toujours entre deux excès et une mère incapable d&rsquo;amour, qui nous parle d&rsquo;elle et de son père.</p>
<p>Dommage que le tempo ne soit pas le bon. Dommage que les répétitions nous enferment dans une histoire qui a, je trouve, du mal à toucher.</p>
<p>Bref, une lecture monotone. Sans surprise. Pas même celle du style.</p>
<p>Pas de petite musique cette fois&#8230;</p>
<p>Dommage.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un extrait de l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;La grande librairie&nbsp;&raquo;:</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/SNYuPtBQEVk?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 70 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai jamais pu saisir mon père. Moi pas plus que quiconque. Je lui ai connu mille visages. Parfois, dans la même année, le même mois, la même semaine, vous n&rsquo;aviez pas affaire au même homme. Tourmenté ou serein. Jouisseur ou ascète. Zen ou déglingué. Au fond du trou ou exalté. Mondain ou solitaire. Bavard ou muet. Noceur ou paysan. Mystique ou cynique. Dandy magnétique, semi-clochard céleste, rockeur inflammable, rongé d&rsquo;alcool. [&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 133 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Les premiers temps ses parents ont l&rsquo;air impressionnés de m&rsquo;avoir sous leur toit. Prennent mes silences et ma discrétion pour du mépris. Elle est pas un peu bêcheuse ta copine ? Je ne le suis pourtant pas, je crois. C&rsquo;est juste que j&rsquo;observe, ébahie. Ces mots, ces gestes, ces façons d&rsquo;être. Des parents. Des enfants. Des frères et soeurs. Leur manière de parler, de se mouvoir, d&rsquo;occuper le temps. Les repas en famille. Les chicaneries. Les moments complices. Le quotidien partagé. Les courses au supermarché. Les jeux de société. La musique reléguée à l&rsquo;accessoire, au décoratif, au superflu. Je lui envie tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 178 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je suis la fille d&rsquo;un père sans sépulture, sans cendres à disperser. Celle qui croit voir un fantôme sur une photo floue. Celle dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l&rsquo;Alfama. Qui guette un chanteur errant, une étoile dépouillée d&rsquo;elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. Sa maison, son compte en banque, ses amis, sa fille. Sa vie elle-même. Qui se serait défait d&rsquo;une peau ancienne, réincarné en mendiant, en musicien vagabond. Un homme qui aurait choisi la dernière adresse de son grand amour. Pour lui chanter à elle, partout éparpillées dans l&rsquo;air, les chansons qu&rsquo;il lui dédie.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Chanson de la ville silencieuse&nbsp;&raquo;, Olivier Adam, Flammarion, 19€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>En face, une autre vie ?</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/11/en-face-une-autre-vie/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2015 20:40:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[désertion]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Nochez]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Demarty]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Sélection prix Roblès 2015]]></category>
		<category><![CDATA[Solange]]></category>
		<category><![CDATA[timbres]]></category>

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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2015 Changer de vie, ça vous dit ? Le héros ( enfin, c&#8217;est vite dit!) de Pierre Demarty a décidé, un jour, de franchir la porte de son appartement, de traverser la rue et de s&#8217;installer dans un appartement situé en face de celui qu&#8217;il occupait jusque-là avec femme et enfants. Telle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2015</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-FACE.jpg" rel="lightbox[3109]"><img class="alignleft size-full wp-image-3111 colorbox-3109" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-FACE.jpg" alt="EN FACE" width="128" height="200" /></a> Changer de vie, ça vous dit ? Le héros ( enfin, c&rsquo;est vite dit!) de <strong>Pierre Demarty</strong> a décidé, un jour, de franchir la porte de son appartement, de traverser la rue et de s&rsquo;installer dans un appartement situé en face de celui qu&rsquo;il occupait jusque-là avec femme et enfants. Telle est l&rsquo;histoire de ce premier roman, également sélectionné pour le prix Roblès 2015 dont le lauréat sera connu<strong> ce vendredi 12 juin</strong>. J&rsquo;ai donc achevé la lecture des six romans sélectionnés de cette édition par <strong>&laquo;&nbsp;En face&nbsp;&raquo;. </strong></p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle que je vous ai racontée à la première ligne. Et c&rsquo;est tout ? A peu-près. Au fil des pages,<strong> Pierre Demarty</strong>, via le narrateur, copain de bistrot  rencontré aux Indociles heureux nous plonge dans la vie de <strong>Jean Nochez</strong> ( certains y ont reconnu l&rsquo;anagramme de l&rsquo;auteur Jean Echenoz). L&rsquo;homme tient une boutique de philatélie. Il vit avec <strong>Solange</strong>, son épouse insignifiante, et leurs deux enfants. Et un jour, Jean décide de changer de vie, de décor, d&rsquo;horizon. Mais à quelques mètres seulement de son autre vie.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Pierre Demarty,</strong> malheureusement très (trop) bavard nous emmène dans ce voyage immobile aux côtés de son anti-héros. On y parle de Paimpol, de l&rsquo;Islande, de timbres et de piliers de bistrot. Mais aussi d&rsquo;un amant, d&rsquo;un drakkar et de disputes conjugales.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 36-37 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Pendant longtemps, Nochez ne sait pas quoi, ni quoi penser. </em>Ergo, non cogitat.<em> C&rsquo;est juste un homme seul et debout dans un appartement vide, et il faut se représenter cette chose considérable. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand il rentre chez lui toutefois, le début du perplexité qui l&rsquo;a à son insu assailli, et dont il aurait senti, à condition de prêter tant soit peu d&rsquo;attention à cette impression fugitive, la poigne moite le saisir par l&rsquo;échine pour le pousser au bord du vertige, a tôt fait de se dissiper, annihilé d&rsquo;un coup, comme d&rsquo;un coup de semelle déchaussée on expédie une blatte</em> ad patres<em> ou d&rsquo;un coup de fil un importun, par la reprise brutale du cours de la vie de Jean Nochez, avec son terrible cortège d&rsquo;encombrements joyeux, les enfants qui piaulent, la télé qui gueule, ou le contraire, et Solange qui prépare : un gratin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ainsi commença pour Jean un long et dernier printemps – après quoi, il entrerait pour toujours dans l&rsquo;hiver. Armés de la boussole et du compas troubles de nos beuveries, de loin en loin nous en observâmes le doux cataclysme, mesurant l&rsquo;avancée de la fonte des masques. De même que la mer à chaque ressac charrie des coquillages toujours un peu plus ébréchés, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il n&rsquo;en reste plus à la fin des temps que du sable pâle, ainsi chacune des visites de Nochez nous mettait en présence d&rsquo;un homme un peu plus décomposé.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 163 :</strong><em><strong> &laquo;&nbsp;</strong>Le problème, ce n&rsquo;est pas tant d&rsquo;avoir dû prématurément renoncer à son grand voyage en solitude, contraint à l&rsquo;abandon par la force des choses plutôt que par celle de sa volonté propre. Non, ça renoncer, il a l&rsquo;habitude ; c&rsquo;est, chez lui, comme on dit, une seconde nature (quoique encore faudrait-il déterminer en quoi consiste la première) ; c&rsquo;est l&rsquo;oeuvre de toute une vie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ce n&rsquo;est pas non plus d&rsquo;avoir découvert une face de Solange jusqu&rsquo;ici demeurée cachée mieux que celle de la lune. Ca, au fond, c&rsquo;est presque une bonne surprise. On est content pour elle. C&rsquo;est un peu dégoûtant, bien sûr, et un peu contrariant, eu égard à l&rsquo;amour-propre, mais enfin, pour ce qu&rsquo;il en reste, de ça, on s&rsquo;en remettra. Et puis on la comprend, Solange, elle a toutes les circonstances atténuantes du monde : à sa place, moi aussi je m&rsquo;aurais été infidèle.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">L&rsquo;idée du roman était peut-être originale&#8230; elle est malheureusement noyée par les mots et les digressions du narrateur, donc de l&rsquo;auteur qui donne l&rsquo;impression de s&rsquo;écouter écrire. Dommage. Ce n&rsquo;est pas à ce roman que je donnerai ma voix ! Rendez-vous vendredi pour connaître le lauréat 2015 !</span></p>
<p style="text-align: left"><strong> &laquo;&nbsp;</strong><strong><em><em>En face&nbsp;&raquo;, Pierre Demarty,</em></em></strong><em> <strong>Flammarion, 17€</strong></em></p>
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		<title>Prendre la tangente avec Maylis de Kerangal</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/19/prendre-la-tangente-avec-maylis-de-kerangal/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 14:24:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Aliocha]]></category>
		<category><![CDATA[conscrit russe]]></category>
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		<category><![CDATA[désertion]]></category>
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		<category><![CDATA[Transsibérien]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Transsibérien a inspiré les auteurs, ces derniers mois.  Et pour cause. Plusieurs d&#8217;entre eux ont participé au printemps 2010 à un voyage officiel organisé dans le cadre de l&#8217;année franco-russe. Avec plus ou moins de bonheur, les auteurs, – comme le raconte l&#8217;article de Rue89 publié ici –, les auteurs ont &#171;&#160;rendu&#160;&#187; leur copie sous différentes formes. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le <strong>Transsibérien</strong> a inspiré les auteurs, ces derniers mois.  Et pour cause. Plusieurs d&rsquo;entre eux ont participé au printemps 2010 à un voyage officiel organisé dans le cadre de l&rsquo;année franco-russe. Avec plus ou moins de bonheur, les auteurs, – comme le raconte l&rsquo;article de <strong>Rue89</strong> publié <a title="L'article en question sur le site Rue89" href="http://blogs.rue89.com/balagan/2012/01/08/maylis-de-kerangal-et-daniele-sallenave-dans-le-transsiberien-pour-le-meilleur--0">ici</a> –, les auteurs ont &laquo;&nbsp;rendu&nbsp;&raquo; leur copie sous différentes formes. <strong>Maylis de Kerangal</strong> est l&rsquo;une des seules à l&rsquo;avoir fait sous une forme romanesque avec &laquo;&nbsp;<strong>Tangente vers l&rsquo;est</strong>&laquo;&nbsp;, qui vient de sortir chez <strong>Verticales</strong>.</p>
<p><span id="more-739"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/KERANGAL.jpg" rel="lightbox[739]" title="KERANGAL"><img class="alignleft  wp-image-743 colorbox-739" style="margin: 10px;" title="KERANGAL" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/KERANGAL.jpg" alt="" width="101" height="146" /></a> <strong>Maylis de Kerangal</strong> passe son enfance au Havre. Elle étudiera l&rsquo;Histoire, la philosophie, et l&rsquo;ethnologie. Elle publie son premier roman, &laquo;&nbsp;<strong>Je marche sous un ciel de traîne</strong>&laquo;&nbsp;, en 2000, suivis en 2003 par &laquo;&nbsp;<strong>La Vie voyageuse</strong>&laquo;&nbsp;, puis par le recueil de nouvelles &laquo;&nbsp;<strong>Ni fleurs, ni couronnes</strong>&nbsp;&raquo; en 2006 , et par &laquo;&nbsp;<strong>Corniche Kennedy</strong>&nbsp;&raquo; en 2008.</p>
<p>En novembre 2010, elle remporte à l&rsquo;unanimité et au premier tour le <strong>prix Médicis</strong> pour son roman &laquo;&nbsp;<strong>Naissance d&rsquo;un pont</strong>&laquo;&nbsp;. Le livre est la même année en sélection pour les prix <strong>Fémina</strong>, <strong>Goncourt</strong>, et <strong>Flore</strong>. Un livre qui m&rsquo;avait donné envie de mieux découvrir cette auteure à l&rsquo;écriture rythmée, vive et tout en nuance.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/tangente-vers-l-estM66230.jpg" rel="lightbox[739]" title="tangente-vers-l-est,M66230"><img class="alignleft  wp-image-745 colorbox-739" style="margin: 10px;" title="tangente-vers-l-est,M66230" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/tangente-vers-l-estM66230.jpg" alt="" width="128" height="170" /></a>Cette fois, avec &laquo;&nbsp;<strong>Tangente vers l&rsquo;est</strong>&laquo;&nbsp;, c&rsquo;est un tout autre univers dans lequel nous emmène l&rsquo;écrivaine.</p>
<p> Un univers fermé, donc. Celui du Transsibérien. Avec ses wagons de 1re, 2e et 3e classe. Et les gens qui y prennent place sans aucune raison de se rencontrer au-delà de la porte du wagon. Là, il y a donc <strong>Aliocha</strong>, un jeune homme russe, conscrit, qui veut déserter avant d&rsquo;arriver à sa caserne d&rsquo;affectation. Il y a aussi <strong>Hélène</strong>, une Française, qui a suivi son amant russe, <strong>Anton</strong>, en charge d&rsquo;un barrage du côté de Ienesseï, en Sibérie. Elle vient de le quitter précipitamment. A pris le train en direction de <strong>Vladivostok</strong>, sans savoir pourquoi.</p>
<p>Dans le train, ils se rencontrent. Sans se comprendre tout à fait, ils accepteront de faire équipe. D&rsquo;aller contre la fatalité, de braver l&rsquo;autorité de <strong>Letchov</strong> et le vigilance des <strong>provodnitsa, </strong>ces femmes qui se chargent du bon fonctionnement et de l&rsquo;approvisionnement du wagon qu&rsquo;elles ont sous leur responsabilité. En quelques heures seulement, ils vont apprendre à se connaître dans l&rsquo;espace exigu de ce train mythique.  Sans entrer dans les détails. L&rsquo;une comme l&rsquo;autre ont une logique propre. Il n&rsquo;est question que de fuir.</p>
<p><strong> Aliocha</strong> est monté à Moscou, avec les autres conscrits, incapables de dire où ils vont descendre.<strong> Hélène</strong>, elle, a pris le train à Krasnoïarsk. C&rsquo;est dans cette gare qu&rsquo;<strong>Aliocha</strong> tente une première fois de s&rsquo;enfuir. De déserter son triste destin.</p>
<p><strong>Page 32 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Aliocha est là en bonne place qui croise les bras sur son tee-shirt, et rit lui aussi, un rire forcé, râpeux dans sa gorge serrée. Il n&rsquo;a rien enfilé avant de descendre, n&rsquo;a pas même pris son sac de peur d&rsquo;attirer l&rsquo;attention, il est le plus léger possible, rien dans les mains, rien dans les poches, délesté de tout ce qui lui donnerait un nom – a plié la photo de sa mère au fond de sa chaussure – mais pourvu d&rsquo;un téléphone portable, d&rsquo;un chargeur et de cent roubles ; le jeune conscrit désespéré n&rsquo;existe plus, c&rsquo;est un autre homme.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em> Le paysage, lui, défile. Jour, nuit. La forêt russe à perte de vue. Et ce train, imperturbable.</p>
<p><strong>Page 45</strong> : &laquo;&nbsp;[&#8230;] <em>la forêt se dresse dans la lumière rasante du premier jour, et c&rsquo;est encore la même forêt, les mêmes arbres élancés, les mêmes, fûts orangés, une forêt identique à ce point à elle-même c&rsquo;est à devenir dingue, on aura beau apercevoir une rivière qui sourd sous la glace, des buissons de fleurs pâles, de la neige en plaques marronnasses le long de la piste boueuse, des toits, des palissades, c&rsquo;est  la même forêt, encore et encore, non plus l&rsquo;océan mais la peau de la Terre, l&rsquo;épiderme de la Russie, les griffes et la soie</em> [&#8230;]&nbsp;&raquo;</p>
<p> <span style="color: #0000ff;">Au final, voici un livre qui se lit d&rsquo;une traite. A cause du rythme, de la tension qui s&rsquo;en dégage. Aliocha doit trouver une solution avant le terminus. Hélène est plongée dans ses doutes. Tous les deux ont décidé de fuir, de prendre la tangente. Ils vont devoir le faire ensemble, sans se livrer cependant. Ils se comprennent par gestes et quelques mots de base. De quoi se pencher sur l&rsquo;essentiel tandis que le Transsibérien n&rsquo;en finit pas d&rsquo;avaler les kilomètres. Immensité contre promiscuité. Cette fois encore, Maylis de Kerangal trouve le ton juste. Et le bon rythme. Un bon moment. </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Tangente vers l&rsquo;est&nbsp;&raquo;, Maylis de Kerangal, éditions Verticales, 11,50€, 128 pages.</strong></em></p>
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