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	<title>Quatrième de couv &#187; départ</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Voyage au bout de l&#8217;enfer à hauteur d&#8217;enfant</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jan 2022 16:16:17 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2022 &#160; Une histoire à hauteur d&#8217;enfant. Tragique. Poignante. Terrible. C&#8217;est ce que propose Rachid Benzine dans son nouveau roman. Court (80 pages seulement) mais percutant. Et pour cause. Cette histoire, c&#8217;est celle de Fabien. Un écolier féru de poésie. Un gamin qui grandit entre ses parents et l&#8217;école Jacques-Prévert à Sarcelles. Un enfant [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RACHID.jpg" rel="lightbox[5875]"><img class="alignleft size-full wp-image-5878 colorbox-5875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RACHID.jpg" alt="RACHID" width="195" height="278" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une histoire à hauteur d&rsquo;enfant. Tragique. Poignante. Terrible. C&rsquo;est ce que propose Rachid Benzine dans son nouveau roman. Court (80 pages seulement) mais percutant. Et pour cause.</p>
<p>Cette histoire, c&rsquo;est celle de<strong> Fabien</strong>. Un écolier féru de poésie. Un gamin qui grandit entre ses parents et l&rsquo;école Jacques-Prévert à Sarcelles. Un enfant qui va être arraché à tout cela après que ses parents décident de rejoindre la Syrie et l&rsquo;Etat islamique. Un enfant qui raconte l&rsquo;enfer qu&rsquo;il découvre, les désillusions de ses parents, la mort de son père, l&rsquo;acharnement de sa mère et la folie qui la guette &#8230;</p>
<p>Trois mois que <strong>Fabien</strong> rebaptisé <strong>Farid</strong> est enfermé dans un camp tenu par les Kurdes, avec sa mère et son frère, né de l&rsquo;union de sa mère avec un autre combattant de l&rsquo;EI, tué comme les précédents au combat. Alors <strong>Fabien/Farid</strong> raconte ces quatre dernières années. Avec une lucidité terrible. Comme pour nous plonger au plus près de l&rsquo;horreur.</p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong>, que j&rsquo;ai découvert via <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/07/a-cette-femme-quil-aimera-toujours/">son premier roman en 2020</a></strong> est enseignant et chercheur associé au Fonds Ricoeur. Islamologue, politologue, romancier et dramaturge, Rachid Benzine est une des figures de proue de l&rsquo;islam libéral francophone. Après<strong> <em>Ainsi parlait ma mère</em></strong>, il a écrit <em><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/">Dans les yeux du ciel</a></strong>, </em>où, cette fois, il nous entraine dans les Printemps arabes à travers la vie et le regard aiguisé de <strong>Nour</strong>, une prostituée.</p>
<p>Le quadragénaire poursuit avec <em><strong>Voyage au bout de l&rsquo;enfance.</strong></em> Cette fois, ce n&rsquo;est pas une prostituée qui raconte, mais un enfant. Une autre voix que l&rsquo;on n&rsquo;écoute pas forcément. un exercice de compréhension d&rsquo;un islam dévoyé, violent. Aux antipodes des fondamentaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5875"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fabien</strong> s&rsquo;accroche à sa vie d&rsquo;avant, raconte les contraintes de celle qu&rsquo;il subit désormais dans ce camp où violence, maladies, faim et désoeuvrement cohabitent. Se souvient de son instituteur, de ses copains, de son chien, de ses grands-parents (via des appels téléphoniques de loin en loin) alors qu&rsquo;il doit rejoindre chaque jour l&rsquo;école des lionceaux du califat.</p>
<p>Veuve, sa mère pourrait-elle rentrer en France ? Ses enfants peuvent-ils être sauvés ? Autant de questions auxquelles un enfant ne peut pas répondre, isolé, loin de ses rêves d&rsquo;être un jour un footballeur célèbre.</p>
<p>Un roman qui rappelle la situation toujours vécue par des femmes et leurs enfants dans <strong>ces camps  d&rsquo;Al Hol et Roj</strong>   <strong><a href="https://www.europe1.fr/societe/syrie-une-francaise-de-28-ans-meurt-dans-un-camp-4082767">comme l&rsquo;explique cet article</a>. </strong></p>
<p>Ou encore ce <strong><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2021/08/12/en-syrie-la-question-du-rapatriement-divise-les-francaises-djihadistes-du-camp-de-roj_6091239_3210.html">reportage publié dans Le Monde</a></strong>, en août dernier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_5881" style="width: 1034px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1c01853_807217432-lgeai-roj-francaises-47.jpg" rel="lightbox[5875]"><img class="wp-image-5881 size-full colorbox-5875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1c01853_807217432-lgeai-roj-francaises-47.jpg" alt="1c01853_807217432-lgeai-roj-francaises-47" width="1024" height="512" /></a><p class="wp-caption-text">Dans le camp de Roj-2. Photo Laurence Geai pour Le Monde, août 2021</p></div>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 12 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et puis on est arrivé en Syrie. Là, ils m&rsquo;ont dit où on était. Ça s&rsquo;appelait Raqqah. Papa et maman, ils étaient très excités. Je les avais jamais vus aussi heureux. Ils m&rsquo;ont dit que c&rsquo;était le paradis ici. Moi je croyais que le paradis c&rsquo;était dans le ciel, quand on est mort. Papa s&rsquo;est habillé avec des vêtements très larges et un turban. Maman a mis un niqab. Tout noir. On voyait que ses yeux. Pour rire, elle me disait que c&rsquo;était pour me surveiller comme depuis la meurtrière d&rsquo;un château. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Une fois, maman a réussi à avoir mamie au téléphone grâce à une femme gentille de Daesh. Il y en a. Je n&rsquo;ai pas aimé ce qu&rsquo;a dit maman. Elle a reproché à mamie de lui avoir dit de sortir de Baghouz parce que, c&rsquo;était sûr, on allait être rapatriés. Elle a eu vraiment confiance dans la promesse de mamie et elle lui a reproché de l&rsquo;avoir trahie. Elle lui a même dit : &nbsp;&raquo; Tu nous a trahis deux fois. Quand tu as alerté la police parce que tu avais peur que je parte rejoindre Daesh et quand tu m&rsquo;as dit que j&rsquo;allais rentrer en France après Baghouz.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je sais que mamie pleurait au téléphone en lui disant qu&rsquo;elle avait déjà préparé la chambre pour Selim et moi, qu&rsquo;elle nous avait acheté des jouets et qu&rsquo;elle avait prévu un sac de vêtements pour quand maman irait en prison en France&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 61 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je comprends pas pourquoi on prend des petits dans la guerre. Et dans ce camp. C&rsquo;est pas fait pour eux la guerre. C&rsquo;est pour les grands. Et même pour les grands. Quand je repense à papa&#8230; Je sais que lui non plus ne l&rsquo;aimait pas cette guerre. C&rsquo;est cruel une guerre. Et j&rsquo;ai toujours pas compris pourquoi on se battait. Maintenant qu&rsquo;on est prisonniers, on est mal traités mais c&rsquo;est pas les ennemis qu&rsquo;on nous avait dit. Ils nous donnent à manger. Ils nous soignent comme ils peuvent. Il y en a qui nous parlent mal. Il y a des gardiens qui me donnent des gifles parfois. Mais à l&rsquo;école des lionceaux, on nous disait qu&rsquo;il fallait tous les tuer et les faire souffrir. C&rsquo;est quand même pas pareil. Peut-être que ceux qui me giflent ils ont eu un enfant tué par Daesh.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Voyage au bout de l&rsquo;enfance, Rachid Benzine, Seuil, 13€. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Grandir et écrire dans la brume des polders&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/06/grandir-et-ecrire-dans-la-brume-des-polders/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Jan 2022 07:05:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Rentrée littéraire hiver 2022 &#160; Nouvelle fournée. Nouvelle année. La rentrée littéraire d&#8217;hiver est enclenchée ! D’après les données Livres Hebdo / Electre Data Services, elle sera peuplée de 545 romans. Contre 521 l&#8217;an dernier.  Sur les tables et les étagères des libraires 385 fictions françaises ( un record depuis 2013) dont 61 premiers romans et 160 romans traduits [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5863" style="width: 410px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0.jpg" rel="lightbox[5860]"><img class="wp-image-5863 size-full colorbox-5860" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0.jpg" alt="35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0" width="400" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;illustration de couverture est une peinture de Natalie Levkovska</p></div>
<p><strong><span style="color: #ff6600"> </span></strong><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nouvelle fournée. Nouvelle année. La rentrée littéraire d&rsquo;hiver est enclenchée ! D’après les données Livres Hebdo / Electre Data Services, elle sera peuplée de<strong> 545 romans</strong>. Contre 521 l&rsquo;an dernier.  Sur les tables et les étagères des libraires <strong>385 fictions françaises ( un record depuis 2013) dont 61 premiers romans et 160 romans traduits contre 153 l’an dernier</strong>.</p>
<p>Alors que les ventes de livres ont grimpé de 16,5% entre janvier et novembre 2021, cela fait d&rsquo;autant plus de livres à découvrir, d&rsquo;auteurs à suivre.</p>
<p>Quels noms ?</p>
<p>Pour cette rentrée littéraire, on va retrouver, entre autres, <strong>David Foenkinos</strong>, <strong>Karine Tuil</strong>, <strong>Philippe Besson</strong>, mais aussi <strong>Eric Vuillard</strong>, <strong>Nicolas Mathieu</strong>, <strong>Leïla Slimani</strong>, <strong>Constance Débré</strong>, <strong>Michel Houellebecq</strong>, <strong>Julia Deck</strong>, etc.</p>
<p>Du côté des primo-romanciers aussi, de jolies découvertes. Vous savez comme je chéris particulièrement ceux-là.</p>
<p>Et c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs avec l&rsquo;un d&rsquo;eux que j&rsquo;inaugure cette série de posts pour vous présenter mes petites pépites.</p>
<p>Nous voilà donc dans l&rsquo;univers de <strong>Mario Alonso</strong>. Né quelque part en Espagne dans les années 60, <strong>Mario Alonso</strong> arrive en France et se destine à être handballeur professionnel. Il change bientôt d’avis et devient guitariste dans un groupe de New Wave, puis vendeur de manteaux de fourrures et photographe dans une agence publicitaire, avant de se tourner vers le livre, à cause des écrivains américains qui ont fini par le pervertir. Evidemment !<br />
Il publie en 2021 Lignes de flottaisons, un recueil d&rsquo;aphorismes rafraîchissants édité en Belgique par Le Cactus inébranlable. Un second opus est prévu en 2023.<br />
Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;auteur s’est fixé un nouvel objectif, écrire des romans paysages. Watergang est sa première vague, nous explique la maison d&rsquo;édition Le Tripode, qui le publie.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong><em>Watergang</em></strong>  qui désigne un  canal, un fossé en bordure d&rsquo;un polder ou d&rsquo;un chemin ?</p>
<p><span id="more-5860"></span></p>
<p><strong>Paul</strong> a douze ans et habite à Middelbourg, petit village perdu au milieu des polders. Il y vit avec sa mère, divorcée et contrainte de travailler dans un supermarché ( <strong>Julia</strong> qu&rsquo;il surnomme <strong>Super</strong>), et sa grande sœur <strong>Kim</strong> (qu&rsquo;il appelle aussi <strong>Birgit</strong>), pas encore tout à fait sortie de l’adolescence mais déjà enceinte. Son père est parti refaire sa vie de l’autre côté de la mer. Mais <strong>Paul</strong> n’est pas un garçon comme les autres. <strong>Paul</strong> voudrait être écrivain, dès qu&rsquo;il aura treize ans (il s&rsquo;appellera alors <strong>Jan De Vaart</strong>, ou pas). Il passe ses journées à courir le long des canaux, au bord de l’eau, et à remplir son carnet de notes farfelues sur tout ce qu’il voit. Watergang est son histoire, celle de ceux qu’il aime, et de ce village niché au bout du monde.</p>
<p>Watergang est un premier roman d’une grande douceur, teintée d’un humour étonnant. À travers le regard d’un enfant plongé dans une situation familiale à la fois difficile et tristement banale, c’est tout un univers qui s’éveille et se reconstruit, ravivant la beauté du monde. Chacun des personnages s&rsquo;exprime, raconte. Même le paysage s&rsquo;en mêle. Quand ce n&rsquo;est pas l&rsquo;action d&rsquo;un roman à venir. Ou un des carnets de <strong>Paul.</strong></p>
<p>Une écriture sensible qui laisse apparaître des images au fil de ce roman choral. C&rsquo;est beau, triste, banal ou poétique. Comme la vie. Celle d&rsquo;un adolescent qui a fait de son environnement proche et de l&rsquo;écriture des armes pour avancer.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 7 :</strong> Paul</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Courir c&rsquo;est l&rsquo;affaire de ma vie. Je cours d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre du watergang. Une fois sur la plage, je me mets à vibrer avec la ligne d&rsquo;horizon. Nous sommes comme deux câbles électriques qui se touchent. Je fais alors un rêve. Je suis à Buenos Aires. Bye-bye les polders. Adios Middelbourg. On m&rsquo;a fait venir pour parler de mon dernier livre. Je tombe amoureux de la langue et décide de me fixer dans la pampa. J&rsquo;achète un ranch et propose à ma soeur de me rejoindre. Je lui dis merde, quitte ce connard de Jeroen. Je le lui dis sur un ton désinvolte, en regardant mes chevaux, le téléphone collé à l&rsquo;oreille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 41 :</strong> Super</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je suis Super. J&rsquo;habite Middelbourg. Je travaille à la supérette. Mon fils ne m&rsquo;appelle plus Julia. Je crois que c&rsquo;est à cause de son père. Julia lui rappelle trop l&rsquo;Angleterre et la femme avec qui vit son père. Alors c&rsquo;est Super. Ce qui fait bien rire mon patron. Ma fille est enceinte, ce qui ne me fait pas rire du tout. Mais je ne vais pas pleurer non plus. Je n&rsquo;aime pas pleurer. Crier non plus. Je suis une femme sans histoires. Je n&rsquo;ai rien à dire en général. Je suis la mère de Paul et Paul peut me faire faire à peu près tout ce qu&rsquo;il veut. Il a le pouvoir d&rsquo;insister sans bouger la tête. Impossible de lui résister. Je fonds. Il faut dire qu&rsquo;il a les yeux de son père. Difficile de les regarder longtemps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 119 :</strong> Carnet</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je suis comme tant d&rsquo;autres, excepté que je suis à Paul. Je ne suis pas unique, mais Paul l&rsquo;est. Je ne suis pas seul. Paul a d&rsquo;autres carnets. Certains sont remplis. D&rsquo;autres sont vierges, encore sous blister. Je suis le carnet en cours. Je suis mince, souple, noir. Je ressemble à Paul. Je tiens dans la main de Paul. Mes pages sont ivoire, sans lignes, sans carreaux. On peut dessiner, mais Paul ne dessine pas. Paul écrit. </em></p>
<p><em>Enfin, Paul prend des notes, plutôt. Des bouts de phrases qui sonnent comme des titres. Paul fait ceci, Paul fait cela. Paul et untel, untel et Paul. Et parfois des bouts de phrases sans Paul, comme des titres sans roman derrière. Des listes. Des listes de titres. Des combinaisons de mots qui pourraient en effet devenir des titres, ou tout autre chose, on ne sait pas encore, Paul ne dit rien à ce sujet. D&rsquo;ailleurs, Paul n&rsquo;écrit rien en couverture de ses carnets. Il n&rsquo;y inscrit pas la date. Pas d&rsquo;indice. Pas de signe, pas d&rsquo;en-tête. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<p><em><strong>Watergang, Mario Alonso, Le Tripode, 13€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La professeure dévorée par un drame intime&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/08/15/la-professeure-devoree-par-un-drame-intime/</link>
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		<pubDate>Sun, 15 Aug 2021 16:44:42 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; Soixante-neuf pages. Pas une de plus. Dans Royan, La professeure de français, Marie NDiaye nous livre un monologue écrit pour Nicole Garcia, qu&#8217;elle interprète d&#8217;ailleurs au festival d&#8217;Avignon cet été. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Gabrielle qui se dévoile en filigrane à la suite d&#8217;un terrible fait-divers : la mort d&#8217;une de ses élèves, une lycéenne, Daniella, qui s&#8217;est jetée du troisième [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROYAN-OK.jpg" rel="lightbox[5755]"><img class="alignleft size-full wp-image-5760 colorbox-5755" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROYAN-OK.jpg" alt="ROYAN OK" width="195" height="306" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Soixante-neuf pages. Pas une de plus. Dans <em><strong>Royan, La professeure de français,</strong></em> <strong>Marie NDiaye</strong> nous livre un monologue écrit pour <strong>Nicole Garcia</strong>, qu&rsquo;elle interprète d&rsquo;ailleurs <strong><a href="https://www.telerama.fr/sortir/avignon-2021-nicole-garcia-magistrale-dans-royan-la-gifle-theatrale-de-marie-ndiaye-6930233.php?fbclid=IwAR2Ia4AZGfIkdlrG7tj2gpEumVrEPcoO94R9wnAtkgsnWczbRo6CoGiU5Y4">au festival d&rsquo;Avignon cet été</a></strong>. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Gabrielle</strong> qui se dévoile en filigrane à la suite d&rsquo;un terrible fait-divers : la mort d&rsquo;une de ses élèves, une lycéenne, <strong>Daniella</strong>, qui s&rsquo;est jetée du troisième étage par la fenêtre de sa classe.</p>
<p>Ce jour-là, les parents de la jeune fille harcelée, mal-aimée par ses camarades, l&rsquo;attendent devant sa porte. Ira-t-elle à leur rencontre ?</p>
<p>Le texte, désespéré, violent par moments, est la voix de la narratrice. Dans son monologue vindicatif plane le sentiment d’une faute inexpiable dont la professeure de français se sent à la fois accablée et innocente.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Comme toujours chez <strong>Marie NDiaye</strong>, une violence métaphysique se dégage des êtres et des situations, venue de si loin qu’il est impossible d’en déterminer la cause. Elle s’élève contre une injustice originelle indissociable, semble-t-il, de la condition humaine &laquo;&nbsp;, précise Gallimard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil des pages, on prend la mesure de la violence qui se dégage de la situation. <strong>Daniella</strong> s&rsquo;est tuée. Parce qu&rsquo;elle ne supportait plus sa situation de souffre-douleur. Une autre forme de violence apparaît, interne à la classe cette fois. Se dégage une troisième encore, celle des élèves à l&rsquo;égard de leur professeure, en tout cas, ce qu&rsquo;elle en perçoit.</p>
<p>Et puis il y a la violence qui, depuis très longtemps, accompagne cette professeure née à Oran en Algérie. Celle qu&rsquo;elle a eue à l&rsquo;égard de sa mère et réciproquement, trop souvent. Celle qui la guide aussi quand elle abandonne mari et fille alors qu&rsquo;ils vivaient à Marseille. Celle qu&rsquo;elle ressent enfin à l&rsquo;égard de ses élèves parfois et de <strong>Daniella</strong> en particulier, parce qu&rsquo;elle a choisi d&rsquo;être différente&#8230;</p>
<p>Un texte en forme d&rsquo;uppercut, sans ponctuation, qui traduit la détresse, la violence et cette distanciation que la narratrice veut absolument maintenir par rapport à l&rsquo;événement, par rapport au ressenti des autres. <strong>Gabrielle</strong> est dans le contrôle, tout le temps. Une défense qui finit par se fendre. Un texte énigmatique aussi, toujours en tension.</p>
<p>Rappelons que <strong>Marie DNiaye</strong> a publié son premier roman à l&rsquo;âge de 18 ans, en 1985. Elle n&rsquo;a jamais arrêté depuis. En 2001, elle obtient le prix Femina pour <em><strong>Rosie Carpe</strong></em>.</p>
<p>Si <strong>Marie NDiaye</strong> est avant tout une romancière, elle a aussi écrit pour le théâtre, notamment <em><strong>Papa doit manger</strong></em>, pièce qui fait partie du répertoire de La Comédie Française. Elle a également écrit des nouvelles.</p>
<p>En 2009, elle reçoit le prix Goncourt pour <em><strong>Trois femmes puissantes</strong></em>.</p>
<p>En 2020, elle reçoit le prix Marguerite-Yourcenar pour l&rsquo;ensemble de son œuvre.</p>
<p>Cette année, elle a publié son 18e roman, <em><strong>La vengeance m&rsquo;appartient</strong></em>. <em><strong>Royan, La professeure de français</strong></em> est sa onzième pièce pour le théâtre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 37 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vous auriez dû comprendre que Daniella était trop jeune trop tendre pour se maintenir farouchement hors du jeu courant de la séduction même de la bienséance tout simplement </em></p>
<p style="text-align: left"><em>ses épaules bombées musclées la bretelle large de du soutien-gorge blanc</em></p>
<p style="text-align: left"><em>le col sali d&rsquo;un tee-shirt qui bâillait sur son cou charnu</em></p>
<p style="text-align: left"><em>je n&rsquo;aimais pas ça je lui en voulais je vous en voulais je lui en voulais je vous </em></p>
<p style="text-align: left"><em>JE NE DOIS PAS REPETER </em></p>
<p style="text-align: left"><em>épaules bombées cou charnu bras opulents on ne montre pas ces choses-là je lui en voulais je vous </em></p>
<p style="text-align: left"><em>PAS REPETER OK ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>mais épaules cou bras tant de tant de chair sauvage &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 46 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Parfois mes élèves m&rsquo;apparaissent comme de grands fauves que la faim a conduits dans ma classe</em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est de moi qu&rsquo;ils veulent se nourrir et non de ma parole </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai claqué des mains et leur attention s&rsquo;est tournée vers Daniella et leur faim était inassouvissable j&rsquo;ai respiré d&rsquo;être épargnée</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mes élèves sont de grands fauves auxquels je parviens généralement à faire oublier la faim </em></p>
<p style="text-align: left"><em>mon cours est paisible ma voix fluide et sereine et je les tiens par des prestiges très simples&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 54 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Oui parents Daniella m&rsquo;a beaucoup écrit avant sa mort</em></p>
<p style="text-align: left"><em>elle m&rsquo;a submergée de textes et de propos que je n&rsquo;avais ni le don ni l&rsquo;envie de comprendre</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sachant que ce qu&rsquo;écrivent les très jeunes gens intelligents est toujours frappé au coin de l&rsquo;autosatisfaction et de l&rsquo;excès et d&rsquo;une légère et complaisante paranoïa je n&rsquo;avais aucune raison</em></p>
<p style="text-align: left"><em>non j&rsquo;avais toutes les raisons de ne pas accorder à ce qu&rsquo;elle m&rsquo;envoyait l&rsquo;attention qu&rsquo;elle espérait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Royan, La professeur de français, Marie NDiaye, Gallimard, 9,50€ </strong></em></p>
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		<title>L&#8217;émancipation par l&#8217;école, coûte que coûte</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/07/26/lemancipation-par-lecole-coute-que-coute/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/07/26/lemancipation-par-lecole-coute-que-coute/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Jul 2018 06:56:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA["Un si beau diplôme!"]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Djibouti]]></category>
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		<category><![CDATA[récit]]></category>
		<category><![CDATA[Rwanda]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Ne jamais oublier. Ni les faits, ni celles et ceux qui en ont été les victimes. Scholastique Mukasonga en a pris le parti. A 60 ans, celle qui est désormais française, garde au coeur et dans la tête toute son histoire rwandaise. Dans &#171;&#160;Un si beau diplôme !&#160;&#187;, elle revient à nouveau sur son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072781599_195x320.jpg" rel="lightbox[4314]"><img class="alignleft size-full wp-image-4315 colorbox-4314" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072781599_195x320.jpg" alt="product_9782072781599_195x320" width="195" height="285" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ne jamais oublier. Ni les faits, ni celles et ceux qui en ont été les victimes. <strong>Scholastique Mukasonga</strong> en a pris le parti. A 60 ans, celle qui est désormais française, garde au coeur et dans la tête toute son histoire rwandaise.</p>
<p>Dans <strong>&laquo;&nbsp;Un si beau diplôme !&nbsp;&raquo;</strong>, elle revient à nouveau sur son histoire avec, cette fois, un récit. Sensible et fort à la fois.</p>
<p>Elle, la petite fille tutsie malmenée par l&rsquo;histoire des hommes de son pays, déportée au Burundi, s&rsquo;est accrochée aux rêves de son père pour décrocher un diplôme. <em>&laquo;&nbsp;Un beau diplôme, c&rsquo;est ce qui te sauvera de la mort qui nous ait promise &laquo;&nbsp;,</em> lui a-t-il dit. L&rsquo;émancipation de sa fille, il le sait, passera par l&rsquo;école. Elle sera assistante sociale. Coûte que coûte.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le français m&rsquo;a sauvée&nbsp;&raquo;</em>, explique d&rsquo;ailleurs l&rsquo;auteure dont l&rsquo;oeuvre a déjà croisé la route de Quatrième de couv. C&rsquo;était <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/03/les-vieilles-racines-du-genocide-rwandais/">ici</a></strong>.</p>
<p><span id="more-4314"></span></p>
<p>De son enfance, aux longues années passées au Burundi en exil en poursuivant par son passage à Djibouti où elle a suivi  celui qui deviendra son mari, puis la France et plus précisément la Normandie où elle vit désormais, <strong>Scholastique Mukasonga</strong> explore à nouveau son passé. De la fierté de ses racines à sa &laquo;&nbsp;rage&nbsp;&raquo; de parvenir au but. Son obstination lui sauvera la vie.</p>
<p>Au fil des pages, les anecdotes se succèdent. Racontent un pan de l&rsquo;histoire africaine contemporaine.</p>
<p>Le génocide des Tutsis par les Hutus, elle l&rsquo;apprendra alors qu&rsquo;elle ne vit plus au Rwanda, qu&rsquo;elle (re)passe son diplôme dans une école normande (grâce à un appui ministériel, dont elle ne déflore rien, lui permettra d&rsquo;avoir sa chance). Une trentaine de membres de sa famille y a péri. Un drame dont elle garde les stigmates au plus profond d&rsquo;elle-même. Alors elle écrit. Pour eux. Pour elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/U9L2tX9DFHI?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est avec une ardeur dont rien ni personne n&rsquo;aurait pu me distraire ni me décourager que j&rsquo;entamai cette nouvelle et dernière année à l&rsquo;école d&rsquo;assistantes sociales de Gitega. J&rsquo;avais hâte de décrocher ce diplôme qui me permettrait de trouver un emploi et d&rsquo;avoir un salaire grâce auquel je pourrais enfin aider mes parents et frères et soeurs restés dans la misère de Gitagata, où la terre s&rsquo;appauvrissait d&rsquo;année en année et où le spectre d&rsquo;un massacre annoncé hantait leurs jours et leurs nuits.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 105-106 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mes enfants grandissaient, leurs petits copains étaient français, l&rsquo;aîné entrait à l&rsquo;école française. Je me refusais à leur parler en kinyarwanda. Ils me le reprochent amèrement aujourd&rsquo;hui : “Maman, pourquoi ne nous as-tu pas appris le kinyarwanda ? Ne sommes-nous pas nous aussi rwandais ? Nous avons honte quand nous allons au Rwanda voir nos cousins et nos cousines. Que pensent-ils de nous ? que nous méprisons leur langue ? ” A cette époque, j&rsquo;avais peur pour mes enfants. La langue est une identité, et cette identité, on me l&rsquo;avait niée. Elle était devenue une menace de mort. Je voulais leur épargner cette menace, qui semblait planer sur eux comme elle planait sur moi. Je voulais les éloigner de mes cauchemars. Je ne voulais pas qu&rsquo;ils soient tutsi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 245 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Aujourd&rsquo;hui encore, je déplie le carton jauni de mes diplômes d&rsquo;assistante sociale, le burundais, le français, qui n&rsquo;en font plus qu&rsquo;un dans ma mémoire, ce diplôme que j&rsquo;ai tant désiré et tant haï, ce diplômes que je croyais enfin posséder et qui m&rsquo;échappait toujours, qui disparaissait pour réapparaître telle une grossesse nerveuse. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et je n&rsquo;ose pas me poser la question : n&rsquo;y avait-il pas mieux à faire que de m&rsquo;entêter à courir après un bout de papier ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em> &laquo;&nbsp;Un si beau diplôme !&nbsp;&raquo;, Scholastique Mukasonga, Gallimard, 18 euros.</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un cadavre bien embarrassant</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/08/un-cadavre-bien-embarassant/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/08/un-cadavre-bien-embarassant/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Dec 2015 13:17:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Le coeur du problème"]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Oster]]></category>
		<category><![CDATA[conférencier]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
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		<category><![CDATA[Diane]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>
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		<description><![CDATA[Christian Oster est de retour ! Avec la précision d&#8217;une horlogerie suisse, l&#8217;auteur revient, tous les deux ans environ, avec un nouveau roman. Après des années passées entre les couvertures blanches et bleues des Editions de Minuit, il s&#8217;est installé depuis &#171;&#160;Rouler&#160;&#187;, paru en 2011, aux Editions de l&#8217;Olivier. L&#8217;auteur, aujourd&#8217;hui sexagénaire, devient écrivain par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-OK.jpg" rel="lightbox[3363]"><img class="alignleft wp-image-3365 size-medium colorbox-3363" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-OK-204x300.jpg" alt="OSTER OK" width="204" height="300" /></a><strong>Christian Oster</strong> est de retour ! Avec la précision d&rsquo;une horlogerie suisse, l&rsquo;auteur revient, tous les deux ans environ, avec un nouveau roman. Après des années passées entre les couvertures blanches et bleues des Editions de Minuit, il s&rsquo;est installé depuis <strong>&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</strong>, paru en 2011, aux Editions de l&rsquo;Olivier.</p>
<p>L&rsquo;auteur, aujourd&rsquo;hui sexagénaire, devient écrivain par le biais des polars. Il écrira aussi beaucoup pour la littérature jeunesse.</p>
<p>Son premier roman, <strong>&laquo;&nbsp;Volley-ball&nbsp;&raquo;</strong>, paraît en 1989. En 2001, il signe<strong> &laquo;&nbsp;Une femme de ménage&nbsp;&raquo;</strong>, qui sera d&rsquo;ailleurs adapté à l&rsquo;écran par <strong>Claude Berri</strong>, avec <strong>Jean-Pierre Bacri</strong> et <strong>Emilie Dequenne. </strong></p>
<p>Suivront <strong>« Dans le train »</strong>,<strong> « Les Rendez-vous »</strong>, <strong>« L’Imprévu »</strong>,<strong>« Sur la dune »</strong>, <strong>« Trois hommes seuls »</strong>, <strong>« Dans la cathédrale »&#8230; </strong>Puis<strong> &laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo; </strong>et<strong> &laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo; </strong>dont vous pouvez trouver les posts que je leur ai consacrés<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/22/road-movie-a-la-francaise-avec-oster/"> ici</a> et <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/">là</a>. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il nous revient cette fois avec<strong> &laquo;&nbsp;Le coeur du problème&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;histoire ? Elle n&rsquo;est pas banale. Loin de nos petites lâchetés, de nos petits manquements qui, habituellement ponctuent, l&rsquo;air de rien, les romans de <strong>Christian Oster. Je vous raconte ? </strong></p>
<p><span id="more-3363"></span></p>
<p>Tout commence quand <strong>Simon</strong>, conférencier spécialisé dans le Moyen-âge, découvre dans la maison qu&rsquo;il partage avec <strong>Diane</strong>, sa compagne, médecin de son état, le corps d&rsquo;un homme tombé par la balustrade de la mezzanine. Qui est-il ? Que faisait-il là ? Et pourquoi <strong>Diane</strong>, sans son bain, ne répond pas à ses questions ?</p>
<p><strong>Diane</strong> s&rsquo;en ira finalement, laissant <strong>Simon</strong> face à ses questions et ses interrogations. Que faire ? Et comment ? On le suit alors pendant plusieurs jours. Il enterre le corps dans son jardin, va déclarer la disparition de sa compagne à la gendarmerie. C&rsquo;est là qu&rsquo;il rencontre<strong> Henri</strong>, un gendarme qui sera à la retraite très prochainement. Un gendarme, amateur de tennis et marié à une Nicole assez fantasque, qui va s&rsquo;intéresser de près à <strong>Simon</strong>. De très près&#8230;</p>
<p>Au fil, un faux polar qui, je dois bien l&rsquo;avouer, ne m&rsquo;a pas vraiment plu. Dommage. Je n&rsquo;ai pas retrouvé la petite musique propre à <strong>Christian Oster. L&rsquo;histoire est assez improbable. Et devient bancale. Un conseil ? Plongez dans ses précédents romans.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 46 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Je n&rsquo;ai pas eu de mal à m&rsquo;endormir,  cette fois. J&rsquo;avais bien travaillé. J&rsquo;étais à bout. Plus la force de rien. C&rsquo;est le lendemain, quand je me suis éveillé, vers dix heures, et que j&rsquo;ai eu pris un premier café, que j&rsquo;ai eu clairement conscience de deux choses : un, j&rsquo;avais fait disparaître un cadavre ; deux, Diane ne m&rsquo;avait pas appelé, qui avait forcément vu que je l&rsquo;avais appelée. A la lumière de ces deux constats, dire que j&rsquo;ai éprouvé une sensation de solitude accrue serait insatisfaisant pour traduire ce qui se passait en moi. Isolement eût sans douté été un mot plus juste. Ou marginalité. Ou encore damnation. Heureusement, on était un dimanche.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 101 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Mon mort à moi n&rsquo;avait pas de parcours. Ou je ne le connaissais pas, ce qui revenait au même. Un chirurgien qui n&rsquo;avait pas laissé de traces, en tout cas. Et qui, même en passant par Diane, ne m&rsquo;avait rien appris. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ni sur moi ni sur rien. Mais qui pesait, de tout son poids de cadavre. Encore. Toujours, probablement. C&rsquo;était à ça que je m&rsquo;habituais. A un type que j&rsquo;avais rencontré mort. Et avec qui je restais. Aucune antériorité dans notre relation. L&rsquo;évolution de nos rapports, c&rsquo;était ce chemin qui allait de la fin vers son effacement. Lent, l&rsquo;effacement. Long.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je me suis dit qu&rsquo;en vendant la maison, je passerais le relais. Comme Diane me l&rsquo;avait passé. Elle ressurgissait à ce propos. Je n&rsquo;avais plus pensé à elle. Maintenant, si. La vie revenait, celle d&rsquo;avant. Je l&rsquo;ai congédiée et je suis allé à mon rendez-vous avec le médecin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;est lui qui a dit sans me regarder mais en se redressant remarquez, c&rsquo;est peut-être la terre qui est meilleure ici que dans votre potager, et il a vivement frotté ses mains l&rsquo;une contre l&rsquo;autre pour en ôter la terre qu&rsquo;il venait de malaxer. Nicole n&rsquo;est pas redescendue ? ai-je dit. Ne pensez plus à Nicole, a-t-il dit, elle est solide. Ou c&rsquo;est peut-être depuis le départ de votre amie, a-t-il ajouté, je veux dire vous n&rsquo;avez peut-être plus beaucoup touché à votre jardin. Plus beaucoup, non, c&rsquo;est vrai, ai-je dit. Je m&rsquo;étais évidemment figé avant de lui répondre, et c&rsquo;était maintenant que j&rsquo;entendais mon coeur battre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le coeur du problème&nbsp;&raquo;, Christian Oster, Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
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