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	<title>Quatrième de couv &#187; chômage</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Dans la France de l&#8217;entre-deux&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Dec 2018 08:23:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si les personnages de Nicolas Mathieu avaient vécu à notre époque, il se peut qu&#8217;on les aurait retrouvés sur les barrages montés par les Gilets jaunes.  Pour dénoncer une société sur laquelle ils n&#8217;ont plus de prise et dans laquelle ils ne croient plus&#8230; Le deuxième roman de Nicolas Mathieu se déroule dans les années [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Leurs-enfants-apres-eux_2834.jpg" rel="lightbox[4489]"><img class="alignleft wp-image-4493 size-medium colorbox-4489" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Leurs-enfants-apres-eux_2834-181x300.jpg" alt="CVT_Leurs-enfants-apres-eux_2834" width="181" height="300" /></a></p>
<p>Si les personnages de <strong>Nicolas Mathieu</strong> avaient vécu à notre époque, il se peut qu&rsquo;on les aurait retrouvés sur les barrages montés par les Gilets jaunes.  Pour dénoncer une société sur laquelle ils n&rsquo;ont plus de prise et dans laquelle ils ne croient plus&#8230;</p>
<p>Le deuxième roman de <strong>Nicolas Mathieu</strong> se déroule dans les années 90. Ses personnages vivent à Heillange, dans le bassin lorrain, sinistré. Les hauts fourneaux ont déjà été fermés. Le chômage et la précarité font partie du paysage&#8230;</p>
<p>Dans ce décor post-industriel, <strong>Anthony</strong> promène son ennui. Sa violence aussi.</p>
<p>A 14 ans, le gamin, fils unique, ne travaille pas à l&rsquo;école, traîne des journées entières avec son cousin. Comme pendant cet été 1992. C&rsquo;est là qu&rsquo;il rencontrera <strong>Steph</strong> qui ne rêve que de s&rsquo;en aller, loin de toute cette grisaille.</p>
<p>Un soir,<strong> Anthony</strong> vole la moto de son père pour rejoindre une fête. Le deux-routes sera volé par <strong>Hacine</strong>, un autre adolescent, qui traficote, qui s&rsquo;ennuie tout autant.</p>
<p>Un événement qui va sérieusement ébranlé l&rsquo;équilibre familial autour d&rsquo;<strong>Anthony</strong>. Séparation de ses parents, alcoolisme morbide de son père&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4489"></span></p>
<p>En quatre chapitres (1992, 1994, 1996, 1998) qui portent tous le nom d&rsquo;une chanson emblématique de l&rsquo;année, l&rsquo;écrivain quadragénaire nous parle d&rsquo;une France de l&rsquo;entre-deux, de <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/">celle des lisières, chères à l&rsquo;écrivain Olivier Adam.</a></strong></p>
<p>Des années durant, ces deux ados font voir leurs destins se croiser. Tous les deux rêvent d&rsquo;un ailleurs. Qu&rsquo;ils croiront trouver seulement. Devenus adultes, ils ne peuvent que constater qu&rsquo;ils n&rsquo;auront pas fait mieux que leurs pères. Triste réalité.</p>
<p>Un roman d&rsquo;une grande acuité qui nous parle de résignation sociale et qui a valu à Nicolas Mathieu d&rsquo;obtenir <strong>le prix Goncourt</strong> cette année.</p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Nicolas Mathieu parle de son roman, de cette région qu&rsquo;il connaît bien pour y avoir grandi :</strong></p>
<p><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/084862-000-A/litterature-leurs-enfants-apres-eux/">https://www.arte.tv/fr/videos/084862-000-A/litterature-leurs-enfants-apres-eux/</a></p>
<p>Son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Aux animaux la guerre&nbsp;&raquo;</strong>, qui avait également été publié chez Actes Sud, a été adapté à la télévision, et diffusé en novembre sur France 3. Un polar social au coeur des Vosges. Remarquable.</p>
<div id="attachment_4501" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/03da1254-7c5e6bda2223431fb4a7fcdf28b8b9832696dadc8be80fb71058e757a798a45d.jpg" rel="lightbox[4489]"><img class="wp-image-4501 size-full colorbox-4489" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/03da1254-7c5e6bda2223431fb4a7fcdf28b8b9832696dadc8be80fb71058e757a798a45d.jpg" alt="03da1254-7c5e6bda2223431fb4a7fcdf28b8b9832696dadc8be80fb71058e757a798a45d" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Roschdy Zem et Olivia Bonamy incarnent les deux personnages principaux de l&rsquo;adaptation.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 135 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle sembla aller chercher quelque chose dans le paysage. A force de parcourir le  coin à pied, à vélo, en scoot, en bus, en bagnole, elle connaissait la vallée par coeur. Tous les mômes étaient comme elle. Ici, la vie était affaire de trajets. On allait au bahut, chez ses potes, en ville, à la plage, fumer un pet&rsquo; derrière la piscine, retrouver quelqu&rsquo;un dans le petit parc. On rentrait, on repartait, pareil pour les adultes, le boulot, les courses, la nounou, la révision chez Midas, le ciné. Chaque désir induisait une distance, chaque plaisir nécessitait du carburant. A force, on en venait à penser comme une carte routière. Les souvenirs étaient forcément géographiques.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 321-322 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ces vannes sur les cassos étaient monnaie courante, et de plus en plus répandues. Elles servaient autant à se marrer qu&rsquo;à conjurer le mal, cette marée insidieuse qui semblait gagner de proche en proche, depuis le bas. Ces gens-là, qu&rsquo;on croisait en ville, n&rsquo;étaient plus seulement du folklore, quelques paumés, des grosses têtes en goguette. Il se construisait pour eux des logements, des Aldi, des centres de soins, une économie minimale vouée à la gestion du dénuement, à l&rsquo;extinction d&rsquo;une espèce. Fantomatiques, on les voyait errer de la CAF à la ZUP, du bistrot au canal, des sacs en plastique au bout des bras, munis d&rsquo;enfants et de poussettes, les jambes comme des poteaux, des bides anormaux, une trogne pas croyable. De temps en temps, une fille naissait la-dedans, qui était particulièrement belle. On imaginait alors des choses, des promiscuités, des violences. Elle était chanceuse pourtant. Ce physique lui servirait peut-être de laisser-passer pour un monde meilleur. Ces familles donnaient naissance à des teigneux formidables, qui ne se résoudraient pas à leur sort et rendraient les coups. Ils feraient de brèves carrières déviantes et finiraient morts, ou en prison. [&#8230;] &nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 388 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Pendant huit semaines, il s&rsquo;était donc levé tous les jours à l&rsquo;aube, pour faire cent bornes en bagnole, bosser quatre heures, rentrer et tout ça pour gagner à peine 4000 balles par mois. C&rsquo;était crevant et ça vous tapait sur le ciboulot. Mais au moins, quand il rentrait, sa mère ne l&rsquo;emmerdait pas. Il avait pour lui de se tuer à la tâche, ce qui dans sa famille passait pour la norme. Il n&rsquo;était pas loin de se faire à l&rsquo;idée, d&rsquo;ailleurs. Au moins, il avait la morale de son côté. Il pouvait à son tour se plaindre des impôts, des immigrés, des politiciens. Il ne devait rien à personne, il était utile, il gueulait, exploité, confusément conscient d&rsquo;être le plus grand nombre, la masse qui pouvait tout, et profondément convaincu qu&rsquo;il n&rsquo;y avait rien à faire.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Leurs enfants après eux&nbsp;&raquo;, Nicolas Mathieu, Actes Sud, 21,80€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Une bonne action&#8230; au bout de la corde</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/01/31/une-bonne-action-au-bout-de-la-corde/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/01/31/une-bonne-action-au-bout-de-la-corde/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 31 Jan 2018 08:09:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[scénario]]></category>
		<category><![CDATA[Tristan]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Marion Guillot, vous connaissez ? La trentenaire fait partie des auteurs dont j&#8217;apprécie le travail. J&#8217;avais beaucoup aimé son premier roman qui s&#8217;imposait comme un programme salutaire, &#171;&#160;Changer d&#8217;air&#160;&#187;, paru aux Editions de Minuit ( vous pouvez le retrouvez ici). La jeune femme installée en Bretagne est de retour avec &#171;&#160;C&#8217;est moi&#160;&#187;. Après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARION-GUILLOT.jpg" rel="lightbox[4154]"><img class="alignleft size-full wp-image-4155 colorbox-4154" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARION-GUILLOT.jpg" alt="MARION GUILLOT" width="178" height="245" /></a>Marion Guillot</strong>, vous connaissez ? La trentenaire fait partie des auteurs dont j&rsquo;apprécie le travail. J&rsquo;avais beaucoup aimé son premier roman qui s&rsquo;imposait comme un programme salutaire, <strong>&laquo;&nbsp;Changer d&rsquo;air&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux Editions de Minuit ( vous pouvez le retrouvez <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/10/02/fuir-pour-ne-pas-se-noyer/">ici</a></strong>).</p>
<p>La jeune femme installée en Bretagne est de retour avec <strong>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est moi&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Après nous avoir raconté la vie de <strong>Paul</strong>, ce professeur de Lettres installé à Lorient qui, le jour de la rentrée, après avoir assisté, impuissant, à la chute d&rsquo;une femme dans le port, décide de ne jamais rejoindre sa classe, ni sa vie.</p>
<p>Autre décor avec <strong>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est moi&nbsp;&raquo;</strong>. Quoique. Nous sommes toujours pas loin de la mer. Au sein d&rsquo;un couple qui ne va pas bien. Il y a la narratrice, quadragénaire. Elle travaille, ce qui n&rsquo;est actuellement pas le cas de son compagnon, <strong>Tristan</strong>. Ils vivent dans un petit appartement, sans guère de projets ni d&rsquo;envies&#8230; Et puis il y a <strong>Charlin</strong>, le vieux pote de Tristan, qui passe beaucoup de temps (bien trop aux yeux de la narratrice) chez le couple.</p>
<p><span id="more-4154"></span></p>
<p>Un jour, <strong>Tristan</strong> offre un cadeau original à sa compagne : sur le mur, une photo de vacances sur laquelle elle est nue. Le portrait, grandeur nature, s&rsquo;offre aux regards. Même à celui de <strong>Tristan</strong>. Pour la narratrice, c&rsquo;est marre. Il est temps que cela change. Alors, patiemment, méthodiquement, elle va imaginer un plan et le mettre à exécution. Pour avoir la paix. Même si elle ne sera que de courte durée.</p>
<p>Le roman vire au noir. Avec brio.</p>
<p>Comme dans son premier roman, <strong>Marion Guillot</strong> fait le portrait d&rsquo;un personnage qui ira au bout de son choix. Radical. Histoire de ne pas perdre la main sur sa destinée.</p>
<p>Un récit ciselé. Un régal.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] je crois que, Tristan et moi, à l&rsquo;époque, on traversait une période un peu délicate, peut-être même un peu difficile, une période où, vivant côte à côte plus qu&rsquo;ensemble, on battait tendrement de l&rsquo;aile, laissant fadement couler les jours, s&rsquo;installer la situation sans que Tristan s&rsquo;inquiète de tout ça, de cette légère torpeur dans le couple, de cette forme de lenteur dans son rythme, de cette distance ( à laquelle, évidemment, la présence de Charlin ne pouvait rien arranger), sans doute d&rsquo;autant plus sournoise qu&rsquo;elle n&rsquo;avait rien de dramatique et qu&rsquo;avec un petit effort commun, un tant soit peu de volonté ou trois gouttes de philtre magique, on était capable de la réduire.&nbsp;&raquo; : </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 60 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Une fois refermée l&rsquo;enveloppe et sifflée la bouteille de vin, il ne s&rsquo;était pas éternisé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Après son départ, et puisque pour estimer, par contraste, mon degré d&rsquo;attachement aux gens, il m&rsquo;arrivait de les imaginer mourir, ça m&rsquo;avait soulagée, ce soir-là, de sentir les larmes monter, d&rsquo;en voir une perler dans le miroir et d&rsquo;évaluer la magnitude de l&rsquo;événement à au moins 9/10 sur mon échelle du chagrin en me figurant Tristan sur son lit de mort à la suite d&rsquo;une maladie grave ou de je ne sais quel accident dont les effets lui auraient été si fatals que je me représentais en deuil à la cérémonie d&rsquo;enterrement, que je m&rsquo;entendais même dire au pupitre quelques mots incompréhensibles ou esquisser, remuant un goupillon dans le vide, un signe de croix à proximité de son cercueil.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 109-110 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Du reste la boucle, en quelques sorte, me paraissait bouclée, j&rsquo;estimais avoir non seulement pris ma revanche mais fait le tour, le tour de ce je ne sais quoi mais le tour, de moi-même peut-être après tout, et sans trop savoir ce qui, précisément, recommençait, j&rsquo;avais l&rsquo;impression rassurante de me connaître un peu mieux, d&rsquo;avoir donné de ma personne, la totalité de ma personne, quand bien même Tristan, de toute évidence, était triste dans le TER presque vide à cette heure, qui roulait lentement comme pour faire durer le chagrin, certes pas au point de se mettre à pleurer mais triste, j&rsquo;étais sûr qu&rsquo;il l&rsquo;était à la façon qu&rsquo;il avait de se ronger les ongles, de mordiller les envies tout autour et de passer sa main dans ses cheveux comme pour chasser des souvenirs, et j&rsquo;avais beau le sentir accablé, le voir regarder impassiblement le paysage, le ciel tout bleu sans rien dedans, les maisons de pierre qui parsemaient la campagne verdoyante obstruée par mon reflet dans la vitre, j&rsquo;avais le sentiment d&rsquo;avoir accompli mon devoir, une bonne action, ou que c&rsquo;était une bonne chose de faite, au point que, pour couronner le tout, je m&rsquo;étais dit qu&rsquo;avant de me coucher et de m&rsquo;endormir, bercée par les effluves d&rsquo;iode des criques rocheuses de Porto, je commanderais – ce serait ma récompense à moi, mon dernier hommage –, une bibliothèque toute neuve où ranger le surplus de nos livres.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est moi&nbsp;&raquo;, de Marion Guillot, Editions de Minuit, 12€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Gérard, porte-voix de la Vendée d&#8217;en bas&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/07/gerard-porte-voix-de-la-vendee-den-bas/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/07/gerard-porte-voix-de-la-vendee-den-bas/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Aug 2017 11:42:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["France d'en bas"]]></category>
		<category><![CDATA["Une vie de Gérard en Occident"]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Voilà un roman pas banal ! Le titre est déjà tout un programme. L&#160;&#187;histoire vaut aussi le détour&#8230; C&#8217;est celle de Gérard Airaudeau. Le quinquagénaire vit à Saint-Jean-des-Oies, en Vendée. Ne perdez pas votre temps à chercher cette bourgade sur une carte, elle n&#8217;existe que dans l&#8217;imagination de François Beaune, écrivain baroudeur qui, en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-DE-GERARD.jpg" rel="lightbox[3987]"><img class="alignleft size-full wp-image-3990 colorbox-3987" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-DE-GERARD.jpg" alt="VIE DE GERARD" width="195" height="283" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà un roman pas banal ! Le titre est déjà tout un programme. L&nbsp;&raquo;histoire vaut aussi le détour&#8230;</p>
<p>C&rsquo;est celle de <strong>Gérard Airaudeau</strong>. Le quinquagénaire vit à<strong> Saint-Jean-des-Oies</strong>, en <strong>Vendée</strong>. Ne perdez pas votre temps à chercher cette bourgade sur une carte, elle n&rsquo;existe que dans l&rsquo;imagination de <strong>François Beaune, écrivain baroudeur</strong> qui, en revanche,a collecté nombre de témoignages pour alimenter la chronique vendéenne de son roman.</p>
<p>Gérard, aimable personnage à l&rsquo;attitude bonhomme a organisé un banquet à la demande de la députée du coin, en quête de<strong> &laquo;&nbsp;vrais gens&nbsp;&raquo;.</strong> Gérard a invité des membres de sa famille, des amis à venir lui expliquer leurs vies, leurs problèmes, leurs attentes. En attendant que tous arrivent ( en lisant ce roman, vous comprendrez pourquoi rien ne va se passer comme prévu), <strong>Gérard</strong> raconte, s&rsquo;épanche, se souvient. A ses côtés, <strong>Aman</strong>, un réfugié érythréen qu&rsquo;il héberge depuis plusieurs semaines déjà.  Il lui brosse, comme s&rsquo;il lui servait un interminable menu, sa vie. Par le début. Sa famille, le bar-restaurant familial, les galères pour trouver du travail ( ouvrier,<strong> Gérard</strong> enchaînera trente-deux contrats sa vie durant), sa rencontre avec Annie, les enfants qui arrivent&#8230;, les copains et leurs problèmes, la famille qui se déforme&#8230; et cette Vendée si particulière : La Vendée des marais, protestante et progressive et celle du bocage, catholique et conservatrice.</p>
<p>Loin de Philippe de Villiers, la Vendée des petits.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est un peu la vie du Français moyen qui défile. Une plongée, drôle et pas larmoyante pour deux mogettes, dans ce qui pourrait ressembler à la &laquo;&nbsp;France d&rsquo;en bas&nbsp;&raquo;, à travers le soliloque de <strong>Gérard</strong>,  porte-voix des anonymes et cousin des années 2010 d&rsquo;un <strong>Coluche</strong> inspiré.</p>
<p>Et cette députée qui n&rsquo;arrive pas <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-3987" /></p>
<p>François Beaune vit actuellement à Marseille. Il a fondé plusieurs revues. Il est également à l’origine du festival &laquo;&nbsp;Du cinéma à l’envers&nbsp;&raquo; proposant à des réalisateurs de concevoir leur film à partir d’affiches créées par des plasticiens.<br />
<strong>&laquo;&nbsp;Un homme louche&nbsp;&raquo;</strong>, publié en 2009, était son premier roman.<br />
Avec Arte Radio, il a fait de nombreux reportages. A partir de décembre 2011, parti en quête &laquo;&nbsp;d&rsquo;Histoires vraies de Méditerranée&nbsp;&raquo;, en partenariat avec Marseille-Provence 2013, François Beaune a créé avec Fabienne Pavia une bibliothèque d’Histoires Vraies de la méditerranée (textes, sons, vidéos). Ce projet s&rsquo;est soldé en octobre 2013 par la parution de son dernier ouvrage, <strong>&laquo;&nbsp;La Lune dans le puits&nbsp;&raquo;</strong>, ou le portrait des Méditerranéens à travers leurs histoires vraies en miroir de celles de l’auteur.<br />
Ce quatrième roman <strong>&laquo;&nbsp;Une vie de Gérard en Occident&nbsp;&raquo;</strong>, fait aussi l’objet notamment, au cours de l&rsquo;année, d’une libre adaptation en fiction radio pour France Culture.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 123-124 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Sa femme travaillait comme infirmière, et bizarre, avec leurs deux payes, ils ont jamais acheté de maison. Chez nous ça se fait pas. Bon c&rsquo;est vrai qu&rsquo;à un moment Boris était souvent de bringue au bistrot, après le foot au autre. Maintenant, il s&rsquo;est calmé, il s&rsquo;est fait opérer d&rsquo;une hernie, il parle moins. De toute façon, nous on a pas les mots pour dire ce qu&rsquo;on a à dire. Nous, c&rsquo;est ça qui nous manque. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>N&rsquo;empêche Boris, sur ses deux gars, il y en a un qui est toubib, l&rsquo;autre ingénieur informatique. Et les deux mariés comme il faut, avec deux Parisiennes bon teint. Lui, cinquante-quatre ans, comme moi, quand tu connais son genre de conversation. Je l&rsquo;imagine à table, en haut, dans la belle salle à manger toute briquée, qui a jamais servi, et les belles-filles pimpantes, habituées aux petits-fours entre cadres et toubibs. La première fois, à l&rsquo;heure de la terrine, ça a dû être un choc de civilisations.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 221 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ce qui est intéressant quand tu changes de boulot, c&rsquo;est pas le boulot en lui-même, mais les gens qui tu rencontres. Tu fais ça jusqu&rsquo;au jour où tu tombes comme moi sur un vrai bon boulot, dans un établissement scolaire. Là tu dis vite au revoir à tes gorets, ta chaîne, les surgelés Agrigel, ta vendangeuse hydraulique. Tu entres dans le monde de la fonction publique. Tu changes plus quand t&rsquo;as ça. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Au lycée, je suis entouré de mômes sympas, scotchés à leurs téléphones. Ils parlent à peine. Pas de révolution à venir, de VIe République, Marianne va être déçue, on est tranquilles pour le troisième millénaire. Ils sortent de classe, ils se mettent sur leurs engins. Nos meneurs, même avec des chars et des millions, pourront pas faire grand-chose.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 271-272 :</strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;avenir, moi je vais te dire, je crois pas que ça me concerne. L&rsquo;avenir, j&rsquo;en suis pas encore là. Ma mère disait, ça se trouve, dans trois mois, vous serez morts. Pour elle, l&rsquo;idée de prévoir quelque chose au-delà d&rsquo;une saison, c&rsquo;est le luxe des autres. Bé vous savez où vous serez dans trois mois, vous ?! Bé vous avez ben d&rsquo;la chance ! Toi tu dois comprendre ça Aman, avec ton temps à toi. Ma mère elle était africaine d&rsquo;une certaine façon, sans connaître l&rsquo;Afrique.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une vie de Gérard en Occident&nbsp;&raquo;, de François Beaune, Verticales, 19,50€</strong></em></p>
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		<title>Jours de dèche&#8230; et d&#8217;espoir</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Dec 2015 21:02:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Quand le diable sortit de la salle de bain"]]></category>
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		<description><![CDATA[Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement. Il y a quelques semaines, je découvrais l&#8217;auteure et journaliste Sophie Divry grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, &#171;&#160;La condition pavillonnaire&#160;&#187; sans rien savoir de l&#8217;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" rel="lightbox[3392]"><img class="alignleft size-full wp-image-3393 colorbox-3392" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" alt="DIABLE" width="250" height="391" /></a></p>
<p>Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement.</p>
<p>Il y a quelques semaines, je découvrais l&rsquo;auteure et journaliste <strong>Sophie Divry</strong> grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, <strong>&laquo;&nbsp;La condition pavillonnaire&nbsp;&raquo;</strong> sans rien savoir de l&rsquo;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la région de Montpellier.</p>
<p>Comme <strong>Sophie</strong>, le personnage principal de son nouvel opus – son quatrième roman – <strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de<strong> Sophie</strong>. Une jeune femme bien née en fin de droit. Elle a changé de vie, perdu son boulot, a choisi de devenir écrivain, s&rsquo;est retrouvée seule&#8230; et sans ressources. Déclassée, elle vit aujourd&rsquo;hui dans un studio de 12 m2 et panique à l&rsquo;arrivée de la moindre facture. Pour se calmer, il lui arrive de s&rsquo;allonger et de regarder le plafond.</p>
<p>Entre petites combines et grosses galères, elle essaye de garder la tête hors de l&rsquo;eau. Sans renoncer à son rêve d&rsquo;écriture. Pas simple.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3392"></span></p>
<p>Autour d&rsquo;elle, une vieille dame, un ami et voisin <strong>Hector</strong> qui ne pense qu&rsquo;à échafauder des plans pour pouvoir mettre l&rsquo;une de leurs voisines dans son lit. Il y a aussi <strong>Lorchus, l</strong>e diable en personne, qui vient régulièrement empoisonner ses pages et son histoire. Et puis il y a sa mère, ses six frères qu&rsquo;elle retrouve lors du baptême de l&rsquo;un des neveux, son futur patron&#8230;</p>
<p>Autour de cela, un dispositif littéraire. Tandis que la fermeture sociale et économique autour de Sophie s&rsquo;aggrave, tandis qu&rsquo;elle s&rsquo;isole et qu&rsquo;elle n&rsquo;appelle pas à l&rsquo;aide, les mots s&rsquo;amusent et s&rsquo;ouvrent au maximum. Jouent avec la typographie.  Ils changent de taille et/ou de police. Il y a aussi sa mère, qui, bien qu&rsquo;absente, intervient très souvent au fil des pages. <strong>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai voulu m&rsquo;amuser&nbsp;&raquo;</strong>, explique l&rsquo;auteure dans une interview. On la suit. Jusqu&rsquo;au bout.</p>
<p><!--more--></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 16-17 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A qui la faute ? Aux ampoules ? Aux plaques de cuisson ? A la bouilloire ? Au chauffe-eau ? A la box ? Mon appartement est tout électrique. Le mois de janvier avait été particulièrement rude. La Saône avait gelé. Le quartier entier s&rsquo;était figé sous le froid, un brouillard glacial interdisant le moindre mouvement  ; seules des fumées blanches s&rsquo;échappaient des toits, preuve, pour certains, du secours d&rsquo;un chauffage central, et, dans ce paysage tétanisé, ces fumerolles semblaient comme autant de drapeaux blancs demandant grâce à l&rsquo;hiver. Quatre mois plus tard, alors que le printemps est censé ramener de la joie au coeur, je fusillai du regard mes convecteurs qui, indifférents à mes difficultés, hibernaient sous la poussière. Salauds de radiateurs. 300-260=40. Affolé par cette simplissime et répétée soustraction, mes esprit essayait de nier l&rsquo;évidence du résultat. Il recalculait sans cesse, espérant qu&rsquo;apparaisse un autre monde, afin d&rsquo;éviter la question d&rsquo;après  : comment faire pour tenir dix jours avec quarante euros ?&nbsp;&raquo;</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le lendemain, je me dis que l&rsquo;heure n&rsquo;était plus à trouver du travail, mais de l&rsquo;argent. Alors je fis ce que tout le monde aurait fait à ma place : j&rsquo;allumai mon ordinateur. Via le site PriceMinister, j&rsquo;avais vendu de nombreuses affaires du temps de mon Grand Exode. Le Grand Exode est le moment où je me suis arrachée à ma vie précédente. Chacun a dans son coeur son après-guerre, sa Libération ; chacune a vécu sa sortie d&rsquo;Egypte, son New Deal, sa Grande Dépression ; chaque biographie personnelle peut s&rsquo;écrire de la même manière qu&rsquo;un livre d&rsquo;histoire, avec ses périodes glaciaires et ses révolutions.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 150 : </strong><em>&laquo;&nbsp;– Alors, la Lyonnaise, pas trop débordée ?<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je répondis que oui, ça allait, il faisait beau à Lyon, le printemps était arrivé. Je ne voulais pas m&rsquo;étendre. La seule chose qui me tracassait vraiment, c&rsquo;était de savoir si Hector allait bien relever mon courrier. Je lui avais laissé le double de mes clefs, cinquante centimes pour la photocopie de mon bulletin de salaire, ainsi qu&rsquo;une enveloppe timbrée à l&rsquo;adresse de Pôle emploi ; mais, comme je ne pouvais pas parler de ça sans déclencher des mines sombres, je parlai d&rsquo;autres choses, je bottai en touche, je semelai en coin, je fis diversion, j&rsquo;éludai les sujets graves, je donnai le change, je changeai de sujet, je fifoulai dans le flou, je vis une issue, je sus m&rsquo;en sortir, je sortis une blague, je blablatai un truc, je truculai une miche, je rapilassai les oustilles, je réformai la canicule, je décoinçai une tiche, je libérai la calichane, je diversifiai la trinitaire, je décalibrai les stations, je déformaila mandibule, j&rsquo;anecdotiquai dans la couture, je modulai la déraison, je renouvelai la juvamine, je fluctuai dans le décile, je remaniai la glycine, je déguisai l&rsquo;alter égo, je respirai la ventoline, je modifiai la chambardine, je glorifiai la mutation, je barbotai dans le trouble, je pinaillai la tentacule, je témoignai des zozottiers, je donnai dans le leurre, je démembrai le pointillé, je rigotai la suspension, et chaque fois il me fallait trouver une autre idée, car, comme vous le savez, j&rsquo;ai six frères et chacun me demandait : </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Qu&rsquo;est-ce que tu racontes ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Quoi de neuf ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Rien de neuf, hélas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;, Sophie Divry, Les éditions Noir sur blanc, 18€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>La Russie façon Prilepine</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/05/la-russie-facon-prilepine/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/05/la-russie-facon-prilepine/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Jul 2015 08:28:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Les valises sont prêtes ? A moins que vous ne soyez déjà en train de barboter&#8230; Pour certains, les vacances viennent de commencer. Pour d&#8217;autres, elles se préparent. Entre la crème scolaire, le maillot de bain et le tire-bouchon ( pour le rosé !) , il doit bien vous rester une petite place pour un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PRILEPINE.jpg" rel="lightbox[3100]"><img class="alignleft size-full wp-image-3103 colorbox-3100" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PRILEPINE.jpg" alt="PRILEPINE" width="120" height="227" /></a></em>Les valises sont prêtes ? A moins que vous ne soyez déjà en train de barboter&#8230; Pour certains, les vacances viennent de commencer. Pour d&rsquo;autres, elles se préparent. Entre la crème scolaire, le maillot de bain et le tire-bouchon ( pour le rosé !) , il doit bien vous rester une petite place pour un livre, non ?</p>
<p>Poursuivons dans nos conseils de l&rsquo;été. Après l&rsquo;espagnole <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/16/avec-le-temps-tout-sen-va/"><strong>Milena Busquets</strong></a>, pourquoi ne pas filer bien plus à l&rsquo;Est ? En suivant, par exemple, le russe <strong>Zakhar Prilepine</strong>.</p>
<p>Les lecteurs curieux habitués à parcourir mon blog savent que j&rsquo;apprécie particulièrement cet auteur au parcours assez peu orthodoxe. Retrouvez ici mon post sur <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/13/nouvelles-de-la-campagne-russe/"><strong>&laquo;&nbsp;Des chaussures pleines de vodka chaude&nbsp;&raquo;</strong> </a></p>
<p>et ici celui consacré à <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/07/14/implacables-chroniques-russes/">&laquo;&nbsp;Je viens de Russie&nbsp;&raquo;. </a></strong></p>
<p>Bref, avec <strong>&laquo;&nbsp;Une fille nommée Aglaé&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur et journaliste fait ce qu&rsquo;il écrit de mieux, des nouvelles sur son pays à travers des thèmes qui lui sont chers : la figure du père, les rapports compliqués voire impossibles entre hommes et femmes, la confrontation des classes sociales, le temps qui passe&#8230;</p>
<p><span id="more-3100"></span></p>
<p>Ici, ce sont sept histoires à travers la Russie profonde qui se laissent raconter. La langue est parfois crue, cinglante. Les mots fusent. Pas de demi-mesure ni de faux-semblant.</p>
<p>Ses sept nouvelles se présentent toutes comme des tableaux. Avec un fond très noir, l&rsquo;alcool et la déveine en prime. Le fatalisme est la dérision sont de mise dans ces histoires qui se déroulent au coeur d&rsquo;une campagne abandonnée et triste.</p>
<div id="attachment_3105" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ZakharPrilepine_2-672x359.jpg" rel="lightbox[3100]"><img class="wp-image-3105 size-medium colorbox-3100" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ZakharPrilepine_2-672x359-300x160.jpg" alt="(Photo AFP)" width="300" height="160" /></a><p class="wp-caption-text">(Photo AFP)</p></div>
<p>Fils d’un professeur et d’une infirmière russes, <strong>Zakhar Prilepine</strong> termine la faculté philologique (linguistique) de l’Université d’État de Nijni Novgorod. Il a été commandant dans le service des OMON (forces spéciales de police) et a pris part à des combats en Tchétchénie entre 1996 et 1999. Membre du parti national-bolchevique de <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Limonov">Limonov</a></strong>  depuis 1996, il est l’un des intellectuels protestataires les plus célèbres de Russie. Il s’est fait connaître du grand public en 2004 avec son roman <strong>« Patologii »</strong>, relatant sa guerre de Tchétchénie.Puis<strong> « San’kia »</strong>, fiction sur le terrorisme, paru en 2006, lui a valu la célébrité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 34 : &laquo;&nbsp;Une fille nommée Aglaé&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Dehors, il faisait froid, on était un 7 mars, le temps était dégueulasse. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand on cherche à arrêter un véhicule, il ne faut surtout pas gesticuler, sinon on pense que vous êtes saoul, et personne ne s&rsquo;arrête. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai trouvé un endroit entre les flaques d&rsquo;eau, et j&rsquo;ai levé la main. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Comme il n&rsquo;y a pas du tout de travail dans cette ville, tout le monde a besoin de se faire un peu de fric, et c&rsquo;est pour ça que le premier qui est passé a freiné tout de suite. Le deuxième a freiné aussi, mais trop tard. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Quartier Nord, ai-je dit au chauffeur en me glissant sur le siège arrière. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il n&rsquo;a pas dit son prix, mais de toute façon, chez nous, c&rsquo;est toujours cinquante roubles d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre de la ville, on n&rsquo;a donc pas à marchander. C&rsquo;est là que je me suis rappelé que je n&rsquo;avais pas d&rsquo;argent sur moi ; et pire encore, que je n&rsquo;en avais pas non plus chez moi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 154-155 : &nbsp;&raquo; L&rsquo;interrogatoire&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;La dernière fois qu&rsquo;ils avaient contrevenu à la loi, c&rsquo;était sans doute un an auparavant, lorsque dans une compagnie de hasard quelqu&rsquo;un avait proposé de faire tourner un joint – ils l&rsquo;avaient fait tourner. Alekseï aimait fumer de l&rsquo;herbe, mais n&rsquo;en achetait, semble-t-il, jamais lui-même. Novikov, en revanche, y était indifférent – il avait cessé de boire de la vodka depuis un certain temps. Il se contentait d&rsquo;un peu de bière, de vin, d&rsquo;un petit verre de cognac&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Supposer qu&rsquo;Alekseï pouvait avoir commis quelque chose dans ce genre était difficile à admettre : ils se téléphonaient presque chaque jour, Novikov connaissait tous ses revenus et ses dépenses, son cercle de connaissances ainsi que ses habitudes. Novikov avait beau chercher, il ne voyait dans la vie de son ami aucun recoin qui pût abriter un vice caché. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;était un homme souriant, tendre, un peu désordonné, dénué de toute méchanceté. Il avait été pendant toute sa jeunesse passionné de photographie, et il lisait les livres que lui passait Novikov. Si on ne les lui avait pas donnés, il n&rsquo;en aurait jamais eu connaissance. Mais il lisait toujours ce qu&rsquo;on lui proposait, comprenait tout et s&rsquo;en souvenait. Dans sa vie apparaissaient de temps en temps des filles, cependant, il s&rsquo;en séparait toujours conformément  à son caractère  – d&rsquo;une façon brouillonne, avec douceur, en souriant, sans faire de vagues.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 301 : &laquo;&nbsp;L&rsquo;ombre d&rsquo;un nuage sur l&rsquo;autre rive&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;– C&rsquo;est quoi, la jalousie ? me demande-t-elle. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je regarde, sans pouvoir détacher mes yeux, le curseur brillant de sa fermeture éclair, et parfois seulement, d&rsquo;un coup d&rsquo;oeil rapide, son ongle cassé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– C&rsquo;est quelque chose d&rsquo;autre, dis-je avec difficulté. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Dans ce cas, n&rsquo;importe quelle qualité humaine chez un homme, et la même chez la femme, doit avoir des noms différents. Il n&rsquo;y a aucune raison de désigner la jalousie masculine et la jalousie féminine par le même mot. La bêtise, la bassesse, la lâcheté et, je ne sais pas, moi, la trahison, doivent être considérées  comme des concepts différents selon que l&rsquo;on est un homme ou une femme. Tu comprends ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Non.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>– C&rsquo;est simple. Ce qui est normal pour une femme vaudrait à un homme qu&rsquo;on le tue. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Et le contraire ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle réfléchit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Non, répondit-elle fermement. Il faut tuer un homme pour tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Encore une virée réussie dans la Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Ce que j&rsquo;aime dans l&rsquo;univers de Prilepine, c&rsquo;est le mordant des situations, le contexte social toujours décortiqué et l&rsquo;espoir toujours trop mince que cela change un peu. Pas super encourageant, me direz-vous ? Peut-être. La Russie contemporaine, quoi&#8230;</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une fille nommée Aglaé&nbsp;&raquo;, Zakhar Prilepine, Actes sud, 23€.</strong> </em></p>
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		<title>Les enfants du rock ont le blues</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jan 2015 16:59:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Les enfants du rock ont le blues. Et du mal à joindre les deux bouts. Vernon Subutex, qui des décennies durant a été disquaire à Paris a dû baisser le rideau. Définitivement. Une fois ses réserves financières épuisées, il n&#8217;a pas d&#8217;autre alternative que de quitter son logement. Le début de la galère. Le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON.jpg" rel="lightbox[2863]"><img class="alignleft size-full wp-image-2865 colorbox-2863" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON.jpg" alt="VERNON" width="280" height="408" /></a>Les enfants du rock ont le blues. Et du mal à joindre les deux bouts. <strong>Vernon Subutex</strong>, qui des décennies durant a été disquaire à Paris a dû baisser le rideau. Définitivement.</p>
<p>Une fois ses réserves financières épuisées, il n&rsquo;a pas d&rsquo;autre alternative que de quitter son logement. Le début de la galère. Le début de la trilogie de <strong>Virginie Despentes</strong>, dont le premier opus <strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;</strong>, vient de sortir. Le tome 2 sortira en mars, le 3 à la rentrée.</p>
<p><strong>Virginie Despentes</strong> n&rsquo;avait plus publié de roman depuis <strong>&laquo;&nbsp;Apocalypse bébé&nbsp;&raquo;</strong>, en 2010. Soit avant la création de ce blog. Des années pourtant que je suis cette auteure et réalisatrice atypique, rock and roll jusque dans ses virgules.</p>
<p>On citera entre autres : <strong>&laquo;&nbsp;Baise-moi&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Les jolies choses&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Teen spirit&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Bye bye Blondie&nbsp;&raquo;</strong>&#8230;</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;</strong>, elle nous raconte la France d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. A travers les rues de Paris dans lesquelles <strong>Vernon Subutex</strong> cherche un endroit où pouvoir dormir plusieurs nuits, c&rsquo;est à travers la société qu&rsquo;elle nous promène.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une formidable galerie de portraits habite son roman, tant par les milieux dans lesquels ils évoluent que les opinions politiques qu&rsquo;ils véhiculent. Tableau, au vitriol, d&rsquo;une France qui va mal à travers les yeux d&rsquo;un quinqua désabusé. Dans le numéro des Inrocks du 7 au 13 janvier, l&rsquo;auteure âgée de 45 ans explique à propos de sa génération : <strong><em>&nbsp;&raquo; On a manqué d&rsquo;ambition, ou de croyance en nous-mêmes. Nous avons été un feu de paille&nbsp;&raquo;.</em> </strong></p>
<p><span id="more-2863"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2876" style="width: 194px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIRGINIE.jpg" rel="lightbox[2863]"><img class="size-full wp-image-2876 colorbox-2863" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIRGINIE.jpg" alt="Virginie Despentes (photo Babelio)" width="184" height="274" /></a><p class="wp-caption-text">Virginie Despentes (photo Babelio)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Virginie Despentes</strong> nous parle de désillusions, de dépressions, de course au fric et de misère, d&rsquo;overdose et de films porno&#8230; Une histoire d&rsquo;une descente aux enfers qui s&rsquo;accompagne d&rsquo;une autre histoire, presque policière. L&rsquo;un des vieux amis de Vernon, – membre du même groupe de rock – <strong>Alex Bleach</strong> a fait fortune dans la variété. Avant de mourir d&rsquo;une overdose, il enregistre, devant Vernon qui ne l&rsquo;écoute pas, ses pensées, ses délires. Tandis que <strong>Vernon Subutex</strong> chercher un toit pour la nuit, d&rsquo;autres, à ses trousses, veulent mettre la main sur les bandes.</p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000"> Extraits</span></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 73-74 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La perspective de retrouver Vernon le réjouit. Vernon est fou de musique. Des mecs comme Xavier lui doivent beaucoup, il leur a fait découvrir tellement de choses.  Et il fait partie de ces rares personnes qu&rsquo;on quitte de meilleure humeur que quand on les a rencontrées. Ils ont en commun une série de souvenirs précieux, dont ils deviennent progressivement les derniers détenteurs. Des fêtes, des concerts, des festivals, des galères aussi. Toute cette époque où on se prenait moins la tête : les problèmes se réglaient tous à base de claques. Vernon a fait partie de cette vie-là, il est garant de ce que Xavier, dans sa jeunesse, n&rsquo;était pas un gars compliqué : le premier qui s&rsquo;avisait de le regarder de travers perdait deux dents. Ensuite, une bière au comptoir suffisait à remettre les compteurs à zéro, et tout le monde était satisfait. C&rsquo;était une autre époque, c&rsquo;était un autre milieu. Tout cela est derrière lui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 221 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Finir sa semaine de boulot et faire son ménage et ses courses. Regarder les prix des choses pour savoir si on peut se les payer. Kiko ne le ferait pas, il braquerait des banques il se tirerait une balle il trouverait une solution. Il le ne supporterait pas. S&rsquo;ils le font c&rsquo;est qu&rsquo;ils le méritent. Des mecs comme lui ne tiendraient pas le coup. Qu&rsquo;est-ce que les riches ont de plus que les pauvres ? Ils ne se contentent pas ce qu&rsquo;on leur laisse. Les mecs comme lui ne se comportent jamais en esclaves. Il est debout, quoi qu&rsquo;il arrive – plutôt crever que s&rsquo;agenouiller.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 393 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Le jour s&rsquo;est levé sans qu&rsquo;il se souvienne s&rsquo;être endormi. Il a pourtant rêvé que Robert Johnson s&rsquo;était assis sur le banc d&rsquo;en face, il avait joué de l&rsquo;harmonica. Vernon ne reconnait pas la rue où il s&rsquo;est écroulé, quand il cherche à s&rsquo;asseoir son corps n&rsquo;obéit pas correctement, il s&rsquo;affale sur le dos et tourne doucement la tête. La pluie a cédé à un froid lame de rasoir mais il a dû choper la fièvre, sous la morsure du froid sa peau le brûle littéralement. Une pensée lucide le taraude : depuis combien de temps n&rsquo;a-t-il rien mangé ? Si seulement il pouvait s&rsquo;éteindre, comme ça, dans l&rsquo;heure – il imagine la flamme d&rsquo;une bougie qui vacille puis faiblit et la mèche noire, une rien de rouge et puis plus rien. Mais on ne meurt pas de désespoir, en tout cas pas si facilement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Virginie Despentes est de retour ! Enfin ! Si son propos est moins cru, moins &laquo;&nbsp;border-line&nbsp;&raquo; que par le passé, son regard sur notre société qui va (ou pas) est toujours aussi aiguisé. Percutant. Elle nous parle d&rsquo;elle, de ses anciennes vies et de nous aussi. Un roman qui nous mène de personnages en situations, sans perdre de vue Vernon Subutex, son fil rouge. </span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Le ton et le style de l&rsquo;auteure font mouche. Elle triture les mots, leur donne du rythme. Et une énergie folle. Vivement le tome suivant !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;, de Virginie Despentes, Grasset, 19,90€.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Mademoiselle fait des siennes&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/24/mademoiselle-fait-des-siennes/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/24/mademoiselle-fait-des-siennes/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2014 15:59:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis quelques jours déjà, des piles de nouveaux romans prennent place sur les tables des librairies. Quelque six cents opus, cette fois encore. Autant de titres, d&#8217;auteurs et d&#8217;univers dans lesquels les lecteurs que nous sommes vont plonger. Ou pas. Ici, je vais continuer à vous donner des pistes. Et mes avis. A vous d&#8217;en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRIANGLE-DOR.jpg" rel="lightbox[2598]"><img class="alignleft  wp-image-2602 colorbox-2598" style="margin: 10px" alt="TRIANGLE D'OR" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRIANGLE-DOR.jpg" width="384" height="524" /></a>Depuis quelques jours déjà, des piles de nouveaux romans prennent place sur les tables des librairies. Quelque six cents opus, cette fois encore.</p>
<p>Autant de titres, d&rsquo;auteurs et d&rsquo;univers dans lesquels les lecteurs que nous sommes vont plonger. Ou pas. Ici, je vais continuer à vous donner des pistes. Et mes avis. A vous d&rsquo;en faire ce que vous voulez.</p>
<p>Premier arrêt. Commençons par le deuxième roman de <strong>Julia Deck</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Le triangle d&rsquo;hiver&nbsp;&raquo;</strong>.  Un auteur dont j&rsquo;avais beaucoup aimé le<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/"> premier roman</a></strong>, sélectionné d&rsquo;ailleurs pour le <strong>prix Roblès 2013. </strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ?  C&rsquo;est celle de Mademoiselle. Elle ne veut plus travailler. Mademoiselle est criblée de dettes. La vie serait tellement plus simple sous une nouvelle identité.</p>
<p>Qu&rsquo;à cela ne tienne, elle emprunte celle de la romancière <strong>Bérénice Beaurivage</strong>, change de ville et rencontre <strong>l&rsquo;Inspecteur</strong>, dont elle tombe aussitôt amoureuse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est sans compter la journaliste <strong>Blandine Lenoir</strong>, éprise du même homme et résolue à la confondre. Bientôt le soupçon gagne sur tous les côtés du triangle que forment ces trois-là, parfaitement équilatéral.</p>
<p>Du Havre à Marseille en passant par Saint-Nazaire, <strong>Bérénice</strong>, qui n&rsquo;est plus toute jeune, s&rsquo;invente une vie. Et décide d&rsquo;opter pour la carrière de romancière. Quitte à se perdre. Et à s&rsquo;y perdre. Le triangle d&rsquo;hiver, appelé également Triangle des nuits d&rsquo;hiver, est un astérisme à cheval sur l&rsquo;équateur céleste, formé par 3 des étoiles les plus brillantes visibles dans l&rsquo;hémisphère nord surtout pendant l&rsquo;hiver. Un triangle remarquablement équilatéral. Dans le roman cependant, il va prendre une bien curieuse forme&#8230; au fil des mensonges et des questions.</p>
<p>Au fil des pages ( pleines d&rsquo;humour et écrites d&rsquo;un style tonique), on suit donc le personnage qui a décidé de ne pas payer ses dettes, de ne pas travailler. Reste donc à trouver celui qui lui permettra d&rsquo;avoir un toit, de quoi manger&#8230; Indolente, dotée d&rsquo;une force d&rsquo;inertie étonnante, Mademoiselle (ça fait très actrice de cinéma capricieuse!) va ainsi profiter de la situation&#8230; avant d&rsquo;être démasquée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Bérénice Beaurivage.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle farfouille dans son fourbi, exhume un carnet décoré d&rsquo;étoiles en strass. De fines lignes bleutées attendent de guider l&rsquo;écriture à travers les pages, et par prudence elle l&rsquo;ouvre à la troisième, ayant observé qu&rsquo;il est souvent préférable de ne pas commencer par le début. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Après quoi il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;à. Mâchouiller le bout de son stylo, lever les yeux au plafond, ébaucher un bout d&rsquo;idée, le transcrire avant de s&rsquo;apercevoir qu&rsquo;il est trop bête. Rayer trois mots, recommencer. Refaire du thé, repasser devant le paquebot qui obstrue toujours son champ visuel, libérer son esprit des pensées parasites, récrire trois mots en se disant Après tout, il s&rsquo;agit d&rsquo;avancer, je corrigerai plus tard. Relire ces trois mots, les barrer avec force, la page se déchire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 78-79 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle est toujours en retard au dîner. S&rsquo;étant extraite du queen-size, elle retourne avenue de la Vera-Cryz, rêvant si bien à la vie qu&rsquo;elle pourrait mener dans l&rsquo;une des ses villas qu&rsquo;il lui semble parfois la posséder vraiment. Puis elle circule dans les zones avoisinantes, s&rsquo;éloignant chaque jour un peu plus du centre, où quelques petits délits perpétrés au début de son séjour lui font craindre d&rsquo;avoir été repérée par les commerçants. Elle explore les faubourgs, les bistrots où elle fait les poches des clients, les magasins de prêt-à-porter périphériques bradant des stocks qu&rsquo;on n&rsquo;a pas pris la peine d&rsquo;amarrer à des antivols. De temps à autre, elle est bien obligée de visiter la réserve du H&amp;M pour se procurer certains articles, elle se présente après les livraisons et fait le nécessaire pour obtenir ce dont elle a besoin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 154-155 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Par la fenêtre du compartiment, la campagne s&rsquo;est seulement interrompue lors de brefs arrêts en gare de Rouen, Yvetot puis Bréauté-Beuzeville. Le nom de ces localités était inscrit en capitales blanches sur des panneaux bleu nuit, et sous eux les voyageurs se hâtaient vers le dehors, impatients de gagner les quartiers obscurs au-delà des frontières illuminées de la station. Le soupçon lui était alors venu que ces gares étaient des leurres, et tous les passagers sur le quai des figurants prêts à sauter, une fois le train reparti, dans la première rame en sens inverse, qu&rsquo;ils avaient été recrutés pour la maintenir dans l&rsquo;illusion de ces villes, la bercer dans le mirage de leur existence alors que somme toute rien n&rsquo;avait été prouvé, qu&rsquo;aucune rue ne s&rsquo;étendait peut-être au-delà du décor ferroviaire et que ce théâtre n&rsquo;avait été inventé que pour l&rsquo;induire en erreur, dans le cadre d&rsquo;un vaste plan tenu secret.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Le premier roman de Julia Deck était déjà une petite révélation ! Une sorte de polar mâtiné de psychanalyse. Cette fois, voilà un triangle amoureux bancal sur fond de crise sociale et d&rsquo;indolence revendiquée. A nouveau, le style de Julia Deck fait mouche. Riche, tonique et plein d&rsquo;humour. A suivre. Définitivement. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le triangle d&rsquo;hiver&nbsp;&raquo;, de Julia Deck, Editions de Minuit, 14€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>A ceux qui surnagent&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/02/a-ceux-qui-surnagent/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Sep 2014 11:34:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; A l&#8217;heure de la rentrée, on évoque souvent celle de la société, du climat social. On prend la température. En général, elle n&#8217;est jamais favorable. Annonce des lendemains qui déchantent, des grèves et des contestations tous azimuts. Avec son nouveau roman, Olivier Adam poursuit son travail de décryptage des classes moyennes et basses, de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PEINE-PERDUE.jpg" rel="lightbox[2629]"><img class="alignleft  wp-image-2631 colorbox-2629" style="margin: 10px" alt="PEINE PERDUE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PEINE-PERDUE.jpg" width="404" height="614" /></a>A l&rsquo;heure de la rentrée, on évoque souvent celle de la société, du climat social. On prend la température. En général, elle n&rsquo;est jamais favorable. Annonce des lendemains qui déchantent, des grèves et des contestations tous azimuts. Avec son nouveau roman, <strong>Olivier Adam</strong> poursuit son travail de décryptage des classes moyennes et basses, de cet entre-deux qui ne s&rsquo;en sort plus. De ces hommes et ces femmes dont la paupérisation est enclenchée. La France de la débrouille.</p>
<p>Un thème récurrent pour l&rsquo;auteur dont j&rsquo;avais découvert l&rsquo;univers avec son précédent roman, <strong>&laquo;&nbsp;Les lisières&nbsp;&raquo;</strong>, terrible radioscopie d&rsquo;une France en panne. Vous retrouvez mon post <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/">ici</a>.</strong></p>
<p>Dans <strong>&laquo;&nbsp;Peine perdue&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Olivier Adam</strong> nous raconte une histoire à travers celles de 22 personnages. Au départ, il y a <strong>Antoine</strong>. Un trentenaire un peu perdu, un peu violent, toujours triste d&rsquo;avoir perdu sa mère, séparé de la mère de son fils <strong>Nino</strong>.  Dilettante, c&rsquo;est cependant le leader de l&rsquo;équipe de foot de cette cité balnéaire du sud de la France. Une équipe de CFA qui doit disputer les quarts de finale de la Coupe de France contre Nantes&#8230; Mais sans <strong>Antoine</strong>. Lors du précédent match, il a donné un coup de boule à l&rsquo;un de ses adversaires. Le lendemain, il est frappé de coups de batte de baseball, par deux hommes. Il est laissé pour mort devant l&rsquo;hôpital. Finira par sortir du coma alors que tout le littoral panse les plaies d&rsquo;une terrible tempête.</p>
<p><span id="more-2629"></span></p>
<p>Qui a fait le coup ? Pourquoi ? Au fil des pages, l&rsquo;histoire se dessine. Plus cruelle et abjecte qu&rsquo;on pouvait le penser. Les personnages liés de près ou de loin à <strong>Antoine</strong> font le point. Sur leur vie. Sur ce qu&rsquo;elle aurait pu être.  Il y a <strong>Marion</strong>, la mère de <strong>Nino</strong>, en ménage avec un nouveau compagnon. <strong>Paul et Hélène,</strong> retraités fatigués qui ont décidé d&rsquo;en finir en profitant de la tempête ; <strong>Léa</strong>, jeune femme perdue, en déshérence qui ne se remet pas de la mort de son petit ami drogué ; <strong>Serge</strong> ; <strong>Anouck</strong> ;  <strong>Eric</strong> ; <strong>Clémence ; </strong>le sale<strong> Perez </strong>; <strong>Louise</strong>, la soeur d&rsquo;<strong>Antoine</strong>&#8230; mais aussi<strong> Grindel</strong>, l&rsquo;inspecteur de police un peu débordé par les événements, l&rsquo;équipe de foot en partance pour le stade de la Beaujoire et <strong>Jeff</strong>, le meilleur ami d&rsquo;Antoine qui ne dit pas toute la vérité. Loin de là.</p>
<p>Un tableau assez sombre et déprimant d&rsquo;une population qui tente de garder la tête hors de l&rsquo;eau.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 55-56 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et quand Nino se met à lui raconter ses histoires de gosse, un de ses rêves, ou ce qu&rsquo;il a fait avec un de ses copains ou ce qu&rsquo;il a mangé à la cantine, il ne parvient jamais à fixer son esprit, à s&rsquo;y intéresser vraiment. C&rsquo;est plus fort que lui. Il n&rsquo;y peut rien. Parfois il se dit que ça sera différent quand il s&rsquo;agira de son gosse à lui. Même s&rsquo;il n&rsquo;est pas certain d&rsquo;en avoir un un jour. En tout cas avec Marion. Bien sûr elle le rend dingue, mais il n&rsquo;est pas certain que ce soit réciproque. Ou si ça l&rsquo;est l&rsquo;intensité n&rsquo;est pas la même. Elle lui répond toujours qu&rsquo;il ne devrait pas se poser ce genre de question, qu&rsquo;elle est bien avec lui, qu&rsquo;il est solide et responsable, qu&rsquo;elle se sent protégée, que c&rsquo;est ça dont elle a besoin. Si quelqu&rsquo;un sait ce que ça a à voir avec l&rsquo;amour qu&rsquo;il vienne l&rsquo;éclairer parce que pour lui on en est à des millions de kilomètres. Souvent il se dit qu&rsquo;à ses côtés elle se repose, elle récupère. Et qu&rsquo;un jour elle repartira au feu. Il ne peut pas s&rsquo;empêcher de penser que pour elle il est juste une parenthèse. Et qu&rsquo;il faudra bien qu&rsquo;il s&rsquo;en contente.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 78-79 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A l&rsquo;école, ils étaient tous à la ramasse mais personne n&rsquo;avait l&rsquo;air d&rsquo;y voir un problème. Ni eux ni les parents. Qui y étaient à peine allés et pensaient qu&rsquo;on avait besoin de ça pour s&rsquo;en sortir, considéraient tout ce qui suivait le lycée d&rsquo;un mauvais oeil. Un truc pour les autres. Quels autres ? Même les profs semblaient trouver ça inévitable. Les notes pourries. Les orientations à la con. Si elle réfléchit bien elle ne connaît personne de ce temps-là qui ait même songé un jour à être un bon élève, à faire des études, à quitter le coin pour Paris ou ailleurs. Un bon salaire, un job haut de gamme, une autre vie. A part Antoine à cause du foot. Tout le monde y croyait. Tout le monde pensait qu&rsquo;il deviendrait le prochain Zidane. Mais il faut croire que tout le monde se faisait des idées. Parce que aucun club ne l&rsquo;a jamais approché. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 261 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Quant à son frère il ne fallait pas compter sur lui pour prendre la relève et accomplir le vieux rêve paternel. Le sport ce n&rsquo;est pas son genre. Il a pris ça en grippe très tôt. Une sorte de rejet. Mais ça se comprend au fond, quand tu grandis dans une famille où il n&rsquo;y a que ça qui compte. Soit tu y adhères, soit tu le vomis. Lui il était plutôt dans les bouquins. Il est prof aujourd&rsquo;hui. Et ni Florian ni les parents ne l&rsquo;ont vu depuis des années. Il ne sait même pas comment ça a démarré. Personne ne se souvient des motifs de la brouille. De l&rsquo;engueulade définitive. Sûrement une conversation politique qui a mal tourné. Parce que faut l&rsquo;avouer, le père, il est comme tous les vieux d&rsquo;ici. Toujours à râler sur les Arabes. Et l&rsquo;Etat. Et les impôts. Et les politiques en général. Le vrai facho de comptoir basique comme on en ramasse à la pelle.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Ils auront beau essayer, tenter des changements, il est des destins qui ne se transforment pas sous l&rsquo;impulsion d&rsquo;une baguette de fée. C&rsquo;est peine perdue ! Olivier Adam a le talent pour faire parler ces oubliés, ces laissés-pour-compte. Le procédé des chapitres par personnages a fini par me lasser (un peu). La fin du roman offre un rebondissement qui, malheureusement, ne permet pas d&rsquo;espérer d&rsquo;éclaircies avant un bon moment dans ce ciel chahuté. Même au bord de la Méditerranée.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Peine perdue&nbsp;&raquo;, Olivier Adam, Flammarion, 21,50€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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