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	<title>Quatrième de couv &#187; chevaux</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Prendre la tangente pour sauver l&#8217;amour</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Dec 2016 17:47:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Laurent Mauvignier fait partie de mon panthéon personnel. Plus de quinze ans que ça dure ! Et jamais une déception&#8230; Pas si courant, non ? Interviewé en décembre 2016,  vous trouverez ici la page qui lui a été consacrée dans La Nouvelle République du centre-ouest le 28 janvier. Un peu d&#8217;auto-promo, oui, je [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/continuerM365735.jpg" rel="lightbox[3778]"><img class="alignleft size-full wp-image-3780 colorbox-3778" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/continuerM365735.jpg" alt="continuer,M365735" width="256" height="340" /></a></p>
<p><strong>Laurent Mauvignier</strong> fait partie de mon panthéon personnel. Plus de quinze ans que ça dure ! Et jamais une déception&#8230; Pas si courant, non ?</p>
<p>Interviewé en décembre 2016,  vous trouverez<strong> <a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/01/28/Les-gens-n-aiment-pas-que-la-cible-bouge-tout-le-temps-2982724">ici</a> </strong>la page qui lui a été consacrée dans La Nouvelle République du centre-ouest le 28 janvier. Un peu d&rsquo;auto-promo, oui, je sais&#8230;</p>
<p>L&rsquo;auteur, né à Tours, est de retour pour cette rentrée littéraire avec <strong>&laquo;&nbsp;Continuer&nbsp;&raquo;</strong>.  Ses deux précédents romans, publiés depuis toujours aux Editions de Minuit, sont évidemment sur Quatrième de couv<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/"> ici</a></strong> et<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/06/30/laurent-mauvignier-toujours-efficace/">là</a></strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouvel opus ? C&rsquo;est celle de <strong>Sibylle</strong> et de <strong>Samuel</strong>, son fils adolescent. Un jeune homme désoeuvré, perdu, pas vraiment remis de la séparation de ses parents. <strong>Benoît</strong> est resté en région parisienne. Sa mère s&rsquo;est installée avec lui à Bordeaux.</p>
<p>Une énième grosse bêtise plus tard et <strong>Sibylle</strong> décide d&rsquo;agir. A sa manière. De vendre la maison de son père, de quitter son poste et de mettre le cap à l&rsquo;Est. Vers l&rsquo;Asie centrale. De prendre la tangente pour sauver sa peau. Celle de son fils aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle part avec son fils pour plusieurs mois au Kirghizistan. Là-bas, à dos de cheval, il s&rsquo;agit pour l&rsquo;un comme pour l&rsquo;autre de faire un pas. D&rsquo;avancer. D&rsquo;apprendre à se connaître. Et, pour <strong>Sibylle</strong>, de se réconcilier aussi avec ses rêves, son passé.  Quand la petit-fille d&rsquo;immigrés russes voulait être chirurgien. Quand elle voulait être médecin. Et quand elle croyait aimer toute la vie son seul et unique amour, qu&rsquo;un terrible attentat lui a enlevé, un jour à Paris.</p>
<p><span id="more-3778"></span></p>
<p>Un roman dans lequel les paysages et les chevaux – Starman et Sidious – ont autant d&rsquo;importance que la relation mère-fils qui se noue et se dénoue au fil des pages, des kilomètres parcourus et des événements. Une histoire qui se décline comme un cri d&rsquo;amour d&rsquo;une femme un peu larguée dans sa vie et ses rêves pour son fils.  Malgré tout.</p>
<div id="attachment_3803" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l_mauvignier_c_roland_allard.jpg" rel="lightbox[3778]"><img class="wp-image-3803 size-medium colorbox-3778" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l_mauvignier_c_roland_allard-300x150.jpg" alt="l_mauvignier_c_roland_allard" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Laurent Mauvignier (photo Rolland Allard)</p></div>
<p style="text-align: left"><strong>Laurent Mauvignier</strong> est un de ses rares auteurs qui ne me déçoit jamais. Voici donc un joli roman, malgré une fin un peu convenue je trouve.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Mère et fils, si différents et pourtant si semblables, ne serait-ce que dans le choix des morceaux qu&rsquo;ils écoutent comme &laquo;&nbsp;Heroes&nbsp;&raquo;de David Bowie. Il a guidé Sibylle quand elle était amoureuse et pleine de projets, il accompagne Samuel dans son apprentissage.</strong></p>
<p style="text-align: left"><iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/Tgcc5V9Hu3g?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Samuel repense à ça et il regarde sa mère qui se débat avec trois gamelles pleines de boue. Il a envie de lui gueuler qu&rsquo;il comprend pourquoi son père est parti, que c&rsquo;est à cause d&rsquo;elle, que tout est à cause d&rsquo;elle, qu&rsquo;il est parti par sa faute à elle et que maintenant c&rsquo;est lui qui va partir et ce sera aussi de sa faute à elle. Sibylle frotte ses mains pleines de griffures et des bras tachés de boue. Samuel pense qu&rsquo;il la déteste, qu&rsquo;il ne veut pas lui ressembler. Il a honte, tellement honte, il éprouve du dégoût et une sortie de pitié dont il a honte aussi. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sa mère, sa mère, sa pauvre mère. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il voudrait qu&rsquo;elle soit morte ; il voudrait pouvoir regretter sa mère et garder à l&rsquo;esprit une simple image d&rsquo;elle, lorsqu&rsquo;il était enfant, un souvenir que lui tiendrait de mère. Ce serait magnifique, sans aspérité, une image morte mais chaude, loin de ce qu&rsquo;il voit de sa mère aujourd&rsquo;hui – oui, parfois, il préférerait que sa mère soit morte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 127 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;]  Où est-ce qu&rsquo;elle avait pu croire qu&rsquo;une fille comme elle aurait pu écrire des livres, des romans ? Et même, un moment elle avait travaillé comme une folle à son roman, elle avait travaillé comme une folle pour devenir chirurgien, et tout le monde l&rsquo;en avait crue capable,  tout le monde s&rsquo;était trompé sur elle, oui, tout le monde lui disait qu&rsquo;elle aurait fait son métier avec talent et abnégation. Tout le monde s&rsquo;était trompé pour la chirurgie, et heureusement, personne n&rsquo;avait su pour le roman. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le plus souvent elle oublie, mais parfois, ça revient  : une bouffée de honte. Elle n&rsquo;éprouve même pas un vague sentiment de tendresse, de pitié amusée, de reconnaissance pour la jeune femme qu&rsquo;elle a été, qui avait cru qu&rsquo;on peut vivre et accomplir des choses plus grandes que nous. Non. Pas de sentiments, pas de pitié – juste la honte, le dégoût, le mépris de soi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 : </strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est soudain comme si le fait d&rsquo;avoir pensé à elle avait précipité Samuel. Elle qui l&rsquo;avait oublié ce soir. Elle l&rsquo;a oublié, le temps de s&rsquo;oublier elle-même. Le temps de penser à la femme qu&rsquo;elle est, cette femme qui était tellement morte en elle, depuis si longtemps&#8230; Elle a cru qu&rsquo;elle pourrait la réveiller, l&rsquo;aider à se relever, et maintenant elle se dit que si Samuel est blessé, si Samuel est perdu, si Samuel ne revient pas, elle ne se le pardonnera jamais. Elle ne survivra pas à ça, elle refuse de survivre à ça, elle y a survécu déjà une fois, elle ne pourra pas y survivre une deuxième, elle sait qu&rsquo;on ne peut pas. Et maintenant elle frappe son cheval, elle gueule contre son cheval, elle crie pour appeler Samuel, mais autour d&rsquo;elle la forêt semble avaler ses cris et elle avance en écrasant les branches, des brindilles sèches qui cassent comme des carapaces, des ossements.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Continuer&nbsp;&raquo;, Laurent Mauvignier, Editions de Minuit, 17€.</strong></em></p>
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		<title>Quête de rédemption au coeur du Texas</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/13/quete-de-redemption-au-coeur-du-texas/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 14:04:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Le Nature Writing, vous connaissez ? Cette fois, le livre que je vous présente, s&#8217;inscrit complètement dans ce genre littéraire qui, rappelons-le, baptisé tel quel aux États-Unis, mêle observation de la nature et considérations autobiographiques, et ce, dans une certaine tradition politico-philosophique remontant à Henry David Thoreau. Les éditions Gallmeister, fondées en 2005, ont [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Le <strong>Nature Writing</strong>, vous connaissez ? Cette fois, le livre que je vous présente, s&rsquo;inscrit complètement dans ce genre littéraire qui, rappelons-le, baptisé tel quel aux États-Unis, mêle observation de la nature et considérations autobiographiques, et ce, dans une certaine tradition politico-philosophique remontant à <a title="Découvrez cet homme ici" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_David_Thoreau"><strong>Henry David Thoreau</strong></a>.</p>
<p><span id="more-718"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SILLAGE.jpg" rel="lightbox[718]" title="SILLAGE"><img class="alignleft  wp-image-724 colorbox-718" style="margin: 10px;" title="SILLAGE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SILLAGE.jpg" alt="" width="89" height="131" /></a>Les éditions <a title="Le site de la maison d'édition" href="http://www.gallmeister.fr/nature_writing"><strong>Gallmeister</strong></a>, fondées en 2005, ont fait reconnaître ce genre en France, s’en faisant une spécialité éditoriale. Mais on trouve ce genre littéraire dans d&rsquo;autres maisons d&rsquo;édition désormais.</p>
<p>En plongeant dans &laquo;&nbsp;<strong>Le sillage de l&rsquo;oubli</strong>&laquo;&nbsp;, premier roman de <strong>Bruce Machart</strong>, j&rsquo;ai redécouvert ce style que je vous avais déjà fait partager en vous présentant &laquo;&nbsp;<a title="Retrouvez le post sur le blog Quatrième de couv" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/02/caribou-island-lile-de-toutes-les-solitudes/"><strong>Désolations</strong>&nbsp;&raquo; de <strong>David Vann</strong></a> qui s&rsquo;était fait connaître du grand public avec son roman &laquo;&nbsp;<strong>Sukkwan island</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_726" style="width: 164px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/bruce-machart.png" rel="lightbox[718]" title="bruce machart"><img class=" wp-image-726 colorbox-718" style="margin: 10px;" title="bruce machart" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/bruce-machart.png" alt="" width="154" height="154" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;auteur Bruce Machart</p></div>
<p title="Découvrez le site consacré à l'auteur, en anglais"><strong><a title="Découvrez le site consacré à l'auteur, en anglais" href="http://www.brucemachart.com/wake/index.php">Bruce Machart</a></strong> signe avec &laquo;&nbsp;<strong>Le sillage de l&rsquo;oubli</strong>&nbsp;&raquo; son premier roman. Texan, Bruce Machart est fils de fermier, installé d&rsquo;ailleurs dans une région rurale proche de celle où se déroule le livre, dans le comté du Lavaca. Aujourd&rsquo;hui, ce jeune auteur vit dans le Massachusetts.</p>
<p> Depuis ce roman, publié en 2011 aux Etats-Unis, l&rsquo;auteur a écrit un recueil de nouvelles,</p>
<p>&laquo;&nbsp;<strong>Men in the Making</strong>&laquo;&nbsp;. Et engrange les critiques dithyrambiques des deux côtés de l&rsquo;Atlantique.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une famille. Et d&rsquo;une tragédie. Nous sommes en 1895, au Texas, donc. Là, une femme, <strong>Klara</strong>, meurt en mettant au monde son quatrième fils, <strong>Karel</strong>. Pour <strong>Vaclav Skala</strong>, l&rsquo;un de ces fermiers tchèques venus conquérir un jour le Nouveau monde, c&rsquo;est un monde qui s&rsquo;écroule. Il perd la seule femme qui a jamais aimée et se retrouve avec un fils&#8230; qu&rsquo;il ne prendra jamais dans ses bras. Ses quatre fils, il les élèvera de manière austère et brutale. Sous le harnais d&rsquo;une charrue, au point d&rsquo;en avoir tous le cou tordu. Seuls comptent ses chevaux de course et les paris qu&rsquo;il lance contre ses voisins pour gagner toujours plus de terres. A chaque fois, c&rsquo;est Karel qui est en selle. Pour le meilleur et pour le pire.</p>
<p>Le pire justement arrivera avec le pari lancé par <strong>Villasenor</strong>, immigré espagnol que l&rsquo;on prend pour un Mexicain. Lui veur marier ses filles. Les fils de Skala les prendront à l&rsquo;issue d&rsquo;une course épique, tandis que Karel, 15 ans, est bouleversé par l&rsquo;une d&rsquo;elles, <strong>Graciela, </strong>sa concurrente. Pour toujours.</p>
<p>Les fils Skala trouvent là, enfin, l&rsquo;occasion de quitter leur père brutal. Karel va rester. Jusqu&rsquo;au bout. Avant de devoir grandir et vieillir loin de ses frères. La famille s&rsquo;est déchirée. Mais la rédemption est en marche. Au fil des pages, <strong>Bruce Machart</strong>, déjà <strong>comparé à William Faulkner</strong>, – excusez du peu ! –, décrit le portrait de cette famille en alternant les périodes, sur une trentaine d&rsquo;années. Là, au plus près de Karel, on découvre la famille Skala et le mal qui la ronge. On profite des descriptions splendides des paysages et de cette campagne âpre dans laquelle on fait pousser le coton. Rudesse des mots et des hommes. Rudesse de la vie. Rien n&rsquo;est épargné au lecteur. Sur fond de bière amère et de whiskey de maïs. De contrebande et d&rsquo;appât du gain.</p>
<p><strong>Page 130</strong> : C&rsquo;est le prêtre qui assiste, en cachette, à la fameuse course, que l&rsquo;auteur fait penser : &laquo;&nbsp;<em>Il a vu le père et le fils répandre tous deux leur sang, l&rsquo;éxubérance insensée de la foule qui les entoure – il a conscience d&rsquo;assister là à quelque chose d&rsquo;infiniment plus condamnable qu&rsquo;une course organisée pour acquérir des terres ou se trouver des maris. Ce n&rsquo;est rien moins que la soif du sang qui anime ces frères, la rage vengeresse du père, le tout porté par le mal absolu en une sorte de redite pervertie de la Genèse, mise en scène pour la plus grande joie de ces dépravés. Jusqu&rsquo;où ? Jusqu&rsquo;où, se demande le prêtre, peut-on se fourvoyer le long de son funeste chemin ?</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong> Page 220</strong> : c&rsquo;est de Karel dont il s&rsquo;agit. &laquo;&nbsp;<em>Lorsqu&rsquo;il se releva, ses hanches craquèrent si fort qu&rsquo;il entendit le bruit malgré le vent, et son dos fut parcouru de spasmes violents, comme si on lui avait versé de l&rsquo;eau brûlante des reins jusqu&rsquo;aux vertèbres raides et tordues de sa nuque. Sûr que ces frères ne connaissaient pas de douleurs pareilles, alors qu&rsquo;ils avaient été attachés au même harnais et qu&rsquo;ils avaient tiré la même charrue. A en croire la belle allure de Thom, ils avaient l&rsquo;air de plutôt bien vieillir, tout comme le père de leurs femmes qui était maintenant, avec son air compassé et tellement civil, encore plus exaspérant que quand il était apparu la première fois dans son cabriolet</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>Page 302.</strong> <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est à ce moment que Karel comprit une chose à laquelle il n&rsquo;avait jamais refléchi auparavant. Ses frères avaient trouvé un moyen d&rsquo;échapper à leur père, mais voilà à quoi cela les avait menés : des fermes achetées avec l&rsquo;argent d&rsquo;un autre ; la main d&rsquo;une femme accordée telle une prime pour s&rsquo;être écartés du reste de leur propre famille ; des vies qui dépendaient d&rsquo;un individu somme toute aussi autoritaire et aussi dur que leur propre père. Karel se rendit compte que cela avait dû être pour eux, matin après matin, comme quand on se réveille après de superbes rêves d&rsquo;indépendance pour s&rsquo;apercevoir qu&rsquo;on en est encore à se battre avec des épées en bois dans les hautes herbes au bord de la rivière.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Au final, ce premier roman à l&rsquo;écriture dense et aux descriptions fines et poétiques plonge le lecteur dans l&rsquo;Amérique du XXe siècle avec une acuité saisissante. On suit Karel de sa naissance à sa vie d&rsquo;homme et de père de famille. On le suit pour mieux comprendre son père, ses frères. Un premier roman prometteur et un livre de Nature writing de premier ordre. A découvrir, donc. </span></p>
<p><em><strong><span style="color: #000000;">&laquo;&nbsp;Le sillage de l&rsquo;oubli&nbsp;&raquo;, de Bruce Machart, Gallmeister, 23, 60€, 335 pages. </span></strong></em></p>
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