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	<title>Quatrième de couv &#187; alcoolisme</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Dans la France de l&#8217;entre-deux&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Dec 2018 08:23:20 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Si les personnages de Nicolas Mathieu avaient vécu à notre époque, il se peut qu&#8217;on les aurait retrouvés sur les barrages montés par les Gilets jaunes.  Pour dénoncer une société sur laquelle ils n&#8217;ont plus de prise et dans laquelle ils ne croient plus&#8230; Le deuxième roman de Nicolas Mathieu se déroule dans les années [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Leurs-enfants-apres-eux_2834.jpg" rel="lightbox[4489]"><img class="alignleft wp-image-4493 size-medium colorbox-4489" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Leurs-enfants-apres-eux_2834-181x300.jpg" alt="CVT_Leurs-enfants-apres-eux_2834" width="181" height="300" /></a></p>
<p>Si les personnages de <strong>Nicolas Mathieu</strong> avaient vécu à notre époque, il se peut qu&rsquo;on les aurait retrouvés sur les barrages montés par les Gilets jaunes.  Pour dénoncer une société sur laquelle ils n&rsquo;ont plus de prise et dans laquelle ils ne croient plus&#8230;</p>
<p>Le deuxième roman de <strong>Nicolas Mathieu</strong> se déroule dans les années 90. Ses personnages vivent à Heillange, dans le bassin lorrain, sinistré. Les hauts fourneaux ont déjà été fermés. Le chômage et la précarité font partie du paysage&#8230;</p>
<p>Dans ce décor post-industriel, <strong>Anthony</strong> promène son ennui. Sa violence aussi.</p>
<p>A 14 ans, le gamin, fils unique, ne travaille pas à l&rsquo;école, traîne des journées entières avec son cousin. Comme pendant cet été 1992. C&rsquo;est là qu&rsquo;il rencontrera <strong>Steph</strong> qui ne rêve que de s&rsquo;en aller, loin de toute cette grisaille.</p>
<p>Un soir,<strong> Anthony</strong> vole la moto de son père pour rejoindre une fête. Le deux-routes sera volé par <strong>Hacine</strong>, un autre adolescent, qui traficote, qui s&rsquo;ennuie tout autant.</p>
<p>Un événement qui va sérieusement ébranlé l&rsquo;équilibre familial autour d&rsquo;<strong>Anthony</strong>. Séparation de ses parents, alcoolisme morbide de son père&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4489"></span></p>
<p>En quatre chapitres (1992, 1994, 1996, 1998) qui portent tous le nom d&rsquo;une chanson emblématique de l&rsquo;année, l&rsquo;écrivain quadragénaire nous parle d&rsquo;une France de l&rsquo;entre-deux, de <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/">celle des lisières, chères à l&rsquo;écrivain Olivier Adam.</a></strong></p>
<p>Des années durant, ces deux ados font voir leurs destins se croiser. Tous les deux rêvent d&rsquo;un ailleurs. Qu&rsquo;ils croiront trouver seulement. Devenus adultes, ils ne peuvent que constater qu&rsquo;ils n&rsquo;auront pas fait mieux que leurs pères. Triste réalité.</p>
<p>Un roman d&rsquo;une grande acuité qui nous parle de résignation sociale et qui a valu à Nicolas Mathieu d&rsquo;obtenir <strong>le prix Goncourt</strong> cette année.</p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Nicolas Mathieu parle de son roman, de cette région qu&rsquo;il connaît bien pour y avoir grandi :</strong></p>
<p><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/084862-000-A/litterature-leurs-enfants-apres-eux/">https://www.arte.tv/fr/videos/084862-000-A/litterature-leurs-enfants-apres-eux/</a></p>
<p>Son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Aux animaux la guerre&nbsp;&raquo;</strong>, qui avait également été publié chez Actes Sud, a été adapté à la télévision, et diffusé en novembre sur France 3. Un polar social au coeur des Vosges. Remarquable.</p>
<div id="attachment_4501" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/03da1254-7c5e6bda2223431fb4a7fcdf28b8b9832696dadc8be80fb71058e757a798a45d.jpg" rel="lightbox[4489]"><img class="wp-image-4501 size-full colorbox-4489" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/03da1254-7c5e6bda2223431fb4a7fcdf28b8b9832696dadc8be80fb71058e757a798a45d.jpg" alt="03da1254-7c5e6bda2223431fb4a7fcdf28b8b9832696dadc8be80fb71058e757a798a45d" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Roschdy Zem et Olivia Bonamy incarnent les deux personnages principaux de l&rsquo;adaptation.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 135 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle sembla aller chercher quelque chose dans le paysage. A force de parcourir le  coin à pied, à vélo, en scoot, en bus, en bagnole, elle connaissait la vallée par coeur. Tous les mômes étaient comme elle. Ici, la vie était affaire de trajets. On allait au bahut, chez ses potes, en ville, à la plage, fumer un pet&rsquo; derrière la piscine, retrouver quelqu&rsquo;un dans le petit parc. On rentrait, on repartait, pareil pour les adultes, le boulot, les courses, la nounou, la révision chez Midas, le ciné. Chaque désir induisait une distance, chaque plaisir nécessitait du carburant. A force, on en venait à penser comme une carte routière. Les souvenirs étaient forcément géographiques.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 321-322 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ces vannes sur les cassos étaient monnaie courante, et de plus en plus répandues. Elles servaient autant à se marrer qu&rsquo;à conjurer le mal, cette marée insidieuse qui semblait gagner de proche en proche, depuis le bas. Ces gens-là, qu&rsquo;on croisait en ville, n&rsquo;étaient plus seulement du folklore, quelques paumés, des grosses têtes en goguette. Il se construisait pour eux des logements, des Aldi, des centres de soins, une économie minimale vouée à la gestion du dénuement, à l&rsquo;extinction d&rsquo;une espèce. Fantomatiques, on les voyait errer de la CAF à la ZUP, du bistrot au canal, des sacs en plastique au bout des bras, munis d&rsquo;enfants et de poussettes, les jambes comme des poteaux, des bides anormaux, une trogne pas croyable. De temps en temps, une fille naissait la-dedans, qui était particulièrement belle. On imaginait alors des choses, des promiscuités, des violences. Elle était chanceuse pourtant. Ce physique lui servirait peut-être de laisser-passer pour un monde meilleur. Ces familles donnaient naissance à des teigneux formidables, qui ne se résoudraient pas à leur sort et rendraient les coups. Ils feraient de brèves carrières déviantes et finiraient morts, ou en prison. [&#8230;] &nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 388 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Pendant huit semaines, il s&rsquo;était donc levé tous les jours à l&rsquo;aube, pour faire cent bornes en bagnole, bosser quatre heures, rentrer et tout ça pour gagner à peine 4000 balles par mois. C&rsquo;était crevant et ça vous tapait sur le ciboulot. Mais au moins, quand il rentrait, sa mère ne l&rsquo;emmerdait pas. Il avait pour lui de se tuer à la tâche, ce qui dans sa famille passait pour la norme. Il n&rsquo;était pas loin de se faire à l&rsquo;idée, d&rsquo;ailleurs. Au moins, il avait la morale de son côté. Il pouvait à son tour se plaindre des impôts, des immigrés, des politiciens. Il ne devait rien à personne, il était utile, il gueulait, exploité, confusément conscient d&rsquo;être le plus grand nombre, la masse qui pouvait tout, et profondément convaincu qu&rsquo;il n&rsquo;y avait rien à faire.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Leurs enfants après eux&nbsp;&raquo;, Nicolas Mathieu, Actes Sud, 21,80€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prix Roblès 2016, c&#8217;est parti !</title>
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		<pubDate>Tue, 03 May 2016 09:40:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Sélection prix Roblès 2016 C&#8217;est le printemps ! Et aussi le moment de plonger dans la sélection du prix Roblès 2016. Depuis 1990, en effet, le prix Emmanuel-Roblès, prix des lecteurs de Blois-Agglopolys, couronne l’auteur d’un premier roman francophone, récompensé par une bourse. Le 3 juin prochain, les lecteurs détermineront ainsi le lauréat 2016 parmi [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600"> Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p>C&rsquo;est le printemps ! Et aussi le moment de plonger dans la sélection du prix Roblès 2016. Depuis 1990, en effet, <strong>le prix Emmanuel-Roblès,</strong> prix des lecteurs de Blois-Agglopolys, couronne l’auteur d’un premier roman francophone, récompensé par une bourse.</p>
<p>Le 3 juin prochain, les lecteurs détermineront ainsi le lauréat 2016 parmi six auteurs. Des semaines déjà que les comités de lecture sont plongés dans leurs écrits.</p>
<p><strong>Avec mes collègues de la NR de Blois, je fais partie d&rsquo;un de ces comités. Qui sera notre lauréat ?</strong></p>
<p><strong>Sélection 2016 :</strong></p>
<p><strong>« En attendant Bojangles  »</strong> d’<strong>Olivier Bourdeaut</strong><br />
<strong>« Djibouti »</strong> de <strong>Didier Deram</strong><br />
<strong>« Le cas Annunziato »</strong> de <strong>Yan Gauchard</strong><br />
<strong>« Un marin chilien »</strong> d’Agnès <strong>Mathieu-Daudé</strong><br />
<strong>« Je me suis tue »</strong> de <strong>Mathieu Menegaux</strong><br />
<strong>« Today we live »</strong> d’<strong>Emmanuelle Pirotte</strong></p>
<p>Vous trouverez <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/10/19/aux-confins-du-desert-une-nuit-djiboutienne/">ici </a></strong>mon post concernant <strong>&laquo;&nbsp;Djibouti&nbsp;&raquo;</strong>, dont j&rsquo;ai beaucoup aimé le texte il y a déjà plusieurs mois, publié chez Buchet Chastel, une petite maison d&rsquo;édition décidément bien inspirée et dont l&rsquo;un des auteurs, <strong>Nicolas Clément</strong>, a précédemment remporté le prix pour <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/29/sauf-les-fleurs-roman-dune-vengeance/">&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;</a>.</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIN-CHILIEN.jpg" rel="lightbox[3543]"><img class="alignleft size-full wp-image-3547 colorbox-3543" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIN-CHILIEN.jpg" alt="MARIN CHILIEN" width="195" height="286" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je viens de refermer <strong>&laquo;&nbsp;Un marin chilien&nbsp;&raquo;, </strong>premier roman<strong> d&rsquo;Agnès Mathieu-Daudé, </strong>conservateur du patrimoine à Paris.</p>
<p>C&rsquo;est très loin de la capitale qu&rsquo;elle nous emmène cependant. En effet, ce roman se déroule en Islande. Là-bas, une drôle d&rsquo;histoire se trame. <strong>Alberto,</strong> géologue chilien vient y passer plusieurs semaines pour suivre de près une éventuelle éruption volcanique. Un quiproquo et un café plus tard, <strong>Thorvardur</strong> le soupçonne d&rsquo;être l&rsquo;amant de <strong>Thorunn</strong>, son ex-femme et mère de son petit garçon. De quoi mettre l&rsquo;homme très très en colère. <strong>Thorvardur</strong> n&rsquo;est pas un homme commode. Colosse colérique et alcoolique, il peut compter sur sa mère, la terrible mégère <strong>Hekla</strong> pour entretenir et alimenter son ressentiment.</p>
<p>Au fil des pages, l&rsquo;histoire se corse. <strong>Alberto</strong> devient, au terme d&rsquo;une nuit alcoolisée, propriétaire de l&rsquo;usine désaffectée de son rival. Puis fait la connaissance de Björn, drôle de fermier solidaire&#8230; qui n&rsquo;est autre que le frère jumeau de <strong>Thorvardur</strong>. Là, il fera aussi la connaissance de <strong>Hanna</strong>, une adolescente paumée et visiblement en danger.</p>
<p>Ajoutez à cela un<strong> Alberto</strong> pris entre sa quête d&rsquo;identité (abandonné à sa naissance, il a été recueilli et élevé par des religieuses), sa culpabilité (il se croit responsable de la mort de son meilleur ami <strong>Marcello</strong>), et son questionnement sur son histoire d&rsquo;amour avec <strong>Maria</strong>, au Chili, et <strong>Thorunn</strong>  en Islande&#8230; et vous obtenez un premier roman exotique, un road-movie sur une île au caractère bien trempé. Dommage que l&rsquo;ensemble du roman ne soit pas à la hauteur des premières pages enthousiasmantes !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 18-19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ces jumeaux  étaient arrivés alors qu&rsquo;Hekla ne s&rsquo;y attendait pas. On ne pouvait pas dire qu&rsquo;elle ne s&rsquo;y attendait plus, elle n&rsquo;avait simplement pas envisagé d&rsquo;avoir des enfants avec Björn, le père. Elle l&rsquo;avait épousé, on faisait comme cela en 1940 et il était peut-être le seul à avoir accepté. Bien plus tard, elle avait appris en regardant le journal télévisé que l&rsquo;on pouvait choisir de vivre avec une femme, plutôt qu&rsquo;avec un homme. Elle ne ressentait pas d&rsquo;attirance particulière pour les femmes, elle n&rsquo;avait d&rsquo;ailleurs pour autant qu&rsquo;elle s&rsquo;en souvienne jamais ressenti d&rsquo;attirance particulière pour qui que ce soit, mais cette découverte en amenait une autre : on pouvait subsister sans mari, et ce sans pour autant rentrer dans les ordres ou avoir raté sa vie. Pourquoi personne ne le lui avait dit ? Cette question devenait obsessionnelle. Elle mettait sur le même plan l&rsquo;autre grande escroquerie que l&rsquo;avait menée à croire que manger de la viande était indispensable à la survie de l&rsquo;être humain, théorie dont la même télévision lui apportait un démenti flagrant sous couvert de reportages sur les végétariens, au milieu des inanités qu&rsquo;elle regardait lorsqu&rsquo;il était trop tard pour que les visiteurs s&rsquo;aventurent dans son jardin. Elle détestait la viande autant qu&rsquo;elle détestait son mari. Elle détestait surtout se faire avoir. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 148 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Peut-être que son projet de recherche soudain et ses envies d&rsquo;éruption n&rsquo;avaient d&rsquo;autre explication que son désir ou son besoin de quitter le Chili. Est-ce que c&rsquo;était aussi quitter Maria ? Il faudrait bien en revenir, de ce voyage en Islande. Ou est-ce qu&rsquo;il prévoyait de disparaître dans l&rsquo;éruption, opposant son silence au satellite qui avait repéré son téléphone et lui transmettait les messages de Maria ? Quel drôle d&rsquo;amour que celui qu&rsquo;il fallait noyer dans des torrents de lave ou d&rsquo;indifférence. Et Thorunn ? Il la connaissait depuis trois jours. Est-ce qu&rsquo;en trois jours on pouvait oublier une relation de dix ans ? Ou est-ce que ce n&rsquo;était pas le seul moyen d&rsquo;oublier une relation de dix ans ? Ce que Maria lui apportait, Thorunn saurait peut-être le remplacer : après tout, elle exsudait le confort en plus d&rsquo;une animalité qui l&rsquo;avait jeté sur le tapis à ses côtés&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 244 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il alla se laver les mains, il frotta longtemps sous le petit filet d&rsquo;au glacée qui s&rsquo;écoulait de l&rsquo;unique robinet du lieu, et essuya sur son pantalon. Il regarda les traces que ses mains dessinèrent sur le velours. Dans quelques minutes, elles auraient disparu, tandis que son empreinte rouge prenait déjà sur la porte une teinte ocrée comme la rouille du phare et la rouille des machines. Accidentelle ou intentionnelle, il fallait réfléchir à la trace qu&rsquo;on voulait laisser. Avait de repartir, il s&rsquo;approcha de la falaise, aussi près qu&rsquo;il l&rsquo;osait. D&rsquo;un mouvement de bras qui faillit le déséquilibrer, il jeta la clé de l&rsquo;usine, aussi loin qu&rsquo;il le put.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un marin chilien&nbsp;&raquo;, Agnès Mathieu-Daudé, Gallimard, 18€</strong></em></p>
<p><em> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Femme libre, toujours tu chériras la mer&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/19/femme-libre-toujours-tu-cheriras-la-mer/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 09:07:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Nous ne sommes qu&#8217;au printemps et je vous annonce déjà le roman de l&#8217;année. Je m&#8217;emballe ? Pas si sûr. En refermant &#171;&#160;Le grand marin&#160;&#187;, premier roman de Catherine Poulain,  j&#8217;ai pris une claque. Comme en l&#8217;ouvrant d&#8217;ailleurs. Tout cela à cause de la première phrase. Je vous raconte ? &#171;&#160;Il faudrait [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff6600"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN.jpg" rel="lightbox[3523]"><img class="alignleft size-full wp-image-3524 colorbox-3523" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN.jpg" alt="GRAND MARIN" width="409" height="599" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous ne sommes qu&rsquo;au printemps et je vous annonce déjà le roman de l&rsquo;année. Je m&rsquo;emballe ? Pas si sûr. En refermant <strong>&laquo;&nbsp;Le grand marin&nbsp;&raquo;,</strong> premier roman de <strong>Catherine Poulain</strong>,  j&rsquo;ai pris une claque. Comme en l&rsquo;ouvrant d&rsquo;ailleurs. Tout cela à cause de la première phrase. Je vous raconte ?</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Il faudrait toujours être en route pour l&rsquo;Alaska. Mais y arriver à quoi bon.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Des mots qui invitent à embarquer. <strong>Catherine Poulai</strong>n l&rsquo;a fait, elle. Dix ans de sa vie sur les bateaux de pêche en Alaska. Seule femme à bord. Pour la beauté du geste, et une putain de liberté chérie depuis ses vingt ans et son départ de Manosque.</p>
<p>D&rsquo;Europe en Asie en passant par l&rsquo;Amérique,<strong> Catherine Poulain</strong>, &laquo;&nbsp;runaway&nbsp;&raquo; jamais lassée, aura été barmaid à Hong-Kong, ouvrière agricole au Canada, employée d&rsquo;une conserverie de poisson en Islande&#8230; et donc pêcheuse en Alaska, là-bas, du côté de Kodiak.</p>
<p>Elle y passera dix ans, de 1993 à 2003. A cette date, les services de l&rsquo;Immigration lui intiment l&rsquo;ordre de quitter le pays. Elle n&rsquo;est pas en règle. Elle regagne la France. Aujourd&rsquo;hui, cette quinquagénaire au visage buriné et aux mains qui intimident, se partage son temps entre deux activités : bergère dans les Alpes-de-Haute-Provence et employée dans les vignobles du Bordelais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3523"></span></p>
<div id="attachment_3539" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG-0783-moonset-harbor-alaska.jpg" rel="lightbox[3523]"><img class="wp-image-3539 size-medium colorbox-3523" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG-0783-moonset-harbor-alaska-300x200.jpg" alt="IMG-0783-moonset-harbor-alaska" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Kodiak, Alaska (Photo Marion Owen)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ses carnets noircis pendant ses heures de quart, elle les a gardés jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;une rencontre avec un écrivain également journaliste lui fasse comprendre qu&rsquo;elle tenait là un matériau fantastique pour un roman. Le premier. <strong>Catherine Poulain</strong> a, au fil d&rsquo;entrevues, expliqué avoir toujours voulu écrire.</p>
<p>A 56 ans, elle signe un roman magistral. Parce qu&rsquo;il lui ressemble ? En partie. Nul doute que <strong>Lili,</strong> le brin de femme qui monte à bord du <em>Rebel</em> pour y enchainer les saisons de pêche (morue noire, du flétan et du saumon), s&rsquo;inspire de la propre vie de l&rsquo;auteure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3535" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN-PHOTO.jpg" rel="lightbox[3523]"><img class="wp-image-3535 size-medium colorbox-3523" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN-PHOTO-300x192.jpg" alt="GRAND MARIN PHOTO" width="300" height="192" /></a><p class="wp-caption-text">Catherine Poulain (photo Geoffroy Mathieu)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lili</strong>, &laquo;&nbsp;la petite Française&nbsp;&raquo; embarque donc. Illégale. Et inexpérimentée. Qu&rsquo;importe. Elle apprendra. Quitte à risquer de perdre la vie, à cause de blessures gravissimes. Elle reste. S&rsquo;accroche dans une obsession du mouvement. Boit des bières avec les autres et ne compte pas ses heures. Oublie sa fatigue et son corps qui crie &laquo;&nbsp;Stop&nbsp;&raquo;. Elle reste pour <strong>Jude</strong>. &laquo;&nbsp;Le grand marin&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est lui. Comme elle, il a une trentaine d&rsquo;années. Un taiseux travailleur et alcoolique. <strong>Lili</strong> l&rsquo;apprivoise. Et ils s&rsquo;aimeront.</p>
<p><strong>Mais ces deux-là peuvent-ils se contenter d&rsquo;une vie comme les autres, avec son possible confort et ses règles sociales ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un livre puissant. Romanesque. Et divinement bien écrit. Chapeau bas !</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 33-34 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je me lève aux aurores. Je saute au bas de ma couchette. Ça m&rsquo;appelle. Le dehors, l&rsquo;air d&rsquo;algues et de coquillages, les corbeaux sur le pont, les aigles dans le mât; le cri des mouettes sur les eaux lisses du port. Je prépare le café pour les deux hommes. Je sors. Je cours sur les docks. Les rues sont désertes. Je rencontre le jour nouveau. Je retrouve le monde d&rsquo;hier. La nuit l&rsquo;a caché puis rendu. Je rentre au bateau hors d&rsquo;haleine, Jesse et Ian se lèvent à peine. Les gars qui seront de l&rsquo;équipage ne vont pas tarder à arriver. Je bois le café avec eux. Mais qu&rsquo;ils sont lents. Mon pied remue sous la table. Je pourrais pleurer d&rsquo;impatience. Attendre est une douleur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Est-ce que mourir va durer longtemps ? Je renifle et me mouche entre deux doigts. C&rsquo;est triste, je pense en regardant le ciel, la mer, c&rsquo;est tellement dommage de mourir. Mais sans doute que c&rsquo;est normal aussi, s&rsquo;en être allée si loin et seule, si loin vers le si Grand Nord, là où on l&rsquo;appelle “the Last Frontier”, la dernière frontière et l&rsquo;avoir franchie, la frontière, avoir trouvé son bateau et se retrouver transportée de joie sur l&rsquo;océan, à y penser le jour et la nuit, à n&rsquo;en dormir presque plus sur son coin de plancher sale. Connaître des jours, des nuits, des aubes belles à en renier son passé, à y vendre son âme. Oui, avoir osé la franchir, la frontière, ça ne pouvait être que pour y trouver la mort, y pêcher sa fin très rouge et très belle, un poisson ruisselant de mer et de sang, venu se ficher dans ma main comme une flèche flamboyante. Je revois mon départ, la traversée des déserts dans le car au lévrier bleu, le ciel de l&rsquo;anorak et ses nuages de duvet autour de moi&#8230; C&rsquo;était donc pour cela que je partais, cette force qui me donnait  toutes les audaces, gagner ma mort. Je revois Manosque-les-Couteaux où je ne mourrai pas, enfin, traquée dans une chambre obscure. Je ne pleure plus. Je redescends dans le carré. Ma main est devenue inerte. Une fois de plus je me sens fautive en voyant les hommes s&rsquo;affairer sur le pont. Je me recroqueville dans la coursive. Il y  fait sombre et chaud. Je serre ma main contre mon ventre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 224 :</strong><em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est moi qui vais pleurer si ça continue – s&rsquo;il me regarde encore avec ces yeux de chien blessé –, c&rsquo;est moi qui pleure. Je le repousse. Je sens ses côtes sous mes mains. Une dernière fois je vois son visage écorché, grand enfant éperdu, avant qu&rsquo;il ressorte. Ce soir ce sera bien ma faute s&rsquo;il boit des gins tonics jusqu&rsquo;à rouler par terre. Je m&rsquo;enfonce dans l&rsquo;antre de ma couchette. Je m&rsquo;enfouis tout entière dans mon duvet. J&rsquo;ai déchargé dix tonnes de poisson, je me suis battue au pic avec la glace de la cale, je me suis rebellée et j&rsquo;ai fait le tour des bars, rencontré un trappeur triste. Mon skipper veut m&rsquo;emmener pêcher à Hawaï et Jude au motel. Manosque-les-Couteaux m&rsquo;attend toujours. C&rsquo;est beaucoup pour une même journée. Les hommes sont repartis au bar. J&rsquo;entends l&rsquo;eau glisser sur le flanc du bateau.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le grand marin&nbsp;&raquo;, De Catherine Poulain, Editions de l&rsquo;Olivier, 19€.</strong></em></p>
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		<title>Famille, quand je ne sais pas vous aimer&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Feb 2015 13:08:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous prenez une maison bourgeoise un peu décrépite mais décorée avec goût et talent. Vous la posez à Marseille. Vous y faites cohabiter trois générations qui n&#8217;ont pas réglé leurs problèmes, vous y ajoutez un fantôme,une famille de domestiques philippins et vous obtenez un roman drôle et ironique sur la vie de famille. &#171;&#160;Je viens&#160;&#187; [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-je-viens.jpg" rel="lightbox[2899]"><img class="alignleft size-full wp-image-2901 colorbox-2899" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-je-viens.jpg" alt="livre-je-viens" width="120" height="176" /></a></p>
<p>Vous prenez une maison bourgeoise un peu décrépite mais décorée avec goût et talent. Vous la posez à Marseille. Vous y faites cohabiter trois générations qui n&rsquo;ont pas réglé leurs problèmes, vous y ajoutez un fantôme,une famille de domestiques philippins et vous obtenez un roman drôle et ironique sur la vie de famille.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;</strong> est le dixième roman écrit par <strong>Emmanuelle Bayamack-Tam</strong>. Celle-ci vit et enseigne en région parisienne.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est racontée d&rsquo;abord par<strong> Charonne</strong>, puis par sa sa grand-mère <strong>Nelly</strong> et enfin par sa mère adoptive, <strong>Gladys</strong>. L&rsquo;histoire, c&rsquo;est celle d&rsquo;une famille qui fonctionne sur des malentendus, des non-dits et des a priori. Rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous, c&rsquo;est comme chez tout le monde. Sauf que là,  tout est exacerbé et qu&rsquo;un fantôme s&rsquo;en mêle, installé à l&rsquo;occasion dans le bureau cosy de la maison.</p>
<p>On y parle du temps qui passe, de la beauté qui flétrit, de l&rsquo;amour qui ne naîtra pas, des apparences qu&rsquo;il faut garder, du racisme qui pollue et de l&rsquo;argent qui continue de faire marcher le monde&#8230;</p>
<p><strong>Charonne</strong>, elle, aimerait bien changer tout cela. Le personnage, suivi de l&rsquo;enfance à l&rsquo;âge adulte, a été adoptée par <strong>Gladys</strong> et <strong>Régis</strong>, son mari-frère ( la mère de l&rsquo;une et le père de l&rsquo;autre se sont mariés, les enfants ne se sont jamais quittés). <strong>Charonne</strong> est métisse et très très forte. De quoi dégoûter rapidement sa mère adoptive de l&rsquo;avoir choisie alors qu&rsquo;elle est un corps tout sec à force de choix alimentaires curieux. Alors <strong>Charonne</strong> se bat contre la solitude dans laquelle on la laisse, le manque d&rsquo;amour dont elle souffre. Et s&rsquo;invente d&rsquo;autres vies quand elle ne se réfugie pas dans celle de sa grand-mère adoptive, <strong>Nelly</strong>, ancienne starlette et comédienne aujourd&rsquo;hui octogénaire.</p>
<p><strong>Nelly</strong>, c&rsquo;est elle la seconde narratrice. On plonge dans ses souvenirs. Ceux d&rsquo;une jeune fille prude et naïve épousée par <strong>Fernand,</strong> plus vieux qu&rsquo;elle. C&rsquo;est lui qui bâtira sa carrière. Qui fera fructifier le patrimoine. Celui qu&rsquo;elle n&rsquo;aimera jamais autant qu&rsquo;une fois qu&rsquo;elle aura épousé le beau <strong>Charlie&#8230; </strong> qui n&rsquo;aime que lui-même et qui est aujourd&rsquo;hui un vieillard sénile et raciste.</p>
<p><strong>Nelly</strong>, qui a toujours tout contrôlé de sa petite personne voit son corps vieillir, se décharner&#8230; et veut mourir.</p>
<p>Et puis il y a <strong>Gladys</strong>. Celle qui n&rsquo;a rien compris. Qui n&rsquo;a pas accepté le mensonge présumé de son père, qui n&rsquo;a pas accepté le remariage de sa mère, qui n&rsquo;a pas voulu que sa féminité puisse être vu, qui a préféré se marier avec celui qui était déjà comme son frère, qui n&rsquo;a jamais pardonné à sa mère d&rsquo;être belle et d&rsquo;en jouer, qui a voulu renvoyer Charonne dans un foyer après un an passé sous le même toit&#8230;</p>
<p>A un moment ou à un autre, un fantôme, chaque fois différent, leur apparaît dans le bureau. Histoire de leur ouvrir les yeux. De leur faire comprendre. Ou pas.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Pages 66-67 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je vais sur mes sept ans et, croyez-le ou pas, l&rsquo;idée du suicide m&rsquo;a déjà effleurée. S&rsquo;il n&rsquo;y avait la promesse informulée par Coco de Colchide, et si je ne me sentais pas investie d&rsquo;une mission, si je n&rsquo;avais pas toute une famille à sauver d&rsquo;elle -même, peut-être aurais-je déjà fait le saut qui sépare une vie sans amour d&rsquo;une inconcevable au-delà. Ce ne serait pas pour toujours : ça durerait le temps que mes parents comprennent la chance qu&rsquo;ils ont eue de m&rsquo;adopter et le drame que constitue ma perte. Gladys et Régis ont besoin que le sang coule, ils ont besoin d&rsquo;en être éclaboussés une bonne fois, et autant que ce soit le mien, ce sang qui n&rsquo;est pas le leur et qui les empêche bêtement de m&rsquo;aimer.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p><strong> Page 171 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il m&rsquo;a aimée – comme il m&rsquo;a aimée ! Et comme il m&rsquo;a rendue heureuse, aussi, même si je gâchais tout par des bouderies, des représailles injustes, des caprices d&rsquo;enfants qui ne sait pas à quel point elle est gâtée. </em></p>
<p><em>J&rsquo;ai retrouvé ça avec ma fille, cette incapacité à mesurer sa chance et à s&rsquo;en féliciter. Il faut croire que je lui ai transmis mon insatisfaction foncière en lieu et place de ma beauté sensationnelle. Et là encore, la vie est mal faite : aujourd&rsquo;hui que je suis devenue facile à contenter et que je me réjouis d&rsquo;un rien, je n&rsquo;ai pus beaucoup de raisons de me réjouir. La Beauté, en tout cas, c&rsquo;est bien fini ; je suis vieille, et Gladys a flingué la sienne.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 359 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Finalement, je n&rsquo;ai ni parents ni enfant à proprement parler, et c&rsquo;est très bien comme ça. J&rsquo;ai commencé à être heureuse le jour où j&rsquo;ai renoncé à attendre quoi que ce soit de mes ascendants et descendants. Et peut-être n&rsquo;est-ce pas un hasard si mon utérus s&rsquo;est refusé aussi farouchement à la procréation. Il savait mieux que moi sue je n&rsquo;avais pas besoin d&rsquo;enfanter pour me réaliser. </em></p>
<p><em>Je dois reconnaître à Charonne qu&rsquo;elle n&rsquo;exige pas grand-chose de nous. Elle aussi a dû renoncer à l&rsquo;heureuse fiction familiale, même si je ne situe pas exactement le moment de son renoncement. Il me semble qu&rsquo;à neuf ans, c&rsquo;était déjà plié de son côté.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong> Mon avis</strong></span></p>
<p><span style="color: #0000ff"> C&rsquo;est la quatrième de couverture de ce roman qui m&rsquo;a donné envie d&rsquo;en tourner les pages et d&rsquo;y plonger. Un bon moment de lecture, dû sans nul doute au sujet, universel. La famille, de sang comme de coeur, est un sujet inépuisable. Et celle-là est particulièrement gratinée, il faut bien le dire. Un roman dans lequel les femmes ont le bon rôle, celui de l&rsquo;action.<br />
</span></p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;, Emmanuelle Bayamack-Tam, P.O.L., 19,90€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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