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	<title>Comme en 14 &#187; Girecourt</title>
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	<description>Une plongée dans le quotidien de la Grande Guerre</description>
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		<title>3 septembre 1914 : j’assiste au bombardement de Rambervillers.</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/centenaire-14-18/2014/09/03/3-septembre-1914-jassiste-au-bombardement-de-rambervillers/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Sep 2014 07:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Goncourt dans la Grande Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Badonviller]]></category>
		<category><![CDATA[Deyvillers]]></category>
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		<category><![CDATA[Girecourt]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Bedel]]></category>
		<category><![CDATA[Rambervillers]]></category>

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		<description><![CDATA[3 septembre 1914. Deyvillers (Vosges)

 Mon 3ème jour de combat. Cette fois-ci j’assiste au bombardement de Rambervillers.
 J’arrive à 1h1/2 en vue de Rambervillers. Au kilomètre 3,7 se trouve une foule nombreuse d’habitants groupés autour du chef de gare. Ils assistent avec des larmes de rage à la ruine de leurs biens. Depuis ce matin [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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</td></tr></table><br /><br /><p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">3 septembre 1914. Deyvillers (Vosges)<br />
</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Mon 3</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> jour de combat. Cette fois-ci j’assiste au bombardement de Rambervillers.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> J’arrive à 1h1/2 en vue de Rambervillers. Au kilomètre 3,7 se trouve une foule nombreuse d’habitants groupés autour du chef de gare. Ils assistent avec des larmes de rage à la ruine de leurs biens. Depuis ce matin 11h les obus allemands tombent méthodiquement sur le centre de la ville, l’église et l’hôtel-de-ville. Encore une fois je n’y tiens plus de curiosité ; j’enfourche ma bicyclette et je m’enfonce à toute vitesse dans la zone des obus. La ville est absolument vide, seuls quelques chasseurs l’occupent encore. Les rues sont couvertes d’une couche ininterrompue de débris de verre. Toutes les minutes, environ, il tombe un obus. Je vois une porte d’épicerie entr’ouverte. J’entre. Il était temps : un bolide tombe à 50m derrière moi, creusant un sinistre entonnoir au milieu de la rue. J’appelle. On me répond de la cave. Là je trouve deux infirmiers et un civil, l’épicier, en train de deviser autour d’un litre de vin. Ils m’offrent naturellement à boire. L’originalité de la chose c’est qu’au lieu d’un verre ils me tendent un gobelet en aluminium trouvé sur un officier du zeppelin, tombé à Badonviller. Par le soupirail de la cave on entend le vacarme des obus : nuance nouvelle dans leur bruit, on dirait d’énormes plaques de zinc qui tombent sur la ville. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Au bout d’une heure le bombardement diminue. Je mets le nez au soupirail. Cà a l’air d’être moins dangereux. Je me répands dans la ville pour voir les dégâts. Derrière la place de l’église un cheval déchiqueté gît dans une mare de sang coagulé. Un peu plus loin, près d’une fontaine, sont éparpillés les débris d’un chasseur à cheval… Dans une rue un énorme trou ouvre le trottoir : le rez-de-chaussée de la maison est déchiqueté : on vient d’en retirer les corps d’une vieille femme et de trois petits enfants. Détail notable : tout est brisé, haché, émietté dans la petite salle à manger ; des morceaux de marbre, de porcelaine, de glace, de bois, d’étoffes jonchent le parquet ; seul, sur la cheminée reste intact… le globe de la pendule !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Quel silence dans une ville qu’on bombarde ! Quel calme ! J’avais été déjà étonné du calme de la campagne sous les obus. Mais rien ne peut décrire l’aspect d’une ville morte sur laquelle s’acharne la mort. Je crois que pendant une demi-heure, la ville entière est à moi. En tout cas pendant ce temps je n’ai rencontré qu’un vieux monsieur à calotte et à pantoufles qui, sorti de sa maisonnette, semblait compter les trous occasionnés par les éclats d’obus sur sa façade.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Mais quel drôle de plaisir pour un peuple dit civilisé de détruire une ville inoffensive, placide et bourgeoise. Au bruit de ces milliers de vitres volant en éclats je me rappelais ces stupides chahuts de collège pendant lesquels pris d’une soudaine folie, nous cassions les carreaux de la maison. Les Allemands agissent comme des étudiants ivres.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> A mon retour, je dois, à peine sorti de la ville, m’aplatir contre un arbre. Un biplan allemand passe à 2.000m et jette deux bombes sur un convoi tout proche de moi ; conclusion : quatre chevaux tués et trois hommes grièvement blessés.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Au loin un « Droeken » vérifie le tir de l’artillerie. Il s’élève au-dessus des lignes ennemies et se balance là-bas à 12kms, hors de portée des canons.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> A Girecourt je rencontre le capitaine Bontemps, attaché à l’état-major du 21</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> corps (Général Legrand) J’apprends que le 21</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> corps se retire cette nuit sur Epinal pour de là gagner le Nord. En effet, toute la nuit, des cavaliers, des fantassins, des artilleurs, des convois, traversent Deyvillers, au clair de la lune. </span></p>

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		<title>1er septembre 1914 : Je suis retourné à la bataille, malgré la consigne.</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Sep 2014 08:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Goncourt dans la Grande Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[149ème]]></category>
		<category><![CDATA[allemands]]></category>
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		<description><![CDATA[1er septembre 1914 Deyvillers
 Je suis retourné à la bataille, malgré la consigne. C’est d’ailleurs un plaisir de plus que d’y aller en désobéissant…
 Il fait un soleil de feu, les 22 kilomètres de route me semblent sans fin. Il n’y a pas de troupes à Girecourt, à Destord, à St Gorgon. Nous avons donc [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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</td></tr></table><br /><br /><p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">1</span><sup><span style="font-size: medium">er</span></sup><span style="font-size: medium"> septembre 1914 Deyvillers</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Je suis retourné à la bataille, malgré la consigne. C’est d’ailleurs un plaisir de plus que d’y aller en désobéissant…</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Il fait un soleil de feu, les 22 kilomètres de route me semblent sans fin. Il n’y a pas de troupes à Girecourt, à Destord, à St Gorgon. Nous avons donc avancé. Il n’y a plus là que des convois. Je remarque une des grandes voitures pour le transport des pianos Erard utilisée pour le transport des vivres.<span id="more-445"></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> A Rambervillers toutes les maisons sont fermées. Il n’y a plus un seul habitant. La rue principale, rue Carnot, je crois, est encombrée de troupes. Beaucoup d’infirmiers, de brancardiers, qui amènent là les blessés recueillis sur la ligne de feu. Ils les transportent au moyen de brancards montés sur deux roues de fer. Un des blessés, dont la tête est toute ensanglantée, meurt pendant qu’on cherche à le faire boire. C’est un tout jeune maréchal des logis de chasseurs. Les rues sont semées d’éclats de vitres. A bicyclette c’est impraticable. Par-ci par-là un monceau de ruines : c’est une maison qui a été touchée par les obus de 150 allemands. Aux environs de l’église plusieurs maisons ont été atteintes ; on voit dans ce qui fut le rez-de-chaussée des morceaux d’armoire à glace, des matelas qui fument encore pêle-mêle avec des casseroles, des pieds de fauteuils et les mille petites choses intimes d’une maison bourgeoise. L’effet des obus est curieux : une jolie petite villa entourée naguère d’un petit jardin qu’on imagine fleuri de roses, d’asters, de géraniums, domine maintenant une énorme excavation où une douzaine de personnes pourraient jouer à la main-chaude. Les usines atteintes sont réduites en miettes.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Nos troupes ont pillé les magasins de la ville. On voit que le vin a coulé dans les ruisseaux. Toutes les rues sentent le vin. Les boutiques de mercerie, de modes, de quincaillerie ont été pillées. Les pauvres chapeaux piétinés, les coupons d’étoffe, les boîtes de clous jonchent la chaussée.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Le canon tonne tout près de Rambervillers. On entend exploser les obus allemands au nord de la ville. Je me dirige de ce côté.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Comme on m’a dit à qu’à Anglemont il y a 7.000 cadavres ennemis, je prends la route de Baccarat et je m’oriente vers le tragique village. Une odeur épouvantable arrive jusqu’à moi. Le bois d’Anglemont doit être un charnier. A l’angle de ce bois et de la route les gros obus pleuvent dru. Il y a là une batterie de 75 sur laquelle je me dirige. Je retrouve l’aimable capitaine de l’autre jour. Il envoie sur l’ennemi ces fameux obus qui font tant de dégâts. Je lui demande s’il est content des résultats. Il me répond : « Vous n’avez qu’à sentir l’odeur qui se dégage de ce bois…» En effet l’endroit est intenable. Je tâche de découvrir de l’infanterie : « Il y en a devant nous…» m’indique le capitaine. Je laisse ma bicyclette aux artilleurs et en me tenant courbé je me rends jusqu’aux tranchées de l’infanterie qui se trouvent à 500m de là. Au milieu des obus qui pleuvent sans cesse j’ai l’impression d’être bien seul !&#8230; Par moments j’ai la gorge qui me serre et je ne sais plus trop où j’en suis aujourd’hui la terre est sèche et chaque obus soulève en éclatant un énorme nuage de poussière. Mais je ne veux pas reculer : je me dis : « C’est stupide de s’être aventuré là-dedans ! mais au fond je trouve ma situation éminemment originale et c’est par plaisir de la nouveauté que j’avance et que je commets cette imprudence folle. Dans la première tranchée que je rencontre se trouvent des hommes du 149</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> avec le lieutenant Petitjean. Celui-ci paraît un peu étonné de voir arriver un médecin, je lui explique que je suis l’homme le plus insouciant de la terre et que je viens là comme curieux et non comme médecin. Le vacarme des obus est tel dans le bois, à la lisière duquel nous nous trouvons, qu’il faut presque crier pour se faire entendre.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Dieu ! qu’on est bien dans une tranchée quand l’artillerie allemande vous envoie de ses nouvelles ! Il y a des hommes autour de nous qui dorment. Le sergent écrit un mot qu’il me charge de mettre à la poste. Le lieutenant qui se nourrit depuis un certain temps de viande avancée et de pain moisi a la dysenterie. Je lui donne les tablettes de chocolat que j’ai sur moi. Il me raconte le travail prodigieux qu’a fourni le 149</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> depuis le début de la campagne. Prodigieux en effet un combat qui dure depuis un mois ! Il me donne pour la communiquer à ses camarades du 170, la liste des officiers survivants du 149. Quelques capitaines, un commandant, quatre ou cinq lieutenants… Pendant que nous causons l’artillerie allemande redouble son vacarme. Le bruit que produit l’explosion des gros obus a quelque chose de « camelote ». On dirait l’éclatement d’une « côlôssale » boîte de gâteaux secs.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Je suis également frappé du silence qui règne sur un champ de bataille, en dehors du bruit de l’artillerie. Les hommes se taisent. Les mouvements de la campagne, le va-et-vient des charrettes, le chant des coqs et des poules, l’aboiement des chiens, le cri des laboureurs, l’appel des femmes parmi les poules … plus rien de cela n’existe. On se trouve dans un décor devenu inutile : à quoi bon maintenant le vert tendre des prairies, le petit brouillard mauve à la lisière du bois, la ligne dorée des chaumes lointains, à quoi bon le soleil ? Toutes ces jolies choses semblent déplacées. Ici la vie n’est plus chez elle : je n’en veux pour preuve que l’odeur de mort qui se dégage de cette belle futaie de hêtres.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Quand je quitte le lieutenant Petitjean pour aller reprendre ma bicyclette l’orage d’artillerie redouble de violence – vraiment les oreilles en ont assez au bout de deux heures de ce vacarme- On ne peut même plus assembler ses idées. Après 8 jours de combat on doit être devenu complètement stupide. Je fuis Rambervillers à toutes pédales, accompagné d’un brave homme d’infirmier dont je partage le bidon de vin et la musette de mirabelles et de poires vertes. Dieu ! que j’avais soif ! Au moment où, assis dans le fossé, je vide le bidon, passe à cheval un prêtre-brancardier avec qui nous partageons nos derniers fruits. Il n’en a pas mangé depuis longtemps dans un paysage aussi serein : il revient de Sarrebourg ! Il nous quitte rapidement, saute lestement sur son cheval et part au galop, la soutane nouée autour de la taille et en culotte courte. </span></p>

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		<title>28 août 1914 :  De nouveau les convois qui nous avaient envahis partent vers l’Est.</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Aug 2014 09:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Goncourt dans la Grande Guerre]]></category>
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		<description><![CDATA[28 août 1914 Deyvillers (Vosges)

La bataille du 28 août vue par Maurice Bedel
 De nouveau les convois qui nous avaient envahis partent vers l’Est. Bon signe.
 Quelques coups de canon espacés, ce matin de 4h à 10h.
 Des artilleurs qui n’avaient plus que des caissons regagnent le feu avec de belles pièces neuves.
 A 10h [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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</td></tr></table><br /><br /><p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">28 août 1914 Deyvillers (Vosges)<br />
</span></p>
<div id="attachment_335" style="width: 310px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://www.nrblog.fr/centenaire-14-18/files/Image51.jpg" rel="lightbox[334]"><img class="size-medium wp-image-335 colorbox-334" alt="La bataille du 28 août vue par Maurice Bedel" src="http://www.nrblog.fr/centenaire-14-18/files/Image51-300x184.jpg" width="300" height="184" /></a><p class="wp-caption-text">La bataille du 28 août vue par Maurice Bedel</p></div>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> De nouveau les convois qui nous avaient envahis partent vers l’Est. Bon signe.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Quelques coups de canon espacés, ce matin de 4h à 10h.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Des artilleurs qui n’avaient plus que des caissons regagnent le feu avec de belles pièces neuves.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> A 10h passent quelques prisonniers allemands. Ils sont une douzaine dont un officier : ils sont pitoyables : sans coiffure, sans arme, leur petite veste couverte de boue. Ils ont les cheveux ras : des espèces de condamnés à mort marchant au supplice. Les troupiers les regardent comme des bêtes curieuses mais ne profèrent aucun cri sur leur passage : ils s’amusent surtout de leurs crânes tondus et de leurs mines affaissées.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> La canonnade redouble d’intensité. Je n’y tiens plus de curiosité. Je veux aller voir la bataille. Je n’en dis rien à personne pour que le commandant l’ignore, je préviens seulement Caussade et à 1h je pars à bicyclette pour Rambervillers.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> A partir de Fontenay les routes sont encombrées de convois. Il y a une boue épouvantable. A Girecourt des chasseurs à pied. A Destord de l’infanterie de marine et de l’artillerie. A partir de Destord plus de troupes sur les routes ; un calme absolu dans un bruit qui commence à devenir formidable. De-ci, de-là un soldat isolé. Dans un fossé je trouve endormi un chasseur du 21</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> qui s’est enveloppé dans un morceau de toile du zeppelin. Non loin de lui un cheval mort empoisonne l’air. A droite et à gauche de la route des canons sont mis en batteries, dissimulés dans des fourrés, ce sont des canons longs. A la borne 3kms7 de Rambervillers je trouve des batteries de 75. Je suis absolument seul sur la route. Rambervillers est là tout près. Les villages au nord de Rambervillers lancent vers le ciel de grandes gerbes de flammes : ce sont Roville, Anglemont, Ménil qui brûlent. Le ciel est tout floconneux de fumées d’obus. Je continue à avancer, je voudrais atteindre les batteries d’artillerie lourde que j’entends faire leur gros vacarme un peu plus loin. J’ai bien du mal à me sentir en pleine bataille : un bruit d’enfer, mais pas de mouvement. En arrivant en haut de la côte Saint-Gorgon, au moment où je monte sur ma bicyclette, soudain une décharge colossale part dans mon dos : « C’est sur moi qu’on tire ! » Je me jette dans un fossé de la route, on continue à tirer. Je réfléchis : « c’est trop de bruit pour moi seul, ce sont les batteries de 75 qui tirent. » Je reviens sur mes pas, craignant que des obus allemands ne répondent aux 75. Je m’installe derrière les pièces. Je me présente aux capitaines. Je leur explique ma présence : « J’ai voulu voir une bataille, c’est bien simple. » Cela les amuse. Ils m’expliquent ce qu’ils font : avec leurs 75 ils tirent à 8.000m sur Roville et Anglemont ; ils utilisent pour ce tir si long de nouveaux obus provenant de Bourges, invention récente, différente de l’invention Turpin qu’on expérimente aujourd’hui à St Dié.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Le vacarme de la batterie, mêlé au vacarme des Rimailho</span><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a><span style="font-size: medium">, est insensé. Il semble que depuis une demi-heure je sois entré dans une clouterie. Les pièces tirent un nombre de coups invraisemblable. Le plus curieux c’est qu’elles tirent sur de l’inconnu et que pour le moment on ne leur répond pas. Ce sont les Rimailho, en avant, qui reçoivent les bruyantes réponses de l’ennemi. Je me fais à cette bruyante fanfare, on s’y fait vite, et j’y suis si bien fait que je reconnais, parmi ce chambardement, le vol d’un coléoptère : c’est un bousier qui se dirige vers le crottin des chevaux de la batterie.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Le capitaine aimable auprès duquel je me tiens m’explique la retraite de Sarrebourg.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Depuis le 20 août on ne peut, me dit-il, plus rien obtenir des troupes, tellement Sarrebourg, ses tranchées bétonnées et ses canons les ont démoralisées. Il m’affirme que depuis trois jours nous nous livrons sur Rambervillers au jeu suivant : nous faisons reculer l’ennemi, dans la journée, de 3 à 4 kms. Dans la nuit les hommes se replient et les Allemands s’avancent de nouveau. C’est à se demander s’il n’y a pas là une manœuvre de notre part pour épuiser les Allemands déjà à bout de souffle.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Pendant qu’il me donne ces explications un « Taube » vient virer au-dessus de nous, puis s’éloigne vers Anglemont. Vingt minutes après se produit le cataclysme auquel je ne m’attendais plus, l’arrivée des obus de 151 allemands, de ces fameux obus qui ont tant démoralisé notre infanterie et nos artilleurs. Je causais avec le capitaine quand soudain il m’empoigne par l’épaule, me jette à terre, en me criant : « Couchez-vous, toubib ! » Lui-même se couche et aussitôt un bruit formidable retentit : c’est comme si un nuage de toile se déchirait en mille morceaux : un obus vient de tomber à 500 m de nous. Je n’ai rien vu, seulement entendu. Une minute après, même geste du capitaine : cette fois-ci je me couche mais je regarde : en même temps que l’obus éclate la terre se soulève en une gerbe conique de 5 à 6m de haut, volcan soudain réveillé et soudain éteint. Au 3</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> obus, je reste simplement assis, je l’entends nettement arriver. Il éclate à notre droite, à 500m environ. Il en arrive encore un, tir trop court encore.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Et puis c’est tout : notre batterie qui n’a pas cessé de tirer, continue de plus belle. Malheureusement un de ses obus va éclater à quelques cent mètres en avant dans un nuage de fumée : cela permet à l’ennemi de la repérer mieux encore qu’au moyen d’un Taube. Elle est obligée de changer de position et se porte derrière Saint-Gorgon. Je la quitte pour regagner Deyvillers.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Sur la route, des kilomètres de convois, d’artillerie lourde, d’artillerie de 75 vont et viennent. Je peux à peine avancer ; et la boue très grasse fait déraper ma bicyclette entre tous ces lourds camions : je vais de Destord à Girecourt en me faisant tirer par un canon de campagne, dont j’ai pu atteindre le manchon de cuir qui protège la gueule. A Girecourt les hommes font une fusillade nourrie contre un avion allemand qui passe très haut, insouciant.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> A Deyvillers on me fête : pensez donc, du bataillon, il n’y a que le médecin qui ait vu le feu !</span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a> Obus à la mélinite. Emile Rimailho (1864-1954) mit au point le frein du canon de 75. Artillerie lourde à tir rapide.</p>
<p>&nbsp;</p>
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