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	<title>Quatrième de couv &#187; Zakhar Prilepine</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>La Russie façon Prilepine</title>
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		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/05/la-russie-facon-prilepine/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Jul 2015 08:28:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les valises sont prêtes ? A moins que vous ne soyez déjà en train de barboter&#8230; Pour certains, les vacances viennent de commencer. Pour d&#8217;autres, elles se préparent. Entre la crème scolaire, le maillot de bain et le tire-bouchon ( pour le rosé !) , il doit bien vous rester une petite place pour un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PRILEPINE.jpg" rel="lightbox[3100]"><img class="alignleft size-full wp-image-3103 colorbox-3100" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PRILEPINE.jpg" alt="PRILEPINE" width="120" height="227" /></a></em>Les valises sont prêtes ? A moins que vous ne soyez déjà en train de barboter&#8230; Pour certains, les vacances viennent de commencer. Pour d&rsquo;autres, elles se préparent. Entre la crème scolaire, le maillot de bain et le tire-bouchon ( pour le rosé !) , il doit bien vous rester une petite place pour un livre, non ?</p>
<p>Poursuivons dans nos conseils de l&rsquo;été. Après l&rsquo;espagnole <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/16/avec-le-temps-tout-sen-va/"><strong>Milena Busquets</strong></a>, pourquoi ne pas filer bien plus à l&rsquo;Est ? En suivant, par exemple, le russe <strong>Zakhar Prilepine</strong>.</p>
<p>Les lecteurs curieux habitués à parcourir mon blog savent que j&rsquo;apprécie particulièrement cet auteur au parcours assez peu orthodoxe. Retrouvez ici mon post sur <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/13/nouvelles-de-la-campagne-russe/"><strong>&laquo;&nbsp;Des chaussures pleines de vodka chaude&nbsp;&raquo;</strong> </a></p>
<p>et ici celui consacré à <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/07/14/implacables-chroniques-russes/">&laquo;&nbsp;Je viens de Russie&nbsp;&raquo;. </a></strong></p>
<p>Bref, avec <strong>&laquo;&nbsp;Une fille nommée Aglaé&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur et journaliste fait ce qu&rsquo;il écrit de mieux, des nouvelles sur son pays à travers des thèmes qui lui sont chers : la figure du père, les rapports compliqués voire impossibles entre hommes et femmes, la confrontation des classes sociales, le temps qui passe&#8230;</p>
<p><span id="more-3100"></span></p>
<p>Ici, ce sont sept histoires à travers la Russie profonde qui se laissent raconter. La langue est parfois crue, cinglante. Les mots fusent. Pas de demi-mesure ni de faux-semblant.</p>
<p>Ses sept nouvelles se présentent toutes comme des tableaux. Avec un fond très noir, l&rsquo;alcool et la déveine en prime. Le fatalisme est la dérision sont de mise dans ces histoires qui se déroulent au coeur d&rsquo;une campagne abandonnée et triste.</p>
<div id="attachment_3105" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ZakharPrilepine_2-672x359.jpg" rel="lightbox[3100]"><img class="wp-image-3105 size-medium colorbox-3100" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ZakharPrilepine_2-672x359-300x160.jpg" alt="(Photo AFP)" width="300" height="160" /></a><p class="wp-caption-text">(Photo AFP)</p></div>
<p>Fils d’un professeur et d’une infirmière russes, <strong>Zakhar Prilepine</strong> termine la faculté philologique (linguistique) de l’Université d’État de Nijni Novgorod. Il a été commandant dans le service des OMON (forces spéciales de police) et a pris part à des combats en Tchétchénie entre 1996 et 1999. Membre du parti national-bolchevique de <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Limonov">Limonov</a></strong>  depuis 1996, il est l’un des intellectuels protestataires les plus célèbres de Russie. Il s’est fait connaître du grand public en 2004 avec son roman <strong>« Patologii »</strong>, relatant sa guerre de Tchétchénie.Puis<strong> « San’kia »</strong>, fiction sur le terrorisme, paru en 2006, lui a valu la célébrité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 34 : &laquo;&nbsp;Une fille nommée Aglaé&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Dehors, il faisait froid, on était un 7 mars, le temps était dégueulasse. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand on cherche à arrêter un véhicule, il ne faut surtout pas gesticuler, sinon on pense que vous êtes saoul, et personne ne s&rsquo;arrête. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai trouvé un endroit entre les flaques d&rsquo;eau, et j&rsquo;ai levé la main. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Comme il n&rsquo;y a pas du tout de travail dans cette ville, tout le monde a besoin de se faire un peu de fric, et c&rsquo;est pour ça que le premier qui est passé a freiné tout de suite. Le deuxième a freiné aussi, mais trop tard. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Quartier Nord, ai-je dit au chauffeur en me glissant sur le siège arrière. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il n&rsquo;a pas dit son prix, mais de toute façon, chez nous, c&rsquo;est toujours cinquante roubles d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre de la ville, on n&rsquo;a donc pas à marchander. C&rsquo;est là que je me suis rappelé que je n&rsquo;avais pas d&rsquo;argent sur moi ; et pire encore, que je n&rsquo;en avais pas non plus chez moi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 154-155 : &nbsp;&raquo; L&rsquo;interrogatoire&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;La dernière fois qu&rsquo;ils avaient contrevenu à la loi, c&rsquo;était sans doute un an auparavant, lorsque dans une compagnie de hasard quelqu&rsquo;un avait proposé de faire tourner un joint – ils l&rsquo;avaient fait tourner. Alekseï aimait fumer de l&rsquo;herbe, mais n&rsquo;en achetait, semble-t-il, jamais lui-même. Novikov, en revanche, y était indifférent – il avait cessé de boire de la vodka depuis un certain temps. Il se contentait d&rsquo;un peu de bière, de vin, d&rsquo;un petit verre de cognac&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Supposer qu&rsquo;Alekseï pouvait avoir commis quelque chose dans ce genre était difficile à admettre : ils se téléphonaient presque chaque jour, Novikov connaissait tous ses revenus et ses dépenses, son cercle de connaissances ainsi que ses habitudes. Novikov avait beau chercher, il ne voyait dans la vie de son ami aucun recoin qui pût abriter un vice caché. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;était un homme souriant, tendre, un peu désordonné, dénué de toute méchanceté. Il avait été pendant toute sa jeunesse passionné de photographie, et il lisait les livres que lui passait Novikov. Si on ne les lui avait pas donnés, il n&rsquo;en aurait jamais eu connaissance. Mais il lisait toujours ce qu&rsquo;on lui proposait, comprenait tout et s&rsquo;en souvenait. Dans sa vie apparaissaient de temps en temps des filles, cependant, il s&rsquo;en séparait toujours conformément  à son caractère  – d&rsquo;une façon brouillonne, avec douceur, en souriant, sans faire de vagues.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 301 : &laquo;&nbsp;L&rsquo;ombre d&rsquo;un nuage sur l&rsquo;autre rive&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;– C&rsquo;est quoi, la jalousie ? me demande-t-elle. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je regarde, sans pouvoir détacher mes yeux, le curseur brillant de sa fermeture éclair, et parfois seulement, d&rsquo;un coup d&rsquo;oeil rapide, son ongle cassé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– C&rsquo;est quelque chose d&rsquo;autre, dis-je avec difficulté. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Dans ce cas, n&rsquo;importe quelle qualité humaine chez un homme, et la même chez la femme, doit avoir des noms différents. Il n&rsquo;y a aucune raison de désigner la jalousie masculine et la jalousie féminine par le même mot. La bêtise, la bassesse, la lâcheté et, je ne sais pas, moi, la trahison, doivent être considérées  comme des concepts différents selon que l&rsquo;on est un homme ou une femme. Tu comprends ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Non.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>– C&rsquo;est simple. Ce qui est normal pour une femme vaudrait à un homme qu&rsquo;on le tue. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Et le contraire ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle réfléchit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Non, répondit-elle fermement. Il faut tuer un homme pour tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Encore une virée réussie dans la Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Ce que j&rsquo;aime dans l&rsquo;univers de Prilepine, c&rsquo;est le mordant des situations, le contexte social toujours décortiqué et l&rsquo;espoir toujours trop mince que cela change un peu. Pas super encourageant, me direz-vous ? Peut-être. La Russie contemporaine, quoi&#8230;</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une fille nommée Aglaé&nbsp;&raquo;, Zakhar Prilepine, Actes sud, 23€.</strong> </em></p>
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		<title>Implacables chroniques russes</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/07/14/implacables-chroniques-russes/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/07/14/implacables-chroniques-russes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Jul 2014 07:02:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Les vacances sont souvent l&#8217;occasion d&#8217;aller à la découverte d&#8217;un pays. Pour certains, faute d&#8217;argent ou d&#8217;envie, le voyage se fera à travers un livre. Ca marche aussi. La preuve avec &#171;&#160;Je viens de Russie&#160;&#187; de Zakhar Prilepine. Un auteur russe contemporain dont j&#8217;aime beaucoup la verve et la plume.  &#171;&#160;Des chaussures remplies de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RUSSIE.jpg" rel="lightbox[2566]"><img class="alignleft size-full wp-image-2579 colorbox-2566" style="margin: 10px" alt="RUSSIE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RUSSIE.jpg" width="195" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les vacances sont souvent l&rsquo;occasion d&rsquo;aller à la découverte d&rsquo;un pays. Pour certains, faute d&rsquo;argent ou d&rsquo;envie, le voyage se fera à travers un livre. Ca marche aussi. La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;Je viens de Russie&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Zakhar Prilepine</strong>. Un auteur russe contemporain dont j&rsquo;aime beaucoup la verve et la plume.  <strong>&laquo;&nbsp;Des chaussures remplies de vodka chaude&nbsp;&raquo;,</strong> le dernier roman que j&rsquo;avais lu de lui, chroniqué sur Quatrième de couv se trouve <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/13/nouvelles-de-la-campagne-russe/">ici.</a><strong></strong><strong> </strong></p>
<p><strong>Zakhar Prilepine</strong> est écrivain ( une dizaine d&rsquo;ouvrages à son actif) , linguiste, journaliste et homme politique russe. Agé de 39 ans, il est membre du <strong>Parti National-Bolchevik</strong> depuis 1996.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Fils d’un professeur et d’une infirmière russes, <strong>Zakhar Prilepine</strong> termine la faculté philologique (linguistique) de l’Université d’État de Nijni Novgorod. Il a été commandant dans le service des OMON (forces spéciales de police) et a pris part à des combats en Tchétchénie entre 1996 et 1999.</p>
<p><span id="more-2566"></span></p>
<div id="attachment_2574" style="width: 260px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PHOTO-PRILEPINE.jpg" rel="lightbox[2566]"><img class="size-full wp-image-2574 colorbox-2566" alt="Zakhar Prilepine" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PHOTO-PRILEPINE.jpg" width="250" height="299" /></a><p class="wp-caption-text">Zakhar Prilepine</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Membre du parti national-bolchevique de <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Limonov">Limonov</a></strong>  depuis 1996, il est l’un des intellectuels protestataires les plus célèbres de Russie. Il s’est fait connaître du grand public en 2004 avec son roman <strong>&laquo;&nbsp;Patologii&nbsp;&raquo;</strong>, relatant sa guerre de Tchétchénie.Puis<strong> &laquo;&nbsp;San’kia&nbsp;&raquo;</strong>, fiction sur le terrorisme, paru en 2006, lui a valu la célébrité.</p>
<p><strong>Zakhar Prilepine</strong> est considéré comme le <strong>Maxime Gorki</strong> contemporain.<strong> Maxime Gorki</strong>, de son vrai nom Alexeï Peshkov, est né à Nijni-Novgorod en 1868. Orphelin très tôt, il commence à travailler dès l’âge de onze ans, exerçant divers métiers. Une vie très dure qu’il racontera plus tard dans sa trilogie autobiographique. Son premier récit est publié en 1892. Il choisit le pseudonyme de Gorki, qui signifie &laquo;&nbsp;amer&nbsp;&raquo; en russe. Le jeune écrivain prend une part active à la propagande révolutionnaire. L&rsquo;auteur sera, au fil de sa vie, considéré comme le porte-drapeau de la littérature soviétique et du réalisme socialiste.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Je viens de Russie&nbsp;&raquo;</strong> rassemble des textes écrits entre 2003 et 2011. Des  chroniques donc, des textes politiques et d&rsquo;autres plus personnels qui évoquent ses émotions, ses souvenirs, ses voyages, ses amours&#8230; Le livre est construit en deux parties : Je viens de Russie (1999-2008) et Ceci me concerne personnellement (2008-2011).</p>
<p><strong>Prilepine</strong> nous plonge dans la réalité, brutale et sans concession, de la Russie des &laquo;&nbsp;années zéro&nbsp;&raquo;, de 2000 à aujourd&rsquo;hui. Un tableau brossé sans concession.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33</strong> : <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;ai croisé aussi plusieurs milliers de partisans du national-bolchevisme et j&rsquo;en connais une bonne centaine qui sont allés en prison en toute connaissance de cause. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les gars russes appartenant à la race des nouveaux révolutionnaires sont pleins de joie et d&rsquo;ardeur au moment où ils apprennent que très bientôt leur liberté va être interrompue pour des mois et des années. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai connu des récidivistes, des officiers de police, des chauffeurs, des dockers, des professeurs, des politiques, des hommes d&rsquo;affaires, des millionnaires, des pauvres. J&rsquo;ai travaillé dans la milice, dans une agence de publicité, dans une magasin, dans un journal, dans un cimetière, et ce n&rsquo;est pas tout. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Courage et patience, pitié et colère sont les quatre points cardinaux du Russe.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 106 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] En 1998, le peuple ne s&rsquo;intéressait pas à Eltsine, des centaines de milliers, si ce n&rsquo;est des millions d&rsquo;hommes, le haïssaient vraiment. Il était clair que, déglingué et gémissant, ils finirait bientôt par descendre de son trône. En le tuant, on risquait de faire un cadeau à l&rsquo;un de ceux qui souhaitaient prendre sa place. Qui était alors sur la liste des prétendants ? Je n&rsquo;ai même pas envie de donner leurs noms. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En 1998, tout ce qu&rsquo;Eltsine pouvait perdre et vendre, il l&rsquo;avait déjà perdu et vendu. Pour continuer la braderie, il fallait de nouveaux visages plus convaincants. Il me semble que la Russie n&rsquo;avait rien à gagner à sa mort. De fait, il était déjà mort. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quelque temps après qu&rsquo;il avait quitté son poste, la racaille que l&rsquo;on appelle chez nous “l&rsquo;élite politique”, a livré Eltsine à la vindicte publique. Pas lui en personne, non, mais son souvenir et ses oeuvres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 181 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Au son de ces musiques enjouées, l&rsquo;Etat a rapidement rafistolé le vieil appareil répressif soviétique rouillé et la machine idéologique soviétique tout aussi rouillée dans laquelle les paroles sur les “enseignements de Marx, Engels et Lénine” ont été remplacées par un mantra séduisant sur la stabilité et la modernisation. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les énormes affiches (que j&rsquo;ai longées pendant cinq ans sur le chemin de l&rsquo;école) avec le slogna “Les décisions du XXVe congrès du PCUS seront appliquées” étaient remplacées à l&rsquo;identique par la proposition de donner via au plan secret de celui qui était, jusqu&rsquo;à nouvel ordre, notre président bien-aimé. Le plus vexant était que, même en plein marasme, le congrès du PCUS pouvait prendre des décisions susceptibles d&rsquo;être appliquées un jour, sait-on jamais ; aujourd&rsquo;hui, il n&rsquo;y a plus de plan du tout et on ne ne nous le cache même pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Gorbatchev, Eltsine, Poutine font partie de son univers. Il les critique, aurait pu les tuer&#8230; Le recueil de chroniques de Zakhar Prilepine est éminemment politique. Même si des détails, des épisodes peuvent échapper au lecteur non-spécialiste de l&rsquo;histoire russe (c&rsquo;est mon cas), il n&rsquo;en demeure pas moins que cet ouvrage offre un avis éclairé et éclairant sur ce pays que l&rsquo;auteur aime profondément. Un portrait lucide. Mais terrible qui permet d&rsquo;ailleurs de comprendre par ailleurs les événements de ces derniers mois en Ukraine et en Crimée. A découvrir.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Je viens de Russie&nbsp;&raquo;, de Zakhar Prilepine, traduit du russe par Marie-Hélène Corréard, Editions de la Différence, 22€.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Nouvelles de la campagne russe</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/13/nouvelles-de-la-campagne-russe/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 16:44:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Russie d&#8217;aujourd&#8217;hui dans toutes ses contradictions. Et un regard aiguisé sur une jeunesse qui, loin des villes, tente de se faire une place dans une société désormais ouverte à tous les vents venus de L&#8217;Ouest et de l&#8217;argent. Voilà ce que propose le jeune Zakhar Prilepine, auteur de 36 ans qui après avoir été [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782742796205.jpg" rel="lightbox[434]" title="9782742796205"><img class="alignleft size-full wp-image-436 colorbox-434" style="margin: 10px;" title="9782742796205" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782742796205.jpg" alt="" width="71" height="135" /></a>La Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui dans toutes ses contradictions. Et un regard aiguisé sur une jeunesse qui, loin des villes, tente de se faire une place dans une société désormais ouverte à tous les vents venus de L&rsquo;Ouest et de l&rsquo;argent. Voilà ce que propose le jeune <a title="Découvrez son précédent roman, paru aussi chez Actes Sud" href="http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature-etrangere/sankia">Zakhar Prilepine</a>, auteur de 36 ans qui après avoir été vigile, manutentionnaire et barman, est parti faire la guerre en Tchétchénie lors des conflits de 1996 et de 1999. Là, ce<a title="Une interview de l'auteur" href="http://www.lecourrierderussie.com/2011/09/05/zakhar-prilepine-ai-decouvert/"> militant politique à la fois poète et romancier</a> propose onze nouvelles intitulées &laquo;&nbsp;Des chaussures pleines de vodka chaude&nbsp;&raquo;. Un titre pour le moins étrange&#8230; <span id="more-434"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Zakhar_Prilepine1.jpg" rel="lightbox[434]" title="Zakhar_Prilepine1"><img class="alignleft size-medium wp-image-452 colorbox-434" style="margin: 10px;" title="Zakhar_Prilepine1" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Zakhar_Prilepine1-255x300.jpg" alt="" width="153" height="180" /></a>Un avant-goût de ces petites histoires dans le décor se situent dans la campagne russe. Loin des villes, du divertissement et de l&rsquo;argent facile. Alors les jeunes se débrouillent ( voir la nouvelle  &laquo;&nbsp;Viande de chien&nbsp;&raquo;), improvisent, font avec les moyens du bord, limités. Et c&rsquo;est tout un pan de la société qui se laisse ainsi découvrir. Entre les filles délurées qui attendent sur le bord des routes, les plans foireux et les règlements de compte, les paris stupides, l&rsquo;alcool bu plus de que raison dès le petit matin ( voir  la nouvelle intitulée  &laquo;&nbsp;Un héros de rock&rsquo;n roll&nbsp;&raquo;), les arrestations intempestives et cette putain de guerre qui a laissé des traces indélébiles&#8230;</p>
<p>Page 17, dans la &laquo;&nbsp;Gilka&nbsp;&raquo; : &laquo;&nbsp;<em>Je les imaginais, allant et venant en ce moment dans mon appartement, interrogeant ma femme pour savoir quand j&rsquo;étais parti, où j&rsquo;étais allé, quand j&rsquo;arriverais et où. Et elle restait sans bouger, les regardant avec haine et mépris ; elle n&rsquo;avait même pas eu à effacer ces expressions de son visage : c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;elle m&rsquo;avait regardé quelques minutes avant leur arrivée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Page 43, dans &laquo;&nbsp;Slavtchouk&nbsp;&raquo; : <em> &laquo;&nbsp;Les voyous russes ne chantent pas de rap. Sans doute parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas le sens du rythme. Slavtchouk était néanmoins d&rsquo;une race proche de celle de ces chanteurs tristes à la peau noire : muscles saillants, pommettes fortes, narines bien dessinées, sourire presque caressant, lèvres légèrement retroussées, avec une dent recouverte d&rsquo;un métal étrange, des filles autour qui, enfin, ne chantent pas mais ne peuvent s&rsquo;empêcher d&rsquo;effleurer, tantôt d&rsquo;un côté, tantôt de l&rsquo;autre, son corps d&rsquo;homme, exécutant ce pour quoi elles sont faites&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Page 63, dans la nouvelle intitulée &laquo;&nbsp;Histoire de putes&nbsp;&raquo; :<em>  &laquo;&nbsp;En règle générale, le sexe n&rsquo;intéresse pas les femmes. Partir à la recherche d&rsquo;une jolie paire de gants, aller dans un café douillet et paisible où l&rsquo;on peut rêver à loisir, voilà ce qui leur fait vraiment plaisir. Les hommes pensent que les femmes sont intéressées par le sexe. Mais les femmes, ce sont les hommes qui les intéressent. Tout le reste, elles le font par jeu ou par pitié. Les femmes croient que ce sont les femmes qui intéressent les hommes. Or c&rsquo;est le sexe qui les intéresse. Le reste est le fruit du hasard ou le résultat d&rsquo;un accès de légère excitation qui, d&rsquo;ailleurs, peut se prolonger tout une vie. C&rsquo;est là que s&rsquo;achèvent les différences entre les sexes &laquo;&nbsp;.</em></p>
<p>Au fil des pages, le narrateur guide le lecteur dans son pays, ses excès et ses manques à travers les histoires que vivent Valia, Roubtchik et les autres. Le style est direct, sans ambage. La langue claque. Mais la poésie n&rsquo;est jamais loin ( dans  &laquo;&nbsp;Un héros de rock&rsquo;n roll&nbsp;&raquo;, par exemple ainsi que dans &laquo;&nbsp;La grand-mère, les guêpes et la pastèque&nbsp;&raquo;).  Les histoires de Prilepine sont tour à tour drôles, tendres, tristes ou tragiques.</p>
<p>Une façon de voyager à moindre coût dans la Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Celle de Poutine et de Medvedev certes mais surtout celle d&rsquo;une jeunesse paumée, fatiguée. Sacrifiée ? <em><br />
</em></p>
<p>Pour ceux qui veulent découvrir les romanciers russes contemporains, vous pouvez aussi vous plonger dans l&rsquo;oeuvre <a title="Découvrez cet auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andre%C3%AF_Guelassimov">d&rsquo;Andreï Guelassimov</a>.  J&rsquo;ai lu deux de ses romans : &nbsp;&raquo; <em>Fox Mulder a une tête de cochon&nbsp;&raquo;</em> ainsi que <em>&nbsp;&raquo; L&rsquo;année du mensonge&nbsp;&raquo;</em> ( édités tous les deux chez Actes Sud).</p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;D</em></strong><em><strong>es chaussures pleines de vodka chaude&nbsp;&raquo;, Zakhar Prilepine, Actes Sud, 192 pages, 19,80€.</strong></em></p>
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