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	<title>Quatrième de couv &#187; voyage</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Changer de braquet et se rencontrer soi-même</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2022 06:41:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été/automne 2022 Quelle claque ! Je n&#8217;avais pas lu Fief qui a valu, à David Lopez d&#8217;obtenir le prix du Livre Inter. C&#8217;était son premier roman. Autant dire que le second, Vivance, était particulièrement attendu. Alors J&#8217;y suis entrée. Vite. Et je ne l&#8217;ai plus lâché. Impossible d&#8217;abandonner le narrateur, dont on ne connait ni le nom, ni [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire été/automne 2022</strong></span></p>
<p><b><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIVANCE.jpg" rel="lightbox[6108]"><img class="alignleft size-full wp-image-6110 colorbox-6108" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIVANCE.jpg" alt="VIVANCE" width="409" height="600" /></a></b></p>
<p>Quelle claque ! Je n&rsquo;avais pas lu <em><strong>Fief</strong> </em>qui a valu, à <strong>David Lopez</strong> d&rsquo;obtenir le prix du Livre Inter. C&rsquo;était son premier roman. Autant dire que le second, <strong><em>Vivance</em></strong>, était particulièrement attendu. Alors J&rsquo;y suis entrée. Vite. Et je ne l&rsquo;ai plus lâché.</p>
<p>Impossible d&rsquo;abandonner le narrateur, dont on ne connait ni le nom, ni l&rsquo;âge exact, ni le parcours de vie dans les détails. Il est séparé, ne travaille pas ou plus. Aime les chats et plus particulièrement celui qui partage son maison, <strong>Cassius</strong>. Il a un vélo qui a aussi un p&rsquo;tit nom, <strong>Séville</strong>. Un vélo qu&rsquo;il va enfourcher. Et partir. D&rsquo;abord pour retrouver <strong>Cassius</strong> qui a pris la fuite après les inondations.</p>
<p>Des semaines, des mois ? Sans autre boussole que celle de ces envies et des rencontres qu&rsquo;il fait, il arpente un territoire &#8211; montagneux &#8211; dont on saura jamais le nom. Une échappée solitaire au milieu de gens paumés.</p>
<p>Au fil de son parcours, des rencontres dans la France des marges. Des hommes et des femmes : <strong>Denis</strong>, <strong>Noël</strong>, <strong>Maurice</strong>, <strong>Francine</strong>&#8230; Le narrateur leur parle, il les accompagne, il les fuit. Il les aime. Il s&rsquo;allège aussi. Au propre comme au figuré. Il souffre aussi. Physiquement. Psychiquement. Et finira par rentrer. Plus riche. Plus affûté que jamais.</p>
<p>Plus vivant que jamais ? Le titre de ce roman extrêmement bien écrit, reprend une notion psychologique. La vivance ( le mot vivance vient du néologisme du mot espagnol <em>vivencia)</em> est une notion présente à notre esprit lors de toute séance de sophrologie et lors de chacune de ses étapes. Le principe est celui de la rencontre du corps et de la psyché à l’intérieur de la conscience. Cette rencontre, qui se produit en niveau sophronique, apporte un ou des changements parfois intimes et profonds.)</p>
<p>A 32 ans, <strong>David Lopez</strong>, issu du master de Création littéraire de l&rsquo;université Paris 8, signe là un deuxième roman percutant. Rempli de petits riens et d&rsquo;un grand tout.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6108"></span></p>
<p><strong>David Lopez était l&rsquo;invité de Rebecca Manzoni, en septembre, sur France Inter. L&rsquo;émission est à découvrir ici : </strong></p>
<p><a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/totemic/totemic-du-mardi-13-septembre-2022-7226880">https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/totemic/totemic-du-mardi-13-septembre-2022-7226880</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 111 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Dehors la chaleur est écrasante, le soleil a atteint son zénith. La maison de Noël, en vieilles pierres, garde la fraîcheur, on y est bien. Il s&rsquo;est isolé dans sa chambre, de la dépendance où je nettoie Séville j&rsquo;entends sa télévision. Sans pouvoir distinguer les pots je crois reconnaître les ambiances sonores des documentaires animaliers de mon enfance, en particulier la voix du narrateur, son rythme, sa lenteur. Sa contemplation. C&rsquo;est à peine si on s&rsquo;est parlé depuis l&rsquo;arbalète. J&rsquo;ai annoncé que cette journée de repos était aussi l&rsquo;occasion de me réorganiser, m&rsquo;occuper de mon corps, de ma monture et de mon paquetage, alors j&rsquo;ai échafaudé un plan en trois axes à base d&rsquo;étirements des jambes, de nettoyage de la chaîne et de rangements des sacoches. Noël n&rsquo;a plus été très loquace après ça. Je crois qu&rsquo;il regrette d&rsquo;être allé si loin dans ses confessions. Depuis que je suis sur ce vélo les autres me parlent tous de leurs désirs inassouvis. Ils sont beaucoup à se construire un horizon, pas si lointain, qu&rsquo;ils parent d&rsquo;une aura d&rsquo;impossibilité, comme pour pouvoir le garder en réserve, sous le coude, un possible, un recours, une promesse. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Marcher dans ce genre de petite ville inconnue me rappelle mes escapades avec Renata. Comme on prenait les routes départementales on aimait beaucoup s&rsquo;arrêter dans les communes, investir des lieux que seuls fréquentent leurs habitués. On dépareillait dans le décor, la sensation de nouveauté était mutuelle. Avec Renata on s&rsquo;est beaucoup aimés. On s&rsquo;est détestés aussi, mais moins, raison pour laquelle ça a un peu duré. Elle n&rsquo;était pas d&rsquo;une beauté évidente, de celle qu&rsquo;on identifie en photo, ces beautés figées relatives aux traits, à l&rsquo;harmonie supposée conforme.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 200 :</strong><em>&laquo;&nbsp;En vagabondant je me rends disponible à ce que les choses arrivent. Et là où beaucoup s&rsquo;imaginent que ces choses abondent, beaucoup se trompent. Il n&rsquo;arrive généralement rien. Je roule je roule je roule, les lignes blanches défilent, et les filles me klaxonnent sans s&rsquo;arrêter. Je suis trop occupé pour m&rsquo;échapper du réel. Il est trop dans mon corps pour que je puisse faire semblant de l&rsquo;ignorer. Cette fille, à la terrasse, cette fille ensoleillée, c&rsquo;est parce que mes pieds touchent terre que j&rsquo;en suis curieux. Le sol me ramène au monde, le monde à la vie, la vie à mon corps, et mon corps à mon plus simple appareil.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Vivance, David Lopez, Seuil, 19,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Maram ou la quête d&#8217;une femme et d&#8217;une légende&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/09/03/maram-ou-la-quete-dune-femme-et-dune-legende/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/09/03/maram-ou-la-quete-dune-femme-et-dune-legende/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Sep 2021 06:46:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Aglaé]]></category>
		<category><![CDATA[aventures]]></category>
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		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Nous poursuivons notre virée à travers les romans de la rentrée. Et cette fois, nous partons pour l&#8217;Afrique et plus précisément encore le Sénégal et l&#8217;île de Gorée&#8230; que j&#8217;ai eu la chance d&#8217;arpenter en tous sens, en 2013. Avec La porte du voyage sans retour,  nous nous mettons dans les pas de Michel Adanson, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding"><img class="alignleft size-full wp-image-5775 colorbox-5771" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782021487855_1_m.jpg" alt="9782021487855_1_m" width="150" height="215" /></p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding"><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding">Nous poursuivons notre virée à travers les romans de la rentrée. Et cette fois, nous partons pour l&rsquo;Afrique et plus précisément encore le Sénégal et l&rsquo;île de Gorée&#8230; que j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;arpenter en tous sens, en 2013. Avec <em><strong>La porte du voyage sans retour</strong></em>,  nous nous mettons dans les pas de <strong>Michel Adanson</strong>, un naturaliste du XVIIIe siècle, parti explorer ce pays pendant cinq ans, de 1749 à 1754. Il n&rsquo;avait alors que 23 ans. Il sera le premier à rédiger une histoire naturelle du Sénégal. Le premier aussi à en rapporter des contes et des légendes. Un personnage original qui a fasciné l&rsquo;écrivain <strong>David Diop</strong>.</p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding">Ce dernier, à partir du récit de voyage publié par ce scientifique atypique qui avait appris le wolof pour mieux comprendre son environnement et les gens qu&rsquo;il rencontrait, a décidé d&rsquo;imaginer un récit de voyage secret. Une histoire qu<strong>&lsquo;Aglaé</strong>, fille unique de <strong>Michel Adanson</strong> découvrira après son décès de son père, qui avait tout savamment préparé. Une histoire de tiroirs. De quoi renforcer encore cette relation père-fille entretenue de manière atypique par les deux personnages jusqu&rsquo;après la mort. L&rsquo;héritage est ainsi transmis.</p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding">C&rsquo;est dans cette Porte du voyage sans retour, surnom que l&rsquo;on donne à l&rsquo;île de Gorée d&rsquo;où sont partis des millions d&rsquo;Africains pendant la traite de Noirs débarque <strong>Michel Adanson</strong>. Nous sommes en 1750, dans une concession française pour étudier la flore locale.</p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding"><span id="more-5771"></span></p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding">Botaniste, il caresse le rêve d&rsquo;établir une encyclopédie universelle du vivant (il aspirait à intégrer l&rsquo;Académie royale des sciences de Paris), en un siècle où l&rsquo;heure est aux Lumières. Lorsqu&rsquo;il a vent de l&rsquo;histoire de <strong>Maram</strong>, une jeune Africaine promise à l&rsquo;esclavage et qui serait parvenue à s&rsquo;évader, trouvant refuge quelque part aux confins de la terre sénégalaise, son voyage et son destin basculent dans la quête obstinée de cette femme perdue qui a laissé derrière elle mille pistes et autant <span id="js-showResume" class="showResume">de légendes. L&rsquo;amour naît entre les deux jeunes gens, empêché cependant. Le botaniste finira par oublier les traits de <strong>Maram</strong> et ses convictions contre l&rsquo;esclavage, d&rsquo;ailleurs. </span></p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding">Outre la jeune femme, vendu par son oncle contre un simple fusil, il y a le personnage de <strong>Ndiak</strong>, qui accompagne <strong>Michel Adanson</strong>. Il a réellement existé.  Une jeune homme, fils d&rsquo;un dignitaire, qui lui ouvre des portes et n&rsquo;a de cesse de s&rsquo;exprimer avec une grande sagesse.</p>
<div id="productDescription" class="col-xs-12 no-padding">
<div class="productDescription col-xs-12">
<div class="productDescription-content col-xs-12">
<p>Tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce nouveau roman de <strong>David Diop</strong>, lauréat du <strong>Goncourt des Lycéens 2018</strong> et de <strong>l&rsquo;International Booker Prize 2021</strong> pour son roman <em><strong>Frère d&rsquo;âme</strong>, </em>un régal de lecture.</p>
<p>Né à Paris en 1966, <strong>David Diop</strong> a grandi au Sénégal et est maître de conférences à l&rsquo;Université de Pau.</p>
<p>Au final, un formidable roman d&rsquo;aventure et d&rsquo;amour. Captivant. Entre fiction et réalité.  J&rsquo;ai adoré !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 51 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Pour lire ces feuillets, il aura fallu que tu aies accepté de garder mes pauvres meubles en héritage pour la seule raison qu&rsquo;ils m&rsquo;ont appartenu. Si tu me lis, c&rsquo;est que tu auras recherché ma vie cachée et que tu l&rsquo;auras trouvée, parce que tu tenais un peu à moi. S&rsquo;aimer, c&rsquo;est aussi partager le souvenir d&rsquo;une histoire commune. Je n&rsquo;ai que trop peu cherché à trouver les moments de la faire éclore alors que tu étais enfant puis jeune fille. Je te l&rsquo;offre maintenant que tu es devenue une femme et que la mort m&rsquo;aura dérobé à ton regard et à ton jugement. J&rsquo;étais trop occupé à me fuir moi-même pour te consacrer du temps et désormais je le regrette. Mais peut-être que la rareté de nos souvenirs communs en fait le prix&#8230; Piètre consolation. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 143 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Pendant que je réfléchissais, Maram avait repris son souffle. La nuit avait soudain envahi sa grande case. Au Sénégal, le crépuscule que nous connaissons en Europe n&rsquo;existe pas :  le passage du jour à la nuit n&rsquo;est pas lent comme sous nos latitudes, mais brutal. Maram ne fit rien pour nous donner de la lumière et je jugeai qu&rsquo;elle avait raison. Ce qu&rsquo;elle avait à me révéler, comme l&rsquo;annonçait le début de son histoire, ne pouvait être raconté que dans une obscurité protectrice et non sous une lumière trop crue qui aurait rendue plus insoutenable encore l&rsquo;affreux spectacle des plaies de son existence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 237 </strong> :<em> &laquo;&nbsp;Je ne suis pas fier aujourd&rsquo;hui de l&rsquo;avouer, mais le temps effaçant peu à peu le beau visage de Maram de ma mémoire, j&rsquo;ai fini par assimiler ma passion pour elle à une exaltation amoureuse inavouable, une folie de jeunesse sans conséquence. Mon ambition de savant était devenue si dévorante que je lui ai sacrifia Maram sans remords. Et, prisonnier de ma quête de reconnaissance et de gloire, institué par mes pais spécialiste de tout ce qui avait trait au Sénégal, j&rsquo;ai publié une notice, destinée au Bureau des Colonies, sur les avantages du commerce des esclaves pour la Concession du Sénégal à Gorée. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai subodoré, j&rsquo;ai argumenté, j&rsquo;ai aligné des chiffres favorables à ce trafic infâme contre mes convictions désormais profondément cachées, enfouies dans mon âme. Abîmé dans l&rsquo;étude des plantes, entraîné par une succession de petites compromissions alimentées par l&rsquo;espoir de publier un jour mon Orbe universel dont j&rsquo;attendais la gloire j&rsquo;ai perdu de vue Maram, c&rsquo;est-à-dire la réalité tangible de l&rsquo;esclavage.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
</div>
</div>
</div>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding"><em><strong> La porte du voyage sans retour, David Diop , Seuil, 19€</strong></em></p>
<p class="titreDescription col-xs-12 no-padding">
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		</item>
		<item>
		<title>Digressions familiales autour d&#8217;un canapé-lit laid</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/07/15/digressions-familiales-autour-dun-canape-lit-laid/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/07/15/digressions-familiales-autour-dun-canape-lit-laid/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Jul 2019 09:09:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA["Le voyage du canapé-lit"]]></category>
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		<description><![CDATA[Pierre Jourde est auteur, romancier et critique littéraire. Prolixe, courageux, inspiré&#8230; et très souvent drôle. La preuve encore avec &#171;&#160;Le voyage du canapé-lit&#160;&#187; qui m&#8217;a permis de me replonger dans son oeuvre, découverte il y a quinze ans. Le temps file&#8230; J&#8217;ai suivi avec attention le conseil de la libraire tourangelle préférée et j&#8217;ai ouvert [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pierre Jourde</strong> est auteur, romancier et critique littéraire. Prolixe, courageux, inspiré&#8230; et très souvent drôle. La preuve encore avec <strong>&laquo;&nbsp;Le voyage du canapé-lit&nbsp;&raquo;</strong> qui m&rsquo;a permis de me replonger dans son oeuvre, découverte il y a quinze ans. Le temps file&#8230;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CANAPE_JOURDE.jpg" rel="lightbox[4715]"><img class="alignleft size-full wp-image-4720 colorbox-4715" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CANAPE_JOURDE.jpg" alt="CANAPE_JOURDE" width="1024" height="768" /></a>J&rsquo;ai suivi avec attention le conseil de la libraire tourangelle préférée et j&rsquo;ai ouvert ce roman-récit.  Si la chronologie des faits et les dialogues sont le fruit de l&rsquo;imagination de <strong>Pierre Jourde</strong>, les anecdotes, les situations ont bel et bien existé.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un voyage. Celle d&rsquo;une psychanalyse itinérante à l&rsquo;avant d&rsquo;un véhicule Jumper. Là, se trouvent <strong>Pierre Jourde</strong> donc, son frère <strong>Bernard</strong> et la femme de celle-ci, <strong>Martine</strong>.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CANAPE-LIT.jpg" rel="lightbox[4715]"><img class="alignleft size-full wp-image-4717 colorbox-4715" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CANAPE-LIT.jpg" alt="CANAPE LIT" width="195" height="286" /></a>Ils ont été chargés par leur mère de transporter la relique ( le fameux canapé-lit laid dont elle vient d&rsquo;hériter de sa mère) depuis Créteil et la banlieue parisienne jusque dans la maison familiale en Auvergne, à Lussaud.</p>
<p>Durant cette traversée, les trois convoyeurs échangent des souvenirs où d&rsquo;autres objets, tout aussi dérisoires et encombrants que le canapé, occupent une place déterminante.</p>
<p>Les deux frères, tantôt complices tantôt opposés, réveillent leurs morts aussi, et multiplient les virées dans leurs souvenirs, qu&rsquo;ils soient communs ou pas. Mais qui, mis bout à bout, racontent cette famille un peu foutraque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4715"></span></p>
<p>Au fil des pages, <strong>Pierre Jourde</strong> garde également un oeil sur la littérature et ses contemporains&#8230; en, souvent, s&rsquo;en moquant gentiment. On apprend enfin, par l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;La littérature sans estomac&nbsp;&raquo;</strong> la vérité sur la scène d&rsquo;anthologie <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4715" /> qui l&rsquo;a opposé à <strong>Christine Angot</strong> !</p>
<p>Au final, un livre un peu foutoir ( du Guatemala aux salons littéraires en passant par le Canada&#8230;) mais vraiment jubilatoire ! Savoureux. Et désopilant.</p>
<p><strong>Sur France Culture, il en parle ainsi  :</strong></p>
<p><a href="https://www.franceculture.fr/emissions/le-reveil-culturel/quand-le-voyage-dun-canape-lit-exorcise-les-nevroses-familiales">https://www.franceculture.fr/emissions/le-reveil-culturel/quand-le-voyage-dun-canape-lit-exorcise-les-nevroses-familiales</a></p>
<p><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 114 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Beaucoup de nos activités dérogeaient à l&rsquo;idéal de l&rsquo;homme accompli tel que le rêvaient mes parents et les vieilles dames privées de descendance qui s&rsquo;étaient chargées d&rsquo;une bonne partie de notre enfance. On courait, on jouait au foot, on se battait, on escaladait des montagnes et on descendait des rivières, on se séparait, on divorçait, bref, nous faisions tout notre possible pour n&rsquo;être pas des compensations à notre impossible grand-mère, dont toute la famille s&rsquo;accordait à dire qu&rsquo;elle était la méchanceté, la duplicité et l&rsquo;avarice incarnées. La narration des vilenies qu&rsquo;on lui attribuait aurait effrayé un fan de Stephen King.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 193-194 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] et de même que notre mère, en nous faisant transporter l&rsquo;abominable canapé-lit, cherchait une réconciliation posthume avec la mère qu&rsquo;elle avait dû fuir pour trouver l&rsquo;amour qui lui avait manqué, de même, mais aussi à l&rsquo;inverse, alors que j&rsquo;avais dû effectuer le mouvement contraire, m&rsquo;arracher à l&rsquo;inexorable amour maternel pour exister, lorsque cet éloignement a cessé d&rsquo;être une nécessité vitale et que j&rsquo;ai pu librement donner cours à ma tendresse filiale, les objets sont venus tenter d&rsquo;y mettre obstacle, comme pour me démontrer qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien à faire contre la séparation des êtres, les malentendus, les souffrances et les angoisses.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 229  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Prenez mon cas par exemple. Je suis convaincu d&rsquo;être un immense écrivain, un incomparable prosateur, un maître de la langue, un virtuose de la construction narrative, un Paganini de la phrase, qui aborde toutes les formes, alliant la puissance à la subtilité, aussi émouvant que désopilant, le genre de type dont il faudra cinquante pages dans les manuels pour expliquer toute la richesse aux lycéens du futur accablés d&rsquo;ennui. Et je trouve ridicule que d&rsquo;autres écrivains soient assez immodestes et dépourvus de lucidité pour penser la même chose d&rsquo;eux-mêmes.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Le voyage du canapé-lit&nbsp;&raquo;, Pierre Jourde, Gallimard, 20€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prendre la tangente pour sauver l&#8217;amour</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Dec 2016 17:47:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Laurent Mauvignier fait partie de mon panthéon personnel. Plus de quinze ans que ça dure ! Et jamais une déception&#8230; Pas si courant, non ? Interviewé en décembre 2016,  vous trouverez ici la page qui lui a été consacrée dans La Nouvelle République du centre-ouest le 28 janvier. Un peu d&#8217;auto-promo, oui, je [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/continuerM365735.jpg" rel="lightbox[3778]"><img class="alignleft size-full wp-image-3780 colorbox-3778" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/continuerM365735.jpg" alt="continuer,M365735" width="256" height="340" /></a></p>
<p><strong>Laurent Mauvignier</strong> fait partie de mon panthéon personnel. Plus de quinze ans que ça dure ! Et jamais une déception&#8230; Pas si courant, non ?</p>
<p>Interviewé en décembre 2016,  vous trouverez<strong> <a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/01/28/Les-gens-n-aiment-pas-que-la-cible-bouge-tout-le-temps-2982724">ici</a> </strong>la page qui lui a été consacrée dans La Nouvelle République du centre-ouest le 28 janvier. Un peu d&rsquo;auto-promo, oui, je sais&#8230;</p>
<p>L&rsquo;auteur, né à Tours, est de retour pour cette rentrée littéraire avec <strong>&laquo;&nbsp;Continuer&nbsp;&raquo;</strong>.  Ses deux précédents romans, publiés depuis toujours aux Editions de Minuit, sont évidemment sur Quatrième de couv<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/"> ici</a></strong> et<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/06/30/laurent-mauvignier-toujours-efficace/">là</a></strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouvel opus ? C&rsquo;est celle de <strong>Sibylle</strong> et de <strong>Samuel</strong>, son fils adolescent. Un jeune homme désoeuvré, perdu, pas vraiment remis de la séparation de ses parents. <strong>Benoît</strong> est resté en région parisienne. Sa mère s&rsquo;est installée avec lui à Bordeaux.</p>
<p>Une énième grosse bêtise plus tard et <strong>Sibylle</strong> décide d&rsquo;agir. A sa manière. De vendre la maison de son père, de quitter son poste et de mettre le cap à l&rsquo;Est. Vers l&rsquo;Asie centrale. De prendre la tangente pour sauver sa peau. Celle de son fils aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle part avec son fils pour plusieurs mois au Kirghizistan. Là-bas, à dos de cheval, il s&rsquo;agit pour l&rsquo;un comme pour l&rsquo;autre de faire un pas. D&rsquo;avancer. D&rsquo;apprendre à se connaître. Et, pour <strong>Sibylle</strong>, de se réconcilier aussi avec ses rêves, son passé.  Quand la petit-fille d&rsquo;immigrés russes voulait être chirurgien. Quand elle voulait être médecin. Et quand elle croyait aimer toute la vie son seul et unique amour, qu&rsquo;un terrible attentat lui a enlevé, un jour à Paris.</p>
<p><span id="more-3778"></span></p>
<p>Un roman dans lequel les paysages et les chevaux – Starman et Sidious – ont autant d&rsquo;importance que la relation mère-fils qui se noue et se dénoue au fil des pages, des kilomètres parcourus et des événements. Une histoire qui se décline comme un cri d&rsquo;amour d&rsquo;une femme un peu larguée dans sa vie et ses rêves pour son fils.  Malgré tout.</p>
<div id="attachment_3803" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l_mauvignier_c_roland_allard.jpg" rel="lightbox[3778]"><img class="wp-image-3803 size-medium colorbox-3778" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l_mauvignier_c_roland_allard-300x150.jpg" alt="l_mauvignier_c_roland_allard" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Laurent Mauvignier (photo Rolland Allard)</p></div>
<p style="text-align: left"><strong>Laurent Mauvignier</strong> est un de ses rares auteurs qui ne me déçoit jamais. Voici donc un joli roman, malgré une fin un peu convenue je trouve.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Mère et fils, si différents et pourtant si semblables, ne serait-ce que dans le choix des morceaux qu&rsquo;ils écoutent comme &laquo;&nbsp;Heroes&nbsp;&raquo;de David Bowie. Il a guidé Sibylle quand elle était amoureuse et pleine de projets, il accompagne Samuel dans son apprentissage.</strong></p>
<p style="text-align: left"><iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/Tgcc5V9Hu3g?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Samuel repense à ça et il regarde sa mère qui se débat avec trois gamelles pleines de boue. Il a envie de lui gueuler qu&rsquo;il comprend pourquoi son père est parti, que c&rsquo;est à cause d&rsquo;elle, que tout est à cause d&rsquo;elle, qu&rsquo;il est parti par sa faute à elle et que maintenant c&rsquo;est lui qui va partir et ce sera aussi de sa faute à elle. Sibylle frotte ses mains pleines de griffures et des bras tachés de boue. Samuel pense qu&rsquo;il la déteste, qu&rsquo;il ne veut pas lui ressembler. Il a honte, tellement honte, il éprouve du dégoût et une sortie de pitié dont il a honte aussi. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sa mère, sa mère, sa pauvre mère. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il voudrait qu&rsquo;elle soit morte ; il voudrait pouvoir regretter sa mère et garder à l&rsquo;esprit une simple image d&rsquo;elle, lorsqu&rsquo;il était enfant, un souvenir que lui tiendrait de mère. Ce serait magnifique, sans aspérité, une image morte mais chaude, loin de ce qu&rsquo;il voit de sa mère aujourd&rsquo;hui – oui, parfois, il préférerait que sa mère soit morte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 127 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;]  Où est-ce qu&rsquo;elle avait pu croire qu&rsquo;une fille comme elle aurait pu écrire des livres, des romans ? Et même, un moment elle avait travaillé comme une folle à son roman, elle avait travaillé comme une folle pour devenir chirurgien, et tout le monde l&rsquo;en avait crue capable,  tout le monde s&rsquo;était trompé sur elle, oui, tout le monde lui disait qu&rsquo;elle aurait fait son métier avec talent et abnégation. Tout le monde s&rsquo;était trompé pour la chirurgie, et heureusement, personne n&rsquo;avait su pour le roman. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le plus souvent elle oublie, mais parfois, ça revient  : une bouffée de honte. Elle n&rsquo;éprouve même pas un vague sentiment de tendresse, de pitié amusée, de reconnaissance pour la jeune femme qu&rsquo;elle a été, qui avait cru qu&rsquo;on peut vivre et accomplir des choses plus grandes que nous. Non. Pas de sentiments, pas de pitié – juste la honte, le dégoût, le mépris de soi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 : </strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est soudain comme si le fait d&rsquo;avoir pensé à elle avait précipité Samuel. Elle qui l&rsquo;avait oublié ce soir. Elle l&rsquo;a oublié, le temps de s&rsquo;oublier elle-même. Le temps de penser à la femme qu&rsquo;elle est, cette femme qui était tellement morte en elle, depuis si longtemps&#8230; Elle a cru qu&rsquo;elle pourrait la réveiller, l&rsquo;aider à se relever, et maintenant elle se dit que si Samuel est blessé, si Samuel est perdu, si Samuel ne revient pas, elle ne se le pardonnera jamais. Elle ne survivra pas à ça, elle refuse de survivre à ça, elle y a survécu déjà une fois, elle ne pourra pas y survivre une deuxième, elle sait qu&rsquo;on ne peut pas. Et maintenant elle frappe son cheval, elle gueule contre son cheval, elle crie pour appeler Samuel, mais autour d&rsquo;elle la forêt semble avaler ses cris et elle avance en écrasant les branches, des brindilles sèches qui cassent comme des carapaces, des ossements.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Continuer&nbsp;&raquo;, Laurent Mauvignier, Editions de Minuit, 17€.</strong></em></p>
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		<title>Des &#171;&#160;happy few&#160;&#187; pas si heureux</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/07/02/des-happy-few-pas-si-heureux/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/07/02/des-happy-few-pas-si-heureux/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2014 09:40:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un roman typiquement anglais. Avec tout ce qu&#8217;il convient d&#8217;humour et d&#8217;ambiances surannées. Voilà ce que propose Julian Fellowes avec &#171;&#160;Passé imparfait&#160;&#187;, sorti ce printemps, traduction de &#171;&#160;Past imperfect&#160;&#187;, paru en Grande-Bretagne en 2008. Romancier, acteur, producteur, réalisateur et scénariste (il a reçu l&#8217;oscar du meilleur scénario original pour le film  &#171;&#160;Gosford Park&#160;&#187; de Robert [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PASSE-COUV-II.jpg" rel="lightbox[2546]"><img class="alignleft size-full wp-image-2552 colorbox-2546" style="margin: 10px" alt="PASSE COUV II" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PASSE-COUV-II.jpg" width="216" height="216" /></a>Un roman typiquement anglais. Avec tout ce qu&rsquo;il convient d&rsquo;humour et d&rsquo;ambiances surannées. Voilà ce que propose <strong>Julian Fellowes</strong> avec <strong>&laquo;&nbsp;Passé imparfait&nbsp;&raquo;</strong>, sorti ce printemps, traduction de &laquo;&nbsp;Past imperfect&nbsp;&raquo;, paru en Grande-Bretagne en 2008.</p>
<p>Romancier, acteur, producteur, réalisateur et scénariste (il a reçu l&rsquo;oscar du meilleur scénario original pour le film  &laquo;&nbsp;<strong>Gosford Park&nbsp;&raquo; de Robert Altman</strong> et l&rsquo;Emmy Award du meilleur scénario pour la série à succès &laquo;&nbsp;<strong>Downtown Abbey&nbsp;&raquo;</strong>), <strong>Julian Fellowes </strong>signe avec  ce second roman ( &laquo;&nbsp;Snobs&nbsp;&raquo; est paru en 2004) le tableau d&rsquo;une classe et d&rsquo;un pays en pleine mutation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2546"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/J-F.jpg" rel="lightbox[2546]"><img class="alignleft size-full wp-image-2550 colorbox-2546" style="margin: 10px" alt="J F" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/J-F.jpg" width="278" height="181" /></a></p>
<p>En 2008, a la recherche d&rsquo;un nouveau sujet de roman, il se rend compte qu&rsquo;il s&rsquo;est écoulé 40 ans depuis sa dernière &laquo;&nbsp;Saison londonienne&nbsp;&raquo;. Comme <em>&laquo;&nbsp;un devoir de mémoire&nbsp;&raquo;</em>, indique-t-il dans une interview, celui-ci va donc plonger dans ses souvenirs pour imaginer la trame de son roman.</p>
<p>Devenu baron en 2011, l&rsquo;auteur a grandi dans l&rsquo;aristocratie anglaise.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle se déroule sur deux années, entre 1968 et 1970. Et dans les années 2000.<strong> Damian Baxter</strong> est sur son lit d&rsquo;agonie. L&rsquo;homme a fait fortune. S&rsquo;est fâché avec ses amis de Cambridge. Et pour cause.</p>
<p>Un jour, ce beau roturier devenu richissime,  fait venir le narrateur à son chevet. Il a reçu une lettre anonyme lui indiquant qu&rsquo;il a un héritier. Il aurait 37 ans. Reste à trouver celle de ses conquêtes d&rsquo;alors qui pourra en être la mère. Le narrateur sera chargé de l&rsquo;enquête auprès de six femmes ( <strong>Candida</strong>, <strong>Serena</strong>, <strong>Dagmar</strong>, <strong>Lucy</strong>, <strong>Joanna</strong> et <strong>Terry</strong>), qui furent également ses amies (voire davantage) à l&rsquo;époque.</p>
<p>Et voilà notre narrateur qui, entre présent et passé évoque ses &laquo;&nbsp;sixties&nbsp;&raquo;. Il a 19 ans, comme l&rsquo;auteur du reste. Ces années ne seront pas pour lui celles du rock&rsquo;n roll, des paradis artificiels et de la libération sexuelle. Plutôt celle des convenances sociales devenues désuètes, des codes ( pas de pantalon pour les filles, et pas plus de larmes !) au coeur d&rsquo;une <em>gentry</em> qui croit encore avoir son mot à dire dans une société en pleine évolution. Entre bals et titres, l&rsquo;univers aristocratique anglais est pourtant devenu inaccessible et totalement décadent.</p>
<p>Au final, 648 pages qui se laissent dévorer et qui nous montrent que les temps ont changé.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 8 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Malgré le danger que cela représente, j&rsquo;ai cessé de me battre contre le triste sentiment que le décor de mes années d&rsquo;enfance était bien plus doux que celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Les jeunes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, selon un point de vue aussi légitime que compréhensible, défendent leur propre époque et rejettent en général nos réminiscences d&rsquo;un âge d&rsquo;or où le client avait toujours raison, où les membres de l&rsquo;Automobile Association saluaient le macaron sur votre voiture et où les policiers portaient la main à leur casque pour vous dire bonjour. Ils remercient le ciel pour la fin de cette période où régnait la déférence. Mais la déférence est le signe d&rsquo;un monde ordonné, stable et qui peut, au moins rétrospectivement, procurer une certaine chaleur, voire paraître bienveillant. J&rsquo;ai l&rsquo;impression que ce qui me manque par-dessus tout, c&rsquo;est la bienveillance de cette Angleterre d&rsquo;il y a un demi-siècle. Mais, là encore, est-ce cette bienveillance que je regrette ou ma propre jeunesse ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 73 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Une partie de la société s&rsquo;intéressait en effet à la pop music, à la drogue, aux </em>happenings<em>, à Marianne Faithfull, aux barres Mars et à l&rsquo;amour libre, mais l&rsquo;autre partie de la société, et elle était quand même plutôt largement majoritaire, avait toujours les années 1950 comme point d&rsquo;ancrage, la société anglaise traditionnelle, où les comportements étaient réglés sur ds pratiques sinon multiséculaires, du moins qui duraient depuis le siècle précédent où tout était très rigide, depuis les vêtements que l&rsquo;on portait jusqu&rsquo;à la sexualité que l&rsquo;on pratiquait – et si nous ne respections pas toujours les règles, au moins les connaissions-nous. Ce code de conduite était encore solidement dominant dix ans auparavant. Les filles n&rsquo;embrassaient pas à un premier rendez-vous, les garçons portaient toujours une cravate, les mère de famille ne quittaient pas la maison sans un chapeau et des gants, les pères de famille portaient un chapeau melon pour aller travailler en ville. C&rsquo;était cela, les années 1960, autant que la facette constamment remâchée par les rétrospectives télévisuelles. La différence, c&rsquo;est que ces coutumes vivaient leurs dernières heures tandis que la nouvelle culture déstructurée s&rsquo;installait. C&rsquo;est cette dernière qui allait s&rsquo;imposer, bien sûr, et comme toujours, c&rsquo;est le vainqueur qui écrit l&rsquo;histoire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 360 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le regard froid qu&rsquo;elle m&rsquo;adressa était des plus explicite. En la regardant dans les yeux, je repensai à la main de Damian, posée avec légèreté sur la hanche de Serena tout à l&rsquo;heure. Qu&rsquo;avais-je donc fait de mal dans une vie antérieure pour mériter d&rsquo;entendre le récit, dans le même après-midi, des exploits de Damian qui lui avaient gagné l&rsquo;affection si ce n&rsquo;est la couche de ces deux femmes, qui étaient toutes les deux chacune à leur manière de véritables déesses ? Pourquoi celui qui n&rsquo;était en somme que mon jouet, mon invention, ma marionnette, récoltait-il toutes ces faveurs ? Quelques mois, quelques semaines après l&rsquo;avoir fait entrer dans le poulailler, je voyais ce renard triompher dans ma basse-cour. Joanna dut comprendre à mon front soucieux ce que je pensais.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Ce roman, en partie autobiographique, est un outil formidable pour approcher l&rsquo;aristocratie anglaise du XXe siècle. Au fil des pages, on se laisse prendre au jeu des règles de la Saison et des amours contrariées. Reste à posséder le bon Bristol ! <em>&laquo;&nbsp;Mon style, c&rsquo;est de la nostalgie critique&nbsp;&raquo;</em>, écrit Julian Fellowes. Et c&rsquo;est plutôt savoureux. A découvrir !</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Passé imparfait&nbsp;&raquo;, de Julian Fellowes, Sonatine, 22€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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		<title>S&#8217;abandonner à vivre en 19 leçons</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Mar 2014 07:28:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
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		<description><![CDATA[Ah !Des nouvelles ! En France, le genre n&#8217;occupe pas les têtes de gondoles. Un genre mineur ? Pourtant non. Il requiert une imagination folle et un sens de la construction maitrisé. Aux Etats-Unis par exemple, les auteurs de nouvelles sont particulièrement salués alors que de ce côté de l&#8217;Atlantique, cet art tombe en désuétude. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ah !Des nouvelles ! En France, le genre n&rsquo;occupe pas les têtes de gondoles. Un genre mineur ? Pourtant non. Il requiert une imagination folle et un sens de la construction maitrisé. Aux Etats-Unis par exemple, les auteurs de nouvelles sont particulièrement salués alors que de ce côté de l&rsquo;Atlantique, cet art tombe en désuétude. Dommage.</p>
<p>Histoire de vous donner goût à ces histoires courtes, je vous invite à plonger dans le recueil de nouvelles de <strong>Sylvain Tesson</strong>, le voyageur écrivain. Il signe avec <strong>&laquo;&nbsp;S&rsquo;abandonner à vivre&nbsp;&raquo;</strong> dix-neuf nouvelles d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs qui nous parlent de la vie, du destin qu&rsquo;on ne contrôle pas.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TESSON-Sylvain-COUV-Sabandonner-à-vivre.jpg" rel="lightbox[2397]"><img class="alignleft  wp-image-2400 colorbox-2397" style="margin: 10px" alt="TESSON Sylvain COUV S'abandonner à vivre" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TESSON-Sylvain-COUV-Sabandonner-à-vivre.jpg" width="419" height="614" /></a></p>
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<p><strong>Sylvain Tesson</strong> ? Un aventurier qui découvre l’aventure en Islande puis à Bornéo au début des années 90. Ensuite, étudiant, il boucle un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin. D&rsquo;autres voyages, d&rsquo;autres découvertes suivront. Auteur d&rsquo;articles, présentateur d&rsquo;émission, Sylvain Tesson a donné également de très nombreuses conférences.  En 2010, il  choisit de passer six mois au bord du Lac Baïkal en Russie pour vivre au plus près de la nature et dans la solitude, il en écrira, <strong>&laquo;&nbsp;Dans les forêts de Sibérie&nbsp;&raquo;, </strong>qui obtiendra d&rsquo;ailleurs le prix Médicis Essai en 2011.</p>
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<p>Au fil de ces dix-neuf histoires ? La vie. Et l&rsquo;auteur d&rsquo;expliquer, dans sa quatrième de couverture : <strong><em>&nbsp;&raquo; Devant les coups du sort il n&rsquo;y a pas trente choix possibles. Soit on lutte, on se démène et l&rsquo;ont fait comme la guêpe dans un verre de vin. Soit on s&rsquo;abandonne à vivre. C&rsquo;est le choix des héros de ces nouvelles. Ils sont marins, amants, guerriers, artistes, pervers ou voyageurs, ils vivent à Paris, Zermatt ou Riga, en Afghanistan, en Yakoutie, au Sahara. Et ils auraient mieux fait de rester au lit.&nbsp;&raquo;</em></strong></p>
<p><span id="more-2397"></span></p>
<p>Pas question donc de vous raconter chacune de ces nouvelles par le menu. Vous y plongerez plus volontiers.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 38 (La gouttière)</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ce trimestre-là, le sort nous avait souri. Le docteur suivait une formation pour décrocher un diplôme de médecine tropicale. Toutes les deux semaines, il s&rsquo;absentait trois jours pour des séminaires dans un Novotel périphérique où l&rsquo;on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres et où ses professeurs l&rsquo;initiaient aux mystères de la bilharziose et des cycles de reproduction de la mouche filaire. Il partait le jeudi, j&rsquo;arrivais sur ses pas, il rentrait le dimanche, juste après mon départ. Rien de sordide dans cette valse, j&rsquo;étais organisé comme un amant suisse et Marianne avait le coeur compartimenté, les cloisons de la conscience parfaitement étanches. L&rsquo;essentiel dans une double vie, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne soit jamais trois à la vivre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 141 (L&rsquo;ermite)</strong> :<em> &laquo;&nbsp;S&rsquo;accouder au bastingage d&rsquo;un bateau est aussi agréable que se tenir au comptoir d&rsquo;un bistro, les yeux sur les taches rondes laissées par les verres. La Lena coupait la taïga. Il restait deux mille kilomètres jusqu&rsquo; à la mer des Laptev. Le navire, un bateau à vapeur de l&rsquo;époque brejnévienne, marchait à huit noeuds. Les Russes le mettaient en service pendant la saison d&rsquo;été. Ces hommes avaient supporté le communisme pendant soixante-dix ans et continuaient à entretenir des machines hors d&rsquo;âge. Les Russes n&rsquo;ont aucun respect pour leur propre existence mais un sens pathologique de la conservation des objets.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 201-202 ( Le train)</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Tout ce qui bouleverse la vie advient fortuitement. Le destin ressemble à ces seaux d&rsquo;eau posés en équilibre sur la tranche des portes. On entre dans la pièce, on est trempé. Ainsi va l&rsquo;existence. J&rsquo;ai été initié à la vérité du “pofigisme” le soir où je m&rsquo;y attendais le moins. </em></p>
<p style="text-align: left">Pofigisme<em> n&rsquo;a pas de traduction en français. Ce mot russe désigne une attitude face à l&rsquo;absurdité du monde et l&rsquo;imprévisibilité des événements. Le pofigisme est une résignation joyeuse, désespérée face à ce qu&rsquo;il advient. Les adeptes du pofigisme, écrasés par l&rsquo;inéluctabilité des choses, ne comprennent pas qu&rsquo;on s&rsquo;agite dans l&rsquo;existence. Pour eux, lutter à la manière des moucherons piégés dans une toile d&rsquo;argiope est une erreur, pire, le signe de la vulgarité. Ils accueillent les oscillations du destin sans chercher à en entraver l&rsquo;élan. Ils s&rsquo;abandonnent à vivre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les Russes sont tous atteints à des degrés divers par cette torpeur métaphysique. Les Européens de l&rsquo;Ouest, eux, ont oublié ce qu&rsquo;ils doivent au stoïcisme, à Marc Aurèle, à Epictète. Ils méprisent ce penchant à l&rsquo;inertie. Ils lui donnent le nom de fatalisme, font la moue devant la passivité slave et repartent vaquer à leurs occupations, les manches retroussées et les sourcils froncés. L&rsquo;Europe de Schengen est peuplée de hamsters affairés qui, dans leur cage de plastique tournant sur elle-même, ont oublié les vertus de l&rsquo;acceptation du sort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un réjouissant recueil de nouvelles ! Je ne connaissais pas Sylvain Tesson. Je découvre une très jolie plume, je voyage sans lâcher mon livre et découvre qu&rsquo;il ne sert à rien de lutter contre le sort. Une jolie découverte en somme. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;S&rsquo;abandonner à vivre&nbsp;&raquo; (nouvelles), Sylvain Tesson, Gallimard, 17,90€.</strong> </em></p>
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		<title>Road-movie à la française avec Oster</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Oct 2011 12:29:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Oster]]></category>
		<category><![CDATA[fugue]]></category>
		<category><![CDATA[fuite]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
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		<category><![CDATA[Rouler]]></category>
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		<description><![CDATA[Christian Oster est un drôle de type. Au fil de ses livres, il nous raconte des histoires de rien. Impossible pourtant de lâcher le livre avant la fin. L&#8217;ancien auteur récurrent des Editions de Minuit, passé aujourd&#8217;hui aux Editions de l&#8217;Olivier réussit à nouveau l&#8217;exercice avec son dernier roman, &#160;&#187; Rouler&#160;&#187;. Cette fois, le héros, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782879297774.jpg" rel="lightbox[392]" title="9782879297774"><img class="alignleft size-medium wp-image-395 colorbox-392" style="margin: 10px;" title="9782879297774" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782879297774-204x300.jpg" alt="" width="122" height="180" /></a>Christian Oster est un drôle de type. Au fil de ses livres, il nous raconte des histoires de rien. Impossible pourtant de lâcher le livre avant la fin. L&rsquo;ancien auteur récurrent des Editions de Minuit, passé aujourd&rsquo;hui aux Editions de l&rsquo;Olivier réussit à nouveau l&rsquo;exercice avec son dernier roman, &nbsp;&raquo; Rouler&nbsp;&raquo;. Cette fois, le héros, – dont on apprend le prénom, Jean, qu&rsquo;au beau milieu du livre –, part. Prend la route. La première phrase du roman est claire. Limpide.</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; J&rsquo;ai pris le volant un jour d&rsquo;été, à treize heures trente, j&rsquo;avais une bonne voiture et assez d&rsquo;essence. &laquo;&nbsp;</em> Tout est dit. Ou justement pas. Pourquoi cet homme, père d&rsquo;un fils adulte, quitte-t-il subitement Paris pour le Sud. Dans sa ligne de mire, Marseille. Sans raison. Alors il roule. Rencontre des gens, s&rsquo;interroge sur sa vie mais ne se retourne pas.</p>
<p>Page 65 :<em> &nbsp;&raquo; Vous allez où finalement ? a-t-elle dit soudain. Qu&rsquo;est-ce que vous faites ? Je ne sais pas, ai-je répondu immédiatement, je roule comme ça, je me déplace, je n&rsquo;ai pas a priori. Pour l&rsquo;instant, je vous l&rsquo;ai dit, je me dirige vers Mende. Je n&rsquo;avais pas envie de lui dire que j&rsquo;allais à Marseille, comme, je m&rsquo;en rendais compte, je l&rsquo;avais finalement décidé. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1411520_PhoDoc5_p-19991105-00KGG5_0KSJE7VX.jpg" rel="lightbox[392]" title="1411520_PhoDoc5_p-19991105-00KGG5_0KSJE7VX"><img class="alignleft size-medium wp-image-398 colorbox-392" style="margin: 10px;" title="1411520_PhoDoc5_p-19991105-00KGG5_0KSJE7VX" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1411520_PhoDoc5_p-19991105-00KGG5_0KSJE7VX-218x300.jpg" alt="" width="131" height="180" /></a>Jeunes autostoppeurs impudiques ; Claire, jeune femme déprimée qui quitte son mari ; un ancien camarade de classe Fred Malebranche qui tient des chambres d&rsquo;hôtes, André et les autres clients de chez Fred&#8230; Autant de personnages que Jean rencontre, fuit, écoute, aide, déteste&#8230; Les situations sont parfois cocasses mais ici, pas de renversement de situation ou de rythme extravagant. On suite les nationales, les routes départementales tandis que le personnage poursuit sa quête. Ou sa fuite. Tout juste apprend-on que la femme qui l&rsquo;a quitté vient de mourir. Rien d&rsquo;autre. Pas question pourtant qu&rsquo;il nous laisse sur le bord de la route !</p>
<p>Page 85, Jean retrouve Fred Malebranche par le plus grand des hasards :<em> &nbsp;&raquo; [&#8230;] il resurgissait de façon obscène, avec tout ce passé sur la figure. Or je voulais être seul, avec du temps devant moi et le moins possible derrière. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>Page 96, notre héros est à nouveau confronté à ses difficultés. Celles d&rsquo;avancer.<em> &nbsp;&raquo; Alors comme ça, a-t-elle dit, vous vous êtes perdu ? J&rsquo;ai eu l&rsquo;impression de revivre la scène de l&rsquo;avant-veille, chez Paul et Claire, j&rsquo;ai pensé que je n&rsquo;arrêtais pas de m&rsquo;exposer à la faim et de me perdre, que ça voulait sûrement dire quelque chose et que ça m&rsquo;était égal&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Avec André Ségustat, Jean trouve à qui parler. Sans cependant aborder les sujets. Mais une entente s&rsquo;installe. Protectrice. Jusqu&rsquo;à la fin, Jean tente de trouver des solutions à sa situation. Mais ses certitudes s&rsquo;effondrent. Faut-il rester seul et reprendre la route ? Rester avec les autres clients de Fred ? A quoi bon ?</p>
<p>Page 153 :<em> &nbsp;&raquo; En même temps, je trouvais contraignant de partir le lendemain en minicar avec tout le monde. Je ne voulais pas, en attendant d&rsquo;arriver à Marseille, avoir à me supporter au-delà du nécessaire. J&rsquo;étais davantage disposé à m&rsquo;ennuyer. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>Je ne vous raconte pas la fin. Comme souvent dans les livres de Christian Oster, elle tient à un détail. Un regard partagé, un sourire.  Et comme toujours dans les romans d&rsquo;Oster, on se laisse prendre à la petite musique de ses mots. Douce, réaliste et fine.</p>
<p><em><strong>&nbsp;&raquo; Rouler &nbsp;&raquo; de Christian Oster, Editions de l&rsquo;Olivier, 176 pages, 15€.</strong></em></p>
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