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	<title>Quatrième de couv &#187; vie de famille</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Vingt fois sur le métier&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2022 08:04:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-SALLE.jpg" rel="lightbox[6140]"><img class="alignleft size-full wp-image-6142 colorbox-6140" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-SALLE.jpg" alt="EN SALLE" width="178" height="244" /></a></p>
<p>Un premier roman. Encore ? Pourquoi s&rsquo;en priver ? Surtout que celui que je vais vous présenter est une p&rsquo;tite pépite. Son auteure est âgée de 24 ans seulement. <strong>Claire Baglin</strong> signe avec <em><strong>En salle</strong></em> un court roman singulier qui nous parle du monde du travail.</p>
<p>Une thématique peu exploitée par les auteurs. Si le secteur tertiaire est privilégié, le travail en usine ou dans un fast-food, qui y ressemble par bien des points, n&rsquo;est pas souvent racontée. <strong>Thomas Flahaut</strong>, un auteur que je suis, le fait particulièrement bien. C&rsquo;était le cas <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/09/22/comme-une-errance-radioactive/">ici</a></strong> et encore <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/03/dans-le-cambouis-de-la-litterature-dusine/">là</a></strong>. Joseph Ponthus avait également abordé talentueusement le sujet avec <strong>A la ligne.</strong></p>
<p>La narratrice, étudiante, décroche un job d&rsquo;été dans un fast-food. Elle raconte la cadence à tenir, les managers aux aguets, les procédures à suivre à la seconde&#8230; En parallèle, un autre récit s&rsquo;offre au lecteur. Celui du quotidien de cette même narratrice dans sa famille, entre son père <strong>Jérôme</strong>, sa mère <strong>Sylvie</strong> et son petit frère <strong>Nico</strong>. Une famille modeste qui garde un oeil sur les dépenses. Toujours. Une famille pour qui un déjeuner au fast-food reste une exception alors que l&rsquo;aînée de la famille évolue désormais dans l&rsquo;envers du décor.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6140"></span></p>
<p>Les deux récits se répondent. Dans le premier une jeune femme de 20 ans qui découvre l&rsquo;aliénation du labeur ouvrier et la souffrance d&rsquo;un corps, sous le regard inquisiteur des &laquo;&nbsp;mana&nbsp;&raquo;. Pour éviter la salle et la cuisson des frites, pour essayer d&rsquo;être en poste au Drive, les équipiers tentent de trouver la bonne stratégie&#8230;</p>
<p>De l&rsquo;autre, un père qui, chaque jour, raconte sa journée à l&rsquo;usine, pénible. A cause de la chaleur, des odeurs. Fier cependant d&rsquo;y retourner quand sa fille, elle, s&rsquo;en ira poursuivre ses études, une fois la fin de l&rsquo;été arrivée. Un même rythme qui raconte le quotidien des ouvriers et des employés qui répètent des tâches. Sans cesse. Dans un climat de stress.</p>
<p>Une écriture précise. Pointue. Qui claque. En cadence.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 59 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Après trois semaines au drive, je suis désormais en salle, le royaume dont personne ne veut, constitué du lobby intérieur où mangent les clients, de la terrasse, des toilettes et du local poubelle. Je suis en salle parce que je viens d’arriver et que les nouveaux servent à être là où personne ne veut travailler. Je comprends que je vais rester à ce poste. Lorsque je sers un des plateaux posés sur le comptoir, je sais que les équipières de l’autre côté se sont battues pour être derrière le rectangle en béton du comptoir, planquées.</em><br />
<em>J’apprends que la formatrice s’appelle Chouchou et qu’elle est manageuse en salle. Chouchou précise qu’ici tout le monde l’adore et quand elle nous laisse à midi et passe la porte automatique, elle se retourne et s’écrie salut les filles, trop heureuse de partir en pause.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<section class="container page-content">
<blockquote>
<div class="eleven columns" style="text-align: left"><strong> Pages 108-109 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Les signaux sonores, lents, deux en même temps, rapides, au début j’hésite, c’est les friteuses qui sonnent ou les poissons panés plus loin dans la cuisine ? À la fin je sais, le bruit vient de ma poitrine comme quand les basses la font vibrer, comme quand je posais ma main d’enfant sur mon coeur avec l’impression qu’il allait exploser au son des Démons de minuit. De nouvelles alarmes, les commandes internet sur le tableau de bord derrière moi, mes mains sont trop grasses, le bruit me fatigue, je secoue la panière, lâche, reprends, ça sonne, volte-face, la pelle avec le sachet au bout, la panière suspendue au-dessus des cuves, égoutter, secouer doucement, l’huile crépite et vient pincer mes avant-bras, allez c’est bon là, il faut pas y passer des heures non plus, je la vide, je la jette  avec les autres. Les clients qui renvoient leurs frites trop froides, envie de plonger leurs mains dans l’huile bouillante, les miennes rouges, le sel griffe.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div class="eleven columns" style="text-align: left"></div>
<div class="eleven columns" style="text-align: left"><strong>Pages 124-125 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Une heure avant de partir pour la cérémonie, Jérôme veut se laver les mains. Il demande à Sylvie où est la brosse à ongles, puis il s’applique. Les poils durs frottent les contours des doigts, là où des arcs de cercle noirs se sont formés. Mon père frotte mais ces traces sont imprimées de façon indélébile sur sa peau. Il s’acharne mais seules les peaux mortes se détachent, la crasse, elle, reste et Jérôme répète, mais c’est pas possible, c’est pas possible. Il perd patience, on doit partir. Il ouvre le robinet avec trop de force</em><br />
<em>pour rincer la brosse et sa chemise violette est trempée par endroits, il s’essuie avec un peignoir. Il doit encore cirer ses chaussures et les marques ne partent pas. Jérôme fatigue, tout ce qu’il a dévissé, graissé, tout ce qu’il a réparé la veille et maintenant les stigmates, impossibles à estomper. Il sort de la salle de bains pour trouver Sylvie et lui dit, je peux quand même pas y aller comme ça et Sylvie, penchée au-dessus du lavabo, frotte les mains de Jérôme comme un vêtement taché. Jérôme répète, je vais jamais avoir le temps de cirer mes chaussures et je vais me salir, je suis dégueulasse, je peux pas y aller, il faut que je change de chemise, non je peux pas y aller comme ça, c’est foutu, c’est foutu. Sylvie s’acharne sur ses mains, mais Jérôme regarde déjà ailleurs comme s’il s’abandonnait, là, au creux du lavabo.&nbsp;&raquo;</em></div>
</blockquote>
<div class="one column"><em><strong> En salle, Claire Baglin, Editions de Minuit. </strong></em></div>
</section>
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		</item>
		<item>
		<title>Grandir et écrire dans la brume des polders&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/06/grandir-et-ecrire-dans-la-brume-des-polders/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Jan 2022 07:05:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Rentrée littéraire hiver 2022 &#160; Nouvelle fournée. Nouvelle année. La rentrée littéraire d&#8217;hiver est enclenchée ! D’après les données Livres Hebdo / Electre Data Services, elle sera peuplée de 545 romans. Contre 521 l&#8217;an dernier.  Sur les tables et les étagères des libraires 385 fictions françaises ( un record depuis 2013) dont 61 premiers romans et 160 romans traduits [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5863" style="width: 410px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0.jpg" rel="lightbox[5860]"><img class="wp-image-5863 size-full colorbox-5860" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0.jpg" alt="35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0" width="400" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;illustration de couverture est une peinture de Natalie Levkovska</p></div>
<p><strong><span style="color: #ff6600"> </span></strong><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nouvelle fournée. Nouvelle année. La rentrée littéraire d&rsquo;hiver est enclenchée ! D’après les données Livres Hebdo / Electre Data Services, elle sera peuplée de<strong> 545 romans</strong>. Contre 521 l&rsquo;an dernier.  Sur les tables et les étagères des libraires <strong>385 fictions françaises ( un record depuis 2013) dont 61 premiers romans et 160 romans traduits contre 153 l’an dernier</strong>.</p>
<p>Alors que les ventes de livres ont grimpé de 16,5% entre janvier et novembre 2021, cela fait d&rsquo;autant plus de livres à découvrir, d&rsquo;auteurs à suivre.</p>
<p>Quels noms ?</p>
<p>Pour cette rentrée littéraire, on va retrouver, entre autres, <strong>David Foenkinos</strong>, <strong>Karine Tuil</strong>, <strong>Philippe Besson</strong>, mais aussi <strong>Eric Vuillard</strong>, <strong>Nicolas Mathieu</strong>, <strong>Leïla Slimani</strong>, <strong>Constance Débré</strong>, <strong>Michel Houellebecq</strong>, <strong>Julia Deck</strong>, etc.</p>
<p>Du côté des primo-romanciers aussi, de jolies découvertes. Vous savez comme je chéris particulièrement ceux-là.</p>
<p>Et c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs avec l&rsquo;un d&rsquo;eux que j&rsquo;inaugure cette série de posts pour vous présenter mes petites pépites.</p>
<p>Nous voilà donc dans l&rsquo;univers de <strong>Mario Alonso</strong>. Né quelque part en Espagne dans les années 60, <strong>Mario Alonso</strong> arrive en France et se destine à être handballeur professionnel. Il change bientôt d’avis et devient guitariste dans un groupe de New Wave, puis vendeur de manteaux de fourrures et photographe dans une agence publicitaire, avant de se tourner vers le livre, à cause des écrivains américains qui ont fini par le pervertir. Evidemment !<br />
Il publie en 2021 Lignes de flottaisons, un recueil d&rsquo;aphorismes rafraîchissants édité en Belgique par Le Cactus inébranlable. Un second opus est prévu en 2023.<br />
Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;auteur s’est fixé un nouvel objectif, écrire des romans paysages. Watergang est sa première vague, nous explique la maison d&rsquo;édition Le Tripode, qui le publie.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong><em>Watergang</em></strong>  qui désigne un  canal, un fossé en bordure d&rsquo;un polder ou d&rsquo;un chemin ?</p>
<p><span id="more-5860"></span></p>
<p><strong>Paul</strong> a douze ans et habite à Middelbourg, petit village perdu au milieu des polders. Il y vit avec sa mère, divorcée et contrainte de travailler dans un supermarché ( <strong>Julia</strong> qu&rsquo;il surnomme <strong>Super</strong>), et sa grande sœur <strong>Kim</strong> (qu&rsquo;il appelle aussi <strong>Birgit</strong>), pas encore tout à fait sortie de l’adolescence mais déjà enceinte. Son père est parti refaire sa vie de l’autre côté de la mer. Mais <strong>Paul</strong> n’est pas un garçon comme les autres. <strong>Paul</strong> voudrait être écrivain, dès qu&rsquo;il aura treize ans (il s&rsquo;appellera alors <strong>Jan De Vaart</strong>, ou pas). Il passe ses journées à courir le long des canaux, au bord de l’eau, et à remplir son carnet de notes farfelues sur tout ce qu’il voit. Watergang est son histoire, celle de ceux qu’il aime, et de ce village niché au bout du monde.</p>
<p>Watergang est un premier roman d’une grande douceur, teintée d’un humour étonnant. À travers le regard d’un enfant plongé dans une situation familiale à la fois difficile et tristement banale, c’est tout un univers qui s’éveille et se reconstruit, ravivant la beauté du monde. Chacun des personnages s&rsquo;exprime, raconte. Même le paysage s&rsquo;en mêle. Quand ce n&rsquo;est pas l&rsquo;action d&rsquo;un roman à venir. Ou un des carnets de <strong>Paul.</strong></p>
<p>Une écriture sensible qui laisse apparaître des images au fil de ce roman choral. C&rsquo;est beau, triste, banal ou poétique. Comme la vie. Celle d&rsquo;un adolescent qui a fait de son environnement proche et de l&rsquo;écriture des armes pour avancer.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 7 :</strong> Paul</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Courir c&rsquo;est l&rsquo;affaire de ma vie. Je cours d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre du watergang. Une fois sur la plage, je me mets à vibrer avec la ligne d&rsquo;horizon. Nous sommes comme deux câbles électriques qui se touchent. Je fais alors un rêve. Je suis à Buenos Aires. Bye-bye les polders. Adios Middelbourg. On m&rsquo;a fait venir pour parler de mon dernier livre. Je tombe amoureux de la langue et décide de me fixer dans la pampa. J&rsquo;achète un ranch et propose à ma soeur de me rejoindre. Je lui dis merde, quitte ce connard de Jeroen. Je le lui dis sur un ton désinvolte, en regardant mes chevaux, le téléphone collé à l&rsquo;oreille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 41 :</strong> Super</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je suis Super. J&rsquo;habite Middelbourg. Je travaille à la supérette. Mon fils ne m&rsquo;appelle plus Julia. Je crois que c&rsquo;est à cause de son père. Julia lui rappelle trop l&rsquo;Angleterre et la femme avec qui vit son père. Alors c&rsquo;est Super. Ce qui fait bien rire mon patron. Ma fille est enceinte, ce qui ne me fait pas rire du tout. Mais je ne vais pas pleurer non plus. Je n&rsquo;aime pas pleurer. Crier non plus. Je suis une femme sans histoires. Je n&rsquo;ai rien à dire en général. Je suis la mère de Paul et Paul peut me faire faire à peu près tout ce qu&rsquo;il veut. Il a le pouvoir d&rsquo;insister sans bouger la tête. Impossible de lui résister. Je fonds. Il faut dire qu&rsquo;il a les yeux de son père. Difficile de les regarder longtemps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 119 :</strong> Carnet</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je suis comme tant d&rsquo;autres, excepté que je suis à Paul. Je ne suis pas unique, mais Paul l&rsquo;est. Je ne suis pas seul. Paul a d&rsquo;autres carnets. Certains sont remplis. D&rsquo;autres sont vierges, encore sous blister. Je suis le carnet en cours. Je suis mince, souple, noir. Je ressemble à Paul. Je tiens dans la main de Paul. Mes pages sont ivoire, sans lignes, sans carreaux. On peut dessiner, mais Paul ne dessine pas. Paul écrit. </em></p>
<p><em>Enfin, Paul prend des notes, plutôt. Des bouts de phrases qui sonnent comme des titres. Paul fait ceci, Paul fait cela. Paul et untel, untel et Paul. Et parfois des bouts de phrases sans Paul, comme des titres sans roman derrière. Des listes. Des listes de titres. Des combinaisons de mots qui pourraient en effet devenir des titres, ou tout autre chose, on ne sait pas encore, Paul ne dit rien à ce sujet. D&rsquo;ailleurs, Paul n&rsquo;écrit rien en couverture de ses carnets. Il n&rsquo;y inscrit pas la date. Pas d&rsquo;indice. Pas de signe, pas d&rsquo;en-tête. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<p><em><strong>Watergang, Mario Alonso, Le Tripode, 13€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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