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	<title>Quatrième de couv &#187; tristesse</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Comme un étrange sentiment intérieur&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 08:42:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;enfance est au coeur de son oeuvre. Avec ses ombres et ses lumières. Florence Seyvos nous revient avec &#171;&#160;Une bête aux aguets&#160;&#187;, paru lors de la rentrée littéraire de l&#8217;automne aux Editions de Minuit. Une autrice dont j&#8217;ai découvert le travail avec l&#8217;un de ses précédents romans &#171;&#160;Le garçon incassable&#160;&#187;. J&#8217;avais poursuivi avec &#171;&#160;La sainte famille&#160;&#187;.  Cette fois encore, l&#8217;héroïne est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="article__paragraph "><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Une-bete-aux-aguets_1484.jpg" rel="lightbox[5480]"><img class="alignleft size-full wp-image-5483 colorbox-5480" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Une-bete-aux-aguets_1484.jpg" alt="CVT_Une-bete-aux-aguets_1484" width="250" height="367" /></a></p>
<p class="article__paragraph ">L&rsquo;enfance est au coeur de son oeuvre. Avec ses ombres et ses lumières. <strong>Florence Seyvos</strong> nous revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Une bête aux aguets&nbsp;&raquo;</strong>, paru lors de la rentrée littéraire de l&rsquo;automne aux Editions de Minuit.</p>
<p class="article__paragraph ">Une autrice dont j&rsquo;ai découvert le travail avec l&rsquo;un de ses précédents romans <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/31/ce-frere-pas-comme-les-autres/">&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;</a>. </strong>J&rsquo;avais poursuivi avec<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/09/21/comme-une-pelote-intime-des-souvenirs/"> &laquo;&nbsp;La sainte famille&nbsp;&raquo;</a>. </strong></p>
<p class="article__paragraph ">Cette fois encore, l&rsquo;héroïne est un enfant : <strong>Anna</strong>, que nous suivons pendant sept ans environ.</p>
<p class="article__paragraph "><strong>Anna</strong> vit seule avec sa mère. <strong>Anna</strong> a failli succomber à une rougeole pas soignée. <strong>Anna</strong> prend désormais des pilules blanches et bleues, chaque jour, chaque semaine. Un remède fourni par un homme qui n&rsquo;est pas médecin&#8230; ça rassure sa mère de voir ainsi sa fille protégée des dangers de l&rsquo;existence. Elle guérit. Mais cela entraine <strong>Anna</strong> aux confins de sa conscience.</p>
<p class="article__paragraph ">Elle entend des voix, elle lit dans les pensées de sa mère, elle ment à sa meilleure amie <strong>Christine</strong> et à son petit ami pour continuer à paraître normale&#8230;</p>
<p class="article__paragraph ">Sa perception de la réalité a changé. Difficile de l&rsquo;accepter. Difficile de le comprendre. Et encore plus de le partager.</p>
<p class="article__paragraph ">Sa mère la surprotège. <strong>Anna</strong> veille sur sa mère. Une relation fusionnelle qui vire au maladif.</p>
<p class="article__paragraph ">&laquo;&nbsp;Nous avons tous une nature sauvage et il s&rsquo;agit de la dompter. <strong>Anna</strong> s&rsquo;y retrouve confrontée &laquo;&nbsp;, explique <strong>Florence Seyvos</strong>. Elle s&rsquo;interroge. Est-elle un monstre ? Est-elle normale ?</p>
<p class="article__paragraph "><span id="more-5480"></span></p>
<p class="article__paragraph ">Un livre qui frôle le fantastique. Ni trop, ni trop peu. Un livre étrange, mais quel plaisir de retrouver l&rsquo;écriture de <strong>Florence Seyvos</strong> ! Cette fois encore, son expérience de scénariste opère : on voit les images.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><strong>Page 15 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ma mère n&rsquo;a pas voulu que je reprenne le collège tout de suite. Elle m&rsquo;a fait faire un certificat de convalescence, et pendant plus de huit semaines je suis restée à la maison, à remarquer peu à peu les changements qui s&rsquo;opéraient en moi tout en feignant de les ignorer. D&rsquo;abord il y avait ces bruits, ces sons que j&rsquo;entendais par moments, comme si, tout près de moi, on eût soudain ouvert une porte qui donnait chez des inconnus. Au début, cela ressemblait à des acouphènes ou à cette habitude qu&rsquo;ont parfois les enfants d&rsquo;entendre de la musique partout : un solo de guitare électrique dans les bruits de la tuyauterie, un fortissimo d&rsquo;orchestre à peine dissimulé dans le moteur d&rsquo;une voiture ou sous les roues d&rsquo;un train. Mais les bruits se sont précisés et des voix s&rsquo;y sont mêlées de plus en plus&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><strong>Pages 88-89 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; [&#8230; ] C&rsquo;était l&rsquo;été, les cours étaient finis, et ma mère ne se préoccupait pas de ce que je faisais de mes journées, du moment que j&rsquo;étais là la soir pas trop tard et que je prenais, pu feignais de prendre, me médicaments. Quand j&rsquo;allais chez lui, les voix me laissaient tranquille. Elles ne revenaient que peu à peu, quand j&rsquo;étais seule, et restaient à l&rsquo;arrière-plan, comme si elles respectaient un périmètre de sécurité. Chez moi, je ne faisais rien, je dormais beaucoup et j&rsquo;attendais que le téléphone sonne. Rien ne comptait plus que l&rsquo;habitude que prenait mon corps du sien. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><strong>Page 114 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Au début de deuxième morceau, il s&rsquo;est soudain passé quelque chose. Les sons ont commencé à me parvenir étrangement distordus. Chaque note résonnait de longues secondes, se mélangeant aux suivantes, tandis que quelqu&rsquo;un semblait s&rsquo;amuser à en modifier le timbre, le rendant sourd et trouble, comme si Christine jouait sous l&rsquo;eau, puis aussi nasillard tout à coup qu&rsquo;un jouet à musique. Les notes se mélangeaient tellement les unes aux autres que je ne reconnaissais plus rien. J&rsquo;ai regardé les visages des gens qui m&rsquo;entouraient, mais bien sûr ils n&rsquo;entendaient pas la même chose que moi. Et tandis que je les regardais, leurs voix me sont entrées dans la tête.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une bête aux aguets&nbsp;&raquo;, Florence Seyvos, Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;enfermement, par-delà les murs</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/12/11/lenfermement-par-dela-les-murs/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/12/11/lenfermement-par-dela-les-murs/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2019 09:32:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA["Le ciel par-dessus le toit"]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Nathacha Appanah était apparue sur mon blog en 2016, à l&#8217;occasion de la sortie de son roman &#171;&#160;Tropique de la violence&#160;&#187;. Un livre qui m&#8217;avait donné l&#8217;idée de me rendre à Mayotte, où se déroulait l&#8217;histoire. Une sacrée découverte ! Alors quand la rentrée littéraire d&#8217;automne est arrivée avec ses centaines de nouveaux romans, je n&#8217;ai pas [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/APPANAH-OK.jpg" rel="lightbox[4971]"><img class="alignleft size-full wp-image-4975 colorbox-4971" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/APPANAH-OK.jpg" alt="APPANAH OK" width="195" height="285" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Nathacha Appanah</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> était apparue sur mon blog en 2016, à l&rsquo;occasion de la sortie de son roman </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/10/03/chronique-dun-morceau-de-france-delaisse/">&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;</a>. </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Un livre qui m&rsquo;avait donné l&rsquo;idée de me rendre à Mayotte, où se déroulait l&rsquo;histoire. Une sacrée découverte !</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Alors quand la rentrée littéraire d&rsquo;automne est arrivée avec ses centaines de nouveaux romans, je n&rsquo;ai pas hésité longtemps pour plonger dans </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>&laquo;&nbsp;Le ciel par-dessus le toit&nbsp;&raquo;</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, dernier opus en date de l&rsquo;auteure née à l&rsquo;île Maurice, en 1973.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Installée en France depuis 1998, elle commence alors à écrire.  Et n&rsquo;arrêtera plus. En 2016, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> qui vaudra une quinzaine de prix littéraires.</span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4971"></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Avec ce nouveau roman, qui emprunte son titre aux vers de </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Verlaine</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> alors emprisonné après sa violente altercation avec </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Rimbaud</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Nathacha Appanah </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">nous parle d&rsquo;une famille qui va mal. D&rsquo;une mère et de ses deux enfants.</span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Loup</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, un jeune homme fragile, introverti qui fait des rimes quand il panique et avale des kilomètres de course à pied quand il s&rsquo;agit de se calmer, vient de rejoindre le quartier mineurs d&rsquo;une maison d&rsquo;arrêt.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">A 17 ans, le jeune homme a pris la voiture de sa mère pour rejoindre sa soeur, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Paloma</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, qu&rsquo;il n&rsquo;a pas vu depuis dix ans. A contre-sens sur l&rsquo;autoroute, il cause un accident.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Sa soeur a quitté le domicile familial au même âge que lui. Elle lui avait promis qu&rsquo;elle serait revenue le chercher&#8230; Les années ont passé. </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Loup</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> en prison, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Phénix</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, sa mère, appelle sa fille.  Car</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Loup</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> ne veut voir que </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Paloma</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">. Et le passé remonte. </span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Celui de </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Phénix</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, quand elle s&rsquo;appelait encore </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Eliette</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> et que sa beauté en faisant une petite fille à part, surprotégée par ses parents, hissée sur un piédestal qu&rsquo;elle choisira de détruire un jour. Pour se protéger, pour fuir, pour vivre sa vie. Elle fera deux enfants avec deux hommes différents. Deux enfants qu&rsquo;elle a toujours aimé de loin, sans tendresse ni mots qui expliquent.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Le mal-être se transmet-il ? L&rsquo;enfermement se traduit-il seulement par des murs ? Autant de questions auxquelles essaye de répondre ce roman social qu&rsquo;on lit d&rsquo;une traite, dans un souffle.</span></span></span></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Extraits</b></span></span></span></strong></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Pages 26-27 : </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><i>«  </i></span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><i>Le jour se termine quand la femme en chemise de nuit blanche se réveille, trempée de sueur. L’image de ses deux enfants qui disparaissent dans la terre est encore nette et l’angoisse ressentie dans son rêve est là, dans son ventre, le long de son dos, sur toute la surface de son crâne. Phénix aime à croire qu’elle occupe enfin la place qui lui est réservée dans ce monde et cette place-là ne lui a pas été offerte sur un plateau, oh non : elle est forte, elle est sûre d’elle, elle n’aime pas les trouillards et les femmelettes, elle élève seule son fils, elle peut parler de mécanique avec n’importe quel péquenaud du coin, elle a une haute tolérance à la douleur, elle se méfie des gens trop polis et elle ne pleure plus. Jamais. »</i></span></span></span></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 92 : </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><i>« Tant de choses peuvent changer en dix ans, n’est-ce pas ? </i></span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><i>Il y a Paloma qui n’a jamais remis les pieds dans la maison de son enfance. Elle n’a pas oublié son frère dont elle rêve régulièrement mais le temps a gommé son angoisse et sa culpabilité de l’avoir laissé là-bas. Elle a écrit, souvent, elle a essayé d’appeler, plusieurs fois, et ensuite, c’est la lassitude qui a gagné. Elle était toujours celle qui essayait, qui tentait, qui demandait pardon, qui proposait une visite, mais combien de temps est-ce qu’on peut être comme ça, à genoux, la tête baissée, à attendre une réponse ? Paloma travaille désormais. Sa vie est claire avec des touches pastel. Elle voudrait des emportements, elle voudrait faire comme les autres, ces élans, ces cris, ces baisers, cette rage à vivre sa jeunesse mais elle ne peut pas, elle s’efforce d’être ici, un peu, assez mais pas trop, et c’est comme si elle était une stagiaire dans sa propre existence, en attendant d’y être confirmée. En attendant mieux, cette vie est parfaitement supportable. »</i></span></span></span></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Page 119 : </span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><i>« Bien sûr que Loup se souvient de cette nuit où il a roulé et roulé encore, passé sans encombre les péages et il avait mis une radio où les gens appelaient pour passer leur musique préférée ou pour dire à lui à elle à eux combien ils étaient aimés, combien leur absence pesait, combien leur présence comblait. Loup conduisait, il avait fait le plein aussi, il connaissait ces choses-là, il avait vu sa mère faire plusieurs fois ça entrait en lui simplement ces gestes-là, il lui suffisait de regarder, c’était comme à la maison quand il fallait réparer </i></span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><i>les petites choses il savait faire sans même qu’on lui dise comment. </i></span></span></span></p></blockquote>
<blockquote><p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><i>Et c’est vrai que la peur était apparue quand il était sorti de l’autoroute et après c’est le juge qui le dit le mieux : à contresens, carambolage, accident grave évité de justesse, refus de suivre les gendarmes, tentative de fuite à travers champs. »</i></span></span></span></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>« Le ciel par-dessus le toit », Nathacha Appanah, Gallimard, 14€. </b></span></span></span></strong></p>
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		<item>
		<title>Famille(s), je vous hais&#8230; mais pas seulement</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/03/08/familles-je-vous-hais-mais-pas-seulement/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Mar 2019 13:40:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Rentrée littéraire Pour échapper, le temps d’un dimanche d’été, à sa femme enceinte et à ses trois enfants, Albert s’incruste au baptême de Franny, la ﬁlle d’un ﬂic, Fix, qu’il connaît vaguement. Tandis que les invités se laissent gagner par l’ivresse, il succombe à la beauté renversante de Beverly, la mère du bébé baptisé ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div></div>
<div> <strong><span style="color: #008080">Rentrée littéraire</span></strong></div>
<div></div>
<div><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782330118051.jpg" rel="lightbox[4571]"><img class="alignleft wp-image-4573 size-medium colorbox-4571" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782330118051-181x300.jpg" alt="9782330118051" width="181" height="300" /></a></div>
<div>Pour échapper, le temps d’un dimanche d’été, à sa femme enceinte et à ses trois enfants, <strong>Albert</strong> s’incruste au baptême de <strong>Franny</strong>, la ﬁlle d’un ﬂic, <strong>Fix</strong>, qu’il connaît vaguement.</div>
<div>Tandis que les invités se laissent gagner par l’ivresse, il succombe à la beauté renversante de <strong>Beverly</strong>, la mère du bébé baptisé ce jour de 1964.</div>
<div>Le baiser qu’ils échangent est le premier des éboulements que subiront leurs familles, à jamais liées.<br />
<strong>Albert </strong>( que tous appellent <strong>Bert</strong>) et <strong>Beverly</strong> se marient  et quittent la Californie pour la Virginie.</div>
<div>Chaque été, ils se retrouvent avec leurs six enfants sur les bras – un petit clan plus ou moins livré à lui-même, prêt à tout pour tromper l’ennui. Mais un drame fait voler en éclats cette fratrie recomposée.</div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div>Des années plus tard, alors qu’elle travaille comme serveuse dans le bar d’un hôtel de luxe, <strong>Franny</strong> a un soir l’honneur inattendu de servir quelques whiskys à un auteur culte qu’elle révère, <strong>Leo Posen</strong>.</div>
<div></div>
<p><span id="more-4571"></span></p>
<div>Devenue sa compagne, elle lui livre des conﬁdences sur son histoire, dont il s’empare pour faire son grand retour sur la scène littéraire.</div>
<div>L’immense succès du roman fait resurgir la tragédie familiale et vient à nouveau chambouler les relations entre les membres de cette tribu éparpillée, soudée par le souvenir, le mensonge, la culpabilité. Et un inaltérable attachement.</div>
<div></div>
<div>A travers les parcours de <strong>Teresa</strong>, <strong>Bert</strong>, <strong>Fix</strong> et <strong>Beverly</strong> on plonge dans l&rsquo;Amérique des classes moyennes. Leurs enfants – <strong>Cal</strong>, <strong>Holly</strong>, <strong>Jeannette</strong> et <strong>Albie</strong> d&rsquo;un côté –, <strong>Caroline</strong> et <strong>Franny</strong> de l&rsquo;autre, mêlent les souvenirs. Ceux des jours heureux. Ceux des jours de drames. La mort de <strong>Cal</strong>, alors adolescent, en sera un. Qui va bouleverser les deux familles, les trajectoires des uns et des autres.</div>
<div>Alors que <strong>Fix</strong> se bat contre un cancer, sa fille <strong>Franny</strong> plonge une fois encore dans les histoires familiales.</div>
<div><strong>Ann Patchett, </strong>quinquagénaire installée à Nashville (où elle a d&rsquo;ailleurs ouvert une librairie), est l&rsquo;auteure de plusieurs romans dont <strong>&laquo;&nbsp;Bel Canto&nbsp;&raquo;</strong> – qui a valu le prix PEN/Faulkner Award – a un talent évident pour raconter des histoires, même sur plusieurs décennies !</div>
<div>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Orange amère&nbsp;&raquo;</strong>, elle livre un roman poignant et tendre sur l&rsquo;enfance, sur les liens qui durent et sur le mystère qui entoure toujours la notion de famille.</div>
<div></div>
<div style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></div>
<blockquote>
<div style="text-align: left"><strong> Page 57 :</strong><em>&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Et ensuite, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il s&rsquo;est passé ? &nbsp;&raquo; demanda Franny. C&rsquo;était à ça que ça servait d&rsquo;accompagner son père en chimio, alors qu&rsquo;aucun médecin n&rsquo;évoquait un traitement curatif : à passer le temps qu&rsquo;il lui restait avec lui, en recueillant toutes ses histoires. Voilà pourquoi Caroline et Franny prenaient un avion pour Los Angeles à tour de rôle, parce qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient jamais passé beaucoup de temps avec lui. Ça permettait à Marjorie de faire une petite pause, parce qu&rsquo;elle se coltinait tout le boulot, mais surtout ça leur donnait une chance de découvrir les histoires qu&rsquo;il allait emporter avec lui. Ce soir, quand son père serait allé se coucher, elle appellerait Caroline pour lui raconter ce qui était arrivé à Lomer.&nbsp;&raquo; </em></div>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><strong>Page 125 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Fix avait préféré Caroline avant même d&rsquo;entrer en fac de droit. Elle était plus âgée, et comme ils avaient partagé plus de temps avant le divorce, ils se connaissaient mieux. Et puis la haine de Caroline pour Bert brûlait comme une une flamme translucide, et elle faisait tout pour gâcher la vie de sa mère, avant de tout rapporter à son père. Fix lui disait de se calmer tout en prenant un malin plaisir à écouter son reportage détaillé. Lui aussi aurait adoré avoir l&rsquo;occasion de gâcher la vie de Beverly. Caroline ressemblait à Fix – mêmes cheveux bruns, même peau qui dorait à l&rsquo;instant où ils arrivaient sur la plage. Franny avait trop pris de sa mère, trop délicate, et blonde, et maladroite. Trop jolie et en même temps jamais aussi jolie.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><strong>Page 145 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais c&rsquo;étaient des années de vaches maigres pour la charité émotionnelle, et en dépit de toutes les nuits où Jeannette s&rsquo;accrochait à sa résolution d&rsquo;être plus gentille, la gentillesse n&rsquo;était jamais au rendez-vous. Sans son père, sans Cal, les quatre membres survivants des Cousins de Californie du Sud devinrent plus profondément eux-mêmes, comme si toute l&rsquo;aptitude sociale que chacun avait acquise dans la vie s&rsquo;est évaporée dans le laps de temps qu&rsquo;il faut à une abeille pour piquer un gamin. La vitesse à laquelle leur mère se ruait du travail, à l&rsquo;école, au supermarché avait doublé. Elle était sans cesse en train d&rsquo;arriver, sans cesse en train de partir, jamais là. Elle passait son temps à chercher son sac, ses clés de voiture.&nbsp;&raquo;</em></div>
</blockquote>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Orange amère&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Ann Patchett, Actes sud, 22, 50€</strong></em></div>
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		<title>Prendre le large pour ne pas sombrer</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/</link>
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		<pubDate>Fri, 07 Sep 2018 06:54:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; &#160; Quelle joie de retrouver l&#8217;écriture et le style d&#8217;Ingrid Thobois ! J&#8217;ai découvert cette auteure au hasard d&#8217;une chronique dans un magazine féminin. C&#8217;était à propos du livre &#171;&#160;Le plancher de Jeannot&#160;&#187; dont vous pouvez retrouver le post ici. Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" rel="lightbox[4374]"><img class="alignleft size-full wp-image-4377 colorbox-4374" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" alt="MISS SARAJEVO" width="250" height="322" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quelle joie de retrouver l&rsquo;écriture et le style d&rsquo;<strong>Ingrid Thobois</strong> ! J&rsquo;ai découvert cette auteure au hasard d&rsquo;une chronique dans un magazine féminin. C&rsquo;était à propos du livre <strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;</strong> dont vous pouvez retrouver le post <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/">ici</a></strong>.</p>
<p>Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs romans, elle écrit aussi pour la jeunesse) avec <strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;</strong>, un roman puissant qui s&rsquo;étale sur plusieurs décennies, entre Paris, Rouen et Sarajevo.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Joaquim.</strong> On ne rencontre à vingt ans, en 1993. A Sarajevo. Au coeur de la guerre, donc. Là, armé de son seul appareil-photo, il découvre un monde.  Se confronte à la mort. Et le pays natal de celle qu&rsquo;il aime, sa professeur, <strong>Ludmilla</strong>.</p>
<p>Au fil des semaines alors qu&rsquo;il réapprend une certaine joie d&rsquo;être au monde, installé dans une famille, il pense à la sienne. Une famille désunie, silencieuse qui n&rsquo;a toujours pas trouvé les mots pour expliquer et adoucir la mort voulue de <strong>Viviane</strong>, sa soeur cadette, qui s&rsquo;est jetée par la fenêtre de l&rsquo;appartement familial, à Rouen.</p>
<p>Personne n&rsquo;a su. Personne n&rsquo;a vu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4374"></span></p>
<p>On retrouvera <strong>Joaquim</strong> presque vingt-cinq ans plus tard. Il est devenu reporter de guerre. Son père vient de décéder. Et malgré la promesse qu&rsquo;il s&rsquo;était fait à lui-même, il reprend le Paris/Rouen pour rejoindre l&rsquo;appartement familial. Condition sine qua non à l&rsquo;ouverture de la succession. Vingt ans qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas mis les pieds.</p>
<p><strong>Joaquim</strong> est le seul &laquo;&nbsp;rescapé&nbsp;&raquo; de cette famille bourgeoise, mais bancale. Le temps d&rsquo;un trajet en train, tout lui revient. Les souvenirs, les questions, le secrets et les états d&rsquo;âme.</p>
<p>De page en page, une écriture juste et sensible. Au plus près des maux. Mais avec pudeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ingrid Thobois, âgée de 38 ans et qui vit désormais à Paris, explique l&rsquo;histoire de son nouveau roman ici  :</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/ksKzXncIDgs?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p><strong>La chanson &laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo; de U2  et Luciano Pavarotti  c&rsquo;est par là : </strong></p>
<iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/TNYX9Z74RoA?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>On ne se tue pas par abandon de la lutte – les religions ont inventé la rhétorique de cette prétendue lâcheté. On se suicide et on dévore la vie au nom d&rsquo;un seul et même scandale : l&rsquo;exiguïté du couloir de temps qui nous est alloué, dans lequel il nous est permis d&rsquo;avancer mais jamais de faire demi-tour, ni de nous arrêter. On se tue après avoir longuement soupesé la vie, analysé ses accélérations et décélérations, afflux et reflux sanguins dans la carotide, et la sensation de vide qui s&rsquo;ensuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 63-64 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Que sait-on du couple qui nous a enfantés ? De la manière dont ces deux-là se sont aimés ? Joaquim n&rsquo;a aucun souvenir de ses parents s&rsquo;embrassant, se photographiant. Il ne leur a connu ni amis ni confidents. Jamais un coup de téléphone à qui que ce soit pour s&rsquo;ouvrir d&rsquo;une joie, d&rsquo;une peine, d&rsquo;une question. Chez les Sirvins, la famille est un bloc. Fissuré de toutes parts, c&rsquo;est encore un bloc. Le père, la mère, le frère et la soeur n&rsquo;ont pas de vie propre. Ils surjouent la famille dans le coffrage du silence et vivent en autarcie dans les interstices du secret. Pour épicentre, il y a le corps effacé de Viviane, venu en remplacer un autre, ce qu&rsquo;aucun des enfants ne sait. Cet autre, c&rsquo;est l&rsquo;enfant né à égale distance de Joaquim et de Viviane, jamais revenu de la maternité, et que les parents ont fait passer pour un souvenir inventé. Seul le père trouve à échapper au poids de ce tabou. Grâce à son métier,. Grâce à la chasse. Grâce à la course à pied.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 134 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les snipers ont pris la voiture pour cible. Lorsque Vesna fait demi-tour sur deux roues, écrasant l&rsquo;accélérateur tout en plongeant sa tête au ras du volant, ordonnant à Joaquim d&rsquo;en faire autant, c&rsquo;est à peine si le garçon comprend que l&rsquo;amoncellement de gravats dans le rétroviseur est tout ce qu&rsquo;il reste de la maison de Ludmilla. Plus loin, Vesna regarde sa montre, puis le ciel. L&rsquo;avion qui a déposé Joaquim, et qui aurait pu le ramener ce soir à Split, est en train de s&rsquo;effacer dans l&rsquo;indifférence du coucher de soleil, imprimant au ciel quatre sillages sombres. Le prochain ne se posera pas à Sarajevo avant une semaine. Le soir est d&rsquo;une beauté incompréhensible&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;, Ingrid Thobois, éditions Buchet-Chastel, 16 €</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Quand l&#8217;amitié peut aussi être une addition salée&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2018 07:42:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Toujours un défi. Publier un deuxième roman quand le premier a été un véritable succès de librairie, ce n&#8217;est pas simple. Casse-gueule, même. Olivier Bourdeaut s&#8217;y est risqué. Après le fabuleux succès de &#171;&#160;En attendant Bojangles&#160;&#187;, dont je vous avais parlé ici, il revient avec &#171;&#160;Pactum salis&#160;&#187;, toujours édité chez Finitude. Après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Pactum-Salis-223x330.jpg" rel="lightbox[4218]"><img class="alignleft size-full wp-image-4220 colorbox-4218" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Pactum-Salis-223x330.jpg" alt="Pactum-Salis-223x330" width="223" height="330" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toujours un défi. Publier un deuxième roman quand le premier a été un véritable succès de librairie, ce n&rsquo;est pas simple. Casse-gueule, même. <strong>Olivier Bourdeaut</strong> s&rsquo;y est risqué. Après le fabuleux succès de <strong>&laquo;&nbsp;En attendant Bojangles&nbsp;&raquo;</strong>, dont je vous avais parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/10/histoire-swinguante-dun-amour-fou/">ici</a>,</strong> il revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;</strong>, toujours édité chez <strong>Finitude.</strong></p>
<p>Après les multiples traductions à travers quelque quarante pays et plus de 500.000 exemplaires vendus en France, une adaptation au théâtre ( sur scène en janvier) et un tournage pour le cinéma en cours, l&rsquo;auteur a changé de registre. Radicalement. Ici, pas d&rsquo;histoire autour d&rsquo;un amour fou, mais une rencontre improbable entre deux hommes que tout oppose.</p>
<p>Il y a <strong>Michel</strong>, agent immobilier à son compte. L&rsquo;homme a réussi professionnellement et affiche un train de vie cossu. Mais aussi une solitude qui poisse ses mocassins. <strong> Jean</strong>, lui, a fui Paris et son ami <strong>Henri</strong> pour devenir paludier à Guérande. Une vie monacale, mais un choix assumé. Loin de la société des hommes et d&rsquo;un amour déçu, il travaille durement.</p>
<p>Deux métiers que l&rsquo;auteur, installé désormais en Espagne, a pratiqué. Avec plus ou moins de succès, avoue-t-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4218"></span></p>
<p>Une nuit de beuverie, <strong>Michel</strong> échoue sur un tas de sel, urine sur le travail de <strong>Jean</strong>. Quand ce dernier le découvre, il manque de le tuer. Ils finiront par apprendre à se connaître, à se découvrir le temps d&rsquo;une semaine.  Entre leurs nuits de débauche, les deux hommes travaillent ensemble. <strong>Jean</strong> embauche <strong>Michel.</strong> Malgré la fascination réciproque qu&rsquo;ils exercent l&rsquo;un sur l&rsquo;autre, les différences sont très nombreuses, profondes. Et le drame jamais loin.</p>
<p>Michel est-il si détestable ? Jean si adorable ? Pas si sûr&#8230;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;</strong> qui donne son titre au roman est un proverbe médiéval qui signifie <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amitié est un pacte de sel&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est-à-dire durable, éternelle. Allez savoir&#8230;</p>
<p>Un livre corrosif sur les différences sociales et la solitude.  Avec une fin étonnante que j&rsquo;ai dû relire pour comprendre. Pas sûre d&rsquo;y être parvenue <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4218" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21  : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il ne s&rsquo;était jamais senti l&rsquo;âme d&rsquo;un leader, d&rsquo;un chef de meute, et encore moins d&rsquo;une assistante sociale et lorsque deux ans de succès chez Century 21 la firme lui proposa, à vingt ans tout juste, de prendre la direction d&rsquo;une nouvelle agence, il déclina poliment. Son travail acharné, autistique disaient certains, avait porté ses fruits au-delà de toute espérance. ll réalisait une vente par semaine, parfois plus, et se trouvait parmi les meilleurs de l&rsquo;hexagone, le plus jeune assurément. Mais après deux ans, le regard qu&rsquo;il portait sur sa société avait négativement évolué, et il ne se voyait pas mener une escouade de requins d&rsquo;eau douce tapissés de jaune pâle. Son ambition ne devait pas se préoccuper de la réussite des autres, encore moins de la faire prospérer, alors il préféra se mettre à son compte. Il payait donc une comptable au forfait, et son téléphone aussi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 59  : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il était assez grand désormais pour affronter le silence et la solitude Il n&rsquo;avait plus besoin de boire pour se donner du courage et affronter sa tâche. Mais l&rsquo;ivresse était une compagne à laquelle il pensait souvent. Il lui arrivait de lui rendre visite sur un coup de tête, une contrariété. Il suffisait parfois d&rsquo;un vent tiède, d&rsquo;un coucher de soleil orange, d&rsquo;un air entraînant débordant d&rsquo;une terrasse de café, d&rsquo;une envie de compagnie, de brouhaha. Une envie de parler tout simplement.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 133  : </strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Hormis les commerçants, quelques touristes et les pêcheurs rencontrés lors de ses ivresses hivernales, il n&rsquo;avait pas parlé plus d&rsquo;une heure à quelqu&rsquo;un depuis presqu&rsquo;un an. Il y avait bien sa banquière, qu&rsquo;il voyait trente minutes par trimestre, mais le sujet abordé était toujours le même. Il ne pensait pas avoir de réserve suffisante pour alimenter une conversation qui allait s&rsquo;étendre tout au long d&rsquo;un plateau de fruits de mer, peut-être même d&rsquo;un dessert. Il regrettait de ne pas avoir proposé une crêperie comme dédommagement des singeries estivales de ce Michel. Au moins, une galette complète, une crêpe au sucre, une bolée de cidre pouvaient se bâcler en une demi-heure, mais un plateau de fruits de mer avec ses tourteaux à décortiquer, ses bigorneaux à extraire, ça pouvait durer une éternité, au bas mot.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;, Olivier Bourdeaut, Finitude, 18,50€</strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
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		<title>Avec le temps, tout s&#8217;en va&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/16/avec-le-temps-tout-sen-va/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/16/avec-le-temps-tout-sen-va/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2015 12:36:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Les vacances s&#8217;annoncent à grands pas. Chacun trouvera sa formule, sa destination et son moyen d&#8217;évasion. Il y en a un qui fonctionne à coup sûr : le livre. Avez-vous déjà pensé à ceux que vous emporterez sur la plage, dans le hamac, ou près de la rivière ? Si ce n&#8217;est pas encore le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BUSQUETS.jpg" rel="lightbox[3083]"><img class="alignleft size-full wp-image-3084 colorbox-3083" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BUSQUETS.jpg" alt="BUSQUETS" width="195" height="289" /></a></p>
<p>Les vacances s&rsquo;annoncent à grands pas. Chacun trouvera sa formule, sa destination et son moyen d&rsquo;évasion. Il y en a un qui fonctionne à coup sûr : le livre. Avez-vous déjà pensé à ceux que vous emporterez sur la plage, dans le hamac, ou près de la rivière ?</p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas encore le cas, voici au moins un roman qui tombé à point nommé. Avec &laquo;&nbsp;<strong>Ca aussi, ça passera&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Milena Busquets</strong>, auteure espagnole, signe un roman  ( le deuxième, traduit et publié dans une trentaine de pays, excusez du peu ! ) sensible et juste sur le deuil et la perte d&rsquo;un être cher. A noter que ce choix marche aussi si vous ne partez pas en vacances cet été !</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Blanca</strong>. Une quadragénaire, mère de deux enfants, totalement anéantie par la mort de sa mère, plusieurs mois auparavant. Au fil des pages, elle lui adresse comme une longue lettre d&rsquo;amour, silencieuse. Mais intense.</p>
<p>Elle quitte <strong>Barcelone</strong> pour rejoindre la maison de famille à <strong>Cadaquès</strong>. Ce sont les vacances. <strong>Blanca</strong> est partie avec ses deux fils, ses deux meilleures amies, ses deux ex-maris, son amant et la baby-sitter. Au fil des jours, des bains de mer et des rendez-vous clandestins, <strong>Blanca, femme libre et libérée, </strong>évoque cette mère brillante, exigeante. Et veut se noyer dans le sexe pour, croit-elle, ne pas sombrer.</p>
<p>Elle n&rsquo;a pas toujours entretenu les meilleures relations avec sa mère désormais, enterrée dans le cimetière de Calcadès. Chapitre après chapitre, <strong>Blanca</strong> essaye de renouer les fils entre eux. Et mène aussi un inventaire. Celui des sentiments ambivalents. Le titre du roman tire d&rsquo;ailleurs son nom d&rsquo;une histoire racontée par la mère de la narratrice. Dans un pays lointain, le dirigeant avait demandé à ses fidèles de lui trouver une phrase pouvant servir en toute circonstance : &laquo;&nbsp;ça aussi, ça passera&nbsp;&raquo; était né.</p>
<p>Au final, une écriture fine et sensible. Drôle également. Qui parle du manque, de la perte. Pour ne pas tomber dans l&rsquo;oubli. Une histoire qui semble inspirée par la propre vie de l&rsquo;auteure.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 47 -48 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Nous entreprenons le voyage à Cadaquès, qui ressemble toujours à une expédition. Assis à l&rsquo;arrière, il y a les trois enfants, Edgar, Nico et Daniel, le fils de Sofia, à côté d&rsquo;Ursula, la baby-sitter. Je conduis et Sofia joue le copilote. Je continue à trouver bizarre et un peu absurde que ce soit moi qui dirige tout ça, moi qui décide de l&rsquo;heure du départ, tienne le volant, donne les instructions à Ursula, choisisse les affaires que vont emporter les enfants. D&rsquo;un moment à l&rsquo;autre, je vais être démasquée et envoyée avec eux sur la banquette arrière, me dis-je en les observant dans le rétroviseur que rient et se disputent tout à la fois. En tant qu&rsquo;adulte, je suis une imposture, tous mes efforts pour quitter la cour de récréation sont des échecs retentissants, j&rsquo;éprouve exactement ce que j&rsquo;éprouvais à six ans, je remarque les mêmes choses, le petit chien monté sur ressorts dont la tête apparaît et disparaît à la fenêtre d&rsquo;un rez-de-chaussée, le grand-père qui donne la main à son petit-fils, les beaux mecs avec le radar branché, l&rsquo;éclat du rayon de soleil sur mes bracelets cliquetants, les personnes âgées et seules, les couples qui s&rsquo;embrassent avec passion, les mendiants, les vieilles suicidaires et provocatrices qui traversent la rue à la vitesse d&rsquo;une tortue, les arbres. Nous voyons tous des choses différentes, nous voyons tous les mêmes choses, et ce que nous voyons nous définit absolument. Nous aimons instinctivement ceux qui voient comme nous, et nous les reconnaissons tout de suite.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 150 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;aime toujours les êtres que j&rsquo;ai aimés un jour, je ne peux éviter de voir, par-delà toutes les désertions et la plupart des déloyautés, les miennes et celles d&rsquo;autrui, la personne originelle et transparente, celle d&rsquo;avant que tout se transforme en cendres. Avec une certaine héroïcité stupide, je ne renie aucune de mes amours, ni aucune de mes blessures. Ce serait comme me renier moi-même. Je sais qu&rsquo;il n&rsquo;en est pas de même pour tout le monde, la chape de la honte est épaisse et résistante, et beaucoup de gens arborent leurs haines et leurs ressentiments comme des décorations, des épées brandies, avec le même orgueil et la même ténacité que leurs inclinaisons. Il y a si longtemps que Guillem et moi nous nous sommes séparés ! Je l&rsquo;aime, mais je l&rsquo;ai libéré de mon amour. On peut se libérer tout seul, bien sûr, mais c&rsquo;est toujours plus facile si l&rsquo;autre a la générosité de vous donner un bon coup de pied, renoncer à l&rsquo;amour de quelqu&rsquo;un est difficile ; le pauvre Oscar, en revanche, traîne toujours mes chaînes – et moi les siennes – comme le fantôme de Canterville, bruyamment, péniblement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Nous sommes, je crois, la dernière génération  qui a dû se battre de toutes ses forces pour attirer l&rsquo;attention de ses parents, les intéresser. Souvent, nous y sommes parvenus lorsqu&rsquo;il était déjà trop tard. Ils ne considéraient pas que les enfants étaient des petites merveilles, mais plutôt de petits emmerdeurs; des bestioles pénibles à moitié finies. Et nous sommes devenus une génération perdue de séducteurs innés. Nous avons dû inventer des méthodes beaucoup plus sophistiquées que tirer sur la manche ou nous mettre à chialer pour que l&rsquo;on fasse attention à nous. On exigeait que nous soyons au même niveau que les adultes ou, du moins, que nous ne gênions pas et laissions parler les grands.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un roman léger, du moins en apparence. Car le deuxième roman de Milena Busquets est, au final, une petite merveille de justesse et d&rsquo;intelligence. Le temps de quelques jours de vacances, nous partageons le quotidien et les réflexions de Blanca. Elle, si libre et légère, nous plonge dans les affres de ses questionnements, de ses peurs. Pour moi, une très jolie découverte.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ca aussi, ça passera&nbsp;&raquo;, Milena Busquets, Gallimard, 17€.</strong></em></p>
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