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	<title>Quatrième de couv &#187; surf</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Parce qu&#8217;il faut tuer le frère&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Mar 2017 07:56:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Comme un air de printemps en ce lundi ! Je vous emmène cependant bien loin de la Touraine. Cap sur La Réunion, actuellement sous les feux médiatiques entre les visites des impétrants à l&#8217;élection présidentielle et les attaques de requins. Une très chouette île &#8211; que je connais pour y avoir travaillé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCONS-ETE.jpg" rel="lightbox[3916]"><img class="alignleft size-full wp-image-3919 colorbox-3916" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCONS-ETE.jpg" alt="GARCONS ETE" width="195" height="279" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme un air de printemps en ce lundi ! Je vous emmène cependant bien loin de la Touraine. Cap sur La Réunion, actuellement sous les feux médiatiques entre les visites des impétrants à l&rsquo;élection présidentielle et les attaques de requins. Une très chouette île &#8211; que je connais pour y avoir travaillé – point de départ de ce roman à suspense très bien construit et écrit.</p>
<p>L&rsquo;auteure ? <strong>Rebecca Lighieri</strong>&#8230; qui signe aussi des romans sous son véritable nom, <strong>Emmanuelle Bayamack-Tam</strong>. Le dernier en date, <strong>&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;</strong> était raconté  <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/02/07/famille-quand-je-ne-sais-pas-vous-aimer/">ici. </a></strong></p>
<p>Deux identités littéraires donc pour cette auteure, enseignante en région parisienne.</p>
<p>C&rsquo;est la première fois que j&rsquo;ouvre un roman écrit par <strong>Rebecca Lighieri</strong>. A cause d&rsquo;une chronique. A cause de son double aussi, donc j&rsquo;avais aimé l&rsquo;écriture et les histoires. <strong>&laquo;&nbsp;Les garçons de l&rsquo;été&nbsp;&raquo;</strong> est son troisième roman sous ce nom.</p>
<p>Cette fois encore, une histoire de famille. Qui dégénère. Pourtant, sur le papier, tout semble parfait. la famille vit à Biarritz. <strong>Jérôme</strong> est pharmacien, <strong>Mylène</strong>, que tous appellent <strong>Mi, </strong>élève leurs trois enfants, beaux et brillants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3916"></span></p>
<p>Il y a <strong>Thadée</strong>, l&rsquo;ainé. Superbe garçon en prépa scientifique. Puis <strong>Zachée</strong>, étudiant en médecine. Moins flamboyant, il est aussi largement plus sain que son aîné. Les deux frères pratiquent le surf à haute dose. Enfin , il y a <strong>Ysé</strong>, sage collégienne secrète et un peu étrange qui se liera d&rsquo;amitié avec <strong>Jordy</strong>, le jeune frère naïf de <strong>Cindy</strong>. La jeune fille est peut-être la seule de la famille à avoir, depuis le début, vu clair dans le jeu de son grand frère.</p>
<p>Une belle maison, une vie confortable&#8230; et toute la façade se lézarde. <strong>Thadée</strong> est en rupture. Il a décidé de partir s&rsquo;installer quelques mois à La Réunion. Pour le surf. Son frère viendra l&rsquo;y rejoindre le temps des vacances, accompagné de <strong>Cindy</strong>, l&rsquo;amour de sa vie. <strong>Jasmine</strong> aussi est venue. La belle fiancée de <strong>Thadée</strong> qu&rsquo;il traite si mal. De toute façon, il n&rsquo;a d&rsquo;yeux que pour <strong>Anouk</strong>, réunionnaise racée et copine de <strong>Jérémie.</strong></p>
<p>Lors d&rsquo;une sortie, <strong>Thadée</strong> est attaqué par un requin bouledogue. Il perd une jambe. <strong>Mylène</strong> débarque sur l&rsquo;île pour prendre en charge son fils et comprendre. Le début d&rsquo;une longue et ténébreuse descente aux enfers.</p>
<p>Et si <strong>Thadée</strong> n&rsquo;était pas vraiment celui qu&rsquo;elle a chéri si fort ? Si sa famille n&rsquo;était pas si respectable au fond ?</p>
<p>Le retour en métropole amorce une série de drames. Après la lumière de l&rsquo;ile Bourbon, avant la catastrophe portugaise, tout se met en place.</p>
<p><strong>Des images de Nazaré (mars 2017), autre spot qui sert de décor au roman</strong></p>
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<p>Entre violence et folie, le destin d&rsquo;un jeune homme se dessine. Terrible. Mais impossible de vous raconter les péripéties que vont connaître cette famille sans gâcher votre lecture.</p>
<p>Laissez-vous convaincre par ce roman noir – vraiment noir.</p>
<p>Les personnages se font tour à tour narrateurs. Racontent leur version, faisant ainsi progresser l&rsquo;histoire. De quoi appréhender au mieux le rôle de chacun et s&rsquo;enfoncer dans les pulsions sexuelles et meurtrières de <strong>Thadée. </strong>Il faut tuer le frère&#8230;<strong><br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure nous raconte la genèse et la construction de son roman</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 147  (Jérôme) :</strong><em> Avec l&rsquo;amputation de mon fils aîné, quelque chose s&rsquo;est déglingué. Je me rends compte que mes petits remords, mon vague sentiment de culpabilité, finalement, ce n&rsquo;était rien par rapport à ce que j&rsquo;éprouve aujourd&rsquo;hui. Même si ce qui arrive à Thadée n&rsquo;a rien à voir avec les frasques et les turpitudes de son père, je ne peux pas m&rsquo;empêcher d&rsquo;établir des liens. C&rsquo;est comme si en trompant Mylène j&rsquo;avais introduit un ferment de malheur dans la famille. Certes, le ferment a mis du temps, des années même, à répandre la putréfaction, mais désormais la putréfaction est là et je dois faire en sorte qu&rsquo;elle ne gagne pas plus avant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 260-261 (Cindy) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Les regrets, j&rsquo;en ai tellement. Trop. Ils me montent à la gorge, menacent de m&rsquo;étouffer. Parce qu&rsquo;au fond moi, j&rsquo;ai toujours en conscience que Thadée représentait une menace pour Zachée. J&rsquo;ai toujours pensé qu&rsquo;il était capable de mener une double voire une triple vie, de nous cacher un tas d&rsquo;activités troubles, de nous mentir sur tout : ses études, ses fréquentations, l&rsquo;emploi de son temps, – sans parler de la face sombre de ses désirs. Mais tout le savoir que j&rsquo;accumulais sur Thadée, ses mensonges, mes doutes sur ses agissements et ses motivations, ma conviction profonde qu&rsquo;il était maladivement jaloux de son frère, tous ce magma bourbeux, je ne l&rsquo;ai jamais laissé remonter à la surface. J&rsquo;avais trop peur de faire mal à Zachée, trop peur d&rsquo;entamer l&rsquo;amour et la confiance qu&rsquo;il a continué à vouer à son frère, malgré tout et jusqu&rsquo;à la fin. Même s&rsquo;il a eu des doutes, lui aussi.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>En fait, l&rsquo;accident est arrivé au mauvais moment, au moment où il commençait justement à s&rsquo;émanciper et à prendre du champ. Ensuite tout a été balayé. Zachée se sentait trop mal; trop coupable. Il n&rsquo;a plus été possible d&rsquo;émettre la moindre réserve sur son frère. J&rsquo;ai fermé ma gueule. Je le paye cher aujourd&rsquo;hui. Tellement cher.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 363 (Ysé) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je prie pour toutes sortes de choses. Pour que Thadée meure ou pour que nous n&rsquo;ayons plus jamais de nouvelles de lui, pour que mon père soit moins triste et pour qu&rsquo;il m&rsquo;offre un pogona ou un python royal. Je brûle aussi pas mal de bougies pour que ma mère redevienne ma mère. Je ne suis pas assez bête ni assez optimiste pour souhaiter un impossible retour à la normale, mais quand même, si Dieu existe – le mien ou celui des autres gens –, il doit bien se rendre compte que ma vie d&rsquo;enfant est épouvantable.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les garçons de l&rsquo;été&nbsp;&raquo;, Rebecca Lighieri, P.O.L., 19€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Quand il faut enterrer les morts et réparer les vivants</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Feb 2014 10:31:20 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Je ne sais si cette rentrée littéraire est exceptionnelle mais elle revèle des pépites. La preuve encore avec le nouveau roman de Maylis de Kerangal dont vous trouverez d&#8217;ailleurs une partie des oeuvres sur ce blog. Avec &#171;&#160;Réparer les vivants&#160;&#187;, elle signe un roman écrit au scalpel. Et profondément humain. Maylis de Kerangal, née en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Reparer-les-vivants_6623.jpeg" rel="lightbox[2313]"><img class="alignleft size-full wp-image-2316 colorbox-2313" style="margin: 10px" alt="cvt_Reparer-les-vivants_6623" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Reparer-les-vivants_6623.jpeg" width="174" height="256" /></a>Je ne sais si cette rentrée littéraire est exceptionnelle mais elle revèle des pépites. La preuve encore avec le nouveau roman de<strong> Maylis de Kerangal</strong> dont vous trouverez d&rsquo;ailleurs une partie des oeuvres sur ce blog. Avec<strong> &laquo;&nbsp;Réparer les vivants&nbsp;&raquo;</strong>, elle signe un roman écrit au scalpel. Et profondément humain.</p>
<p><strong>Maylis de Kerangal</strong>, née en 1967, a grandi au Havre. Une ville qui sert d&rsquo;ailleurs de décor à ce nouveau roman. Editrice, elle est l&rsquo;auteure de <strong>&laquo;&nbsp;Je marche sous un ciel de traîne&nbsp;&raquo;</strong>(2000), &laquo;&nbsp;La Vie voyageuse&nbsp;&raquo; (2003), d&rsquo;un recueil de nouvelles<strong> &laquo;&nbsp;Ni fleurs ni couronnes&nbsp;&raquo;</strong> (2006).</p>
<p>Son roman <strong>&laquo;&nbsp;Corniche Kennedy&nbsp;&raquo;</strong> (2008) lui offre la possibilité d&rsquo;être sur nombre de listes de prix. En 2010, avec son roman <strong>&laquo;&nbsp;Naissance d&rsquo;un pont&nbsp;&raquo;</strong>, elle remporte le prix Médicis.</p>
<p>Elle reçoit, en 2012, le prix Landerneau pour son roman <strong>&laquo;&nbsp;Tangentes vers l&rsquo;est&nbsp;&raquo;</strong> dont Quatrième de couv a parlé<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/19/prendre-la-tangente-avec-maylis-de-kerangal/">ici.</a></strong></p>
<p><span id="more-2313"></span></p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Réparer les vivants&nbsp;&raquo;</strong>, elle nous plonge – quelques semaines après la première pose d&rsquo;un coeur artificiel dans le corps d&rsquo;un homme (exploit français) – dans une transplantation cardiaque.  Un drame se joue en ce dimanche matin. Trois jeunes, une séance de surf extraordinaire et la mort sur la route. <strong>Simon Limbres</strong> n&rsquo;a pas de ceinture de sécurité.  Le pronostic vital de ce jeune homme de 19 ans est plus qu&rsquo;entamé quand il arrive à l&rsquo;hôpital. Rapidement se pose la question du don de ses organes. Une course contre la montre vient de commencer. Le roman se condense sur une plage de 24 heures. Pas une de plus.</p>
<p>Au fil des pages, les personnages entrent en scène. <strong>Simon</strong>, puis le<strong> docteur Révol</strong> ; ses parents <strong>Marianne et Sean</strong> qui vivent depuis plusieurs mois déjà une histoire compliquée ; <strong>l&rsquo;infirmier-chanteur Thomas Rémige</strong> ; <strong>Cordélia,</strong> l&rsquo;infirmière aux amours compliquées ; <strong>Juliette</strong>, la petite amie délaissée une fois de plus pour une séance de surf ; <strong>Claire</strong>, quinquagénaire malade du coeur qui recevra celui de Simon&#8230;</p>
<p>Les portraits ciselés se succèdent, se répondent. Et le temps est minuté. L&rsquo;auteure parle de son roman comme d&rsquo;une &laquo;&nbsp;chanson de geste&nbsp;&raquo;, quand, au Moyen-âge notamment, on évoquait un haut fait d&rsquo;armes, un acte héroïque.</p>
<p>Ici, tout est tenu, dans un cadre millimétré. Pas de place pour le hasard tandis que le coeur de Simon va cesser de battre.</p>
<p><strong>Au fil des pages, Maylis de Kerangal fait oeuvre d&rsquo;une haute précision, d&rsquo;une technicité pointue et ce, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;expliquer la formation d&rsquo;une vague, de la manière dont il faut poser sa voix&#8230; ou d&rsquo;un coeur qu&rsquo;il est tend d&rsquo;extraire pour sauver et réparer des vivants.  Dans ce roman, tout est question de souffle.<br />
</strong></p>
<p><strong>Ecoutez ici l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;L&rsquo;humeur vagabonde&nbsp;&raquo; consacrée au roman et à l&rsquo;auteure :</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 86 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il faut qu&rsquo;elle réfléchisse, qu&rsquo;elle rassemble et qu&rsquo;elle ordonne, qu&rsquo;elle puisse émettre une phrase claire à Sean quand il arrivera, épargné. Qu&rsquo;elle enchaîne les propositions de manière intelligible. Primo : Simon a eu un accident. Deuzio : il est dans le coma – gorgée de gin. </em>Dresseur de loulous, dynamiteur d&rsquo;aqueducs.<em> Tertio : la situation est irréversible – elle déglutit en pensant à ce mot qu&rsquo;il lui faudra articuler, irréversible, quatre syllabes qui vitrifient l&rsquo;état des choses et qu&rsquo;elle ne prononce jamais, plaidant le mouvement continu de la vie, le retournement possible de toute situation, rien n&rsquo;est irréversible, rien, a-t-elle coutume de clamer à tout bout de champ – elle prend alors un ton léger, balance sa phrase comme on secoue avec douceur celui qui se décourage, rien n&rsquo;est irréversible, hormis la mort, le handicap, et peut-être alors qu&rsquo;elle virevolte, tourne sur elle-même, peut-être qu&rsquo;elle se met à danser. Mais Simon, lui, non. Simon c&rsquo;est irréversible.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 120 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les murs valsent, le sol roule, Marianne et Sean sont assommés. Bouchées bées, regards flottant au ras de la table basse, mains qui se tordent, et ce silence qui s&rsquo;écoule, épais, noir, vertigineux, mélange l&rsquo;affolement à la confusion. Un vide s&rsquo;est ouvert là, devant eux, un vide qu&rsquo;ils ne peuvent se figurer autrement que comme “quelque chose” puisque le “rien” est impensable. Ils se débattent face à ce trou d&rsquo;air, ensemble, bien que n&rsquo;agitant ni les mêmes interrogation, ni les mêmes émotions [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 192-193 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] ils sont l&rsquo;ombre d&rsquo;eux-mêmes aurait-on dit pour les décrire, la banalité de l&rsquo;expression relevant moins la désagrégation intérieure de ce couple que soulignant ce qu&rsquo;ils étaient encore le matin même, un homme et une femme debout dans le monde, et à les voir marcher côte à côte sur le sol laqué de lumière froide, chacun pouvait saisir que désormais ces deux-là poursuivaient la trajectoire amorcée quelques heures auparavant, ne vivaient déjà plus tout à fait dans le même monde que Cordélia et les autres habitants de la Terre, mais effectivement s&rsquo;en éloignaient, s&rsquo;en absentaient, et se déplaçaient vers un autre domaine, qui était peut-être celui où survivaient un temps, ensemble et inconsolables, ceux qui avaient perdu un enfant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un long souffle. Une mécanique. Celle du coeur et celle des sentiments. Maylis de Kerangal a su choisir les ingrédients d&rsquo;un roman fort, qui nous tient en haleine de bout en bout. Et nous, qu&rsquo;aurions-nous fait en pareil cas ? Une petite voix nous accompagne le long des 281 pages d&rsquo;une écriture dense, vive et qui scande le temps désormais compté. J&rsquo;aimais déjà beaucoup l&rsquo;univers de Maylis de Kerangal, avec &nbsp;&raquo; Réparer les vivants&nbsp;&raquo;, elle touche un peu plus encore. Au plus intime. En plein coeur.<br />
</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Réparer les vivants&nbsp;&raquo;, de Maylis de Kerangal, éditions Verticales, 18,90€.</strong></em></p>
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