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	<title>Quatrième de couv &#187; souvenir</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>François, serial lover impérissable&#8230; ou presque</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Nov 2017 08:44:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire On continue notre balade à travers les romans de la rentrée littéraire. Ma petite sélection du jour est bourrée d&#8217;humour et de folie. La vraie. François Szabowski signe avec &#171;&#160;L&#8217;amour est une maladie ordinaire&#160;&#187; chez Le Tripode, un roman bizarroïde mais très attachant ( avec une couverture sur laquelle posent quatre fois le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ccff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-MALADIE.jpg" rel="lightbox[4062]"><img class="alignleft wp-image-4063 size-medium colorbox-4062" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-MALADIE-225x300.jpg" alt="AMOUR MALADIE" width="225" height="300" /></a></p>
<p>On continue notre balade à travers les romans de la rentrée littéraire. Ma petite sélection du jour est bourrée d&rsquo;humour et de folie. La vraie.</p>
<p><strong>François Szabowski</strong> signe avec <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour est une maladie ordinaire&nbsp;&raquo;</strong> chez <strong>Le Tripode</strong>, un roman bizarroïde mais très attachant ( avec une couverture sur laquelle posent quatre fois le même type en slip kangourou, ça aide !)</p>
<p>Dans une interview à son éditeur, <strong>François Szabowski</strong> explique s&rsquo;être inspiré de l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme, sans cesse déçue de ses histoires d&rsquo;amour après quelques temps pour écrire ce roman.</p>
<p>Seuls les moments passés avec un ex-compagnon décédé dans un accident, trouvaient encore grâce à ses yeux. Elle n&rsquo;avait pas eu le temps de voir ses défauts, de moins l&rsquo;aimer.<em> &nbsp;&raquo; Son amour pour lui était immortel, justement parce qu&rsquo;il était mort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Une trame dont l&rsquo;auteur s&rsquo;est inspirée pour imaginer son personnage, prénommé d&rsquo;ailleurs comme lui. Pas un hasard.<em> &nbsp;&raquo; Je pars toujours de moi, de ce que je vis&nbsp;&raquo;,</em> explique-t-il encore. Et de poursuivre :<em> &laquo;&nbsp;Ce livre est le résultat, et la trace, de mon état émotionnel et de mes préoccupations à un moment donné de ma vie. Mais ni ma vie ni ma personne ne sont intéressantes : je ne raconte donc jamais ce qui m&rsquo;est vraiment arrivé. Le François de ce roman, c&rsquo;est donc moi sans être du tout moi. François est l&rsquo;amalgame de pensées ou réflexions que j&rsquo;ai pu avoir, et de certaines personnes effectivement que j&rsquo;ai côtoyées intimement, qui s&rsquo;enfermaient dans le déni, dans l&rsquo;aveuglement, dans une forme – certes présentable, tout à fait fonctionnelle – de profonde folie&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p><span id="more-4062"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de <strong>François</strong>. Ecrivain et pigiste à Paris. Mais surtout amoureux. Il aime <strong>Marie</strong>. Qui l&rsquo;aime en retour. Mais justement, avant que leur histoire ne s&rsquo;essouffle, avant que l&rsquo;amour soit moins fort, il décide de disparaître. Et d&rsquo;organiser sa mort. Rien que ça.</p>
<p><strong>Didier,</strong> qui n&rsquo;est pas son demi-frère ( mais qui n&rsquo;a de toute façon aucun souvenir de ce qui lui est arrivé) l&rsquo;aide à mettre sur pied son exfiltration. Il sera donc écrasé par le métro. Cette fois. Un exercice qu&rsquo;ils reproduiront deux fois encore ( <strong>Roxane,</strong> <strong>Anna</strong>).</p>
<p>Pour le meilleur et pour le pire&#8230; car <strong>François</strong> qui veut tant disparaître pour préserver l&rsquo;amour dans les yeux de sa dulcinée malgré sa disparition physique, disparaît littéralement peu à peu&#8230;</p>
<p>Au fil des pages et de ses histoires d&rsquo;amour, il élabore des stratagèmes toujours plus élaborés.</p>
<p>Un roman drôle, très contemporain, rythmé et bien mené.</p>
<p><strong>François Szabowski</strong> est un écrivain né en 1977. Il a notamment publié aux éditions Les Forges de Vulcain : <strong>&laquo;&nbsp;Les femmes n’aiment pas les hommes qui boivent &laquo;&nbsp;</strong> ; <strong>&laquo;&nbsp;Il n’y a pas de sparadraps pour les blessures du coeur &laquo;&nbsp;</strong>;<strong> &laquo;&nbsp;Les majorettes, elles, savent parler d’amour &laquo;&nbsp;; &laquo;&nbsp;Il faut croire en ses chances ; La famille est une peine de prison à perpétuité et autres proverbes&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left">Page 8 : &laquo;&nbsp;Je me suis effondré sur l&rsquo;oreiller, effaré. J&rsquo;étais enfin parfaitement heureux. C&rsquo;était horrible. L&rsquo;homme est en effet une machine merveilleuse, capable de passer une existence entière les pieds dans la crotte un sourire béat aux lèvres. Il peut vivre partout. Dans des taudis. Dans des déserts. à Beauvais. Tant qu&rsquo;il a l&rsquo;impression que le monde où il vit est le seul qui existe. Mais dès qu&rsquo;on lui fait goûter autre chose, il ne peut plus revenir en arrière. J&rsquo;ai alors réalisé que nous ne pourrions pas aller plus loin. Que nous étions arrivés au sommet. Qu&rsquo;inexorablement, notre amour ne pouvait plus désormais que décliner. Et que je ne le supporterais pas.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 38 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai reposé les jumelles sur le guéridon. Mon visage ruisselait de larmes. Je suis tombé à genoux, et je me suis mis à sangloter de joie, en voyant défiler devant mes yeux ce qu&rsquo;allait être la vie de Marie après ma disparition. Ce manque poignant qu&rsquo;elle allait ressentir au quotidien pendant les premiers mois, ponctué d&rsquo;atroces moments de détresse, quand elle repasserait par les lieux, les cafés, bancs, squares et rues où nous avions vécus ; dans cette ville qui, sans moi, ne ressemblerait plus qu&rsquo;à un décor en carton-pâte. Cette effroyable sensation de vide qui allait trouer sa vie. L&rsquo;incurable mélancolie qui allait peu à peu la remplacer. Ce regard vague, qu&rsquo;elle aurait en soirée au milieu des rires de ses amis. Et même, après quelques années, cette tristesse soudaine qui lui sauterait encore à la gorge, en pleine joie, et l&rsquo;obligerait à aller s&rsquo;isoler sur le balcon pour fumer une cigarette. Des garçons viendront la rejoindre, et chercheront à profiter de cette solitude pour essayer de l&rsquo;entreprendre. Et elle les enverra paître, sèchement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 121 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je me suis arrêté un peu plus loin sur la rue Saint-Martin. Je suis resté planté sur le trottoir, vers le croisement avec la rue aux ours, et j&rsquo;ai contemplé cette vie incessante autour de moi, tout ce monde dont je ne faisais plus partie. Pour tous ces gens, ici, à Paris, et aussi sans doute les milliards d&rsquo;autres être humains qui peuplaient la Terre, je n&rsquo;existais pas. Ils ne me voyaient pas. A part si je les touchais, apparemment. Même si le processus avait dû être progressif, j&rsquo;ai eu une impression étrange en pensant que cela faisait plusieurs semaines que les gens ne me voyaient pas, que pour eux je n&rsquo;existais pas, et que je ne m&rsquo;en étais pas rendu compte. Je n&rsquo;avais pas vu la différence. Tout ça m&rsquo;avait paru normal, à quelques bizarreries près. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour est une maladie ordinaire&nbsp;&raquo;, François Szabowski, Le Tripode, 17€.</strong></em></p>
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		<title>Survivre à la terrible déflagration&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/03/survivre-a-la-terrible-deflagration/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2016 08:16:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Olivier Adam est de retour ! Deux ans après &#171;&#160;Peine perdue&#160;&#187; dont vous trouverez ma critique ici et quatre ans après &#171;&#160;Les lisières&#160;&#187;, formidable roman sur les classes moyennes grâce auquel j&#8217;avais découvert cet auteur quadragénaire désormais installé du côté de Saint-Malo ( à découvrir là ), il revient dans les piles de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span> </strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENVERSE-OK.jpg" rel="lightbox[3444]"><img class="alignleft size-full wp-image-3447 colorbox-3444" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENVERSE-OK.jpg" alt="RENVERSE OK" width="193" height="300" /></a></p>
<p><strong>Olivier Adam</strong> est de retour ! Deux ans après <strong>&laquo;&nbsp;Peine perdue</strong>&nbsp;&raquo; dont vous trouverez ma critique <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/02/a-ceux-qui-surnagent/">ici </a></strong>et quatre ans après <strong>&laquo;&nbsp;Les lisières&nbsp;&raquo;</strong>, formidable roman sur les classes moyennes grâce auquel j&rsquo;avais découvert cet auteur quadragénaire désormais installé du côté de Saint-Malo ( à découvrir <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/">là</a> </strong>), il revient dans les piles de romans de la rentrée littéraire de l&rsquo;hiver avec <strong>&laquo;&nbsp;La renverse&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>La renverse ? C&rsquo;est cette période, de durée variable, séparant deux phases de marées (montante ou descendante) durant laquelle le courant devient nul. La renverse, cette situation d&rsquo;étal, c&rsquo;est ce que vivra Antoine des années durant. Pour oublier. Pour ne plus penser.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous plonge dans la rubrique faits divers de notre histoire contemporaine française. Au fil des pages, on reconnait, en filigrane, plusieurs élus, parfois de haut rang, qui se sont illustrés dans des affaires sordides. Dans le désordre, <strong>Georges Tron</strong>, <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong>, <strong>Patrick Balkany</strong> ou encore <strong>Jérôme Cahuzac. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3444"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire, c&rsquo;est donc celle d&rsquo;<strong>Antoine</strong>, le narrateur. On le trouve en Bretagne, employé dans une librairie. Là, il vit une histoire avec <strong>Chloé.</strong> Une histoire dans laquelle il ne s&rsquo;investit pas. Et plus il y a l&rsquo;annonce. Celle de la mort de <strong>Jean-François Laborde</strong>. Ministre éphémère, il a été, des mandats durant, le sénateur-maire de la ville dans laquelle<strong> Antoine</strong> a grandi, en région parisienne. Il vient de mourir dans un accident de voiture. D&rsquo;un coup, une énorme vague submerge le jeune adulte. Et pour cause.</p>
<div id="attachment_3449" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM3.jpg" rel="lightbox[3444]"><img class="wp-image-3449 size-full colorbox-3444" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM3.jpg" alt="OLIVIER ADAM" width="300" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Olivier Adam</p></div>
<p>Dix ans plus tôt, l&rsquo;homme était éclaboussé par un scandale politico-sexuel. Sordide. Antoine s&rsquo;en souvient. Sa mère, <strong>Cécile Brunet</strong>, était la maîtresse de <strong>Laborde</strong>. Sa complice aussi, diront les victimes. L&rsquo;enquête conclut finalement à un non-lieu. Mais à quel prix ? Deux familles détruites, des gamins livrés à eux-mêmes et une rumeur qui n&rsquo;en finit pas d&rsquo;enfler.</p>
<p>Alors <strong>Antoine,</strong> le lycéen inspiré, fuit. Son frère, ses parents, sa ville, sa vie. Finit par s&rsquo;en aller avec <strong>Laetitia</strong>, la fille de <strong>Laborde</strong>. Sans chercher à comprendre. Sans vouloir savoir vraiment ce qui est faux, ce qui est vrai.</p>
<p>Par flash-backs, il raconte les affres du pouvoir et la déflagration provoquée par le fait divers : le calvaire des enfants, l&rsquo;impossibilité pour les victimes, des petites gens, à pouvoir être entendues, le traumatisme toujours vivace même dix ans après. A-t-il été à la hauteur ? A-t-il réagi comme il aurait fallu ou s&rsquo;est-il dérobé ? Sa mémoire, elle, reste sélective&#8230;</p>
<p><strong>J&rsquo;ai retrouvé avec plaisir le style d&rsquo;Olivier Adam sur un sujet effectivement jamais abordé, celui des victimes collatérales à tout scandale. L&rsquo;occasion aussi de plonger dans les descriptions toujours justes de l&rsquo;auteur, des abords, des lisières de nos décors contemporains. Un bon moment de lecture.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 37 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Ecrivant cela j mesure d&rsquo;ailleurs combine déjà, avant même la renverse, nous nous parlions pue, en dehors des aspects pratiques de la vie que nous menions côte à côte. Je mesure combine sous ses abords banals nous formions une famille singulière, désertée par la joie, plombée par l&rsquo;esprit de sérieux, glacée par une tristesse diffuse, indéfinissable, figés dans une réserve et une pudeur maladives, qui interdisaient toute étreinte, toute confidence, toute tendresse manifeste, toute intimité réelle. De toute façon, tout allait de soi à mes yeux. Comme tout va toujours de soi pour les enfants. Le lieux dans lesquels ils vivent. Le couple que forment leurs parents. Rien ne leur paraît vraiment étrange ni déplacé , ni simplement questionnable. Evidemment aujourd&rsquo;hui, je ne peut m&rsquo;empêcher de penser que quelque chose clochait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 124-125 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] L&rsquo;affaire elle-même était loin, tout le monde avait été blanchi, Laborde avait été réélu et ma mère virée de ses listes, on disait partout qu&rsquo;il l&rsquo;avait répudiée, que sa femme l&rsquo;avait exigé et je savais que c&rsquo;était vrai. Tout cela était enterré mais Camille en avait conscience, nous n&rsquo;en aurions jamais vraiment terminé. Le suel moyen d&rsquo;en finir était de couper le lien, nous l&rsquo;avions fait et de devions sous aucun prétexte revenir en arrière. Nos parents étaient des dingues, notre mère avait du sang sur les mains. Notre mère était une folle détraquée et narcissique, qui ne faisait même pas pitié. Son cynisme et son égocentrisme maladifs interdisaient qu&rsquo;elle puisse nous en inspirer une once. Camille savait cela aussi bien que moi, j&rsquo;ignorais comment mais il en savait autant, quand je croyais lui apprendre quelque chose que je tenais de Laetitia, il le savait déjà. Il disait : mais toi, t&rsquo;étais jamais là. Avant mon départ pour Bordeaux t&rsquo;étais jamais là. Toujours fourré chez Nicolas, enfermé dans ta chambre. Tu évitais les dîners, les soirées, mais moi&#8230; Moi, j&rsquo;ai tout pris de face. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 189 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le suicide de Celia B. ne changea rien. Une fois le non-lieu prononcé, pour ce que j&rsquo;en sais, à M. tout reprit son cours tranquille. A quelques détails près. Laborde n&rsquo;était plus ministre délégué et la configuration politique était sur le point de basculer. Personne au gouvernement ne songea à le réintégrer. Il allait devoir patienter avant de regagner sa place, ça prendrait des années, et il n&rsquo;en semblait plus si loin quand l&rsquo;accident qui avait provoqué sa mort s&rsquo;était produit. Il avait certes perdu son siège de sénateur dans l&rsquo;histoire, mais les prochaines élections qui s&rsquo;annonçaient se profilaient avantageusement le concernant : la nouvelle majorité avait déçu et une alternance s&rsquo;annonçait, dont il serait l&rsquo;un des bénéficiaires. En attendant, un peu moins d&rsquo;un an après la clôture de l&rsquo;instruction, il fut réélu triomphalement à la mairie de M., à la tête d&rsquo;une liste où ne figurait pas ma mère.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La renverse&nbsp;&raquo;, Olivier Adam, Flammarion, 19€.</strong></em></p>
</blockquote>
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