<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; séquestration</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/sequestration/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Des services très très spéciaux&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/28/des-services-tres-tres-speciaux/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/28/des-services-tres-tres-speciaux/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2016 07:56:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Envoyée spéciale"]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[aventures]]></category>
		<category><![CDATA[Clément Pognel]]></category>
		<category><![CDATA[Constance]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Creuse]]></category>
		<category><![CDATA[enlèvement]]></category>
		<category><![CDATA[épopée]]></category>
		<category><![CDATA[foutraque]]></category>
		<category><![CDATA[Gang un-ok]]></category>
		<category><![CDATA[général Bourgeaud]]></category>
		<category><![CDATA[Hubert]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Hyacinthe]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Echenoz]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre et Christian]]></category>
		<category><![CDATA[Lou Tausk]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Odile]]></category>
		<category><![CDATA[mission]]></category>
		<category><![CDATA[Nadine Alcover]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Objat]]></category>
		<category><![CDATA[Pélestor]]></category>
		<category><![CDATA[rocambolesque]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[séquestration]]></category>
		<category><![CDATA[services secrets]]></category>
		<category><![CDATA[Victor]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3483</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire A chaque rentrée littéraire, c&#8217;est la même histoire : trop de livres et pas assez de temps ! Alors je me concentre sur les premiers romans et sur les auteurs qui me sont chers. Sans oublier quelques découvertes grâce à d&#8217;autres lecteurs, la chronique d&#8217;un journaliste, etc. Avec Jean Echenoz, c&#8217;est autre chose. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span> </strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/v_9782707329226.jpg" rel="lightbox[3483]"><img class="alignleft size-full wp-image-3484 colorbox-3483" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/v_9782707329226.jpg" alt="v_9782707329226" width="180" height="246" /></a> A chaque rentrée littéraire, c&rsquo;est la même histoire : trop de livres et pas assez de temps ! Alors je me concentre sur les premiers romans et sur les auteurs qui me sont chers. Sans oublier quelques découvertes grâce à d&rsquo;autres lecteurs, la chronique d&rsquo;un journaliste, etc.</p>
<p>Avec <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Echenoz"><strong>Jean Echenoz</strong></a>, c&rsquo;est autre chose. Des années, et même des décennies que je suis cet auteur. Pas de manière aveugle et inconditionnelle non, mais avec une attention tout particulière.</p>
<p>Sur <strong>Quatrième de couv</strong>, c&rsquo;est un écrivain dont je parle régulièrement et que j&rsquo;ai lu beaucoup (douze romans lus sur dix-sept écrits, c&rsquo;est plus que de l&rsquo;admiration, non ? )  Vous trouverez la critique de <strong>&laquo;&nbsp;14&nbsp;&raquo;</strong>, <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/22/la-grande-guerre-en-accelere-par-jean-echenoz/">ici</a>.</p>
<p>Cette fois, l&rsquo;auteur, lauréat du <strong>prix Médicis</strong> pour <strong>&laquo;&nbsp;Cherokee&nbsp;&raquo;</strong> en 1983 et du <strong>prix Goncourt</strong> pour <strong>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;en vais&nbsp;&raquo;</strong>, en 1999 revient avec un quinzième roman foutraque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3483"></span></p>
<div id="attachment_3494" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/jean_echenoz.jpg" rel="lightbox[3483]"><img class="wp-image-3494 size-medium colorbox-3483" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/jean_echenoz-300x150.jpg" alt="jean_echenoz" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Roland Allard</p></div>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouveau roman ? Elle est assez spéciale&#8230; Imaginez <strong>Constance</strong>, une jolie trentenaire qui n&rsquo;a pas besoin de travailler. Ancienne chanteuse d&rsquo;un tube international, elle décide de vendre son appartement&#8230; quand elle est enlevée après avoir visité un cimetière.</p>
<p>Une cible des services secrets français (incarnés par le<strong> général Bourgeaud</strong> et le beau <strong>Victor</strong>) qui, après des mois passés loin de son environnement ( dans la Creuse, elle est surveillée par <strong>Jean-Pierre</strong> et <strong>Christian</strong>) va avoir pour mission de se rapprocher (de très près) d&rsquo;un dignitaire du pouvoir nord-coréen, admirateur absolu de son fameux tube <strong>&laquo;&nbsp;Excessif&nbsp;&raquo;</strong>. Derrière cette machine à cash, <strong>Lou Tausk</strong>, auteur compositeur et mari de <strong>Constance.</strong> Mais un mari volage, totalement détaché et en perte d&rsquo;inspiration.Tout comme son parolier <strong>Pélestor</strong>, dépressif et coincé en hiver.</p>
<p>Il y a aussi <strong>Hubert</strong>, le frère de <strong>Lou Tausk</strong> (qui est un pseudo, vous l&rsquo;aurez deviné !), avocat trop riche pour être tout à fait honnête.  Et aussi <strong>Hyacinthe</strong>, conducteur de métro mais aussi réparateur en tout genre chez <strong>Tausk</strong> avant de devenir chauffeur de taxi et qui a aussi un rôle à jouer dans toute cette affaire.</p>
<p>Reste q<strong>ue Lou Tausk</strong> a d&rsquo;autres soucis en tête que la disparition de sa femme. <strong>Clément Pognel</strong> vient de réapparaître dans sa vie&#8230; et compte tenu du contentieux qui existe entre les deux hommes, cela ne pas va très bien se passer. C&rsquo;est dit !</p>
<p>Ajoutez à cela une histoire de petit doigt coupé, celle d&rsquo;une coiffeuse trop bavarde et d&rsquo;une Corée du Nord définitivement pas drôle et vous obtenez un roman de genre, loufoque, truffé de personnages secondaires et de petites histoires qui, en réalité, expliquent tout le reste. Ou pas.</p>
<p>Un roman dans lequel les kilomètres défilent. On parcourt Paris en tout sens, puis on sillonne la Creuse afin de se retrouver dans la jungle nord-coréenne. Si, si.</p>
<p>Un roman drôle et rocambolesque qui apostrophe régulièrement le lecteur. Pour vérifier s&rsquo;il suit toujours, allez savoir ?</p>
<p>Chez <strong>Jean Echenoz</strong>, la littérature est toujours une mécanique bien huilée, de haute précision. La preuve encore avec cette <strong>&laquo;&nbsp;Envoyée spéciale&nbsp;&raquo; </strong>dont l&rsquo;univers pourrait nous rappeler celui des opus de OSS 117. Décalé. On y trouve aussi, un peu l&rsquo;esprit de la nouvelle série présentée l&rsquo;automne dernier sur Arte <strong><a href="http://television.telerama.fr/television/au-service-de-la-france-dezingue-les-annees-de-gaulle,132895.php">&laquo;&nbsp;Au service de la France&nbsp;&raquo;</a></strong>.</p>
<p>Bref, la géopolitique prend une tout autre dimension&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 17 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Chemisier bleu tendu, pantalon skinny anthracite, souliers plats, coupe à la Louise Brooks et courbes à la Michèle Mercier – ce qui n&rsquo;a pas l&rsquo;air d&rsquo;aller très bien ensemble mais si, ça colle tout à fait. Trente quatre-ans, peu active et peu diplômée – à peine capacitaire en droit –, épouse d&rsquo;un homme dont les affaires marchent ou du moins ont marché, mais c&rsquo;est la vie avec cet homme qui ne marche qu&rsquo;à moitié : vie matérielle facile, vie matrimoniale pas. Velléités de divorce, perspectives d&rsquo;arrangements, brouilles suivies de compromis, tout dépend des jours. C&rsquo;est à ce fil qu&rsquo;elle partage son existence entre le domicile conjugal, quoique de moins en moins souvent, et l&rsquo;appartement qu&rsquo;elle vient d&rsquo;envisager de vendre, en attendant de voir. Cette brève fiche signalétique établie, Constance a tourné le dos à son reflet, s&rsquo;est éloignée de l&rsquo;agence et depuis la rue Greuze, à pied, en direction de son bien rare et calme, c&rsquo;est un trajet de six à huit minutes en longeant le cimetière de Passy.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 146 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Souvent, de leur vivant, les gens nous exaspèrent et l&rsquo;on voit, à leur mort, l&rsquo;étendue des dégâts  : c&rsquo;est ce qui s&rsquo;est passé pour Tausk après le suicide de son parolier. Pélestor n&rsquo;était pas sans défauts mais, s&rsquo;il forgeait d&rsquo;imparables formules moulées en peau de serpent sur une ligne de basse, aussitôt gravées dans la mémoire commune, il pouvait aussi suggérer sur cette mélodie même des nuances orchestrales ou rythmiques que son compositeur n&rsquo;aurait pas imaginées. Il n&rsquo;était pas le premier venu.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 297 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Plusieurs mois vont à nouveau s&rsquo;écouler. Ignorant encore l&rsquo;échec de la défection programmée de Gang Un-ok, c&rsquo;est le coeur léger que le général Bourgeaud se sera mis à la tâche. Il disposera d&rsquo;un peu de temps pour mettre au point l&rsquo;opération au Zimbabwe, ses contacts sur place ayant besoin d&rsquo;un délai avant de baliser le terrain.<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sur plusieurs points de logistique, cependant, la présence de Paul Objat va lui manquer : toujours aucune nouvelle. Il n&rsquo;en sait pas plus que nous sur lui à ceci près que nous autres, un peu mieux informés, avons vu Objat disparaître avec Constance.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Envoyée spéciale&nbsp;&raquo;, Jean Echenoz, Editions de Minuit, 18,50€</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/28/des-services-tres-tres-speciaux/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/28/des-services-tres-tres-speciaux/" data-text="Des services très très spéciaux&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/28/des-services-tres-tres-speciaux/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Bossnapping&#160;&#187; à Bois II</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/25/bossnapping-a-bois-ii/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/25/bossnapping-a-bois-ii/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 25 Oct 2014 06:14:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Bois II"]]></category>
		<category><![CDATA[Alcan]]></category>
		<category><![CDATA[aluminium]]></category>
		<category><![CDATA[aventure industrielle]]></category>
		<category><![CDATA[cessation de paiement]]></category>
		<category><![CDATA[cession]]></category>
		<category><![CDATA[délégués syndicaux]]></category>
		<category><![CDATA[dynastie]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Fortin]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Mangin]]></category>
		<category><![CDATA[Hélène Filhol]]></category>
		<category><![CDATA[huis-clos]]></category>
		<category><![CDATA[industrie]]></category>
		<category><![CDATA[licenciements]]></category>
		<category><![CDATA[mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[OPA]]></category>
		<category><![CDATA[ouvriers]]></category>
		<category><![CDATA[patron]]></category>
		<category><![CDATA[Péchiney]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[salariés]]></category>
		<category><![CDATA[séquestration]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=2692</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;actualité et la littérature ne font pas bon ménage ? Ce serait se priver de romans inscrits dans notre réalité, ancrés dans notre quotidien. Ce serait donc passer à côté du nouveau roman écrit par Elisabeth Filhol qui, après &#171;&#160;La centrale&#160;&#187; que vous pouvez retrouver ici, revient avec &#171;&#160;Bois II&#160;&#187;, publié également chez P.O.L. Le thème [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-bois-2.jpg" rel="lightbox[2692]"><img class="alignleft size-full wp-image-2701 colorbox-2692" style="margin: 10px" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-bois-2.jpg" alt="livre-bois-2" width="120" height="176" /></a>L&rsquo;actualité et la littérature ne font pas bon ménage ? Ce serait se priver de romans inscrits dans notre réalité, ancrés dans notre quotidien. Ce serait donc passer à côté du nouveau roman écrit par<strong> Elisabeth Filhol</strong> qui, après <strong>&laquo;&nbsp;La centrale&nbsp;&raquo;</strong> que vous pouvez retrouver<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/02/la-face-sombre-du-systeme-nucleaire/"> ici</a>, </strong>revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Bois II&nbsp;&raquo;</strong>, publié également chez P.O.L.</p>
<p>Le thème retenu par l&rsquo;auteure qui vit à Angers ? Après les intermittents précaires du nucléaire, elle nous plonge cette fois dans le quotidien d&rsquo;une entreprise en cessation de paiement dont les salariés décident de séquestrer le patron pour obtenir des réponses et des perspectives d&rsquo;avenir.</p>
<p>On parle alors de <strong>&laquo;&nbsp;bossnapping&nbsp;&raquo;</strong>, terme anglo-saxon désignant les cas de séquestrations de patrons en France. L&rsquo;article publié dans <em>Challenges</em> vous explique <strong><a href="http://www.challenges.fr/entreprise/20140109.CHA9067/sequestration-de-patron-ou-bossnapping-a-chaque-pays-sa-methode.html">ici </a></strong>l&rsquo;historique de la pratique et les objectifs visés.</p>
<p><span id="more-2692"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Un matin de juillet 2007, ils sont ainsi quatre-vingt sept, rassemblés au milieu de la cour de la <strong>Stecma</strong>, sur le site breton de Bois II. Tous attendent <strong>Guillaume Mangin</strong>, à la tête de l’entreprise depuis dix-huit mois. L&rsquo;homme est déterminé à liquider le site avant la fin de l’été. Au fil des pages, c&rsquo;est toute l&rsquo;histoire d&rsquo;un site, d&rsquo;une région et d&rsquo;un pays qu&rsquo;évoque l&rsquo;écrivain qui a imaginé son roman en s&rsquo;astreignant à une unité de temps, de lieu et d&rsquo;action. Un huis-clos sous le soleil de juillet.</p>
<p>La narratrice, élue au comité d&rsquo;entreprise, nous raconte 24 heures durant le déroulement de cette action d&rsquo;éclat. L&rsquo;occasion pour le lecteur de suivre, de l&rsquo;intérieur, tout le déroulement, les tensions, les interrogations qui étreignent les salariés qui, pour la première fois, mènent cette action collective forte. Jusqu&rsquo;au bout, ils essaient de maîtriser une histoire qui finira par les dépasser.</p>
<p><strong>Elisabeth Filhol lit les premières pages de son nouveau roman</strong></p>
<iframe src="http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=4900476" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lui qui n&rsquo;a même pas éprouvé le besoin de visiter l&rsquo;entreprise avant de la reprendre, s&rsquo;il l&rsquo;avait fait, le jour J, on l&rsquo;aurait reconnu. Tout s&rsquo;est négocié autour d&rsquo;une table à Paris ou à Montréal, il nous a achetés sur plan. Et c&rsquo;est aussi ça, son peu d&rsquo;empressement à juger de la qualité des installations et prendre la température du climat social, derrière son intérêt de façade pour l&rsquo;avenir du site, ce jour de décembre 2005 quand il a débarqué entre Ferguson et l&rsquo;avocat, qui aurait dû nous mettre la puce à l&rsquo;oreille. Pourtant des allées et venues, des visites d&rsquo;usine par des repreneurs potentiels, il y en a eu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 67 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Nos corps joints qui n&rsquo;en forment plus qu&rsquo;un seul, pour beaucoup d&rsquo;entre nous c&rsquo;est la première fois que l&rsquo;expérience est vécue, non pas d&rsquo;une juxtaposition d&rsquo;hommes et de femmes au travail, chacun y va de sa petite communauté, mais d&rsquo;un sentiment d&rsquo;appartenance au grand corps en sursis de l&rsquo;entreprise, s&rsquo;appropriant les murs, les stocks, les machines, pour la représenter légitimement et exclusivement maintenant que ses jours sont comptés. Qu&rsquo;il est dommage d&rsquo;avoir attendu d&rsquo;en être arrivé là, on l&rsquo;entend parfois, de n&rsquo;avoir pas su anticiper la menace. Pour d&rsquo;autres, mieux vaut tard que jamais, on entend ça aussi. Et que les mois d&rsquo;été s&rsquo;y prêtent. Se prêtent davantage que d&rsquo;autres à l&rsquo;engagement collectif, à la mobilisation générale, davantage que novembre ou janvier par exemple.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">P<strong>age 259 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il n&rsquo;y a plus rien d&rsquo;actif à cette heure dans la nuit industrielle et pour la durée de la nuit, aucune circulation, pas d&rsquo;éclairage public, restent le silence de la campagne toute proche et les bruits de grillons, et la nuit même dans toute son épaisseur sans pollution lumineuse ; on imagine ce que ça pourrait être, ce que ce sera dans dix ou quinze ans si personne ne fait rien, quelque part à huit kilomètres de Gargan-les-Mines, une enclave et un temps suspendu, avec juste le soleil qui se lève et se couche, un quelque part très proche de nulle part, puisqu&rsquo;il suffit que l&rsquo;activité économique s&rsquo;arrête dans la zone pour que les hommes se mettent à la contourner.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman ancré dans la réalité. La nôtre. Celle des délocalisations, des liquidations&#8230; des vies laissées sur le carreau pour satisfaire des actionnaires toujours plus avides. Dans un style parfois âpre mais terriblement réaliste, des vies se racontent. Loin des caméras, ces salariés ont décidé d&rsquo;agir à leur manière. Pour garder la tête haute. </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Bois II&nbsp;&raquo;, Elisabeth Filhol, P.O.L., 16,90€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/25/bossnapping-a-bois-ii/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/25/bossnapping-a-bois-ii/" data-text="&laquo;&nbsp;Bossnapping&nbsp;&raquo; à Bois II - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/25/bossnapping-a-bois-ii/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
