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	<title>Quatrième de couv &#187; sélection prix Roblès 2016</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Le prix d&#8217;un si lourd silence&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 26 May 2016 07:06:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2016   Lire des livres non choisis n&#8217;est pas toujours simple ! La preuve avec &#171;&#160;Je me suis tue&#160;&#187; de Mathieu Menegaux qui, pour moi, aura été la véritable mauvaise surprise de cette sélection 2016 du prix Roblès. L&#8217;histoire ? Elle me parait capillotractée. Trop. Claire est une quadragénaire à qui tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Je-me-suis-tue.jpg" rel="lightbox[3586]"><img class="alignleft size-full wp-image-3588 colorbox-3586" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Je-me-suis-tue.jpg" alt="Je me suis tue" width="195" height="307" /></a>  Lire des livres non choisis n&rsquo;est pas toujours simple ! La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;Je me suis tue&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Mathieu Menegaux</strong> qui, pour moi, aura été la véritable mauvaise surprise de cette sélection 2016 du<strong> prix Roblès.</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle me parait capillotractée. Trop. <strong>Claire</strong> est une quadragénaire à qui tout avait réussi. Enfin presque. Au début du livre, on la retrouve à la prison des femmes de Fresnes. Son procès devant les assises s&rsquo;est ouvert. D&rsquo;ici quelques heures, le verdict sera rendu. Mais Claire n&rsquo;a toujours rien expliqué sur le drame dont elle s&rsquo;est rendue coupable.</p>
<p>Un drame en plusieurs. Le viol d&rsquo;abord. Celui qu&rsquo;elle subi un soir alors qu&rsquo;elle rentre d&rsquo;un dîner. Elle ne dira rien. A personne. Et tombera enceinte. De son violeur ? C&rsquo;est ce qu&rsquo;elle va croire des mois durant.  Et se tromper cependant. L&rsquo;enfant, Pierre, est bien le fils de son mari Antoine. Mais le ver est dans le fruit. Le mensonge, le silence, le doute. Leur histoire explose et Claire implose. Jusqu&rsquo;à commettre l&rsquo;irréparable.  Par deux fois.</p>
<p>Le portrait d&rsquo;une femme torturée écrit par un homme,  quadragénaire et conseil en management. Une histoire dans laquelle je ne suis pas entrée. Trop alambiquée. Et le fait, pour l&rsquo;auteur d&rsquo;user et d&rsquo;abuser de paroles de chansons est, de mon point de vue, assez exaspérant.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 12-13 :</strong><em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est décidé, je vais faire le mur, donc. Tout est prêt. Je vais franchir les murs d&rsquo;enciente sans échelle, sans grappin, sans draps noués, je vais voler au-dessus des fils de fer barbelés sans ailes, disparaître sans trucage, m&rsquo;évanouir sans arme, sans haine, ni violence. Demain matin je pars. Dès que j&rsquo;aurai fini de noircir ces pages sur mon lit à barreaux, et de les mettre en ordre.  Je vais pouvoir oublier, enfin. L&rsquo;écriture est la dernière étape de mon chemin de croix. Je ne compte pas revenir au troisième jour. Ils ne me reverront pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 100-101 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Depuis six mois, pas une fois, je ne m&rsquo;étais égarée comme ça. Je n&rsquo;y avais plus jamais pensé. J&rsquo;avais réussi mon pari, oublié le viol, enfoui les doutes, balayé les évidences, construit ma forteresse et creusé de telles douves qu&rsquo;elle était devenue imprenable. Je l&rsquo;avais renforcée jour après jour et d&rsquo;un coup elle se fissurait, elle tombait en ruine, comme sous l&rsquo;impact d&rsquo;un soudain tremblement de terre. Ce tsunami de douleur allait finir par emporter toutes mes certitudes sur son passage.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Je me suis tue&nbsp;&raquo;, Mathieu Menegaux, Grasset.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand la guerre force le destin&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2016 07:35:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2016 On poursuit notre promenade parmi les premiers romans sélectionnés cette année pour le prix Roblès. En attendant la proclamation du nom du lauréat 2016, le 3 juin, voici une nouvelle découverte avec &#171;&#160;Today we live&#160;&#187; écrit par Emmanuelle Pirotte, scénariste de métier. Avec  ce roman ramassé, elle nous entraine en Belgique, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TODAY.jpg" rel="lightbox[3569]"><img class="alignleft size-full wp-image-3577 colorbox-3569" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TODAY.jpg" alt="TODAY" width="195" height="307" /></a>On poursuit notre promenade parmi les premiers romans sélectionnés cette année pour<strong> le prix Roblès.</strong> En attendant la proclamation du nom du lauréat 2016, le 3 juin, voici une nouvelle découverte avec <strong>&laquo;&nbsp;Today we live&nbsp;&raquo;</strong> écrit par <strong>Emmanuelle Pirotte</strong>, scénariste de métier.</p>
<p>Avec  ce roman ramassé, elle nous entraine en Belgique, au coeur de la Deuxième Guerre mondiale. Nous sommes en décembre 1944, en pleine contre-offensive allemande dans les Ardennes belges.</p>
<p>Une petite fille juive, que tous appellent <strong>Renée</strong> est confiée à deux soldats qui se disent américains. Il n&rsquo;en est rien. Les deux hommes sont Allemands, infiltrés. <strong>Mathias</strong> abat son camarade et s&rsquo;enfuit avec la fillette de sept ans. Pour faire quoi ? Pour aller où ? La guerre les rattrape et la forêt, un temps un abri, ne l&rsquo;est plus.</p>
<p>De cette rencontre improbable, de cette cavale épique et de cette amitié étrange, <strong>Mathias</strong> et <strong>Renée</strong> font faire le socle de leur histoire. Un roman bien mené. Qui tient en haleine. Personne n&rsquo;y est tout à fait bon ou méchant. Les circonstances sont exceptionnelles, les hommes et les femmes s&rsquo;adaptent. Et s&rsquo;arrangent pour survivre.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Today we live<em>&laquo;&nbsp;</em> </strong>a reçu le Prix Edmée de La Rochefoucauld 2016.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 24 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mathias était un maillon de cette machine de destruction. Il était un des membres de l&rsquo;ogre affamé. Mais cela ne l&rsquo;empêchait pas de dormir. Il avait pris ce que le système avait de meilleur à lui offrir, en sachant exactement dans quelle merde il mettait les pieds. Et personne ne l&rsquo;avait obligé à participer à la danse, il s&rsquo;était invité tout seul.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Depuis quelques mois, la grande fête macabre virait au pathétique. La guerre était perdue et on faisait semblant que c&rsquo;était tout le contraire. Cette opération Greif était du plus parfait ridicule : quelques pauvres types à peine sortis du ventre de leur mère, braillant l&rsquo;anglais comme une fermière de Souabe, aussi convaincants en fils de l&rsquo;Oncle Sam que Goebbels en danseur de claquettes. Même les déguisements étaient lamentables  : pleins d&rsquo;à-peu-près et d&rsquo;inexactitudes, comme des costumes de fête d&rsquo;école pour pauvres. Mais enfin, Mathias avait accepté, ainsi que trois ou quatre des meilleurs de la bande au Balafré.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 60 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Trappeur dans les forêts du nord de la baie James au milieu des années 1930, Mathias avait vécu seul, côtoyant les Indiens de loin, pour les besoins de la traite. Et puis un jour, son canoë s&rsquo;était retourné dans les rapides d&rsquo;Avoine de la rivière Rupert. Chihchuchimâsh l&rsquo;avait trouvé, agonisant sur une plaque de pierre en bordure de la rivière. C&rsquo;était le chien de Mathias qui avait attiré la vieille femme jusqu&rsquo;à lui. Mathias avait le crâne fracassé, mais il s&rsquo;en était remis, après une forte fièvre qui avait duré une semaine. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mathias marcha ainsi longtemps, visité par de brèves et puissantes fulgurances, venues du Canada. Malgré son état de confusion, de profonde incertitude, il savait une chose : la forêt lui avait terriblement manqué. Une vraie forêt. C&rsquo;était la première fois depuis cinq ans qu&rsquo;il y vivait plus de quelques heures d&rsquo;affilée. Ses entraînements chez les Brandebourgeois comportaient des parcours dans les bois, et ses missions d&rsquo;infiltration parmi les résistants du Vercors l&rsquo;avaient amené à vivre dans la nature, mais il s&rsquo;apercevait à présent à quel point ces moments avaient été trop rares.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 180-181 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;“La plupart de tes copains préfèrent se faire buter plutôt que donner des infos. Qu&rsquo;est-ce que tu veux ? ”</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mathias se figea à la question de Pike. Que voulait-il ? Il se sentait épuisé comme jamais il ne l&rsquo;avait été. Il en avait par-dessus le képi. Cette guerre avait cessé de l&rsquo;amuser depuis sa dernière infiltration dans la Résistance française, quand il avait dû abattre trois adolescents, deux garçons de dis-sept ans et une fille de dix-huit, sur la place d&rsquo;un village. Il leur avait tiré dans le dos alors qu&rsquo;ils s&rsquo;enfuyaient, sous les yeux de la mère des garçons, une femme d&rsquo;un courage exceptionnel qui l&rsquo;avait hébergé, nourri pendant des semaines. Ce jour-là, il s&rsquo;était dit qu&rsquo;il lui était à peu près égal de vivre ou de mourir. Seulement on ne meurt pas si facilement quand on est une bête de guerre surentrainée. C&rsquo;est plus fort que soi. Renée était venue tout chambouler. De nouveau, il avait en envie de vivre, pour elle, et pour lui. Pour lui avec elle. Il voulait vivre. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il dit à Pike. Celui-ci eut un sourire désolé, parce que ce n&rsquo;était pas ce qui était prévu. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Today we live&nbsp;&raquo;, Emmanuelle Pirotte, au Cherche Midi, 16,50€. </strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prix Roblès 2016, c&#8217;est parti !</title>
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		<pubDate>Tue, 03 May 2016 09:40:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Sélection prix Roblès 2016 C&#8217;est le printemps ! Et aussi le moment de plonger dans la sélection du prix Roblès 2016. Depuis 1990, en effet, le prix Emmanuel-Roblès, prix des lecteurs de Blois-Agglopolys, couronne l’auteur d’un premier roman francophone, récompensé par une bourse. Le 3 juin prochain, les lecteurs détermineront ainsi le lauréat 2016 parmi [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600"> Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p>C&rsquo;est le printemps ! Et aussi le moment de plonger dans la sélection du prix Roblès 2016. Depuis 1990, en effet, <strong>le prix Emmanuel-Roblès,</strong> prix des lecteurs de Blois-Agglopolys, couronne l’auteur d’un premier roman francophone, récompensé par une bourse.</p>
<p>Le 3 juin prochain, les lecteurs détermineront ainsi le lauréat 2016 parmi six auteurs. Des semaines déjà que les comités de lecture sont plongés dans leurs écrits.</p>
<p><strong>Avec mes collègues de la NR de Blois, je fais partie d&rsquo;un de ces comités. Qui sera notre lauréat ?</strong></p>
<p><strong>Sélection 2016 :</strong></p>
<p><strong>« En attendant Bojangles  »</strong> d’<strong>Olivier Bourdeaut</strong><br />
<strong>« Djibouti »</strong> de <strong>Didier Deram</strong><br />
<strong>« Le cas Annunziato »</strong> de <strong>Yan Gauchard</strong><br />
<strong>« Un marin chilien »</strong> d’Agnès <strong>Mathieu-Daudé</strong><br />
<strong>« Je me suis tue »</strong> de <strong>Mathieu Menegaux</strong><br />
<strong>« Today we live »</strong> d’<strong>Emmanuelle Pirotte</strong></p>
<p>Vous trouverez <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/10/19/aux-confins-du-desert-une-nuit-djiboutienne/">ici </a></strong>mon post concernant <strong>&laquo;&nbsp;Djibouti&nbsp;&raquo;</strong>, dont j&rsquo;ai beaucoup aimé le texte il y a déjà plusieurs mois, publié chez Buchet Chastel, une petite maison d&rsquo;édition décidément bien inspirée et dont l&rsquo;un des auteurs, <strong>Nicolas Clément</strong>, a précédemment remporté le prix pour <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/29/sauf-les-fleurs-roman-dune-vengeance/">&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;</a>.</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIN-CHILIEN.jpg" rel="lightbox[3543]"><img class="alignleft size-full wp-image-3547 colorbox-3543" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIN-CHILIEN.jpg" alt="MARIN CHILIEN" width="195" height="286" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je viens de refermer <strong>&laquo;&nbsp;Un marin chilien&nbsp;&raquo;, </strong>premier roman<strong> d&rsquo;Agnès Mathieu-Daudé, </strong>conservateur du patrimoine à Paris.</p>
<p>C&rsquo;est très loin de la capitale qu&rsquo;elle nous emmène cependant. En effet, ce roman se déroule en Islande. Là-bas, une drôle d&rsquo;histoire se trame. <strong>Alberto,</strong> géologue chilien vient y passer plusieurs semaines pour suivre de près une éventuelle éruption volcanique. Un quiproquo et un café plus tard, <strong>Thorvardur</strong> le soupçonne d&rsquo;être l&rsquo;amant de <strong>Thorunn</strong>, son ex-femme et mère de son petit garçon. De quoi mettre l&rsquo;homme très très en colère. <strong>Thorvardur</strong> n&rsquo;est pas un homme commode. Colosse colérique et alcoolique, il peut compter sur sa mère, la terrible mégère <strong>Hekla</strong> pour entretenir et alimenter son ressentiment.</p>
<p>Au fil des pages, l&rsquo;histoire se corse. <strong>Alberto</strong> devient, au terme d&rsquo;une nuit alcoolisée, propriétaire de l&rsquo;usine désaffectée de son rival. Puis fait la connaissance de Björn, drôle de fermier solidaire&#8230; qui n&rsquo;est autre que le frère jumeau de <strong>Thorvardur</strong>. Là, il fera aussi la connaissance de <strong>Hanna</strong>, une adolescente paumée et visiblement en danger.</p>
<p>Ajoutez à cela un<strong> Alberto</strong> pris entre sa quête d&rsquo;identité (abandonné à sa naissance, il a été recueilli et élevé par des religieuses), sa culpabilité (il se croit responsable de la mort de son meilleur ami <strong>Marcello</strong>), et son questionnement sur son histoire d&rsquo;amour avec <strong>Maria</strong>, au Chili, et <strong>Thorunn</strong>  en Islande&#8230; et vous obtenez un premier roman exotique, un road-movie sur une île au caractère bien trempé. Dommage que l&rsquo;ensemble du roman ne soit pas à la hauteur des premières pages enthousiasmantes !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 18-19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ces jumeaux  étaient arrivés alors qu&rsquo;Hekla ne s&rsquo;y attendait pas. On ne pouvait pas dire qu&rsquo;elle ne s&rsquo;y attendait plus, elle n&rsquo;avait simplement pas envisagé d&rsquo;avoir des enfants avec Björn, le père. Elle l&rsquo;avait épousé, on faisait comme cela en 1940 et il était peut-être le seul à avoir accepté. Bien plus tard, elle avait appris en regardant le journal télévisé que l&rsquo;on pouvait choisir de vivre avec une femme, plutôt qu&rsquo;avec un homme. Elle ne ressentait pas d&rsquo;attirance particulière pour les femmes, elle n&rsquo;avait d&rsquo;ailleurs pour autant qu&rsquo;elle s&rsquo;en souvienne jamais ressenti d&rsquo;attirance particulière pour qui que ce soit, mais cette découverte en amenait une autre : on pouvait subsister sans mari, et ce sans pour autant rentrer dans les ordres ou avoir raté sa vie. Pourquoi personne ne le lui avait dit ? Cette question devenait obsessionnelle. Elle mettait sur le même plan l&rsquo;autre grande escroquerie que l&rsquo;avait menée à croire que manger de la viande était indispensable à la survie de l&rsquo;être humain, théorie dont la même télévision lui apportait un démenti flagrant sous couvert de reportages sur les végétariens, au milieu des inanités qu&rsquo;elle regardait lorsqu&rsquo;il était trop tard pour que les visiteurs s&rsquo;aventurent dans son jardin. Elle détestait la viande autant qu&rsquo;elle détestait son mari. Elle détestait surtout se faire avoir. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 148 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Peut-être que son projet de recherche soudain et ses envies d&rsquo;éruption n&rsquo;avaient d&rsquo;autre explication que son désir ou son besoin de quitter le Chili. Est-ce que c&rsquo;était aussi quitter Maria ? Il faudrait bien en revenir, de ce voyage en Islande. Ou est-ce qu&rsquo;il prévoyait de disparaître dans l&rsquo;éruption, opposant son silence au satellite qui avait repéré son téléphone et lui transmettait les messages de Maria ? Quel drôle d&rsquo;amour que celui qu&rsquo;il fallait noyer dans des torrents de lave ou d&rsquo;indifférence. Et Thorunn ? Il la connaissait depuis trois jours. Est-ce qu&rsquo;en trois jours on pouvait oublier une relation de dix ans ? Ou est-ce que ce n&rsquo;était pas le seul moyen d&rsquo;oublier une relation de dix ans ? Ce que Maria lui apportait, Thorunn saurait peut-être le remplacer : après tout, elle exsudait le confort en plus d&rsquo;une animalité qui l&rsquo;avait jeté sur le tapis à ses côtés&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 244 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il alla se laver les mains, il frotta longtemps sous le petit filet d&rsquo;au glacée qui s&rsquo;écoulait de l&rsquo;unique robinet du lieu, et essuya sur son pantalon. Il regarda les traces que ses mains dessinèrent sur le velours. Dans quelques minutes, elles auraient disparu, tandis que son empreinte rouge prenait déjà sur la porte une teinte ocrée comme la rouille du phare et la rouille des machines. Accidentelle ou intentionnelle, il fallait réfléchir à la trace qu&rsquo;on voulait laisser. Avait de repartir, il s&rsquo;approcha de la falaise, aussi près qu&rsquo;il l&rsquo;osait. D&rsquo;un mouvement de bras qui faillit le déséquilibrer, il jeta la clé de l&rsquo;usine, aussi loin qu&rsquo;il le put.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un marin chilien&nbsp;&raquo;, Agnès Mathieu-Daudé, Gallimard, 18€</strong></em></p>
<p><em> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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