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	<title>Quatrième de couv &#187; Religion</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Entre les zones grises, prendre la bonne décision&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Feb 2022 08:03:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2022 Karine Tuil s&#8217;empare au plus près de l&#8217;actualité dans son douzième roman, La décision. L&#8217;auteure de Les choses humaines, prix Goncourt des lycéens 2019 , est de retour avec un roman coup de poing. Et attendu. Après la descente aux enfers de deux familles et d&#8217;une société après un viol, elle nous emmène dans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_La-decision_5727.jpg" rel="lightbox[5887]"><img class="alignleft size-full wp-image-5889 colorbox-5887" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_La-decision_5727.jpg" alt="CVT_La-decision_5727" width="185" height="272" /></a></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p><strong>Karine Tuil</strong> s&rsquo;empare au plus près de l&rsquo;actualité dans son douzième roman, <strong><em>La décision</em></strong>. L&rsquo;auteure de <em><strong>Les choses humaines</strong></em>, prix Goncourt des lycéens 2019 , est de retour avec un roman coup de poing. Et attendu. Après la descente aux enfers de deux familles et d&rsquo;une société après un viol, elle nous emmène dans le bureau de la coordinatrice du pôle d&rsquo;instruction antiterroriste. C&rsquo;est là qu&rsquo;<strong>Alma Revel</strong>, quinquagénaire empêtrée dans une vie conjugale qui ne la satisfait plus, traite des dossiers tout simplement inflammables.</p>
<p>Dans son bureau se succèdent des hommes et quelques femmes qui ont fait des choix. Radicaux. A elle et son équipe de se dépatouiller avec l&rsquo;horreur, d&rsquo;évaluer les responsabilités et les implications, de déjouer les stratégies autour de la <strong>taqiya</strong>, ce concept de la religion musulmane recommandant la prudence au fidèle en l&rsquo;invitant à dissimuler sa croyance en cas de danger. Rien n&rsquo;est épargné Alma, pas même les menaces de mort.</p>
<p>Tout compte pour étayer la prise de décision. Jusqu&rsquo;à l&rsquo;intuition.  Et si elle s&rsquo;avère finalement mauvaise ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5887"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Nous sommes en mai 2016. Dans une aile ultrasécurisée du palais de justice, la juge <strong>Alma Revel</strong> doit se prononcer sur le sort d&rsquo;<strong>Abdeljalil</strong>, un jeune homme suspecté d’avoir rejoint l’État islamique en Syrie. Est-il réellement repenti et risque-t-il de se radicaliser en prison si la justice décide de l&rsquo;y laisser ou cache-t-il son jihadisme ? Tandis que sa haine de la France transpire de tous ses mots ?</p>
<p>Au fil des pages, des extraits des interrogatoires donnent des pistes. Ou pas.</p>
<p>À ce dilemme professionnel s’en ajoute un autre, plus intime : mariée depuis plus de vingt ans à un écrivain à succès sur le déclin, <strong>Alma</strong> entretient une liaison avec l’avocat <strong>Emmanuel Forest</strong> qui représente le mis en examen. Comment conjuguer le tout ? Auprès de ses collègues ? De sa famille ? De son conscience professionnelle tandis que tout se délite ?</p>
<p>Au fil des page, un roman intense, dense et très bien documenté. Pour l&rsquo;écrire au plus près de la réalité, <strong>Karine Tuil</strong> a rencontré des juges d&rsquo;instruction, des enquêteurs, un président de cour d&rsquo;assises et un avocat de jihadistes.</p>
<p>Dans <em><strong>La décision</strong> </em>aussi, tandis que se mélange le professionnel et le privé pour le pire et le meilleur, la notion d&rsquo;origine transparaît. Aucun des protagonistes n&rsquo;échappe à ses origines en regard de sa foi. Son mari s&rsquo;enfonce dans un judaïsme radical alors que leur fille aînée envisage d&rsquo;épouser un musulman. Dans le bureau du juge <strong>Revel</strong>, d&rsquo;autres sont prêts à tout au nom d&rsquo;Allah&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 74 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pendant tout le voyage, je conservais mon téléphone dans la main. Je regardais le paysage se déployer à travers la vitre, les champs de tournesol qui se dressaient, tantôt pleins et ouverts, tantôt repliés sur eux-mêmes, brûlés, éteints – juste métaphore d&rsquo;une vie qui alternait les cycles avec une régularité tragique. Je rêvais de fuite et de grands espaces. Je me sentais asphyxiée par un quotidien sur lequel je n&rsquo;avais plus la moindre maîtrise. Mon couple me paraissait factice, je pensais de plus en plus à la séparation, mais divorcer, pour une femme qui n&rsquo;avait pu affronter la férocité de son univers professionnel qu&rsquo;on conservant une stabilité affective, c&rsquo;était une décision qui ébranlait tout un mécanisme de confiance interne. J&rsquo;avais peur de prendre la mauvaise décision.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 192 : &laquo;&nbsp;</strong><em>– Tu prends des risques insensés, a-t-elle continué. Nous sommes proches je me permets de te le dire, on a tous compris que tu avais une liaison avec Emmanuel Forest, c&rsquo;est ta vie privée, tu fais ce que tu veux, Alma, mais il passe trop de temps dans ton bureau, ça fait deux fois cette semaine que tu nous l&rsquo;imposes à déjeuner, ce n&rsquo;est pas sain, ce n&rsquo;est pas assez étanche, on ne doit pas avoir de liens trop étroits avec les avocats qui travaillent sur nos dossiers, fais attention, les gens commencent à parler, je ne veux pas que tu aies de problèmes et je n&rsquo;ai pas envie d&rsquo;en avoir non plus. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je l&rsquo;écoutais tout en sachant qu&rsquo;elle n&rsquo;aurait aucune influence sur moi, que rien ne me ferait plus renoncer à ma relation. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 204 :</strong><em> &laquo;&nbsp;La suite, en dépit des craintes, c&rsquo;est une logique de libération. La famille d&rsquo;Abdeljalil a été interrogée, elle est rassurante. La mère affirme qu&rsquo;elle peut accueillir son fils. Elle a une Freebox qui permet l&rsquo;installation du système de surveillance. Il y a donc des garanties éducatives, un socle. Le cadre familial est structurant. Abdeljalil a exprimé ses regrets à plusieurs reprises. L&rsquo;enquête de personnalité révèle des difficultés rencontrées au cours de l&rsquo;adolescence, des idées suicidaires, mais elle le décrit peu influençable et soucieux d&rsquo;engager des démarches de réinsertion. Un psychiatre et un psychologue l&rsquo;ont aussi examiné récemment : il est calme, cohérent, déterminé à mener une vie sans histoires.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>La décision, Karine Tuil, Gallimard, 20€.</strong></em></p>
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		</item>
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		<title>Voyage au bout de l&#8217;enfer à hauteur d&#8217;enfant</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jan 2022 16:16:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2022 &#160; Une histoire à hauteur d&#8217;enfant. Tragique. Poignante. Terrible. C&#8217;est ce que propose Rachid Benzine dans son nouveau roman. Court (80 pages seulement) mais percutant. Et pour cause. Cette histoire, c&#8217;est celle de Fabien. Un écolier féru de poésie. Un gamin qui grandit entre ses parents et l&#8217;école Jacques-Prévert à Sarcelles. Un enfant [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RACHID.jpg" rel="lightbox[5875]"><img class="alignleft size-full wp-image-5878 colorbox-5875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RACHID.jpg" alt="RACHID" width="195" height="278" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une histoire à hauteur d&rsquo;enfant. Tragique. Poignante. Terrible. C&rsquo;est ce que propose Rachid Benzine dans son nouveau roman. Court (80 pages seulement) mais percutant. Et pour cause.</p>
<p>Cette histoire, c&rsquo;est celle de<strong> Fabien</strong>. Un écolier féru de poésie. Un gamin qui grandit entre ses parents et l&rsquo;école Jacques-Prévert à Sarcelles. Un enfant qui va être arraché à tout cela après que ses parents décident de rejoindre la Syrie et l&rsquo;Etat islamique. Un enfant qui raconte l&rsquo;enfer qu&rsquo;il découvre, les désillusions de ses parents, la mort de son père, l&rsquo;acharnement de sa mère et la folie qui la guette &#8230;</p>
<p>Trois mois que <strong>Fabien</strong> rebaptisé <strong>Farid</strong> est enfermé dans un camp tenu par les Kurdes, avec sa mère et son frère, né de l&rsquo;union de sa mère avec un autre combattant de l&rsquo;EI, tué comme les précédents au combat. Alors <strong>Fabien/Farid</strong> raconte ces quatre dernières années. Avec une lucidité terrible. Comme pour nous plonger au plus près de l&rsquo;horreur.</p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong>, que j&rsquo;ai découvert via <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/07/a-cette-femme-quil-aimera-toujours/">son premier roman en 2020</a></strong> est enseignant et chercheur associé au Fonds Ricoeur. Islamologue, politologue, romancier et dramaturge, Rachid Benzine est une des figures de proue de l&rsquo;islam libéral francophone. Après<strong> <em>Ainsi parlait ma mère</em></strong>, il a écrit <em><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/">Dans les yeux du ciel</a></strong>, </em>où, cette fois, il nous entraine dans les Printemps arabes à travers la vie et le regard aiguisé de <strong>Nour</strong>, une prostituée.</p>
<p>Le quadragénaire poursuit avec <em><strong>Voyage au bout de l&rsquo;enfance.</strong></em> Cette fois, ce n&rsquo;est pas une prostituée qui raconte, mais un enfant. Une autre voix que l&rsquo;on n&rsquo;écoute pas forcément. un exercice de compréhension d&rsquo;un islam dévoyé, violent. Aux antipodes des fondamentaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5875"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fabien</strong> s&rsquo;accroche à sa vie d&rsquo;avant, raconte les contraintes de celle qu&rsquo;il subit désormais dans ce camp où violence, maladies, faim et désoeuvrement cohabitent. Se souvient de son instituteur, de ses copains, de son chien, de ses grands-parents (via des appels téléphoniques de loin en loin) alors qu&rsquo;il doit rejoindre chaque jour l&rsquo;école des lionceaux du califat.</p>
<p>Veuve, sa mère pourrait-elle rentrer en France ? Ses enfants peuvent-ils être sauvés ? Autant de questions auxquelles un enfant ne peut pas répondre, isolé, loin de ses rêves d&rsquo;être un jour un footballeur célèbre.</p>
<p>Un roman qui rappelle la situation toujours vécue par des femmes et leurs enfants dans <strong>ces camps  d&rsquo;Al Hol et Roj</strong>   <strong><a href="https://www.europe1.fr/societe/syrie-une-francaise-de-28-ans-meurt-dans-un-camp-4082767">comme l&rsquo;explique cet article</a>. </strong></p>
<p>Ou encore ce <strong><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2021/08/12/en-syrie-la-question-du-rapatriement-divise-les-francaises-djihadistes-du-camp-de-roj_6091239_3210.html">reportage publié dans Le Monde</a></strong>, en août dernier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_5881" style="width: 1034px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1c01853_807217432-lgeai-roj-francaises-47.jpg" rel="lightbox[5875]"><img class="wp-image-5881 size-full colorbox-5875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1c01853_807217432-lgeai-roj-francaises-47.jpg" alt="1c01853_807217432-lgeai-roj-francaises-47" width="1024" height="512" /></a><p class="wp-caption-text">Dans le camp de Roj-2. Photo Laurence Geai pour Le Monde, août 2021</p></div>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 12 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et puis on est arrivé en Syrie. Là, ils m&rsquo;ont dit où on était. Ça s&rsquo;appelait Raqqah. Papa et maman, ils étaient très excités. Je les avais jamais vus aussi heureux. Ils m&rsquo;ont dit que c&rsquo;était le paradis ici. Moi je croyais que le paradis c&rsquo;était dans le ciel, quand on est mort. Papa s&rsquo;est habillé avec des vêtements très larges et un turban. Maman a mis un niqab. Tout noir. On voyait que ses yeux. Pour rire, elle me disait que c&rsquo;était pour me surveiller comme depuis la meurtrière d&rsquo;un château. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Une fois, maman a réussi à avoir mamie au téléphone grâce à une femme gentille de Daesh. Il y en a. Je n&rsquo;ai pas aimé ce qu&rsquo;a dit maman. Elle a reproché à mamie de lui avoir dit de sortir de Baghouz parce que, c&rsquo;était sûr, on allait être rapatriés. Elle a eu vraiment confiance dans la promesse de mamie et elle lui a reproché de l&rsquo;avoir trahie. Elle lui a même dit : &nbsp;&raquo; Tu nous a trahis deux fois. Quand tu as alerté la police parce que tu avais peur que je parte rejoindre Daesh et quand tu m&rsquo;as dit que j&rsquo;allais rentrer en France après Baghouz.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je sais que mamie pleurait au téléphone en lui disant qu&rsquo;elle avait déjà préparé la chambre pour Selim et moi, qu&rsquo;elle nous avait acheté des jouets et qu&rsquo;elle avait prévu un sac de vêtements pour quand maman irait en prison en France&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 61 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je comprends pas pourquoi on prend des petits dans la guerre. Et dans ce camp. C&rsquo;est pas fait pour eux la guerre. C&rsquo;est pour les grands. Et même pour les grands. Quand je repense à papa&#8230; Je sais que lui non plus ne l&rsquo;aimait pas cette guerre. C&rsquo;est cruel une guerre. Et j&rsquo;ai toujours pas compris pourquoi on se battait. Maintenant qu&rsquo;on est prisonniers, on est mal traités mais c&rsquo;est pas les ennemis qu&rsquo;on nous avait dit. Ils nous donnent à manger. Ils nous soignent comme ils peuvent. Il y en a qui nous parlent mal. Il y a des gardiens qui me donnent des gifles parfois. Mais à l&rsquo;école des lionceaux, on nous disait qu&rsquo;il fallait tous les tuer et les faire souffrir. C&rsquo;est quand même pas pareil. Peut-être que ceux qui me giflent ils ont eu un enfant tué par Daesh.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Voyage au bout de l&rsquo;enfance, Rachid Benzine, Seuil, 13€. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Fatima ou le choix de ne pas choisir&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/10/01/fatima-ou-le-choix-de-ne-pas-choisir/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2020 06:39:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire De quoi mettre un grand coup de pied (salutaire ?) dans les piles de livres de cette rentrée littéraire ? Le premier roman de Fatima Daas est un concentré d&#8217;énergie, une petite bombe de quelque chose de différent. Les éditions Noir sur Blanc signe là un texte inédit dans sa forme, son ton et son message. Une autofiction [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PETITE-DERNIERE.jpg" rel="lightbox[5392]"><img class="alignleft size-full wp-image-5394 colorbox-5392" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PETITE-DERNIERE.jpg" alt="PETITE DERNIERE" width="250" height="391" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p>De quoi mettre un grand coup de pied (salutaire ?) dans les piles de livres de cette rentrée littéraire ? Le premier roman de <strong>Fatima Daas</strong> est un concentré d&rsquo;énergie, une petite bombe de quelque chose de différent.</p>
<p><strong>Les éditions Noir sur Blanc</strong> signe là un texte inédit dans sa forme, son ton et son message. Une autofiction qui pulse comme un rap.</p>
<p><strong>Fatima Daas</strong> a 29 ans. Elle a grandi à Clichy-sous-Bois, entourée d&rsquo;une famille nombreuse. Au collège, elle se rebelle, revendique le droit d’exprimer ses idées et écrit ses premiers textes. Elle se définit comme une féministe intersectionnelle.</p>
<p>La quatrième de couverture de <strong>&laquo;&nbsp;La petite dernière &laquo;&nbsp;</strong> vous donne une idée. Percutante.</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Je m’appelle <strong>Fatima Daas</strong>. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J’écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J’ai fait quatre ans de thérapie. C’est ma plus longue relation. L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. </em><em>Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j’avais besoin et ce qu’il me manquait. Je m’appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span id="more-5392"></span></p>
<p>Un monologue qui nous parle de famille, de religion, de société et de la place qu&rsquo;on est censé y trouver. Ou pas.  Pas simple en effet quand on est une jeune femme homosexuelle issue d&rsquo;une famille algérienne dans laquelle le poids de la religion et des traditions est réel.</p>
<p>Dans la vraie vie, l&rsquo;autrice de ce roman qui sonne comme dans du slam ( pour rappeler que son héroïne souffre d&rsquo;asthme depuis l&rsquo;enfance), dont les chapitres constituent une mélopée, a 25 ans. Et s&rsquo;appelle autrement. Une mise à distance qu&rsquo;elle estime salutaire.<strong><em> &laquo;&nbsp;Je n&rsquo;avais pas envie de raconter une histoire vraie, même si c&rsquo;est une histoire qui m&rsquo;est proche, mais qui serait aussi universelle. L&rsquo;amour, la famille, le genre, la sexualité, la religion, les quartiers populaires, on est tou.tes traversé.es par ces sujets-là&nbsp;&raquo;</em></strong>, expliquait-elle dans <strong>Les Inrocks</strong> du 19 août.</p>
<p><strong>Défendue par Virginie Despentes, celle-ci dit de la jeune autrice  à travers un blurb (*) élogieux: </strong></p>
<p><em>« Le monologue de Fatima Daas se construit par fragments, comme si elle updatait Barthes et Mauriac pour Clichy-sous-Bois. Elle creuse un portrait, tel un sculpteur patient et attentif… ou tel un démineur, conscient que chaque mot pourrait tout faire exploser, et qu’on doit les choisir avec un soin infini. Ici l’écriture cherche à inventer l’impossible : comment tout concilier, comment respirer dans la honte, comment danser dans une impasse jusqu’à ouvrir une porte là où se dressait un mur. Ici, l’écriture triomphe en faisant profil bas, sans chercher à faire trop de bruit, dans un élan de tendresse inouïe pour les siens, et c’est par la délicatesse de son style que Fatima Daas ouvre sa brèche. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>(*) Terme rendu célèbre en 1907 par l&rsquo;humoriste et artiste américain Gelett Burgess. A l&rsquo;origine le mot raillait les éloges emphatiques figurant sur la couverture des livres. Aujourd&rsquo;hui, on parle d&rsquo;une courte description d’un livre, film, oeuvre musicale, etc. écrite et utilisée à desfins promotionnelles. Bref, un synonyme de Quatrième de couv !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 26 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Fatima Daas, mais je suis née dans les Yvelines. </em></p>
<p><em>Quand j&rsquo;ai huit ans, nous quittons le 78 pour le 93. Nous quittons Saint-Germain-en-Laye pour emménager dans une ville de musulmans : Clichy-sous-Bois. </em></p>
<p><em>En dehors de ma famille, à Clichy-sous-Bois, les personnes avec qui je grandis, le voisinage, les amies, les camarades de classe sont presque tous des musulmans. Alors, je n&rsquo;ai pas de mal à être une &laquo;&nbsp;musulmane&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p><em>A huit ans je pense que :</em></p>
<p><em>Tout Maghrébin est musulman. </em></p>
<p><em>Les musulmans sont  ceux qui ne mangent pas de porc et font le ramadan. </em></p>
<p><em>Jeûner, c&rsquo;est se mettre à la place des personnes qui n&rsquo;ont pas de quoi manger. </em></p>
<p><em>Les musulmans ne boivent pas. </em></p>
<p><em>Les Maghrébins se marient, ils ont des enfants, puis des petits-enfants. </em></p>
<p><em>Je suis à l&rsquo;école élémentaire lorsque je fais le ramadan pour la première fois. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 113 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Fatima Daas. </em></p>
<p><em>Mes parents sont musulmans, mais je ne me souviens pas d&rsquo;avoir reçu des enseignements religieux particuliers durant mon enfance. </em></p>
<p><em>Je n&rsquo;ai fréquenté aucune mosquée, mes parents ne nous ont pas fait de cours à domicile, seulement quelques prêches occasionnels à l&rsquo;âge adulte. </em></p>
<p><em>Ces prêches, quand ils avaient lieu, étaient gouvernés par mon père. </em></p>
<p><em>Ahmed. </em></p>
<p><em>Nous sommes dans le salon, mes soeurs et moi, assises en rond autour d&rsquo;une table avec une nappe à fleurs. </em></p>
<p><em>Là, mon père s&rsquo;installe en face de nous, il pose son café sur la table et s&rsquo;enfonce dans son fauteuil préféré. Il choisit un sujet, il dit</em> Bissmillah<em>. </em></p>
<p><em>Après ça, il fait entendre à chacune d&rsquo;entre nous ce qu&rsquo;il lui manque pour être une meilleure musulmane. </em></p>
<p><em>Ces moments ne sont pas destinés à accroître notre savoir en islam. </em></p>
<p><em>Ce que mon père dit, nous le savons déjà. </em></p>
<p><em>Je crois que rien n&rsquo;a été dit dans ma famille. </em></p>
<p><em>Le silence est le moyen de communication le moins codé.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 145 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Fatima. </em></p>
<p><em>Je regrette qu&rsquo;on ne m&rsquo;ait pas appris à aimer. </em></p>
<p><em>Un jeudi après-midi, j&rsquo;insulte ma professeure de mathématiques, madame Relca. </em></p>
<p><em>Je sens une chaleur sur ma nuque. </em></p>
<p><em>Mes mains sont moites. </em></p>
<p><em>Elle ne dit rien.</em></p>
<p><em>Elle est là, devant moi, debout, comme un panneau stop. </em></p>
<p><em>Elle range ses affaires. </em></p>
<p><em>Une main sur son sac, prête à partir. </em></p>
<p><em>Et moi, je suis là, face à elle. </em></p>
<p><em>Impuissante. </em></p>
<p><em>J&rsquo;ai l&rsquo;impression de me faire ridiculiser. </em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;ignorance est le pire des mépris. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><em>En deux minutes, cette phrase avait pris tout son sens.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;La petite dernière&nbsp;&raquo;, Fatima Daas, les Editions Noir sur Blanc, 16 euros.</strong></em></p>
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		</item>
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		<title>Chercher son salut parmi les champs de tabac&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/10/chercher-son-salut-parmi-les-champs-de-tabac/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 Jul 2020 10:29:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Une très chouette découverte ! Une de plus ! Je ne connaissais pas Catherine Elaine Morgan, auteure américaine quadragénaire installée dans le Kentucky. Son deuxième roman, traduit en français l&#8217;an dernier &#8211; &#160;&#187; Le sport des rois &#171;&#160;, avait beaucoup plu aux critiques et aux lecteurs. Elle avait d&#8217;ailleurs été finaliste du prix Pulitzer avec ce roman. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUS-LES-VIVANTS-OK.jpg" rel="lightbox[5183]"><img class="alignleft size-full wp-image-5187 colorbox-5183" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUS-LES-VIVANTS-OK.jpg" alt="TOUS LES VIVANTS OK" width="195" height="285" /></a></p>
<p>Une très chouette découverte ! Une de plus ! Je ne connaissais pas <strong>Catherine Elaine Morgan</strong>, auteure américaine quadragénaire installée dans le Kentucky. Son deuxième roman, traduit en français l&rsquo;an dernier &#8211; <strong>&nbsp;&raquo; Le sport des rois &laquo;&nbsp;</strong>, avait beaucoup plu aux critiques et aux lecteurs. Elle avait d&rsquo;ailleurs été finaliste du prix Pulitzer avec ce roman.</p>
<p>Celui-ci, <strong>&nbsp;&raquo; Tous les vivants &laquo;&nbsp;</strong>, c&rsquo;est le premier écrit. Il date d&rsquo;une dizaine d&rsquo;années. <strong>C.E. Morgan</strong> avait alors 34 ans.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle se déroule, ai-je lu dans des articles sur ce roman, dans les années 80. Au fil des pages, rien ne permet de le dater de manière précise. Là n&rsquo;est pas le sujet. Dans <strong>&laquo;&nbsp;Tous les vivants&nbsp;&raquo;</strong>, ce qui compte ce sont les deux personnages et le décor. Nous sommes dans le Kentucky. A la campagne. Profonde. Ici, des champs de tabac à perte de vue. Ici, une ferme, isolée. A l&rsquo;intérieur, un couple qui apprend à se découvrir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5183"></span></p>
<p>Quelques mois seulement que <strong>Orren</strong> et <strong>Aloma</strong> se connaissent. Ils se sont rencontrés dans un établissement scolaire,  lors d&rsquo;une sortie. Il a conduit les élèves. Elle est professeure de piano. Elle a vingt ans et est orpheline. Lui, âgé de 23 ans, s&rsquo;est occupé de la ferme familiale avec son frère <strong>Cash</strong> et sa mère <strong>Emma</strong> depuis la mort de son père. Ils se trouvent, s&rsquo;apprivoisent. Mais tout va très vite. Alors que la mère et le frère d&rsquo;<strong>Orren</strong> meurent dans un accident de voiture, il demande à <strong>Aloma</strong> de venir s&rsquo;installer avec lui. La tâche est immense. Il y a les champs de tabac, la pluie qui ne vient pas et cette ferme qu&rsquo;il doit impérativement faire tourner pour vivre. Sauf que ces deux-là, dont les corps s&rsquo;attirent souvent brutalement, ne savent pas se parler, se comprendre encore.</p>
<div id="attachment_5186" style="width: 777px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-MORGAN.jpg" rel="lightbox[5183]"><img class="size-full wp-image-5186 colorbox-5183" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-MORGAN.jpg" alt="Catherine Elaine Morgan (Photo Guy Mendes pour Gallimard)" width="767" height="431" /></a><p class="wp-caption-text">Catherine Elaine Morgan (Photo Guy Mendes pour Gallimard)</p></div>
<p>Face à la brutalité impatiente d&rsquo;<strong>Orren</strong>, <strong>Aloma</strong> tente de temporiser. Elle s&rsquo;improvise femme au foyer, paysanne sans y parvenir vraiment. Les désillusions s&rsquo;accumulent pour la jeune femme naïve qui doit prendre ses marques dans une maison décrépie, remplie de souvenirs et de fantômes qui ne sont pas les siens.</p>
<p>Ce que veut <strong>Aloma</strong>, c&rsquo;est pouvoir continuer à jouer du piano. Coûte que coûte. Elle rejoint l&rsquo;église de la ville la plus proche. Propose ses services au révérend <strong>Bell Johnson</strong> qui n&rsquo;attendait plus rien. Son horizon s&rsquo;ouvre. Mais pas seulement. Tant de questionnements se multiplient aussi pour celle qui sera tour à tour tentatrice, indifférente, furieuse, désespérée, inquiète voire inquiétante.</p>
<p>Le roman ne dure que le temps d&rsquo;une saison. Mais quel spectacle ! Celui de la nature, celui des sentiments. On sent, on entend, on voit.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Elle descendit à tâtons les marches en bois et gagna les ombres du salon. Pourquoi tenait-il à vivre dans cette vieille maison plutôt que dans la neuve où il y avait de la lumière, du linoléum et l&rsquo;eau courante, elle ne comprenait pas. On aurait dit qu&rsquo;il voulait montrer au monde entier, un monde qu&rsquo;il ne regardait même pas, qu&rsquo;il était seul à présent, qu&rsquo;il était douloureux d&rsquo;être le dernier survivant, mais qu&rsquo;il réussirait à surmonter sa souffrance. Peut-être la surmonterait-il mieux si elle était plus grande, comme si se vautrer dans la douleur était le secret pour endurer la souffrance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 112-113 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce n&rsquo;était pas uniquement la peur qu&rsquo;il découvre qu&rsquo;elle vivait avec Orren sans être mariée, il y avait autre chose, la sensation d&rsquo;une langue molle et inutile dans sa bouche quand elle était e face de lui. Elle se sentait presque intimidée par lui. En conséquence de quoi, elle savait qu&rsquo;il la pensait plus douce et plus accommodante qu&rsquo;elle n&rsquo;était en réalité ; pourtant, cela avait beau être faux &#8211; la vie avait été trop dure avec elle pour qu&rsquo;elle puisse se permettre d&rsquo;être douce -, elle se révélait incapable d&rsquo;y changer quoi que ce soit. Ou incapable d&rsquo;en avoir envie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 139 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Qu&rsquo;est-ce que tu crois ? lance-t-elle, trop acerbe. Ses joues s&rsquo;empourprèrent d&rsquo;une rougeur qui n&rsquo;échappa pas à l&rsquo;observation d&rsquo;Orren. Elle croisa les bras sur la poitrine et aspira une lèvre sous ses dents. ce n&rsquo;était pas sa faute si elle était née au milieu de nulle part et avait passé la plus grande partie de son enfance dans une pension au fin fond d&rsquo;un trou. Elle avait appris le piano. Et c&rsquo;était une chose qui resterait toujours hors de sa portée à lui. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sois pas désagréable, dit-il. Personne a dit que t&rsquo;en étais pas capable. Je demande, c&rsquo;est tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tous les vivants&nbsp;&raquo;, C.E. Morgan, Gallimard, 19€. Traduit par Mathilde Bach. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Pearl ou la vie immobile&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/12/31/pearl-ou-la-vie-immobile/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/12/31/pearl-ou-la-vie-immobile/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 Dec 2018 09:17:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Encore un bon conseil de ma libraire bretonne  ! Une bonne pioche que je veux partager avec vous. Je vous préviens, ce n&#8217;est pas le roman le plus drôle de l&#8217;année, ni le plus léger. Loin de là ! Jennifer Clement (auteure de &#171;&#160;Prières pour celles qui furent volées&#160;&#187; notamment), que je ne connaissais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BALLES-PERDUES.jpg" rel="lightbox[4461]"><img class="alignleft size-full wp-image-4463 colorbox-4461" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BALLES-PERDUES.jpg" alt="BALLES PERDUES" width="300" height="456" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Encore un bon conseil de ma<a href="https://www.facebook.com/pages/category/Bookstore/LIBRAIRIE-LES-MOTS-VOYAGEURS-113472432004467/"> libraire bretonne </a> ! Une bonne pioche que je veux partager avec vous. Je vous préviens, ce n&rsquo;est pas le roman le plus drôle de l&rsquo;année, ni le plus léger. Loin de là !</p>
<p><strong>Jennifer Clement </strong>(auteure de <strong>&laquo;&nbsp;Prières pour celles qui furent volées&nbsp;&raquo;</strong> notamment), que je ne connaissais pas jusque-là, est poète, biographe et romancière. Elle a grandi dans le Connecticut. La quinquagénaire vit désormais à Mexico.</p>
<p>L&rsquo;histoire ?</p>
<p><strong>Margot</strong> a 17 ans et un nourrisson sous les bras quand elle quitte sa famille et la vie cossue aux bonnes manières dans laquelle elle a toujours vécu. Elle s&rsquo;installera dans sa voiture, une Mercury dont elle fera un nid douillet pour elle et sa fille. Une solution qui se voulait temporaire. Elle durera quatorze ans&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4461"></span></p>
<p><strong>Pearl</strong>, à la peau si blanche, va donc grandir sur un parking&#8230; à proximité de caravanes habitées par d&rsquo;autres éclopés de la vie. C&rsquo;est elle qui nous raconte son histoire. Sans mièvrerie. Officiellement, elle n&rsquo;existe pas. Pas de papiers, personne pour s&rsquo;occuper d&rsquo;elle quand le pire arrive.</p>
<p>Elle va à l&rsquo;école, sa mère, elle, travaille comme femme de ménage. Elles dînent dans des assiettes en porcelaine de Limoges – vestiges d&rsquo;une vie révolue – chantent des chansons d&rsquo;amour, mais dorment dans une voiture qui ne bouge plus depuis des années&#8230;</p>
<p>Une vie difficile mais remplie de poésie&#8230; et de bonnes manières, même à proximité d&rsquo;alligators. <strong>Pearl</strong> et son amie <strong>Avril May, </strong>elles, multiplient les bêtises. Pour tuer le temps.</p>
<p>Tout bascule cependant quand <strong>Eli</strong> entre en scène. Le Texan, amateur d&rsquo;armes à feu et impliqué dans un trafic avec le <strong>pasteur Rex</strong>, va se rapprocher de <strong>Margot</strong>, proie si fragile. Petit à petit, il prendra de la place dans la Mercury.</p>
<p><strong>Pearl, </strong>devenue adolescente,<strong> </strong>s&rsquo;éloigne. Elle sent le danger. Et se réfugie souvent dans la caravane d&rsquo;un couple de Mexicains pas vraiment honnêtes non plus. Jusqu&rsquo;au drame.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est, au coeur de la Floride, l&rsquo;Amérique des petites gens qui se dessine. Ceux qu&rsquo;on ne voit plus. C&rsquo;est l&rsquo;économie de la débrouille aussi, le quotidien teinté de violence (celle des armes, omniprésentes et de la société de consommation), et la religion pour continuer de croire à autre chose&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Moi ? J&rsquo;ai été élevée dans une voiture. Et quand on vit dans une voiture, on ne s&rsquo;inquiète pas des orages et des éclairs. On a peur des camions d la fourrière qui pourraient venir vous enlever. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère et moi nous avons emménagé dans une Mercury quand elle avait dix-sept ans et que j&rsquo;étais un nourrisson. Du coup, notre voiture, garée au bord d&rsquo;un parking pour caravanes au milieu de la Floride, est le seul chez-moi que j&rsquo;ai jamais connu. Nous vivions une existence au jour le jour, un peu comme ces jeux où il fallait relier des points et des chiffres pour faire un dessin, on ne pensait pas trop à l&rsquo;avenir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ma mère était si gentille qu&rsquo;elle l&rsquo;était trop. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Selon l&rsquo;avis de certains, quelqu&rsquo;un d&rsquo;aussi gentil aurait mérité qu&rsquo;on l&rsquo;enferme. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle ne me disait jamais non.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle aimait à dire : Je suis comme deux cents grammes de sucre en poudre, si on a besoin de douceur, on peut me demander à toute heure. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle était vraiment deux cents grammes de sucre en poudre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais la douceur est toujours à la recherche du Grand Méchant Loup. Et le Grand Méchant Loup repère toujours Mademoiselle Douceur au milieu de n&rsquo;importe quelle foule. Comme deux aimants qui s&rsquo;attirent. Monsieur Grand Méchant Loup était le réfrigérateur et Mademoiselle Douceur était le petit aimant &laquo;&nbsp;Florida loves Oranges&nbsp;&raquo; collé sur la porte. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère a invité Eli Redmond dans notre voiture.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 153 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je sais que le coeur empathique de ma mère s&rsquo;est embrasé quand il a commencé à tirer. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère savait qu&rsquo;il avait traversé les Etats-Unis en stop, de la Californie jusqu&rsquo;à la Floride, pour savoir si l&rsquo;amour existait en Amérique.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>A l&rsquo;intérieur de son corps, ma mère était capable de voir des trains électriques, des bonbons d&rsquo;Halloween et des pistolets en plastique, et même une carabine à air comprimé pour tuer les oiseaux.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle sentait les coups de soleil sur ses épaules.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère savait que ce jeune homme avait juste besoin d&rsquo;amour. Il avait besoin qu&rsquo;une fille le prenne par la main et l&rsquo;attire dans son lit. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;amour n&rsquo;existait pas en Amérique. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère a marché vers le revolver qui tirait sur elle, comme si elle entrait dans la pluie d&rsquo;un arroseur automatique, par un jour chaud de juillet, en Floride. Mouille-moi, mouille-moi, tue-moi, tue-moi, mouille-moi, tue-moi.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Balles perdues&nbsp;&raquo;, Jennifer Clement, Flammarion, 20 €. Traduction de Patricia Reznikov. </em></strong></p>
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		<title>Madeline au milieu des loups&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/01/03/madeline-au-milieu-des-loups/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Jan 2018 09:26:27 +0000</pubDate>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LOUPS-OK.jpg" rel="lightbox[4117]"><img class="alignleft wp-image-4121 size-medium colorbox-4117" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LOUPS-OK-204x300.jpg" alt="LOUPS OK" width="204" height="300" /></a>Une histoire étrange. Vraiment. Et un premier roman extrêmement réussi, parce que dérangeant, et comme je le disais, étrange. Une histoire de loups, donc. Reste à savoir qui ils sont vraiment&#8230; L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Madeline</strong>, une jeune fille de 15 ans qui vit dans le Minnesota. Elle vit dans une cabane très mal équipée au fond des bois. Ses parents ont, autrefois, vécu dans une communauté. Avant de tout recommencer autrement. Mais toujours à l&rsquo;écart des autres.</p>
<p><strong>Madeline</strong> a grandi comme ça. Débrouillarde, sauvage et différente. Chaque jour, l&rsquo;adolescente pauvre férue de la vie des loups, avale des kilomètres à pied pour aller en cours. Et s&rsquo;enfuit dans les bois et sur les lacs dès que possible. A l&rsquo;écart. Sa vie change avec l&rsquo;arrivée d&rsquo;une famille dans la maison de l&rsquo;autre côté du lac. Un couple d&rsquo;intellectuels (<strong> Leo</strong>, un enseignant-chercheur et <strong>Patra</strong>, son ancienne élève ) et son fils, le petit <strong>Paul</strong>.</p>
<p><strong>Madeline</strong>, qu&rsquo;ils ne connaissent que sous le prénom de <strong>Linda,</strong> va peu à peu entrer dans ses trois vies. <strong>Linda</strong> va garder le petit Paul et pénétrer dans l&rsquo;intimité de cette famille atypique où un drame se joue. Derrière l&rsquo;image d&rsquo;une famille moderne, le carcan de la religion(Leo est un scientiste chrétien de la troisième génération) et, in fine, la mort pourtant évitable du petit <strong>Paul</strong>.</p>
<p>Au fil des pages <strong>Madeline</strong>, désormais adulte, se souvient. Raconte les heures passées auprès d&rsquo;eux, le procès qui suivra la mort de l&rsquo;enfant, aussi. Des flashs-backs qui permettent de reconstituer cette vie à l&rsquo;écart, au milieu des années 80.</p>
<p>Un roman très bien écrit, sensible et dérangeant par la personnalité de <strong>Madeline</strong>, trop souvent livrée à elle-même, par celle de <strong>Leo</strong>, intransigeant dans sa foi, et celle de <strong>Patra</strong>, empêtrée dans ses contradictions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 68 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Je jetai un oeil sur la mère et vit qu&rsquo;elle avait le menton boutonneux, les sourcils épilés. Il y avait du vomi sur sa veste Teddy et une paille Pixy Stix dépassait du coin de sa bouche, comme une caricature de paysan mâchonnant un brin d&rsquo;herbe. Elle aurait pu être n&rsquo;importe laquelle des Karens de ma classe d&rsquo;ici quelques années, et quand je m&rsquo;en rendis compte j&rsquo;eus envie de rire, mais pas parce que c&rsquo;était drôle. Les filles qui restaient à Loose River après le lycée tombaient enceintes et se mariaient à dix-huit ans avant de s&rsquo;installer dans le sous-sol de leurs parents ou dans un camping-car au fond du jardin. Voilà ce qui arrivait quand on était suffisamment jolie pour devenir pom-pom girl, mais pas suffisamment intelligente pour aller à l&rsquo;université. Et si on n&rsquo;était pas suffisamment jolie, on trouvait un emploi dans un casino ou une maison de retraite à Whitewood.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 131 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Plus tard, en vue de l&rsquo;audience, ils me demanderaient sans cesse pourquoi je n&rsquo;avais pas posé plus de questions dès le début. Qu&rsquo;avez-vous pensé du Dr Leonard Gardner lors de votre première rencontre ? Comment décririez-vous le couple en tant que parents ? Quel genre de soins prodiguaient-ils ? Il me serait difficile d&rsquo;expliquer que je n&rsquo;avais pas posé de questions parce qu&rsquo;ils étaient tous deux exceptionnellement, presque insupportablement gentils. Quand &laquo;&nbsp;Paul se met à parler des grands voiliers avec entrain, Patra lui apporta un verre de jus ambré et s&rsquo;agenouilla devant lui. Il descendit le jus en un temps record, tendit le verre à sa mère. Mais elle ne se releva pas tout de suite &#8211; elle posa la tête sur ses genoux recouverts de l&rsquo;édredon. Leo lui caressa les cheveux et Paul fit de même, avec sa main gantée. J&rsquo;avais honte d&rsquo;être témoin de cette scène, pourtant je n&rsquo;arrivais pas à détourner le regard. Je ne pouvais rien faire d&rsquo;autre que rester là en silence, suivant le tracé rugueux des griffures laissées par le chat sur mes bras.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 260-261  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Accusés d&rsquo;homicide, les Gardner furent acquittés par dérogation religieuse trois semaines plus tard. Je cessai de m&rsquo;informer sur leur compte après la conclusion du procès de Whitewood. Ma déposition faite, je rentrai avec ma mère dans le pick-up emprunté, mangeai trois sandwichs au beurre de cacahuètes à la suite et partis pêcher des brochets. Pêchai, pris ma première cuite, oubliai. La cabane de l&rsquo;autre rive resta inoccupée pendant plusieurs mois ; je n&rsquo;y suis jamais retournée, je ne me suis pas arrêtée pour regarder les nouveaux propriétaires installer leur barbecue et leur filet de badminton l&rsquo;été suivant.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Une histoire des loups&nbsp;&raquo;, Emily Fridlund, Gallmeister, 22,40 euros.</strong></em></p>
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		<title>Petit Piment ou le destin empêché de Moïse&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2015 08:20:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dix ans que je connais l&#8217;univers d&#8217;Alain Mabanckou, découvert avec &#171;&#160;Verre cassé&#160;&#187;. Nous étions en 2005. Depuis, l&#8217;auteur né à Pointe-Noire au Congo-Brazzaville, déjà poète, est devenu écrivain et essayiste. Mêlant souvenirs de son enfance et oeuvres fictionnelles, l&#8217;homme aux trois cultures ( il est né en Afrique où il a grandi, il a rejoint [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PIMENT-OK.jpg" rel="lightbox[3374]"><img class="alignleft size-full wp-image-3378 colorbox-3374" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PIMENT-OK.jpg" alt="PIMENT OK" width="240" height="332" /></a>Dix ans que je connais l&rsquo;univers d&rsquo;<strong>Alain Mabanckou</strong>, découvert avec <strong>&laquo;&nbsp;Verre cassé&nbsp;&raquo;</strong>. Nous étions en 2005.</p>
<p style="text-align: left">Depuis, l&rsquo;auteur né à Pointe-Noire au Congo-Brazzaville, déjà poète, est devenu écrivain et essayiste.</p>
<p style="text-align: left">Mêlant souvenirs de son enfance et oeuvres fictionnelles, l&rsquo;homme aux trois cultures ( il est né en Afrique où il a grandi, il a rejoint la France à 22 ans où il a achevé ses études, il vit aujourd&rsquo;hui en Californie et enseigne la littérature francophone) est l&rsquo;auteur d&rsquo;une douzaine de romans dont le dernier <strong>&laquo;&nbsp;Petit Piment&nbsp;&raquo;</strong> faisait partie de la sélection du prix Goncourt.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Alain Mabanckou</strong>, c&rsquo;est une parole gouailleuse et pétillante, c&rsquo;est une Afrique débrouillarde et solidaire. Drôle aussi. Un peu étrange souvent.</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un jeune orphelin de Pointe-Noire.  Nous sommes dans les années 70. L&rsquo;indépendance est actée. La révolution socialiste est en marche.</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-3374"></span></p>
<p style="text-align: left">Depuis sa plus tendre enfance, <strong>Moïse</strong> vit un quotidien de privations et d&rsquo;injustice, placé sous l&rsquo;autorité de l&rsquo;impitoyable et corrompu <strong>Dieudonné Ngoulmoumako</strong>, toujours entouré de ses sbires, ses frères et autres cousins.  Seuls le prêtre <strong>Papa Moupelo</strong> et <strong>Sabine Niangui</strong>, la femme de ménage,  savent le réconforter. Et puis il y a son ami Bonaventure Kokolo. Moïse le protège, le défend. Mais partira sans lui&#8230;</p>
<p style="text-align: left">Placé dans une institution religieuse à <strong>Loango</strong>, l&rsquo;adolescent de 13 ans voit la révolution socialiste arriver et tous ses repères changer. Loin de la violence gratuite, des affrontements entre ethnies, il prend la fuite. Rejoint des petits bandits puis <strong>Maman Fiat 500</strong> et ses dix &laquo;&nbsp;filles&nbsp;&raquo; zaïroises. <strong>Moïse</strong> s&rsquo;appelle désormais<strong> Petit Piment</strong>. Mais la folie le gagne, la désespérance aussi&#8230;</p>
<p style="text-align: left">Si dans <strong>&laquo;&nbsp;Lumières de Pointe-Noire&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Alain Mabanckou</strong> avait exploré l&rsquo;intérieur familial, il signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Petit Piment&nbsp;&raquo;</strong>, un roman &nbsp;&raquo; de l&rsquo;extérieur&nbsp;&raquo; comme il le dit. Une grande partie du livre se déroule en effet dans la rue.</p>
<p style="text-align: left">La langue de <strong>Mabanckou</strong> s&rsquo;affranchit des règles et son récit devient fable&#8230; Un roman initiatique dont je n&rsquo;ai cependant pas aimé la fin.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 60 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Nous nous alignions devant le drapeau rouge et écoutions ces discours si apprêtés et boursouflés que certains d&rsquo;entre nous souffraient le lendemain de céphalées. Comme à l&rsquo;époque de Papa Moupelo, nous employions dans notre sommeil les mêmes mots alambiqués que ces membres du Parti. Sauf que pour la première fois, même dans les songes où pourtant le rêveur pourrait soulever des montagnes, enjamber l&rsquo;Amazonie ou le fleuve Congo ou boire toute l&rsquo;eau de l&rsquo;océan Atlantique en quelques minutes chrono, il lui était impossible de prononcer d&rsquo;une seule traite le mot </em>apopathodiaphulatophobie<em>.&nbsp;&raquo;</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 153 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Après une année et demie à vivre sous la protection des jumeaux et à exécuter toutes sortes de besognes – voler des mobylettes ou des pneus de voitures, détrousser les Blancs du centre-ville, tendre des embuscades aux amoureux vers le pont des Martyrs pour leur piquer leur portefeuille, je me sentais de plus en plus comme leur adjoint. J&rsquo;étais fier de mon surnom de Petit Piment, car cela voulait dire qu&rsquo;ils reconnaissaient que je n&rsquo;étais pas un poltron. Beaucoup de notre bande croyaient à tort que je devais mon sobriquet au fait que je fourrais mon nez partout – on disait, pour me charrier, que j&rsquo;avais un groin – et que j&nbsp;&raquo;étais aussi excité qu&rsquo;un moustique d&rsquo;étang. En effet rien ne m&rsquo;échappait, j&rsquo;étais derrière chaque coup fourré des jumeaux, j&rsquo;en étais parfois l&rsquo;instigateur bénévole parce qu&rsquo;à la fin lorsqu&rsquo;ils se partageaient les dividendes je me retrouvais comme un chien qui s&rsquo;était débattu pour chasser et que les maîtres ne gratifiaient même pas d&rsquo;un petit os.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 209 : </strong> <em>&laquo;&nbsp;Je ne vis nulle part Maman Fiat 500 et ses filles. Je pris le bus du retour vers ma cabane que je considérais désormais comme le seul lien qui me restait avec cette petite famille qui était certainement en route vers le Zaïre. Je tournais en rond dans cette petite parcelle. Je ne savais plus que faire et ignorais jusqu&rsquo;à la notion du temps, et c&rsquo;est sans doute à partir de ce moment que j&rsquo;ai commencé à sentir des trous béants dans ma tête, à entendre comme des groupes de personnes qui couraient à l&rsquo;intérieur, les échos des voix qui parvenaient de maisons vides, des voix proches de celles de Bonaventure, de Papa Moupelo, de Sabine Niangui, des jumeaux, mais surtout celles de Maman Fiat 500 et ses dix filles. Puis, plus rien. Je ne me souvenais plus de rien, ni même de qui j&rsquo;étais.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<div class="txt_fiche">
<div class="rtejustify"><em><strong>&laquo;&nbsp;Petit Piment&nbsp;&raquo;, Alain Mabanckou, Seuil, 18,50€.</strong> </em></div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Un si lourd héritage de sang&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/11/02/un-si-lourd-heritage-de-sang/</link>
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		<pubDate>Mon, 02 Nov 2015 08:26:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Jean Hatzfeld fait partie de ces auteurs dont nous avons besoin pour nous éclairer sur le monde comme il va. Ou pas. Depuis une dizaine d&#8217;années maintenant, je le suis. Au Rwanda. Ou ailleurs. Quatrième de couv en parle ici ou encore là. Ses écrits, ses récits, ses romans ouvrent à chaque fois [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HATZFELD-Jean-COUV-Un-papa-de-sang.jpg" rel="lightbox[3353]"><img class="alignleft size-full wp-image-3354 colorbox-3353" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HATZFELD-Jean-COUV-Un-papa-de-sang.jpg" alt="HATZFELD Jean COUV Un papa de sang" width="235" height="344" /></a><strong>Jean Hatzfeld</strong> fait partie de ces auteurs dont nous avons besoin pour nous éclairer sur le monde comme il va. Ou pas. Depuis une dizaine d&rsquo;années maintenant, je le suis. Au Rwanda. Ou ailleurs. Quatrième de couv en parle<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/14/englebert-miserable-tutsi/">ici</a></strong> ou encore<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/14/englebert-miserable-tutsi/">là. </a></strong></p>
<p>Ses écrits, ses récits, ses romans ouvrent à chaque fois une porte vers une meilleure compréhension d&rsquo;une guerre, d&rsquo;un génocide. Comme celui qui a frappé le Rwanda, en 1994.</p>
<p>Ancien journaliste sportif depuis reporter de guerre, <strong>Jean Hatzfeld</strong> n&rsquo;a eu de cesse d&rsquo;aller à la rencontre des tueurs hutus et des survivants tutsis.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Un papa de sang&nbsp;&raquo;</strong>, il signe son cinquième ouvrage sur le sujet et s&rsquo;est, cette fois, penché sur les témoignages des jeunes, des enfants des survivants et des tueurs.</p>
<p>Une nouvelle fois, il s&rsquo;est rendu à<strong> Nyamata</strong>, dans la province de Kibungo, à l&rsquo;est du pays. Là, <strong>50.000 Tutsis ont été assassinés entre le 11 avril et le 14 mai 1994</strong>, date à laquelle les hommes du Front patriotique rwandais ( FPR) sont entrés dans la ville.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3353"></span></p>
<div id="attachment_2086" style="width: 205px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" rel="lightbox[3353]"><img class="size-full wp-image-2086 colorbox-3353" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" alt="Photo site internet Gallimard" width="195" height="263" /></a><p class="wp-caption-text">Photo site internet Gallimard</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Humble sondeur d&rsquo;âmes&nbsp;&raquo;</strong> comme il aime à se définir, <strong>Jean Hatzfeld</strong> a eu l&rsquo;idée de ce nouveau livre au moment des commémorations du 20e anniversaire du génocide, en 2014. Loin des images d&rsquo;Epinal et d&rsquo;un dicours forçant l&rsquo;optimisme sur un Rwanda nouveau et sans étiquette ethnique, le journaliste-écrivain a voulu témoigné de la réalité en province, loin de Kigali.</p>
<p>A <strong>Nyamata</strong>, impossible encore aujourd&rsquo;hui d&rsquo;imaginer une union entre un(e) Tutsi(e) et un(e) Hutu(e). Alors il est allé à la rencontre des enfants des personnages de ses précédents ouvrages. Du côté des rescapés, comme de celui des tueurs.</p>
<p>Ils sont lycéens, agriculteurs ou couturiers. Ils posent des questions à leurs parents ou se contentent des situations. Ils évoquent la religion, mais aussi la honte, la prison, les insultes et l&rsquo;avenir obscurci par les agissements sanglants de leurs pères&#8230; Plus facile d&rsquo;être fils ou fille de victime qu&rsquo;enfant de bourreau&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil des pages, souvenirs de l&rsquo;auteur et témoignages se succèdent. A la première personne et dans un phrasé, une langue qui file la métaphore. Il y a là ceux dont le père a été libéré, ceux qui lui rendent visite chaque mois à la prison, ceux qui ont dû arrêter l&rsquo;école et prendre la houe, faute de moyens, mais aussi les enfants de victimes qui n&rsquo;ont pu reprendre une vie tout à fait normale&#8230;</p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong> raconte le comportement des parents, qui parlent ou gardent le silence, qui fabriquent des souvenirs ou se cognent à la réalité. A leurs enfants de faire le tri. Ceux-ci étudient, travaillent, passent des heures sur internet, mais montrent, in fine, assez peu d&rsquo;entrain à savoir. A vouloir comprendre.</p>
<p><strong>Un récit nécessaire. Eclairant et salutaire.</strong></p>
<p>Au mois de novembre, j&rsquo;ai interviewé Jean Hatzfeld pour La Nouvelle République. Retrouvez l&rsquo;interview <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2015/12/05/Jean-Hatzfeld-au-Rwanda-A-Nyamata-on-ne-comprend-toujours-pas-2554374">ici.</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 23-24 ( Jean-Pierre Habimana, 19 ans, fils d&rsquo;un ancien détenu hutu) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Je me sens hutu. A Kabukuba, où je vis tel un étranger, je ne distingue pas sans méprise les visages hutus et tutsis. J&rsquo;épouserais volontiers une Tutsie, même si je ne osas pas s&rsquo;il s&rsquo;en trouvera une dans l&rsquo;aride Bugesera pour m&rsquo;accepter. Je sais les filles tutsies fignolées et tout autant rieuses. Elles ne se montrent plus fières comme celles de jadis. Je ne crains pas l&rsquo;ethnie. Dans nombre de pays d&rsquo;Afrique, l&rsquo;ethnie n&rsquo;inquiète personne, les gens vivent l&rsquo;ethnie que leur naissance leur a donnée sans anicroche. Au Rwanda elle attire les malheurs, elle tourmente les dialogues. Les gens tendent désormais à s&rsquo;en cacher. Mais peut-on éprouver de la gêne d&rsquo;être hutu si tel est notre destin ? Nombre de gens affirment que l&rsquo;ethnie ne sert plus à rien au Rwanda, qu&rsquo;elle va disparaître à l&rsquo;avenir. Moi, je pense que si l&rsquo;on tait une vérité aussi naturelle, on distille un venin qui va piquer les enfants dès le bas âge. Si l&rsquo;on enfouit l&rsquo;ethnie, la confusion nourrira sans cesse la frustation des victimes. Je les comprends. C&rsquo;est important de préciser qui a subi et qui a commis, pour celui qui a subi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 : (Nadine Umutesi, 17 ans, fille d&rsquo;une rescapée tutsie) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Plus on s&rsquo;attarde sur tout ça, plus on alourdit les peines qu&rsquo;on a vécues. Je ne demande pas à oublier ni a abandonner mon histoire, mais qu&rsquo;on ne m&rsquo;embête plus ! Qu&rsquo;on m&rsquo;oublie ! Je souhaite même qu&rsquo;on arrête de parler de tout ça à la radio, à la télévision. Silence pendant la Semaine de deuil. Je comprends les rescapés qui ne peuvent accepter de se taire. Moi si, j&rsquo;aspire au silence. Les rescapés aiment être entendus dans leur intimité par d&rsquo;autres rescapés, ça se comprend. Ils se vident de leurs tourments. Moi, non. Est-ce que je soulage mon tourment en répandant le mystère de ma naissance ? Mon histoire ne s&rsquo;apparente pas aux autres. Quand on évoque les tueries et quand on montre des images, c&rsquo;est comme si on repassait la lame sur ma blessure profonde. Je ne rencontre aucune réticence à parler avec vous. Le livre d&rsquo;un </em>muzungu<em>, ce n&rsquo;est pas risquant. N&rsquo;importe qui ne le lit pas. Les acheteurs ne jazzent pas de malveillances, si ? Mais répéter une anomalie pareille à haute voix aux oreilles d&rsquo;avoisinants, c&rsquo;est endommageant. Ces pensées accélèrent la tristesse de celle qui les dévoile au jour. Ca m&rsquo;embrouille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 90-91 : (Ange Uwase, 19 ans, fille d&rsquo;un rescapé tutsi) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Je connais des jeunes Hutus qui rejettent la haine familiale glissée dans les explications. Ils accordent leur confiance aux professeurs. Toutefois, ils montrent moins d&rsquo;excitation pour les informations que les enfants de rescapés. Leurs parents freinent leur curiosité. Est-ce que ces parents peuvent raconter le soir comment ils ont manié la machette ? Ou dévoiler les recoins secrets de la mort d&rsquo;un avoisinant dans le marigot ? Est-ce qu&rsquo;un enfant hutu peut en réponse traiter son père de personne malfaisante ? Aucun cas connu. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est la rancoeur qui unit les deux camps des jeunes hutus et tutsis, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;appétit de vérité. Des jeunes Hutus détestent leurs camarades qu&rsquo;ils soupçonnent de favoritisme. [&#8230;]</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le futur, je ne le vois pas risquant, chaotique quand même. Les machettes des cultivateurs n&rsquo;effraient plus personne puisque les gens profitent de bon coeur de la politique de réconciliation nationale. Pourtant, si les Hutus tendent à se montrer gentils, et à offrir des visages prometteurs, les Tutsis continuent à sermonner leurs enfants pour les mettre en garde. Je ne sais combine de générations s&rsquo;useront avant que des jeunes tutsis et hutus puissent rire en amitié sincère. Je veux dire, sans crainte d&rsquo;une gêne soudaine. Au fond, l&rsquo;avenir dépend de la volonté de Dieu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un papa de sang&nbsp;&raquo;, de Jean Hatzfeld, Gallimard, 19€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans les pas de l&#8217;étonnant Octavio&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/09/dans-les-pas-de-letonnant-octavio/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/09/dans-les-pas-de-letonnant-octavio/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 May 2015 07:22:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA["Le voyage d'Octavio"]]></category>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2015 &#160; Aux antipodes de l&#8217;univers de &#171;&#160;Karpathia&#160;&#187;, nous voilà au Venezuela, là, au pays d&#8217;Octavio. Poursuivons ainsi notre découverte des six premiers romans sélectionnés pour le prix Roblès 2015 dont nous connaitrons le lauréat au mois de juin. Avec &#171;&#160;Le voyage d&#8217;Octavio&#160;&#187;, Miguel Bonnefoy livre une fresque picaresque et une fable [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2015</span></h4>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VOYAGE-OCTAVIO.jpg" rel="lightbox[3031]"><img class="alignleft size-full wp-image-3032 colorbox-3031" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VOYAGE-OCTAVIO.jpg" alt="VOYAGE OCTAVIO" width="230" height="342" /></a> Aux antipodes de l&rsquo;univers de<strong> &laquo;&nbsp;Karpathia&nbsp;&raquo;</strong>, nous voilà au Venezuela, là, au pays d&rsquo;<strong>Octavio</strong>. Poursuivons ainsi notre découverte des six premiers romans sélectionnés pour le <strong>prix Roblès 2015</strong> dont nous connaitrons le lauréat au mois de juin.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Le voyage d&rsquo;Octavio&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Miguel Bonnefoy</strong> livre une fresque picaresque et une fable baroque.</p>
<p>Dans ce premier roman – <strong>Miguel Bonnefoy</strong> est cependant déjà l&rsquo;auteur d&rsquo;un recueil de nouvelles <strong>&laquo;&nbsp;Icare et autres nouvelles&nbsp;&raquo;</strong>, salué en 2013 par le prix du Jeune écrivain de langue française – l&rsquo;auteur franco-vénézuelien plonge ses lecteurs dans l&rsquo;univers d&rsquo;un jeune paysan analphabète qui, d&rsquo;aventures en rencontres, découvrira l&rsquo;amour et l&rsquo;écriture.</p>
<p>Tous les codes du roman picaresque sont là. L&rsquo;histoire d&rsquo;un héros miséreux qui vit des aventures extravagantes et pittoresques alors, en toile de fond un pays aux accents magiques et aux allégories joyeuses.</p>
<p>Si le livre s&rsquo;ouvre sur l&rsquo;épidémie de peste qui s&rsquo;abat sur le village de <strong>Saint-Paul-de-Limon</strong>, il nous fait suivre, des décennies plus tard, le jeune <strong>Octavio</strong>. Il prête ses bras et sa force à tous ceux qui le lui demandent. Même les voleurs, commandés par le cultivé mais terrible<strong> Guerra</strong>.  Il rencontrera la belle <strong>Venezuela</strong> qui lui apprendra les mots et l&rsquo;écriture avant de fuir, une fois encore.</p>
<p>On le suit de page en page, arpentant son pays, entre légendes, poids de la religion et celui, plus cruel encore, de la société. On découvre ainsi le Venezuela, pays de l&rsquo;auteur qui a d&rsquo;ailleurs écrit <strong>&laquo;&nbsp;Le voyage d&rsquo;Octavio&nbsp;&raquo;</strong> directement en français. Né d&rsquo;une mère vénézuelienne et d&rsquo;un père chilien, <strong>Miguel Bonnefoy</strong> a grandi entre la France, Caracas et le Portugal.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ici, on parlait du banditisme avec respect, comme d&rsquo;un art, ou bien d&rsquo;un métier délicat. Guerra était entouré d&rsquo;une confrérie de vieux cambrioleurs qui ressemblaient à des alchimistes, tous décidés à revenir à une époque où la crasse et la rusticité n&rsquo;étaient pas encore entrées dans les moeurs. L&rsquo;argent du butin se rassemblait dans une cagnotte commune et se distribuait à parts égales. La majortié suivait l&rsquo;Evangile, d&rsquo;autres priaient confusément la Vierge, les saints et tous les morts du cimétière. Ces hommes n&rsquo;étaient ni des Lacenaire, ni des Villon, ni des Caravage. C&rsquo;étaient seulement des êtres de nulle part, exerçant un métier cruel avec rigueur et passion.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 70 :</strong>&laquo;&nbsp;La faim les traîna jusqu&rsquo;aux cimétières. Ils fourragèrent au fond des tombes, pillant dans l&rsquo;obscurité des caveaux, trouvant de petites croix en bronze épinglées à des haillons, des rosaires en nacre, des ceintures brodées en perle de verre. Ils découvrirent une fois une petite statue yanomami transformée en lutrin où les pages d&rsquo;une bible avaient été dévorées par la vermine. Ils devinrent si miséreux que, du côté du péché, la moral penchait pour eux.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 85 :</strong><em> &laquo;&nbsp;A partir de ce jour, le voyage d&rsquo;Octavio ne fut plus celui du mendiant. Son errance prit une purelé telle qu&rsquo;elle semblait inviter tout homme à la suivre aveuglément. La disparition de l&rsquo;hôte lui laissa un émoi brutal qu&rsquo;il transforma aussitôt en élan de curiosité. Il ne sortir pas de la forêt de San Esteban. Il préféra parcourir les hameux en bordure de l&rsquo;autoroute vers Moron. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il s&rsquo;engagea dans les lisières, entre Las Trincheras et El Cambur, où il trouva des villages si isolés qu&rsquo;on n&rsquo;y recevait pas de courrier. Là où il passait, il apportait toujours la richesse des moissons, la bonne récolte, les nouvelles d&rsquo;un hameau voisin. Il marchait dans les rues entre les chats et les chèvres, la boue jusqu&rsquo;aux chevilles, vêtu d&rsquo;une étoffe légère, ceinte d&rsquo;une courroie, où il avait accroché un sac rempli d&rsquo;akènes et de fruits secs. Il portait en bandoulière les pattes d&rsquo;un coq dont il avait mangé la moitié et salé le reste pour une autre bouche que la sienne.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un hymne au Venezuela ! Et un premier roman tout en poésie et en allégories. Quelques moments savoureux dans ce roman, mais je n&rsquo;ai pas été sensible à l&rsquo;atmosphère qui s&rsquo;en dégage.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le voyage d&rsquo;Octavia&nbsp;&raquo;, de Miguel Bonnefoy, Rivages.</strong> </em></p>
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		<item>
		<title>Racines et identité chez Appelfeld</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/08/racines-et-identite-chez-appelfeld/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/08/racines-et-identite-chez-appelfeld/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Jul 2013 05:23:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comment pouvaient-ils imaginer ce qui se préparait ? Pourquoi ne savaient-ils pas lire les signes prémonitoires ? Les personnages de Aharon Appelfeld dans son dernier roman &#171;&#160;Les eaux tumultueuses&#160;&#187;, ne comprennent pas bien ce qui leur arrive. Et pour cause. Aharon Appelfeld est né en 1932 à en Bucovine (aujourd&#8217;hui située en Moldavie). Citoyen israélien, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/eaux-tumultueuses-1277973-616x0.jpg" rel="lightbox[1800]"><img class="alignleft  wp-image-1807 colorbox-1800" style="margin: 10px" alt="eaux-tumultueuses-1277973-616x0" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/eaux-tumultueuses-1277973-616x0.jpg" width="370" height="542" /></a></p>
<p>Comment pouvaient-ils imaginer ce qui se préparait ? Pourquoi ne savaient-ils pas lire les signes prémonitoires ? Les personnages de<strong> Aharon Appelfeld</strong> dans son dernier roman <strong>&laquo;&nbsp;Les eaux tumultueuses&nbsp;&raquo;</strong>, ne comprennent pas bien ce qui leur arrive. Et pour cause.</p>
<p><strong>Aharon Appelfeld</strong> est né en 1932 à en Bucovine (aujourd&rsquo;hui située en Moldavie). Citoyen israélien, il a publié de nombreux romans dont <strong>&laquo;&nbsp;Histoire d&rsquo;une vie&nbsp;&raquo;</strong> qui obtenu le prix Médicis étranger en 2004, ou plus récemment <strong>&laquo;&nbsp;Le garçon qui voulait dormir&nbsp;&raquo;</strong>, en 2011.</p>
<p>Pendant la Deuxième Guerre mondiale, <strong>Aharon Appelfeld</strong> a perdu ses deux parents, assassinés. Il rejoint Israël, à l&rsquo;âge de 13 ans. Il ne parle alors que  l&rsquo;allemand.</p>
<p><strong> Aharon Appelfeld</strong> est aujourd&rsquo;hui célébré dans le monde entier comme l&rsquo;un des plus grands écrivains de langue hébraïque contemporains, l&rsquo;un des derniers à avoir survécu à l&rsquo;Holocauste.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Les eaux tumultueuses&nbsp;&raquo;</strong> a été publié en Israël en 1988. Ce roman appartient à la veine la plus métaphorique et imagée de l&rsquo;auteur.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle se déroule à la fin des années 30, à la <strong>maison Zaltzer</strong>. Là, chaque été,<strong> Rita</strong> et plusieurs de ses amis, Juifs pour la plupart, se retrouvent pour jouer aux cartes et gagner de l&rsquo;argent, boire, aimer&#8230; Sans se soucier du quotidien.</p>
<p>Cet été là, pourtant, peu sont au rendez-vous. <strong>Rita</strong>, à nouveau désargentée, est venue avec son fils qui passe son temps à la surveiller. Quelques amis son là :<strong> Zoussi et son prétendant, Beno,</strong> etc. Alors qu&rsquo;ils attendent les habitués, le fleuve qui borde la pension se met à grossir, victime d&rsquo;une crue qui déborde jusque dans la cour.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1800"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;inquiétude grandit. Les questions existentielles se font jour au sein de la petite communauté juive  tandis que l&rsquo;un des leurs décède accidentellement. Tant de signes qui annoncent la fin d&rsquo;un monde&#8230;</strong> Maria, la bonne, les met en garde, parle de fidelité aux anciens et aux valeurs quand les hôtes, eux, n&rsquo;ont que le culte de la liberté à la bouche. Ils se veulent considérés comme des Européens&#8230; qui ne les considèrent que comme des Juifs. Rita, elle, fera le choix de fuir&#8230; en quête d&rsquo;une Palestine idéalisée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 31-32 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Tard dans la nuit, Rita agressa de nouveau le serveur qu&rsquo;elle traita d&rsquo;homme sans coeur il avait envie de lui répondre mais il se retint, et Rita poursuivit en l&rsquo;accusant d&rsquo;être imbu de sa personne, mauvais, de rester dans son coin pour observer les faiblesses et les tares des autres. “Oui, c&rsquo;est vrai, nous sommes pleins comme des grandes de faiblesses, seulement des faiblesses, des quantités de faiblesses, mais cependant les Juifs ont droit à des égards, parce qu&rsquo;ils sont généreux et prodigues. L&rsquo;argent ne compte pas à leurs yeux, ils vendent leurs maisons pour venir vivre dans des misérables pensions, ils n&rsquo;ont pas de terres ni d&rsquo;entrepôts et ils prennent le premier train du soir pour aller où le vent les portera. Il y a des choses qui comptent plus que la fortune. La lumière compte plus que la fortune, la vie. Nous avons soif de vie. Personne ne pourra étancher cette soif. Nous dépenserons, nous vendrons tout, même notre manteau, tu comprends, maintenant?”&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ils empruntèrent le raccourci en marchant à des rythmes différents. Zoussi avait l&rsquo;intuition que des pensionnaires aimables allaient arriver par le train de midi et les autres se laissaient bercer par cet espoir. Zaltzer dévia la conversation pour parler de la religiosité exagérée de Maria. Il conclut en disant : “Elle n&rsquo;a pas toujours baigné dans la foi. Il faut croire que c&rsquo;est l&rsquo;effet de l&rsquo;âge.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Elle respecte beaucoup les traditions religieuses des Juifs, dit Zoussi de sa voix superficielle habituelle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- C&rsquo;est vrai, mais parfois elle éveille en nous, Juifs de naissance, des sentiments de culpabilité inutiles, répondit Zaltzer, qui manifestement avait longtemps ressassé cette phrase. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Il y a en elle une force que nous ne possédons pas, dit Rita. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Moi, je n&rsquo;aime pas les contradictions, dit Zaltzer. Que chacun reste attaché à sa foi ”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 154</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Rita sut que c&rsquo;était la dernière conversation qu&rsquo;elle avait avec son fils. Désormais, il allait sombrer en elle comme une pierre, et se fondre avec le souvenir maudit de son père. Elle en conçut un étrange soulagement. Comme si elle avait enfin compris qu&rsquo;elle avait atteint un point de non-retour. [&#8230;] Sans la pension de Zaltzer, sans cet abri temporaire, sa vie aurait ressemblé à une course ininterrompue sur des rails enfoncés dans la boue. Où qu&rsquo;elle tournât la tête, il n&rsquo;y avait qu&rsquo;obstacles, visages désagréables et mauvais goût.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000ff">Je découvre cet auteur, aujourd&rsquo;hui très âgé à travers ce roman métaphorique. L&rsquo;occasion de plonger dans un pan de notre histoire européenne commune. Un livre émouvant. Mais austère. </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Les eaux tumultueuses&nbsp;&raquo;, de Aharon Appelfeld, Editions de l&rsquo;Olivier, 19€. Traduit de l&rsquo;hébreu par Valérie Zenatti.</strong> </em></p>
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