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	<title>Quatrième de couv &#187; racisme</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>L&#8217;identité, sa quête inattendue</title>
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		<pubDate>Sun, 29 May 2022 07:35:02 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Laure Gouraige a publié un premier roman (La fille du père) en 2020, que j&#8217;avais beaucoup aimé. La voici de retour avec Les idées noires avec une idée de départ pas banale. Je vous raconte ? &#171;&#160;Vous vous réveillez un matin, vous êtes noire&#160;&#187;. Voilà. Autour de cette idée, le roman qui est écrit à la deuxième personne du pluriel (histoire [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/idees-noires.jpg" rel="lightbox[6038]"><img class="alignleft wp-image-6040 size-medium colorbox-6038" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/idees-noires-204x300.jpg" alt="idees-noires" width="204" height="300" /></a></p>
<p><strong>Laure Gouraige</strong> a publié un premier roman (<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/27/parce-quil-faut-toujours-tuer-le-pere/"><em>La fille du père</em></a></strong>) en 2020, que j&rsquo;avais beaucoup aimé. La voici de retour avec <strong><em>Les idées noires</em></strong> avec une idée de départ pas banale. Je vous raconte ? <em>&laquo;&nbsp;Vous vous réveillez un matin, vous êtes noire&nbsp;&raquo;.</em> Voilà.</p>
<p>Autour de cette idée, le roman qui est écrit à la deuxième personne du pluriel (histoire que le lecteur se sente concerné), nous plonge dans la quête d&rsquo;identité subite d&rsquo;une traductrice de l&rsquo;allemand. Tout commence par un message téléphonique laissé par un journaliste pour une émission de radio. Le message lui demande de témoigner du racisme anti-Noirs dont elle est victime. Notre héroïne est donc noire. Un détail qui lui aurait échappé ? On dirait. Ce message devient une obsession. Littéralement.</p>
<p>Née d&rsquo;un père haïtien et d&rsquo;une mère française ( comme <strong>Laure Gouraige</strong>), notre traductrice remet tout en cause. De ses cheveux à ses plats préférés. Jusqu&rsquo;aux remarques de ses amis. L&rsquo;humour est corrosif, le ton parfois clivant.</p>
<p>Lui suffira-t-il de se rendre en Haïti via les Etats-Unis où vit une partie de sa famille pour avoir des certitudes sur son identité, sur son sentiment d&rsquo;appartenance ou pas ? Pas sûr.</p>
<p>Comme dans son premier roman,<strong> Laure Gouraige</strong> explore la question de l&rsquo;identité. Si dans <strong><em>La fille du père</em></strong>, elle tentait de se défaire de l&rsquo;influence paternelle, elle pose ici la question d&rsquo;un héritage. Inconscient.</p>
<p><strong> Laure Gouraige explique la genèse de son roman ici :</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/idees-noires.jpg" rel="lightbox[6038]">https://youtu.be/WtCrOMECU1s</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 15 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A vingt-neuf ans vous étiez sérieusement déprimée, l&rsquo;approche de la trentaine ne promettait qu&rsquo;unes perspective morbide. A trente et un an vous avez définitivement renoncé à vous pulvériser hors du bocal. Vous avez été recrutée comme traductrice. Allemand-français, s&rsquo;il vous plaît. Vous avez un chat, il ne cohabite pas avec vous, au mieux, il vous tolère. L&rsquo;amour que vous lui portez, votre habitat en lin, votre crise</em><em>de la trentaine, votre monde prévisible, c&rsquo;était cela votre identité. Aujourd&rsquo;hui ce schéma vous presse mollement le ventre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64-65 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Le bricolage génétique qui vous a fait naître est un échec. Incapable de piocher dignement en Italie, vous auriez eu le teint plus jovial, les cheveux denses, le sourcil déterminé. Non, vous êtes pourvue des gènes blanc de blanc de votre mère. La cellulite, le cheveu cassant, vaguement gras, la jambe estampée de bleus, de pied plat. Aussi hasardeuse que soit la biologie, votre conception est un fiasco. Ce sont vos cheveux qui gagnent le trophée du ratage. Fins mais bouclés, plats sur le crâne, frisés dans la nuque, raides sur le devant, l&rsquo;ensemble sème la confusion. Petite, le dimanche c&rsquo;était le grand chambardement, votre mère s&rsquo;attaquait au démêlage, vous trimbaliez vos cheveux livres. Les autres jours, pressée par l&rsquo;école, vous les attachiez. Je les hais, vous répétez cela régulièrement que vous détestez vos cheveux. Je les déteste, je les déteste, je les déteste, je donnerais tout pour les changer. [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 127 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vous êtes bien laide ce matin. Il ne reste de votre supposé bronzage qu&rsquo;une pelure repoussante. La crème After Sun a étouffé les cloques, néanmoins vous vous désagrégez. Dur, dur de vous promener à l&rsquo;ombre, Miami vous sollicite au grand jour. Une ville gaie, verdoyante, vous êtes stupéfaite qu&rsquo;elle soit si verte, le seul adjectif à votre disposition. Vous avez ressassé l&rsquo;excursion au commissariat, le schnock paléontologue, le linoléum, les palmiers tout foutus, quand le détail le plus singulier vous a fait tressaillir. Lorsque le schnock vous a tendu son stylo, vous l&rsquo;avez naturellement saisi de la main droite. Ultérieurement, c&rsquo;est avec cette main que vous avez complété les premières lignes de son formulaire à la noix, puis coché la case </em>other<em>, entre deux protestations. [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>Les idées noires, Laure Gouraige, POL, 17€</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au pays d&#8217;un père menteur&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/08/19/au-pays-dun-pere-menteur/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 Aug 2015 07:06:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire C&#8217;est la rentrée ! Cette année encore, celle des livres et de leurs auteurs précède de quelques semaines celle des écoliers. L&#8217;occasion de retrouver, avec plaisir et impatience, les nouvelles oeuvres d&#8217;auteurs déjà confirmés, de découvrir celles de nouveaux écrivains en devenir. Bref, un moment particulier. Quoi de neuf, alors ? 589 nouveaux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #ff9900"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
</blockquote>
<p>C&rsquo;est la rentrée ! Cette année encore, celle des livres et de leurs auteurs précède de quelques semaines celle des écoliers. L&rsquo;occasion de retrouver, avec plaisir et impatience, les nouvelles oeuvres d&rsquo;auteurs déjà confirmés, de découvrir celles de nouveaux écrivains en devenir. Bref, un moment particulier.</p>
<p>Quoi de neuf, alors ? <strong>589 nouveaux romans sont annoncés entre le 19 août et la fin du mois d&rsquo;octobre.</strong> Soir une légère baisse par rapport à l&rsquo;an dernier. Parmi cette nouvelle moisson,<strong> on compte 393 romans français parmi lesquels 68 premiers romans. </strong> Des heures de lecture et de jolies découvertes en perspective.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHALANDON1.jpg" rel="lightbox[3195]"><img class="alignleft wp-image-3220 size-thumbnail colorbox-3195" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHALANDON1-150x150.jpg" alt="CHALANDON" width="150" height="150" /></a>Parmi les pépites de cette rentrée, <strong>&laquo;&nbsp;Profession du père&nbsp;&raquo;</strong> de<strong> Sorj Chalandon.</strong> Un auteur particulièrement apprécié par Quatrième de couv, en témoignent les deux posts écrits pour ces deux précédents romans <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/12/22/dans-la-peau-du-traitre-tyrone-meehan/">&laquo;&nbsp;Retour à Killybegs&nbsp;&raquo; </a></strong>et <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/05/antigone-pour-voler-deux-heures-a-la-guerre/">&laquo;&nbsp;Le quatrième mur&nbsp;&raquo;</a></strong>.</p>
<p><strong>Sorj Chalandon</strong> est né le 16 mai 1952. En 1973, il entre à <b>Libération</b>. Dessinateur, puis monteur de page, il devient grand reporter puis rédacteur en chef du quotidien, qu&rsquo;il quitte en 2007, dans le sillage de Serge July. Depuis 2009, il a rejoint le <b>Canard Enchaîné</b>.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;Profession du père&nbsp;&raquo; </strong>? C&rsquo;est celle d&rsquo;<strong>Emile</strong>. Un gamin ballotté entre une mère effacée et un père tyrannique et mythomane. <strong>Emile</strong>, c&rsquo;est le fils unique des époux <strong>Choulans</strong>. <strong>Emile</strong> est surnommé <strong>&laquo;&nbsp;Picasso&nbsp;&raquo;</strong> puisqu&rsquo;il dessine tout le temps, <strong>Emile</strong> est asthmatique et ne comprend pas grand-chose à la vie que mènent ses parents, si différente de celle des autres.</p>
<p><span id="more-3195"></span></p>
<p><strong>André</strong> ne travaille pas, dit qu&rsquo;il a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d&rsquo;une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle.</p>
<p>Jusqu&rsquo;au jour où <strong>André Choulans</strong> estime que le général l&rsquo;a trahi. Nous sommes, en avril 1961, en pleine guerre d&rsquo;Algérie et l&rsquo;indépendance vient d&rsquo;être décidée.  La tentative de Salan et des trois autres généraux a échoué. Impossible à accepter pour <strong>André</strong> qui décide de tuer de Gaulle. Son fils de 13 ans va devoir l&rsquo;aider. S&rsquo;ensuit un roman sur l&rsquo;enfance volée, l&rsquo;enfance meurtrie tandis que le jeune et fragile <strong>Emile</strong> doit multiplier les entraînements, apprendre à être homme et ne surtout pas contester les décisions de son père violent.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHALANDON-II.jpg" rel="lightbox[3195]"><img class="alignleft size-full wp-image-3200 colorbox-3195" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHALANDON-II.jpg" alt="CHALANDON II" width="220" height="346" /></a></p>
<p>Un huis-clos familial étouffant. <strong>Emile</strong> n&rsquo;échappera qu&rsquo;avec le temps aux mensonges et à la violence  de son père, à la faiblesse aveugle de sa mère.</p>
<p><strong>André Choulans</strong> manipule sa femme et son fils. Des années durant. Il invente le personnage de Ted, son ami américain, parrain d&rsquo;<strong>Emile</strong> et agent de la CIA.</p>
<p>L&rsquo;adolescent s&rsquo;enfoncera dans les histoires de son père, s&rsquo;enfermera dans une relation dangereuse avec <strong>Luca Biglioni</strong>, son camarade de classe.</p>
<p>Avec &laquo;&nbsp;Profession du père&nbsp;&raquo;, <strong>Sorj Chalandon</strong> explore à nouveau l&rsquo;enfance, dix ans après son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Le petit Bonzi&nbsp;&raquo;</strong>, qui traitait déjà de la même thématique.</p>
<p>Loin des décors irlandais ou libanais de ses précédents romans, <strong>Sorj Chalandon</strong> livre ici un roman de l&rsquo;intime, sensible.</p>
<p>A partir de l&rsquo;enterrement, sinistre, de son père, <strong>Emile</strong> démêle la pelote de ses souvenirs, de son enfance dévastée, des années d&rsquo;adolescence et même de sa vie de jeune adulte martyrisée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> Sorj Chalandon, sur France Inter</strong></p>
<iframe src="http://www.franceinter.fr/player/export-reecouter?content=1144271" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="137"></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 34 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lui l&rsquo;évangéliste, le croisé charismatique, se disait bien au-dessus de Jésus. Dieu lui parlait. Mon père et Dieu, sans personne pour traduire. Il n&rsquo;avait que faire d&rsquo;une bouchée de pain sans levain, de prières en commun ou de genoux à terre. D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;était lui qui me confessait. Il refusait que j&rsquo;avoue mes fautes à un curé. Il s&rsquo;en chargeait lui-même, en secret, dans le salon, avant que ma mère ne rentre du travail. Il mettait une robe pastorale noire à rabat blanc, et une étole violette, brodée d&rsquo;une terre porteuse de croix.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 137 :</strong><em>&laquo;&nbsp;En 1960, alors que Strasbourg jouait en ville, mon père avait voulu me faire la surprise, me conduire au match, m&rsquo;asseoir contre lui sur le banc de touche, me raconter comment il avait failli devenir un grand joueur de foot. Et me présenter à Emile Veinante, son ami. Mais mes notes du trimestre avaient été mauvaises. Alors il a eu honte de moi. Il m&rsquo;a enfermé. On ne présentait pas un âne bâté à un dieu du stade. Le soir du match, il est resté devant sa télé. Et moi dans son armoire. Pour me punir, il ne m&rsquo;avait jamais plus parlé de football.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 186-187 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il &lsquo;l&rsquo;avait fait, mon Dieu. Pour tuer de Gaulle, pour moi, pour Ted, pour le chef, pour sa fille, il avait tout quitté. J&rsquo;étais dans mon lit. Couché sur le dos, les yeux grands ouverts. Je voyais son regard dans la nuit, la pluie dans ses cheveux, sa valise noire et blanche. Il pourrait être chez lui en une heure. Remettre l&rsquo;argent là où il l&rsquo;avait trouvé, et les cartes d&rsquo;identité. Mais pour les pneus crevés et les fils arrachés, je n&rsquo;avais pas d&rsquo;idée. Il faudrait qu&rsquo;il se débrouille. Je ne savais plus que faire de lui. J&rsquo;ai frissonné. J&rsquo;étais triste. J&rsquo;avais tout programme pour qu&rsquo;il renonce, et il ne l&rsquo;avait pas fait. Je ne comprenais pas. Aucun enfant ne quitte sa famille en pleine nuit pour tuer de Gaulle et se marier. C&rsquo;était idiot, impossible. Plus de cinquante ans après, je n&rsquo;arrive toujours pas à croire que Luca Biglioni ait pu faire ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas de guerre dans ce roman, pas d&rsquo;idéal trahi, mais un huis-clos familial glaçant. Entre humiliations, coups et petites mesquineries. On pourra se demander quelle part de sa vie l&rsquo;auteur a distillé entre les pages de ce roman poignant. Terriblement touchant. Sorj Chalandon est un auteur sensible. Définitivement. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Profession du père&nbsp;&raquo;, Sorj Chalandon, Grasset, 19€.</strong></em></p>
<p style="text-align: center">
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		</item>
		<item>
		<title>Famille, quand je ne sais pas vous aimer&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/02/07/famille-quand-je-ne-sais-pas-vous-aimer/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 Feb 2015 13:08:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Vous prenez une maison bourgeoise un peu décrépite mais décorée avec goût et talent. Vous la posez à Marseille. Vous y faites cohabiter trois générations qui n&#8217;ont pas réglé leurs problèmes, vous y ajoutez un fantôme,une famille de domestiques philippins et vous obtenez un roman drôle et ironique sur la vie de famille. &#171;&#160;Je viens&#160;&#187; [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-je-viens.jpg" rel="lightbox[2899]"><img class="alignleft size-full wp-image-2901 colorbox-2899" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-je-viens.jpg" alt="livre-je-viens" width="120" height="176" /></a></p>
<p>Vous prenez une maison bourgeoise un peu décrépite mais décorée avec goût et talent. Vous la posez à Marseille. Vous y faites cohabiter trois générations qui n&rsquo;ont pas réglé leurs problèmes, vous y ajoutez un fantôme,une famille de domestiques philippins et vous obtenez un roman drôle et ironique sur la vie de famille.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;</strong> est le dixième roman écrit par <strong>Emmanuelle Bayamack-Tam</strong>. Celle-ci vit et enseigne en région parisienne.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est racontée d&rsquo;abord par<strong> Charonne</strong>, puis par sa sa grand-mère <strong>Nelly</strong> et enfin par sa mère adoptive, <strong>Gladys</strong>. L&rsquo;histoire, c&rsquo;est celle d&rsquo;une famille qui fonctionne sur des malentendus, des non-dits et des a priori. Rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous, c&rsquo;est comme chez tout le monde. Sauf que là,  tout est exacerbé et qu&rsquo;un fantôme s&rsquo;en mêle, installé à l&rsquo;occasion dans le bureau cosy de la maison.</p>
<p>On y parle du temps qui passe, de la beauté qui flétrit, de l&rsquo;amour qui ne naîtra pas, des apparences qu&rsquo;il faut garder, du racisme qui pollue et de l&rsquo;argent qui continue de faire marcher le monde&#8230;</p>
<p><strong>Charonne</strong>, elle, aimerait bien changer tout cela. Le personnage, suivi de l&rsquo;enfance à l&rsquo;âge adulte, a été adoptée par <strong>Gladys</strong> et <strong>Régis</strong>, son mari-frère ( la mère de l&rsquo;une et le père de l&rsquo;autre se sont mariés, les enfants ne se sont jamais quittés). <strong>Charonne</strong> est métisse et très très forte. De quoi dégoûter rapidement sa mère adoptive de l&rsquo;avoir choisie alors qu&rsquo;elle est un corps tout sec à force de choix alimentaires curieux. Alors <strong>Charonne</strong> se bat contre la solitude dans laquelle on la laisse, le manque d&rsquo;amour dont elle souffre. Et s&rsquo;invente d&rsquo;autres vies quand elle ne se réfugie pas dans celle de sa grand-mère adoptive, <strong>Nelly</strong>, ancienne starlette et comédienne aujourd&rsquo;hui octogénaire.</p>
<p><strong>Nelly</strong>, c&rsquo;est elle la seconde narratrice. On plonge dans ses souvenirs. Ceux d&rsquo;une jeune fille prude et naïve épousée par <strong>Fernand,</strong> plus vieux qu&rsquo;elle. C&rsquo;est lui qui bâtira sa carrière. Qui fera fructifier le patrimoine. Celui qu&rsquo;elle n&rsquo;aimera jamais autant qu&rsquo;une fois qu&rsquo;elle aura épousé le beau <strong>Charlie&#8230; </strong> qui n&rsquo;aime que lui-même et qui est aujourd&rsquo;hui un vieillard sénile et raciste.</p>
<p><strong>Nelly</strong>, qui a toujours tout contrôlé de sa petite personne voit son corps vieillir, se décharner&#8230; et veut mourir.</p>
<p>Et puis il y a <strong>Gladys</strong>. Celle qui n&rsquo;a rien compris. Qui n&rsquo;a pas accepté le mensonge présumé de son père, qui n&rsquo;a pas accepté le remariage de sa mère, qui n&rsquo;a pas voulu que sa féminité puisse être vu, qui a préféré se marier avec celui qui était déjà comme son frère, qui n&rsquo;a jamais pardonné à sa mère d&rsquo;être belle et d&rsquo;en jouer, qui a voulu renvoyer Charonne dans un foyer après un an passé sous le même toit&#8230;</p>
<p>A un moment ou à un autre, un fantôme, chaque fois différent, leur apparaît dans le bureau. Histoire de leur ouvrir les yeux. De leur faire comprendre. Ou pas.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Pages 66-67 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je vais sur mes sept ans et, croyez-le ou pas, l&rsquo;idée du suicide m&rsquo;a déjà effleurée. S&rsquo;il n&rsquo;y avait la promesse informulée par Coco de Colchide, et si je ne me sentais pas investie d&rsquo;une mission, si je n&rsquo;avais pas toute une famille à sauver d&rsquo;elle -même, peut-être aurais-je déjà fait le saut qui sépare une vie sans amour d&rsquo;une inconcevable au-delà. Ce ne serait pas pour toujours : ça durerait le temps que mes parents comprennent la chance qu&rsquo;ils ont eue de m&rsquo;adopter et le drame que constitue ma perte. Gladys et Régis ont besoin que le sang coule, ils ont besoin d&rsquo;en être éclaboussés une bonne fois, et autant que ce soit le mien, ce sang qui n&rsquo;est pas le leur et qui les empêche bêtement de m&rsquo;aimer.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p><strong> Page 171 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il m&rsquo;a aimée – comme il m&rsquo;a aimée ! Et comme il m&rsquo;a rendue heureuse, aussi, même si je gâchais tout par des bouderies, des représailles injustes, des caprices d&rsquo;enfants qui ne sait pas à quel point elle est gâtée. </em></p>
<p><em>J&rsquo;ai retrouvé ça avec ma fille, cette incapacité à mesurer sa chance et à s&rsquo;en féliciter. Il faut croire que je lui ai transmis mon insatisfaction foncière en lieu et place de ma beauté sensationnelle. Et là encore, la vie est mal faite : aujourd&rsquo;hui que je suis devenue facile à contenter et que je me réjouis d&rsquo;un rien, je n&rsquo;ai pus beaucoup de raisons de me réjouir. La Beauté, en tout cas, c&rsquo;est bien fini ; je suis vieille, et Gladys a flingué la sienne.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 359 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Finalement, je n&rsquo;ai ni parents ni enfant à proprement parler, et c&rsquo;est très bien comme ça. J&rsquo;ai commencé à être heureuse le jour où j&rsquo;ai renoncé à attendre quoi que ce soit de mes ascendants et descendants. Et peut-être n&rsquo;est-ce pas un hasard si mon utérus s&rsquo;est refusé aussi farouchement à la procréation. Il savait mieux que moi sue je n&rsquo;avais pas besoin d&rsquo;enfanter pour me réaliser. </em></p>
<p><em>Je dois reconnaître à Charonne qu&rsquo;elle n&rsquo;exige pas grand-chose de nous. Elle aussi a dû renoncer à l&rsquo;heureuse fiction familiale, même si je ne situe pas exactement le moment de son renoncement. Il me semble qu&rsquo;à neuf ans, c&rsquo;était déjà plié de son côté.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong> Mon avis</strong></span></p>
<p><span style="color: #0000ff"> C&rsquo;est la quatrième de couverture de ce roman qui m&rsquo;a donné envie d&rsquo;en tourner les pages et d&rsquo;y plonger. Un bon moment de lecture, dû sans nul doute au sujet, universel. La famille, de sang comme de coeur, est un sujet inépuisable. Et celle-là est particulièrement gratinée, il faut bien le dire. Un roman dans lequel les femmes ont le bon rôle, celui de l&rsquo;action.<br />
</span></p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;, Emmanuelle Bayamack-Tam, P.O.L., 19,90€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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