<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; Première Guerre mondiale</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/premiere-guerre-mondiale/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Après la guerre, petits arrangements avec la morale</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/11/apres-la-guerre-petits-arrangements-avec-la-morale/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/11/apres-la-guerre-petits-arrangements-avec-la-morale/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2013 09:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Maillard]]></category>
		<category><![CDATA[après-guerre]]></category>
		<category><![CDATA[cimetières]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Péricourt]]></category>
		<category><![CDATA[escroquerie nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Henri d'Aulnay-Pradelle]]></category>
		<category><![CDATA[M.Péricourt]]></category>
		<category><![CDATA[Madeleine Péricourt]]></category>
		<category><![CDATA[monuments aux morts]]></category>
		<category><![CDATA[Première Guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[subversion]]></category>
		<category><![CDATA[tragédie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=2183</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire/Prix Goncourt A quelques mois du centenaire de la Grande Guerre, le palmarès, dévoilé le 4 novembre, était sans (grande) surprise.  Pierre Lemaitre, écrivain du roman noir, a remporté le prix Goncourt 2013 avec &#171;&#160;Au revoir là-haut&#171;&#160;, longue fresque qui commence quelques jours avant la fin de la Première Guerre mondiale. Le roman, déjà [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline"><span style="color: #0000ff;text-decoration: underline"><strong>Rentrée littéraire/Prix Goncourt</strong></span></span></p>
<p>A quelques mois du centenaire de la Grande Guerre, le palmarès, dévoilé le 4 novembre, était sans (grande) surprise.  <strong>Pierre Lemaitre</strong>, écrivain du roman noir, a remporté le prix Goncourt 2013 avec <strong>&laquo;&nbsp;Au revoir là-haut</strong>&laquo;&nbsp;, longue fresque qui commence quelques jours avant la fin de la Première Guerre mondiale. Le roman, déjà un succès de librairie, s&rsquo;est imposé au terme de douze tours de table des jurés.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COUV-LEMAITRE.jpg" rel="lightbox[2183]"><img class="alignleft  wp-image-2191 colorbox-2183" style="margin: 10px" alt="COUV LEMAITRE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COUV-LEMAITRE.jpg" width="162" height="162" /></a></p>
<p>Un (long)  livre consensuel, bien mené&#8230; mais qui peine à démarrer, me semble-t-il. Moi, je l&rsquo;avais  choisi parce qu&rsquo;il traite d&rsquo;un thème que j&rsquo;aime particulièrement, à savoir la Grande guerre.</p>
<p>L&rsquo;auteur,<strong> Pierre Lemaitre</strong>, est enseignant de littérature. La cinquantaine passée, son premier polar est édité. D&rsquo;autres suivront, souvent primés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2183"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;Au revoir là-haut&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle du retour difficile à la vie civile de deux soldats. Celle de l&rsquo;illusion de l&rsquo;armistice. Celle surtout d&rsquo;une rencontre improbable entre <strong>Edouard Péricourt</strong>, fils d&rsquo;un grand-bourgeois de l&rsquo;industrie et <strong>Albert Maillard</strong>, comptable.<strong> Edouard</strong> est fantasque, sacré dessinateur et homosexuel. <strong>Albert</strong> est gauche, timide, écrasé par sa mère et amoureux transi de<strong> Cécile</strong>.</p>
<p>Leur point commun ?<strong> Le lieutenant Henri d&rsquo;Aulnay-Pradelle</strong> qui les compte tous les deux dans son régiment. A quelques jours de la signature de l&rsquo;armistice, le destin des deux jeunes hommes bascule à cause du lieutenant.</p>
<p>Au fil des 560 pages, le lecteur plonge dans l&rsquo;histoire d&rsquo;une gueule cassée (<strong>Edouard</strong> qui a choisi de ne pas retourner à sa vie d&rsquo;avant) et de celui qui va devenir son ami. Les suit dans le montage d&rsquo;une arnaque scandaleuse, risquée&#8230; mais géniale tandis que <strong>d&rsquo;Aulnay-Pradelle</strong>, qui a épousé <strong>Madeleine Péricourt,</strong> la soeur d<strong>&lsquo;Edouard</strong>, imagine aussi une combine des plus malhonnêtes à propos des exhumations militaires  dans les cimetières communs qu&rsquo;imagine l&rsquo;Etat.</p>
<p><strong>Mais le pays ne plaisante pas avec ses morts&#8230;</strong></p>
<p>Le tout sur fond de disparition volontaire, de conflit familial, de soif de revanche et de reconnaissance, d&rsquo;opportunisme primaire dans une France qui tente de se reconstruire et de vivre avec ceux qui sont revenus des tranchées.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Le lieutenant d&rsquo;Aulnay-Pradelle, homme décidé, sauvage et primitif, courait sur le champ de bataille en direction des lignes ennemies avec une détermination de taureau. C&rsquo;était impressionnant, cette manière de n&rsquo;avoir peur de rien. En réalité, il n&rsquo;y avait pas beaucoup de courage là-dedans, moins qu&rsquo;on pourrait croire. Ce n&rsquo;était pas qu&rsquo;il fût spécialement héroïque, mais il avait acquis très vite la conviction qu&rsquo;il ne mourrait pas ici. Il en était certain, cette guerre n&rsquo;était pas destinée à le tuer, mais à lui offrir des opportunités. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dans cette soudaine attaque de la cote 113, sa détermination féroce tenait, bien sûr, à ce qu&rsquo;il haïssait les Allemands au-delà de toute limite, de manière quasiment métaphysique, mais aussi au fait qu&rsquo;on s&rsquo;acheminait vers l&rsquo;issue et qu&rsquo;il lui restait très peu de temps pour profiter des chances qu&rsquo;un conflit comme celui-ci, exemplaire, pouvait prodiguer à un homme comme lui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 110<em> : </em></strong><em>&laquo;&nbsp;Bien qu&rsquo;ils soient déjà liés par une histoire commune dans laquelle chacun avait joué sa vie, les deux hommes ne se connaissaient pas et leur relation était compliquée par un mélange obscur de mauvaise conscience, de solidarité, de ressentiment, d&rsquo;éloignement et de fraternité. Edouard nourrissait vis-à-vis d&rsquo;Albert une rancune vague, mais considérablement atténuée par le fait que son camarade lui avait trouvé une identité de rechange lui évitant de rentrer chez lui. Il n&rsquo;avait pas la moindre idée de ce qu&rsquo;il allait devenir maintenant qu&rsquo;il n&rsquo;était plus Edouard Péricourt, mais il préférait n&rsquo;importe quelle vie à celle dans laquelle il aurait fallu affronter, dans cet état, le regard de son père.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 303 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ah, pour ça, songeait Albert, on pouvait reprocher pas mal de choses à Edouard, mais il possédait du génie pour trouver des idées. Surtout pour les catastrophes : le changement d&rsquo;identité, l&rsquo;impossibilité de toucher la prime du gouvernement, le refus de rentrer chez lui où il y avait tout le confort, la rébellion contre la greffe, l&rsquo;accoutumance à la morphine, maintenant son escroquerie aux monuments aux morts&#8230; Les idées d&rsquo;Edouard étaient de véritables pelles à emmerdements.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman populaire certes mais qui tarde à démarrer. Un (long) roman truffé de personnages secondaires qui s&rsquo;ajoutent à Albert, Edouard, Madeleine, d&rsquo;Aulnay-Pradelle, Péricourt et les autres. Un roman qui compte trop de longueurs pour être totalement réussi. Dommage car le sujet de l&rsquo;immédiat après-guerre est plutôt un bon sujet. Un assez bon moment de lecture malgré tout. Mais, à choisir, je préfère largement<strong> &laquo;&nbsp;14&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Jean Echenoz</strong> dont j&rsquo;ai parlé<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/22/la-grande-guerre-en-accelere-par-jean-echenoz/"><span style="color: #0000ff"> ici</span></a> </strong>ainsi que <strong>&laquo;&nbsp;Bleus horizons&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Jérôme Garcin</strong>, évoqué<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/">là</a> </strong>sur ce blog.<strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Au revoir là-haut&nbsp;&raquo;, Pierre Lemaitre, Albin Michel, 22,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/11/apres-la-guerre-petits-arrangements-avec-la-morale/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/11/apres-la-guerre-petits-arrangements-avec-la-morale/" data-text="Après la guerre, petits arrangements avec la morale - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/11/apres-la-guerre-petits-arrangements-avec-la-morale/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>“Adèle et moi” ou le destin de vies qui s&#8217;entremêlent&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/18/adele-et-moi-ou-le-destin-de-vies-qui-sentremelent/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/18/adele-et-moi-ou-le-destin-de-vies-qui-sentremelent/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 14:08:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Adèle et moi]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[aristocratie]]></category>
		<category><![CDATA[destins croisés]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[invention]]></category>
		<category><![CDATA[Julie Wolkenstein]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Normandie]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Première Guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[racines]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Pair]]></category>
		<category><![CDATA[secret de famille]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=1621</guid>
		<description><![CDATA[Abolir les frontières entre le passé et aujourd&#8217;hui. Se jouer des faits et des souvenirs, en inventer d&#8217;autres, tout aussi crédibles&#8230; Pourquoi pas ? C&#8217;est en tout le chemin qu&#8217;a suivi Julie Wolkenstein qui signe avec &#171;&#160;Adèle et moi&#160;&#187;, son sixième roman. Et quel roman ! Vous suivez au fil des 595 pages quatre vingts [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Abolir les frontières entre le passé et aujourd&rsquo;hui. Se jouer des faits et des souvenirs, en inventer d&rsquo;autres, tout aussi crédibles&#8230; Pourquoi pas ? C&rsquo;est en tout le chemin qu&rsquo;a suivi <strong>Julie Wolkenstein</strong> qui signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Adèle et moi&nbsp;&raquo;</strong>, son sixième roman. Et quel roman ! Vous suivez au fil des 595 pages quatre vingts ans de la vie d&rsquo;une femme, Adèle, arrière-grand-mère de la narratrice, dont celle-ci découvre la vie et l&rsquo;existence à la mort de son père, en triant des papiers.</p>
<p><strong>Julie Wolkenstein</strong>,  née en 1968, enseigne la littérature comparée à l’Université de Caen, elle est la fille de l&rsquo;Académicien <strong>Bertrand Poirot-Delpech</strong>, décédé en 2006.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ADELE.jpg" rel="lightbox[1621]"><img class="alignleft  wp-image-1629 colorbox-1621" style="margin: 10px" alt="ADELE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ADELE.jpg" width="180" height="180" /></a>Elle a découvert la vie de cette aïeule à la mort de son père. A partir de documents, du mémorandum conservé par l&rsquo;une de ses tantes, elle a tenté de reconstituer le parcours de cette femme pas banale dont la vie aura été marquée par un secret de famille, le décès de trois de ses quatre enfants, la découverte de la cote normande et plus particulièrement de Saint-Pair.</p>
<p><span id="more-1621"></span></p>
<p>L&rsquo;auteure explique le cheminement qu&rsquo;elle a suivi. L&rsquo;enquête qu&rsquo;elle n&rsquo;a finalement pas menée et l&rsquo;option choisie pour raconter l&rsquo;histoire du roman <strong>&laquo;&nbsp;Adèle et moi&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/ElMU2mBnH4M?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<div id="attachment_1628" style="width: 394px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/saint-pair-sur-mer.jpg" rel="lightbox[1621]"><img class=" wp-image-1628  colorbox-1621" style="margin: 10px" alt="Saint-Pair ( photo Annick Leduc)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/saint-pair-sur-mer.jpg" width="384" height="256" /></a><p class="wp-caption-text">Saint-Pair ( photo Annick Leduc)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">C&rsquo;est cette commune, cette cote et cette mer qui, aujourd&rsquo;hui encore, servent de trait d&rsquo;union entre l&rsquo;auteure et son ancêtre, entre la narratrice et cette arrière-grand-mère.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire, c&rsquo;est donc celle d&rsquo;<strong>Adèle</strong> qui, fille d&rsquo;un homme volage et déjà orpheline de mère, découvre la mer à l&rsquo;âge de 10 ans parce qu&rsquo;elle et sa demi-soeur Pauline,  rejoignent la Normandie pour se mettre à l&rsquo;abri.<strong> Nous sommes en 1870 et c&rsquo;est la guerre. La première des trois qu&rsquo;Adèle vivra dans sa chair.</strong></p>
<p>Parallèlement à ce parcours de vie, celui de la narratrice, auteure, divorcée, mère de famille et amoureuse qui se plonge dans le passé d&rsquo;une arrière-grand-mère qu&rsquo;elle découvre.</p>
<p>Adèle, nous la suivons au fil de son adolescence, sa découverte de la chasse, de l&rsquo;amour<strong>. </strong>Au fil de ses maisons aussi, qu&rsquo;elle occupe en fonction du calendrier, à Paris, à Sèvres et à Saint-Pair. <strong>La mort de son père, la rencontre avec Charles, les enfants qui naissent, le milieu de la haute bourgeoisie qu&rsquo;elle fréquente mais y avoir totalement sa place, la construction de sa maison à Saint-Pair </strong>( la première du village), son caractère colérique, sa sensualité, ses drames intérieurs, la vérité sur sa mère qu&rsquo;elle découvre à plus de cinquante ans&#8230; sont autant d&rsquo;aspects de la vie d&rsquo;Adèle que découvre le lecteur.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 187 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Peu à peu, Adèle a cessé de se cacher pour se mettre en colère. Elle est chez elle après tout, rue Barbet-de-Jouy, elle est majeure, elle est riche et lorsqu&rsquo;un grain de sable s&rsquo;introduit où que ce soit dans le déroulement de ses activités quotidiennes, elle fait de moins en moins d&rsquo;efforts pour contenir son irritation. Elle n&rsquo;a plus besoin de jeter des objets : la plupart du temps, elle se contente d&rsquo;émettre des vibrations puissantes qui suffisent à la défouler. Son objectif devient plus raffiné : il s&rsquo;agit de manifester sa mauvaise humeur avec assez de subtilité pour terrasser en silence celui ou celle qui l&rsquo;a provoquée, idéalement, </em>qu&rsquo;on se sente gravement en tort sans qu&rsquo;elle ait besoin de l&rsquo;expliquer.<em> Et l&rsquo;assassinat stupide de Jacques la conforte encore dans la légitimité de ses accès.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 251</strong> :<em>&laquo;&nbsp;Les souvenirs se superposent, étés après étés : les premiers pas des “bébés Armand-Duval” sur la plage, leurs derniers pas aussi, bien plus tard, puisque trois de ses enfants mourront avant elle ; l&rsquo;engloutissement de leur jeunesse, de ce nouveau “temps de l&rsquo;insouciance” qu&rsquo;Adèle connaîtra ici, aussi inexorable que celui de la forêt de Scissy au début du VIIIe siècle ; les palissades élevées puis démontées devant les chantiers toujours plus nombreux [&#8230;] Adèle vieillira et le temps lui semblera le plus souvent s&rsquo;écouler dans cette seule direction, enlaidissant ses souvenirs, abîmant le paysage, tuant ceux qu&rsquo;elle aime, réduisant le périmètre de ses promenades et de ses centres d&rsquo;intérêt. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais heureusement, ici, ici surtout, le temps lui offrira quelquefois la grâce de refluer en sens inverse et de voir ressusciter, même pour un quart de seconde, subreptice, imprévisible, les époques plus heureuses qu&rsquo;il avait paru couler définitivement vers le fond et qui remontent, refont surface à l&rsquo;improviste, accélérant le pouls d&rsquo;Adèle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 370 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mais si comme je l&rsquo;imagine Saint-Pair est la clé d&rsquo;Adèle comme elle est la mienne, si nous y avons vu toutes les deux, à un siècle d&rsquo;écart, le lieu où nous pouvions idéalement coïncider avec nous-m^mes, il  a des chances pour que nous partagions d&rsquo;autres choses. Et je reconnais dans sa situation sociale, toujours pressentie, à moitié sue mais tue et qui lui revient en boomerang au printemps 1914, une après-midi pluvieuse, avec cette vérité maladroitement formulée par Marie-Hélène sous le portrait ovale qu&rsquo;elle, Adèle, restera toujours marginale dans le milieu qu&rsquo;elle fréquente, je reconnais dans cette situation quelque chose qui m&rsquo;est familier, que j&rsquo;ai vécu moi aussi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000ff">Vous dire que j&rsquo;ai aimé ce roman est un euphémisme. Je l&rsquo;ai dévoré !</span> <span style="color: #0000ff">L&rsquo;histoire, la forme, le décor&#8230; tout me parle. Au lieu d&rsquo;avoir mené une véritable enquête, l&rsquo;auteure a déplacé le curseur plus loin dans la fiction, dans l&rsquo;invention. Cela donne le portrait d&rsquo;une femme libre, sure de ses choix, autonome et fière. Une précurseure assurément dans cette France de la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Un beau portrait de femme. En résonance, celui de la narratrice, un peu perdue, un peu triste de tout ce qui n&rsquo;est plus. Entre flux et reflux, voilà un roman qui offre une (très) belle éclaircie ! A lire.<br />
</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Adèle et moi&nbsp;&raquo;, de Julie Wolkenstein, chez P.O.L., 22 €. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/18/adele-et-moi-ou-le-destin-de-vies-qui-sentremelent/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/18/adele-et-moi-ou-le-destin-de-vies-qui-sentremelent/" data-text="“Adèle et moi” ou le destin de vies qui s&rsquo;entremêlent&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/18/adele-et-moi-ou-le-destin-de-vies-qui-sentremelent/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Bleus horizons ou la lutte contre l&#8217;oubli</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 10:35:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[aristocratie protestante]]></category>
		<category><![CDATA[Constance]]></category>
		<category><![CDATA[double]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Jean La Ville de Mirmont]]></category>
		<category><![CDATA[Jérôme Garcin]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Gémon]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[mère]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[obsession]]></category>
		<category><![CDATA[personnage fictif]]></category>
		<category><![CDATA[perte]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Première Guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=1601</guid>
		<description><![CDATA[Centenaire oblige, la Première Guerre mondiale sera assurément très un thème &#171;&#160;à la mode&#160;&#187; l&#8217;an prochain. Unsujet qui réunira d&#8217;ailleurs  les spécialistes de la question à Blois, à l&#8217;automne, pour les Rendez-vous de l&#8217;Histoire. Si ce blog a, à de nombreuses reprises, évoqué le sujets à travers des romans, il ne l&#8217;avait jamais fait à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Centenaire oblige, la Première Guerre mondiale sera assurément très un thème &laquo;&nbsp;à la mode&nbsp;&raquo; l&rsquo;an prochain. Unsujet qui réunira d&rsquo;ailleurs  les spécialistes de la question à Blois, à l&rsquo;automne, pour les <strong>Rendez-vous de l&rsquo;Histoire.</strong></p>
<p>Si ce blog a, à de nombreuses reprises, évoqué le sujets à travers des romans, il ne l&rsquo;avait jamais fait à travers la plume de <strong>Jérôme Garcin.</strong> C&rsquo;est désormais chose faite !</p>
<div id="attachment_1609" style="width: 81px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIRMONT.jpg" rel="lightbox[1601]"><img class=" wp-image-1609   colorbox-1601" style="margin: 10px" alt="Jean de La Ville de Mirmont" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIRMONT.jpg" width="71" height="96" /></a><p class="wp-caption-text">Jean de La Ville de Mirmont</p></div>
<p>En janvier dernier, <strong>celui-ci publiait chez Gallimard, &nbsp;&raquo; Bleus horizons&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;occasion, au fil d&rsquo;un roman brillant et bouleversant de plonger dans la vie de <strong>Jean de La Ville de Mirmont</strong>, un écrivain et poète né à Bordeaux qui, à l&rsquo;âge de 27 ans en novembre 1914, meurt sur le front de Verneuil, sur le Chemin des Dames. Deux mois seulement après avoir quitté Bordeaux et rejoint son régiment.</p>
<p>Le jeune auteur, intime de <strong>François Mauriac</strong>, laisse derrière lui <strong>un roman &nbsp;&raquo; Les dimanches de Jean Dézert&nbsp;&raquo;, des contes et un recueil de poèmes &laquo;&nbsp;L&rsquo;horizon chimérique&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<blockquote><p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BLEUS-HORIZONS_ouvrage.jpg" rel="lightbox[1601]"><img class="alignleft  wp-image-1610 colorbox-1601" style="margin: 10px" alt="BLEUS-HORIZONS_ouvrage" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BLEUS-HORIZONS_ouvrage.jpg" width="62" height="91" /></a>De ce destin tragique, <strong>Jérôme Garcin</strong> imagine un roman et invente le personnage de <strong>Louis Gémon</strong>, qui, devenu camarade de front de Jean va, à son retour à la vie civile, mettre toute son énergie à faire vivre l&rsquo;oeuvre de son ami. Au point d&rsquo;en oublier sa propre existence, ses désirs.</p>
<p><strong>Jean et Louis</strong> avaient la même appétance pour les mots, la littérature. <strong>Louis</strong> va, des années durant, mener une enquête sur la vie de son ami, rencontrer l&rsquo;éditeur <strong>Bernard Grasset</strong>, le compositeur <strong>Gabriel Fauré</strong> qui mit ses poèmes en musique mais aussi <strong>François Mauriac</strong>, qui fut l&rsquo;ami d&rsquo;enfance de Jean. Jean était solaire, rêvait de voyages et vouait une dévotion à sa mère, issue de l&rsquo;artistocratie protestante bordelaise. Louis, lui, est un être plus terne, introverti qui se rêve écrivain.</p></blockquote>
<p>Rappelons que <strong>Jérôme Garcin</strong> a entamé, il y a plusieurs années déjà, un travail de mémoire à travers ses romans successifs.</p>
<p><span id="more-1601"></span></p>
<div id="attachment_1608" style="width: 298px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCIN-II.jpg" rel="lightbox[1601]"><img class="wp-image-1608  colorbox-1601" style="margin: 10px" alt="(Photo Catherine Hélie pour Gallimard)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCIN-II.jpg" width="288" height="217" /></a><p class="wp-caption-text">(Photo Catherine Hélie pour Gallimard)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Journaliste, producteur et l&rsquo;animateur de l&rsquo;émission littéraire &laquo;&nbsp;<strong>Le Masque et la plume</strong>&nbsp;&raquo; sur France Inter (depuis 1989), il est directeur adjoint de la rédaction du Nouvel Observateur et est membre du comité de lecture de la Comédie-Française.</p>
<p>Lauréat du prix Médicis en 1994, du prix Roger Nimier en 1998, ainsi que du prix Duménil, Jérôme Garcin<em> &nbsp;&raquo; refuse de laisser les choses mourir une seconde fois&nbsp;&raquo;</em> et utilise la littérature pour le faire. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Bleus horizons&nbsp;&raquo;</strong>, comme avec <strong>&laquo;&nbsp;Olivier&nbsp;&raquo;</strong>, un livre fort, paru en 2011, dans lequel il évoquait la disparition de son frère jumeau Olivier, mort à 6 ans après avoir été renversé par une voiture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de son roman, il l&rsquo;évoque à l&rsquo;antenne de France info :</p>
<iframe src="http://www.franceinfo.fr/player/export-reecouter?content=921515" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Pages 19-20 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Dès que Jean sut mon amour de la littérature, nous sympathisâmes. Un soir, il me confia, d&rsquo;une voix légèrement chuintante, qu&rsquo;il écrivait, qu&rsquo;il venait même de publier son premier roman,</em> Les dimanches de Jean Dézert<em>, et qu&rsquo;il vous avait laissé par écrit, à vous seule, un ordre testamentaire : “ J&rsquo;ai un volume de vers tout prêt, </em>l&rsquo;Horizon chimérique<em>. Tu le trouveras sur la table de ma chambre. Et tu le publieras”. Il me lut ce mot sans se vanter, un peu comme s&rsquo;il m&rsquo;informait qu&rsquo;il s&rsquo;était fait vacciner contre la variole ou le typhus. Pour ma part, je lui parlai du récit sur mon enfance dont  j&rsquo;avais déjà rédigé une dizaine de chapitres et de mes lectures de chevet. Nous découvrîmes que nous cherchions la compagnie des mêmes poètes, Baudelaire, Laforgue, Moréas et Jammes. Il me répétait souvent : “ Tu verras, Louis, la guerre nous rendra plus forts. Et nous écrirons mieux après&#8230;” &nbsp;&raquo; </em><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Page 71</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Le 8 septembre 1914, Jean reçut sa feuille de route. Il la baisa, la caressa, la respira. Il pleura aussi, mais de joie en lisant et relisant sa convocation. Car il était attendu, deux jours plus tard, à la caserne de Libourne où il partit avec cette ferveur que mettent les pèlerins à rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle, cette naïveté des enfants qui rentrent chez eux après des vacances en colonie. Le garçon que je rencontrai pour la première fois était heureux et si plein d&rsquo;idéal qu&rsquo;on l&rsquo;eût dit inconscient du danger. Il ressemblait plus à un chevalier des croisades qu&rsquo;à un soldat et attribuait à la protection de Dieu son invincibilité. Pourtant, il n&rsquo;avait plus que deux mois à vivre. C&rsquo;est quoi, deux mois ? Huit semaines, soixante jours, une broutille, un coup de vent, le temps d&rsquo;un soupir, une éternité.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 194 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle voulait m&rsquo;attirer vers la lumière, je revenais sans cesse à la grande nuit de 14. Elle était douée pour les éclats de rire, je me complaisais dans les les pleurs secs. Avec le temps, j&rsquo;ai laissé Jean prendre une place de plus en plus grande dans notre couple. J&rsquo;ai négligé Constance pour un mort. Et je n&rsquo;ai pas su écouter ses avertissements. Un matin, elle disparut, emportant avec elle toutes ses affaires. Elle me laissa une lettre sur la table de nuit&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">A travers ce roman, j&rsquo;ai découvert un auteur qui, comme Alain-Fournier et d&rsquo;autres, a vu la Grande guerre anéantir sa vie et son talent. Au fil des pages, des mots de Jean de La Ville de Mirmont reprennent vie.  J&rsquo;ai découvert aussi l&rsquo;écriture, le style de Jérôme Garcin. Riche et sensible. J&rsquo;ai beaucoup aimé comment ce dernier décrit la relation qui unit Jean et Louis au-delà de tout. Même de la mort. Louis s&rsquo;excuse-t-il d&rsquo;être encore en vie ? Est-ce pour cela qu&rsquo;il s&rsquo;oublie pour faire vivre l&rsquo;oeuvre de Jean ? Un roman touchant, bouleversant. A lire absolument. </span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #000000"><em><strong>&laquo;&nbsp;Bleus horizons&nbsp;&raquo;, de Jérôme Garcin, Gallimard, 16,90€</strong></em></span></p>
<p style="text-align: left"> </p>
</blockquote>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/" data-text="Bleus horizons ou la lutte contre l&rsquo;oubli - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Grande Guerre en accéléré par Jean Echenoz</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/22/la-grande-guerre-en-accelere-par-jean-echenoz/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/22/la-grande-guerre-en-accelere-par-jean-echenoz/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Oct 2012 10:03:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Anthime]]></category>
		<category><![CDATA[Arcenel]]></category>
		<category><![CDATA[Blanche]]></category>
		<category><![CDATA[Bossis]]></category>
		<category><![CDATA[Charles]]></category>
		<category><![CDATA[destin]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[Padioleau]]></category>
		<category><![CDATA[Première Guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[tranchées]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=1291</guid>
		<description><![CDATA[Il est de retour ! Qui donc ? Mais Jean Echenoz, voyons ! L&#8217;auteur fidèle aux  Editions de Minuit nous revient avec un roman, court et dense à la fois, sur la Première Guerre Mondiale, intitulé sobrement &#171;&#160;14&#160;&#187;. &#160; Jean Echenoz, l&#8217;un de mes auteurs français préférés, nous revient avec une drôle d&#8217;envie : celle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il est de retour ! Qui donc ? Mais <strong>Jean Echenoz</strong>, voyons ! L&rsquo;auteur fidèle aux  <a title="Découvrez l'oeuvre de l'auteur " href="http://www.leseditionsdeminuit.fr/f/index.php?sp=livAut&amp;auteur_id=1410"><strong>Editions de Minuit</strong></a> nous revient avec un roman, court et dense à la fois, sur la Première Guerre Mondiale, intitulé sobrement<strong> &laquo;&nbsp;14&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ECHENOZ1.jpg" rel="lightbox[1291]" title="ECHENOZ"><img class="alignleft  wp-image-1298 colorbox-1291" style="margin: 10px;" title="ECHENOZ" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ECHENOZ1.jpg" alt="" width="119" height="164" /></a><strong>Jean Echenoz</strong>, l&rsquo;un de mes auteurs français préférés, nous revient avec une drôle d&rsquo;envie : celle de nous raconter la guerre, la Première Guerre mondiale, et ses dommages collatéraux en 124 pages seulement. Un exercice de style dans lequel, cette fois encore, il excelle.</p>
<p><strong>Prix Médicis</strong> pour son roman <strong>&laquo;&nbsp;Cherokee&nbsp;&raquo;</strong>, puis <strong>prix Goncourt</strong> pour <strong>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;en vais&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Jean Echenoz</strong> est du genre discret. Pas de grand discours chez cet homme dont chaque nouveau roman est pourtant un événement littéraire.</p>
<p>Ce fils de psychiatre qui a publié son premier roman en 1979, s&rsquo;est construit un univers. Les mots y sont ciselés, choisis avec soin. Ses sujets, nés de son imagination, ou s&rsquo;appuyant sur des personnages ayant existé, – on se souvient de <strong>&laquo;&nbsp;Ravel&nbsp;&raquo;</strong> en 2006, de <strong>&laquo;&nbsp;Courir&nbsp;&raquo;</strong> publié en 2008 et <strong>&laquo;&nbsp;Des éclairs&nbsp;&raquo;</strong> en 2010, qui constituent une suite de trois vies –,  distillent de l&rsquo;humanité. Tout simplement.</p>
<p><span id="more-1291"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;14&nbsp;&raquo;</strong> ? Elle est simple, tragique et cruelle. Nous sommes en<strong> août 1914, en Vendée</strong>. Le tocsin bat le rappel. <strong>Mobilisation générale</strong>.</p>
<p><strong>Anthime</strong>, jeune comptable de 23 ans va partir. Avec lui, son frère aîné, sous-directeur de l&rsquo;usine de chaussures et promis à<strong> Blanche</strong>, la fille unique du patron. Les deux hommes ne s&rsquo;apprécient guère, ils aiment la même femme.</p>
<p><strong>Anthime</strong> est mobilisé avec ses trois amis : <strong>Padioleau</strong> le bouche, <strong>Bossis</strong>, l&rsquo; équarisseur et <strong>Arcenel</strong> le bourrelier. Seuls deux rentreront vivants après quelque 500 jours sur le front. Mais pour quoi faire ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Jean Echenoz comment est né ce nouveau roman<br />
</strong></p>
<iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/xtxucb" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 31 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Ce capitaine, nommé Vayssière, était un jeune homme chétif à monocle, curieusement rouge et doté d&rsquo;une voix molle, qu&rsquo;Anthime n&rsquo;avait jamais vu et dont la morphologie laissait mal distinguer d&rsquo;où et comment avait pu naître et se développer, chez lui, une vocation combative. Vous reviendrez tous à la maison, a notamment promis le capitaine Vayssière en gonflant sa voix de toutes ses forces. Oui, nous reviendrons tous en Vendée. Un point essentiel, cependant. Si quelques hommes meurent à la guerre, c&rsquo;est faute d&rsquo;hygiène. Car ce ne sont pas les balles qui tuent, c&rsquo;est la malpropreté qui est fatale et qu&rsquo;il vous faut d&rsquo;abord combattre. Donc lavez-vous, peignez-vous et vous n&rsquo;avez rien à craindre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 78-79 :</strong><em> &nbsp;&raquo; On s&rsquo;accroche à son fusil, à son couteau dont le métal oxydé, terni, bruni par les gaz ne luit plus qu&rsquo;à peine sous l&rsquo;éclat gelé des fusées éclairantes, dans l&rsquo;air empesté par les chevaux décomposés, la putréfaction des hommes tombés puis, du côté de ceux qui tiennent encore à peu près droit dans la boue, l&rsquo;odeur de leur pisse et de leur merde et de leur sueur, de leur crasse et de leur vomi, sans parler de cet effluve envahissant ce rance, de moisi, de vieux, alors qu&rsquo;on est en principe à l&rsquo;air libre sur le front. [&#8230;] Tout cela ayant été décrit mille fois, peut-être n&rsquo;est-il pas la peine de s&rsquo;attarder encore sur cet opéra sordide et puant. Peut-être n&rsquo;est-il d&rsquo;ailleurs pas bien utile non plus, ni très pertinent, de comparer la guerre à un opéra, d&rsquo;autant moins quand on n&rsquo;aime pas tellement l&rsquo;opéra, même si comme lui c&rsquo;est grandiose, emphatique, excessif, plein de longueurs pénibles, comme lui cela fait beaucoup de bruit et souvent, à la longue, c&rsquo;est assez ennuyeux. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong> Page 105</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Au retour d&rsquo;Anthime, on l&rsquo;avait étroitement surveillé pendant sa convalescence, on l&rsquo;avait soigné, pansé, lavé, nourri, on avait contrôlé son sommeil. On, c&rsquo;est-à-dire surtout Blanche qui d&rsquo;abord lui a reproché doucement d&rsquo;avoir maigri pendant ses cinq cents jours de front – sans même songer à décompter, à cet égard, les trois kilos et demi en moins que représente à peu près un bras perdu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Epure. Le nouveau roman d&rsquo;Echenoz est un bijou d&rsquo;épure et de concision qui parvient cependant à nous conduire jusque dans le quotidien des tranchées, dans le quotidien d&rsquo;Anthime et ses camarades d&rsquo;infortune. Chez Echenoz, la guerre défile en accéléré mais rien ne manque pourtant. Les images sont là.  Echenoz nous parle de la guerre à hauteur d&rsquo;homme. Avec humanité. Et un brin d&rsquo;humour, ce qui ne gâche rien. Pas la peine de vous le dire : lisez-le !</span></p>
</blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;14&nbsp;&raquo;, de Jean Echenoz, Les Editions de Minuit, 12,50€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/22/la-grande-guerre-en-accelere-par-jean-echenoz/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/22/la-grande-guerre-en-accelere-par-jean-echenoz/" data-text="La Grande Guerre en accéléré par Jean Echenoz - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/10/22/la-grande-guerre-en-accelere-par-jean-echenoz/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
