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	<title>Quatrième de couv &#187; pouvoir</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Parce que céder, ce n&#8217;est pas consentir&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Mar 2022 07:22:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Tanguy Viel fait partie des auteurs chéris sur ce blog. C&#8217;est dit ! Des années que je suis le travail littéraire de celui qui est ami avec Laurent Mauvignier, mon auteur fétiche pour la vie Donc Tanguy Viel est de retour. Et après Article 353 du code pénal que vous pouvez retrouver ici et La disparition de Jim Sullivan, disponible là, voici La fille [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-VIEL1.jpg" rel="lightbox[5846]"><img class="alignleft size-full wp-image-5847 colorbox-5846" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-VIEL1.jpg" alt="TANGUY VIEL" width="178" height="245" /></a></strong></p>
<p><strong>Tanguy Viel</strong> fait partie des auteurs chéris sur ce blog. C&rsquo;est dit ! Des années que je suis le travail littéraire de celui qui est ami avec <strong>Laurent Mauvignier</strong>, mon auteur fétiche pour la vie <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5846" /></p>
<p>Donc Tanguy Viel est de retour. Et après <strong><em>Article 353 du code pénal</em></strong> que vous pouvez retrouver <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/28/martial-kermeur-meurtrier-desabuse/">ici</a></strong> et <em><strong>La disparition de Jim Sullivan,</strong></em> disponible <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/05/22/le-roman-americain-bidouille-par-tanguy-viel/">là</a></strong>, voici <em><strong>La fille qu&rsquo;on appelle</strong></em>.</p>
<p>La fille qu&rsquo;on appelle, c&rsquo;est <strong>Laura</strong>. Une (très) jolie jeune fille de 20 ans. Une fille un peu perdue. Une fille qui après avoir vécu à Rennes, avoir été mannequin et posé dévêtue, revient chez son père. Là, au bord de la mer. A Saint-Malo devine-t-on.</p>
<p>Son père, <strong>Max Le Corre</strong>, est une figure locale. Boxeur, en pleine préparation d&rsquo;un nouveau et dernier match, il est depuis des années le chauffeur du maire de la ville, <strong>Quentin Le Bars</strong>. Un drôle de type. Hâbleur, dragueur, manipulateur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5846"></span></p>
<p><strong>Laura</strong> cherche un appartement, un travail. Se présenter chez le maire sur les conseils de son père, elle n&rsquo;y voit aucune malice. On la retrouve pourtant au début de ce roman devant deux policiers, pour porter plainte. Oui, <strong>Quentin Le Bars</strong> a abusé d&rsquo;elle, de sa naïveté, de sa jeunesse. Installant sur la jeune fille une emprise qu&rsquo;elle ne brisera pas. Consentante ? Elle le réfute. Elle n&rsquo;avait pas le choix. Elle, la fille qu&rsquo;on appelle (call-girl) n&rsquo;avait pas la force. Son père ne s&rsquo;est pas remis de son dernier combat. Alors elle quémande une aide auprès du maire, elle n&rsquo;obtient rien. Reste enfermée dans une manipulation qu&rsquo;elle ne peut défaire. Céder, ce n&rsquo;est pas consentir&#8230;</p>
<p>C&rsquo;est au casino que tout commence. L&rsquo;endroit est tenu par <strong>Franck Bellec</strong> et sa soeur, <strong>Hélène</strong>. Le premier mange dans la main du maire quand ce n&rsquo;est pas l&rsquo;inverse, tenus qu&rsquo;ils sont par une vassalité de bon aloi. La seconde a fait tourner la tête et le coeur de <strong>Max</strong>, qui a quitté sa femme, <strong>Marielle</strong>. Une histoire qui ne durera pas cependant. C&rsquo;est pourtant elle qui fera éclater la vérité, une fois <strong>Quentin Le Bars</strong> devenu ministre.</p>
<p>Comme dans nombre de ses romans, <strong>Tanguy Viel</strong> raconte l&rsquo;agencement malheureux dans lequel tombent des hommes et des femmes souvent notables, comme dans une souricière.</p>
<p>Un piège donc. Pour <strong>Laura</strong>, pour <strong>Quentin Le Bars</strong> devenu ministre. Pour <strong>Max Le Corre</strong> devenu apathique et désabusé.</p>
<p>Un roman rondement mené, autour de la province des notables, de la notion d&rsquo;emprise et de manipulation.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 49 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et Franck n&rsquo;a pas eu besoin d&rsquo;entendre ce qui se disait déjà entièrement et violemment dans la seule locution &laquo;&nbsp;par ailleurs&nbsp;&raquo; à cause de la manière dont Le Bars s&rsquo;était arrêté de lui-même en pleine phrase. Alors Franck silencieux avait déjà compris, déjà interprété le &nbsp;&raquo; par ailleurs&nbsp;&raquo;, non comme une carte maîtresse que l&rsquo;autre s&rsquo;apprêtait à abattre sur la table mais le simple rappel que leurs deux destins étaient assez liés pour qu&rsquo;il ne puisse se désolidariser comme ça, à savoir  : ce que tout le monde savait, que le bureau de Bellec n&rsquo;était rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une succursale de la mairie, là où se prenaient des décisions plus importantes qu&rsquo;au conseil municipal, au point que certains avaient surnommé l&rsquo;endroit &laquo;&nbsp;le ministère des finances&nbsp;&raquo;, et Bellec le grand argentier de la ville.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 81 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle, tout ce qu&rsquo;elle avait envie de leur dire, en les écoutant chanter sur le bord de l&rsquo;écume, c&rsquo;était qu&rsquo;elles arrivaient trop tard, qu&rsquo;avec les dieux c&rsquo;est toujours la même chose, ils débarquent après la bataille et on dirait que leur joie consiste à alimenter les regrets comme on souffle sur les braises. Et elle les entendait presque rire, la regardant de cet air espiègle que seuls les êtres imaginaires peuvent conserver dans l&rsquo;air acide, répétant comme une chorale d&rsquo;enfants : Oh qu&rsquo;as-tu fait, Laura, qu&rsquo;as-tu fait ?</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 119 :</strong>  <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Alors c&rsquo;était plus facile, plus nécessaire aussi de considérer que les choses avaient été ce qu&rsquo;elles devaient être, oublieuse de ce qu&rsquo;elle avait elle-même considéré si longtemps comme un piège dont elle n&rsquo;était pas parvenue à se défaire, essayant de se dire désormais, se justifiant auprès d&rsquo;un tribunal intérieur que voilà, c&rsquo;est normal, il m&rsquo;a rendu service et je lui ai rendu service, rien de plus, aucun drame là-dedans – et c&rsquo;était sa manière à elle de s&rsquo;en sortir avec ça, apaisée soudain de rendre si prosaïque cette chose qui les avait si violemment liés, non, pas violemment, un simple deal, insistait-elle, un échange de bons procédés et qu&rsquo;est-ce que ça peut leur faire à tous si en guise de monnaie il y a mon propre corps en gage ?&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>La fille qu&rsquo;on appelle, Tanguy Viel, Les Editions de Minuit, 16€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans la brume asphyxiante, le rêve d&#8217;autres vies&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/05/17/dans-la-brume-asphyxiante-le-reve-dautres-vies/</link>
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		<pubDate>Mon, 17 May 2021 07:32:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection Roblès 2021 Quelle histoire ! Pourtant sur le papier, rien qui ne m&#8217;attire au premier abord : l&#8217;histoire n&#8217;est pas contemporaine, en plus, elle est lointaine. Bref. Il suffisait pourtant de se lancer embarquer sur le vraquier au coeur de cette histoire. A partir de là, les intrigues se découvrent, se mêlent, le tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782743650148.jpg" rel="lightbox[5646]"><img class="alignleft size-full wp-image-5649 colorbox-5646" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782743650148.jpg" alt="9782743650148" width="220" height="322" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff">Sélection Roblès 2021</span></strong></p>
<p>Quelle histoire ! Pourtant sur le papier, rien qui ne m&rsquo;attire au premier abord : l&rsquo;histoire n&rsquo;est pas contemporaine, en plus, elle est lointaine. Bref. Il suffisait pourtant de se lancer embarquer sur le vraquier au coeur de cette histoire. A partir de là, les intrigues se découvrent, se mêlent, le tout sur fond de brouillard et d&rsquo;odeur de fiente&#8230; Oui, le guano est un des personnages de ce roman à l&rsquo;atmosphère sombre. Et pour cause, à cette époque, pour une raison qui reste mystérieuse, sur le littoral chilien, le soleil ne brille de mille feux qu&rsquo;à peine deux heures par jour&#8230; Tout est humide et sent le renfermé.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Oui, venons-y. <strong>Edouard Jousselin</strong>, jeune auteur trentenaire, né à Montargis, nous présente d&rsquo;emblée à <strong>Joseph</strong> et <strong>Vald</strong>. Le premier n&rsquo;a vraiment pas le pied marin, vomit tandis que son ami d&rsquo;enfance tente de trouver une solution. Ils viennent de fuir. Sans savoir, sans s&rsquo;être dit la vérité non plus.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On devrait sans doute moins penser comme des naufragés, nous sommes des marins, des aventuriers&nbsp;&raquo;, dit <strong>Vald</strong>. Et pourtant. Un premier chapitre qui s&rsquo;ouvre la fin de l&rsquo;histoire. Alors rembobinons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5646"></span></p>
<p>Il y a le <strong>capitaine Moustache</strong>. Lui, ancien acteur de la lutte pour la l&rsquo;indépendance, est aujourd&rsquo;hui un homme redouté, craint. Il est seul à pouvoir rallier les îles du Pacifique du sud de l&rsquo;Amérique latine dans le brouillard permanent pour transporter l&rsquo;or local, le guano. Un homme qui voulait être riche, qui s&rsquo;est accoquiné avec <strong>Riffi</strong> pour profiter du monopole et mettre les trois familles régnantes à ses pieds. Là, <strong>Riffi</strong> le double. Fomente des attentats pour détourner l&rsquo;attention. De quoi alimenter cette fable épique sur fond de révolution ratée.</p>
<p class="article__paragraph ">Entre les villes de <strong>Libertad</strong> et <strong>Agouto,</strong> la jalousie est grande. Les deux maires respectifs, personnages atypiques et ennemis ont trouvé en Moustache un ami, un allié. Au fil des pages, chacun rêve d&rsquo;écrire son histoire dans cette brume asphyxiante. Qui a révéler le monstre qui sommeille en lui. Un livre d&rsquo;hommes dans lequel les femmes sont sacrifiées par la vanité de ces derniers.</p>
<p class="article__paragraph ">Un roman captivant. Une fable épique et romanesque.</p>
<h3 style="text-align: center"> Extraits</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 48 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La jeunesse à laquelle il appartenait avait grandi avec des ombres, des silhouettes floues, des formes altérées et des tons flétris. Elle faisait preuve d&rsquo;une moindre imagination, s&rsquo;abêtissait à perforer des carapaces de crustacés, cheminait à rebours le sentier de l&rsquo;intelligence humaine. A terme, il n&rsquo;était pas difficile de s&rsquo;en convaincre, les hommes de cette région deviendraient des cafards, terrés dans leurs trous froids et humides, le ventre couvert de boue, la tête rentrée dans une coquille brune, diffusant l&rsquo;odeur tenace du guano.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 84 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand l&rsquo;air se chargea d&rsquo;eau, au début des années 1880? Jojo, José, toutes les personnes que Moustache avait fréquentées et appréciées jadis, commencèrent de lui faire de longues leçons à propos de sa situation, du fait qu&rsquo;il s&rsquo;en tirait très bien malgré la brume, qu&rsquo;il enrichissait aux dépens de tous, à cause d&rsquo;un fléau. Au début, Ernesto culpabilisa, jura ne désirer rien de plus que l&rsquo;évanouissement du voile, proposa de rendre des services, ce qu&rsquo;il fit, d&rsquo;ailleurs. Mais les aigreurs s&rsquo;accentuèrent. On l&rsquo;affubla de sobriquets </em>L&rsquo;ami du brouillard, le fils de la brume, le disciple de la nuit opaque<em>. Blessé, il devint plus solitaire, de moins en moins enjoué à l&rsquo;idée d&rsquo;accoster, de retrouver ses détracteurs impatients de charger son guano et de décharger leurs reproches.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 286 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il fallait oublier, comment faire ? Faire le vide. Se remplir le ventre de grillades. Regarder la brume s&rsquo;assombrir peu à peu et le port s&rsquo;éteindre progressivement telle la lumière dans les yeux d&rsquo;un vieillard qui se meurt. Faire le vide. Ne plus penser. Les réserves de guano ? Elles sont nécessaires. Faire le vide. Juan José en prison par sa faute. S&rsquo;allonger. Jojo et José qui préparent déjà leurs armées pour se détruire l&rsquo;un l&rsquo;autre. Fermer les yeux. Le jour qui décline, calme et serein comme un lac gelé, sans vent, sans pluie. Lady Sue, éclatée. Faire le vide. Lady Sue qui m&rsquo;aimait. Lady Sue, l&rsquo;innocente.  Inspirer. Juan José. Expirer. S&rsquo;endormir.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les cormorans&nbsp;&raquo;, Edouard Jousselin, Rivages. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Terrorisme, totalitarisme et vodka&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/03/02/terrorisme-totalitarisme-et-vodka/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 07:20:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Rentrée littéraire 2021 &#160; Un roman russe doublé d&#8217;un premier roman ? Forcément, je n&#8217;ai pas résisté. Et j&#8217;ai dévoré les épreuves d&#8217; &#171;&#160;Une suite d&#8217;événements &#171;&#160;, de Mikhaïl Chevelev, journaliste de presse écrite. Encore un argument, évidemment. Grâce à son double littéraire, l&#8217;auteur nous parle de la Russie d&#8217;aujourd&#8217;hui dont il connaît toutes les affres. Lui, le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4> <strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire 2021</span></strong></h4>
<div id="productDescription" class="col-xs-12 no-padding">
<div class="productDescription col-xs-12">
<div class="productDescription-content col-xs-12">
<p class="description"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RUSSE.jpg" rel="lightbox[5572]"><img class="alignleft wp-image-5575 size-medium colorbox-5572" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RUSSE-206x300.jpg" alt="RUSSE" width="206" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un roman russe doublé d&rsquo;un premier roman ? Forcément, je n&rsquo;ai pas résisté. Et j&rsquo;ai dévoré les épreuves d&rsquo; <strong>&laquo;&nbsp;Une suite d&rsquo;événements &laquo;&nbsp;,</strong> de <strong>Mikhaïl Chevelev</strong>, journaliste de presse écrite. Encore un argument, évidemment.</p>
<p>Grâce à son double littéraire, l&rsquo;auteur nous parle de la Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui dont il connaît toutes les affres. Lui, le journaliste d&rsquo;opposition n&rsquo;a pas d&rsquo;autre choix que de devenir écrivain quand la publication pour laquelle il travaillait a dû fermer ses portes.</p>
<p>Ce dernier nous plonge ici, via la fiction dans la Russie de <strong>Poutine</strong>, pour mieux en dénoncer le totalitarisme. Pour mieux déplorer la responsabilité des élites intellectuelles dans l&rsquo;extension des pouvoirs qu&rsquo;il s&rsquo;est arrogés, lui qui en 1995 n&rsquo;était encore que l&rsquo;adjoint docile au maire de Saint-Pétersbourg.</p>
<p>Dans ce premier roman librement inspiré de son expérience de journaliste d&rsquo;opposition, <strong>Mikhaïl Chevelev</strong> s&rsquo;imagine un double littéraire, <strong>Pavel Volodine</strong>, journaliste moscovite, spécialiste des conflits interethniques dans la Fédération de Russie, appelé comme médiateur sur la scène d&rsquo;une prise d&rsquo;otages par une lointaine connaissance, très remontée contre les exactions du pouvoir en <strong>Tchétchénie et en Ukraine</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le terroriste menace d&rsquo;exécuter les 112 innocents qu&rsquo;il retient dans l&rsquo;église d&rsquo;un village de la banlieue moscovite si le président de la Fédération de Russie ne s&rsquo;excuse pas à la télévision pour les guerres qu&rsquo;il a déclenchées. <strong>Pavel</strong> reconnaît alors <strong>Vadim</strong>, qu&rsquo;il avait fait libérer lors d&rsquo;une mission bien des années auparavant. Engagé malgré lui dans une périlleuse course contre la montre et un improbable dialogue, il tente de comprendre ce qui a pu le conduire à faire le choix du terrorisme.</p>
<p>Dans un pays corrompu, incompétent, vérolé et confit dans l&rsquo;alcool, le parcours de deux hommes. Ce journaliste donc <strong>Pavel Volodine</strong>, et <strong>Vadim</strong>.</p>
<p>De page en page, un drame psychologique se dessine. Entre dérision, suspense maîtrisé et sens de la tragédie, c&rsquo;est une page d&rsquo;histoire contemporaine qui s&rsquo;offre à nous. Un premier roman puissant, percutant. Et lucide.</p>
<p>Au fait, comment dit-on bonheur en russe ?</p>
<p>En postface,<strong> Ludmila Oulitskaïa,</strong> autrice de romans, de nouvelles et de scénario, – elle est considérée comme l&rsquo;écrivaine russe vivante la plus lue à l&rsquo;étranger. Son engagement politique contre le Kremlin et l&rsquo;homophobie lui a valu d&rsquo;être attaquée par des jeunes militants pro-Poutine en 2016 notamment – écrit  : [&#8230;] <em>&laquo;&nbsp;Le héros du roman est prisonnier de l&rsquo;une des idées les plus séduisantes qui existent, l&rsquo;idée de justice. Mais il ne trouve pas justice. La réponse est absente. Une seule chose demeure invariable : le mal engendre le mal. D&rsquo;un moindre mal naît un mal plus grand, et cette escalade n&rsquo;a pas de fin&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p class="description" style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class="description" style="text-align: left"><strong>Page 31 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Evgueni installe rapidement sa caméra et improvise une mise en scène; Letchi sur fond de prisonniers reconnaissants prononce un discours inspiré de ma composition sur la fin de la guerre et ajoute de son propre chef une rafale de mitraillette tirée en l&rsquo;air en guise d&rsquo;adieu. Bougre de con, s&rsquo;exclame Evgueni, qu&rsquo;est-ce qui t&rsquo;as pris de tirer juste devant l&rsquo;objectif, la bande-son est fichue. Je m&rsquo;attends à être fusillé sur place avec mon collègue et les pauvres troufions pour laver l&rsquo;injure, mais pas du tout : Letchi, confus, baisse es yeux et refait docilement la prise. Le pouvoir de la télé, c&rsquo;est tout de même quelque chose, la presse, je le constate une fois de plus, ce n&rsquo;est rien à côté.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p class="description" style="text-align: left"><strong>Page 60 :</strong> <em>[&#8230;] &nbsp;&raquo; Puis une autre vie a commencé. La deuxième guerre de Tchétchénie, les immeubles qui explosent, le départ de Eltsine, l&rsquo;arrivée de Poutine qui entreprend de protéger la Russie selon son bon plaisir&#8230; J&rsquo;ai appelé Evgueni pour lui proposer de repartir. Il a réagi avec enthousiasme. Je n&rsquo;y ai pas prêté attention, me disant qu&rsquo;il avait un empêchement. Puis il a quitté Vues d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et on a cessé de le voir rue Petrovka. A l&rsquo;époque, j&rsquo;avais assez de mes propres problèmes. Ensuite, Evgueni s&rsquo;est mis à travailler pour la première chaîne. Je n&rsquo;ai pas vu ses reportages, mais on m&rsquo;a dit qu&rsquo;il passait son temps à filmer des popes et des généraux, du style de la Sainte Russie se relève fièrement et sa noble armée reçoit la bénédiction de la Sainte Eglise&#8230; Evgueni ? Allons donc! Si tu ne nous crois pas, va donc vérifier toi-même.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="description" style="text-align: left"><strong>Page 142 :</strong> <em>[&#8230;]  &nbsp;&raquo; Pendant longtemps, Vadim ne s&rsquo;explique pas lui-même pourquoi il a accepté cette proposition. N&rsquo;a-t-il pas assez vu la guerre dans sa vie ? Pour sûr que si, jusqu&rsquo;à en avoir une indigestion&#8230; Parce qu&rsquo;il n&rsquo;a nulle part où aller ? Mais non, il sait qu&rsquo;il arrivera à se débrouiller&#8230; De crainte de se voir expulsé en Russie en cas de refus ? Il a cessé d&rsquo;avoir peur. Pas parce qu&rsquo;il en a perdu l&rsquo;habitude mais parce qu&rsquo;il n&rsquo;en est plus capable, come si quelque chose en lui s&rsquo;était engourdi&#8230; &nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p class="description"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une suite d&rsquo;événements&nbsp;&raquo;, Mikhail Chevelev, Gallimard, 18€.  Traduction de Christine Zeytounian-Beloüs</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Printemps arabe à travers la chair&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 07:15:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Rachid Benzine, je l&#8217;ai découvert pendant le confinement, au hasard d&#8217;un classement des titres les plus commandés dans une librairie. J&#8217;avais alors dévoré &#171;&#160;Ainsi parlait ma mère&#160;&#187;, dont je vous ai parlé ici.  Rachid Benzine est un auteur déjà prolixe, auteur d’essais notamment. Sa pièce « Lettres à Nour » a été mise en scène avec succès dans plusieurs pays. Rachid Benzine est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/143327_couverture_Hres_0.jpg" rel="lightbox[5426]"><img class="alignleft wp-image-5428 size-medium colorbox-5426" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/143327_couverture_Hres_0-204x300.jpg" alt="143327_couverture_Hres_0" width="204" height="300" /></a></p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong>, je l&rsquo;ai découvert pendant le confinement, au hasard d&rsquo;un classement des titres les plus commandés dans une librairie. J&rsquo;avais alors dévoré <strong>&laquo;&nbsp;Ainsi parlait ma mère&nbsp;&raquo;</strong>, dont je vous ai parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/07/a-cette-femme-quil-aimera-toujours/">ici</a>. </strong></p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong> est un auteur déjà prolixe, auteur d’essais notamment. Sa pièce <strong>« Lettres à Nour »</strong> a été mise en scène avec succès dans plusieurs pays. <strong>Rachid Benzine</strong> est islamologue, politologue, enseignant.</p>
<p>Né en 1971, il est arrivé en France à l’âge de 7 ans avec sa famille marocaine.</p>
<p>Codirecteur de la collection Islam des lumières aux éditions Albin Michel, il s’attache à penser un islam en phase avec notre temps et s’investit également dans le dialogue islamo-chrétien.</p>
<p>Dans ce nouveau roman, <strong>&laquo;&nbsp;Dans les yeux du ciel&nbsp;&raquo;</strong>, il nous entraîne dans le sillage de <strong>Nour</strong>, une prostituée quadragénaire, arabe, musulmane. Dont la vie va basculer pendant les &laquo;&nbsp;Printemps arabes&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est la voix de <strong>Nour</strong> qui nous guide. Une intermédiaire improbable car elle incarne, par la vie qu&rsquo;elle mène, tous les mensonges. Mais elle parle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5426"></span></p>
<p>Là, alors que la rue gronde, jour et nuit désormais, elle raconte les passes avec ses clients, parfois violents, souvent hypocrites avec le pouvoir et la religion. <strong>Nour</strong> parle aussi à son Dieu. Elle parle de sa mère, de sa fille qu&rsquo;elle veut protéger. Elle parle de <strong>Slimane</strong>, aussi. Son jeune ami homosexuel est poète et va devenir fer de lance du mouvement. Jusqu&rsquo;au drame. Elle évoque ses espoirs, sans trop se méprendre cependant sur l&rsquo;avenir qu&rsquo;elle juge incertain.</p>
<p>Le texte a été adapté au théâtre.</p>
<p>Un texte fort. Poignant.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 10 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Nour. Chez moi, on est prostituée de mère en fille. Enfin, depuis deux générations. Pas de quoi se vanter d&rsquo;un savoir-faire ancestral. Mais ça laisse des marques. Sur le corps. Sur la peau. En dedans, quelque part. Quelque chose que certains nomment l&rsquo; &laquo;&nbsp;âme&nbsp;&raquo;. Peut-être que c&rsquo;est ça. Je ne sais pas trop. En tout cas, une amertume, quand tu y penses, qui te donne envie de gerber. D&rsquo;en finir. Comme ça, d&rsquo;un claquement de doigts. Disparaître. Un dernier vol plané du haut d&rsquo;un minaret. Sous les roues d&rsquo;un char. N&rsquo;être plus que de la bouillie. Une flaque de chair, de sang, de merde. S&rsquo;imaginer comme ça. Une image toujours plus dégueulasse que celle que renvoient ceux qui vous croisent.[&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 53 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les hommes me seront toujours une énigme. Je suis sûre qu&rsquo;ils valent mieux que ce qu&rsquo;ils me donner à entrevoir. Même comme amants. Ont-ils jamais pensé à offrir du plaisir à une femme ? Gratuitement ? Juste pour faire plaisir ? Je peux être à genoux devant eux, bouche ouverte, j&rsquo;en sais plus sur eux-mêmes qu&rsquo;ils n&rsquo;en sauront jamais. Ils ne se voient pas expirer, suinter, grimacer, grogner&#8230; Pleurer, parfois. Surtout, ils ne s&rsquo;entendent pas parler, éructer. Me traiter de &laquo;&nbsp;sale pute&nbsp;&raquo;, de s&nbsp;&raquo;salope&nbsp;&raquo; ou crier des prénoms qui me sont inconnus mais qui représentent ceux qu&rsquo;ils veulent tant foutre. En me fessant. Quel besoin ont donc les hommes de salir ainsi la femme qui leur offre son corps ? Comme si le plaisir des hommes était une punition. La leur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 94 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Parfois, il faut enjamber un cadavre. A demi calciné ou aux membres désarticulés. Celui-ci n&rsquo;a plus de tête, mais il se cramponne encore à une banderole qui a bu son sang. Je prie pour lui et sa famille. Dans la rue, on attaque vite et on se replie tout aussi vite. On se cache dans des commerces, dans des cages d&rsquo;escalier. On se réfugie chez un ami qui a une console de jeux, de l&rsquo;alcool, du shit. L&rsquo;instinct rend alerte, précis, rapide. Les morts et les blessés s&rsquo;accumulent. L&rsquo;agonie à chaque coin de rue.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Dans les yeux du ciel&nbsp;&raquo;, Rachid Benzine, Seuil, 17€. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Hommes, femmes&#8230; mode d&#8217;emploi</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/20/hommes-femmes-mode-demploi/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/20/hommes-femmes-mode-demploi/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 20 Oct 2019 10:02:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Je n’avais, sauf oubli de ma part, jamais ouvert un roman de Karine Tuil. Le onzième de ses écrits est arrivé sur mon bureau alors je l’ai ouvert. « Les choses humaines » nous parle de nous, de l’air du temps. C’est d’ailleurs ce que lui reproche plusieurs critiques lues ces dernières semaines. L’ère post «#metoo » pour être plus [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ffcc00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p class="western"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/41Zm6vtAysL._SX195_.jpg" rel="lightbox[4878]"><img class="alignleft size-full wp-image-4885 colorbox-4878" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/41Zm6vtAysL._SX195_.jpg" alt="41Zm6vtAysL._SX195_" width="195" height="285" /></a>Je n’avais, sauf oubli de ma part, jamais ouvert un roman de <b>Karine Tuil</b>. Le onzième de ses écrits est arrivé sur mon bureau alors je l’ai ouvert. <b>« Les choses humaines » </b>nous parle de nous, de l’air du temps. C’est d’ailleurs ce que lui reproche plusieurs critiques lues ces dernières semaines. L’ère post «#metoo » pour être plus précise.</p>
<p class="western">Au fil des pages, on parle de sexe, de violence sexuelle, de rapports entre hommes et femmes. A l’aune de l’actualité qui ne laisse plus rien passer, et c’est heureux.</p>
<p class="western">L’histoire ? Elle se passe aujourd’hui. <strong>Jean Farel</strong>, 70 ans, fait de la résistance à la télévision et sur les ondes. L’homme, qui s’est fabriqué tout seul, est au faîte de sa carrière. Il est marié à <strong>Claire</strong>, essayiste reconnue, de 27 ans sa cadette. Ils ont un fils, <strong>Alexandre</strong>, brillant étudiant, mais cependant fragile, alors en chemin vers une prestigieuse université américaine, Stanford. Il tente de se remettre d’une douloureuse rupture amoureuse avec une femme plus âgée, et déjà dans les sphères du pouvoir.</p>
<p class="western"><span id="more-4878"></span></p>
<p class="western">Mais un jour, tout bascule. Le couple ne partage déjà plus grand-chose – <strong>Claire</strong> a quitté Jean pour<strong> Adam</strong>, professeur de français, juif, père de deux filles qui a laissé son ex-épouse rejoindre Brooklyn pour vivre son judaïsme de manière plus radicale. <strong>Jean</strong>, lui, passe désormais un plus de temps avec<strong> Françoise,</strong> cette femme de son âge avec laquelle il mène une double vie depuis plusieurs décennies déjà.</p>
<p class="western">Un soir, leur fils <strong>Alexandre</strong> aura une relation sexuelle avec <strong>Mila</strong>, la fille aînée d’<strong>Adam.</strong> Consentie ? Contrainte ? C’est tout l’enjeu du roman qui, dans sa deuxième partie ( la plus intéressante du reste) nous plonge dans les longues journées d’un procès pour viol, devant une cour d’assises, donc. Et pour suivre ce type de procès depuis plusieurs années maintenant, rien ne manque.<strong> Karine Tuil</strong> a d’ailleurs expliqué avoir passé beaucoup de temps à observer, à écouter durant ce type de procès.</p>
<p class="western">Son histoire, elle l’a d’ailleurs tirée d’un fait divers américain, dit l’affaire de Stanford. Une jeune fille accusait un brillant étudiant de l’avoir obligée à une relation sexuelle. Promis à un bel avenir, devait-on le condamner ?</p>
<p class="western">Les mêmes ressorts sont déroulent ici. Entre une mère qui culpabilise. Un père qui ne veut pas perdre la face ni l’antenne. Et un fils qui, à mon avis, in fine, n’a rien compris. De quoi arpenter en tous sens l’idée du consentement. La &nbsp;&raquo; zone grise &nbsp;&raquo;  qui certains mettent en avant pour justifier leurs actes ? Elle n’existe pas selon<strong> Karine Tuil</strong>. Elle cache seulement le déni. Trop répandu cependant. Dommage que dans le livre, tout cela ne soit pas redit avec force. Un flou subsiste, je trouve.</p>
<p class="western">Quid de la jeune victime, jeune femme au parcours chaotique ? Sa parole sera décortiquée, mise en doute, ignorée pour enfin être entendue. Reste que, comme dans la fable de La Fontaine, &laquo;&nbsp;selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir &laquo;&nbsp;…</p>
<p class="western" align="center"><b>Extraits</b></p>
<blockquote>
<p class="western" style="text-align: left" align="left"><b>Pages 78-79 : </b><i>« Pour la première fois de leur vie, ils avaient cessé d’exister pour leurs familles, il y avait une forme d’égoïsme dans ce repli amoureux qui contredisait leurs valeurs profondes, tout ce qu’ils avaient été jusqu’àlors, des époux fidèles, des parents attentifs, et en dépit de ce qu’ils interprétaient dans les moments où les remords étaient trop vifs comme une trahison intime, cela avait été la période la plus heureuse de leur vie. »</i></p>
<p class="western" style="text-align: left" align="left"><i></i><b>Page 250 : </b><i>« Pour Claire, le dilemme, c’était de vivre avec une telle promesse de réorganisation sociétale – les femmes racontaient enfin ce qu’elles avaient vécu, quelque chose d’important se jouait là dans cette réappropriation publique de leur valeur cette écoute attentive de leur parole – et, dans le même temps, d’analyser avec le plus d’objectivité possible ce qui était raconté au procès alors que, sous le prisme de l’émotion et de l’affectivité, tout lui paraissait vicié, excessif, à charge – son fils risquait jusqu’à quinze ans de prison et elle devait l’accabler ? Toute sa vie durant, elle n’avait fait qu’agir en contradiction avec les valeurs qu’elle prétendait publiquement défendre. C’était ça, la violence : le mensonge – une représentation falsifiée de son existence. Le déni : la voie qu’elle avait substituée au réel pour pouvoir le supporter. »</i></p>
<p class="western" style="text-align: left" align="left"><b>Page 281 : </b><i>« “Reconnaissez-le, on est dans la zone grise : il pensait qu’elle voulait avoir cette relation et elle n’a pas exprimé son refus catégorique. Lui a déjà grandement payé pour ce qui s’est passé : il n’a pas pu faire ses études à Stanford, sa carrière aux Etats-Unis est gâchée à tout jamais, il a abandonné ses entraînements, il est en prison, il a été tellement battu par les détenus qu’il ne sort plus de sa cellule, il ne dira rien mais il est détruit et je ne suis pas sûr qu’il s’en remette. Alexandre est une bonne personne, tous ses amis l’ont dit : il est sain d’esprit, loyal, courageux, combatif, c’est pourquoi je pense qu’il serait injuste de détruire la vie d’un garçon intelligent, droit, aimant, un garçon à qui jusqu’à présent tout a réussi, pour vingt minutes d’action” »</i></p>
</blockquote>
<p class="western" align="left"><i><b>« Les choses humaines », Karine Tuil, Gallimard, 21€</b></i></p>
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		<item>
		<title>Quand la religion fait le lit de l&#8217;exaspération&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/05/17/quand-la-religion-fait-le-lit-de-lexasperation/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2019 07:14:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["La guerre des pauvres"]]></category>
		<category><![CDATA[Eric >Vuillard]]></category>
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		<category><![CDATA[XVIe siècle]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160;  Moins de 70 pages ! Pas de doute, Eric Vuillard, prix Goncourt 2017, a l&#8217;art de la concision. Et le sens de l&#8217;Histoire. Après &#171;&#160;L&#8217;Ordre du jour&#160;&#187;, qui nous annonçait la Seconde Guerre mondiale, il nous emmène à la fin du Moyen-âge pour nous parler des pauvres et d&#8217;un certain Thomas Müntzer qui a [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-la-guerre-des-pauvres.jpg" rel="lightbox[4639]"><img class="alignleft size-full wp-image-4642 colorbox-4639" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-la-guerre-des-pauvres.jpg" alt="zoom-la-guerre-des-pauvres" width="380" height="694" /></a></strong></p>
<div> Moins de 70 pages ! Pas de doute, <strong>Eric Vuillard</strong>, prix Goncourt 2017, a l&rsquo;art de la concision. Et le sens de l&rsquo;Histoire.</div>
<div></div>
<div>Après <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Ordre du jour&nbsp;&raquo;</strong>, qui nous annonçait la Seconde Guerre mondiale, il nous emmène à la fin du Moyen-âge pour nous parler des pauvres et d&rsquo;un certain <strong>Thomas Müntzer</strong> qui a voulu changer leurs destins, loin de l&rsquo;office en latin et du pouvoir des princes. <strong> &laquo;&nbsp;La guerre des pauvres&nbsp;&raquo;</strong> est un récit.</div>
<div></div>
<div></div>
<div><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/220px-Thomas_Muentzer.jpg" rel="lightbox[4639]"><img class="alignleft size-full wp-image-4647 colorbox-4639" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/220px-Thomas_Muentzer.jpg" alt="220px-Thomas_Muentzer" width="220" height="315" /></a></div>
<div>L&rsquo;histoire ? Nous sommes en 1524 dans le sud de l&rsquo;Allemagne. Les pauvres se soulèvent. Le mouvement s&rsquo;étend, gagne la Suisse et l’Alsace. Un jeune homme se distingue, un théologien,<strong> Thomas Müntzer.</strong></div>
<div>Un peu trop exalté et radical pour réellement influencer l&rsquo;Histoire, l&rsquo;homme a cependant laissé une trace. Et a inspiré <strong>Eric Vuillard</strong> qui nous demande de le suivre.</div>
<div><strong>Thomas Müntzer</strong> a puisé dans la Bible les arguments d&rsquo;une révolution sociale contre les princes. Et profitera de la révolte des paysans pour diffuser ses idées.</div>
<div>Un récit bref et dense à la fois qui nous emmène également en Grande-Bretagne avant un retour à <strong>Zwichau</strong>, une des premières villes à avoir introduit la réforme luthérienne.</p>
<div>Ici, Eric Vuillard fait œuvre de mémoire, rendant justice à des milliers d&rsquo;entre eux qui, un jour, ont fait le choix de lutter le pouvoir qu&rsquo;il soit économique, social, politique ou religieux, et ceux qui le tiennent.</div>
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<div style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></div>
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<blockquote><p><strong>Page 13 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il parle. On l&rsquo;écoute. Il cite les Evangiles : “Vous ne pouvez servir Dieu et les richesses.”</em></p>
<p><em>Il croit pouvoir lire les textes tout simplement, à la lettre ; il croit en une chrétienté authentique et pure. Il croit que tout est écrit noir sur blanc dans saint Paul, qu’on trouve tout ce qu’il faut dans les Evangiles. Voilà ce qu’il croit.</em></p>
<p><em>Et c’est cela qu’il va prêcher aux pauvres tisserands, aux mineurs, à leurs femmes, à tous les misérables de Zwickau. Il cite l’Evangile et met un point d’exclamation derrière. Et on l’écoute. Et les passions remuent, car ils sentent bien, les tisserands, que si on tire le fil toute la tapisserie va venir, et ils sentent bien, les mineurs, que si on creuse assez loin toute la galerie s’effondre. Alors, ils commencent à se dire qu’on leur a menti. »</em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong>Page 46 :</strong> <em>« C’est en essayant d’organiser la révolte en Thuringe, à Allstedt, que Müntzer se détacha des autres prédicateurs. Le fond devint social, enragé. La frange huppée de ses sympathies se mit à prendre peur. Il parlait d’un monde sans privilèges, sans propriété, sans Etat. Il excitait avec force contre l’oppression. Il appelait Luther “la chair qui mène molle vie à Wittenberg”. Il disait : “Il faut que le monde entier reçoive un grand coup ”. »</em></p>
<p><strong> Pages 58-59  : </strong><em>« Pourtant la fausse parole transmettra entre les lignes un éclat de vérité. “Ce ne sont pas les paysans qui se soulèvent, c’est Dieu ! ” – aurait dit Luther, au départ, dans un cri admiratif épouvanté. Mais ce n’était pas Dieu. C’étaient bien les paysans qui se soulevaient. A moins d’appeler Dieu la faim, la maladie, l’humiliation, la guenille. Ce n’est pas Dieu qui se soulève, c’est la corvée, la censives, les dîmes, la mainmorte, le loyer, la taille, le viatique, la récolte de paille, le droit de première nuit, les nez coupés, les yeux crevés, les corps brûlés, roués, tenaillés. Les querelles sur l’au-delà portent en réalité sur les choses de ce monde. »</em></p></blockquote>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;La guerre des pauvres&nbsp;&raquo;, Eric Vuillard, Actes Sud, 8,50€</em></strong></p>
</div>
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		<title>Chronique argentine sur fond de morts mystérieuses&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/18/chronique-argentine-sur-fond-de-morts-mysterieuses/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Jul 2013 09:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
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		<category><![CDATA[Nurit Iscar]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<description><![CDATA[Les vacances s&#8217;annoncent. Impossible de fermer sa valise sans y glisser une sélection de livres à lire. Pour vous accompagner dans la maison de famille en Bretagne, au fond d&#8217;un camping naturel en Ardèche, sur la route de la Soie ou plus sagement dans votre appartement, voici un livre qui pourrait vous plaire. Il s&#8217;agit [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les vacances s&rsquo;annoncent. Impossible de fermer sa valise sans y glisser une sélection de livres à lire. Pour vous accompagner dans la maison de famille en Bretagne, au fond d&rsquo;un camping naturel en Ardèche, sur la route de la Soie ou plus sagement dans votre appartement, voici un livre qui pourrait vous plaire<strong>. Il s&rsquo;agit de &laquo;&nbsp;Bétibou&nbsp;&raquo;, de Claudia Piñeiro, paru au début de l&rsquo;année chez Actes Sud.</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/get_photo.php_.jpg" rel="lightbox[1869]"><img class="alignleft  wp-image-1873 colorbox-1869" style="margin: 10px" alt="get_photo.php" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/get_photo.php_.jpg" width="60" height="113" /></a></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Une ex-écrivain devenue nègre, un journaliste novice bombardé fait-diversier et un chroniqueur policier de la vieille école s&rsquo;allient pour mener une enquête criminelle pas banale après la découverte d&rsquo;un homme, la gorge tranchée, dans son appartement d&rsquo;une résidence huppée et hautement sécurisée de la banlieue de Buenos Aires. <strong>Mais qui a pu tuer Pedro Chazarreta ?</strong> Accusé d&rsquo;avoir tué sa femme peu de temps auparavant, certains se disent qu&rsquo;il n&rsquo;a eu que ce qu&rsquo;il méritait&#8230;</p>
<p><strong>Jaime Brena,</strong> vieux routier du journalisme et chroniqueur judiciaire aguerri ayant été écarté du service des faits divers<strong> du journal El Tribuno</strong> pour le service Société va mener une enquête avec celui qui l&rsquo;a remplacé, trop novice pour bien voir (mais féru de nouvelles technologies !) mais aussi avec<strong> Nurit Iscar,</strong> écrivaine devenue nègre après avoir été éreintée par le journal de<strong> El Tribuno </strong>notamment, dirigé par son ancien amant qui, à l&rsquo;époque, l&rsquo;appelait <strong>Bétibou, d&rsquo;où le titre</strong>. Un surnom que lui avait trouvé Jaime Brena, sans la connaître. Et pour cause&#8230; <strong> </strong></p>
<p>Ensemble, ils vont découvrir des éléments au fur et à mesure de leurs investigations<strong>. Nurit Iscar</strong> s&rsquo;est installée au coeur même du country-club ultra-protégé,<strong> La Maravillosa, </strong>pour poser son regard d&rsquo;auteure que les événements tandis que les deux journalistes travaillent sur l&rsquo;enquête. Et si ces morts récentes et brutales avaient toutes un lien ?</p>
<p><strong>Le trio va découvrir une vérité qui le dépasse. Faut-il quand même la dévoiler ?</strong></p>
<p>Relations politiques/média, corruption, puissance de l&rsquo;argent sont quelques-unes des thématiques abordées dans ce roman rondement mené.</p>
<p><span id="more-1869"></span></p>
<p>L&rsquo;auteure, <strong>Claudia Piñeiro,</strong> est née en 1960 à Burzaco, dans la province de Buenos Aires. Elle est romancière, dramaturge et auteur de scénarios pour la télévision. <strong>&laquo;&nbsp;Les Veuves du jeudi</strong>&nbsp;&raquo; (Actes Sud 2009) a été récompensé par le prix Clarin. <strong>&laquo;&nbsp;Elena et le roi détrôné&nbsp;&raquo;</strong> est paru en 2011. Son oeuvre est traduite dans de nombreux pays.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 57</strong> : <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Car, bien que la justice au sens propre, celle des juges et des tribunaux, ait laissé Chazarreta en liberté par manque de preuves, la grande majorité des habitants du pays, à tort ou à raison, croient encore aujourd&rsquo;hui que c&rsquo;est Chazarreta qui a égorgé sa femme. Ou qu&rsquo;il l&rsquo;a fait égorger. Ce qui n&rsquo;empêche pas que Nurit Iscar se permette d&rsquo;avoir des doutes, pour la bonne et simple raison que les preuves manquent.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 198</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Sur le chemin du retour vers la maison où loge Nurit Iscar, Jaime Brena fait part au commissaire Venturini des interrogations que lui inspire le cadre vide. Mais le commissaire est catégorique : Ecoute, mon vieux, c&rsquo;est sans intérêt ; tu n&rsquo;en as pas, toi, de cadre vide chez toi ? Aucun, que ce soit avec ou sans photo, d&rsquo;ailleurs, car il n&rsquo;y a pas de cadres chez moi, répond Brena. Eh bien, moi, oui, j&rsquo;en ai sur ma table de chevet depuis trois mois, mais je ne sais pas quelle photo y mettre. Tu ne crois pas que cela signifie qu&rsquo;on est sur le point de m&rsquo;assassiner ? Nurit Iscar pense elle aussi qu&rsquo;il faudrait creuser un peu dans cette direction. Oh la la, vous autres, les écrivains, avec tous vos fantasmes ! Je ne suis pas écrivain, je suis journaliste. C&rsquo;est pareil, Brena.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 237</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Peu de temps avant que Lorenzo Rinaldi ne passe chercher Nurit Iscar à La Maravillosa pour l&rsquo;emmener déjeuner, Jaime Brena se prépare son premier café de la journée, et le gamin des faits divers, qui ne s&rsquo;est pas réveillé de toute la nuit ni depuis le début de la matinée, urine frénétiquement pour se ruer au plus vite sur son ordinateur afin de voir si une réponse de Gonzalo Gandolfini est arrivée. Et la réponse est arrivée.“ Salut, oui, je suis son neveu. Hélas, mon oncle est décédé il y a quelque temps dans un accident de voiture. Je suppose que tu le connais depuis l&rsquo;époque de la Chacrita, j&rsquo;espère que tu en as gardé d&rsquo;agréables souvenirs ! ( ah, ah, ah). D&rsquo;après mon pater, tout le monde n&rsquo;a pas gardé d&rsquo;agréables souvenirs de cette époque. Salut”. Le gamin lit le message plusieurs fois. Il se demande quelle suite lui donner. Il appelle Jaime Brena qui, à cette heure, en est à son deuxième café.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un long roman ( 396 pages) qui, une fois ouvert, oblige le lecteur à aller jusqu&rsquo;au bout. Pour découvrir la vérité, pour comprendre aussi comment cette association improbable va pouvoir fonctionner jusqu&rsquo;au bout. Une façon aussi de découvrir le métier de journaliste en Argentine, les jeux de pouvoirs&#8230; et la perversité. </span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un bon moment en perspective malgré le style, peu travaillé. A lire sur la plage ou ailleurs. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Bétibou&nbsp;&raquo;, de Claudia Piñeiro, Actes sud, 23,50€. Traduit par Romain Magras.</strong> </em></p>
<p style="text-align: left"> </p>
</blockquote>
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		</item>
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		<title>La singulière tristesse du gâteau au citron</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/04/la-singuliere-tristesse-du-gateau-au-citron/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Jul 2013 07:08:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Une histoire pas banale. Voilà ce que propose Aimee Bender avec &#171;&#160;La singulière tristesse du gâteau au citron&#160;&#187;. Auteure américaine, Aimee Bender est aujourd&#8217;hui un des auteurs les plus originaux du paysage littéraire outre-Atlantique. Son roman présenté ici a d&#8217;ailleurs connu un grand succès aux Etats-Unis. Aimée Bender enseigne le creative writing à l&#8217; [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_La-singuliere-tristesse-du-gateau-au-citron_7939.jpeg" rel="lightbox[1765]"><img class="alignleft  wp-image-1772 colorbox-1765" style="margin: 10px" alt="C_La-singuliere-tristesse-du-gateau-au-citron_7939" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_La-singuliere-tristesse-du-gateau-au-citron_7939.jpeg" width="120" height="182" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une histoire pas banale. Voilà ce que propose <strong>Aimee Bender</strong> avec <strong>&laquo;&nbsp;La singulière tristesse du gâteau au citron&nbsp;&raquo;</strong>. Auteure américaine, <strong>Aimee Bender</strong> est aujourd&rsquo;hui un des auteurs les plus originaux du paysage littéraire outre-Atlantique. Son roman présenté ici a d&rsquo;ailleurs connu un grand succès aux Etats-Unis.</p>
<p><strong>Aimée Bender</strong> enseigne le creative writing à l&rsquo; University of Southern California. Elle s&rsquo;occupe également d&rsquo;un atelier de théâtre pour malades mentaux. Elle est l&rsquo;auteure de deux recueils de nouvelles, disponibles également aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong> <strong>(&laquo;&nbsp;La fille en jupe inflammable&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Des créatures obstinées&nbsp;&raquo;</strong>) ainsi que d&rsquo;un roman intitulé <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;ombre de moi-même&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><span id="more-1765"></span></p>
<div id="attachment_1777" style="width: 312px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Aimee-Bender_5651.jpeg" rel="lightbox[1765]"><img class=" wp-image-1777  colorbox-1765" style="margin: 10px" alt="L'auteure, Aimee Bender. (Photo Babelio.com)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Aimee-Bender_5651.jpeg" width="302" height="410" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;auteure, Aimee Bender.<br />(Photo Babelio.com)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce roman ? C&rsquo;est celle de <strong>Rose Edelstei</strong>n, 9 ans. Une petite fille qui découvre, alors qu&rsquo;elle mord dans un morceau de son gâteau d&rsquo;anniversaire, qu&rsquo;elle ressent alors l&rsquo;émotion éprouvée par sa mère au moment où elle assemblait les ingrédients. Une révélation qui va plonger l&rsquo;enfant dans de drôles de réflexions. Et lui donnera le pouvoir de savoir, rien qu&rsquo;en les goûtant, d&rsquo;où viennent les ingrédients ingérés et quelles émotions traversent ceux qui les cuisinent.</p>
<p>Sa famille, qu&rsquo;elle croyait unie, lui apparaît sous un nouveau jour grâce à ce pouvoir. Entre une mère dépressive et trompant son mari, un père débordé et pas très attentif et un frère tellement absent qu&rsquo;il en a développé également un don assez déstabilisant – il finira d&rsquo;ailleurs par disparaître totalement – sans oublier une grand-mère qui expédie à la famille des colis d&rsquo;objets cassés.</p>
<p>Un sixième sens qui, au quotidien, pose souci à la fillette qui trouve du réconfort auprès de <strong>George</strong>, le meilleur ami de son frère.</p>
<p>Au fil des pages, on suit donc le parcours de Rose, de l&rsquo;âge d&rsquo;enfant à celui de jeune adulte. Entre fable et science-fiction, dans la banlieue de Los Angeles.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong><em> &laquo;&nbsp;La qualité des ingrédients – le bon chocolat, les citrons bien frais – semblait cacher quelque chose de plus important et de plus sombre, et cet arrière-goût commençait à remonter à la surface. Je sentais sans difficulté le chocolat, mais par glissements legers; comme un effet secondaire qui se déroulait, se déployait, j&rsquo;avais le sentiment que ma bouche se remplissait aussi d&rsquo;un goût de petitesse, d&rsquo;une sensation de rapetissement, de contrariété, d&rsquo;une distance dont je devinais qu&rsquo;ils étaient liés à ma mère, le goût de sa pensée fourmillante, une spirale, quasiment comme si j&rsquo;étais capable de sentir le grincement de sa mâchoire ayant provoqué cette migraine qui l&rsquo;avait poussée à prendre autant d&rsquo;aspirine que nécessaire, alignées en points blancs sur la table de nuit, une sorte d&rsquo;ellipse à son commentaire : je vais juste m&rsquo;allonger un petit moment&#8230;&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Au bout d&rsquo;une semaine, j&rsquo;étais capable de démêler un peu plus vite les impressions qui m&rsquo;assaillaient. Les pépites étaient industrielles, donc elles avaient ce goût légèrement métallique et absent, le beurre avait été fait à partir d&rsquo;un lait peu riche parce que les vaches venaient d&rsquo;une exploitation où elles vivaient entassées. Les oeufs dégageaient un soupçon de grande distance et de plastique. Tous ces élements vrombissaient en arrière-fond, et plus près, il y avait le pâtissier qui avait mélangé les ingrédients et préparé la pâte et qui était en colère. Une colère rentrée dans le cookie lui-même.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 130 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je ne sais comment le décrire si ce n&rsquo;est en disant que mon père était un homme plutôt déterminé, intelligent et foncièrement simple qui s&rsquo;était retrouvé à vivre avec trois personnes terriblement compliquées : une femme que la solitude blessait à vif, un fils dont le regard était si déstabilisant que les gens mettaient des boîtes de céréales entre lui et eux pour avoir un semblant de répit, et une fille qui ne pouvait avaler son déjeuner sans marcher ensuite un quart d&rsquo;heure pour s&rsquo;en remettre. Qui étaient ces gens ? J&rsquo;avais de la peine pour papa, surtout quand nous regardions ensemble des séries à la télé et que je voyais à quel point il aspirait à l&rsquo;existence simple des gens dans les spots publicitaires, lui qui l&rsquo;avait un jour connue, contrairement à nous autres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Chaque bouchée de ce livre donne envie de prendre une autre, puis une autre&#8230; jusqu&rsquo;à la dernière phrase. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce roman vous rend gourmand d&rsquo;en savoir plus. Dommage peut-être qu&rsquo;il s&rsquo;étire sur tant d&rsquo;années pour s&rsquo;achever sur une fin, à mon goût, un peu bancale. </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;La singulière tristesse du gâteau au citron&nbsp;&raquo;, Aimee Bender, Editions de l&rsquo;Olivier, 22,50€. Traduit par Céline Leroy.<br />
</strong></em></p>
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