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	<title>Quatrième de couv &#187; POL</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Aux commandes du train, la vie duraille&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Jun 2023 07:31:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le monde du travail n&#8217;est, à mon avis, jamais assez exploité en littérature contemporaine. Les romans s&#8217;attachent à des époques, des questions sociétales, des personnages en plein doute existentiel&#8230; mais jamais assez, je trouve, à ce que ces hommes et  ces femmes font au quotidien. Comment ils occupent leur journée, leurs mains. Leur cerveau. Avec A la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mecano.jpg" rel="lightbox[6344]"><img class="alignleft size-full wp-image-6347 colorbox-6344" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mecano.jpg" alt="mecano" width="195" height="285" /></a></p>
<p>Le monde du travail n&rsquo;est, à mon avis, jamais assez exploité en littérature contemporaine. Les romans s&rsquo;attachent à des époques, des questions sociétales, des personnages en plein doute existentiel&#8230; mais jamais assez, je trouve, à ce que ces hommes et  ces femmes font au quotidien. Comment ils occupent leur journée, leurs mains. Leur cerveau. Avec <em>A la ligne</em>, <strong>Joseph Ponthus</strong> avait offert un formidable éclairage sur le travail à la chaîne dans le landerneau agroalimentaire breton. Au fil des pages, de la prose et de la poésie.</p>
<p><strong>Mattia Filice</strong> poursuit ce travail de littérature incarnée. Conducteur de train depuis plus de 18 ans, ce dernier a décidé de faire de son quotidien une matière à écrire. Pendant plus de 360 pages, cet Italien d&rsquo;origine qui a grandi dans la banlieue lyonnaise, raconte sa vie du rail&#8230;</p>
<p>A la dernière page, il écrit  : <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;écris depuis le début sur ce qui fait ma vie depuis désormais 18 bonnes années/14328 trains, 232 254 arrêts à quai, 481 346 kilomètres, 795 282 436 traverses&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Ancien projectionniste d&rsquo;un cinéma parisien art et essai qui cherche ses spectateurs, <strong>Mattia Filice</strong> a, comme son jumeau narrateur, poussé la porte de la SNCF. De tests en entretiens, il est devenu conducteur de train, mécano comme ils se nomment entre eux. Des mois de formation, d&rsquo;apprentissage qu&rsquo;il raconte. Du premier train conduit à ces gares ralliées en pleine nuit&#8230;</p>
<div id="attachment_6364" style="width: 810px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAIN-OKOK.jpg" rel="lightbox[6344]"><img class="size-full wp-image-6364 colorbox-6344" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAIN-OKOK.jpg" alt="L'intérieur d'une cabine d'un train régional (Photo Stadler, région Alsace)" width="800" height="532" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;intérieur d&rsquo;une cabine d&rsquo;un train régional (Photo Stadler, région Alsace)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6344"></span></p>
<h3 style="text-align: center">Quand le corps rencontre la fatigue&#8230;</h3>
<p>Au fil des pages, celui qui suivi un Master de création littéraire à Paris 8 en parallèle de son intégration professionnelle, transforme son quotidien en épopée. En vers et en prose. Un roman hypnotique, poétique et véritablement singulier au coeur du monde ferroviaire.</p>
<p>Un univers industriel dans lequel les procédures sont multiples, précises. Pas de fantaisie. Mais des gestes techniques et un sens du collectif incroyable, au quotidien et lors d&rsquo;un mouvement de grève long. Entre angoisse et plaisir, les mécanos arpentent les lignes, transportent des marchandises, des personnes, mais aussi leurs rêves, leurs soucis, etc. Et cette usure des corps qui les grignote au fil des réveils artificiels, des cadences hachées et du stress des horaires à tenir. La fatigue les habitent raconte encore <strong>Mattia Filice</strong> qui a opté pour un temps de travail à 80% afin de pouvoir lire, écrire et élever au mieux son fils.</p>
<p>On savoure jusqu&rsquo;à la dernière page ce <em>&laquo;&nbsp;pudding littéraire&nbsp;&raquo;</em> décrit par l&rsquo;auteur. De gare en gare. Un régal et une très très chouette découverte !</p>
<p><strong> Invité de France Inter, Mattia Filice raconte son &laquo;&nbsp;épopée&nbsp;&raquo; : </strong></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=utsUinvp-GY">https://www.youtube.com/watch?v=utsUinvp-GY</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 83 : </strong>Poser le sac</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est l&rsquo;expression quand les roulants décident de ne plus conduire</em></p>
<p><em>Putain de sac qu&rsquo;on porte sur notre dos avec le Mémento les renseignements techniques la ceinture jaune la pince les gants la clé de berne et les vêtements du lendemain</em></p>
<p><em>un type pose le sac et les trains restent à quai</em></p>
<p><em>je m&rsquo;imagine une balance où d&rsquo;un côté se trouve le train et de l&rsquo;autre le sac</em></p>
<p><em>le sac à terre le train vole en éclats</em></p>
<p><em>le sac en l&rsquo;air et le train roule sur les rails&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 171 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;hésite à me syndiquer </em></p>
<p><em>je n&rsquo;en suis qu&rsquo;au stade d&rsquo;une réflexion sporadique</em></p>
<p><em>une ondelette dans ma tête</em></p>
<p><em>c&rsquo;est ce que je crois</em></p>
<p><em>Lors de ma prise de service</em></p>
<p><em>l&rsquo;Homme qui murmurait aux oreilles de la peur</em></p>
<p><em>m&rsquo;invite à le rejoindre au bureau au fond du couloir</em></p>
<p><em>désormais il fait moins peur</em></p>
<p><em>un essaim de chefs m&rsquo;y accueille</em></p>
<p><em>les cadres de la traction</em></p>
<p>J&rsquo;ai appris que tu t&rsquo;étais syndiqué</p>
<p><em>c&rsquo;était donc une guêpe qui bourdonnait dans ma tête</em></p>
<p><em>et cette guêpe savait avant moi-même</em></p>
<p><em>ce que j&rsquo;allais réaliser&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 342 : </strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je ne suis sûr que d&rsquo;une seule chose, jamais au grand jamais je n&rsquo;écrirai sur mon métier. Je ne vais certainement pas revivre par l&rsquo;écriture ce qui déjà cadence mon temps, ce qui comprime mes émotions, ce qui viole mes désirs, ce qui les engendre aussi. Mais quand l&rsquo;inspiration s&rsquo;agite alors que le service impose son diktat, je perçois le travail comme un encombrant. </em></p>
<p><em>J&rsquo;apprends qu&rsquo;une cheffe de bord a été encore agressée, fruit peut-être d&rsquo;un amas de frustrations, d&rsquo;une violence inhérente à chaque injonction que nous recevons, qu&rsquo;une violence que nous retenons, contractant nos sphincters externes, et qui sort brusquement, sans raison, sans justification, au mauvais moment, au moment endroit. </em></p>
<p><em>Que ferait mon héroïne ? </em></p>
<p><em>En attendant, l&rsquo;ensemble des contrôleuses et contrôleurs utilise leur droit de retrait, refusant d&rsquo;enfouir leur colère comme ces machines enterrées au fond des tiroirs.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><strong><em> Mécano, Mattia Filice, POL, 22 euros</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le traquet kurde, explorateur de nos guerres&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/05/14/le-traquet-kurde-explorateur-de-nos-guerres/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2018 06:55:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Jean Rolin, je ne sais pas pour vous, mais moi, je l&#8217;aime beaucoup ! Voilà un auteur que je suis depuis des années et qui, de livre en livre, nous emmène toujours loin. De notre quotidien, de notre pays même&#8230; Un régal à chaque fois ! Vous le retrouverez donc sur mon blog [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAQUET-KURDE.jpg" rel="lightbox[4234]"><img class="alignleft size-full wp-image-4236 colorbox-4234" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAQUET-KURDE.jpg" alt="TRAQUET KURDE" width="195" height="286" /></a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Jean Rolin</strong>, je ne sais pas pour vous, mais moi, je l&rsquo;aime beaucoup ! Voilà un auteur que je suis depuis des années et qui, de livre en livre, nous emmène toujours loin. De notre quotidien, de notre pays même&#8230; Un régal à chaque fois !</p>
<p>Vous le retrouverez donc sur mon blog<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/02/dans-les-bas-fonds-de-l-a-sur-les-traces-de-britney-spears/"> ici</a></strong>, et aussi <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/11/bourlinguer-avec-jean-rolin-du-cote-dormuz/"><strong>là,</strong></a> sans oublier cette <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/28/jean-rolin-et-sa-drole-de-guerre/">fois-ci aussi</a></strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est donc avec délectation que j&rsquo;ai plongé dans <strong>&laquo;&nbsp;Le Traquet kurde&nbsp;&raquo;</strong>, son 29e livre ( et son douzième roman chez P.O.L.) sûre de partir loin pour 15 euros seulement <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4234" /></p>
<p>Cette fois, il nous propose une déambulation. Grâce à un oiseau, le traquet kurde. En 2015, ce passereau  minuscule a été observé en mai 2015 au sommet du Puy de Dôme, donc loin, très loin de ses bases habituelles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4234"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le narrateur nous mène sur sa trace, plongeant au passage dans la vie et les souvenirs d&rsquo;ornithologues amateurs et professionnels qui ont marqué l&rsquo;histoire ( les méthodes étaient alors pour le moins radicales entre vols, attaques en règle et petits arrangements avec la vérité), tout en allant jusqu&rsquo;au Kurdistan et sur le terrain de nos guerres contemporaines.</p>
<p>Pour prendre le pouls. Pour essayer de comprendre. Et pour, enfin, pouvoir observer le petit oiseau noir, gris et blanc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/traquet.kurde_.sica_.1p.150.h.jpg" rel="lightbox[4234]"><img class="alignleft size-full wp-image-4238 colorbox-4234" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/traquet.kurde_.sica_.1p.150.h.jpg" alt="traquet.kurde.sica.1p.150.h" width="197" height="150" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil des pages, une déambulation burlesque, rocambolesque et méditative à la fois. En deux siècles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 26-27 :</strong><em> &laquo;&nbsp;La première fois que Meinertzhagen se fait pincer avec des oiseaux dans son cartable, pas moins d&rsquo;une dizaine, c&rsquo;est à la sortie du British Museum, en 1919, alors qu&rsquo;il revient de la Conférence de la paix qui se tient la même année à Paris ( conférence en marge de laquelle, comme nous le verrons plus loin, il prétend avoir fessé dans le couloir d&rsquo;un hôtel T.E. Lawrence, et recueilli de sa bouche des confidences préjudiciables à la réputation de celui-ci). Par la suite, plusieurs de ses amis ou de ses compagnons de voyage – parmi lesquels Hugh Whistler, officier de police en Inde et spécialiste de l&rsquo;avifaune de ce pays – ont acquis la certitude qu&rsquo;il volait, dans des collections privées ou dans des musées, jusqu&rsquo;à celui de Leningrad où un tel exercice, sous le règne de Staline, et même pour un sujet britannique, ne devait pas être sans risque.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mais si propice que soit la guerre à l&rsquo;exercice de l&rsquo;ornithologie – au moins si l&rsquo;on est officier, car l&rsquo;homme de rang n&rsquo;a que rarement le loisir de s&rsquo;y adonner –, c&rsquo;est surtout après celle-ci que la passion de Meinertzhagen va pouvoir se donner libre cours, y compris sous l&rsquo;espèce de vol de spécimens, puisque nous savons déjà que c&rsquo;est en 1919 qu&rsquo;il se fait prendre à la sortie du British Museum avec une dizaine d&rsquo;oiseaux dans son cartable.[&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 95 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Wilfred Thesigern quant à lui, n&rsquo;était pas du genre à élever des perruches, pas plus qu&rsquo;à trahir son pays au profit de l&rsquo;Union soviétique. Si nous le faisons intervenir dans ce récit, c&rsquo;est parce que lui aussi a dépouillé des oiseaux, par centaines, avant d&rsquo;en faire don au British Museu, et parce que sa trajectoire à un moment donné, croisera celle de Philby. Pour ce qui est du dépouillage des oiseaux, c&rsquo;est surtout dans sa jeunesse qu&rsquo;il s&rsquo;y est adonné, à un âge où sans doute il était désireux de s&rsquo;imposer non seulement comme un grand explorateur, mais comme un contributeur au majestueux édifice des </em>sciences naturelles britanniques.&nbsp;&raquo;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le traquet kurde&nbsp;&raquo;, Jean Rolin, P.O.L., 15 euros. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand les souvenirs reviennent par vagues&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/12/04/quand-les-souvenirs-reviennent-par-vagues/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/12/04/quand-les-souvenirs-reviennent-par-vagues/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Dec 2017 08:41:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Tout un monde lointain"]]></category>
		<category><![CDATA[Alexander]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Célia Houdart]]></category>
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		<category><![CDATA[Louison]]></category>
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		<category><![CDATA[POL]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[Tessa]]></category>
		<category><![CDATA[villa E.1027]]></category>

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		<description><![CDATA[   Rentrée littéraire &#160; Célia Houdart, je l&#8217;avais découverte avec &#171;&#160;Gil&#160;&#187;, également paru chez P.O.L.. Puis je l&#8217;avais rencontrée, au hasard d&#8217;une exposition puis d&#8217;une lecture, à la Maison des arts Georges-Pompidou, à Cajarc, dans le Lot. Un chouette moment ! C&#8217;est donc avec intérêt que j&#8217;ai plongé dans son nouveau roman, &#160;&#187; Tout un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ffff"> </span></strong></p>
<p><span style="color: #00ffff"><strong> Rentrée littéraire</strong> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>C<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOUDART-OK.jpg" rel="lightbox[4088]"><img class="alignleft size-full wp-image-4092 colorbox-4088" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOUDART-OK.jpg" alt="HOUDART OK" width="380" height="542" /></a>élia Houdart</strong>, je l&rsquo;avais découverte avec <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/14/gil-ou-le-roman-dune-voix/">&laquo;&nbsp;Gil&nbsp;&raquo;</a></strong>, également paru chez P.O.L.. Puis je l&rsquo;avais rencontrée, au hasard d&rsquo;une exposition puis d&rsquo;une lecture, à la Maison des arts Georges-Pompidou, à Cajarc, dans le Lot. Un chouette moment !</p>
<p>C&rsquo;est donc avec intérêt que j&rsquo;ai plongé dans son nouveau roman,<strong> &nbsp;&raquo; Tout un monde lointain &laquo;&nbsp;</strong>. Et je n&rsquo;ai pas été déçue.</p>
<p>Cette fois encore,<strong> Célia Houdart</strong> offre une histoire singulière. Avec, toujours, une petite musique qui ne ressemble qu&rsquo;à elle.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle s&rsquo;ouvre sur un premier chapitre dont on ne sait, tout d&rsquo;abord, pas quoi faire. Qui est donc cette petite fille qui, en 1918, marche dans les herbes sous le regard de son père ?</p>
<p>On suit ensuite <strong>Gréco</strong>, ensemblière désormais à la retraite qui partage ses journées entre sa maison de Roquebrune-Cap-Martin, ses balades et ses bains de mer. Sa carrière a été fructueuse. Elle est riche, cultivée. Désormais seule.</p>
<p>Toujours, elle veille aussi sur la maison de son ami<strong> Alexander</strong>, disparu deux ans plus tôt : <strong>la villa E.1027</strong>, formidable création de l&rsquo;architecte<strong> Eileen Gray.</strong></p>
<p>Un jour, cet équilibre vacille. Un couple, <strong>Tessa</strong> et<strong> Louison,</strong> s&rsquo;est installé dans la maison fermée. Ils sont étudiants, danseurs et follement amoureux. Elle les regarde vivre, s&rsquo;inquiète pour l&rsquo;état de la maison de son ami. Contre toute attente, elle accueille finalement ce changement puis se lie d&rsquo;amitié avec ces deux jeunes gens, beaux et inspirés. Malgré les facéties souvent gores de <strong>Louison</strong>&#8230;</p>
<p>L&rsquo;occasion pour elle, avec eux, de remonter le temps. Les souvenirs de <strong>Gréco, </strong>cette petite fille d&rsquo;origine polonaise<strong>,</strong> vont revenir par vagues. <strong>Tessa</strong> et <strong>Louison</strong> vont l&rsquo;empêcher de s&rsquo;y noyer&#8230;</p>
<p><strong> Célia Houdart</strong> a l&rsquo;art d&rsquo;une écriture sensible. On sent le soleil et le vent. L&rsquo;atmosphère, un temps pesante, devient douce, paisible. Comme une caresse.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 48 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A chaque nouvelle visite, c&rsquo;est de lui-même que l&rsquo;avocat informait Gréco de l&rsquo;avancée de la succession Sthol, dont ils savaient très bien tous deux que la villa E.1027 constituait le bien le plus précieux. L&rsquo;avocat avait promis à sa vieille cliente et désormais amie que si la villa était mise en vente, elle serait pour elle. Gréco la voulait à n&rsquo;importe quel prix. Elle était disposée à vendre la boutique de New York et ses actions. Mais tout était bloqué depuis plusieurs années. Un cabinet de Los Angeles avait demandé un complément d&rsquo;enquête dans l&rsquo;espoir un peu vain de récupérer aussi, un jour, les quelques pièces volées, dont le miroir satellite, qui avaient dû être vendues à un marché aux puces en France ou en Italie&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 136 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Louison et Tessa adoraient nager nus sous l&rsquo;eau. Ils aspiraient beaucoup d&rsquo;air pour faire durer le plus longtemps possible l&rsquo;état d&rsquo;apesanteur. Ils ouvraient les yeux. Dans l&rsquo;eau, le soleil formait comme de fines paillettes d&rsquo;or qui tournoyaient en scintillant. Leurs corps pouvait être à la fois étincelant et étrangement pâle, soudain refroidi par la lumière. Les chevelures étaient des crinières flottantes. Tessa et Louison prenaient l&rsquo;eau avec les mains et la vigoureusement. Ils s&rsquo;enfonçaient peu à peu, le visage en proue. Les bras le long du corps, ondulant comme des nageoires. Des poissons à ventre blanc les frôlaient quelquefois par bancs entiers.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 147 : &laquo;&nbsp;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>- J&rsquo;aurai dû vous parler de Louison et de ses mises en scène macabres. Il ne me prévient pas toujours, vous savez. Il ne faut pas lui en vouloir. Il meurt régulièrement. Il meurt pour rire. C&rsquo;est son plaisir. Il adore faire peur. Il se ruine en maquillage. Il achète ce qui se fait de mieux. Plusieurs fois, il a été assistant pour des tournages. Blessures, brûlures. Cicatrices. Il maîtrise toute une gamme d&rsquo;effets. C&rsquo;est toujours très réaliste. Il règle avec beaucoup de précautions des choses terribles, les pires atrocités, mais en fait c&rsquo;est à chaque fois un numéro de cabaret.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>A cet endroit, le sentier était ombragé. Il faisait moins chaud. Gréco respirait un peu mais elle avait encore les yeux fixes. Elle revoyait cette apparition monstrueuse. Tout se redéroulait dans sa tête. Elle était très secouée.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tout un monde lointain&nbsp;&raquo;, Célia Houdart, P.O.L., 14€.</strong></em></p>
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		<title>&#171;&#160;Gil&#160;&#187; ou le roman d&#8217;une voix</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/14/gil-ou-le-roman-dune-voix/</link>
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		<pubDate>Sat, 14 Mar 2015 16:54:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Savez-vous que les romans ont chacun leur petite musique, leur mélodie ? C&#8217;est encore plus vrai avec le nouveau roman de Célia Houdart qui signe là son quatrième opus depuis 2007. Avec &#171;&#160;Gil&#160;&#187;, l&#8217;auteure-artiste touche-à-tout de 45 ans nous entraîne dans la vie de Gil de Andrade, que l&#8217;on rencontre alors qu&#8217;il a 18 ans, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Gil.jpg" rel="lightbox[2947]"><img class="alignleft size-full wp-image-2950 colorbox-2947" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Gil.jpg" alt="Gil" width="300" height="462" /></a>Savez-vous que les romans ont chacun leur petite musique, leur mélodie ? C&rsquo;est encore plus vrai avec le nouveau roman de <strong>Célia Houdart</strong> qui signe là son quatrième opus depuis 2007.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Gil&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteure-artiste touche-à-tout de 45 ans nous entraîne dans la vie de <strong>Gil de Andrade</strong>, que l&rsquo;on rencontre alors qu&rsquo;il a 18 ans, son bac et son permis de conduire en poche. Le rêve de ce fils de postier d&rsquo;origine portugaise ? Entrer au Conservatoire.</p>
<p>Le jeune pianiste ne compte pas ses heures et ses gammes, encouragé par ses professeurs. Puis, c&rsquo;est la révélation. Sa voix est plus talentueuse encore que ses doigts. Lui, le jeune homme timide qui, toujours, a parlé si bas, va faire parler de lui partout. Un ténor est né. Sensible mais fragile, inquiet.</p>
<p>Son père <strong>Jorge</strong> le soutient. Sa mère aussi, à sa manière. Depuis plusieurs années déjà, <strong>Lucile</strong> est soignée dans une institution, en Suisse.</p>
<p>De répétition en représentation, le lecteur découvre les coulisses de l&rsquo;opéra et la carrière fulgurante de <strong>Gil.</strong> Un roman sensible. Pas réservé à l&rsquo;élite mélomane. D&rsquo;ailleurs, pour ne pas tomber dans ce type de piège, l&rsquo;auteure a sciemment inventé les oeuvres et leurs compositeurs. Histoire de mettre tout le monde à l&rsquo;aise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-2947"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 40 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans le TGV, Gil fut à nouveau envahi par la musique. Elle se jetait parfois sur lui comme une vague. Il n&rsquo;avait pas besoin de partition pour réentendre les notes du dernier morceau qu&rsquo;il avait travaillé. Il en jouait intérieurement des passages. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il se mit à pleuvoir. Gil était assis côté fenêtre, les mains posées sur ses cuisses. La tablette du siège était relevée. Une tension partant d&rsquo;une point situé entre ses omoplates parcourait ses bras, ses poignets, ses doigts, les os de son crâne. Il se mit à enfoncer les touches d&rsquo;un piano imaginaire. En face de lui, un homme lisait son journal.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 123-124 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jorge se fit la réflexion que, malgré le bruit du passage des voitures et les conversations des clients aux tables voisines, il entendait parfaitement Gil. Il n&rsquo;avait plus comme autrefois à le faire répéter. A ce moment-là, il ne pensait pas particulièrement aux progrès de son fils chanteur, au développement de sa voix, qui augurait peut-être d&rsquo;une belle carrière. Non, il se réjouissait simplement de cette victoire sur ce qu&rsquo;il avait toujours considéré comme un handicap. Gil parlait trop bas. A la petite école et au collège, on le lui avait toujours signalé. Personne n&rsquo;entendait Gil. Même en tête-à-tête. Avec lui, il fallait toujours tendre un peu l&rsquo;oreille. Sans y attacher une importance excessive, Jorge s&rsquo;était toujours interrogé. Il ne comprenait pas. Il en avait même conçu une forme de culpabilité.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Maintenant c&rsquo;était fini. Il s&rsquo;était déjà fait la réflexion un jour, à table, au mois d&rsquo;avril, lorsque Gil était venu le voir. Il n&rsquo;y avait plus de doute, il entendait tout ce que disait Gil.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 156 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Chez lui aussi, Gil passait des soirées entières à regarder la télévision. Dans ces moments-là, il ne pensait à rien. Il était habillé n&rsquo;importe comment, se nourrissait de chips au vinaigre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il se laissait porter, plongeait dans une sorte de somnolence. Il comblait un grand vide central. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Octobre. Novembre. Plus de chant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Quel destin que celui de Gil ! On suit le personnage de ce court roman dans son parcours entre ombres et lumières, entre répétitions et représentations ratées. Un roman qu&rsquo;on lit d&rsquo;une traite. Et qu&rsquo;on referme avec, dans le creux de l&rsquo;oreille, une petite musique qui reste. Jolie découverte !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Gil&nbsp;&raquo;, de Célia Houdart, POL, 12,50€.</strong> </em></p>
<p style="text-align: left">
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