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	<title>Quatrième de couv &#187; pétrole</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Dans les tréfonds des coeurs et de la Terre&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2019 07:06:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Troisième roman pour Elisabeth Filhol. Et troisième univers décliné au fil d&#8217;une langue précise et claire. Cette fois encore, en découvrant la couverture sur la pile d&#8217;une table de librairie, je n&#8217;ai pas hésité. &#160; Cette auteure quinquagénaire sait arpenter des terrains d&#8217;écriture pour le moins exotiques. Son premier roman, &#171;&#160;La centrale&#160;&#187;, nous avait menés [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Troisième roman pour <strong>Elisabeth Filhol</strong>. Et troisième univers décliné au fil d&rsquo;une langue précise et claire. Cette fois encore, en découvrant la couverture sur la pile d&rsquo;une table de librairie, je n&rsquo;ai pas hésité.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-doggerland.jpg" rel="lightbox[4614]"><img class="alignleft size-full wp-image-4622 colorbox-4614" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-doggerland.jpg" alt="zoom-doggerland" width="380" height="475" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette auteure quinquagénaire sait arpenter des terrains d&rsquo;écriture pour le moins exotiques. Son premier roman, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/02/la-face-sombre-du-systeme-nucleaire/">&laquo;&nbsp;La centrale&nbsp;&raquo;, </a></strong>nous avait menés dans le monde des sous-traitants du nucléaire. Le second,<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/25/bossnapping-a-bois-ii/">&laquo;&nbsp;Bois II&nbsp;&raquo;</a></strong>, dans celui des patrons, via la séquestration de l&rsquo;un d&rsquo;eux.</p>
<p><strong>Élisabeth Filhol</strong> a grandi et a fait sa scolarité à La Rochelle. Diplômée du Master Finance d&rsquo;entreprise, elle a d&rsquo;abord travaillé en audit, puis en gestion de trésorerie, principalement en milieu industriel, et plus tard dans le conseil aux comités d&rsquo;entreprises. Elle vit à Angers.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce troisième roman ? Elle commence par une tempête qui s&rsquo;annonce. Qui arrive. <strong>Xaver</strong> va bientôt déferler ( une vraie tempête née le 4 décembre 2013 qui a provoqué la mort de neuf personnes et des milliers de sinistrés) sur les côtes du nord de l&rsquo;Europe.</p>
<p><strong>Ted Hamilton</strong> surveille cela de très près. C&rsquo;est son métier. Installé dans le Devon, il surveille, il anticipe. Et prévient sa sœur, installée à plusieurs centaines de kilomètres de là, qu&rsquo;il ne vaut mieux pas qu&rsquo;elle prenne l&rsquo;avion pour se rendre au Danemark, pour un colloque.</p>
<p><strong>Margaret</strong>, chercheuse, mariée à un chercheur, elle est mère d&rsquo;un fils jeune adulte &#8211; ,  s&rsquo;y rendra cependant. Pour le colloque, pour son sujet de recherche aussi. Des décennies que cette quadragénaire travaille sur le Doggerland.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4614"></span></p>
<p>Le Doggerland ? Il y a 8.000 ans, il s&rsquo;agissait d&rsquo;une étendue de terre, située dans la moitié sud de la Mer du Nord. Elle permettait de rejoindre, à pied, la Grande-Bretagne au Danemark. Mais vint le &laquo;&nbsp;storrega&nbsp;&raquo;, comme un immense tremblement de terre, qui a tout fait disparaître au fond de la mer… <strong>Margaret</strong> a voué sa vie à son dossier d&rsquo;étude. Si loin des préoccupations de <strong>Marc</strong>, ingénieur pour le secteur pétrolier.</p>
<p>Il y a vingt-cinq, le petit Frenchie étudiant comme elle au département de géologie de Saint-Andrews. <strong>Marc</strong>, aux épisodes dépressifs parfois violents, l&rsquo;a quittée précipitamment pour rejoindre une plateforme offshore. Ils ne sont plus vus. Mais se sont toujours suivis de loin en loin. Cette fois, ils se retrouvent. C&rsquo;est le temps des questions. Celle des regrets ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<p><strong>Pages 149-150 :</strong><em> &nbsp;&raquo; De ce passé complexe, riches en fractures et en rebondissements, à l&rsquo;aplomb duquel aujourd&rsquo;hui sont ancrées des centaines de plateformes qui brillent dans la nuit et dessinent, vues du ciel, un long ruban lumineux telle une constellation d&rsquo;étoiles dont on aurait perdu le récit des origines, mais qui dans une vision cosmogonique, reproduirait en surface le tracé de la vallée perdue ; de cette histoire ont surgi des ressources abondantes et son lot de menaces, et sur ce terrain l&rsquo;Homme par son activité n&rsquo;est pas en reste, qui ne fait que majorer les déséquilibres, éventuellement en créer de nouveaux ; et quand une colonne de gaz se déplace, remonte le long d&rsquo;une faille, modifie la pression d&rsquo;un réservoir, et finalement fait exploser le puits, libérant autour de la plateforme un énorme nuage de méthane, c&rsquo;est l&rsquo;accident d&rsquo;Elgin, le 25 mars 2012, le plus gros accident depuis l&rsquo;embrasement de Piper Alpha 25 ans plus tôt, et qui aurait pu être tout aussi meurtrier, si le vent ce jour-là n&rsquo;avait pas soufflé dans le bon sens, s&rsquo;il n&rsquo;avait pas poussé le nuage de gaz dans la direction opposée à la torchère.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p><strong>Page 275 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[…] Elle lui raconte sa théorie de la carte d&rsquo;Afrique. Des gens dont l&rsquo;intériorité est comme une carte d&rsquo;Afrique au XVIIe siècle. Et ça commence par ce regard qu&rsquo;on tourne vers soi dès l&rsquo;enfance, qui est un cadeau offert à notre espèce, auquel chacun s&rsquo;exerce sans y penser, avec de plus en plus d&rsquo;acuité en grandissant. Sauf que chez certaines personnes, des gens comme elle, ça ne marche pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 289 : </strong></p>
<p><em>«  – Quand j&rsquo;ai ouvert ce faire-part, dit Marc, avec son beau papier et son enveloppe dactylographiée, sans pouvoir douter que tu en avais pris l&rsquo;initiative, je me souviens parfaitement où j&rsquo;étais, à mi-chemin entre la boîte aux lettres et la véranda, arrêté dans l&rsquo;allée, au milieu de ce jardin luxuriant qui entourait la maison. J&rsquo;ai appris en une seule phrase, à la fois ta relation avec Stephen, votre mariage puisque tu avais changé de nom, et la naissance de votre fils. Moins de deux ans après mon départ. Sauf que dans ma tête, je ne t’avais pas quittée. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, avec l’arrogance, l’inconscience qui était la mienne à l’époque, il suffisait que je rentre, comme je l’avais toujours fait, comme Ulysse après son grand tour, pour que je te retrouve, disponible, et que tout recommence comme avant. »</em></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Doggerland&nbsp;&raquo;, Elisabeth Filhol, P.O.L., 19,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Bourlinguer avec Jean Rolin du côté d&#8217;Ormuz&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/11/bourlinguer-avec-jean-rolin-du-cote-dormuz/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/11/bourlinguer-avec-jean-rolin-du-cote-dormuz/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2013 06:35:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Rentrée littéraire Poursuivons notre lecture de quelques-uns des bons romans de cette rentrée littéraire ! Celui-ci, je l&#8217;ai lu au coeur de l&#8217;été, avant sa sortie sur les tables des libraires. Un p&#8217;tit privilège, je sais. &#160; L&#8217;auteur ? Il s&#8217;agit de Jean Rolin, dont vous trouverez d&#8217;ailleurs sur ce blog la chronique du [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;color: #0000ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p>Poursuivons notre lecture de quelques-uns des bons romans de cette rentrée littéraire ! Celui-ci, je l&rsquo;ai lu au coeur de l&rsquo;été, avant sa sortie sur les tables des libraires. Un p&rsquo;tit privilège, je sais.</p>
<div id="attachment_2009" style="width: 130px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/aut-rolin-jean.jpg" rel="lightbox[1971]"><img class="size-full wp-image-2009  colorbox-1971" style="margin: 10px" alt="aut-rolin-jean" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/aut-rolin-jean.jpg" width="120" height="171" /></a><p class="wp-caption-text">Photo P.O.L.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;auteur ? Il s&rsquo;agit de <strong>Jean Rolin</strong>, dont vous trouverez d&rsquo;ailleurs sur ce blog la chronique du précédent roman<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/02/dans-les-bas-fonds-de-l-a-sur-les-traces-de-britney-spears/"> &laquo;&nbsp;Le ravissement de Britney Spears&nbsp;&raquo;</a></strong>, paru également chez P.O.L.</p>
<p><strong>Jean Rolin</strong>, né en 1949 à Boulogne-Billancourt, est journaliste et écrivain. Il a reçu le prix Albert Londres pour le journalisme en 1988 et son roman <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Organisation&nbsp;&raquo;</strong> a reçu le <strong>prix Médicis</strong> en 1996.</p>
<p><strong>Jean Rolin</strong>, éclectique dans ses thèmes d&rsquo;écriture, est un écrivain qui voyage, qui promène son esprit et sa plume  à travers les continents.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1971"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Avant toute chose, il convient de prendre un atlas. Pour voir, pour comprendre.</p>
<div style="width: 503px" class="wp-caption alignnone"><img class="dnd-dropped colorbox-1971" alt="" src="http://www.franceinter.fr/sites/default/files/imagecache/scald_image_max_size/2013/08/21/702954/images/detroit-ormuz-iran-petrole.jpg" width="493" height="277" /><p class="wp-caption-text">Carte FNCV 2013</p></div>
<p>C’est par le <strong>détroit d’Ormuz</strong> que transite de 20 à 30 % du pétrole et du gaz irriguant l’économie mondiale ; ce qui en fait, naturellement, un enjeu stratégique de premier ordre, particulièrement, depuis quelques années, dans le climat de tension croissante engendré par le programme nucléaire de l’Iran.</p>
<p>À intervalles réguliers, des escadres de navires américains s’y font voir, surveillées de près par des navires iraniens d’une puissance infiniment moindre que les précédents, mais rompus aux tactiques les plus retorses de la guerre navale dite « asymétrique ». De telle sorte que le moindre incident pourrait entraîner une escalade incontrôlable, et que tous les pays de la région sont engagés dans une course aux armements très propice aux marchands de ces derniers.</p>
<p>Un détroit stratégique, certes mais aussi un lieu de toute beauté, tant du côté iranien que du côté omanais. Malgré la chaleur accablante une grande partie de l&rsquo;année.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ORMUZ-LIVRE.jpg" rel="lightbox[1971]"><img class="alignleft size-full wp-image-2018 colorbox-1971" style="margin: 10px" alt="ORMUZ LIVRE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ORMUZ-LIVRE.jpg" width="109" height="160" /></a>C’est dans ce cadre, et dans ce contexte, que <strong>Wax (&laquo;&nbsp;cire&nbsp;&raquo; en anglais)</strong>, un personnage aux contours indécis, plus tout jeune, et sans doute un peu mythomane, <strong>a formé le projet de traverser à la nage le détroit d’Ormuz</strong>, bien que, même dans sa partie la plus resserrée, jamais moins d’une quarantaine de kilomètres n’en sépare les deux rives.</p>
<p>Afin de préparer cette performance par des repérages, des prises de contacts, des analyses plus ou moins fantaisistes de la situation politico-militaire&#8230; –, et d’en tenir la chronique, <strong>Wax</strong> s’est assuré le concours de celui qui dit « je » dans ce récit, <strong>un narrateur qui, jusqu&rsquo;à la fin, reste anonyme.</strong> Récit dont la trame est formée tant par les tergiversations de <strong>Wax</strong> que par les pérégrinations de ce narrateur, maritimes ou terrestres, d’abord sur les eaux du Golfe puis sur les deux rives, l’arabe et la perse, de celui-ci. Et si faibles que paraissent ses chances de succès, <strong>Wax</strong>, pour finir, se lancera tout de même dans cette audacieuse tentative de franchir le détroit d’Ormuz à la nage.</p>
<p><strong>Une histoire pas banale. Et c&rsquo;est avec un art consommé de la description géographique et ethnographique que Jean Rolin, qui est passé à plusieurs reprises par ce détroit, nous emmène avec lui jusqu&rsquo;à Ormuz.<br />
</strong></p>
<p>Au fil des 218 pages, le lecteur suit donc <strong>Wax</strong>, fragile, ambigu et mythomane dans la préparation de sa traversée, mais aussi celui qui en assure la logistique et prépare déjà la légende bien qu&rsquo;hypothétique du nageur, le narrateur et double de Jean Rolin.</p>
<p><strong>Un roman d&rsquo;un abord peut-être un peu austère qui s&rsquo;avère très bien écrit, docte, drôle et captivant.</strong></p>
<p><strong>Ecoutez ici Jean Ormuz</strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 140 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans l&rsquo;attente de nouvelles instruction qui vraisemblablement n&rsquo;arriveraient jamais, et après l&rsquo;échec prévisible de ma mission auprès de l&rsquo;émir de Sharjah, qui pouvais-je faire, à Khasab, sinon tuer le temps ? Par exemple, et afin de complaire encore à ce caprice de Wax, en poursuivant l&rsquo;inventaire de toutes les choses, des plus infimes aux plus majestueuses, susceptibles d&rsquo;être décrites, chacune dans sa catégorie, comme la plus proche du détroit d&rsquo;Ormuz. Tâche d&rsquo;autant plus immense, à Khasab, que la ville elle-même – à égalité avec Bandar Abbas – présente cette particularité, et donc aussi la plupart des choses qu&rsquo;elle contient. Ainsi du distributeur automatique de billets installé dans le tout nouveau supermarché Lulu, celui qui vient d&rsquo;ouvrir, près du port, sur un terrain remblayé, tant il est vrai que les Emirats n&rsquo;ont pas le monopole de cette technique. Distributeur de billets dont je peux garantir qu&rsquo;il est non seulement le plus proche du détroit mais également le seul, dans toute la ville, à être approvisionné régulièrement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong> Pages 158-159</strong> : <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Au cours de la matinée, l&rsquo;épicier, qui s&rsquo;était inquiété de sa disparition, et qu&rsquo;il avait auparavant informé de sa destination, était venu le chercher, à bord de la barque à moteur dont il disposait pour son commerce, et c&rsquo;est alors, semble-t-il, qu&rsquo;avait germé dans l&rsquo;esprit de Wax, convaincu désormais de la démesure de son projet, l&rsquo;idée de le simplifier, ou de le ramener à des dimensions plus modestes, en se faisant transporter de cette façon sur la plus grande partie de la traversée. Evidement, il pouvait sembler plus raisonnable, et plus digne, de renoncer purement et simplement, mais Wax m&rsquo;assura qu&rsquo;il trouvait moins déshonorant, à tout prendre, de tricher que de déclarer forfait, outre qu&rsquo;il prétendait avoir déjà dépensé beaucoup d&rsquo;argent pour ce projet : “Ne serait-ce, ajouta-t-il de manière assez déplaisante, que les émoluments que je vous verse, et le frais de vos déplacements.”&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 193</strong> :<em> &laquo;&nbsp;En y débarquant, l&rsquo;effort pourtant mesuré que je dus faire, pour me redresser et enjamber le pavois, me causa une fatigue telle que je tombai à genoux sur la plage, dans une position que je dus conserver quelque temps, et qui me fit craindre que parmi les très rares personnes susceptibles de m&rsquo;avoir vu, il ne s&rsquo;en trouvât au moins une pour imputer à cet agenouillement des motifs qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas, et me soupçonner par exemple d&rsquo;être un missionnaire pentecôtiste désireux de ramener l&rsquo;île de Larak dans le sein de la vraie religion. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;ai recommencé à plusieurs reprises les premières pages de ce livre. Eh oui, ça arrive ! Je n&rsquo;arrivais pas à entrer dans l&rsquo;histoire et la description des navires de guerre ne m&rsquo;y aidait pas beaucoup. Pas question pourtant de passer à côté du nouveau roman de Jean Rolin. J&rsquo;ai donc repris le livre et y ai plongé. Jusqu&rsquo;au bout. Avec plaisir. Jean Rolin le bourlingueur sait nous mener par le bout du nez jusqu&rsquo;à des rivages lointains et mal connus. Loin de l&rsquo;univers californien de son précédent roman, nous voilà loin, amusés par ces personnages pas banals, aventuriers de l&rsquo;inutile. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ormuz&nbsp;&raquo;, de Jean Rolin, P.O.L., 16€</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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