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	<title>Quatrième de couv &#187; passé</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand le passé si noir s&#8217;invite à la fête&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2020 08:05:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Jour de fête ! Laurent Mauvignier est de retour et quand on sait la place qu&#8217;il occupe dans mon panthéon littéraire, on peut bien pavoiser, croyez-moi Oui, l&#8217;oeuvre de Laurent Mauvignier ponctue, livre avec livre, les posts de ce blog depuis 2011. Je suis cet auteur, né à Tours et qui a grandi dans le sud-Touraine, depuis son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER-OKOK.jpg" rel="lightbox[5328]"><img class="alignleft size-full wp-image-5331 colorbox-5328" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER-OKOK.jpg" alt="MAUVIGNIER OKOK" width="195" height="267" /></a></p>
<p>Jour de fête ! <strong>Laurent Mauvignier</strong> est de retour et quand on sait la place qu&rsquo;il occupe dans mon panthéon littéraire, on peut bien pavoiser, croyez-moi <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5328" /></p>
<p>Oui, l&rsquo;oeuvre de <strong>Laurent</strong> <strong>Mauvignier</strong> ponctue, livre avec livre, les posts de ce blog depuis 2011. Je suis cet auteur, né à Tours et qui a grandi dans le sud-Touraine, depuis son premier roman. Je l&rsquo;ai interviewé aussi, en 2016. Vous pouvez retrouver tout cela<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/"> ici</a></strong> mais aussi <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/">là</a>.</strong></p>
<p>L&rsquo;auteur, désormais installé à Toulouse, est donc de retour avec un gros roman de 640 pages. Un roman noir. Très noir. Une première pour l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;Apprendre à finir&nbsp;&raquo;</strong> (Prix du Livre Inter) et de nombreuses pièces de théâtre.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous mène sur la commune rurale de <strong>La Bassée. </strong>Une commune qui ne figure sur aucune carte. Un lieu fictif qui pourrait cependant faire penser<strong> </strong>à Descartes, où il a grandi. Il ne reste presque plus rien à <strong>La Bassée</strong> : un bourg et quelques hameaux, dont celui qu’occupent <strong>Bergogne</strong>, sa femme <strong>Marion</strong> et leur fille <strong>Ida</strong>, ainsi qu’une voisine, <strong>Christine</strong>, une artiste installée ici depuis des années.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5328"></span></p>
<p>Là, dans ce hameau des Trois filles seules, vivent <strong>Christine de Haas</strong> et son chien. L&rsquo;artiste a quitté la ville et son mari, sa vie d&rsquo;avant pour s&rsquo;installer à l&rsquo;écart. Mais tout à côté de la famille de <strong>Patrice Bergogne</strong> qui a reprise la ferme de son père. <strong>Patrice</strong>, paysan un peu bourru et mal à l&rsquo;aise avec son corps a épousé <strong>Marion</strong>. Ils élèvent <strong>Ida</strong>, leur fille. Enfin, celle de <strong>Marion</strong>, découvrirons-nous au fil de cet épais roman. Une vie de couple où les mots et les gestes ont désormais compliqués. Car trop de secrets demeurent.</p>
<p><strong>Marion</strong> travaille dans une imprimerie, dans la petite ville la plus proche. Le soir de ses quarante ans, la vie de tous ces personnages bascule. Complètement. Irrémédiablement. Définitivement. L&rsquo;arrivée de <strong>Denis</strong> et de ses deux frères <strong>Christophe</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Bègue&nbsp;&raquo;</strong> alors que se prépare la fête d&rsquo;anniversaire va replonger <strong>Marion</strong> dans son passé. Trois inconnus pour <strong>Patrice</strong>, <strong>Ida</strong> et <strong>Christine</strong>. Tout comme les jeunes années de <strong>Marion</strong>. Personne ne savait. Et personne n&rsquo;en sortira indemne.</p>
<p>Pas question de trop en dire et prendre alors le risque de &laquo;&nbsp;divulgâcher&nbsp;&raquo; les rebondissements de ce roman psychologiquement lourd, aux longues phrases pour approcher au plus près des personnages. La marque de fabrique de <strong>Laurent Mauvignier</strong>.</p>
<p>Tout y est. La tension qui s&rsquo;installe au fil des minutes. Elle ira crescendo tout au long de la soirée. On la sent, on la voit, on la lit. Un thriller à la campagne, affûté. Terriblement. Et le portrait, toujours juste, des classes modestes. Dont l&rsquo;auteur est lui-même issu.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 190 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Parfois elle voit bien comment sa mère ne répond pas à Patrice, comment il semble parler tout seul et attendre des réponses qui ne viennent pas, et, souvent, elle voit comment lui regarde fixement sa femme. Si elle pouvait lire dans ses yeux, il se peut qu&rsquo;elle lirait de la colère, de la haine, du ressentiment, de la tristesse, du remords, de la déception, de la solitude, de l&rsquo;incompréhension pareille à celle qu&rsquo;elle éprouve lorsqu&rsquo;elle le voit fixant sa mère qui ne répond pas, ne l&rsquo;entend sans doute même pas, et combien de fois alors c&rsquo;est Ida qui doit dire, </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Maman, papa te parle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>car elle sait qu&rsquo;elle, sa mère va l&rsquo;entendre, </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Oui, pardon ma chérie.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>et qu&rsquo;ensuite Marion se tournera vers Patrice. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ida sait que ce soir ce ne sera pas comme ça. Il n&rsquo;y aura pas ces moments de flottement pendant lesquels ils restent tous les trois à table, évacuant tout ce qui les concerne pour parler du boulot et des faits divers qu&rsquo;on a entendus à la télé, et puis de rien, surtout de rien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 372-373 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais cette fixité, elle ne peut toujours pas la supporter, comme si les yeux de Patrice étaient trop inquisiteurs pour qu&rsquo;elle assume ce face-à-face &#8211; comme si elle était incapable de s&rsquo;attendre à y trouver autre chose qu&rsquo;une confrontation ou même, déjà, une condamnation, une sorte d&rsquo;accusation qu&rsquo;elle redoute de ne pas pouvoir supporter à ce moment-là, s&rsquo;imaginant ne pas en être capable alors qu&rsquo;elle voudrait trouver ses yeux, oui, de tout coeur, elle voudrait trouver en lui une réponse à son angoisse, de la compréhension, de l&rsquo;amour, elle est sûre qu&rsquo;il comprendrait, qu&rsquo;il verrait qu&rsquo;elle veut s&rsquo;excuser parce que c&rsquo;était déjà comme si tout le monde était d&rsquo;accord pour dire que ce qui se passe ce soir est en partie de sa faute et, alors qu&rsquo;elle voudrait s&rsquo;excuser à cause de cette soirée, maintenant elle voudrait que Patrice l&rsquo;excuse pour tout ce qu&rsquo;elle lui fait subir depuis des années et dont elle sait qu&rsquo;il encaisse presque sans rien dire, s&rsquo;énervant parfois parce qu&rsquo;il  a trop bu ou parce que sa patience est à bout ; elle sait, aussi clairement qu&rsquo;elle sait n&rsquo;avoir jamais voulu le savoir tout à fait, que c&rsquo;est à cause de ce qu&rsquo;elle ne lui donne pas, et pas seulement le sexe, mais aussi tout ce qu&rsquo;elle lui refuse de tendresse et de temps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 531-532 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Elle a encore ce vague espoir qu&rsquo;on ne l&rsquo;entendra pas, que les filles ne comprendront pas qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas la fille sensass et cool à qui personne ne résiste, qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas celle qu&rsquo;elles croient connaître. Et maintenant elle leur en vaut presque de la naïveté avec laquelle elles l&rsquo;avaient crue si forte, si puissante, elle leur en veut tant soudain qu&rsquo;elle voudrait se retourner et les agresser toutes les deux, oui, cette pulsion, cette envie qu&rsquo;elle doit réprimer de leur foncer dessus pour tout dégommer, s&rsquo;en prendre à elles deux pour leur gueuler que depuis que&rsquo;elle vit ici, évidemment, rien ni personne n&rsquo;a pu avoir la moindre prise sur sa vie ni sur elle, ils sont tellement gentils les gens d&rsquo;ici, vous le saviez pas ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Histoires de la nuit&nbsp;&raquo;, Laurent Mauvignier, Les Editions de Minuit.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand les souvenirs reviennent par vagues&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/12/04/quand-les-souvenirs-reviennent-par-vagues/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Dec 2017 08:41:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[   Rentrée littéraire &#160; Célia Houdart, je l&#8217;avais découverte avec &#171;&#160;Gil&#160;&#187;, également paru chez P.O.L.. Puis je l&#8217;avais rencontrée, au hasard d&#8217;une exposition puis d&#8217;une lecture, à la Maison des arts Georges-Pompidou, à Cajarc, dans le Lot. Un chouette moment ! C&#8217;est donc avec intérêt que j&#8217;ai plongé dans son nouveau roman, &#160;&#187; Tout un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ffff"> </span></strong></p>
<p><span style="color: #00ffff"><strong> Rentrée littéraire</strong> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>C<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOUDART-OK.jpg" rel="lightbox[4088]"><img class="alignleft size-full wp-image-4092 colorbox-4088" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOUDART-OK.jpg" alt="HOUDART OK" width="380" height="542" /></a>élia Houdart</strong>, je l&rsquo;avais découverte avec <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/14/gil-ou-le-roman-dune-voix/">&laquo;&nbsp;Gil&nbsp;&raquo;</a></strong>, également paru chez P.O.L.. Puis je l&rsquo;avais rencontrée, au hasard d&rsquo;une exposition puis d&rsquo;une lecture, à la Maison des arts Georges-Pompidou, à Cajarc, dans le Lot. Un chouette moment !</p>
<p>C&rsquo;est donc avec intérêt que j&rsquo;ai plongé dans son nouveau roman,<strong> &nbsp;&raquo; Tout un monde lointain &laquo;&nbsp;</strong>. Et je n&rsquo;ai pas été déçue.</p>
<p>Cette fois encore,<strong> Célia Houdart</strong> offre une histoire singulière. Avec, toujours, une petite musique qui ne ressemble qu&rsquo;à elle.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle s&rsquo;ouvre sur un premier chapitre dont on ne sait, tout d&rsquo;abord, pas quoi faire. Qui est donc cette petite fille qui, en 1918, marche dans les herbes sous le regard de son père ?</p>
<p>On suit ensuite <strong>Gréco</strong>, ensemblière désormais à la retraite qui partage ses journées entre sa maison de Roquebrune-Cap-Martin, ses balades et ses bains de mer. Sa carrière a été fructueuse. Elle est riche, cultivée. Désormais seule.</p>
<p>Toujours, elle veille aussi sur la maison de son ami<strong> Alexander</strong>, disparu deux ans plus tôt : <strong>la villa E.1027</strong>, formidable création de l&rsquo;architecte<strong> Eileen Gray.</strong></p>
<p>Un jour, cet équilibre vacille. Un couple, <strong>Tessa</strong> et<strong> Louison,</strong> s&rsquo;est installé dans la maison fermée. Ils sont étudiants, danseurs et follement amoureux. Elle les regarde vivre, s&rsquo;inquiète pour l&rsquo;état de la maison de son ami. Contre toute attente, elle accueille finalement ce changement puis se lie d&rsquo;amitié avec ces deux jeunes gens, beaux et inspirés. Malgré les facéties souvent gores de <strong>Louison</strong>&#8230;</p>
<p>L&rsquo;occasion pour elle, avec eux, de remonter le temps. Les souvenirs de <strong>Gréco, </strong>cette petite fille d&rsquo;origine polonaise<strong>,</strong> vont revenir par vagues. <strong>Tessa</strong> et <strong>Louison</strong> vont l&rsquo;empêcher de s&rsquo;y noyer&#8230;</p>
<p><strong> Célia Houdart</strong> a l&rsquo;art d&rsquo;une écriture sensible. On sent le soleil et le vent. L&rsquo;atmosphère, un temps pesante, devient douce, paisible. Comme une caresse.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 48 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A chaque nouvelle visite, c&rsquo;est de lui-même que l&rsquo;avocat informait Gréco de l&rsquo;avancée de la succession Sthol, dont ils savaient très bien tous deux que la villa E.1027 constituait le bien le plus précieux. L&rsquo;avocat avait promis à sa vieille cliente et désormais amie que si la villa était mise en vente, elle serait pour elle. Gréco la voulait à n&rsquo;importe quel prix. Elle était disposée à vendre la boutique de New York et ses actions. Mais tout était bloqué depuis plusieurs années. Un cabinet de Los Angeles avait demandé un complément d&rsquo;enquête dans l&rsquo;espoir un peu vain de récupérer aussi, un jour, les quelques pièces volées, dont le miroir satellite, qui avaient dû être vendues à un marché aux puces en France ou en Italie&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 136 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Louison et Tessa adoraient nager nus sous l&rsquo;eau. Ils aspiraient beaucoup d&rsquo;air pour faire durer le plus longtemps possible l&rsquo;état d&rsquo;apesanteur. Ils ouvraient les yeux. Dans l&rsquo;eau, le soleil formait comme de fines paillettes d&rsquo;or qui tournoyaient en scintillant. Leurs corps pouvait être à la fois étincelant et étrangement pâle, soudain refroidi par la lumière. Les chevelures étaient des crinières flottantes. Tessa et Louison prenaient l&rsquo;eau avec les mains et la vigoureusement. Ils s&rsquo;enfonçaient peu à peu, le visage en proue. Les bras le long du corps, ondulant comme des nageoires. Des poissons à ventre blanc les frôlaient quelquefois par bancs entiers.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 147 : &laquo;&nbsp;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>- J&rsquo;aurai dû vous parler de Louison et de ses mises en scène macabres. Il ne me prévient pas toujours, vous savez. Il ne faut pas lui en vouloir. Il meurt régulièrement. Il meurt pour rire. C&rsquo;est son plaisir. Il adore faire peur. Il se ruine en maquillage. Il achète ce qui se fait de mieux. Plusieurs fois, il a été assistant pour des tournages. Blessures, brûlures. Cicatrices. Il maîtrise toute une gamme d&rsquo;effets. C&rsquo;est toujours très réaliste. Il règle avec beaucoup de précautions des choses terribles, les pires atrocités, mais en fait c&rsquo;est à chaque fois un numéro de cabaret.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>A cet endroit, le sentier était ombragé. Il faisait moins chaud. Gréco respirait un peu mais elle avait encore les yeux fixes. Elle revoyait cette apparition monstrueuse. Tout se redéroulait dans sa tête. Elle était très secouée.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tout un monde lointain&nbsp;&raquo;, Célia Houdart, P.O.L., 14€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Des héritières soumises au poids du passé</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/24/des-heritieres-soumises-au-poids-du-passe/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/24/des-heritieres-soumises-au-poids-du-passe/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 24 Aug 2017 08:18:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Si une libraire attentive aux goûts de ses clients ne m&#8217;avait pas parlé de Marie Redonnet, je n&#8217;aurais jamais su que cette auteure avait un univers épatant et un style ciselé. Qui fait mouche. De retour dans les librairies l&#8217;an dernier après &#171;&#160;une crise de création&#160;&#187; qui aura duré dix ans, Marie Redonnet partage [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HERITIERES.jpg" rel="lightbox[3973]"><img class="alignleft wp-image-3974 size-medium colorbox-3973" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HERITIERES-224x300.jpg" alt="HERITIERES" width="224" height="300" /></a>  Si une libraire attentive aux goûts de ses clients ne m&rsquo;avait pas parlé de <strong>Marie Redonnet</strong>, je n&rsquo;aurais jamais su que cette auteure avait un univers épatant et un style ciselé. Qui fait mouche.</p>
<p>De retour dans les librairies l&rsquo;an dernier après <strong>&laquo;&nbsp;une crise de création&nbsp;&raquo;</strong> qui aura duré dix ans, <strong>Marie Redonnet</strong> partage avec les lecteurs un univers unique. En marge.</p>
<p>Après <strong>&laquo;&nbsp;Une femme au colt 45&Prime;</strong> dont je vous ai parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/06/28/une-femme-une-arme-un-destin/">ici</a></strong>, j&rsquo;ai décidé de remonter dans l&rsquo;oeuvre de <strong>Marie Redonnet</strong>. Et j&rsquo;ai plongé dans <strong>&laquo;&nbsp;Héritières&nbsp;&raquo;</strong>, un recueil de trois romans précédents ( sorti cet hiver), publiés une première fois il y a trente ans. Trois portraits de femme. Trois histoires dans lesquelles le personnage principal se retrouve empêché, entravé, contraint à se battre par tous les moyens pour sauver son identité et/ou recouvrer sa liberté. Mais les démons sont parfois à l&rsquo;intérieur&#8230;</p>
<p>Son éditeur, Le Tripode, explique : <em>&nbsp;&raquo; Lorsqu’en 1986 paraît le roman &laquo;&nbsp;<strong>Splendid Hôtel&nbsp;&raquo;</strong> aux <strong>Éditions de Minuit</strong>, nul ne sait alors que ce texte ne constitue en fait que le premier volet  d’un triptyque exceptionnel de cohérence et de force. Trente ans après leur genèse, voici les trois romans enfin rassemblés pour donner la pleine mesure d’une œuvre où, au sein de sociétés qui vacillent,  nous découvrons la vie de trois femmes en quête de leur identité.  D&rsquo;un roman à l&rsquo;autre, tandis que la violence se fait latente à chaque page, se révèle la beauté de ces trois êtres qui ne renoncent jamais &laquo;&nbsp;</em></p>
<div id="attachment_3975" style="width: 748px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIE-REDONNET.jpg" rel="lightbox[3973]"><img class="size-full wp-image-3975 colorbox-3973" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIE-REDONNET.jpg" alt="Marie Redonnet (photo Christophe Ono-Dit-Biot)" width="738" height="984" /></a><p class="wp-caption-text">Marie Redonnet<br />(photo Christophe Ono-Dit-Biot)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Je donne des voix à des femmes venues de nulle part&nbsp;&raquo;</strong></em>, aime à dire <strong>Marie Redonnet</strong> qui, dans ce recueil, réunit trois romans écrits à six mois d&rsquo;intervalle à chaque fois et publiés dans la foulée entre 1986 et 1987, aux Editions de Minuit. Le Tripode les a réunis, histoire de faire vivre à nouveau ce triptyque, composé de <strong>&laquo;&nbsp;Splendid Hotel&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Forever Valley&nbsp;&raquo;</strong> et enfin <strong>&laquo;&nbsp;Rose Mélie Rose&nbsp;&raquo;. Trois histoires écrites au scalpel.<br />
</strong></p>
<p><span id="more-3973"></span></p>
<p>Le <strong>Splendid Hotel</strong> est construit au bord d&rsquo;un marais. L&rsquo;héroïne en a hérité à la mort de sa grand-mère. Un cadeau qui devient vite empoisonné.</p>
<p>Alors voilà <em>&nbsp;&raquo; Vingt-trois chants où le “ je ” d&rsquo;une femme sans nom, sans âge, sans visage, dit la Passion du Splendid Hôtel, son trésor, sa chose, légué par grand-mère qui l&rsquo;a fait construire au bord du marais virulent. Splendid Hôtel déjà délabré, attaqué, miné, et qui ne cessera d&rsquo;endurer tous les fléaux, de souffrir de tous les maux, dont le pire : la tendance fatale de ses sanitaires à se boucher, la narratrice toujours occupée à les déboucher. Laborieuse, infatigable narratrice, toute consacrée aux soins du Splendid Hôtel, dévouée aux malheureux clients – les anonymes, attirés par les enseignes clignotantes, et les professionnels du Chemin de fer venus imposer au marais leur grand œuvre –, harcelée qu&rsquo;elle est pendant ce temps par ses deux sœurs parasites, Ada la malade et Adel la comédienne ratée, l&rsquo;une et l&rsquo;autre semant sans cesse le trouble et la zizanie. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Forever Valley :</strong> Une jeune fille vit seule avec le père dans l&rsquo;ancien presbytère d&rsquo;un hameau de montagne. Le père, qui voit la paralysie le gagner, confie l&rsquo;adolescente à <strong>Massi</strong>, la patronne du dancing voisin. Celle-ci offre à sa protégée une robe à volants en organdi et des souliers vernis à talon, et lui apprend à se conduire comme il faut avec les clients, en particulier les douaniers, qui viennent danser ici le samedi soir. Le reste de la semaine, la jeune fille le consacre à des fouilles dans le jardin du presbytère, pour y chercher des morts.</p>
<p><strong>Rose Mélie Rose :</strong> <strong>Rose</strong> meurt le jour où <strong>Mélie</strong> a douze ans et ses premières règles. Alors <strong>Mélie</strong> quitte le magasin de souvenirs de l&rsquo;Ermitage pour aller à Oat – prononcer “ O-at ” – au bord de la mer, avec dans son sac le livre de légendes, cadeau de <strong>Rose</strong>. Il y a deux côtés à Oat : le côté de la lagune et des très vieux : <strong>Nem</strong>, <strong>Mélie</strong>, et des vieux : le brocanteur, le photographe ; et le côté du port avec <strong>Pim</strong>, <strong>Yem</strong>, <strong>Cob,</strong> <strong>mademoiselle Marthe</strong>. <strong>Mélie</strong> vit au 7 rue des Charmes, va aux goûters dansants du Continental, va une fois au Bastringue, puis découvre la plage aux Mouettes. Elle a toujours avec elle son polaroïd, pour les douze photos qu&rsquo;elle aura à faire en écrivant au dos la légende, et en les glissant l&rsquo;une après l&rsquo;autre dans son livre de légendes, pour <strong>Rose.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 18</strong> (<strong>&laquo;&nbsp;Splendid Hotel&nbsp;&raquo;</strong>) :<em> &nbsp;&raquo; C&rsquo;est une chance qu&rsquo;on construise la voie ferrée. On dit qu&rsquo;elle va contourner le marais. Tous les clients viennent du chantier. Ils préfèrent loger à l&rsquo;hôtel plutôt que de dormir dans les tentes que la compagnie leur donne. Ils ont beau se plaindre du mauvais fonctionnement des sanitaires, le Splendid Hôtel est une providence pour eux. Je fais tout ce que je peux pour leur être agréable. Je m&rsquo;occupe tout particulièrement des sanitaires. Par cette chaleur surtout, il faut veiller à ce que l&rsquo;écoulement se fasse. Les hommes du chantier m&rsquo;en savent gré. J&rsquo;ai besoin d&rsquo;eux. Ce n&rsquo;est pas comme mes soeurs. Je me passerais très bien de leur présence. Je n&rsquo;ai jamais vécu avec elles, et voilà qu&rsquo;elles partagent ma vie. C&rsquo;est mère qui leur a demandé de revenir au Splendid, un peu avant de mourir. Elle ne m&rsquo;a pas demandé mon avis. Elle voulait que je m&rsquo;occupe de mes soeurs quand elle ne serait plus là pour s&rsquo;occuper d&rsquo;elles. Mais moi je préfère m&rsquo;occuper des clients du Splendid plutôt que de mes soeurs.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 : ( Forever Valley&nbsp;&raquo;) :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai été voir Massy comme le père me l&rsquo;a demandé pour qu&rsquo;elle fasse mon éducation. Je n&rsquo;ai encore jamais parlé au père de mon projet personnel. Si ça se trouve, il penserait que je n&rsquo;ai pas encore l&rsquo;âge de le réaliser, et il s&rsquo;y opposerait. Il ne me parle que de Massi. Massi ne va plus au cimetière depuis qu&rsquo;elle a ouvert le dancing. Je n&rsquo;ai encore jamais été chez Massi un samedi soir. Je n&rsquo;avais pas l&rsquo;âge, et je ne sais pas danser. Massi est très stricte sur le règlement. L&rsquo;entrée du dancing est interdite aux moins de seize ans. C&rsquo;est peut-être parce que je viens juste d&rsquo;avoir seize ans que le père veut que Massi fasse mon éducation, pour que je puisse aller au dancing le samedi soir. Massi a approuvé la décision du père. Elle est contente que le père m&rsquo;envoie parce qu&rsquo;elle a besoin de quelqu&rsquo;un pour la seconde le samedi soir. Il y a bien les filles de la laiterie de la vallée d&rsquo;en bas qui travaillent au dancing, mais Massi dit qu&rsquo;elle ne peut pas compter sur elles pour tout. Elle m&rsquo;a dit qu&rsquo;elle me présenterait aux douaniers. Les douaniers, c&rsquo;est sa clientèle préférée. Elle dit que j&rsquo;ai droit à la meilleure clientèle parce que le père m&rsquo;a donné la meilleure éducation. C&rsquo;est la première fois que Massi m&rsquo;a fait monter à l&rsquo;étage. Il y a beaucoup de chambres. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 350- 351 (&laquo;&nbsp;Rose Mélie Rose&nbsp;&raquo;) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Quand je suis arrivée à la plage aux Mouettes, j&rsquo;ai tout de suite été dans la Buick. Dès que je me suis couchée sur la banquette arrière, j&rsquo;ai perdu connaissance. Je ne sais pas combien de temps s&rsquo;est passé avant que je revienne à moi. La banquette de la Buick est tachée de sang. Le sang continue de couler. C&rsquo;est mauvais de perdre tout ce sang. Dans quel état est la Buick. Elle est toute rouillée et maintenant la banquette arrière est tachée de sang. Les mouettes ont fini par déchirer la capote avec leur bec. Elles ont envahi la Buick. Il y a en a partout sur les fauteuils avant, il y en a plein serrées contre moi sur la banquette arrière, il y en a sur le capot qui me regardent à travers le pare-brise, qui regardent le sang. Les mouettes me tiendraient chaud si je n&rsquo;avais pas si froid. Je tremble de froid.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Héritières&nbsp;&raquo;, de Marie Redonnet, Le Tripode, 19€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>Quand le cercle s&#8217;élargit&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/06/quand-le-cercle-selargit/</link>
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		<pubDate>Mon, 06 Feb 2017 15:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<category><![CDATA[rentrée littéraire 2017]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Mréjen]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire 2017 En même temps que les soldes, ou presque, voilà la rentrée littéraire d&#8217;hiver. Pas de rabais ni de remise à faire rougir votre carte bleue, mais des découvertes à la pelle, des premiers romans pleins de promesses et des rendez-vous attendus! Cette rentrée 2017 s&#8217;ouvre avec 517 romans à paraitre tout au [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire 2017</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-troisieme-personne.jpg" rel="lightbox[3856]"><img class="alignleft size-full wp-image-3857 colorbox-3856" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-troisieme-personne.jpg" alt="livre-troisieme-personne" width="120" height="180" /></a> En même temps que les soldes, ou presque, voilà la rentrée littéraire d&rsquo;hiver. Pas de rabais ni de remise à faire rougir votre carte bleue, mais des découvertes à la pelle, des premiers romans pleins de promesses et des rendez-vous attendus!</p>
<p><strong>Cette rentrée 2017 s&rsquo;ouvre avec 517 romans à paraitre tout au long de ces mois de janvier et de février&#8230;</strong> et le retour des valeurs sûres nous expliquent les critiques littéraires et les éditeurs. Pas sûr que ces auteurs-là soient les plus en vue sur Quatrième de couv&#8230;</p>
<p><strong>Parmi ces 517 romans</strong>, 337 écrits par des auteurs français ou francophones et 180 romans étrangers. A noter <strong>66 premiers romans</strong>, toujours les bienvenus sur ce blog.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Parmi les p&rsquo;tites trouvailles de cette rentrée hivernales, <strong>&laquo;&nbsp;Troisième Personne&nbsp;&raquo;</strong> de<strong> Valérie Mréjen</strong>. Une de mes valeurs sûres à moi !</p>
<p>Plus de quinze ans que je suis cette auteure, par ailleurs plasticienne et vidéaste qui signe chez P.O.L. son dixième écrit, le deuxième paru chez cet éditeur après<strong> &laquo;&nbsp;Forêt noire&nbsp;&raquo;</strong>, dont vous pouvez trouver la critique<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/17/chez-valerie-mrejen-la-mort-est-tragi-comique/"> ici. </a></strong></p>
<p>Cette fois, dans un roman court, l&rsquo;auteure évoque l&rsquo;arrivée d&rsquo;un enfant (le premier), d&rsquo;une petite fille, au sein d&rsquo;un couple et d&rsquo;une histoire qui, jusque là, se déclinait à deux. Pas de prénoms, pas de décor très défini, mais des moments : avant la naissance, dans l&rsquo;enfance des parents, les interrogations de la parturiente, à la maternité, dans la rue, quand la petite sera devenue grande&#8230; La vie qui change, qui éclate, qui transforme.</p>
<p>Nouveau sujet pour <strong>Valérie Mréjen</strong> qui a, à plusieurs reprises, trituré la mort dans les tous les sens. Nouveau sujet mais toujours ce même style, si caractéristique : frais, rythmé, si visuel&#8230; et si juste. Un vrai p&rsquo;tit bonheur qu&rsquo;on ait connu la maternité ou pas, d&rsquo;ailleurs.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 41-42 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle, au contraire, doit dire qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas détesté cette soudaine familiarité. Elle était même plutôt flattée qu&rsquo;on la considère comme une amulette, d&rsquo;avoir le même succès qu&rsquo;un pompon de marin ou qu&rsquo;une table en bois. Elle éprouvait soudain ce dont ne pourront jamais témoigner les gisants dans leurs basiliques, le boutoir porte-chance du petit sanglier en bronze, les excroissances des statues lustrées et polies par d&rsquo;innombrables paumes. Elle était très émue devant cette fascination primitive pour le corps féminin en état de métamorphose, le réflexe enfantin de vouloir toucher pour y croire. L&rsquo;émerveillement était constant, toujours recommencé, comme si ce phénomène pourtant vieux comme le monde ne pourrait jamais devenir banal.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 58 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Elle le pense : ce n&rsquo;est pas pour moi. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;envie qui lui fait défaut, oh non bien au contraire. C&rsquo;est une croyance profonde. Un manque d&rsquo;identification pure et simple avec cette image. Ceci est un monde de vraies femmes et elle est bien trop loin derrière. Sa propre mère a disparu si tôt, elle ne peut absolument pas se voir à la même place. Surtout pas quand le père essaye de l&rsquo;y pousser avec des mots très mal choisis. Il décide en effet, dans un réflexe pragmatique peu après l&rsquo;enterrement, de la promouvoir remplaçante, figure maternelle de substitution pour son frère et sa soeur. Mais ce qu&rsquo;elle voit surtout dans ce remaniement hâtif, c&rsquo;est son devenir épouse d&rsquo;un homme qui est son géniteur. D&rsquo;ailleurs il confond souvent les prénoms et commet des lapsus énormes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 133-134 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les voilà en répétitions face au nouveau metteur en scène. Ses intentions sont encore floues mais sa détermination ne fait aucun doute. Ils entrevoient ce que doivent ressentir les comédiens liés par contrat à un démiurge parti en roue libre, un génie capricieux que plus personne n&rsquo;ose contredire. Ils se plient néanmoins au jeu, en bons débutants prêts à tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Troisième Personne&nbsp;&raquo;, Valérie Mréjen, P.O.L., 10€.</strong></em></p>
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		<title>Quand la guerre force le destin&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/23/quand-la-guerre-force-le-destin/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2016 07:35:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Allemands]]></category>
		<category><![CDATA[Amércains]]></category>
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		<category><![CDATA[Deuxième Guerre mondiale]]></category>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2016 On poursuit notre promenade parmi les premiers romans sélectionnés cette année pour le prix Roblès. En attendant la proclamation du nom du lauréat 2016, le 3 juin, voici une nouvelle découverte avec &#171;&#160;Today we live&#160;&#187; écrit par Emmanuelle Pirotte, scénariste de métier. Avec  ce roman ramassé, elle nous entraine en Belgique, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TODAY.jpg" rel="lightbox[3569]"><img class="alignleft size-full wp-image-3577 colorbox-3569" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TODAY.jpg" alt="TODAY" width="195" height="307" /></a>On poursuit notre promenade parmi les premiers romans sélectionnés cette année pour<strong> le prix Roblès.</strong> En attendant la proclamation du nom du lauréat 2016, le 3 juin, voici une nouvelle découverte avec <strong>&laquo;&nbsp;Today we live&nbsp;&raquo;</strong> écrit par <strong>Emmanuelle Pirotte</strong>, scénariste de métier.</p>
<p>Avec  ce roman ramassé, elle nous entraine en Belgique, au coeur de la Deuxième Guerre mondiale. Nous sommes en décembre 1944, en pleine contre-offensive allemande dans les Ardennes belges.</p>
<p>Une petite fille juive, que tous appellent <strong>Renée</strong> est confiée à deux soldats qui se disent américains. Il n&rsquo;en est rien. Les deux hommes sont Allemands, infiltrés. <strong>Mathias</strong> abat son camarade et s&rsquo;enfuit avec la fillette de sept ans. Pour faire quoi ? Pour aller où ? La guerre les rattrape et la forêt, un temps un abri, ne l&rsquo;est plus.</p>
<p>De cette rencontre improbable, de cette cavale épique et de cette amitié étrange, <strong>Mathias</strong> et <strong>Renée</strong> font faire le socle de leur histoire. Un roman bien mené. Qui tient en haleine. Personne n&rsquo;y est tout à fait bon ou méchant. Les circonstances sont exceptionnelles, les hommes et les femmes s&rsquo;adaptent. Et s&rsquo;arrangent pour survivre.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Today we live<em>&laquo;&nbsp;</em> </strong>a reçu le Prix Edmée de La Rochefoucauld 2016.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 24 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mathias était un maillon de cette machine de destruction. Il était un des membres de l&rsquo;ogre affamé. Mais cela ne l&rsquo;empêchait pas de dormir. Il avait pris ce que le système avait de meilleur à lui offrir, en sachant exactement dans quelle merde il mettait les pieds. Et personne ne l&rsquo;avait obligé à participer à la danse, il s&rsquo;était invité tout seul.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Depuis quelques mois, la grande fête macabre virait au pathétique. La guerre était perdue et on faisait semblant que c&rsquo;était tout le contraire. Cette opération Greif était du plus parfait ridicule : quelques pauvres types à peine sortis du ventre de leur mère, braillant l&rsquo;anglais comme une fermière de Souabe, aussi convaincants en fils de l&rsquo;Oncle Sam que Goebbels en danseur de claquettes. Même les déguisements étaient lamentables  : pleins d&rsquo;à-peu-près et d&rsquo;inexactitudes, comme des costumes de fête d&rsquo;école pour pauvres. Mais enfin, Mathias avait accepté, ainsi que trois ou quatre des meilleurs de la bande au Balafré.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 60 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Trappeur dans les forêts du nord de la baie James au milieu des années 1930, Mathias avait vécu seul, côtoyant les Indiens de loin, pour les besoins de la traite. Et puis un jour, son canoë s&rsquo;était retourné dans les rapides d&rsquo;Avoine de la rivière Rupert. Chihchuchimâsh l&rsquo;avait trouvé, agonisant sur une plaque de pierre en bordure de la rivière. C&rsquo;était le chien de Mathias qui avait attiré la vieille femme jusqu&rsquo;à lui. Mathias avait le crâne fracassé, mais il s&rsquo;en était remis, après une forte fièvre qui avait duré une semaine. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mathias marcha ainsi longtemps, visité par de brèves et puissantes fulgurances, venues du Canada. Malgré son état de confusion, de profonde incertitude, il savait une chose : la forêt lui avait terriblement manqué. Une vraie forêt. C&rsquo;était la première fois depuis cinq ans qu&rsquo;il y vivait plus de quelques heures d&rsquo;affilée. Ses entraînements chez les Brandebourgeois comportaient des parcours dans les bois, et ses missions d&rsquo;infiltration parmi les résistants du Vercors l&rsquo;avaient amené à vivre dans la nature, mais il s&rsquo;apercevait à présent à quel point ces moments avaient été trop rares.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 180-181 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;“La plupart de tes copains préfèrent se faire buter plutôt que donner des infos. Qu&rsquo;est-ce que tu veux ? ”</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mathias se figea à la question de Pike. Que voulait-il ? Il se sentait épuisé comme jamais il ne l&rsquo;avait été. Il en avait par-dessus le képi. Cette guerre avait cessé de l&rsquo;amuser depuis sa dernière infiltration dans la Résistance française, quand il avait dû abattre trois adolescents, deux garçons de dis-sept ans et une fille de dix-huit, sur la place d&rsquo;un village. Il leur avait tiré dans le dos alors qu&rsquo;ils s&rsquo;enfuyaient, sous les yeux de la mère des garçons, une femme d&rsquo;un courage exceptionnel qui l&rsquo;avait hébergé, nourri pendant des semaines. Ce jour-là, il s&rsquo;était dit qu&rsquo;il lui était à peu près égal de vivre ou de mourir. Seulement on ne meurt pas si facilement quand on est une bête de guerre surentrainée. C&rsquo;est plus fort que soi. Renée était venue tout chambouler. De nouveau, il avait en envie de vivre, pour elle, et pour lui. Pour lui avec elle. Il voulait vivre. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il dit à Pike. Celui-ci eut un sourire désolé, parce que ce n&rsquo;était pas ce qui était prévu. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Today we live&nbsp;&raquo;, Emmanuelle Pirotte, au Cherche Midi, 16,50€. </strong> </em></p>
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		<item>
		<title>Un si lourd héritage de sang&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/11/02/un-si-lourd-heritage-de-sang/</link>
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		<pubDate>Mon, 02 Nov 2015 08:26:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Un papa de sang"]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Jean Hatzfeld fait partie de ces auteurs dont nous avons besoin pour nous éclairer sur le monde comme il va. Ou pas. Depuis une dizaine d&#8217;années maintenant, je le suis. Au Rwanda. Ou ailleurs. Quatrième de couv en parle ici ou encore là. Ses écrits, ses récits, ses romans ouvrent à chaque fois [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HATZFELD-Jean-COUV-Un-papa-de-sang.jpg" rel="lightbox[3353]"><img class="alignleft size-full wp-image-3354 colorbox-3353" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HATZFELD-Jean-COUV-Un-papa-de-sang.jpg" alt="HATZFELD Jean COUV Un papa de sang" width="235" height="344" /></a><strong>Jean Hatzfeld</strong> fait partie de ces auteurs dont nous avons besoin pour nous éclairer sur le monde comme il va. Ou pas. Depuis une dizaine d&rsquo;années maintenant, je le suis. Au Rwanda. Ou ailleurs. Quatrième de couv en parle<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/14/englebert-miserable-tutsi/">ici</a></strong> ou encore<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/14/englebert-miserable-tutsi/">là. </a></strong></p>
<p>Ses écrits, ses récits, ses romans ouvrent à chaque fois une porte vers une meilleure compréhension d&rsquo;une guerre, d&rsquo;un génocide. Comme celui qui a frappé le Rwanda, en 1994.</p>
<p>Ancien journaliste sportif depuis reporter de guerre, <strong>Jean Hatzfeld</strong> n&rsquo;a eu de cesse d&rsquo;aller à la rencontre des tueurs hutus et des survivants tutsis.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Un papa de sang&nbsp;&raquo;</strong>, il signe son cinquième ouvrage sur le sujet et s&rsquo;est, cette fois, penché sur les témoignages des jeunes, des enfants des survivants et des tueurs.</p>
<p>Une nouvelle fois, il s&rsquo;est rendu à<strong> Nyamata</strong>, dans la province de Kibungo, à l&rsquo;est du pays. Là, <strong>50.000 Tutsis ont été assassinés entre le 11 avril et le 14 mai 1994</strong>, date à laquelle les hommes du Front patriotique rwandais ( FPR) sont entrés dans la ville.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3353"></span></p>
<div id="attachment_2086" style="width: 205px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" rel="lightbox[3353]"><img class="size-full wp-image-2086 colorbox-3353" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" alt="Photo site internet Gallimard" width="195" height="263" /></a><p class="wp-caption-text">Photo site internet Gallimard</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Humble sondeur d&rsquo;âmes&nbsp;&raquo;</strong> comme il aime à se définir, <strong>Jean Hatzfeld</strong> a eu l&rsquo;idée de ce nouveau livre au moment des commémorations du 20e anniversaire du génocide, en 2014. Loin des images d&rsquo;Epinal et d&rsquo;un dicours forçant l&rsquo;optimisme sur un Rwanda nouveau et sans étiquette ethnique, le journaliste-écrivain a voulu témoigné de la réalité en province, loin de Kigali.</p>
<p>A <strong>Nyamata</strong>, impossible encore aujourd&rsquo;hui d&rsquo;imaginer une union entre un(e) Tutsi(e) et un(e) Hutu(e). Alors il est allé à la rencontre des enfants des personnages de ses précédents ouvrages. Du côté des rescapés, comme de celui des tueurs.</p>
<p>Ils sont lycéens, agriculteurs ou couturiers. Ils posent des questions à leurs parents ou se contentent des situations. Ils évoquent la religion, mais aussi la honte, la prison, les insultes et l&rsquo;avenir obscurci par les agissements sanglants de leurs pères&#8230; Plus facile d&rsquo;être fils ou fille de victime qu&rsquo;enfant de bourreau&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil des pages, souvenirs de l&rsquo;auteur et témoignages se succèdent. A la première personne et dans un phrasé, une langue qui file la métaphore. Il y a là ceux dont le père a été libéré, ceux qui lui rendent visite chaque mois à la prison, ceux qui ont dû arrêter l&rsquo;école et prendre la houe, faute de moyens, mais aussi les enfants de victimes qui n&rsquo;ont pu reprendre une vie tout à fait normale&#8230;</p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong> raconte le comportement des parents, qui parlent ou gardent le silence, qui fabriquent des souvenirs ou se cognent à la réalité. A leurs enfants de faire le tri. Ceux-ci étudient, travaillent, passent des heures sur internet, mais montrent, in fine, assez peu d&rsquo;entrain à savoir. A vouloir comprendre.</p>
<p><strong>Un récit nécessaire. Eclairant et salutaire.</strong></p>
<p>Au mois de novembre, j&rsquo;ai interviewé Jean Hatzfeld pour La Nouvelle République. Retrouvez l&rsquo;interview <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2015/12/05/Jean-Hatzfeld-au-Rwanda-A-Nyamata-on-ne-comprend-toujours-pas-2554374">ici.</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 23-24 ( Jean-Pierre Habimana, 19 ans, fils d&rsquo;un ancien détenu hutu) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Je me sens hutu. A Kabukuba, où je vis tel un étranger, je ne distingue pas sans méprise les visages hutus et tutsis. J&rsquo;épouserais volontiers une Tutsie, même si je ne osas pas s&rsquo;il s&rsquo;en trouvera une dans l&rsquo;aride Bugesera pour m&rsquo;accepter. Je sais les filles tutsies fignolées et tout autant rieuses. Elles ne se montrent plus fières comme celles de jadis. Je ne crains pas l&rsquo;ethnie. Dans nombre de pays d&rsquo;Afrique, l&rsquo;ethnie n&rsquo;inquiète personne, les gens vivent l&rsquo;ethnie que leur naissance leur a donnée sans anicroche. Au Rwanda elle attire les malheurs, elle tourmente les dialogues. Les gens tendent désormais à s&rsquo;en cacher. Mais peut-on éprouver de la gêne d&rsquo;être hutu si tel est notre destin ? Nombre de gens affirment que l&rsquo;ethnie ne sert plus à rien au Rwanda, qu&rsquo;elle va disparaître à l&rsquo;avenir. Moi, je pense que si l&rsquo;on tait une vérité aussi naturelle, on distille un venin qui va piquer les enfants dès le bas âge. Si l&rsquo;on enfouit l&rsquo;ethnie, la confusion nourrira sans cesse la frustation des victimes. Je les comprends. C&rsquo;est important de préciser qui a subi et qui a commis, pour celui qui a subi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 : (Nadine Umutesi, 17 ans, fille d&rsquo;une rescapée tutsie) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Plus on s&rsquo;attarde sur tout ça, plus on alourdit les peines qu&rsquo;on a vécues. Je ne demande pas à oublier ni a abandonner mon histoire, mais qu&rsquo;on ne m&rsquo;embête plus ! Qu&rsquo;on m&rsquo;oublie ! Je souhaite même qu&rsquo;on arrête de parler de tout ça à la radio, à la télévision. Silence pendant la Semaine de deuil. Je comprends les rescapés qui ne peuvent accepter de se taire. Moi si, j&rsquo;aspire au silence. Les rescapés aiment être entendus dans leur intimité par d&rsquo;autres rescapés, ça se comprend. Ils se vident de leurs tourments. Moi, non. Est-ce que je soulage mon tourment en répandant le mystère de ma naissance ? Mon histoire ne s&rsquo;apparente pas aux autres. Quand on évoque les tueries et quand on montre des images, c&rsquo;est comme si on repassait la lame sur ma blessure profonde. Je ne rencontre aucune réticence à parler avec vous. Le livre d&rsquo;un </em>muzungu<em>, ce n&rsquo;est pas risquant. N&rsquo;importe qui ne le lit pas. Les acheteurs ne jazzent pas de malveillances, si ? Mais répéter une anomalie pareille à haute voix aux oreilles d&rsquo;avoisinants, c&rsquo;est endommageant. Ces pensées accélèrent la tristesse de celle qui les dévoile au jour. Ca m&rsquo;embrouille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 90-91 : (Ange Uwase, 19 ans, fille d&rsquo;un rescapé tutsi) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Je connais des jeunes Hutus qui rejettent la haine familiale glissée dans les explications. Ils accordent leur confiance aux professeurs. Toutefois, ils montrent moins d&rsquo;excitation pour les informations que les enfants de rescapés. Leurs parents freinent leur curiosité. Est-ce que ces parents peuvent raconter le soir comment ils ont manié la machette ? Ou dévoiler les recoins secrets de la mort d&rsquo;un avoisinant dans le marigot ? Est-ce qu&rsquo;un enfant hutu peut en réponse traiter son père de personne malfaisante ? Aucun cas connu. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est la rancoeur qui unit les deux camps des jeunes hutus et tutsis, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;appétit de vérité. Des jeunes Hutus détestent leurs camarades qu&rsquo;ils soupçonnent de favoritisme. [&#8230;]</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le futur, je ne le vois pas risquant, chaotique quand même. Les machettes des cultivateurs n&rsquo;effraient plus personne puisque les gens profitent de bon coeur de la politique de réconciliation nationale. Pourtant, si les Hutus tendent à se montrer gentils, et à offrir des visages prometteurs, les Tutsis continuent à sermonner leurs enfants pour les mettre en garde. Je ne sais combine de générations s&rsquo;useront avant que des jeunes tutsis et hutus puissent rire en amitié sincère. Je veux dire, sans crainte d&rsquo;une gêne soudaine. Au fond, l&rsquo;avenir dépend de la volonté de Dieu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un papa de sang&nbsp;&raquo;, de Jean Hatzfeld, Gallimard, 19€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>Des &#171;&#160;happy few&#160;&#187; pas si heureux</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/07/02/des-happy-few-pas-si-heureux/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Jul 2014 09:40:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Un roman typiquement anglais. Avec tout ce qu&#8217;il convient d&#8217;humour et d&#8217;ambiances surannées. Voilà ce que propose Julian Fellowes avec &#171;&#160;Passé imparfait&#160;&#187;, sorti ce printemps, traduction de &#171;&#160;Past imperfect&#160;&#187;, paru en Grande-Bretagne en 2008. Romancier, acteur, producteur, réalisateur et scénariste (il a reçu l&#8217;oscar du meilleur scénario original pour le film  &#171;&#160;Gosford Park&#160;&#187; de Robert [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PASSE-COUV-II.jpg" rel="lightbox[2546]"><img class="alignleft size-full wp-image-2552 colorbox-2546" style="margin: 10px" alt="PASSE COUV II" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PASSE-COUV-II.jpg" width="216" height="216" /></a>Un roman typiquement anglais. Avec tout ce qu&rsquo;il convient d&rsquo;humour et d&rsquo;ambiances surannées. Voilà ce que propose <strong>Julian Fellowes</strong> avec <strong>&laquo;&nbsp;Passé imparfait&nbsp;&raquo;</strong>, sorti ce printemps, traduction de &laquo;&nbsp;Past imperfect&nbsp;&raquo;, paru en Grande-Bretagne en 2008.</p>
<p>Romancier, acteur, producteur, réalisateur et scénariste (il a reçu l&rsquo;oscar du meilleur scénario original pour le film  &laquo;&nbsp;<strong>Gosford Park&nbsp;&raquo; de Robert Altman</strong> et l&rsquo;Emmy Award du meilleur scénario pour la série à succès &laquo;&nbsp;<strong>Downtown Abbey&nbsp;&raquo;</strong>), <strong>Julian Fellowes </strong>signe avec  ce second roman ( &laquo;&nbsp;Snobs&nbsp;&raquo; est paru en 2004) le tableau d&rsquo;une classe et d&rsquo;un pays en pleine mutation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2546"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/J-F.jpg" rel="lightbox[2546]"><img class="alignleft size-full wp-image-2550 colorbox-2546" style="margin: 10px" alt="J F" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/J-F.jpg" width="278" height="181" /></a></p>
<p>En 2008, a la recherche d&rsquo;un nouveau sujet de roman, il se rend compte qu&rsquo;il s&rsquo;est écoulé 40 ans depuis sa dernière &laquo;&nbsp;Saison londonienne&nbsp;&raquo;. Comme <em>&laquo;&nbsp;un devoir de mémoire&nbsp;&raquo;</em>, indique-t-il dans une interview, celui-ci va donc plonger dans ses souvenirs pour imaginer la trame de son roman.</p>
<p>Devenu baron en 2011, l&rsquo;auteur a grandi dans l&rsquo;aristocratie anglaise.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle se déroule sur deux années, entre 1968 et 1970. Et dans les années 2000.<strong> Damian Baxter</strong> est sur son lit d&rsquo;agonie. L&rsquo;homme a fait fortune. S&rsquo;est fâché avec ses amis de Cambridge. Et pour cause.</p>
<p>Un jour, ce beau roturier devenu richissime,  fait venir le narrateur à son chevet. Il a reçu une lettre anonyme lui indiquant qu&rsquo;il a un héritier. Il aurait 37 ans. Reste à trouver celle de ses conquêtes d&rsquo;alors qui pourra en être la mère. Le narrateur sera chargé de l&rsquo;enquête auprès de six femmes ( <strong>Candida</strong>, <strong>Serena</strong>, <strong>Dagmar</strong>, <strong>Lucy</strong>, <strong>Joanna</strong> et <strong>Terry</strong>), qui furent également ses amies (voire davantage) à l&rsquo;époque.</p>
<p>Et voilà notre narrateur qui, entre présent et passé évoque ses &laquo;&nbsp;sixties&nbsp;&raquo;. Il a 19 ans, comme l&rsquo;auteur du reste. Ces années ne seront pas pour lui celles du rock&rsquo;n roll, des paradis artificiels et de la libération sexuelle. Plutôt celle des convenances sociales devenues désuètes, des codes ( pas de pantalon pour les filles, et pas plus de larmes !) au coeur d&rsquo;une <em>gentry</em> qui croit encore avoir son mot à dire dans une société en pleine évolution. Entre bals et titres, l&rsquo;univers aristocratique anglais est pourtant devenu inaccessible et totalement décadent.</p>
<p>Au final, 648 pages qui se laissent dévorer et qui nous montrent que les temps ont changé.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 8 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Malgré le danger que cela représente, j&rsquo;ai cessé de me battre contre le triste sentiment que le décor de mes années d&rsquo;enfance était bien plus doux que celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Les jeunes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, selon un point de vue aussi légitime que compréhensible, défendent leur propre époque et rejettent en général nos réminiscences d&rsquo;un âge d&rsquo;or où le client avait toujours raison, où les membres de l&rsquo;Automobile Association saluaient le macaron sur votre voiture et où les policiers portaient la main à leur casque pour vous dire bonjour. Ils remercient le ciel pour la fin de cette période où régnait la déférence. Mais la déférence est le signe d&rsquo;un monde ordonné, stable et qui peut, au moins rétrospectivement, procurer une certaine chaleur, voire paraître bienveillant. J&rsquo;ai l&rsquo;impression que ce qui me manque par-dessus tout, c&rsquo;est la bienveillance de cette Angleterre d&rsquo;il y a un demi-siècle. Mais, là encore, est-ce cette bienveillance que je regrette ou ma propre jeunesse ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 73 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Une partie de la société s&rsquo;intéressait en effet à la pop music, à la drogue, aux </em>happenings<em>, à Marianne Faithfull, aux barres Mars et à l&rsquo;amour libre, mais l&rsquo;autre partie de la société, et elle était quand même plutôt largement majoritaire, avait toujours les années 1950 comme point d&rsquo;ancrage, la société anglaise traditionnelle, où les comportements étaient réglés sur ds pratiques sinon multiséculaires, du moins qui duraient depuis le siècle précédent où tout était très rigide, depuis les vêtements que l&rsquo;on portait jusqu&rsquo;à la sexualité que l&rsquo;on pratiquait – et si nous ne respections pas toujours les règles, au moins les connaissions-nous. Ce code de conduite était encore solidement dominant dix ans auparavant. Les filles n&rsquo;embrassaient pas à un premier rendez-vous, les garçons portaient toujours une cravate, les mère de famille ne quittaient pas la maison sans un chapeau et des gants, les pères de famille portaient un chapeau melon pour aller travailler en ville. C&rsquo;était cela, les années 1960, autant que la facette constamment remâchée par les rétrospectives télévisuelles. La différence, c&rsquo;est que ces coutumes vivaient leurs dernières heures tandis que la nouvelle culture déstructurée s&rsquo;installait. C&rsquo;est cette dernière qui allait s&rsquo;imposer, bien sûr, et comme toujours, c&rsquo;est le vainqueur qui écrit l&rsquo;histoire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 360 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le regard froid qu&rsquo;elle m&rsquo;adressa était des plus explicite. En la regardant dans les yeux, je repensai à la main de Damian, posée avec légèreté sur la hanche de Serena tout à l&rsquo;heure. Qu&rsquo;avais-je donc fait de mal dans une vie antérieure pour mériter d&rsquo;entendre le récit, dans le même après-midi, des exploits de Damian qui lui avaient gagné l&rsquo;affection si ce n&rsquo;est la couche de ces deux femmes, qui étaient toutes les deux chacune à leur manière de véritables déesses ? Pourquoi celui qui n&rsquo;était en somme que mon jouet, mon invention, ma marionnette, récoltait-il toutes ces faveurs ? Quelques mois, quelques semaines après l&rsquo;avoir fait entrer dans le poulailler, je voyais ce renard triompher dans ma basse-cour. Joanna dut comprendre à mon front soucieux ce que je pensais.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Ce roman, en partie autobiographique, est un outil formidable pour approcher l&rsquo;aristocratie anglaise du XXe siècle. Au fil des pages, on se laisse prendre au jeu des règles de la Saison et des amours contrariées. Reste à posséder le bon Bristol ! <em>&laquo;&nbsp;Mon style, c&rsquo;est de la nostalgie critique&nbsp;&raquo;</em>, écrit Julian Fellowes. Et c&rsquo;est plutôt savoureux. A découvrir !</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Passé imparfait&nbsp;&raquo;, de Julian Fellowes, Sonatine, 22€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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