<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; ouvrier</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/ouvrier/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Vingt fois sur le métier&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/12/04/vingt-fois-sur-le-metier/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/12/04/vingt-fois-sur-le-metier/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 04 Dec 2022 08:04:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Fast-food"]]></category>
		<category><![CDATA[Claire Baglin]]></category>
		<category><![CDATA[continuité]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[effrts]]></category>
		<category><![CDATA[étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[ouvrier]]></category>
		<category><![CDATA[pénibilité]]></category>
		<category><![CDATA[Ptremier roman]]></category>
		<category><![CDATA[quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[souffrance]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[stress]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
		<category><![CDATA[vie de famille]]></category>
		<category><![CDATA[vie en usine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=6140</guid>
		<description><![CDATA[Un premier roman. Encore ? Pourquoi s&#8217;en priver ? Surtout que celui que je vais vous présenter est une p&#8217;tite pépite. Son auteure est âgée de 24 ans seulement. Claire Baglin signe avec En salle un court roman singulier qui nous parle du monde du travail. Une thématique peu exploitée par les auteurs. Si le secteur tertiaire est privilégié, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-SALLE.jpg" rel="lightbox[6140]"><img class="alignleft size-full wp-image-6142 colorbox-6140" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-SALLE.jpg" alt="EN SALLE" width="178" height="244" /></a></p>
<p>Un premier roman. Encore ? Pourquoi s&rsquo;en priver ? Surtout que celui que je vais vous présenter est une p&rsquo;tite pépite. Son auteure est âgée de 24 ans seulement. <strong>Claire Baglin</strong> signe avec <em><strong>En salle</strong></em> un court roman singulier qui nous parle du monde du travail.</p>
<p>Une thématique peu exploitée par les auteurs. Si le secteur tertiaire est privilégié, le travail en usine ou dans un fast-food, qui y ressemble par bien des points, n&rsquo;est pas souvent racontée. <strong>Thomas Flahaut</strong>, un auteur que je suis, le fait particulièrement bien. C&rsquo;était le cas <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/09/22/comme-une-errance-radioactive/">ici</a></strong> et encore <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/03/dans-le-cambouis-de-la-litterature-dusine/">là</a></strong>. Joseph Ponthus avait également abordé talentueusement le sujet avec <strong>A la ligne.</strong></p>
<p>La narratrice, étudiante, décroche un job d&rsquo;été dans un fast-food. Elle raconte la cadence à tenir, les managers aux aguets, les procédures à suivre à la seconde&#8230; En parallèle, un autre récit s&rsquo;offre au lecteur. Celui du quotidien de cette même narratrice dans sa famille, entre son père <strong>Jérôme</strong>, sa mère <strong>Sylvie</strong> et son petit frère <strong>Nico</strong>. Une famille modeste qui garde un oeil sur les dépenses. Toujours. Une famille pour qui un déjeuner au fast-food reste une exception alors que l&rsquo;aînée de la famille évolue désormais dans l&rsquo;envers du décor.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6140"></span></p>
<p>Les deux récits se répondent. Dans le premier une jeune femme de 20 ans qui découvre l&rsquo;aliénation du labeur ouvrier et la souffrance d&rsquo;un corps, sous le regard inquisiteur des &laquo;&nbsp;mana&nbsp;&raquo;. Pour éviter la salle et la cuisson des frites, pour essayer d&rsquo;être en poste au Drive, les équipiers tentent de trouver la bonne stratégie&#8230;</p>
<p>De l&rsquo;autre, un père qui, chaque jour, raconte sa journée à l&rsquo;usine, pénible. A cause de la chaleur, des odeurs. Fier cependant d&rsquo;y retourner quand sa fille, elle, s&rsquo;en ira poursuivre ses études, une fois la fin de l&rsquo;été arrivée. Un même rythme qui raconte le quotidien des ouvriers et des employés qui répètent des tâches. Sans cesse. Dans un climat de stress.</p>
<p>Une écriture précise. Pointue. Qui claque. En cadence.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 59 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Après trois semaines au drive, je suis désormais en salle, le royaume dont personne ne veut, constitué du lobby intérieur où mangent les clients, de la terrasse, des toilettes et du local poubelle. Je suis en salle parce que je viens d’arriver et que les nouveaux servent à être là où personne ne veut travailler. Je comprends que je vais rester à ce poste. Lorsque je sers un des plateaux posés sur le comptoir, je sais que les équipières de l’autre côté se sont battues pour être derrière le rectangle en béton du comptoir, planquées.</em><br />
<em>J’apprends que la formatrice s’appelle Chouchou et qu’elle est manageuse en salle. Chouchou précise qu’ici tout le monde l’adore et quand elle nous laisse à midi et passe la porte automatique, elle se retourne et s’écrie salut les filles, trop heureuse de partir en pause.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<section class="container page-content">
<blockquote>
<div class="eleven columns" style="text-align: left"><strong> Pages 108-109 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Les signaux sonores, lents, deux en même temps, rapides, au début j’hésite, c’est les friteuses qui sonnent ou les poissons panés plus loin dans la cuisine ? À la fin je sais, le bruit vient de ma poitrine comme quand les basses la font vibrer, comme quand je posais ma main d’enfant sur mon coeur avec l’impression qu’il allait exploser au son des Démons de minuit. De nouvelles alarmes, les commandes internet sur le tableau de bord derrière moi, mes mains sont trop grasses, le bruit me fatigue, je secoue la panière, lâche, reprends, ça sonne, volte-face, la pelle avec le sachet au bout, la panière suspendue au-dessus des cuves, égoutter, secouer doucement, l’huile crépite et vient pincer mes avant-bras, allez c’est bon là, il faut pas y passer des heures non plus, je la vide, je la jette  avec les autres. Les clients qui renvoient leurs frites trop froides, envie de plonger leurs mains dans l’huile bouillante, les miennes rouges, le sel griffe.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div class="eleven columns" style="text-align: left"></div>
<div class="eleven columns" style="text-align: left"><strong>Pages 124-125 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Une heure avant de partir pour la cérémonie, Jérôme veut se laver les mains. Il demande à Sylvie où est la brosse à ongles, puis il s’applique. Les poils durs frottent les contours des doigts, là où des arcs de cercle noirs se sont formés. Mon père frotte mais ces traces sont imprimées de façon indélébile sur sa peau. Il s’acharne mais seules les peaux mortes se détachent, la crasse, elle, reste et Jérôme répète, mais c’est pas possible, c’est pas possible. Il perd patience, on doit partir. Il ouvre le robinet avec trop de force</em><br />
<em>pour rincer la brosse et sa chemise violette est trempée par endroits, il s’essuie avec un peignoir. Il doit encore cirer ses chaussures et les marques ne partent pas. Jérôme fatigue, tout ce qu’il a dévissé, graissé, tout ce qu’il a réparé la veille et maintenant les stigmates, impossibles à estomper. Il sort de la salle de bains pour trouver Sylvie et lui dit, je peux quand même pas y aller comme ça et Sylvie, penchée au-dessus du lavabo, frotte les mains de Jérôme comme un vêtement taché. Jérôme répète, je vais jamais avoir le temps de cirer mes chaussures et je vais me salir, je suis dégueulasse, je peux pas y aller, il faut que je change de chemise, non je peux pas y aller comme ça, c’est foutu, c’est foutu. Sylvie s’acharne sur ses mains, mais Jérôme regarde déjà ailleurs comme s’il s’abandonnait, là, au creux du lavabo.&nbsp;&raquo;</em></div>
</blockquote>
<div class="one column"><em><strong> En salle, Claire Baglin, Editions de Minuit. </strong></em></div>
</section>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/12/04/vingt-fois-sur-le-metier/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/12/04/vingt-fois-sur-le-metier/" data-text="Vingt fois sur le métier&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/12/04/vingt-fois-sur-le-metier/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un mec&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/10/02/cest-lhistoire-dun-mec/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/10/02/cest-lhistoire-dun-mec/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2018 07:28:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Abe Kunstler]]></category>
		<category><![CDATA[acier]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[désir d'enfant]]></category>
		<category><![CDATA[enfant]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Inez]]></category>
		<category><![CDATA[mariage]]></category>
		<category><![CDATA[mensonges]]></category>
		<category><![CDATA[New Jersey]]></category>
		<category><![CDATA[ouvrier]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[secret]]></category>
		<category><![CDATA[secrets]]></category>
		<category><![CDATA[stratagème]]></category>
		<category><![CDATA[Tadzio Koelb]]></category>
		<category><![CDATA[Trenton]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4398</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman, ça vous dit ? Celui-ci est assez particulier, je vous préviens. Il part d&#8217;une bonne idée à laquelle on a cependant (un peu)  du mal à adhérer jusqu&#8217;au bout. Enfin, je vous laisse juger&#8230; L&#8217;histoire ? Elle est étonnante. Déstabilisante aussi. Tout commence en 1946, dans le New-Jersey. A Trenton, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/made-in-trenton.jpg" rel="lightbox[4398]"><img class="alignleft size-full wp-image-4400 colorbox-4398" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/made-in-trenton.jpg" alt="made in trenton" width="195" height="282" /></a></p>
<p>Un premier roman, ça vous dit ? Celui-ci est assez particulier, je vous préviens. Il part d&rsquo;une bonne idée à laquelle on a cependant (un peu)  du mal à adhérer jusqu&rsquo;au bout. Enfin, je vous laisse juger&#8230;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est étonnante. Déstabilisante aussi. Tout commence en 1946, dans le New-Jersey. A Trenton, on travaille l&rsquo;acier. Un outil d&rsquo;émancipation pour les classes laborieuses  après les horreurs de la guerre. <strong>Abe Kunstler</strong> est de ces ouvriers pauvres qui travaillent dur pour assurer le quotidien.</p>
<p>Il est travailleur, obstiné, bon camarade, buveur invétéré ( pour donner le change et brouiller les pistes)&#8230; et différent. Et pour cause. Il se présente comme &laquo;&nbsp;mutilé&nbsp;&raquo; pendant la guerre et laisse souvent une drôle d&rsquo;impression ici et là. Personne n&rsquo;imagine cependant qui y est en réalité.</p>
<p>Si je vous le dis d&rsquo;emblée, la lecture de ce roman va sérieusement perdre de sa saveur, non ? Disons que le héros de ce premier roman n&rsquo;a pas dit la vérité sur son identité. Il s&rsquo;est inventé un nom, une vie. Un passé.</p>
<p>Des décennies qu&rsquo;il la cache au regard de tous. Lui, le moins baraqué de ses collègues, est aussi celui qui prend le plus soin des autres&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4398"></span></p>
<p><strong>Abe Kunstler</strong>, le visage fin et l&rsquo;esprit aiguisé, a l&rsquo;idée de construire une famille. Pour cela, il lui faut une femme, ce sera <strong>Inez</strong>. Une jeune femme perdue, fragile&#8230; et pas regardante. Au quotidien, son mari cache, dissimule, ferme les portes&#8230;</p>
<p>Pour faire un enfant, il faudra imaginer un stratagème, un plan sordide et délirant&#8230; qui aboutira. Mais à quel prix ?</p>
<p>D&rsquo;année en année, <strong>Abe</strong> s&rsquo;enfonce dans son mensonge, dans l&rsquo;alcoolisme et la violence aussi. Sans solution de retour.</p>
<p>Devenu adulte, son fils <strong>Art</strong>, né handicapé, découvre quelque chose qui le choque et complique encore la relation qu&rsquo;il entretient avec son père. Abe a peur pour son secret. Jusqu&rsquo;où est-il prêt à aller pour cela ? &#8230; Art, lui, ne veut pas aller faire la guerre au Vietnam.</p>
<p>Deux mondes s&rsquo;opposent. Et le rêve américain a pris un sérieux coup dans l&rsquo;aile&#8230;</p>
<p>Un premier roman à la langue âpre et parfois au style alambiqué dans lequel on finit par ne plus y croire du tout.</p>
<p>L&rsquo;auteur<strong> Tadzio Koelb</strong> est journaliste et traducteur. Il enseigne par ailleurs à l&rsquo;Université de Rutgers dans le New Jersey et vit à New York.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 26 :</strong> <em>[&#8230;] La cohérence et les détails : voilà ce qui le maintenant en sécurité. Un homme qui vient de se raser laisse toujours les mêmes indices – un blaireau plein de mousse, un rasoir humide ; il laisse une serviette mouillée sur la patère, aussi sûr qu&rsquo;une voiture laisse des traces dans la neige en roulant. Kunstler laissa la porte claquer derrière lui et descendit les marches quatre à quatre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 113 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;La danse, mais aussi l&rsquo;alcool, et pour que son plan fonctionne il les entraîna tous deux plus loin encore dans ce monde brumeux et oublieux, endroit déroutant où il ressentait un curieux mélange de sérénité et d&rsquo;angoisse. C&rsquo;était d&rsquo;ailleurs cette sérénité même qui déclenchait sa peur : il paniquait à l&rsquo;idée de se retrouver en public, avec aux manettes de son self-control sa seule main mal assurée d&rsquo;ivrogne, et parfois il était furieux de voir le nombre d&rsquo;occasions où il se surprenait à baisser la garde. Même avec les autres gars de l&rsquo;usine, qui le connaissaient et acceptaient donc son attitude circonspecte ou qui, tout du moins, s&rsquo;y étaient habitués, il savait que le risque que tout s&rsquo;effondre était toujours présent.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 153 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Mais mentir à la mère voulait dire empêcher le garçon de s&rsquo;approcher d&rsquo;elle, et cela ramenait Kunstler à son point de départ, au point où il en était déjà : chercher le garçon, errer dans la ville avec Jimmy accroché à ses basques, devoir chercher Dieu sait où. et après, quoi ? Lui donner de l&rsquo;argent pour partir, le chasser. Kunstler se demanda avec désespoir depuis combien de temps le garçon avait prévu de balancer ses sales petites accusations. Depuis des heures, ou des années ? Bien sûr, cela importait peu tant qu&rsquo;il les avait gardées pour lui. </em>Evidemment qu&rsquo;il les a gardées pour lui,<em> pensa Kunstler. Tout le monde saurait que c&rsquo;étaient des mensonges, après tout. C&rsquo;était invraisemblable de raconter une histoire pareille sur quelqu&rsquo;un qui était un père, un ouvrier d&rsquo;usine, un homme marié, un soldat mutilé de guerre. Personne n&rsquo;y croirait.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Made in Trenton&nbsp;&raquo;, Tadzio Koelb ( traduction de Marguerite Capelle), Buchet-Chastel, 19 euros.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/10/02/cest-lhistoire-dun-mec/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/10/02/cest-lhistoire-dun-mec/" data-text="C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un mec&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/10/02/cest-lhistoire-dun-mec/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Gérard, porte-voix de la Vendée d&#8217;en bas&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/07/gerard-porte-voix-de-la-vendee-den-bas/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/07/gerard-porte-voix-de-la-vendee-den-bas/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Aug 2017 11:42:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["France d'en bas"]]></category>
		<category><![CDATA["Une vie de Gérard en Occident"]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[banquet]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[députée]]></category>
		<category><![CDATA[digressions tragicomiques]]></category>
		<category><![CDATA[drôlerie]]></category>
		<category><![CDATA[François Beaune]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[ouvrier]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[quinquagénaire]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[Vendée]]></category>
		<category><![CDATA[vie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3987</guid>
		<description><![CDATA[&#160; Voilà un roman pas banal ! Le titre est déjà tout un programme. L&#160;&#187;histoire vaut aussi le détour&#8230; C&#8217;est celle de Gérard Airaudeau. Le quinquagénaire vit à Saint-Jean-des-Oies, en Vendée. Ne perdez pas votre temps à chercher cette bourgade sur une carte, elle n&#8217;existe que dans l&#8217;imagination de François Beaune, écrivain baroudeur qui, en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-DE-GERARD.jpg" rel="lightbox[3987]"><img class="alignleft size-full wp-image-3990 colorbox-3987" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-DE-GERARD.jpg" alt="VIE DE GERARD" width="195" height="283" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà un roman pas banal ! Le titre est déjà tout un programme. L&nbsp;&raquo;histoire vaut aussi le détour&#8230;</p>
<p>C&rsquo;est celle de <strong>Gérard Airaudeau</strong>. Le quinquagénaire vit à<strong> Saint-Jean-des-Oies</strong>, en <strong>Vendée</strong>. Ne perdez pas votre temps à chercher cette bourgade sur une carte, elle n&rsquo;existe que dans l&rsquo;imagination de <strong>François Beaune, écrivain baroudeur</strong> qui, en revanche,a collecté nombre de témoignages pour alimenter la chronique vendéenne de son roman.</p>
<p>Gérard, aimable personnage à l&rsquo;attitude bonhomme a organisé un banquet à la demande de la députée du coin, en quête de<strong> &laquo;&nbsp;vrais gens&nbsp;&raquo;.</strong> Gérard a invité des membres de sa famille, des amis à venir lui expliquer leurs vies, leurs problèmes, leurs attentes. En attendant que tous arrivent ( en lisant ce roman, vous comprendrez pourquoi rien ne va se passer comme prévu), <strong>Gérard</strong> raconte, s&rsquo;épanche, se souvient. A ses côtés, <strong>Aman</strong>, un réfugié érythréen qu&rsquo;il héberge depuis plusieurs semaines déjà.  Il lui brosse, comme s&rsquo;il lui servait un interminable menu, sa vie. Par le début. Sa famille, le bar-restaurant familial, les galères pour trouver du travail ( ouvrier,<strong> Gérard</strong> enchaînera trente-deux contrats sa vie durant), sa rencontre avec Annie, les enfants qui arrivent&#8230;, les copains et leurs problèmes, la famille qui se déforme&#8230; et cette Vendée si particulière : La Vendée des marais, protestante et progressive et celle du bocage, catholique et conservatrice.</p>
<p>Loin de Philippe de Villiers, la Vendée des petits.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est un peu la vie du Français moyen qui défile. Une plongée, drôle et pas larmoyante pour deux mogettes, dans ce qui pourrait ressembler à la &laquo;&nbsp;France d&rsquo;en bas&nbsp;&raquo;, à travers le soliloque de <strong>Gérard</strong>,  porte-voix des anonymes et cousin des années 2010 d&rsquo;un <strong>Coluche</strong> inspiré.</p>
<p>Et cette députée qui n&rsquo;arrive pas <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-3987" /></p>
<p>François Beaune vit actuellement à Marseille. Il a fondé plusieurs revues. Il est également à l’origine du festival &laquo;&nbsp;Du cinéma à l’envers&nbsp;&raquo; proposant à des réalisateurs de concevoir leur film à partir d’affiches créées par des plasticiens.<br />
<strong>&laquo;&nbsp;Un homme louche&nbsp;&raquo;</strong>, publié en 2009, était son premier roman.<br />
Avec Arte Radio, il a fait de nombreux reportages. A partir de décembre 2011, parti en quête &laquo;&nbsp;d&rsquo;Histoires vraies de Méditerranée&nbsp;&raquo;, en partenariat avec Marseille-Provence 2013, François Beaune a créé avec Fabienne Pavia une bibliothèque d’Histoires Vraies de la méditerranée (textes, sons, vidéos). Ce projet s&rsquo;est soldé en octobre 2013 par la parution de son dernier ouvrage, <strong>&laquo;&nbsp;La Lune dans le puits&nbsp;&raquo;</strong>, ou le portrait des Méditerranéens à travers leurs histoires vraies en miroir de celles de l’auteur.<br />
Ce quatrième roman <strong>&laquo;&nbsp;Une vie de Gérard en Occident&nbsp;&raquo;</strong>, fait aussi l’objet notamment, au cours de l&rsquo;année, d’une libre adaptation en fiction radio pour France Culture.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 123-124 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Sa femme travaillait comme infirmière, et bizarre, avec leurs deux payes, ils ont jamais acheté de maison. Chez nous ça se fait pas. Bon c&rsquo;est vrai qu&rsquo;à un moment Boris était souvent de bringue au bistrot, après le foot au autre. Maintenant, il s&rsquo;est calmé, il s&rsquo;est fait opérer d&rsquo;une hernie, il parle moins. De toute façon, nous on a pas les mots pour dire ce qu&rsquo;on a à dire. Nous, c&rsquo;est ça qui nous manque. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>N&rsquo;empêche Boris, sur ses deux gars, il y en a un qui est toubib, l&rsquo;autre ingénieur informatique. Et les deux mariés comme il faut, avec deux Parisiennes bon teint. Lui, cinquante-quatre ans, comme moi, quand tu connais son genre de conversation. Je l&rsquo;imagine à table, en haut, dans la belle salle à manger toute briquée, qui a jamais servi, et les belles-filles pimpantes, habituées aux petits-fours entre cadres et toubibs. La première fois, à l&rsquo;heure de la terrine, ça a dû être un choc de civilisations.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 221 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ce qui est intéressant quand tu changes de boulot, c&rsquo;est pas le boulot en lui-même, mais les gens qui tu rencontres. Tu fais ça jusqu&rsquo;au jour où tu tombes comme moi sur un vrai bon boulot, dans un établissement scolaire. Là tu dis vite au revoir à tes gorets, ta chaîne, les surgelés Agrigel, ta vendangeuse hydraulique. Tu entres dans le monde de la fonction publique. Tu changes plus quand t&rsquo;as ça. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Au lycée, je suis entouré de mômes sympas, scotchés à leurs téléphones. Ils parlent à peine. Pas de révolution à venir, de VIe République, Marianne va être déçue, on est tranquilles pour le troisième millénaire. Ils sortent de classe, ils se mettent sur leurs engins. Nos meneurs, même avec des chars et des millions, pourront pas faire grand-chose.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 271-272 :</strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;avenir, moi je vais te dire, je crois pas que ça me concerne. L&rsquo;avenir, j&rsquo;en suis pas encore là. Ma mère disait, ça se trouve, dans trois mois, vous serez morts. Pour elle, l&rsquo;idée de prévoir quelque chose au-delà d&rsquo;une saison, c&rsquo;est le luxe des autres. Bé vous savez où vous serez dans trois mois, vous ?! Bé vous avez ben d&rsquo;la chance ! Toi tu dois comprendre ça Aman, avec ton temps à toi. Ma mère elle était africaine d&rsquo;une certaine façon, sans connaître l&rsquo;Afrique.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une vie de Gérard en Occident&nbsp;&raquo;, de François Beaune, Verticales, 19,50€</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/07/gerard-porte-voix-de-la-vendee-den-bas/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/07/gerard-porte-voix-de-la-vendee-den-bas/" data-text="Gérard, porte-voix de la Vendée d&rsquo;en bas&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/07/gerard-porte-voix-de-la-vendee-den-bas/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
