<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; musique</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/musique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Chercher son salut parmi les champs de tabac&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/10/chercher-son-salut-parmi-les-champs-de-tabac/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/10/chercher-son-salut-parmi-les-champs-de-tabac/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2020 10:29:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Aloma]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Elaine Morgan]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[désillusions]]></category>
		<category><![CDATA[église]]></category>
		<category><![CDATA[ferme]]></category>
		<category><![CDATA[Kentucky]]></category>
		<category><![CDATA[mariage]]></category>
		<category><![CDATA[misère]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[orage]]></category>
		<category><![CDATA[Orren]]></category>
		<category><![CDATA[pluie]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>
		<category><![CDATA[tabac]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=5183</guid>
		<description><![CDATA[Une très chouette découverte ! Une de plus ! Je ne connaissais pas Catherine Elaine Morgan, auteure américaine quadragénaire installée dans le Kentucky. Son deuxième roman, traduit en français l&#8217;an dernier &#8211; &#160;&#187; Le sport des rois &#171;&#160;, avait beaucoup plu aux critiques et aux lecteurs. Elle avait d&#8217;ailleurs été finaliste du prix Pulitzer avec ce roman. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUS-LES-VIVANTS-OK.jpg" rel="lightbox[5183]"><img class="alignleft size-full wp-image-5187 colorbox-5183" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUS-LES-VIVANTS-OK.jpg" alt="TOUS LES VIVANTS OK" width="195" height="285" /></a></p>
<p>Une très chouette découverte ! Une de plus ! Je ne connaissais pas <strong>Catherine Elaine Morgan</strong>, auteure américaine quadragénaire installée dans le Kentucky. Son deuxième roman, traduit en français l&rsquo;an dernier &#8211; <strong>&nbsp;&raquo; Le sport des rois &laquo;&nbsp;</strong>, avait beaucoup plu aux critiques et aux lecteurs. Elle avait d&rsquo;ailleurs été finaliste du prix Pulitzer avec ce roman.</p>
<p>Celui-ci, <strong>&nbsp;&raquo; Tous les vivants &laquo;&nbsp;</strong>, c&rsquo;est le premier écrit. Il date d&rsquo;une dizaine d&rsquo;années. <strong>C.E. Morgan</strong> avait alors 34 ans.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle se déroule, ai-je lu dans des articles sur ce roman, dans les années 80. Au fil des pages, rien ne permet de le dater de manière précise. Là n&rsquo;est pas le sujet. Dans <strong>&laquo;&nbsp;Tous les vivants&nbsp;&raquo;</strong>, ce qui compte ce sont les deux personnages et le décor. Nous sommes dans le Kentucky. A la campagne. Profonde. Ici, des champs de tabac à perte de vue. Ici, une ferme, isolée. A l&rsquo;intérieur, un couple qui apprend à se découvrir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5183"></span></p>
<p>Quelques mois seulement que <strong>Orren</strong> et <strong>Aloma</strong> se connaissent. Ils se sont rencontrés dans un établissement scolaire,  lors d&rsquo;une sortie. Il a conduit les élèves. Elle est professeure de piano. Elle a vingt ans et est orpheline. Lui, âgé de 23 ans, s&rsquo;est occupé de la ferme familiale avec son frère <strong>Cash</strong> et sa mère <strong>Emma</strong> depuis la mort de son père. Ils se trouvent, s&rsquo;apprivoisent. Mais tout va très vite. Alors que la mère et le frère d&rsquo;<strong>Orren</strong> meurent dans un accident de voiture, il demande à <strong>Aloma</strong> de venir s&rsquo;installer avec lui. La tâche est immense. Il y a les champs de tabac, la pluie qui ne vient pas et cette ferme qu&rsquo;il doit impérativement faire tourner pour vivre. Sauf que ces deux-là, dont les corps s&rsquo;attirent souvent brutalement, ne savent pas se parler, se comprendre encore.</p>
<div id="attachment_5186" style="width: 777px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-MORGAN.jpg" rel="lightbox[5183]"><img class="size-full wp-image-5186 colorbox-5183" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-MORGAN.jpg" alt="Catherine Elaine Morgan (Photo Guy Mendes pour Gallimard)" width="767" height="431" /></a><p class="wp-caption-text">Catherine Elaine Morgan (Photo Guy Mendes pour Gallimard)</p></div>
<p>Face à la brutalité impatiente d&rsquo;<strong>Orren</strong>, <strong>Aloma</strong> tente de temporiser. Elle s&rsquo;improvise femme au foyer, paysanne sans y parvenir vraiment. Les désillusions s&rsquo;accumulent pour la jeune femme naïve qui doit prendre ses marques dans une maison décrépie, remplie de souvenirs et de fantômes qui ne sont pas les siens.</p>
<p>Ce que veut <strong>Aloma</strong>, c&rsquo;est pouvoir continuer à jouer du piano. Coûte que coûte. Elle rejoint l&rsquo;église de la ville la plus proche. Propose ses services au révérend <strong>Bell Johnson</strong> qui n&rsquo;attendait plus rien. Son horizon s&rsquo;ouvre. Mais pas seulement. Tant de questionnements se multiplient aussi pour celle qui sera tour à tour tentatrice, indifférente, furieuse, désespérée, inquiète voire inquiétante.</p>
<p>Le roman ne dure que le temps d&rsquo;une saison. Mais quel spectacle ! Celui de la nature, celui des sentiments. On sent, on entend, on voit.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Elle descendit à tâtons les marches en bois et gagna les ombres du salon. Pourquoi tenait-il à vivre dans cette vieille maison plutôt que dans la neuve où il y avait de la lumière, du linoléum et l&rsquo;eau courante, elle ne comprenait pas. On aurait dit qu&rsquo;il voulait montrer au monde entier, un monde qu&rsquo;il ne regardait même pas, qu&rsquo;il était seul à présent, qu&rsquo;il était douloureux d&rsquo;être le dernier survivant, mais qu&rsquo;il réussirait à surmonter sa souffrance. Peut-être la surmonterait-il mieux si elle était plus grande, comme si se vautrer dans la douleur était le secret pour endurer la souffrance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 112-113 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce n&rsquo;était pas uniquement la peur qu&rsquo;il découvre qu&rsquo;elle vivait avec Orren sans être mariée, il y avait autre chose, la sensation d&rsquo;une langue molle et inutile dans sa bouche quand elle était e face de lui. Elle se sentait presque intimidée par lui. En conséquence de quoi, elle savait qu&rsquo;il la pensait plus douce et plus accommodante qu&rsquo;elle n&rsquo;était en réalité ; pourtant, cela avait beau être faux &#8211; la vie avait été trop dure avec elle pour qu&rsquo;elle puisse se permettre d&rsquo;être douce -, elle se révélait incapable d&rsquo;y changer quoi que ce soit. Ou incapable d&rsquo;en avoir envie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 139 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Qu&rsquo;est-ce que tu crois ? lance-t-elle, trop acerbe. Ses joues s&rsquo;empourprèrent d&rsquo;une rougeur qui n&rsquo;échappa pas à l&rsquo;observation d&rsquo;Orren. Elle croisa les bras sur la poitrine et aspira une lèvre sous ses dents. ce n&rsquo;était pas sa faute si elle était née au milieu de nulle part et avait passé la plus grande partie de son enfance dans une pension au fin fond d&rsquo;un trou. Elle avait appris le piano. Et c&rsquo;était une chose qui resterait toujours hors de sa portée à lui. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sois pas désagréable, dit-il. Personne a dit que t&rsquo;en étais pas capable. Je demande, c&rsquo;est tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tous les vivants&nbsp;&raquo;, C.E. Morgan, Gallimard, 19€. Traduit par Mathilde Bach. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/10/chercher-son-salut-parmi-les-champs-de-tabac/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/10/chercher-son-salut-parmi-les-champs-de-tabac/" data-text="Chercher son salut parmi les champs de tabac&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/10/chercher-son-salut-parmi-les-champs-de-tabac/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dans la ligne d&#8217;eau, le temps de la &#171;&#160;l&#8217;autorévolution&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/08/dans-la-ligne-deau-le-temps-de-la-lautorevolution/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/08/dans-la-ligne-deau-le-temps-de-la-lautorevolution/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 Feb 2019 08:03:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Piano ostinato"]]></category>
		<category><![CDATA[doigt]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Sauvac]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[nage]]></category>
		<category><![CDATA[pianiste]]></category>
		<category><![CDATA[piscine]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Schumann]]></category>
		<category><![CDATA[rythme]]></category>
		<category><![CDATA[Ségolène Dargnies]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4542</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Une très (très) jolie découverte ! A chaque rentrée littéraire, je vise les premiers romans. Des années que je plonge allègrement dans leurs pages pour aller à la rencontre d&#8217;hommes et de femmes qui ont franchi le pas de l&#8217;écriture et de l&#8217;édition. Une aventure. &#160; Ce premier roman, &#171;&#160;Piano ostinato&#160;&#187;, est un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #339966">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p>Une très (très) jolie découverte ! A chaque rentrée littéraire, je vise les premiers romans. Des années que je plonge allègrement dans leurs pages pour aller à la rencontre d&rsquo;hommes et de femmes qui ont franchi le pas de l&rsquo;écriture et de l&rsquo;édition. Une aventure.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PIANO.jpg" rel="lightbox[4542]"><img class="alignleft size-full wp-image-4544 colorbox-4542" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PIANO.jpg" alt="PIANO" width="195" height="285" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce premier roman, <strong>&laquo;&nbsp;Piano ostinato&nbsp;&raquo;</strong>, est un bijou.  Vraiment. Sorti le 3 janvier, alors que l&rsquo;on se remettait à peine des agapes du réveillon, j&rsquo;espère qu&rsquo;il ne restera pas dans l&rsquo;ombre des livres &laquo;&nbsp;poids lourds&nbsp;&raquo; de cette rentrée littéraire d&rsquo;hiver.</p>
<p>Arrivé sur les tables des libraires sans tambour ni trompettes, voici un roman dont la petite musique devrait vous enchanter.</p>
<p>Son auteure, <strong>Ségolène Dargnies</strong>, est enseignante, professeure de lettres agrégée après avoir été journaliste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4542"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Gilles Sauvac</strong>, pianiste soliste. Celle d&rsquo;un artiste dont la vie, si bien orchestrée, va pourtant basculer. A cause d&rsquo;une douleur qui l&rsquo;assaille au majeur, alors qu&rsquo;il interprète le concerto en la mineur de <strong>Robert Schumann, </strong>un compositeur qu&rsquo;il chérit depuis toujours. Une douleur dont il ne sait comment se débarrasser. Qui lui interdit de vivre de son art, d&rsquo;exister en somme.</p>
<p>Mourir ? Il n&rsquo;y parviendra pas. Nager des longueurs ? Pourquoi pas ? <strong>Gilles Sauvac</strong> va apprendre à nager, à regarder autrement sa vie et celles des gens qui l&rsquo;entourent.</p>
<p>Là, dans cette piscine municipale, c&rsquo;est un autre homme qui se dévoile. Qui entame une renaissance, à longueurs de bassin.</p>
<p>Au fil de ce roman, court, rythmé et divinement bien écrit, <strong>Ségolène Dargnies </strong>nous offre le portrait sensible d&rsquo;un homme désemparé puis en quête, toujours habité.</p>
<p>Et l<strong>&lsquo;ostinato,</strong> vous savez ce que c&rsquo;est ?  Il s&rsquo;agit d&rsquo;un procédé de composition musicale consistant à répéter obstinément une formule rythmique, mélodique ou harmonique accompagnant de manière immuable les différents éléments thématiques durant tout le morceau.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 15 :</strong><em>&laquo;&nbsp;On se serait étonné, quelques mois auparavant, d&rsquo;apercevoir la petite tête de Gilles Sauvac déborder de la surface de l&rsquo;eau au milieu de la population des bassins parisiens. Pas qu&rsquo;il fût archi célèbre, non, mas tout de même, il eut ses petites heures de gloire, était réputé chez les spécialistes, il n&rsquo;avait pas l&rsquo;habitude de traîner dans ces lieux où barbotent de discrets anonymes. C&rsquo;est vrai, moi-même je m&rsquo;étonne de ma métamorphose, je suis devenu un quidam, je me démocratise, je m&rsquo;autorévolutionne, pense-t-il en reprenant sa respiration à la troisième oscillation des bras. [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 51-52 :</strong><em>&laquo;&nbsp;On reprend. Il est un peu moins de vingt-deux heures dans la salle. On entend encore deux, trois éternuements, puis silence complet et l&rsquo;orchestre entame le deuxième mouvement du Concerto. La lenteur, c&rsquo;est épineux, on n&rsquo;y trompe jamais son monde, il faut se soucier d&rsquo;articuler parfaitement, on ne souffrira aucun bégaiement. Ça joue. A un moment qui survient assez vite après le début du deuxième mouvement, on doit être une trentaine de mesures après le début, Gilles ressent une sorte de morsure, ou brûlure, au niveau du majeur droit, douleur discrète d&rsquo;abord, mais qui s&rsquo;installe confortablement, se plante là sans qu&rsquo;on puisse en apparence la déloger et croît en intensité. Il faut être digne, les musiciens ont signé un contrat depuis la nuit des temps, leur serment d&rsquo;Hippocrate à eux, on ne s&rsquo;arrête pas au milieu d&rsquo;une oeuvre, on tient coûte que coûte, on ne montre ni crainte, ni terreur, ni chagrin – pensez que vous êtes de jeunes duchesses, poudrées, perruquées, lui disait un de ses maîtres, en toute circonstance vous afficherez maintien de soi, buste tenu, mine radieuse, regard haut, avec un poil d&rsquo;arrogance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 72 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Au milieu de la pile de courrier qu&rsquo;il n&rsquo;ouvrait plus, il tomba un jour sur une enveloppe tamponnée d&rsquo;un joli dessin bleuté à l&rsquo;effigie de la Salpêtrière. Sur le rapport médical qu&rsquo;il trouva à l&rsquo;intérieur, il lut ces termes barbares, rédigés semble-t-il par le docteur S. : soupçon de dystonie focale du musicien. Et j&rsquo;ai pensé à toi Bobby. Je n&rsquo;ai pas pu m&rsquo;empêcher de penser, malgré mon peu d&rsquo;attirance naturelle pour les spectres, que tu m&rsquo;avais peut-être envoyé un sortilège, ta baguette de chef d&rsquo;orchestre transformée en bâton de sorcier. Histoire de me faire sentir de quel bois tu te chauffes ? On ne joue pas ton Concerto impunément peut-être ? Quoi qu&rsquo;il en soit, je ne fais aucun reproche, et tout est pardonné.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Piano ostinato&nbsp;&raquo;, Ségolène Dargnies, Mercure de France, 9,80€</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/08/dans-la-ligne-deau-le-temps-de-la-lautorevolution/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/08/dans-la-ligne-deau-le-temps-de-la-lautorevolution/" data-text="Dans la ligne d&rsquo;eau, le temps de la &laquo;&nbsp;l&rsquo;autorévolution&nbsp;&raquo; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/08/dans-la-ligne-deau-le-temps-de-la-lautorevolution/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Prendre la tangente pour sauver l&#8217;amour</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Dec 2016 17:47:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Continuer"]]></category>
		<category><![CDATA[abandon]]></category>
		<category><![CDATA[adolscence]]></category>
		<category><![CDATA[amour de jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[attentats]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Benoit]]></category>
		<category><![CDATA[chevaux]]></category>
		<category><![CDATA[désoeuvrement]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[flash back]]></category>
		<category><![CDATA[introspection]]></category>
		<category><![CDATA[Kirghistan]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Mauvignier]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel]]></category>
		<category><![CDATA[Sibylle]]></category>
		<category><![CDATA[Sidious]]></category>
		<category><![CDATA[Starman]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3778</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Laurent Mauvignier fait partie de mon panthéon personnel. Plus de quinze ans que ça dure ! Et jamais une déception&#8230; Pas si courant, non ? Interviewé en décembre 2016,  vous trouverez ici la page qui lui a été consacrée dans La Nouvelle République du centre-ouest le 28 janvier. Un peu d&#8217;auto-promo, oui, je [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/continuerM365735.jpg" rel="lightbox[3778]"><img class="alignleft size-full wp-image-3780 colorbox-3778" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/continuerM365735.jpg" alt="continuer,M365735" width="256" height="340" /></a></p>
<p><strong>Laurent Mauvignier</strong> fait partie de mon panthéon personnel. Plus de quinze ans que ça dure ! Et jamais une déception&#8230; Pas si courant, non ?</p>
<p>Interviewé en décembre 2016,  vous trouverez<strong> <a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/01/28/Les-gens-n-aiment-pas-que-la-cible-bouge-tout-le-temps-2982724">ici</a> </strong>la page qui lui a été consacrée dans La Nouvelle République du centre-ouest le 28 janvier. Un peu d&rsquo;auto-promo, oui, je sais&#8230;</p>
<p>L&rsquo;auteur, né à Tours, est de retour pour cette rentrée littéraire avec <strong>&laquo;&nbsp;Continuer&nbsp;&raquo;</strong>.  Ses deux précédents romans, publiés depuis toujours aux Editions de Minuit, sont évidemment sur Quatrième de couv<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/"> ici</a></strong> et<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/06/30/laurent-mauvignier-toujours-efficace/">là</a></strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouvel opus ? C&rsquo;est celle de <strong>Sibylle</strong> et de <strong>Samuel</strong>, son fils adolescent. Un jeune homme désoeuvré, perdu, pas vraiment remis de la séparation de ses parents. <strong>Benoît</strong> est resté en région parisienne. Sa mère s&rsquo;est installée avec lui à Bordeaux.</p>
<p>Une énième grosse bêtise plus tard et <strong>Sibylle</strong> décide d&rsquo;agir. A sa manière. De vendre la maison de son père, de quitter son poste et de mettre le cap à l&rsquo;Est. Vers l&rsquo;Asie centrale. De prendre la tangente pour sauver sa peau. Celle de son fils aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle part avec son fils pour plusieurs mois au Kirghizistan. Là-bas, à dos de cheval, il s&rsquo;agit pour l&rsquo;un comme pour l&rsquo;autre de faire un pas. D&rsquo;avancer. D&rsquo;apprendre à se connaître. Et, pour <strong>Sibylle</strong>, de se réconcilier aussi avec ses rêves, son passé.  Quand la petit-fille d&rsquo;immigrés russes voulait être chirurgien. Quand elle voulait être médecin. Et quand elle croyait aimer toute la vie son seul et unique amour, qu&rsquo;un terrible attentat lui a enlevé, un jour à Paris.</p>
<p><span id="more-3778"></span></p>
<p>Un roman dans lequel les paysages et les chevaux – Starman et Sidious – ont autant d&rsquo;importance que la relation mère-fils qui se noue et se dénoue au fil des pages, des kilomètres parcourus et des événements. Une histoire qui se décline comme un cri d&rsquo;amour d&rsquo;une femme un peu larguée dans sa vie et ses rêves pour son fils.  Malgré tout.</p>
<div id="attachment_3803" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l_mauvignier_c_roland_allard.jpg" rel="lightbox[3778]"><img class="wp-image-3803 size-medium colorbox-3778" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l_mauvignier_c_roland_allard-300x150.jpg" alt="l_mauvignier_c_roland_allard" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Laurent Mauvignier (photo Rolland Allard)</p></div>
<p style="text-align: left"><strong>Laurent Mauvignier</strong> est un de ses rares auteurs qui ne me déçoit jamais. Voici donc un joli roman, malgré une fin un peu convenue je trouve.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Mère et fils, si différents et pourtant si semblables, ne serait-ce que dans le choix des morceaux qu&rsquo;ils écoutent comme &laquo;&nbsp;Heroes&nbsp;&raquo;de David Bowie. Il a guidé Sibylle quand elle était amoureuse et pleine de projets, il accompagne Samuel dans son apprentissage.</strong></p>
<p style="text-align: left"><iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/Tgcc5V9Hu3g?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Samuel repense à ça et il regarde sa mère qui se débat avec trois gamelles pleines de boue. Il a envie de lui gueuler qu&rsquo;il comprend pourquoi son père est parti, que c&rsquo;est à cause d&rsquo;elle, que tout est à cause d&rsquo;elle, qu&rsquo;il est parti par sa faute à elle et que maintenant c&rsquo;est lui qui va partir et ce sera aussi de sa faute à elle. Sibylle frotte ses mains pleines de griffures et des bras tachés de boue. Samuel pense qu&rsquo;il la déteste, qu&rsquo;il ne veut pas lui ressembler. Il a honte, tellement honte, il éprouve du dégoût et une sortie de pitié dont il a honte aussi. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sa mère, sa mère, sa pauvre mère. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il voudrait qu&rsquo;elle soit morte ; il voudrait pouvoir regretter sa mère et garder à l&rsquo;esprit une simple image d&rsquo;elle, lorsqu&rsquo;il était enfant, un souvenir que lui tiendrait de mère. Ce serait magnifique, sans aspérité, une image morte mais chaude, loin de ce qu&rsquo;il voit de sa mère aujourd&rsquo;hui – oui, parfois, il préférerait que sa mère soit morte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 127 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;]  Où est-ce qu&rsquo;elle avait pu croire qu&rsquo;une fille comme elle aurait pu écrire des livres, des romans ? Et même, un moment elle avait travaillé comme une folle à son roman, elle avait travaillé comme une folle pour devenir chirurgien, et tout le monde l&rsquo;en avait crue capable,  tout le monde s&rsquo;était trompé sur elle, oui, tout le monde lui disait qu&rsquo;elle aurait fait son métier avec talent et abnégation. Tout le monde s&rsquo;était trompé pour la chirurgie, et heureusement, personne n&rsquo;avait su pour le roman. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le plus souvent elle oublie, mais parfois, ça revient  : une bouffée de honte. Elle n&rsquo;éprouve même pas un vague sentiment de tendresse, de pitié amusée, de reconnaissance pour la jeune femme qu&rsquo;elle a été, qui avait cru qu&rsquo;on peut vivre et accomplir des choses plus grandes que nous. Non. Pas de sentiments, pas de pitié – juste la honte, le dégoût, le mépris de soi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 : </strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est soudain comme si le fait d&rsquo;avoir pensé à elle avait précipité Samuel. Elle qui l&rsquo;avait oublié ce soir. Elle l&rsquo;a oublié, le temps de s&rsquo;oublier elle-même. Le temps de penser à la femme qu&rsquo;elle est, cette femme qui était tellement morte en elle, depuis si longtemps&#8230; Elle a cru qu&rsquo;elle pourrait la réveiller, l&rsquo;aider à se relever, et maintenant elle se dit que si Samuel est blessé, si Samuel est perdu, si Samuel ne revient pas, elle ne se le pardonnera jamais. Elle ne survivra pas à ça, elle refuse de survivre à ça, elle y a survécu déjà une fois, elle ne pourra pas y survivre une deuxième, elle sait qu&rsquo;on ne peut pas. Et maintenant elle frappe son cheval, elle gueule contre son cheval, elle crie pour appeler Samuel, mais autour d&rsquo;elle la forêt semble avaler ses cris et elle avance en écrasant les branches, des brindilles sèches qui cassent comme des carapaces, des ossements.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Continuer&nbsp;&raquo;, Laurent Mauvignier, Editions de Minuit, 17€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/" data-text="Prendre la tangente pour sauver l&rsquo;amour - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les premières fois de Dominique A</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/08/15/les-premieres-fois-de-dominique-a/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/08/15/les-premieres-fois-de-dominique-a/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2015 10:24:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Regarder l'océan"]]></category>
		<category><![CDATA[autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique A]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Ané]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[envies]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[premières fois]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilité]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3230</guid>
		<description><![CDATA[En attendant les nouveautés de la rentrée littéraire, voici une petite perle, sortie au printemps. Après &#171;&#160;Y revenir&#160;&#187;, dont vous trouverez trace sur ce blog ici Dominique Ané, que les amateurs de musique connaissent depuis deux décennies sous le nom de Dominique A a repris la plume et le fil de ses souvenirs pour faire [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DOMINIQUE-A1.jpg" rel="lightbox[3230]"><img class="alignleft size-full wp-image-3232 colorbox-3230" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DOMINIQUE-A1.jpg" alt="DOMINIQUE A" width="160" height="253" /></a>En attendant les nouveautés de la rentrée littéraire, voici une petite perle, sortie au printemps.</p>
<p>Après <strong>&laquo;&nbsp;Y revenir&nbsp;&raquo;</strong>, dont vous trouverez trace sur ce blog <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/07/30/voyage-a-rebours-pour-dominique-ane/">ici</a></strong> <strong>Dominique Ané</strong>, que les amateurs de musique connaissent depuis deux décennies sous le nom de <strong>Dominique A</strong> a repris la plume et le fil de ses souvenirs pour faire vivre <strong>&laquo;&nbsp;Regarder l&rsquo;océan&nbsp;&raquo;</strong>, toujours chez Stock.</p>
<p>Au fil des pages, il est question de souvenirs d&rsquo;enfant et d&rsquo;adolescent, de premières fois, de sensations et d&rsquo;envies.</p>
<p>Il y a là les premiers concerts de new wave, les premières scènes, et les séances chez le professeur de chant, aussi. Sans publier l&rsquo;eau, fil conducteur, comme d&rsquo;ailleurs dans son nouveau album, <strong>&laquo;&nbsp;Eleor&nbsp;&raquo;</strong>, sorti durant la même période.</p>
<p><span id="more-3230"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des bouts d&rsquo;histoires qui se nourrissent l&rsquo;une l&rsquo;autre. L&rsquo;homme, devenu adulte, semble porter un regard bienveillant sur celui qu&rsquo;il a été. Les deux Dominique se sont réconciliés.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Eleor&nbsp;&raquo;, nouvel album de Dominique A</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/96F1O8oV6Mw?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je leur dis que dans la presque ville il n&rsquo;y a de tours qu&rsquo;en périphérie, que les églises y sont plus vieilles que celles de leurs bourgs. Que le vent bruineux de décembre confine aussi chez soi, que les distractions y sont rares et les rues éteintes à 20 heures. Que je ne sais pas ce que je ferai plus tard, qu&rsquo;aucune route n&rsquo;est tracée pour moi. Rien ne les convainc. A moi plaisirs et chemins dégagés, à eux ornières et courbatures. Comme leurs pères, ils pensent déjà que mon bonheur se fera sur le dos du leur, en vertu de lois mystérieuses, qui les desservent.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 34 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Dans ses lettres, elle me rapporte des événements qui l&rsquo;ont blessée, dont personne n&rsquo;a rien su. J&rsquo;en suis surpris, mais pas touché  ; mes réponses se veulent réconfortantes, mais sont comme destinées à une inconnue. Je ne sais pas quoi faire de sa douleur. Elle m&rsquo;envoie une photo, elle est enceinte et sera fille mère : je la trouve laide et ne réponds pas. Je reçois d&rsquo;elle une dernière lettre où elle me supplie de ne pas la laisser tomber. Ca s&rsquo;arrête là. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Des années plus tard, je reviens au hameau. J&rsquo;y interroge les lieux, traque les souvenirs. Un soir d&rsquo;ivresse, je remonte en haut du hangar. Dans l&rsquo;obscurité, je redoute de tomber, conscient de mon état mais obstiné, comme on l&rsquo;est avec l&rsquo;alcool. Je m&rsquo;allonge sur une botte de foin et cherche dans l&rsquo;air nocturne des traces de ce soir où nous avons presque fait l&rsquo;amour, et de tous les moments où nous n&rsquo;avons rien fait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je traîne parfois en ville dans l&rsquo;espoir de rencontrer quelqu&rsquo;un. On dirait qu&rsquo;il resté que ceux auxquels je n&rsquo;ai rien à dire. Il m&rsquo;arrive de discuter au comptoir avec l&rsquo;un d&rsquo;eux. Un verre après l&rsquo;autre, nous avons l&rsquo;impression de nous découvrir. Quelques jours plus tard, nous échangeons un signe de tête, et c&rsquo;est tout. Comme si nous avions décidé de ne pas nous reconnaître, malgré la fois d&rsquo;avant, malgré l&rsquo;alcool. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>La mer est proche. Sur la plage, je lis, et j&rsquo;écris, des textes que je rêve de voir publier. Ici, agir semble possible, la ville n&rsquo;est pas là pour me freiner, me contraindre à son rythme, ou me distraire. Aucune bâtiment, aucun angle ne fait obstacle au déroulé des pensées.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><strong>Dominique Ané, </strong>talentueux parolier, sait travailler la langue, et donner chair aux mots. En filigrane, une petite musique, celle du temps qui passe. Et qui rappelle qu&rsquo;il n&rsquo;est pas interdit de rêver. Ni de regarder l&rsquo;océan.</p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Regarder l&rsquo;océan&nbsp;&raquo;, Dominique Ané, Stock, 12,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/08/15/les-premieres-fois-de-dominique-a/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/08/15/les-premieres-fois-de-dominique-a/" data-text="Les premières fois de Dominique A - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/08/15/les-premieres-fois-de-dominique-a/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
