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	<title>Quatrième de couv &#187; meurtres</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>La possibilité (ou pas) du pardon</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Sep 2022 09:57:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Rentrée littéraire été 2022 Plonger dans l&#8217;épopée sanglante des militants gauchistes à travers une émission de radio, et imaginer un roman à partir de cela qui résonne avec une histoire personnelle enfouie qui a enfin refait surface&#8230; Tel est, très résumée, l&#8217;histoire du nouveau roman de Monica Sabolo dont j&#8217;avais beaucoup, beaucoup aimé Eden, publié en 2019. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-6089 colorbox-6087" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-CLANDESTINE.jpg" alt="VIE CLANDESTINE" width="195" height="285" /><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire été 2022</span></strong></p>
<p>Plonger dans l&rsquo;épopée sanglante des militants gauchistes à travers une émission de radio, et imaginer un roman à partir de cela qui résonne avec une histoire personnelle enfouie qui a enfin refait surface&#8230; Tel est, très résumée, l&rsquo;histoire du nouveau roman de <strong>Monica Sabolo</strong> dont j&rsquo;avais beaucoup, beaucoup aimé <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/11/28/au-coeur-de-la-foret-le-passage-vers-un-ailleurs/"><strong><em>Eden</em></strong></a>, publié en 2019.</p>
<p>Tout commence assez mal dans ce roman à la matière autobiographique. L&rsquo;écrivaine (journaliste jusqu&rsquo;en 2014), dans son appartement qui n&rsquo;en finit pas de prendre l&rsquo;eau, n&rsquo;a pas vraiment le moral ni d&rsquo;histoire à raconter. Et puis elle écoute un podcast de <strong>Philippe Drouelle</strong>, l&rsquo;homme des <em>Affaires sensibles</em> sur France Inter. La vie des membres d&rsquo;Action directe l&rsquo;accompagne. La traverse, la transperce. Et trouve un étonnant écho en elle.</p>
<p>Autour de la fin tragique de <strong>Georges Besse</strong>, un soir d&rsquo;automne 1986 à Paris, <strong>Monica Sabolo</strong> qui signe ici son septième roman, trouve matière à écrire. Et tisse, en parallèle,  une autre histoire : celle de son enfance et de son adolescence cossue puis désargentée entre Italie et Suisse, au coté d&rsquo;un homme qu&rsquo;elle croyait être son père. A l&rsquo;aube de la trentaine elle apprendra que celui dont elle ne savait finalement pas grand-chose n&rsquo;en était rien. Un homme qui a abusé d&rsquo;elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6087"></span></p>
<p>De ces vies en cachette qu&rsquo;elle croise, de cette violence et du secret, elle construit un roman dense et passionnant. Haletant. Sensible et politique à la fois.</p>
<p>On l&rsquo;accompagne volontiers dans son enquête romanesque autour des vies de <strong>Nathalie Ménigon</strong>, <strong>Joëlle Aubron</strong> et leurs camarades de lutte armée. Une manière pour elle d&rsquo;avancer et de pardonner. Un très bon roman, définitivement.</p>
<div id="attachment_6092" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AFFICHE.jpg" rel="lightbox[6087]"><img class="wp-image-6092 size-medium colorbox-6087" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AFFICHE-300x231.jpg" alt="@La République du Centre" width="300" height="231" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani, Joëlle Aubron et Nathalie Ménigon</p></div>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 163-164 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je déterre et m&rsquo;approprie ce qui, de même que les céramiques sacrées précolombiennes, les bijoux dont sont parés les squelettes, se devait d&rsquo;être enseveli pour toujours et n&rsquo;appartenir à personne, sinon à la terre et à l&rsquo;obscurité. Je redoute la blessure que leur causera ce livre. Je suis une profanatrice. Une fois encore, je mène une double vie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Qui rembourse les dettes que la vie a contractées envers nous ? Qui se charge de nous rendre ce qu&rsquo;elle nous doit, ce que l&rsquo;on a payé, et paye encore ? Avec le temps se dessine la perspective que personne ne s&rsquo;en acquitte jamais. Nul ne parle de cette chose-là. Ni ma mère ni mon frère ne l&rsquo;ont jamais évoquée Chacun essaye de l&rsquo;apprivoiser dans son coin. Mais désormais j&rsquo;ai l&rsquo;impression de me rembourser sur leur dos. Alors qu&rsquo;ils me croient plongée dans le récit d&rsquo;un groupe terroriste des années 80, je confectionne un engin sophistiqué, composé de papier, de nitroglycérine et d&rsquo;une mèche à combustion lente, qui finira par tout faire sauter.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 263 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Après des mois d&rsquo;enquête, j&rsquo;ai toujours très peu d&rsquo;éléments sur Nathalie Ménigon, et pourtant j&rsquo;en sais plus sur elle que sur mon propre père. J&rsquo;ai vécu auprès d&rsquo;Yves S. depuis l&rsquo;âge de trois ans, et l&rsquo;ai connu jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il sorte de mon existence, ou plutôt que je m&rsquo;échappe de la sienne en claquant la portière d&rsquo;une voiture trente ans plus tard, mais de lui j&rsquo;ignore presque tout. J&rsquo;ai en tête qu&rsquo;il est né à Paris, parce que c&rsquo;est inscrit sur mon acte de naissance, celui où il est indiqué qu&rsquo;il m&rsquo;a reconnue le jour où il a épousé ma mère. Je n&rsquo;ai aucune idée de l&rsquo;endroit où il a grandi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 271-272 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je sais désormais que ce qui s&rsquo;annonce n&rsquo;est pas ce que je croyais. Je l&rsquo;ai compris ce matin, en faisant les mêmes gestes que la veille, attrapant mon sac de voyage, dans lequel j&rsquo;ai glissé mon carnet noir, un pull-over, et, ce qui me paraît soudain tout à fait incongru, un panettone pour Nathalie Ménigon. J&rsquo;ai pris un panettone sans y penser, je réalise maintenant que c&rsquo;est la spécialité de Milan, la ville où tout a commencé pour moi, il y a plus de quarante ans. J&rsquo;ai compris ce matin que je n&rsquo;allais pas rencontrer l&rsquo;héroïne de mon roman, enfin pas seulement. Je ne vais pas non plus rencontrer une militante, ni une combattante, ni même l&rsquo;ex-ennemie publique numéro 1, condamnée deux fois à la réclusion à perpétuité, notamment pour les assassinats de l&rsquo;ingénieur général de l&rsquo;armement, René Audran, en 1985, et du P-DG de Renault, en 1986. Non, je vais rencontrer Yves S. Et je vais lui poser les questions que je ne lui ai jamais posées.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>La vie clandestine, Monica Sabolo, Gallimard, 21€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un silence qui tue&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/21/un-silence-qui-tue/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/21/un-silence-qui-tue/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Sep 2018 05:55:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; &#160; Elle fait partie des 94 auteur(e)s qui, pour cette rentrée littéraire, publient leur premier roman. Une aventure. Une chance. Un tremplin. Inès Bayard a 26 ans seulement et signe avec &#171;&#160;Le malheur du bas&#160;&#187; un premier opus suffocant. Dérangeant. L&#8217;histoire ? Elle commence pourtant bien. Peut-être trop. Marie et Laurent forment [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800080"><b>Rentrée littéraire</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MALHEUR-DU-BAS.jpg" rel="lightbox[4389]"><img class="alignleft wp-image-4391 size-medium colorbox-4389" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MALHEUR-DU-BAS-204x300.jpg" alt="MALHEUR DU BAS" width="204" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle fait partie des 94 auteur(e)s qui, pour cette rentrée littéraire, publient leur premier roman. Une aventure. Une chance. Un tremplin.</p>
<p><strong> Inès Bayard</strong> a 26 ans seulement et signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Le malheur du bas&nbsp;&raquo;</strong> un premier opus suffocant. Dérangeant.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle commence pourtant bien. Peut-être trop. <strong>Marie</strong> et <strong>Laurent</strong> forment un couple jeune, moderne, riche. Elle est cadre dans une banque, il est un avocat pénaliste dont le succès ne fait que grandir. Ils vivent à Paris. Débordés mais heureux.</p>
<p>Et puis, un soir, dans un parking, <strong>Marie</strong> est violée par son supérieur, dans la voiture de ce dernier. Elle n&rsquo;en parlera pas. Et quand elle tombe enceinte, elle est persuadée qu&rsquo;il ne peut s&rsquo;agir que du fruit de cette relation non consentie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4389"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors que l&rsquo;époque est à #balancetonporc et #metoo, Marie, elle, garde le silence. Mais son corps parle, crie. C&rsquo;est lui que la jeune auteure décrit de page en page. Tandis que le couple de <strong>Marie</strong> et <strong>Laurent</strong> prend l&rsquo;eau, le petit <strong>Thomas</strong> subit la violence, verbalisée ou non, de sa propre mère. Une négligence qui préoccupe Laurent sans que jamais il ne puisse comprendre&#8230; et pour cause. Le roman s&rsquo;ouvre sur un chapitre court. Terrible. Il relate, par le menu, les atroces souffrances dans lesquelles Laurent est décédé, dans sa cuisine. Attaché à sa chaise. Son petit garçon, lui, s&rsquo;est empoisonné en goûtant à sa compote&#8230; Au fil des mois, Marie va se perdre. Et perdre pied.</p>
<p>Au final, un roman dans lequel j&rsquo;ai eu un peu de mal à entrer ( à cause du style, je pense, plutôt moyen, il faut être honnête), mais que j&rsquo;ai finalement apprécié. Pour la manière dont <strong>Inès Bayard</strong> aborde le corps et la résistance qu&rsquo;il peut (ou pas) déployer face aux agressions extérieures. Pour la façon aussi dont elle évoque la sexualité au sein du couple. Difficile cependant pour moi de comprendre le silence assourdissant de <strong>Marie</strong>&#8230; A l&rsquo;exception d&rsquo;une lettre découverte heureusement par sa soeur. Mais trop tard.</p>
<p>Prometteur.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 57 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Laurent revient, balançant le bac à poissons à moitié rempli entre ses mains. Il est content. Marie le trouve de plus en plus laid. Avec sa canne à pêche, son air béat de bonheur permanent, sa petite vie toute parfaite, elle a envie de lui cracher dessus, de lui enfoncer quelque chose au fond de la gorge. Dans ce tableau sans défauts visibles, il faut s&rsquo;arrêter sur les détails. Personne n&rsquo;a l&rsquo;idée de le faire. Ils préfèrent la douce et rassurante surface des sentiments, lisse et souple, ne surtout pas discerner les taches noires, les dysfonctionnements, les tourments.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 143-144 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Son désir pour lui la dégoûte. Elle lutte pour maintenir la sécheresse entre ses cuisses. Elle se démène de toutes ses forces pour conserver le tragique de ces secondes où elle a envie de tuer son fils, pour refréner ses pulsions sexuelles malsaines qui envahissent vicieusement le bas de son ventre. Elle se tourne et l&rsquo;embrasse. Laurent est surpris. Du meurtre à l&rsquo;amour, du sperme au sang, du désir à la mort, c&rsquo;est bien la chair qui l&rsquo;emporte. Epuisée, pénétrée, le corps souffrant, courbaturé par les mouvements physiques du corps de Laurent sur le sien, Marie halète comme une gentille petite chienne. A quoi bon la paix quand celle-ci n&rsquo;alimente que la haine.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 241 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Marie se dit qu&rsquo;elle a pris la bonne décision en choisissant le silence après son viol. Sa soeur ne lui a même pas demandé l&rsquo;identité de son violeur. Pas une seule seconde, la question de l&rsquo;agression sexuelle n&rsquo;a été directement évoquée avec Roxane. Sa mère n&rsquo;aurait elle non plus posé aucune question. En découvrant sa propre fille nageant dans sa crasse, elle n&rsquo;a même pas été capable de lui demander une explication. Les faits étaient suffisants. Les conséquences visibles et irréparables. Tout le monde se meut dans le silence par précaution. Le viol disparaît dans l&rsquo;actualité. La violence sourde, altérée, remise en cause d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre, s&rsquo;efface tout simplement à la surface du calvaire et de la mélancolie. Et chacun repart.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le malheur du bas&nbsp;&raquo;, Inès Bayard, Albin Michel, 18,50 €</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Une nounou&#8230; d&#8217;enfer</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/29/une-nounou-denfer/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/29/une-nounou-denfer/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2016 08:44:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Il était temps que je parle de ce roman ! L&#8217;année se termine, je reçois chaque jour des romans qui sortiront en janvier et février et je n&#8217;ai toujours pas évoqué le prix Goncourt 2016, lu depuis des mois pourtant. Que dire de &#171;&#160;Chanson douce&#160;&#187; ? Que c&#8217;est un roman efficace, très rondement mené [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff"> </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Chanson-douce_782.jpg" rel="lightbox[3770]"><img class="alignleft size-full wp-image-3771 colorbox-3770" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Chanson-douce_782.jpg" alt="CVT_Chanson-douce_782" width="195" height="286" /></a> Il était temps que je parle de ce roman ! L&rsquo;année se termine, je reçois chaque jour des romans qui sortiront en janvier et février et je n&rsquo;ai toujours pas évoqué le prix Goncourt 2016, lu depuis des mois pourtant.</p>
<p>Que dire de <strong>&laquo;&nbsp;Chanson douce&nbsp;&raquo;</strong> ? Que c&rsquo;est un roman efficace, très rondement mené ? C&rsquo;est le cas.</p>
<p>Que ses premiers phrases sont terribles et vont &laquo;&nbsp;accrocher&nbsp;&raquo; le lecteur jusqu&rsquo;à la fin ? Effectivement.</p>
<p>Que <strong>Leïla Slimani</strong> dont le premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Dans le jardin de l&rsquo;ogre&nbsp;&raquo;</strong>, sorti en 2014 avait déjà eu très bonne presse ? Sans nul doute. J&rsquo;en avais parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/11/18/netre-quune-geisha/">ici. </a></strong></p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;Chanson douce&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un couple d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, à Paris. <strong>Paul</strong> travaille dans la musique, <strong>Myriam</strong> était avocate avant de vouloir élever ses deux enfants, <strong>Mila</strong> et <strong>Paul.</strong> Après la naissance de son petit garçon, elle décide de reprendre son métier, qu&rsquo;elle adore. Le couple se met alors en quête d&rsquo;une nounou. Ils trouveront <strong>Louise</strong>, une perle.</p>
<p>Au fil des mois, celle-ci, que la vie a blessée, solitaire et dure, va s&rsquo;avérer indispensable. Au point de faire peser une emprise certaine sur le couple et notamment <strong>Myriam</strong>, si facile à faire culpabiliser. Un travail insidieux jusqu&rsquo;au drame ( elle tue les deux enfants et tente de se suicider), sur lequel s&rsquo;ouvre ce roman qui, comme le premier, ne fait aucun cas d&rsquo;une quelconque sentimentalité. Le roman, ramassé, fonctionne comme un polar.</p>
<p>Sur fond de déclassement social et de folie, <strong>Leïla Slimani</strong> signe là un roman fort, couronné par le prix Goncourt. C&rsquo;est la 12e fois seulement, en 113 ans d&rsquo;existence, qu&rsquo;il récompense un roman écrit par une femme. <strong>Leïla Slimani</strong> n&rsquo;a que trente-cinq ans&#8230; de quoi nous attendre à d&rsquo;autres jolies surprises dans les années à venir de la part de cette auteure franco-marocaine.</p>
<p><strong>Découvrez ici la genèse de ce roman :</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/zzzl4XXG960?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 38-39 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lentement, Louise apprivoise l&rsquo;enfant. Jour après jour, elle lui raconte des histoires où reviennent toujours les mêmes personnages. Des orphelins, des petites filles perdues, des princesses prisonnières et des châteaux que des ogres terribles laissent à l&rsquo;abandon. Une faune étrange, faite d&rsquo;oiseaux au nez tordu, d&rsquo;ours à une jambe et de licornes mélancoliques, peuple les paysages de Louise. La fillette se tait. Elle reste près d&rsquo;elle, attentive, impatiente. Elle réclame le retour des personnages. D&rsquo;où viennent ces histoires ? Elles émanent d&rsquo;elle, en flot continu, sans qu&rsquo;elle y pense, sans qu&rsquo;elle fasse le moindre effort de mémoire ou d&rsquo;imagination. Mais dans quel lac noir, quelle forêt profonde est-elle allée pêcher ces contes cruels où les gentils meurent à la fin, non sans avoir sauvé le monde ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 135 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Paul n&rsquo;ose pas le dire à sa femme, mais, cette nuit-là, il se sent soulagé. Depuis qu&rsquo;il est arrivé ici, un poids semble avoir disparu de sa poitrine. Dans un demi-sommeil,  engourdi par le froid, il pense au retour à Paris. Il imagine son appartement comme un aquarium envahi d&rsquo;algues pourrissantes, une fosse où l&rsquo;air ne circulerait plus, où les animaux à la fourrure pelée tourneraient en rond en râlant.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Au retour, ces idées noires sont vite oubliées. Dans le salon, Louise a disposé une bouquet de dahlias. Le diner est prêt, les draps sentent la lessive. Après une semaine dans des lits glacés, à manger sur la table de la cuisine des repas désordonnés, ils retrouvent avec bonheur leur confort familial. Impossible, pensent-ils, de se passer d&rsquo;elle. Ils réagissent comme des enfants gâtés, des chats domestiques.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 203 :</strong><em> &laquo;&nbsp;L&rsquo;obsession de l&rsquo;enfant tourne à vide dans sa tête. Elle ne pense qu&rsquo;à ça. Ce bébé, qu&rsquo;elle aimera follement, est la solution à tous ses problèmes. Une fois mis en route, il fera taire les mégères du square, il fera reculer son affreux propriétaire. Il protégera la place de Louise en son royaume. Elle se persuade que Paul et Myriam n&rsquo;ont pas assez de temps pour eux. Que Mila et Adam sont un obstacle à son arrivée. C&rsquo;est leur faute si le couple ne parvient pas à se retrouver. Leurs caprices les épuisent, le sommeil très léger d&rsquo;Adam coupe court à leurs étreintes. S&rsquo;ils n&rsquo;étaient pas sans cesse dans leurs pattes, à geindre, à réclamer de la tendresse, Paul et Myriam pourraient aller de l&rsquo;avant et faire à Louise un enfant. Ce bébé, elle le désire avec une violence de fanatique, un aveuglement de possédée. Elle le veut comme elle a rarement voulu, au point d&rsquo;avoir mal, au point d&rsquo;être capable d&rsquo;étouffer, de brûler, d&rsquo;anéantir tout ce qui se tient entre elle et la satisfaction de son désir&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Chanson douce&nbsp;&raquo;, de Leïla Slimani, Gallimard.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand les filles partent en vrille&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/22/quand-les-filles-partent-en-vrille/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/22/quand-les-filles-partent-en-vrille/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2016 08:38:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<category><![CDATA["The girls"]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Elle n&#8217;a que 27 ans et vient de publier un premier roman extrêmement prometteur. Emma Cline est l&#8217;une des bonnes surprises de cette rentrée littéraire. Avec &#171;&#160;The girls&#160;&#187;, la jeune femme, qui vit à Brooklyn à New-York, signe un roman qui nous plonge, de manière à peine déguisée, dans le quotidien de Charles [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GIRLS-OK.jpg" rel="lightbox[3792]"><img class="alignleft size-full wp-image-3796 colorbox-3792" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GIRLS-OK.jpg" alt="GIRLS OK" width="210" height="342" /></a></p>
<p>Elle n&rsquo;a que 27 ans et vient de publier un premier roman extrêmement prometteur. <strong>Emma Cline</strong> est l&rsquo;une des bonnes surprises de cette rentrée littéraire.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;The girls&nbsp;&raquo;</strong>, la jeune femme, qui vit à Brooklyn à New-York, signe un roman qui nous plonge, de manière à peine déguisée, dans le quotidien de <strong>Charles Manson</strong>, peut-être le plus connu des criminels américains.</p>
<p>L&rsquo;homme a une trentaine d&rsquo;années, à la fin des années 60, quand il créé <strong>&laquo;&nbsp;La famille&nbsp;&raquo;</strong>, une communauté, largement constituée de jeunes femmes. Vols et trafic de drogues assurent le quotidien.</p>
<p>Puis, à l&rsquo;été 1969, <strong>Charles Manson</strong> commanditera plusieurs meurtres dont celui, resté dans les annales, de la jeune femme enceinte de <strong>Roman Polanski</strong>, <strong>Sharon Tate</strong> qui, avec quatre de ses amis, mourra sous les coups d&rsquo;une certaine <strong>Susan Atkins</strong> notamment, décrite comme la plus cruelle des filles de <strong>&laquo;&nbsp;La famille&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Charles Manson</strong>, condamné dans un premier temps à la peine de mort, a vu sa peine commuée en prison à vie. Il est aujourd&rsquo;hui âgé de 73 ans.</p>
<p><span id="more-3792"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EMMA-CLINE.jpg" rel="lightbox[3792]"><img class="alignleft size-full wp-image-3794 colorbox-3792" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EMMA-CLINE.jpg" alt="EMMA CLINE" width="113" height="70" /></a>En s&rsquo;inspirant de cette histoire, <strong>Emma Cline</strong> raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;<strong>Evie Boyd</strong>, personnage totalement fictif, une ado de 14 ans qui s&rsquo;ennuie entre ses parents séparés et sa copine un peu tarte. Avec laquelle elle finit par se fâcher d&rsquo;ailleurs.</p>
<p>Elle fait alors la connaissance d&rsquo;un groupe de filles plus âgées qu&rsquo;elle parmi lesquelles se trouve <strong>Suzanne</strong> (dont le personnage a été inspiré par la fameuse Susan Atkins). <strong>Evie</strong> va alors les suivre dans le ranch délabré où elles vivent autour de <strong>Russell,</strong> le chef charismatique, le leader un peu fou. Le quotidien est misérable, la communauté vit d&rsquo;expédients sur fond de drogues et de sexe. Et la violence est tapie dans l&rsquo;ombre.</p>
<p>La jeune fille y perdra ses rêves de fille d&rsquo;Américains moyens, ses illusions et sa virginité.</p>
<p>Un portrait implacable d&rsquo;une communauté à travers le regard encore pur, du moins au départ, d&rsquo;une gamine un peu paumée qui voit en Suzanne, une soeur, une amie, un modèle.</p>
<p>Une écriture fine, mais aussi âpre et dure pour un premier roman réussi dans lequel le lecteur suit <strong>Evie</strong> en 1969 puis bien plus tard, quand elle replonge dans ses souvenirs de cet été 1969 si particulier.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 94 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Donna disait que Russell ne ressemblait à aucun autre être humain. Qu&rsquo;il pouvait recevoir des messages des animaux. Soigner quelqu&rsquo;un avec ses mains, et arracher la pourriture qui était en vous aussi nettement qu&rsquo;une tumeur. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>“Il voit chaque partie de toi”, ajouta Roos. Et à l&rsquo;entendre, c&rsquo;était une bonne chose. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;idée que l&rsquo;on puisse me juger supplantait toutes les inquiétudes ou les questions que j&rsquo;aurais pu avoir au sujet de Russell. A cette époque, j&rsquo;étais d&rsquo;abord une chose que l&rsquo;on jugeait, ce qui, dans toute interaction, déplaçait le pouvoir sur l&rsquo;autre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;étonne d&rsquo;avoir si peu culpabilisé. Au contraire, il y avait quelque chose de vertueux dans la façon dont j&rsquo;accumulais l&rsquo;argent de ma mère. L&rsquo;insolence qui régnait au ranch déteignait sur moi, j&rsquo;avais la conviction que je pouvais prendre ce que je voulais. L&rsquo;existence de ces billets cachés me permit de sourire à ma mère le lendemain matin, de me comporter comme si nous ne nous étions pas dit les choses que nous nous étions dites la veille au soir. De rester patiente quand elle relevait ma frange sans prévenir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 292 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et j&rsquo;étais là, parmi eux. Russell avait changé, les choses avaient tourné à l&rsquo;aigre, mais j&rsquo;étais avec Suzanne. Sa présence empêchait toutes les inquiétudes éparses de s&rsquo;échapper. J&rsquo;étais comme l&rsquo;enfant qui croit que la présence de sa mère à son chevet repoussera les monstres. L&rsquo;enfant incapable de deviner que sa mère a peut-être peur elle aussi. La mère qui comprend qu&rsquo;elle n&rsquo;est d&rsquo;aucune protection, si ce n&rsquo;est en offrant son corps fragile en échange.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Peut-être qu&rsquo;une partie de moi-même savait où cela aboutirait, un scintillement enfoui dans l&rsquo;obscurité ; peut-être percevais-je la trajectoire possible, et la suivais malgré tout. Plus tard cet été-là, et à diverses périodes de ma vie, je passerais au crible les grains de cette nuit, à l&rsquo;aveuglette.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;The girls&nbsp;&raquo;, Emma Cline, Quai Voltaire, aux éditions de la Table ronde, 21€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Courir à la catastrophe&#8230; mais joyeusement !</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/08/usage-communal-du-corps-feminin/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/08/usage-communal-du-corps-feminin/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 08 Mar 2014 10:58:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un roman  un peu foutraque, ça vous dit ? Ca tombe bien, j&#8217;ai lu pour vous le nouveau roman de Julie Douard, &#171;&#160;Usage communal du corps féminin&#160;&#187;. Un titre un tantinet étrange, je vous l&#8217;accorde. C&#8217;est d&#8217;ailleurs pour cela qu&#8217;il s&#8217;est retrouvé entre mes mains. Le nom de l&#8217;auteur était également un argument  : j&#8217;avais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un roman  un peu foutraque, ça vous dit ? Ca tombe bien, j&rsquo;ai lu pour vous le nouveau roman de <strong>Julie Douard</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Usage communal du corps féminin&nbsp;&raquo;</strong>. Un titre un tantinet étrange, je vous l&rsquo;accorde. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pour cela qu&rsquo;il s&rsquo;est retrouvé entre mes mains. Le nom de l&rsquo;auteur était également un argument  : j&rsquo;avais beaucoup aimé le premier roman de <strong>Julie Douard</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Après l&rsquo;enfance&nbsp;&raquo;</strong>, découvert avant la création du blog Quatrième de couv.</p>
<p>Bref, voilà un roman étrange, avec tout un tas de personnages qui le sont également. De quoi se régaler ! Au fil des pages, l&rsquo;hystérie va grandissant. Jusqu&rsquo;où ? Les situations se succèdent et le lecteur suit. On court à la catastrophe&#8230; mais joyeusement.</p>
<p><strong>Julie Douard,</strong> qui signe là son deuxième roman, a écrit plusieurs pièces de théâtre et enseigne la philosophie en lycée à Caen depuis une dizaine d&rsquo;années.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2377"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/usage-communal-du-corps-feminin-par-julie-douard_4800832.jpg" rel="lightbox[2377]"><img class="alignleft  wp-image-2384 colorbox-2377" style="margin: 10px" alt="usage-communal-du-corps-feminin-par-julie-douard_4800832" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/usage-communal-du-corps-feminin-par-julie-douard_4800832.jpg" width="120" height="175" /></a></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Marie Marron</strong>, une jeune femme un peu lente, un peu gourde. Depuis la mort tragique de ses parents, elle vit avec sa tante <strong>Hortense</strong> dans une commune dont le nom n&rsquo;est jamais mentionné. Là, la jeune femme secrétaire du dentiste s&rsquo;entiche d&rsquo;un certain <strong>Gustave Machin</strong>, un homme réactionnaire et insupportable qui demande à ce qu&rsquo;on l&rsquo;écoute. A ce qu&rsquo;on le considère. Il deviendra gourou du Renouveau solidaire&#8230; mais aura quand même occis deux femmes avant !</p>
<p>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le trait commun à tous les personnages imaginés par <strong>Julie Douard</strong>. Tous sont en quête d&rsquo;un peu de considération mais avec de bons ou de mauvais moyens pour y  arriver. Ajoutez à ces deux personnages principaux un étudiant en philologie qui voit son rêve s&rsquo;écrouler ; une <strong>Josette</strong> aux secrets bien gardés, pas regardante sur les hommes qui profitent de son corps ; un maire qui se lance dans l&rsquo;organisation d&rsquo;un concours de &laquo;&nbsp;misses&nbsp;&raquo; avec des femmes d&rsquo;âge mûr ; une communauté religieuse qui va basculer rapidement dans le n&rsquo;importe quoi ; un animateur de télévision qui tente un come-back pathétique ; un faux ingénieur, etc. Et vous obtenez un roman burlesque.</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure Julie Douard parle de ses personnages dans cette vidéo :</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/30WYMy7sp70?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 25 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Marie se fichait complètement de n&rsquo;être pas considérée sur le plan professionnel, car ce plan-là ne l&rsquo;intéressait pas. Elle n&rsquo;avait pas le moindre orgueil ni la moindre ambition. Réussir impliquait nécessairement de se faire remarquer à un moment ou à un autre. Or Marie, justement, voulait qu&rsquo;on ne la vît pas. Mais c&rsquo;était impossible, comme tout un chacun elle existait fatalement pour les autres ; aussi ses efforts consistaient-ils à ne déranger personne. Et l&rsquo;on peut dire que là, elle excellait presque autant qu&rsquo;en orthographe. Sa voix douce et sa mémoire photographique lui permettaient d&rsquo;être discrète et d&rsquo;écrire sans faute. Et si Chabodon ne la considérait pas comme une flèche, il lui reconnaissait au moins cela : les clients appréciaient cette grande fille gauche qui leur assurait gentiment qu&rsquo;ils n&rsquo;auraient pas mal, tout en précisant que c&rsquo;était une chance pour la commune d&rsquo;avoir encore un dentiste, au moment même où la région devenait un désert médical.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 104 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Hortense se désolait sincèrement du bazar dont Gustave était la cause. Cela étant, elle ne souhaitait guère le voir réapparaître dans la vie de Marie. Elle avait justement payé le car à sa nièce pour qu&rsquo;elle aille voir Maurice à l&rsquo;hôpital, il n&rsquo;était pas question que le petit Machin vînt semer la zizanie dans ce qui était peut-être le tout début d&rsquo;une belle histoire raisonnable. Aussi choisit-elle de rassurer son amie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Si Gustave Machin avait mis au travail les invités de la congrégation, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il savait que le jardinage calme les anxieux ; s&rsquo;il faisait désormais chambre commune avec Catherinette, c&rsquo;est  parce qu&rsquo;il souhaitait prier toute la nuit ; s&rsquo;il s&rsquo;autorisait à contourner le règlement en organisant des veillées dans le réfectoire, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il savait que les groupes de parole sont un bon moyen pour évacuer le stress et la culpabilité des inadaptés.&nbsp;&raquo;<br />
</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 130 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Les éclairs au chocolat avaient été considérablement appréciés, de même que la tarte aux fraises et le crumble à la pistache. Josette avait toutefois précisé,  au milieu de sa collation, qu&rsquo;elle ne pratiquait pas le saphisme et Marie Marron, qui ne savait pas du tout de quoi on parlait, avait timidement répondu qu&rsquo;elle s&rsquo;en arrangerait car elle ne voulait que des tuyaux.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un huis-clos burlesque et foutraque. Voilà ce que propose Julie Douard avec son nouveau roman. Au fil des pages, les personnages en quête d&rsquo;autre chose vont s&rsquo;en sortir ou pas. Du moins vont-ils prendre leur destin en main. Les personnages féminins ne sont pas les plus heureux au départ mais ils parviennent à s&rsquo;en sortir et à déjouer les plans fomentés à divers niveaux par les hommes.  La succession de situations drôles et cocasses donne à ce roman une saveur qu&rsquo;on a envie de partager. En ce qui me concerne, c&rsquo;est fait ! </span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Usage communal du corps féminin&nbsp;&raquo;, Julie Douard, P.O.L., 16,50€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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