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	<title>Quatrième de couv &#187; mensonge</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Famille(s), je vous hais&#8230; mais pas seulement</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Mar 2019 13:40:19 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Rentrée littéraire Pour échapper, le temps d’un dimanche d’été, à sa femme enceinte et à ses trois enfants, Albert s’incruste au baptême de Franny, la ﬁlle d’un ﬂic, Fix, qu’il connaît vaguement. Tandis que les invités se laissent gagner par l’ivresse, il succombe à la beauté renversante de Beverly, la mère du bébé baptisé ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div></div>
<div> <strong><span style="color: #008080">Rentrée littéraire</span></strong></div>
<div></div>
<div><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782330118051.jpg" rel="lightbox[4571]"><img class="alignleft wp-image-4573 size-medium colorbox-4571" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782330118051-181x300.jpg" alt="9782330118051" width="181" height="300" /></a></div>
<div>Pour échapper, le temps d’un dimanche d’été, à sa femme enceinte et à ses trois enfants, <strong>Albert</strong> s’incruste au baptême de <strong>Franny</strong>, la ﬁlle d’un ﬂic, <strong>Fix</strong>, qu’il connaît vaguement.</div>
<div>Tandis que les invités se laissent gagner par l’ivresse, il succombe à la beauté renversante de <strong>Beverly</strong>, la mère du bébé baptisé ce jour de 1964.</div>
<div>Le baiser qu’ils échangent est le premier des éboulements que subiront leurs familles, à jamais liées.<br />
<strong>Albert </strong>( que tous appellent <strong>Bert</strong>) et <strong>Beverly</strong> se marient  et quittent la Californie pour la Virginie.</div>
<div>Chaque été, ils se retrouvent avec leurs six enfants sur les bras – un petit clan plus ou moins livré à lui-même, prêt à tout pour tromper l’ennui. Mais un drame fait voler en éclats cette fratrie recomposée.</div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div>Des années plus tard, alors qu’elle travaille comme serveuse dans le bar d’un hôtel de luxe, <strong>Franny</strong> a un soir l’honneur inattendu de servir quelques whiskys à un auteur culte qu’elle révère, <strong>Leo Posen</strong>.</div>
<div></div>
<p><span id="more-4571"></span></p>
<div>Devenue sa compagne, elle lui livre des conﬁdences sur son histoire, dont il s’empare pour faire son grand retour sur la scène littéraire.</div>
<div>L’immense succès du roman fait resurgir la tragédie familiale et vient à nouveau chambouler les relations entre les membres de cette tribu éparpillée, soudée par le souvenir, le mensonge, la culpabilité. Et un inaltérable attachement.</div>
<div></div>
<div>A travers les parcours de <strong>Teresa</strong>, <strong>Bert</strong>, <strong>Fix</strong> et <strong>Beverly</strong> on plonge dans l&rsquo;Amérique des classes moyennes. Leurs enfants – <strong>Cal</strong>, <strong>Holly</strong>, <strong>Jeannette</strong> et <strong>Albie</strong> d&rsquo;un côté –, <strong>Caroline</strong> et <strong>Franny</strong> de l&rsquo;autre, mêlent les souvenirs. Ceux des jours heureux. Ceux des jours de drames. La mort de <strong>Cal</strong>, alors adolescent, en sera un. Qui va bouleverser les deux familles, les trajectoires des uns et des autres.</div>
<div>Alors que <strong>Fix</strong> se bat contre un cancer, sa fille <strong>Franny</strong> plonge une fois encore dans les histoires familiales.</div>
<div><strong>Ann Patchett, </strong>quinquagénaire installée à Nashville (où elle a d&rsquo;ailleurs ouvert une librairie), est l&rsquo;auteure de plusieurs romans dont <strong>&laquo;&nbsp;Bel Canto&nbsp;&raquo;</strong> – qui a valu le prix PEN/Faulkner Award – a un talent évident pour raconter des histoires, même sur plusieurs décennies !</div>
<div>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Orange amère&nbsp;&raquo;</strong>, elle livre un roman poignant et tendre sur l&rsquo;enfance, sur les liens qui durent et sur le mystère qui entoure toujours la notion de famille.</div>
<div></div>
<div style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></div>
<blockquote>
<div style="text-align: left"><strong> Page 57 :</strong><em>&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Et ensuite, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il s&rsquo;est passé ? &nbsp;&raquo; demanda Franny. C&rsquo;était à ça que ça servait d&rsquo;accompagner son père en chimio, alors qu&rsquo;aucun médecin n&rsquo;évoquait un traitement curatif : à passer le temps qu&rsquo;il lui restait avec lui, en recueillant toutes ses histoires. Voilà pourquoi Caroline et Franny prenaient un avion pour Los Angeles à tour de rôle, parce qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient jamais passé beaucoup de temps avec lui. Ça permettait à Marjorie de faire une petite pause, parce qu&rsquo;elle se coltinait tout le boulot, mais surtout ça leur donnait une chance de découvrir les histoires qu&rsquo;il allait emporter avec lui. Ce soir, quand son père serait allé se coucher, elle appellerait Caroline pour lui raconter ce qui était arrivé à Lomer.&nbsp;&raquo; </em></div>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><strong>Page 125 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Fix avait préféré Caroline avant même d&rsquo;entrer en fac de droit. Elle était plus âgée, et comme ils avaient partagé plus de temps avant le divorce, ils se connaissaient mieux. Et puis la haine de Caroline pour Bert brûlait comme une une flamme translucide, et elle faisait tout pour gâcher la vie de sa mère, avant de tout rapporter à son père. Fix lui disait de se calmer tout en prenant un malin plaisir à écouter son reportage détaillé. Lui aussi aurait adoré avoir l&rsquo;occasion de gâcher la vie de Beverly. Caroline ressemblait à Fix – mêmes cheveux bruns, même peau qui dorait à l&rsquo;instant où ils arrivaient sur la plage. Franny avait trop pris de sa mère, trop délicate, et blonde, et maladroite. Trop jolie et en même temps jamais aussi jolie.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><strong>Page 145 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais c&rsquo;étaient des années de vaches maigres pour la charité émotionnelle, et en dépit de toutes les nuits où Jeannette s&rsquo;accrochait à sa résolution d&rsquo;être plus gentille, la gentillesse n&rsquo;était jamais au rendez-vous. Sans son père, sans Cal, les quatre membres survivants des Cousins de Californie du Sud devinrent plus profondément eux-mêmes, comme si toute l&rsquo;aptitude sociale que chacun avait acquise dans la vie s&rsquo;est évaporée dans le laps de temps qu&rsquo;il faut à une abeille pour piquer un gamin. La vitesse à laquelle leur mère se ruait du travail, à l&rsquo;école, au supermarché avait doublé. Elle était sans cesse en train d&rsquo;arriver, sans cesse en train de partir, jamais là. Elle passait son temps à chercher son sac, ses clés de voiture.&nbsp;&raquo;</em></div>
</blockquote>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Orange amère&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Ann Patchett, Actes sud, 22, 50€</strong></em></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Petits arrangements avec l&#8217;amour et la vérité&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/13/petits-arrangements-avec-lamour-et-la-verite/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Mar 2017 08:10:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Ce roman, le troisième de Lauren Groff, fut le livre préféré de Barack Obama en 2015. Oui, je sais, ça ne suffit pas à en faire un bon roman. Heureusement ! Mais il y a tout le reste. L&#8217;histoire, la construction de celle-ci au fil des pages et des fantaisies du narrateur. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FURIES.jpg" rel="lightbox[3875]"><img class="alignleft size-full wp-image-3877 colorbox-3875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FURIES.jpg" alt="FURIES" width="400" height="607" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce roman, le troisième de <strong>Lauren Groff</strong>, fut le livre préféré de <strong>Barack Obama</strong> en 2015. Oui, je sais, ça ne suffit pas à en faire un bon roman. Heureusement !</p>
<p>Mais il y a tout le reste. L&rsquo;histoire, la construction de celle-ci au fil des pages et des fantaisies du narrateur.</p>
<p>Nous voilà en Californie. <strong>Lancelot,</strong> que tous surnomment <strong>Lotto</strong> est un garçon bien loti. Sa mère, <strong>Antoinette</strong>, ancienne sirène star d&rsquo;un spectacle ( toujours appelée &laquo;&nbsp;manman&nbsp;&raquo;, et son père, <strong>Gawain</strong>, qui a fait fortune dans l&rsquo;eau minérale, chérissent leur fils. Jusqu&rsquo;au drame.</p>
<p>La mort brutale du père. <strong>Lotto</strong> devient un adolescent fuyant, compliqué&#8230; alors que sa mère qui attend une fille, <strong>Rachel</strong>, sombre dans la bigoterie et la mauvaise nourriture. <strong>Sallie</strong>, la soeur de<strong> Gawain</strong>, va tout prendre en main.</p>
<p>La nuit qu&rsquo;il passe avec une fille ( qui tombera enceinte) signe la fin de l&rsquo;insouciance. Sa mère l&rsquo;envoie en pension. Une mise à l&rsquo;écart sine die.</p>
<p><strong>Lotto</strong> apprend seul à grandir. Devient un étudiant avide de sexe, d&rsquo;alcool et de drogue. Jusqu&rsquo;à sa rencontre avec <strong>Mathilde</strong>. Il a 22 ans. Quinze jours plus tard, ils se marient. <strong>Lotto</strong> est déshérité. Et pour cause.</p>
<p>Elle, la mystérieuse orpheline,  est froide, quand <strong>Lotto</strong> est solaire. Certains de leurs amis parient sur la durée de leur histoire. Sans savoir quels arrangements les soudent&#8230;</p>
<p><span id="more-3875"></span></p>
<p>Tout en suivant au plus près le délitement de ce couple qui semblait pourtant si parfait, une deuxième histoire se laisse découvrir.  Il y a eu mensonge. Chacun va y aller de sa petite vérité. Et la mort de <strong>Lancelot</strong> va lancer les hostilités.</p>
<p>C&rsquo;est <strong>Mathilde</strong> ( née Aurélie dans la région de Nantes avant d&rsquo;être envoyée malgré elle chez un oncle qui vit aux Etats-Unis) qui tire les ficelles. Qui gagne l&rsquo;argent du ménage quand <strong>Lotto</strong>, comédien, va d&rsquo;échec en échec. C&rsquo;est encore elle qui poussera son mari à poursuivre dans l&rsquo;écriture. Devenu dramaturge après qu&rsquo;elle y a mis sa patte, il devient très célèbre. C&rsquo;est encore elle qui, à intervalles réguliers, tient <strong>Antoinette</strong> à distance de son fils.</p>
<p>Les rebondissements se multiplient sous l&rsquo;oeil goguenard de Shakespeare dont<strong> Lotto</strong> est un inconditionnel. Un régal.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 91 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il devenait de plus en plus ordinaire, songea-t-elle. Banal.  S&rsquo;il n&rsquo;y  prenait garde, une gentille fille lui mettrait le grappin dessus, Sallie le sentait, et Lotto se laisserait glisser vers le mariage, vers un travail sans intérêt mais bien payé, une famille, des cartes de voeux, une maisons sur la plage, l&rsquo;embonpoint lié à l&rsquo;âge, les petits-enfants, trop d&rsquo;argent, l&rsquo;ennui, la mort. Dans sa vieillesse il serait fidèle et conservateur, aveugle devant ses privilèges. Quand Sallie cessa de pleurer, elle s&rsquo;aperçut qu&rsquo;elle était seule, un courant d&rsquo;air froid filtrait par la fenêtre jusque dans son cou, deux rangées de portes de part et d&rsquo;autres qui allaient, diminuant, jusqu&rsquo;au néant à l&rsquo;autre bout</em>. [&#8230; what fun it is to ride and sing a sleighing song tonight, oh !]<em> Mais dieu soit loué ! Mathilde était apparue ; et même si au début, elle avait semblé le portrait craché de la gentille fille redouté par Sallie, en réalité, elle ne l&rsquo;était pas. Salleie percevait sa dureté de granit. Mathilde saurait sauver Lotto de sa propre paresse, avait-elle pensé ; hélas, des années plus tard, Lotto demeurait un homme ordinaire. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 258-259 :</strong></p>
<p style="text-align: left">–<em> Oui, ma chère. C&rsquo;est très raisonnable de votre part d&rsquo;accepter cet arrangement. C&rsquo;est un bon paquet d&rsquo;argent, assurément.</em></p>
<p style="text-align: left">–<em> Non. Je voulais dire, ça va être merveilleux d&rsquo;imaginer tout ce que je pourrai mettre en oeuvre pour que votre fils demeure loin de vous. Ce sera notre petit jeu. Vous verrez. A toutes les vacances, tous les anniversaires, toutes les fois où vous serez malade, une nécessité urgente contraindra votre fils à rester auprès de moi. Oui, il sera auprès de moi, et pas de vous. C&rsquo;est moi qu&rsquo;il choisira, pas vous! Manman – Lotto vous appelle manman, alors je ferai de même –, tant que vous ne m&rsquo;aurez pas présenté d&rsquo;excuses, que nous n&rsquo;aurez pas décidé d&rsquo;être gentille, vous ne le reverrez pas.” Elle raccrocha avec douceur, puis débrancha le téléphone et retourna prendra un bain car son tee-shirt était transparent de sueur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 271-272 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A un moment, malgré son intelligence et son art d&rsquo;administrer les choses, elle était devenue une épouse, et les épouses, nous le savons tous, sont invisibles. Les elfes de minuit du mariage. La maison à la campagne, l&rsquo;appartement en ville, les impôts, la chienne, tout cela relevait de sa responsabilité : il n&rsquo;avait aucune idée de la manière dont elle organisait son temps. A tout ça auraient pu s&rsquo;ajouter des enfants ; dans ce cas, elle était heureuse de ne pas en avoir eu. Et il y avait ceci encore : pour nombre de ses pièces, au moins la moitié, elle s&rsquo;était faufilée en silence la nuit dans son bureau pour retravailler ce qu&rsquo;il avait écrit. [ Elle ne réécrivait pas;  elle coupait, affinait, mettait en valeur. ] Elle s&rsquo;occupait en outre de toute la gestion, de tous les aspects non créatifs de son travail ; elle imaginait avec horreur tout l&rsquo;argent qu&rsquo;il aurait laissé s&rsquo;évaporer par négligence ou gentillesse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Les Furies&nbsp;&raquo;, Lauren Groff, traduit de l&rsquo;anglais par Carine Chicherreau, Editions de l&rsquo;Olivier, 23,50€.</strong></em></p>
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		<title>Survivre à la terrible déflagration&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/03/03/survivre-a-la-terrible-deflagration/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2016 08:16:01 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Olivier Adam est de retour ! Deux ans après &#171;&#160;Peine perdue&#160;&#187; dont vous trouverez ma critique ici et quatre ans après &#171;&#160;Les lisières&#160;&#187;, formidable roman sur les classes moyennes grâce auquel j&#8217;avais découvert cet auteur quadragénaire désormais installé du côté de Saint-Malo ( à découvrir là ), il revient dans les piles de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span> </strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENVERSE-OK.jpg" rel="lightbox[3444]"><img class="alignleft size-full wp-image-3447 colorbox-3444" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENVERSE-OK.jpg" alt="RENVERSE OK" width="193" height="300" /></a></p>
<p><strong>Olivier Adam</strong> est de retour ! Deux ans après <strong>&laquo;&nbsp;Peine perdue</strong>&nbsp;&raquo; dont vous trouverez ma critique <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/02/a-ceux-qui-surnagent/">ici </a></strong>et quatre ans après <strong>&laquo;&nbsp;Les lisières&nbsp;&raquo;</strong>, formidable roman sur les classes moyennes grâce auquel j&rsquo;avais découvert cet auteur quadragénaire désormais installé du côté de Saint-Malo ( à découvrir <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/">là</a> </strong>), il revient dans les piles de romans de la rentrée littéraire de l&rsquo;hiver avec <strong>&laquo;&nbsp;La renverse&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>La renverse ? C&rsquo;est cette période, de durée variable, séparant deux phases de marées (montante ou descendante) durant laquelle le courant devient nul. La renverse, cette situation d&rsquo;étal, c&rsquo;est ce que vivra Antoine des années durant. Pour oublier. Pour ne plus penser.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous plonge dans la rubrique faits divers de notre histoire contemporaine française. Au fil des pages, on reconnait, en filigrane, plusieurs élus, parfois de haut rang, qui se sont illustrés dans des affaires sordides. Dans le désordre, <strong>Georges Tron</strong>, <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong>, <strong>Patrick Balkany</strong> ou encore <strong>Jérôme Cahuzac. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3444"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire, c&rsquo;est donc celle d&rsquo;<strong>Antoine</strong>, le narrateur. On le trouve en Bretagne, employé dans une librairie. Là, il vit une histoire avec <strong>Chloé.</strong> Une histoire dans laquelle il ne s&rsquo;investit pas. Et plus il y a l&rsquo;annonce. Celle de la mort de <strong>Jean-François Laborde</strong>. Ministre éphémère, il a été, des mandats durant, le sénateur-maire de la ville dans laquelle<strong> Antoine</strong> a grandi, en région parisienne. Il vient de mourir dans un accident de voiture. D&rsquo;un coup, une énorme vague submerge le jeune adulte. Et pour cause.</p>
<div id="attachment_3449" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM3.jpg" rel="lightbox[3444]"><img class="wp-image-3449 size-full colorbox-3444" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OLIVIER-ADAM3.jpg" alt="OLIVIER ADAM" width="300" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Olivier Adam</p></div>
<p>Dix ans plus tôt, l&rsquo;homme était éclaboussé par un scandale politico-sexuel. Sordide. Antoine s&rsquo;en souvient. Sa mère, <strong>Cécile Brunet</strong>, était la maîtresse de <strong>Laborde</strong>. Sa complice aussi, diront les victimes. L&rsquo;enquête conclut finalement à un non-lieu. Mais à quel prix ? Deux familles détruites, des gamins livrés à eux-mêmes et une rumeur qui n&rsquo;en finit pas d&rsquo;enfler.</p>
<p>Alors <strong>Antoine,</strong> le lycéen inspiré, fuit. Son frère, ses parents, sa ville, sa vie. Finit par s&rsquo;en aller avec <strong>Laetitia</strong>, la fille de <strong>Laborde</strong>. Sans chercher à comprendre. Sans vouloir savoir vraiment ce qui est faux, ce qui est vrai.</p>
<p>Par flash-backs, il raconte les affres du pouvoir et la déflagration provoquée par le fait divers : le calvaire des enfants, l&rsquo;impossibilité pour les victimes, des petites gens, à pouvoir être entendues, le traumatisme toujours vivace même dix ans après. A-t-il été à la hauteur ? A-t-il réagi comme il aurait fallu ou s&rsquo;est-il dérobé ? Sa mémoire, elle, reste sélective&#8230;</p>
<p><strong>J&rsquo;ai retrouvé avec plaisir le style d&rsquo;Olivier Adam sur un sujet effectivement jamais abordé, celui des victimes collatérales à tout scandale. L&rsquo;occasion aussi de plonger dans les descriptions toujours justes de l&rsquo;auteur, des abords, des lisières de nos décors contemporains. Un bon moment de lecture.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 37 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Ecrivant cela j mesure d&rsquo;ailleurs combine déjà, avant même la renverse, nous nous parlions pue, en dehors des aspects pratiques de la vie que nous menions côte à côte. Je mesure combine sous ses abords banals nous formions une famille singulière, désertée par la joie, plombée par l&rsquo;esprit de sérieux, glacée par une tristesse diffuse, indéfinissable, figés dans une réserve et une pudeur maladives, qui interdisaient toute étreinte, toute confidence, toute tendresse manifeste, toute intimité réelle. De toute façon, tout allait de soi à mes yeux. Comme tout va toujours de soi pour les enfants. Le lieux dans lesquels ils vivent. Le couple que forment leurs parents. Rien ne leur paraît vraiment étrange ni déplacé , ni simplement questionnable. Evidemment aujourd&rsquo;hui, je ne peut m&rsquo;empêcher de penser que quelque chose clochait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 124-125 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] L&rsquo;affaire elle-même était loin, tout le monde avait été blanchi, Laborde avait été réélu et ma mère virée de ses listes, on disait partout qu&rsquo;il l&rsquo;avait répudiée, que sa femme l&rsquo;avait exigé et je savais que c&rsquo;était vrai. Tout cela était enterré mais Camille en avait conscience, nous n&rsquo;en aurions jamais vraiment terminé. Le suel moyen d&rsquo;en finir était de couper le lien, nous l&rsquo;avions fait et de devions sous aucun prétexte revenir en arrière. Nos parents étaient des dingues, notre mère avait du sang sur les mains. Notre mère était une folle détraquée et narcissique, qui ne faisait même pas pitié. Son cynisme et son égocentrisme maladifs interdisaient qu&rsquo;elle puisse nous en inspirer une once. Camille savait cela aussi bien que moi, j&rsquo;ignorais comment mais il en savait autant, quand je croyais lui apprendre quelque chose que je tenais de Laetitia, il le savait déjà. Il disait : mais toi, t&rsquo;étais jamais là. Avant mon départ pour Bordeaux t&rsquo;étais jamais là. Toujours fourré chez Nicolas, enfermé dans ta chambre. Tu évitais les dîners, les soirées, mais moi&#8230; Moi, j&rsquo;ai tout pris de face. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 189 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le suicide de Celia B. ne changea rien. Une fois le non-lieu prononcé, pour ce que j&rsquo;en sais, à M. tout reprit son cours tranquille. A quelques détails près. Laborde n&rsquo;était plus ministre délégué et la configuration politique était sur le point de basculer. Personne au gouvernement ne songea à le réintégrer. Il allait devoir patienter avant de regagner sa place, ça prendrait des années, et il n&rsquo;en semblait plus si loin quand l&rsquo;accident qui avait provoqué sa mort s&rsquo;était produit. Il avait certes perdu son siège de sénateur dans l&rsquo;histoire, mais les prochaines élections qui s&rsquo;annonçaient se profilaient avantageusement le concernant : la nouvelle majorité avait déçu et une alternance s&rsquo;annonçait, dont il serait l&rsquo;un des bénéficiaires. En attendant, un peu moins d&rsquo;un an après la clôture de l&rsquo;instruction, il fut réélu triomphalement à la mairie de M., à la tête d&rsquo;une liste où ne figurait pas ma mère.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La renverse&nbsp;&raquo;, Olivier Adam, Flammarion, 19€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>La cravate : plongée dans la vie d&#8217;un hikikomori</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Oct 2013 07:35:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Voilà un livre étonnant ! &#171;&#160;La cravate&#160;&#187;, écrit par Milena Michiko Flašar nous emmène au Japon, dans un parc. Sur un banc. Puis un second. C&#8217;est là que jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, deux hommes vont apprendre à se parler, à se connaître. Une très jolie découverte de cette [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p>Voilà un livre étonnant ! <strong>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;</strong>, écrit par<strong> Milena Michiko Flašar</strong> nous emmène au Japon, dans un parc. Sur un banc. Puis un second. C&rsquo;est là que jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, deux hommes vont apprendre à se parler, à se connaître.<strong> Une très jolie découverte de cette rentrée littéraire !</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRAVATE.jpg" rel="lightbox[2124]"><img class="alignleft  wp-image-2143 colorbox-2124" style="margin: 10px" alt="CRAVATE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRAVATE.jpg" width="245" height="360" /></a>Le premier a 20 ans, en tout cas c&rsquo;est l&rsquo;âge qu&rsquo;il s&rsquo;est choisi. Il s&rsquo;appelle<strong> Taguchi Hiro</strong>. C&rsquo;est un <strong>Hikikomori</strong>. Il fait partie de ces centaines de milliers de jeunes Japonais victimes d&rsquo;une pathologie psychosociale et familiale qui les coupe de toute vie extérieure pendant des mois voire des années. Un phénomène qui touche aussi d&rsquo;autres pays. Ces jeunes ( souvent trentenaires, masculins et ayant subi un échec dans leur vie professionnelle) ne sont ni grabataires, ni autistes ni retardés mentaux, ils se sentent accablés par la société. Et préfèrent s&rsquo;en retirer.</p>
<p>Ce jeune homme a fini par sortir de chez ses parents, au bout de deux ans de retrait volontaire. Sur son banc, il rencontre <strong>Ohara Tetsu</strong>. Lui est un salaryman. Chaque matin, il se rend au bureau. En tout cas c&rsquo;est ce qu&rsquo;il fait croire à sa femme. Deux mois déjà qu&rsquo;il a perdu son emploi. Il vient au parc. Dès lors l&rsquo;histoire peut commencer.</p>
<p>Un histoire imaginée par une auteure trentenaire qui vit à Vienne. <strong>Milena Michiko Flašar</strong> a étudié la littérature comparée ainsi que la philologie germanique et romane à l’Université de Vienne. Ensuite, elle a enseigné l’allemand à des allophones.</p>
<p>Suite à quelques publications réussies dans divers magazines littéraires, elle a débuté en 2008 par le recueil <strong>&laquo;&nbsp;Ich bin&nbsp;&raquo;</strong>, qui contient trois histoires courtes, étroitement liées, sur l’amour et la séparation.</p>
<p>En 2010, a paru la nouvelle<strong>&laquo;&nbsp;Okaasan – Meine unbekannte Mutter&nbsp;&raquo;,</strong> qui traite du décès de sa mère atteinte de démence. Elle a reçu plusieurs prix et bourses pour son œuvre. En 2012 son roman <strong>&laquo;&nbsp;Ich nannte ihn Krawatte&nbsp;&raquo;</strong> a été publié.</p>
<p>Entretemps, elle s‘est entièrement consacrée à l’écriture. <strong>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;</strong> est ainsi la traduction de ce roman, effectuée par Olivier Mannoni.</p>
<p><span id="more-2124"></span></p>
<p>Au fil des pages, chacun des deux personnages raconte des tranches de sa vie qui expliquent son parcours. Suicide, enfant handicapé, pression sociale, difficulté à être tout simplement. Malgré les différences (âge, situation sociale et personnelle&#8230;), un véritable lien d&rsquo;amitié unit les deux hommes qui ont appris à s&rsquo;apprivoiser. Jusqu&rsquo;à la mort.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 16</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Quelqu&rsquo;un me remarqua-t-il, j&rsquo;en doute, et si ce fut le cas, c&rsquo;était probablement de la manière dont on remarque un fantôme. On le voit, clair et distinct, on n&rsquo;arrive pas à croire qu&rsquo;on l&rsquo;a vu, on le fait disparaître d&rsquo;un clignement d&rsquo;oeil. J&rsquo;étais un fantôme de ce genre-là. Même mes parents n&rsquo;avaient presque plus conscience de ma présence. Lorsque je les croisais à la maison, dans l&rsquo;entrée ou dans le couloir, ils susurraient, incrédules, un Tiens, c&rsquo;est toi. Ils avaient renoncé depuis longtemps à me compter parmi eux. Nous avons perdu notre fils. Il est mort avant l&rsquo;heure. C&rsquo;est forcément ce qu&rsquo;ils ont ressenti. Comme une perte vivante.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;D&rsquo;abord il y eut quelques gouttes, qui devinrent bientôt des cordons. Il tendit les mains dans la pluie, laissa tomber son journal, ferma les yeux. Je vis l&rsquo;eau s&rsquo;accumuler dans ses mains. Il les avait jointes pour qu&rsquo;elles forment une coupe. Flic, flac, elle l&rsquo;éclaboussait. J&rsquo;étais surpris. Aucun salaryman ne s&rsquo;expose de bon coeur à la pluie. Tout autour le parc était flou, délavé. Partout des gens qui fuyaient. Aucune personne en bonne santé ne s&rsquo;expose volontiers à la pluie. Lui, totalement livré à elle, déjà trempé jusqu&rsquo;aux os, il semblait ne pas connaître de plus grand bonheur que d&rsquo;être ainsi trempé. J&rsquo;observai, fasciné, son visage heureux. Il ouvrit les yeux. Me regarda, à l&rsquo;improviste, à travers la pluie. Je bondis sur mes jambes. Je ne m&rsquo;étais pas attendu à cela. A ce regard subit qui savait ma présence. Je ne suis pas seul, y lisait-on, tu es là. Puis il ferma de nouveau les yeux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 143-144</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ca se passera. Je me faufilai à l&rsquo;extérieur. La cravate dans la poche de ma veste. Je ta touchais à tous les coins de rue devant lesquels je passais. Elle me tirait vers l&rsquo;avant. Me poussait dans la foule. J&rsquo;achetai un billet. Je n&rsquo;avais pas oublié comment faire. Je franchis le portillon. Dans le métro. Son univers, jour après jour, la main accrochée à la poignée. Je me tenais un peu de travers, les épaules penchées en avant, je ramais à contre-courant. Alors que tout le monde allait dans la ville, moi, j&rsquo;en sortais. Je voyais les choses qu&rsquo;il avait forcément vues.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un très beau roman que <strong>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;histoire d&rsquo;une belle rencontre, unique. Celle qui pousse à l&rsquo;introspection pour mettre des mots justes sur qui arrive. Les chapitres, très courts, invitent à passer d&rsquo;une histoire à l&rsquo;autre. Le roman, sombre et léger à la fois, est également émouvant. Et très bien écrit.</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;, de Milena Michiko Flašar, Editions de l&rsquo;Olivier, 18,50€ ( traduit par Olivier Mannoni).</em></strong></p>
</blockquote>
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