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	<title>Quatrième de couv &#187; médias</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Hommes, femmes&#8230; mode d&#8217;emploi</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Oct 2019 10:02:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Je n’avais, sauf oubli de ma part, jamais ouvert un roman de Karine Tuil. Le onzième de ses écrits est arrivé sur mon bureau alors je l’ai ouvert. « Les choses humaines » nous parle de nous, de l’air du temps. C’est d’ailleurs ce que lui reproche plusieurs critiques lues ces dernières semaines. L’ère post «#metoo » pour être plus [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ffcc00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p class="western"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/41Zm6vtAysL._SX195_.jpg" rel="lightbox[4878]"><img class="alignleft size-full wp-image-4885 colorbox-4878" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/41Zm6vtAysL._SX195_.jpg" alt="41Zm6vtAysL._SX195_" width="195" height="285" /></a>Je n’avais, sauf oubli de ma part, jamais ouvert un roman de <b>Karine Tuil</b>. Le onzième de ses écrits est arrivé sur mon bureau alors je l’ai ouvert. <b>« Les choses humaines » </b>nous parle de nous, de l’air du temps. C’est d’ailleurs ce que lui reproche plusieurs critiques lues ces dernières semaines. L’ère post «#metoo » pour être plus précise.</p>
<p class="western">Au fil des pages, on parle de sexe, de violence sexuelle, de rapports entre hommes et femmes. A l’aune de l’actualité qui ne laisse plus rien passer, et c’est heureux.</p>
<p class="western">L’histoire ? Elle se passe aujourd’hui. <strong>Jean Farel</strong>, 70 ans, fait de la résistance à la télévision et sur les ondes. L’homme, qui s’est fabriqué tout seul, est au faîte de sa carrière. Il est marié à <strong>Claire</strong>, essayiste reconnue, de 27 ans sa cadette. Ils ont un fils, <strong>Alexandre</strong>, brillant étudiant, mais cependant fragile, alors en chemin vers une prestigieuse université américaine, Stanford. Il tente de se remettre d’une douloureuse rupture amoureuse avec une femme plus âgée, et déjà dans les sphères du pouvoir.</p>
<p class="western"><span id="more-4878"></span></p>
<p class="western">Mais un jour, tout bascule. Le couple ne partage déjà plus grand-chose – <strong>Claire</strong> a quitté Jean pour<strong> Adam</strong>, professeur de français, juif, père de deux filles qui a laissé son ex-épouse rejoindre Brooklyn pour vivre son judaïsme de manière plus radicale. <strong>Jean</strong>, lui, passe désormais un plus de temps avec<strong> Françoise,</strong> cette femme de son âge avec laquelle il mène une double vie depuis plusieurs décennies déjà.</p>
<p class="western">Un soir, leur fils <strong>Alexandre</strong> aura une relation sexuelle avec <strong>Mila</strong>, la fille aînée d’<strong>Adam.</strong> Consentie ? Contrainte ? C’est tout l’enjeu du roman qui, dans sa deuxième partie ( la plus intéressante du reste) nous plonge dans les longues journées d’un procès pour viol, devant une cour d’assises, donc. Et pour suivre ce type de procès depuis plusieurs années maintenant, rien ne manque.<strong> Karine Tuil</strong> a d’ailleurs expliqué avoir passé beaucoup de temps à observer, à écouter durant ce type de procès.</p>
<p class="western">Son histoire, elle l’a d’ailleurs tirée d’un fait divers américain, dit l’affaire de Stanford. Une jeune fille accusait un brillant étudiant de l’avoir obligée à une relation sexuelle. Promis à un bel avenir, devait-on le condamner ?</p>
<p class="western">Les mêmes ressorts sont déroulent ici. Entre une mère qui culpabilise. Un père qui ne veut pas perdre la face ni l’antenne. Et un fils qui, à mon avis, in fine, n’a rien compris. De quoi arpenter en tous sens l’idée du consentement. La &nbsp;&raquo; zone grise &nbsp;&raquo;  qui certains mettent en avant pour justifier leurs actes ? Elle n’existe pas selon<strong> Karine Tuil</strong>. Elle cache seulement le déni. Trop répandu cependant. Dommage que dans le livre, tout cela ne soit pas redit avec force. Un flou subsiste, je trouve.</p>
<p class="western">Quid de la jeune victime, jeune femme au parcours chaotique ? Sa parole sera décortiquée, mise en doute, ignorée pour enfin être entendue. Reste que, comme dans la fable de La Fontaine, &laquo;&nbsp;selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir &laquo;&nbsp;…</p>
<p class="western" align="center"><b>Extraits</b></p>
<blockquote>
<p class="western" style="text-align: left" align="left"><b>Pages 78-79 : </b><i>« Pour la première fois de leur vie, ils avaient cessé d’exister pour leurs familles, il y avait une forme d’égoïsme dans ce repli amoureux qui contredisait leurs valeurs profondes, tout ce qu’ils avaient été jusqu’àlors, des époux fidèles, des parents attentifs, et en dépit de ce qu’ils interprétaient dans les moments où les remords étaient trop vifs comme une trahison intime, cela avait été la période la plus heureuse de leur vie. »</i></p>
<p class="western" style="text-align: left" align="left"><i></i><b>Page 250 : </b><i>« Pour Claire, le dilemme, c’était de vivre avec une telle promesse de réorganisation sociétale – les femmes racontaient enfin ce qu’elles avaient vécu, quelque chose d’important se jouait là dans cette réappropriation publique de leur valeur cette écoute attentive de leur parole – et, dans le même temps, d’analyser avec le plus d’objectivité possible ce qui était raconté au procès alors que, sous le prisme de l’émotion et de l’affectivité, tout lui paraissait vicié, excessif, à charge – son fils risquait jusqu’à quinze ans de prison et elle devait l’accabler ? Toute sa vie durant, elle n’avait fait qu’agir en contradiction avec les valeurs qu’elle prétendait publiquement défendre. C’était ça, la violence : le mensonge – une représentation falsifiée de son existence. Le déni : la voie qu’elle avait substituée au réel pour pouvoir le supporter. »</i></p>
<p class="western" style="text-align: left" align="left"><b>Page 281 : </b><i>« “Reconnaissez-le, on est dans la zone grise : il pensait qu’elle voulait avoir cette relation et elle n’a pas exprimé son refus catégorique. Lui a déjà grandement payé pour ce qui s’est passé : il n’a pas pu faire ses études à Stanford, sa carrière aux Etats-Unis est gâchée à tout jamais, il a abandonné ses entraînements, il est en prison, il a été tellement battu par les détenus qu’il ne sort plus de sa cellule, il ne dira rien mais il est détruit et je ne suis pas sûr qu’il s’en remette. Alexandre est une bonne personne, tous ses amis l’ont dit : il est sain d’esprit, loyal, courageux, combatif, c’est pourquoi je pense qu’il serait injuste de détruire la vie d’un garçon intelligent, droit, aimant, un garçon à qui jusqu’à présent tout a réussi, pour vingt minutes d’action” »</i></p>
</blockquote>
<p class="western" align="left"><i><b>« Les choses humaines », Karine Tuil, Gallimard, 21€</b></i></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le flacon et l&#8217;ivresse en attendant le typhon&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/03/15/le-flacon-et-livresse-en-attendant-le-typhon/</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Mar 2019 08:05:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Céline Minard est une auteure assez inclassable qui a su, de livre en livre, se construire une place. A part. Ses romans nous emmènent, en tout cas pour les derniers parus, dans un décor de western ( &#171;&#160;Faillir être flingué&#160;&#187;), nous entraînent en haute montagne à l&#8217;abri des gens (&#171;&#160;Le grand jeu&#160;&#187;)&#8230; ou [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/couverturebacchantesminard.jpg" rel="lightbox[4549]"><img class="alignleft wp-image-4551 size-medium colorbox-4549" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/couverturebacchantesminard-300x300.jpg" alt="couverturebacchantesminard" width="300" height="300" /></a></p>
<p><strong>Céline Minard</strong> est une auteure assez inclassable qui a su, de livre en livre, se construire une place. A part.</p>
<p>Ses romans nous emmènent, en tout cas pour les derniers parus, dans un décor de western (<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/08/16/a-louest-toujours-du-nouveau/"> &laquo;&nbsp;Faillir être flingué&nbsp;&raquo;</a></strong>), nous entraînent en haute montagne à l&rsquo;abri des gens (<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/04/17/le-choix-de-vivre-hors-jeu/">&laquo;&nbsp;Le grand jeu&nbsp;&raquo;</a></strong>)&#8230; ou dans un bunker ultra sécurisé dans la baie de Hong Kong.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Bacchantes&nbsp;&raquo;</strong>, elle revisite avec brio les codes du film de braquage autour de la thématique du vin pour distiller un cocktail explosif où l’ivresse se mêle à la subversion.</p>
<p>Au fil des pages, on ne se pose pas la question du pourquoi, ni du comment dans ce braquage peu ordinaire. Reste le spectacle d&rsquo;une société qui marche définitivement sur la tête, d&rsquo;un désastre capitaliste. Et un roman qui donne la part belle aux femmes : elles ont pris le pouvoir à l&rsquo;intérieur du bunker tandis que d&rsquo;autres, une surtout, <strong>Jackie Thran,</strong> cherchent des solutions pour les en faire sortir. Des femmes puissantes, cinglées, féminines, efficaces.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4549"></span></p>
<p>Voilà cinquante-neuf heures, en effet, que la brigade de <strong>Jackie Thran</strong> encercle la cave à vin la plus sécurisée de Hong Kong, installée dans d’anciens bunkers de l’armée anglaise. Un groupe de malfaiteurs &#8211; en réalité trois héroïnes dionysiaques (trois femmes, <strong>Bizzie la clown</strong> hyperactive ; <strong>Jelena Drogan, spécialiste des explosifs surnommée la Bombe</strong> et <strong>Livia Scilla, dite La Brune</strong>. S&rsquo;y ajoute un rat, Illiad) est parvenu à s’y introduire et garde en otage l’impressionnant stock qui y est entreposé. Le rêve d&rsquo;<strong>Ethan</strong> <strong>Coetzer</strong>, qui réunit les amateurs de vins les plus fortunés du monde alors que le typhon Shanshan approche (classé 10 sur l&rsquo;échelle de Beaufort), est en train de s&rsquo;écrouler.</p>
<p>Un roman loufoque par son sujet mais rondement bien mené, malgré la fin, un peu bancale à mon goût. Mais l&rsquo;esprit<strong> Minard</strong> est là, intact. Et c&rsquo;est chouette !</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 15 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Dès qu&rsquo;il a su que Hong Kong était sur la route du typhon, Ethan Coetzer a dressé un plan de table idéal, passé des commandes et envoyé des invitations. Certains de ses hôtes auraient tout juste le temps d&rsquo;atterrir avant la tempête qui s&rsquo;annonce formidable. Il leur fallait un certain goût du risque, tempéré par la certitude de vivre un moment de totale sécurité chez lui, dans l&rsquo;oeil du cyclone, dans sa pupille. Il les avait choisis pour ça. Ce n&rsquo;était pas une opération marketing, c&rsquo;était un manifeste. Et quelque chose comme un grain de sable est en train d&rsquo;anéantir non seulement sa soirée mais aussi sa carrière.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 32 :</strong><em>&nbsp;&raquo; &#8211; Bande de débiles ! J&rsquo;ai une brigade prête à intervenir sur-le-champ, je n&rsquo;ai qu&rsquo;à faire un signe. Vous risquez votre vie, vous saisissez ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;écran se fige quelques secondes. Quand l&rsquo;image repart, les trois braqueuses sont alignées face à la caméra, au garde-à-vous. La Clown se tourne lentement vers la droite, la Brune, lentement vers la gauche, la Bombe, au milieu, croise les bras, arrondit la bouche et dit  :</em></p>
<p style="text-align: left"><em>-Ô. </em><br />
<em>Au bout d&rsquo;un moment, elle tend devant elle son boitier, montre de l&rsquo;index un bouton rouge à côté du joystick et répète d&rsquo;une voix neutre le message du tweet envoyé soixante-cinq heures auparavant. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Vous ne pouvez plus entrer. Nous avons tout ouvert. Nous avons tout relié.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 56 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] les paroles de la Brune l&rsquo;ont suffoqué. Il a vu aussi clairement qu&rsquo;elle ses cent mille bouteilles, alignées, privées de lumière, couchées dans leurs cellules individuelles, aussi impuissantes que d&rsquo;authentiques otages. Chacune est un condensé, une métonymie organique, la rencontre d&rsquo;un savoir-faire avec un sol et une année hasardeuse et unique. Elles sont toutes chargées de mémoire, pleines d&rsquo;avenir, dans chacune une vie fermente. Ses caves d&rsquo;élevage, de maturation, de garde auxquelles il a si soigneusement veillé se sont transformées en une dure prison noire d&rsquo;où elles ne ressortiront peut-être pas, pas vivantes. Il en est révolté. Malade. Ce qui le trouble le plus, c&rsquo;est que ces femmes montrent tous les signes d&rsquo;une vraie connaissance du vin, et qui le connaît, l&rsquo;aime. Elles ne peuvent pas tout boire, une vie n&rsquo;y suffirait pas, ni trois.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Bacchantes&nbsp;&raquo;, Céline Minard, Rivages, 13,50€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Aux marches du palais&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/31/aux-marches-du-palais/</link>
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		<pubDate>Thu, 31 Jan 2019 14:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Rentrée littéraire hiver 2019 C&#8217;est reparti ! Les livres font leur rentrée. Celle de l&#8217;hiver. Pas celle des prix littéraires, donc. Une course de fond quand même pour des hommes et des femmes qui, pour la première fois et pas, sont présents sur les tables des librairies. Une course et une aventure. Au fil [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #008080">Rentrée littéraire hiver 2019</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENTREE-BLOG.jpg" rel="lightbox[4532]"><img class="aligncenter wp-image-4535 size-medium colorbox-4532" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENTREE-BLOG-300x169.jpg" alt="RENTREE BLOG" width="300" height="169" /></a></p>
<p>C&rsquo;est reparti ! Les livres font leur rentrée. Celle de l&rsquo;hiver. Pas celle des prix littéraires, donc. Une course de fond quand même pour des hommes et des femmes qui, pour la première fois et pas, sont présents sur les tables des librairies. Une course et une aventure.</p>
<p>Au fil des mois de janvier et février, <strong>493 nouveaux romans vont sortir.</strong> Parmi eux, <strong>336 romans français.</strong> Parmi eux également, <strong>77 premiers romans</strong> ( soit une hausse de 20% par rapport à la rentrée littéraire de l&rsquo;hiver 2018).</p>
<p>Alors, parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas que <strong>Michel Houellebecq</strong> dans la vie ( son nouveau roman est édité à 320.000 exemplaires !), je vais essayer de vous donner envie de plonger dans les (autres) romans de ce rendez-vous littéraire. Une sélection, forcément subjective. C&rsquo;est parti !</p>
<p><span id="more-4532"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PREMIERE-DAME.jpg" rel="lightbox[4532]"><img class="alignleft size-full wp-image-4533 colorbox-4532" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PREMIERE-DAME.jpg" alt="PREMIERE DAME" width="120" height="227" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On commence notre collection avec <strong>&laquo;&nbsp;Première dame&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Caroline Lunoir</strong>. Un roman que l&rsquo;on put, pour les amateurs de cases, ranger dans celle dédiée à la politique !</p>
<p><strong>Caroline Lunoir</strong>, avocate pénaliste installée à Paris, je l&rsquo;ai découverte avec son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;La faute de goût&nbsp;&raquo;</strong>, en 2011. Un joli souvenir.  Je vous en parlais <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/03/06/lutte-des-classes-au-bord-de-la-piscine/">ici</a></strong>.</p>
<p>Après <strong>&laquo;&nbsp;Au temps pour nous&nbsp;&raquo;</strong>, la voici de retour avec<strong> &laquo;&nbsp;Première dame&nbsp;&raquo;</strong>, donc. L&rsquo;idée ? Suivre <strong>Marie</strong>, épouse d&rsquo;un candidat à l&rsquo;élection présidentielle, jusqu&rsquo;aux marches du palais&#8230; de l&rsquo;Elysée.  Ancienne journaliste, mère des quatre enfants de <strong>Paul</strong>, <strong>Marie</strong> nous livre par le menu et sous la forme d&rsquo;un journal de bord, le long décompte d&rsquo;une victoire annoncée.</p>
<p>Rien ne nous sera épargné ! A elle non plus d&rsquo;ailleurs. Au fil des pages, des mois et des saisons, l&rsquo;image de sa famille, de son mari et aussi la sienne vont s&rsquo;écorner. Quoi ? La famille de <strong>Marie</strong> et <strong>Paul</strong> n&rsquo;est donc pas si parfaite, pas si lisse, pas si respectable. Il y aura les comptes bancaires ouverts à l&rsquo;étranger, la maîtresse de <strong>Paul</strong>, la dépression de <strong>Marie</strong>, etc.</p>
<p>Toute ressemblance avec des candidats à l&rsquo;Elysée ou d&rsquo;anciens présidents de la République n&rsquo;est évidemment absolument pas fortuite ! On devine ici François Hollande et la volcanique Valérie Trierweiler, François et Pénélope Fillon, Nicolas et Cécilia Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn aussi&#8230;</p>
<p>Si le journal de <strong>Marie</strong> commence dans l&rsquo;euphorie de l&rsquo;annonce de la candidature de son mari aux primaires du parti, l&rsquo;horizon va finir par s&rsquo;obscurcir. La chronique attendrie, admirative va virer à la récrimination. Au règlement de comptes. Puis à l&rsquo;abnégation. <strong>Marie</strong> se rend compte qu&rsquo;elle a donné sa vie pour son mari et ses enfants. Amer constat d&rsquo;une femme qui se croyait libre et affranchie.</p>
<p>Personne n&rsquo;a anticipé ni pris la mesure des conséquences sur la vie de la famille, issue de la grande bourgeoisie. Les mauvais coups viendront de partout, même des amis. Alors les communicants gambergent, trouvent des parades, etc.</p>
<p>Entre compromissions et petits arrangements, un portrait peu reluisant d&rsquo;une &laquo;&nbsp;caste&nbsp;&raquo; définitivement coupée de la réalité de ceux qu&rsquo;elle voudrait gouverner. Cynique.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 55-56 : </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;J-147 (Dimanche 25 novembre) </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un choc de bonheur. Une claque d&rsquo;euphorie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il y a cette tension joyeuse qui monte, au milieu des rires, des plaisanteries et d&rsquo;une bonne humeur tenace avec les retours des bureaux de vote. Le téléphone qui sonne en continu. Le portable de Paul qui clignote de messages. Les fouilles des poubelles où le bulletin de Paul serait rare, les journalistes qui arrivent de plus en plus nombreux, jusqu&rsquo;aux non-alignés qui choisissent comme par hasard, sans s&rsquo;être annoncés, sur le coup de dix-huit heures, dix-neuf heures, de &laquo;&nbsp;vivre cette soirée avec nous&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai encore le baiser de Paul sur mes lèvres. D&rsquo;une gourmandise ! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;J-31</em></p>
<p style="text-align: left"><em>J+59 ( jeudi 21 mars)</em></p>
<p style="text-align: left"><em>[&#8230;] Paul tranche, encourage, plaisante, avec ténacité. Il a dénoué sa cravate et abandonné sa veste sur une chaise. Il se tient debout, en bras de chemise, devant le tableau, un sandwich de rillettes dans une main, un marqueur pour exposer son plan de bataille dans l&rsquo;autre. Ceux qui viennent d&rsquo;intégrer l&rsquo;état-major découvrent son sens du commandement et son énergie. A l&rsquo;écouter, j&rsquo;entends presque se lever la clameur de nos villages, de nos provinces, d&rsquo;un pays tout entier prêt à porter nos convictions et notre souffle. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pourtant, je surprends des regards qui s&rsquo;attardent sur moi et plongent ailleurs quand je relève la tête. Pourtant, derrière l&rsquo;espoir, derrière les mots d&rsquo;ordre et les promesses que l&rsquo;on se fait, derrière la fougue de Paul et l&rsquo;implication nouvelle de Victor qui anime l&rsquo;équipe dédiée aux réseaux sociaux, il y a des noms que l&rsquo;on ne prononce plus et, souvent, la colère qui affleure. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En réalité, je nous sens assiégés.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 182-183 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Dimanche 5 mai</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les salles sont combles. Je croise des visages amis, des familiers, des connaissances, certains que j&rsquo;exècre, d&rsquo;autres qui ne me disent rien. Ils reviennent au siège du parti comme la marée. Ils font ma vie, lui donnent son sens et l&rsquo;aliènent. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Nous nous reconnaissons, nous, acteurs des coulisses du feuilleton du pouvoir. Tous, un jour, premier rôle, espoir, doublure, figurant, vieille gloire. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai mon sourire de Joconde. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Parce que dans les fidélités comme dans les haines, dans les sacres comme dans les chutes, il est un principe qui surnage et écorne le mépris : le respect de celui qui sait encaisser. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Parce que celui qui, tombé à genoux, ne baisse pas la tête, se relèvera, et attestera, sous le regard de ses pairs, qu&rsquo;un retour est toujours possible. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les salles sont combles mais je suis vide.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Première dame&nbsp;&raquo;, Caroline Lunoir, Actes Sud, 18€</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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